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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 28 octobre 2024 42 minContradictoireActualité / polémiqueRetraitesÉconomie & entreprisesAgriculture & alimentationImmigration & asile

Le RN attend encore les actes de Bruno Retailleau ! - Thomas Ménagé (France Info)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 24 %Attaque 63 %Défensif 13 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:25OuverteRéponse directe

    Qu'avez-vous repéré dans l'actualité cette semaine ?

  • 2:25FerméeRéponse partielle

    Plus violent, selon vous, le second ou pas ?

  • 3:30OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il y a cette tension-là aussi ? Un jeu politique ?

  • 4:31OuverteRéponse directe

    Quelle est votre image cette semaine ?

  • 5:40OuverteRéponse directe

    Vous trouvez que Michel Barnier a le ton juste avec les Français ?

  • 7:21FerméeRéponse partielle

    Est-ce qu'il y aura des efforts sur les petites retraites ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:17Invité politiqueChiffre
    « 180 000 tonnes de viande de bœuf, 100 000 tonnes de viande de volaille qui arriveraient sur notre sol. »
  • 9:21Invité politiqueChiffre
    « En matière économique, 1 000 milliards de lettres supplémentaires. »
  • 9:25Invité politiqueChiffre
    « La baisse du chômage ? Qui augmente, vous avez vu les chiffres de l'Unique cette semaine. »
  • 9:49Invité politiqueFait
    « En matière d'immigration, on voit bien que le bilan est catastrophique. »
  • 12:50Invité politiqueChiffre
    « 45 % des amendements qui ont été déposés l'ont été par le Bloc Central. »
  • 16:13Invité politiqueChiffre
    « Nous avons été favorables à une augmentation sur les grosses fortunes : 250 000 euros pour une personne seule par an, 500 000 pour un couple. »
  • 21:51Invité politiqueFait
    « Si on abroge la réforme des retraites, ça va coûter plus cher. »
  • 30:22Invité politiqueFait
    « On l'a vu sur le tabac, ça fait plusieurs années. »
  • 30:25Invité politiqueFait
    « Mais ça fait plusieurs années où on augmente le prix du paquet et que ça ne permet pas que la prévalence tabagique diminue. »
  • 31:18Invité politiqueChiffre
    « Vous savez, les 20 milliards qui sont déjà prévus dans le budget, et c'est au total 22 milliards au total que nous proposons sur les surprofits. »
  • 33:08Invité politiqueFait
    « Bruno Retailleau permet de légitimer le programme du Rassemblement national, qui, depuis des années, dit un certain nombre de choses sur l'immigration, propose un certain nombre de mesures, et que le ministre de l'Intérieur en poste confirme la réalité, l'application possible de nos mesures. »
  • 34:46Invité politiquePromesse
    « Bien entendu. Si ça reprend tous les dispositifs que nous avions votés la dernière fois... »
  • 36:35Invité politiquePromesse
    « nous voterons en faveur, bien entendu, de tout ce qui va dans le sens de plus de fermeté et qui reprend les dispositifs que nous avions votés l'an dernier. »
  • 37:11Invité politiqueChiffre
    « Je peux vous dire qu'avec 100 000 adhérents, le Premier Parti de France a ces candidats. »
  • 37:20Invité politiqueFait
    « Ces cas qui étaient résiduels ont donné lieu à des exclusions puisqu'ils n'étaient pas conformes, à qui on a retiré même les investitures en cours d'élection. »
  • 37:36Invité politiqueFait
    « et on le voit au moment du budget, à quel point nous avons un poids politique dans cette Assemblée. »
  • 37:51Invité politiqueFait
    « Il y avait eu 80% des candidats qui avaient été investis, et c'est sur les 20% qui ont été investis en 48 à 72 heures, où il n'y a pas eu d'audition préalable, et où il y a eu des erreurs de casting. »
  • 40:45Invité politiqueFait
    « Non, je vous le dis sincèrement, on est très sereins, très sereins parce qu'on croit en l'innocence de Marine Le Pen, en sa défense. »
  • 41:31Invité politiqueFait
    « Vraisemblablement, vous le savez peut-être mieux que moi, je crois que c'est au mois de mars qu'il y aura un délibéré. »

Temps de parole

  • Thomas Ménagé58 %
  • Présentateur16 %
  • Locuteur non identifié9 %
  • Locuteur non identifié 28 %
  • ?6 %

≈ 23,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Ravie de vous retrouver dans Questions politiques, l'émission politique du dimanche sur France Inter, diffusée sur France Info, la télé, et en partenariat avec le journal Le Monde. Après six jours de débats budgétaires, le texte initial du gouvernement a été largement remanié par les députés. 40 milliards d'impôts supplémentaires ont été adoptés, en plus des 20 milliards qui avaient été présentés dès le départ par le Premier ministre

0:25
Locuteur

Michel

0:26
Présentateur

Barnier, je ne

0:27
Locuteur

suis

0:27
Présentateur

pas sûre d'y arriver. Un Premier ministre qui, toute la semaine, a été mis en minorité. On va en parler avec notre invité

0:34
Locuteur

ce

0:35
Présentateur

dimanche, Thomas Ménager, député du Rassemblement National, l'un des porte-parole du groupe de l'Assemblée. Il est en questions politiques jusqu'à 13h.

0:43
Invité

Questions politiques. Karine Bécard sur France Inter.

0:51
Présentateur

Pardonnez-moi. J'espère que tout ira bien jusqu'à 13h.

0:55
Thomas Ménagé

Bonjour

0:55
Présentateur

Thomas Ménager.

0:56
Thomas Ménagé

Bonjour, merci de votre rédition. Bonjour mesdames.

0:58
Locuteur

Voilà,

0:58
Présentateur

n'ayez pas peur. A mes côtés, je ne suis pas seule, ouf, pour vous interviewer, Nathalie Saint-Cricq de France Télévisions. Bonjour Nathalie.

1:05
Locuteur non identifié

Bonjour à tous.

1:06
Présentateur

J

1:06
Locuteur

'ai

1:06
Présentateur

la voix un peu cassée quand même. Ah bah il y

1:07
Locuteur

a

1:07
Présentateur

l'engagement des signes après. Et bonjour Françoise Fresseuse du journal Le Monde. Bonjour à toutes et à tous. Allez, on entame cette émission comme chaque dimanche. Avec vos images de la semaine, vous allez nous raconter ce qui vous a marqué dans l'actualité et nous dire comment vous l'analysez. On commence avec vous, Thomas Ménager. Vous avez passé la semaine enfermé à l'Assemblée pour l'examen du budget. Mais qu'est-ce que vous avez repéré, malgré tout, dans l'actualité

1:31
Locuteur

?

1:32
Thomas Ménagé

Bon, on ne reste pas détaché de son territoire. Et donc j'ai choisi l'image pour les auditeurs de France Inter, qui est celle d'une reprise d'une crise agricole qui s'était terminée il y a quelques mois et qui est pour moi symptomatique du macronisme et aussi de la période de Gabriel Attal. C'est-à

1:47
Locuteur

-dire

1:47
Thomas Ménagé

qu

1:47
Locuteur

'on

1:47
Thomas Ménagé

se souvient des belles images de Gabriel Attal devant des ballots de paille, de la communication. Et nous avions interpellé le gouvernement en disant que si on ne règle pas les problèmes de fonds en matière agricole, la question des prix, la question des normes, de la concurrence déloyale, la question des accords de libre-échange, notamment sur le Mercosur, qui va arriver au mois de novembre et pour lequel ma collègue Hélène Laporte interpellera le Premier ministre ce mardi, il y aura une crise agricole. Parce que si on ne règle pas les problèmes profonds, structurels, on ne s'en sortira pas. Et les générations à venir, notamment les jeunes agriculteurs, sont très inquiets pour notre pays.

