Discours de Jean-Philippe Tanguy (13/11/2025)
Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.
S'il y a bien un domaine où la France a visiblement eu beaucoup d'influence, c'est dans la perte totale des contrôles des finances publiques au niveau européen. De la même manière que les macronistes ont fait totalement dérailler les dépenses et totalement fait dérailler les impôts, l'Union européenne suit exactement ce mauvais chemin. Deux exemples.
Malgré une hausse continue de la contribution des pays européens, en particulier de la France, l'UE a réussi à accumuler près de 500 milliards, 500 milliards de crédits non dépensés et même au terme du plan pluriannuel en 2027, il y aura encore près de 300 milliards de crédits non dépensés. Donc à quoi bon donner toujours plus d'argent si c'est pour arriver à une telle gabgie ou une non-gabgie ou en tout cas une absence totale de la maîtrise. L'autre chose, c'est les intérêts, c'est le coût du fameux plan de relance.
Le plan de relance devait coûter 15 milliards d'intérêts, mais il a tellement été mal géré que le coût de l'intérêt entre 2021 et 2027 va exploser de 76%. Je laisse imaginer si une entreprise ou si un ménage gérer de la même façon sa dette. Là, même la France gère un peu moins pire sa dette et le coût de ses intérêts que l'Union européenne.
Et c'est là, chers collègues, qu'en fait, comme sur le sujet de l'immigration, dès qu'on parle de l'Union européenne, un certain nombre de groupes ici perdent toute rationalité. Vous êtes dans l'irrationalité absolue sur l'Union européenne, que vous soyez fédéraliste ou souverainiste comme le Rassemblement national. Vous devriez être soucieux des crédits publics, vous devriez être soucieux de l'argent du contribuable français.
Non ! Si c'est l'Union européenne qui dépense, tout est possible, et surtout, le n'importe quoi. Vous perdez aussi toute rationalité quand vous invoquez le fait que nous avons des retours.
Alors, je ne sais pas ce que vous ne comprenez pas, notamment, monsieur le ministre, la contribution nette de la France. La contribution nette de la France, c'est quand on enlève tous les retours, y compris la PAC, y compris le saupoudrage sur l'ensemble des programmes français ici ou là. À la fin, nous sommes en moyenne à 9 à 10 milliards de pertes pour la France.
Donc, vous ne pouvez pas invoquer des pertes deux fois, vous ne pouvez pas compter deux fois les mêmes retours. Si vous comptez comme ça, je comprends mieux que la France soit dans cet état financier. Nous proposons donc naturellement que la France ait enfin un juste retour.
Et un juste retour, vu la situation des finances publiques de la France, s'est baissée de manière drastique la contribution de la France à l'Union européenne. Et un mal pour un bien, le seul intérêt du maintien au pouvoir des macronistes a été de révéler un de vos nouveaux mensonges d'État. Il était bien possible de négocier à la baisse la contribution de la France sans que cela mène au Frexit.
J'informe et j'alerte ceux qui nous écoutent, les citoyens français. Cela fait donc 20 ans que les fédéralistes mentaient. Il est possible de baisser la contribution de la France à l'Union européenne sans que cela mène au Frexit.
Pour baisser la contribution de la France à l'Union européenne, il suffit de baisser les dépenses illégitimes de l'Union européenne. Nous y viendrons dans un certain nombre d'amendements, un certain nombre de programmes à annuler. Il n'y a donc pas à négocier entre l'appartenance de la France à l'Union européenne et la sortie de la France de l'Union européenne.
Il y a juste à ce que l'Union européenne fasse, si c'est possible, de bonnes dépenses, un peu de rationalité. Mes bien chers frères, mes bien chers soeurs.
Jean-Philippe Tanguy