Et donc là, on est face à un nouvel épisode, malheureusement, qui va venir, de crise agricole et sur lequel il va falloir que l'Assemblée nationale se penche très rapidement.

2:25
Présentateur

Plus violent, selon vous, le second ou pas

2:27
Locuteur

?

2:28
Thomas Ménagé

Je ne le souhaite pas. Et nous, on appelle toujours, bien entendu, à ce que les manifestations se passent dans le calme, de manière pacifique, non-violente. Mais je vous dis, je vois dans mon département du Loiret des jeunes qui épousent un métier et qui se disent « Mais je ne

2:42
Locuteur

vais

2:42
Thomas Ménagé

pas pouvoir vivre de mon travail. Je ne

2:44
Locuteur

vais

2:44
Thomas Ménagé

pas pouvoir m'en sortir. » Et donc, automatiquement, quand vous avez l'impression que vous vous êtes fait balader, c'est le sentiment qu'ils ont aujourd'hui, avec peut-être le Mercosur, je vous le dis, qui, mi-novembre, fin novembre, serait peut-être acté. C'est-à

2:55
Locuteur

-dire,

2:55
Thomas Ménagé

je le tiens à dire, c'est 180 000 tonnes de viande de bœuf, 100 000 tonnes de viande de volaille qui arriveraient sur notre sol. Et puis, on est aussi dans des débats écologiques en ce moment. C'est une aberration écologique d'avoir voté l'accord avec la Nouvelle-Zélande, d'avoir, pas voté malheureusement, mais que la Commission nous ait imposé cet accord avec la Nouvelle-Zélande, où on va chercher des produits de l'agneau à 20 000 km. Là, aller au Brésil chercher du bœuf, de la volaille, qui en plus sont souvent traités avec des antibiotiques, avec des hormones, pas aux mêmes règles sanitaires et environnementales que nous, je trouve que

3:23
Locuteur

c

3:23
Thomas Ménagé

'est une folie.

3:23
Présentateur

Mais, ne soyons pas naïfs, il y a aussi des organisations syndicales qui préparent leurs élections, qui ont lieu dans quelques semaines, quelques mois. Est-ce qu'il y a cette tension-là aussi ? Est-ce qu'il

3:31
Locuteur

y

3:31
Présentateur

a un jeu politique, finalement, tout simplement ?

3:33
Thomas Ménagé

Après, les organisations agricoles et syndicats agricoles, oui, ont peut-être aussi d'autres objectifs. C'est ceux de défendre les intérêts. Donc, de défendre, ça passe aussi par des manifestations, par être un peu en leader sur ces mobilisations. Mais dans tous les cas, même s'il y a la question de ces élections de chambre qui arrivent, ça n'empêche pas qu'il y a un problème de fond sur les prix, sur les normes, et sur aussi l'adaptation, et ça, il va falloir les soutenir, aux évolutions climatiques. Et vous dites aux Français d'accepter de payer plus cher un certain nombre de choses, parce que c'est Français

4:02
Locuteur

?

4:03
Thomas Ménagé

Ça fait partie, bien entendu, des débats, et il faut le faire. Mais il faut en faire en parallèle avec des gains de pouvoir d'achat. C'est-à

4:09
Locuteur

-dire

4:09
Thomas Ménagé

que vous pouvez leur dire, vous pouvez payer un tout petit peu plus, à la rigueur, certains produits pour avoir des produits de meilleure qualité, pour protéger votre santé, mais que si on vous redonne les capacités de le faire. Parce qu'aujourd'hui, il y a des tas de Français dans notre pays qui aimeraient manger mieux, mais qui, quant au 10 du mois, n'ont plus la capacité financière déjà de se nourrir avec des produits bas de gamme, ne peuvent pas aller sur des produits de meilleure qualité.

4:31
Présentateur

Françoise Rousseau, quelle est votre image, vous, cette semaine ?

4:33
Locuteur non identifié

Alors moi, j'ai retenu une image de Michel Barnier, le Premier ministre, qui est à Givor, dans le Rhône, et qui est au fond à portée d'engueulade, c'est-à-dire qu'il va voir les Français,

4:42
Locuteur

juste

4:42
Locuteur non identifié

après les inondations, donc il va voir

4:44
Locuteur

les vêtements des

4:45
Locuteur non identifié

inondations. Il soigne un style particulier, Michel Barnier, qui est le contact, rester en contact le plus possible avec la population, parce qu'il est dans une petite cote d'alorsque en ce moment. Au début, on lui a fait confiance, on s'est dit, après tout, il y

4:59
Locuteur

a

4:59
Locuteur non identifié

un Premier ministre qui est arrivé, qui ne s'est pas roulé par terre pour être Premier ministre, dans une situation très difficile, et là, il commence à engranger une certaine impopularité, liée notamment à la discussion budgétaire qui s'enlise, ou la crainte des Français de payer trop d'impôts, et on sent qu'il a essayé de sortir de ce piège, en se projetant aussi dans l'avenir, depuis quelques jours, il voit pas mal de journalistes, il commence à distiller l'idée qu'il aurait un projet pour la France, un projet de progrès, qu'il veut élaborer en s'inspirant des cahiers d'oléance, donc il va soigner sa relation avec l'opinion, parce qu'au fond, c'est sa seule chance de durer, dans un univers où personne ne lui veut vraiment du bien.

5:40
Présentateur

Vous trouvez qu'il a le ton juste avec les Français, Michel Barnier ? Comment est-ce que vous l'observez depuis sa nomination, donc très récente encore

5:47
Locuteur

?

5:47
Thomas Ménagé

Moi, je pense que chaque jour qui passe montre une certaine duplicité de Michel Barnier. C'est vrai qu'on pouvait être assez tenté par un style beaucoup plus calme, moins véhément, qui avait dit qu'il voulait travailler avec l'ensemble des groupes politiques, qui avait compris qu'on était dans une situation inédite, et nous, nous l'avions entendu, nous avions dit que dans l'intérêt des Français, au vu qu'il n'y avait pas de possibilité de dissolution actuellement, il fallait faire le mieux dans le sens de l'intérêt général, mais on le voit au moment du budget. On nous avait dit qu'il y aurait un travail en commun, et on se rend bien compte

6:14
Locuteur

qu'on va... Il

6:14
Locuteur non identifié

vous laisse au moins débattre, il ne

6:16
Locuteur

fait

6:16
Locuteur non identifié

pas du 49

6:16
Locuteur

.3 tout de suite. Il nous laisse débattre, mais

6:19
Thomas Ménagé

en donnant consigne, semble-t-il, à ses députés de ne pas être présents, en laissant pourrir le débat, en laissant les

6:26
Locuteur

députés du NFP... Je ne suis pas sûre qu'ils disent

6:27
Présentateur

à ses députés...

6:28
Thomas Ménagé

Ou du moins, ses députés et les députés ne

6:30
Locuteur

soutiennent pas le

6:31
Thomas Ménagé

gouvernement Barnier, ne soutiennent pas le budget de M. Barnier. Donc il y

6:33
Locuteur

a

6:33
Thomas Ménagé

une certaine incohérence, parce qu'aujourd'hui, on n'a vu aucun des amendements du Rassemblement national être repris, aucune volonté, quand le ministre est au banc, d'ouvrir le débat plus que

6:43
Locuteur

celui qui se mène...

6:45
Thomas Ménagé

Oui,

6:45
Locuteur

mais

6:45
Thomas Ménagé

en fait,

6:46
Locuteur

ce

6:46
Thomas Ménagé

n

6:46
Locuteur

'est

6:46
Thomas Ménagé

même pas plus nous que les

6:47
Locuteur

autres, justement, mais vous avez raison,

6:48
Thomas Ménagé

donc il n

6:48
Locuteur

'y a

6:48
Thomas Ménagé

pas de co-construction.

6:49
Locuteur

Le budget, on

6:50
Locuteur non identifié

va en

6:50
Présentateur

parler pendant

6:51
Locuteur

l'imperiou. Le respect que vous demandiez, et

6:52
Locuteur non identifié

qui était même une des raisons pour lesquelles vous ne vouliez pas, Xavier Bertrand, vous l'avez, ce respect. Il vous téléphone quand il

6:59
Locuteur

y

6:59
Locuteur non identifié

a quelque chose qui ne va pas, est

7:00
Locuteur

-ce

7:00
Locuteur non identifié

que vous avez l'impression que c'est quand même une espèce de code de bonne conduite

7:03
Locuteur

? Concrètement,

7:04
Thomas Ménagé

encore heureux qu'il ait poli avec le premier groupe. C'est-à

7:07
Locuteur

-dire,

7:07
Thomas Ménagé

on ne va pas non plus se féliciter juste qu'il dise bonjour et qu'il soit poli. On attend

7:12
Locuteur

maintenant concrètement au moment du budget,

7:16
Thomas Ménagé

qu'il soit à l'écoute, et à l'écoute de tous les Français, et donc de tous les groupes politiques, quels qu'ils soient. D'accord, mais il y

7:21
Locuteur

aura,

7:21
Thomas Ménagé

par exemple, des efforts sur les petites retraites ? On va attendre de voir, on en parlera,

7:25
Locuteur

mais

7:25
Thomas Ménagé

on va attendre de voir, parce que vous avez raison, c'est un enjeu majeur.

7:28
Présentateur

On finit avec les images de la semaine, on finit avec la vôtre, Nathalie Saint-Claire. Alors, c

7:31
Locuteur non identifié

'est une image d'Emmanuel Macron au moment de la conférence internationale sur le Liban. Là, il n

7:37
Locuteur

'a

7:37
Locuteur non identifié

pas l'air spécialement joyeux. Non,

7:39
Locuteur

c

7:39
Locuteur non identifié

'est

7:39
Locuteur

moins compliqué de dire qu'il est tout seul.

7:39
Locuteur non identifié

Mais

7:39
Locuteur

c'était pour revenir au jour même.

7:41
Locuteur non identifié

Ce jeudi, il avait demandé à tous ses anciens ministres, premiers ministres du budget, de venir autour de lui. Alors, on devait parler budget, bien sûr, c'est le moment. Mais il les a quand même enjoint, avec un certain dynamisme. Un, d'aller vendre ce qu'ils ont fait, c'est-à-dire ne pas se laisser accabler par le bilan que Michel Barnier nous sort. Deux, parce qu'il considère que Michel Barnier a tendance un peu à forcer le trait et à charger la barque de manière à montrer que lui va être le sauveur quand Emmanuel Macron était un naufrageur.

Ensuite, il leur a demandé de se tenir bien, d'éviter de se battre entre eux de manière à ce que la Macronie puisse relever la tête et qu'il ne laisse pas dans l'histoire un souvenir absolument perturbé et perdu. Pourtant, à tel point qu'il a pris Elisabeth Borne dans un coin avec Gabriel Attal pour leur dire qu'il fallait qu

8:27
Locuteur

'ils

8:27
Locuteur non identifié

se tiennent bien aussi pour le parti. Il y avait Bruno Le Maire,

8:30
Locuteur

il

8:30
Locuteur non identifié

y avait Gérald Darmanin qui paraît-il boudé un peu. Mais il a voulu se montrer assez combatif et pas du tout l'homme dépressif que certains décrivent isolé à l'Élysée et qui se demande comment il va finir jusqu'en 2027. –

8:43
Présentateur

Mais il n'y avait pas grand monde quand même autour. –

8:44
Locuteur

Il

8:44
Locuteur non identifié

n

8:45
Locuteur

'y

8:45
Locuteur non identifié

avait pas grand monde, alors il y avait quand même Bruno Le Maire, Gabriel Attal, Elisabeth Borne, Stéphane Séjourné, Gérald Darmanin, Olivier Dussopt, Thomas Caznav, François Patria. J'en ai dû forcément oublier quelqu'un. Et Alexis Colère.

8:56
Locuteur

– Oui, bien sûr. – Et Stéphane Séjourné. – Voilà, secrétaire général de l'Élysée.

8:59
Thomas Ménagé

– Tous ceux qui ont participé globalement à l'échec des sept dernières années.

9:02
Locuteur

– Ça c'est votre commentaire ? – Moi c'est comme ça que je le vois.

9:04
Présentateur

– Est-ce qu'on n'est jamais mort en politique ?

9:07
Locuteur

–

9:07
Thomas Ménagé

Non, après ça c'est aux Français de choisir, qui est vivant, qui peut parfois ressusciter, et parfois l'histoire donne raison à certaines personnalités qui sont jugées durement. Mais aujourd'hui le bilan, vous dites, on leur demande d'aller vendre un bilan, ils n'ont pas grand chose à vendre. En matière économique, 1 000

9:23
Locuteur

milliards de lettres

9:23
Thomas Ménagé

supplémentaires. – La baisse du chômage ? – Qui augmente, vous avez vu les chiffres de l'Unique cette

9:27
Locuteur

semaine. – Oui d'accord, avant d

9:27
Thomas Ménagé

'augmenter

9:27
Locuteur

la baisse. – 5

9:28
Thomas Ménagé

millions et demi de chômeurs, on est en matière de taux d'emploi, 10 points derrière l'Allemagne, 14 points derrière les Pays-Bas. – La France

9:34
Locuteur

est redevenue attractive,

9:35
Présentateur

il y

9:35
Locuteur

a

9:35
Présentateur

des choses qu

9:35
Locuteur

'on

9:35
Présentateur

ne peut pas oublier.

9:36
Locuteur

– La balance

9:36
Thomas Ménagé

calabertiale n

9:37
Locuteur

'a

9:37
Thomas Ménagé

jamais été aussi en difficulté. En matière de sujets, sur les sujets régaliens, l'insécurité n'a pas reculé. En matière d'immigration, on voit bien que le bilan est catastrophique. Donc on leur demande de vendre un bilan, mais il faudrait qu

9:51
Locuteur

'ils

9:51
Thomas Ménagé

leur donnent des billes, parce qu'aujourd'hui ils n'ont pas grand chose en stock.

9:53
Locuteur

– Mais en

9:53
Présentateur

juin dernier, on se souvient d'une Marine Le Pen qui, à chaque intervention quasiment, ne la réclamait pas, mais en tout cas disait qu'il allait devoir démissionner. –

10:01
Locuteur

Est

10:01
Présentateur

-ce qu'on est encore dans cette temporalité de

10:04
Locuteur

la démission du président Macron ? – Nous on n'a jamais appelé du moins

10:06
Thomas Ménagé

à la destitution du président de la République, on n'a jamais vraiment appelé à sa démission.

10:10
Locuteur

– Non, je ne l'ai pas dit

10:10
Présentateur

appelé, elle disait que c'était inéluctable, qu'il

10:12
Locuteur

allait forcément devoir démissionner. – Malheureusement, aujourd'hui

10:14
Thomas Ménagé

on voit ce qui se passe à l'Assemblée nationale, on voit ce qui va se passer. Il se peut que, surtout que la dissolution n

10:20
Locuteur

'est

10:20
Thomas Ménagé

possible qu'une fois par an, à un moment le président de la République, il soit contraint pour débloquer une situation et permettre d'aller de l'avant aujourd'hui.

10:29
Locuteur

– Et vous,

10:30
Locuteur non identifié

est-ce que vous souhaitez que ça aille ?

10:31
Locuteur

–

10:31
Locuteur non identifié

Il pourrait

10:31
Locuteur

y

10:31
Locuteur non identifié

être

10:31
Locuteur

contraint. – Jusqu'en 2027

10:32
Locuteur non identifié

ou qu'il faut

10:33
Locuteur

arrêter

10:34
Locuteur non identifié

les frais avant

10:35
Locuteur

?

10:35
Thomas Ménagé

– Ça c'est au président de la République, moi je ne remets jamais en colosse la légitimité du président de

10:39
Locuteur

la

10:39
Thomas Ménagé

République, il a été élu. Après, si on est bloqué, il faudra le faire. Ce qui est certain, c'est que vraisemblablement ce qui va arriver à un moment ou à un autre,

10:46
Locuteur

c

10:46
Thomas Ménagé

'est plutôt la dissolution dans un premier temps, parce qu'aujourd'hui avec ces trois blocs, on n'y arrive pas à l'Assemblée nationale, le pays n'a pas de majorité et on est dans une instabilité

10:53
Locuteur

qui est vraiment

10:53
Locuteur non identifié

problématique.

10:54
Locuteur

– Qu

10:54
Locuteur non identifié

'est-ce qui vous arrange comme calendrier ? Parce qu'en fait, on a l'impression que chacun a un calendrier différent. Jean-Luc Mélenchon préférait que ce soit le plus vite possible, vous, il y

11:02
Locuteur

a

11:02
Locuteur non identifié

le procès de Marine Le Pen, vous vous dites à tel moment, on sera peut-être prêt, pas prêt, quel est le timing idéal pour vous ?

11:07
Thomas Ménagé

– Le timing, il ne dépend pas de nous, il dépend aussi de délais constitutionnels,

11:10
Locuteur

je

11:10
Thomas Ménagé

vous dis, la dissolution, elle, elle ne peut pas arriver. Et la démission, je veux dire, on n'est pas dans la politique fission, ça ne dépend pas de nous, moi je ne

11:16
Locuteur

vais

11:16
Thomas Ménagé

pas commenter

11:16
Locuteur

possible démission

11:18
Thomas Ménagé

– Nous, dans tous les cas, ce qui est certain, et on en parlera, c'est que nous nous préparons pour donner une majorité à la France dès le moment où la dissolution sera possible, donc dès le mois de juin, et nous avons tout mis en place pour cela.

11:30
Locuteur

– Et

11:32
Locuteur non identifié

nous, on est là, on argumente, on argumentera jusqu'au bout, et on ira évidemment jusqu'au vote, il reste encore 1500 amendements, donc probablement entre 3-4 jours, mais c'est vrai que le budget est tellement déformé aujourd'hui, il ne ressemble plus à rien, il y a des coalitions qui se font entre le Rassemblement National et le Nouveau Front Populaire, telle sorte que je nous vois difficilement, je nous vois difficilement maintenant voter ce budget tel qu'il est en train de

12:01
Locuteur

se produire. –

12:03
Présentateur

Le député Renaissance, Jean-René Cazeneuve, ancien rapporteur du budget, c'était cette nuit à l'Assemblée Nationale, juste après l'interruption des débats budgétaires, qui ne sont donc pas terminés sur le Valais Recette, et qui reprendront a priori le 5 novembre prochain. Donc les discussions vont se poursuivre, déçus ou soulagés, Thomas Ménager, que l'article 49.3 n'ait pas été dégainé

12:26
Locuteur

?

12:27
Thomas Ménagé

– Soulagés, parce que nous on veut débattre depuis le début, le groupe Rassemblement National appelle au débat, ce qui est juste gênant, c'est de voir que les débats s'enlisent malgré tout, premièrement parce qu'il y a eu un nombre d'amendements, de manière un peu dans une volonté d'obstruction déposée par le Bloc Central, les LR et Macronis,

12:43
Locuteur

c

12:43
Thomas Ménagé

'est-à-dire habituellement, pour que ceux qui nous écoutent comprennent, quand on est dans la majorité, qu'on est député de la majorité, on dépose quelques amendements, mais vraiment à la marge, là ils en ont déposé 1 500, 1 700 même sur près de 3 000. Donc aujourd'hui…

12:56
Locuteur

– 45

12:56
Locuteur non identifié

% des amendements qui ont été déposés l'ont été par le Bloc Central.

13:00
Locuteur

–

13:00
Thomas Ménagé

Et vous êtes des observatrices averties de la vie politique, c'est inédit. Jamais, quand on est dans la majorité, on dépose autant d'amendements, sauf si

13:09
Locuteur

on veut bloquer… – Oui, mais la situation

13:10
Locuteur non identifié

globale est inédite, il n

13:11
Locuteur

'y

13:11
Locuteur non identifié

a pas eu de coalition,

13:13
Locuteur

il n'y a rien de fait. – Alors attendez. – Mais quand

13:14
Thomas Ménagé

la majorité dépose plus d'amendements que l'opposition, c'est bien qu

13:17
Locuteur

'il

13:17
Thomas Ménagé

y

13:17
Locuteur

a

13:17
Thomas Ménagé

un problème, et c'est bien que la majorité veut bloquer les débats. Donc on les appelle, nous, à retirer leurs amendements. – Ils ont fait ? – Oui, à la marge, on est encore à 1 500 amendements, surtout qu'ils ne sont pas là pour réellement les faire passer, puisqu'ils sont totalement absents des débats, absents de l'émission.

13:30
Locuteur

– Mais

13:30
Présentateur

Jean-René Cazeneuve, dans le passage d'interview qu'on a écouté,

13:34
Locuteur

qu

13:34
Présentateur

'on a diffusé, dit « moi, en l'État, je ne vote pas le budget, vous le votez ?

13:37
Thomas Ménagé

»

13:37
Locuteur

–

13:37
Thomas Ménagé

Nous, on a toujours dit qu

13:38
Locuteur

'on

13:38
Thomas Ménagé

ne voterait pas le budget, parce qu

13:39
Locuteur

'on

13:39
Thomas Ménagé

est dans l'opposition et que

13:40
Locuteur

ce

13:40
Thomas Ménagé

n

13:40
Locuteur

'est

13:40
Thomas Ménagé

pas notre budget. Et que là,

13:42
Locuteur

encore plus,

13:43
Thomas Ménagé

avec les 40 milliards de fiscalité supplémentaire, mais qui est passé grâce à l'absence des députés LR et macronistes, et on en a évité, le Rassemblement national, grâce à sa surmobilisation, a permis d'éviter un certain nombre de ces taxes et d'impositions proposées par la gauche et l

13:59
Locuteur

'extrême-gauche. –

13:59
Thomas Ménagé

Mais vote contre ou abstention ?

14:00
Locuteur

–

14:01
Thomas Ménagé

Alors, nous, on a toujours dit qu'on voterait contre. Le débat sera de savoir si le Premier ministre enclenche le 49-3, si nous censurons le gouvernement ou non. Et

14:09
Locuteur

la

14:09
Thomas Ménagé

question, ça sera celle

14:10
Locuteur

-ci. –

14:11
Thomas Ménagé

Alors,

14:12
Locuteur

allons-y,

14:12
Présentateur

allons-y. – C

14:13
Locuteur

'est moi qui vous

14:14
Thomas Ménagé

introduis les questions.

14:15
Locuteur

– Le

14:15
Thomas Ménagé

gouvernement.

14:16
Locuteur

– Et donc, vous faites les transitions, c'est

14:17
Locuteur non identifié

parfait. – On

14:17
Locuteur

n

14:17
Locuteur non identifié

'avait pas l'idée, en fait.

14:18
Thomas Ménagé

– Donc, sur ce point, on a toujours été assez clair. Pour qu'on comprenne bien, la Constitution prévoit la possibilité de censurer un gouvernement. On censure le gouvernement, pas par plaisir, pas automatiquement, dès lors qu

14:29
Locuteur

'on

14:29
Thomas Ménagé

est dans l'opposition, mais dès lors qu'on se dit que le texte qui est proposé, et là, en l'occurrence, le budget, est tellement néfaste pour les Français, pour l'économie, qu'il est préférable d'entrer dans une forme

14:38
Locuteur

de

14:39
Thomas Ménagé

situation difficile d'un point de vue institutionnel, d'instabilité institutionnelle, en faisant tomber le gouvernement. Ça, on ne peut pas savoir. Tout dépendra du texte qui sera proposé

14:47
Locuteur

au moment du 49-3. – Qu'est-ce que vous attendez

14:48
Locuteur non identifié

comme signal de la part de Michel

14:50
Locuteur

Barnier ? – Vous n'arrêtez pas avec vos lignes rouges, comme

14:52
Locuteur non identifié

tout le monde. Chacun a des lignes rouges, maintenant.

14:53
Locuteur

– Nous, on a toujours été

14:54
Thomas Ménagé

assez clair. Ce que l'on attend, c'est qu'il y ait, un, des vraies réformes structurelles, c'est-à

14:59
Locuteur

-dire

14:59
Thomas Ménagé

qu'on ne fasse pas des coups de rabot et de l'impôt. Et malheureusement, ce qui a été proposé par le Premier ministre,

15:04
Locuteur

au final, c'est un vrai sujet.

15:07
Locuteur non identifié

Après,

15:07
Locuteur

il

15:07
Thomas Ménagé

faut bien entendu que les classes populaires et les classes moyennes soient épargnées de ce sujet, ce qui n'est absolument pas le cas avec aujourd'hui la taxe sur l'électricité, la désindexation des retraites, ou encore la hausse d'un certain nombre de fiscalités. Je pense au malus sur les automobiles, je pense à la hausse des mutuelles à venir avec, vous savez, la baisse du remboursement de la consultation par la Sécurité

15:26
Locuteur

sociale. – Mais on a quand même du mal à vous suivre, en fait, sur votre ligne.

15:29
Présentateur

–

15:29
Locuteur

Notre ligne rouge, c

15:29
Présentateur

'est

15:29
Locuteur

ce

15:29
Présentateur

qu

15:29
Locuteur

'on défend. – Non,

15:29
Présentateur

on

15:29
Locuteur

a du mal à vous suivre sur la

15:30
Présentateur

ligne budgétaire, c'est ce que je disais d'ailleurs en introduction. C'est un petit peu compliqué parce que vous dites, voilà, défenseur des classes populaires, et en même temps, vous avez défendu un certain nombre d'amendements pour les chefs d'entreprise, et parfois même pour les très grandes entreprises.

15:42
Locuteur

– Pour les très grandes

15:43
Présentateur

entreprises

15:43
Locuteur

?

15:43
Présentateur

– On peut défendre les classes populaires et les entreprises, on peut suivre une ligne sociale et libérale sur le budget ? –

15:49
Locuteur

C

15:49
Présentateur

'est un

15:49
Thomas Ménagé

équilibre, un budget c'est une colonne vertébrale. Aujourd'hui, il faut bien entendu qu'il y

15:53
Locuteur

ait

15:53
Thomas Ménagé

des réformes structurelles, des baisses de dépenses dans notre pays, et qu'il y ait en parallèle des recettes supplémentaires. Il faut aller chercher l'argent là où il est, et en même temps demander des efforts à ceux qui le peuvent. Mais aujourd'hui, les classes populaires et les classes moyennes ne le peuvent pas. – D'accord, alors

16:06
Locuteur non identifié

pour comprendre, sur les grandes fortunes, ou les plus fortunées, ce qu'on a dit, il y a eu l'idée de les taxer plus, là vous pensez quoi ?

16:13
Thomas Ménagé

– Nous, nous avons été favorables à une augmentation sur les grosses fortunes, 250 000 euros pour une personne seule par an, 500 000 pour un couple, dès lors que c'est de manière temporaire, premier point, et que, deuxième point, ça sert la redistribution fiscale. Ce que l'on souhaite, pour que l'on comprenne la philosophie générale, s'il y a des augmentations d'imposition sur les grands groupes ou sur les plus fortunés, il faut que cela permette une baisse de la fiscalité sur les classes populaires et les classes moyennes.

16:40
Locuteur

– Mais comment vous réussissez ? – Ça ne doit pas être là pour

16:41
Thomas Ménagé

compenser, baisser le déficit. Le déficit et la dette doivent être comblés par des économies structurelles et des baisses

16:49
Locuteur

de dépenses. – Sur l'augmentation

16:49
Locuteur non identifié

de la flat tax,

16:50
Locuteur

c

16:50
Locuteur non identifié

'est-à-dire l'une des propositions soutenues par le modem de passer de 30 à 33%, le prélèvement, là je n

16:56
Locuteur

'ai

16:56
Locuteur non identifié

pas totalement suivi ce que

16:57
Locuteur

vous…

16:58
Locuteur non identifié

– Alors je vais préciser, en commission des finances, vous approuvez, en tout cas vous laissez passer l'amendement, et en séance publique, vous dites non, il ne faut pas y aller au-delà de 33%. – Mais

17:08
Locuteur

rappelez ce qu'est une flat

17:09
Présentateur

tax, il faut que tout le monde suive.

17:10
Locuteur

–

17:10
Locuteur non identifié

En une semaine, il y

17:11
Locuteur

a

17:11
Locuteur non identifié

eu une sorte de virage sur l'aile, sur la fiscalité du genre, il ne

17:14
Locuteur

faut

17:14
Locuteur non identifié

pas trop quand même empoisonner les hauts revenus, les grandes entreprises et tout et tout. Est-ce que vous pouvez nous

17:20
Locuteur

résumer

17:20
Locuteur non identifié

votre philosophie ?

17:21
Locuteur

–

17:21
Locuteur non identifié

Et

17:22
Locuteur

j'ajoute, du

17:22
Présentateur

coup, parce que ça va avec ce que vient de dire Françoise, sur la surtaxe exceptionnelle sur les grandes entreprises, vous n'avez pas voulu voter ça.

17:29
Thomas Ménagé

– Ça dépend

17:29
Locuteur

de l'équipe, parce que nous on était

17:31
Thomas Ménagé

pour une taxe, mais le problème qu'il

17:32
Locuteur

y a, c

17:32
Thomas Ménagé

'est qu'il

17:32
Locuteur

y a

17:32
Thomas Ménagé

eu une multiplicité de taxes. On peut être d'accord pour une taxe, mais quand il y

17:36
Locuteur

en

17:36
Thomas Ménagé

a d'autres qui sont rajoutées, il ne

17:38
Locuteur

faut

17:38
Thomas Ménagé

pas que l'impôt devienne confiscatoire, il ne faut pas que pour nos grandes entreprises, ça devienne un enfer fiscal, tel qu'ils partent ailleurs, qu'ils délocalisent, et qu'on arrive à une situation où, alors même qu'il y a déjà eu, je vous le dis, 500 000 défaillances d'entreprises en 2023, la situation économique se dégrade, parce que si la situation économique se dégrade, la croissance diminue, les 60 milliards qu'on doit faire cette année, ça sera 90 l'année prochaine, 150 l'année d'après, et donc il faut trouver cet équilibre. Concernant la flat tax, nous n'étions pas favorables historiquement à la flat tax, nous souhaitons la progressivité,

18:09
Locuteur

éviter

18:09
Thomas Ménagé

ce prélèvement forfaitaire.

18:11
Locuteur

– Une

18:11
Locuteur non identifié

taxe

18:11
Locuteur

de

18:11
Locuteur non identifié

30% qui est forfaitaire pour tout le monde, et qui a tendance à avantager les revenus moyens, et à finalement être plus légère pour les très hauts revenus.

18:21
Thomas Ménagé

– Exactement, nous historiquement,

18:23
Locuteur

nous

18:23
Thomas Ménagé

souhaitons de la progressivité, pour que ceux qui sont les plus hauts revenus puissent être un peu plus, et ceux qui utilisent notamment la flat tax pour des revenus du travail, des TPE, des chefs d'entreprise, puissent eux être libérés. C'est pour cette raison

18:38
Locuteur

soulagée

18:40
Thomas Ménagé

du moins. C'est la raison pour laquelle nous

18:42
Locuteur

ne

18:42
Thomas Ménagé

souhaitons pas une augmentation, et nous souhaitons rester au taux de 30% actuel.

18:45
Locuteur

– Ce qui veut dire que

18:46
Locuteur non identifié

la

18:46
Locuteur

thématique

18:46
Locuteur non identifié

gros-petit n'est pas la vôtre

18:48
Locuteur

? Il n'y a pas

18:49
Locuteur non identifié

les gros qu

18:49
Thomas Ménagé

'il faut frapper et les petits

18:50
Locuteur

?

18:50
Thomas Ménagé

– Si, parce que sinon on ne serait pas favorable à cette nouvelle taxation sur les gros groupes, on ne serait pas favorable à une taxation des surprofits

18:57
Locuteur

comme on le propose. – Mais comment ça marche ? Qui décide

18:58
Présentateur

de quoi en fait ?

18:59
Locuteur

C

18:59
Présentateur

'est Jean-Philippe Tanguy qui est effectivement à la commission des finances et qui est plutôt fer de lance sur les questions économiques, qui décide ? C'est Jordan Bardella qui signe une tribune cette semaine et qui… –

19:10
Locuteur

On n'est pas en compréhension, c'est totalement sur la ligne. – On défend la politique

19:12
Thomas Ménagé

de l'offre et la croissance, c'est pas contradictoire mesdames.

19:15
Locuteur

–

19:15
Thomas Ménagé

Ah bon,

19:15
Présentateur

c'est

19:16
Thomas Ménagé

pas contradictoire ?

19:16
Locuteur

–

19:16
Thomas Ménagé

Ah non, c'est pas contradictoire.

19:17
Locuteur

Vous

19:17
Thomas Ménagé

pouvez être pour une pointe… Et Jean-Philippe Tanguy est totalement sur la ligne de Jordan Bardella et de Marine Le Pen. –

19:21
Locuteur

Tout le monde est d'accord. –

19:22
Thomas Ménagé

C

19:22
Locuteur

'est un travail

19:23
Thomas Ménagé

en commun pour trouver, je vous dis, cet équilibre où bien entendu il faut soutenir nos entreprises, demander un effort aux entreprises qui le peuvent, mais ne pas aller tuer notre réseau de TI, de PME, de TPE qui font vivre notre pays en créant malheureusement des conditions qui pourraient mener à des licenciements, à des défaillances d'entreprises, tout en accompagnant ceux qui le souhaitent. Donc c'est un équilibre à trouver. Il n'y a absolument pas de différence de ligne entre les différentes personnes que vous avez citées.

19:49
Présentateur

– Allez, je voudrais qu

19:50
Locuteur

'on

19:50
Présentateur

parle à présent d'une proposition de loi que vous allez porter, Thomas Ménager, sur l'abrogation de la réforme des retraites. C'est l'un des textes annoncés par le Rassemblement National à l'occasion de ce qu'on appelle sa niche parlementaire qui sera discutée ce jeudi dans l'hémicycle. Je rappelle ce que c'est une niche parlementaire. C'est un droit qui a été récemment accordé aux différents groupes de l'opposition, le droit de fixer l'ordre du jour du Parlement un jour par mois et donc à tour de rôle entre les différents groupes d'opposition.

Sauf que, après son passage cette semaine en commission des affaires sociales, il ne reste plus rien ou vraiment plus grand-chose de votre texte qui contenait trois articles. Est-ce que vous allez le maintenir,

20:29
Locuteur

ce

20:30
Présentateur

projet de loi d'abrogation de la réforme des retraites ? Est-ce que vous le présenterez effectivement jeudi ? Est-ce qu'il a une chance de passer ?

20:36
Thomas Ménagé

Alors, bien entendu, nous allons le maintenir. Bien entendu, j'ai déposé des amendements pour réintroduire ce que la gauche et les macronistes ont au final supprimé du texte puisque la gauche,

20:46
Locuteur

par

20:46
Thomas Ménagé

son abstention, à l'exception au notoire, et je tiens à le citer et le remercier, le communiste M. Monet qui a voté en conformité avec l'engagement qu'il avait pris devant ses électeurs, ils se sont ligués dans une forme de partie unique pour détricoter ce texte pour lequel il y a aujourd'hui, soyons clairs, une majorité absolue à l'Assemblée Nationale. Et donc, bien entendu, je le souhaite, nous pourrons débattre le 31 octobre de cette abrogation parce que c'est attendu par les Français et il faudra... Vous

21:10
Présentateur

pourrez débattre à condition que la présidente de l'Assemblée Nationale accepte, au nom de l'article 40, ça c'est un peu technique, de réintroduire effectivement ces amendements dont vous parlez. Est-ce que vous êtes certain que Yael Broun-Pivet, la présidente de l'Assemblée, va vous faire ça ?

21:24
Thomas Ménagé

Alors il

21:25
Locuteur

y

21:25
Thomas Ménagé

a un

21:25
Locuteur

antécédent,

21:26
Thomas Ménagé

il y a malheureusement...

21:27
Locuteur

Un antécédent, il

21:27
Thomas Ménagé

y a eu une évolution de la jurisprudence au moment du même texte déposé par le collègue Courson qui voulait abroger la réforme des retraites. Mais moi, j'interpelle Mme Broun-Pivet en lui demandant de respecter l'initiative parlementaire parce que je ne crée pas de charges nouvelles. Je redépose uniquement ce qui avait déjà été jugé recevable dans le texte initial. – Si

21:48
Locuteur

on abroge la réforme

21:50
Présentateur

des

21:50
Thomas Ménagé

retraites,

21:50
Locuteur

ça

21:50
Thomas Ménagé

va coûter plus cher.

21:51
Locuteur

–

21:51
Thomas Ménagé

Oui, mais le texte avait été jugé recevable en vertu de l'article 40 initialement, il est gagé par l'article 3 que vous avez cité, et il n'y a pas d'évolution de charges nouvelles. Donc Mme Broun-Pivet qui fait aujourd'hui le tour des plateaux télé pour dire « je défends l'institution, je défends la démocratie parlementaire, je défends l'initiative parlementaire » ne peut pas baïonner l'Assemblée Nationale en empêchant le débat, en prétextant, alors même que la jurisprudence historique permettait en fait qu'on réintroduise le dispositif initial par cohérence, par paralysme des formes, nous empêche de débattre le 31 octobre.

Donc je l'interpelle et je lui dis d'entendre notamment le résultat, au-delà de ces questions de procédure très juridiques, d'entendre le résultat du 7 juillet au moment des élections législatives où les Français ont été très clairs sur le sujet.

22:33
Locuteur

– Sur

22:33
Locuteur non identifié

le fond, quel est l'intérêt pour vous de vous arcobouter sur une réforme qui est passée, qui si vous la supprimez il y a 16 milliards d'euros de plus à trouver, alors que par ailleurs vous dites qu'il faut faire une série d'économies budgétaires partout pour éviter la hausse des prélèvements, honnêtement je ne comprends pas votre raisonnement.

22:53
Locuteur

–

22:53
Thomas Ménagé

Ce serait un raisonnement drôlement cynique,

22:55
Locuteur

c

22:55
Thomas Ménagé

'est-à-dire en gros certains ont mis une mesure très injuste, horrible pour ceux qui ont travaillé tôt, pour les femmes qui sont les plus grosses victimes de cette réforme. –

23:04
Locuteur

Non, Elisabeth Borne vient de détailler

23:06
Locuteur non identifié

dans son livre très précisément la revalorisation des petites pensions qui concernent notamment les femmes, le fait que beaucoup sont parties beaucoup plus tôt grâce aux carrières longues. Il y a eu 7 milliards d'aménagements au moment de cette réforme, donc on ne

23:21
Locuteur

peut

23:21
Locuteur non identifié

pas dire non plus que c'est d'une injustice totale.

23:23
Locuteur

– C'est la note du corps Madame

23:24
Thomas Ménagé

Fressos, c'est la note du corps qui dit que les femmes vont partir 4 mois de plus que les hommes suite à la réforme, ce n'est pas moi qui le dis, c'est le conseil d'orientation des retraites qui n'est pas à la main du Rassemblement national, donc ce que je veux vous dire, c'est qu'aujourd'hui nous, nous avons combattu une réforme, nous sommes contre, nous considérons qu'elle est inefficace.

23:41
Locuteur

– Elle a

23:41
Thomas Ménagé

été votée la réforme. – Elle a été votée comment ? Je ne

23:44
Locuteur

me

23:44
Thomas Ménagé

souviens pas du vote Madame Fressos,

23:45
Locuteur

elle est passée

23:45
Thomas Ménagé

par 49-3.

23:46
Locuteur

– Oui, et bien il n'y a pas eu de censure. – Donc ce n'est pas voté. – On ne peut pas changer aujourd'hui, on ne peut pas aujourd

23:50
Thomas Ménagé

'hui passer un texte aussi important pour les Français sans qu'il y ait un vote.

23:55
Locuteur

–

23:55
Thomas Ménagé

Mais c

23:55
Locuteur

'est parce que vous auriez pu censurer

23:57
Locuteur non identifié

le gouvernement là-dessus ?

23:58
Thomas Ménagé

– Mais parce que certains ont manqué de courage à l'époque, notamment les Républicains, et notamment les Républicains qui ont préféré sauver le gouvernement de l'époque. Aujourd'hui, il n'y avait pas de majorité. C'est pour ça qu'on est passé par 49-3, vous vous en doutez bien. S'il y avait eu une majorité, on aurait voté et le texte serait passé. Il n'est pas passé.

24:14
Locuteur

– Mais

24:14
Présentateur

vous

24:14
Locuteur

avez essayé de piéger la gauche et la gauche, il y a eu un message clair des Français.

24:17
Présentateur

– Vous avez essayé de piéger la gauche sur ce dossier, et la gauche vous a montré qu'elle était plus nombreuse que vous.

24:21
Locuteur

–

24:21
Thomas Ménagé

Mais c'est triste. En fait, ce n'était pas un piège, c'était juste une

24:25
Locuteur

volonté. De la

24:26
Thomas Ménagé

même manière que nous, on a toujours dit que

24:27
Locuteur

le 28 novembre… – La question qui se

24:29
Locuteur non identifié

pose, c

24:29
Locuteur

'est

24:29
Locuteur non identifié

est

24:29
Locuteur

-ce

24:29
Locuteur non identifié

qu'on n'est pas dans un théâtre d'ombre ? Est-ce que vous ne brandissez pas l'abolition de la réforme des retraites comme ça, sachant très bien que c'est une compétition avec la gauche et que ni l'un ni l'autre n'y toucheront ? Et il n'y a pas plutôt à se concentrer sur l'avenir, c'est-à-dire essayer de savoir où est-ce qu'on peut faire des économies pour éviter qu'il

24:45
Locuteur

y

24:45
Locuteur non identifié

ait du déficit, pour que ce soit le plus juste possible ? Est-ce qu'il n

24:49
Locuteur

'y a

24:49
Locuteur non identifié

pas une bataille à mener sur l'indexation ou la non-indexation des pensions retraites ? C'est ça que je ne comprends pas

24:56
Locuteur

très bien. –

24:56
Thomas Ménagé

Mais on peut mener plusieurs combats en même temps, Mme Fressos. Ce que je tiens à dire, c'est que nous, nous sommes cohérents. C'est-à

25:02
Locuteur

-dire

25:02
Thomas Ménagé

que nous avons voté, nous avions souhaité voter,

25:06
Locuteur

à

25:06
Thomas Ménagé

l'exception du fait que Mme Brune-Pivet avait bloqué le texte de M. Courson. – Elle va faire

25:11
Locuteur

la même chose jeudi, non ? –

25:12
Thomas Ménagé

Et si elle le fait, nous avons d'ores et déjà dit que nous, dans l'intérêt général, l'intérêt des Français, nous voterons le texte de la gauche, de LFI, non pas parce que je suis fan de la France insoumise, au contraire, je le combats, mais parce que s'ils proposent l'abrogation de la réforme des retraites, que c'est

25:25
Locuteur

attendu par ceux… – Dans un

25:25
Présentateur

amendement du

25:26
Thomas Ménagé

PLFSS

25:26
Locuteur

? –

25:26
Thomas Ménagé

Non,

25:27
Locuteur

non,

25:27
Thomas Ménagé

dans le cadre de l'orniche le 28 novembre. Dans

25:28
Locuteur

le cadre

25:28
Thomas Ménagé

de l'orniche, nous avons toujours dit que nous, nous voterions, parce que dans le cadre du PLFSS, c'est impossible, on ne peut pas abroger la réforme des retraites, puisque

25:35
Locuteur

c'est article

25:36
Thomas Ménagé

40,

25:37
Locuteur

M.

25:37
Thomas Ménagé

Coquerel l'a confirmé. Donc nous, nous sommes cohérents, on a été élus le 7 juillet dernier sur le programme de l'abrogation de la réforme des retraites. À la différence de la gauche qui a été élue sur le même programme, mais qui ne vote pas le texte du Rassemblement national, à l'exception des communistes, nous, nous sommes cohérents et nous voterons ce texte d'abrogation. –

25:53
Locuteur non identifié

Moi juste,

25:53
Locuteur

je

25:53
Locuteur non identifié

voudrais comprendre quelque chose, tant pour le budget, que pour les retraites, que pour tout. – Nathalie. – On entend un certain nombre de personnes, genre le NFP, qui dit qu

26:00
Locuteur

'on

26:00
Locuteur non identifié

ne votera pas une motion de censure du RN. Vous, vous voterez, si vous avez décidé de censurer le gouvernement, d'où que vienne cette motion de censure ? Vous la suivrez ? –

26:10
Thomas Ménagé

Bien entendu, enfin on est cohérents.

26:12
Locuteur

– Vous avez affiché complètement d'être…

26:13
Locuteur non identifié

–

26:14
Thomas Ménagé

Mais bien entendu, parce que quand on vote une motion de censure, on ne crée pas un contre-gouvernement, on ne s'allie pas. On est juste d'accord pour censurer le gouvernement,

26:22
Locuteur

c

26:22
Thomas Ménagé

'est-à-dire faire tomber ce gouvernement et avoir un nouveau gouvernement.

26:25
Locuteur

C

26:26
Thomas Ménagé

'est totalement hypocrite ceux qui vous disent « on ne veut pas le faire avec un tel ou une telle

26:29
Locuteur

»

26:29
Thomas Ménagé

parce qu'il faut le faire ensemble, sinon il n'y a pas de majorité. La gauche ment aux Français quand elle dit « nous on ne veut pas lier nos voix au RN pour faire tomber le gouvernement ». Mais si on n'est pas là, ça ne passera pas. Enfin vous savez, c'est de

26:40
Locuteur

l

26:40
Thomas Ménagé

'arithmétique niveau CP. Si on veut atteindre les 50% de l'hémicycle, c

26:45
Locuteur

'est-à

26:45
Thomas Ménagé

-dire la moitié de l'hémicycle qui censure le gouvernement, il faut qu'il y ait le NFP

26:48
Locuteur

plus

26:49
Thomas Ménagé

le RN.

26:49
Présentateur

– Mais ça veut dire que vous tout seul, vous n'êtes pas non plus en capacité de faire tomber le gouvernement. –

26:54
Locuteur

Mais

26:54
Thomas Ménagé

personne ne l'est.

26:54
Présentateur

Il

26:55
Locuteur

y

26:55
Thomas Ménagé

a trois blocs, il y a trois tiers.

26:56
Présentateur

–

26:56
Locuteur

Donc quand on dit

26:56
Présentateur

que le RN tient entre ses mains l'avenir du gouvernement, c'est faux ?

27:00
Locuteur

–

27:00
Thomas Ménagé

C'est en partie vrai, on ne le tient pas seul.

27:04
Locuteur

Il y a

27:04
Thomas Ménagé

une surveillance démocratique.

27:06
Locuteur

– Puisque le

27:06
Présentateur

NFP n'a pas envie de mêler ses voix au vote.

27:08
Thomas Ménagé

– Oui mais nous, le jour où le NFP dépose une motion de censure et va voter sa motion de censure, c'est nous qui déciderons de la voter ou de ne pas la voter et donc de faire tomber éventuellement le gouvernement. – Donc vous êtes

27:18
Locuteur

pensé par le NFP ? –

27:19
Thomas Ménagé

Le nombre de voix qui fait la bascule et qui permet la censure, elle est bien

27:22
Locuteur

entendu,

27:23
Thomas Ménagé

entre le groupe du RN qui

27:24
Locuteur

est le premier groupe. – Vous avez une précision,

27:25
Locuteur non identifié

pas sur votre réforme des retraites mais sur le sujet qui va occuper les semaines à venir, c'est

27:30
Locuteur

-à

27:30
Locuteur non identifié

-dire qu'est-ce que vous demandez à Michel Barnier sur le fait qu'une partie des retraités, en fait que l'indexation des retraites sur l'inflation sera différée en juillet, n'interviendra pas en janvier. Mais qu

27:43
Locuteur

'est

27:43
Locuteur non identifié

-ce que vous demandez comme amélioration pour...

27:46
Locuteur

–

27:46
Thomas Ménagé

Alors on ne demande pas, sur ce point-là,

27:49
Locuteur

on

27:49
Thomas Ménagé

ne demande pas d'amélioration, on demande la suppression, j'avais déposé

27:51
Locuteur

au nom du groupe Rassemblement National. – La suppression totale du dispositif,

27:53
Locuteur non identifié

que ce soit les grandes ou

27:54
Thomas Ménagé

les petites retraites ?

27:55
Locuteur

–

27:55
Thomas Ménagé

Oui, parce que les retraités ne sont pas des nantis, ils ont travaillé toute leur vie, ils ont droit à leur retraite, surtout qu'on le sait, c'est le régime général là. Parce que l'Agir Carco, la partie complémentaire, elle est déjà sous-indexée et ceux qui ont les retraites générales sont plafonnées et donc ça touche quasi exclusivement les petites retraites, cette désindexation, ce

28:16
Locuteur

report de

28:17
Locuteur non identifié

désindexation. –

28:18
Locuteur

Il y a un geste

28:18
Locuteur non identifié

sur les petites retraites, de manière à ce que le rattrape, alors il

28:21
Locuteur

y

28:21
Locuteur non identifié

a plusieurs solutions, soit donner un chèque tout de suite, soit au moment, en juillet, rattraper ce qui n'a pas été donné pour les moins de 1200 euros, si ce geste est fait, comme ça a l'air d'être le cas, par Michel Barnier, est-ce que ça vous suffit ? – Non,

28:34
Locuteur

mais non, on

28:36
Thomas Ménagé

a un contre-budget qu'on a proposé, qui a trouvé 15 milliards, proposé par Jean-Philippe Tanguy, l'ensemble du groupe, qui a proposé 15 milliards de plus que les 60 milliards, 75 milliards d'économies sur le budget de l'État. On a la capacité, c'est 3 milliards, 3 milliards

28:49
Locuteur

et demi

28:49
Thomas Ménagé

pour

28:50
Locuteur

la

28:50
Thomas Ménagé

désindexation, on a la possibilité de la financer. Les retraités ont subi de plein fouet l'inflation ces dernières années. Il y a déjà un retraité sur trois en France qui renonce à se soigner parce qu'il y a un reste à charge trop important. –

29:02
Locuteur

Mais

29:02
Thomas Ménagé

est-ce que vous

29:03
Locuteur non identifié

ne

29:03
Locuteur

faites

29:03
Locuteur non identifié

pas une confusion entre les petits retraités qui souffrent et les retraités beaucoup plus aisés qui souffrent moins, peut-être que les actifs, et peut-être que les jeunes que vous voulez aussi aider dans votre projet en essayant d'améliorer le logement, le transport ? Est-ce qu'il

29:18
Locuteur

n

29:18
Locuteur non identifié

'y

29:18
Locuteur

a

29:18
Locuteur non identifié

pas au fond un choix générationnel à faire en disant on va peut-être aider un peu moins les retraités aisés pour donner un peu plus aux actifs

29:26
Locuteur

qui

29:26
Thomas Ménagé

souffrent

29:26
Locuteur

? –

29:26
Thomas Ménagé

Il y a bien entendu des retraites, des retraites chapeau,

29:29
Locuteur

il

29:29
Thomas Ménagé

y a bien entendu des dispositifs sur lesquels, au moment de la réforme des retraites, on était favorable à plafonner, à demander des efforts supplémentaires. Mais aujourd'hui, comme on est sur le régime général, ça concerne majoritairement, quasi exclusivement, des retraites qui ne sont pas des retraites mirobolantes et des retraites de personnes qui sont dans ce qu'on appelle la classe populaire, voire la classe moyenne basse.

29:48
Présentateur

– Bon,

29:48
Locuteur

vous

29:48
Présentateur

êtes très clair. Thomas Ménager, est

29:50
Locuteur

-ce

29:50
Présentateur

que vous voulez être aussi clair sur cette autre question du jour posée par la ministre de la Santé, Geneviève Dariosec ? Est-ce que le RN est favorable à une taxation plus forte sur les sucres dans les produits transformés ? –

30:03
Locuteur

Alors vous savez,

30:04
Thomas Ménagé

c'est un vrai débat. Parce que l'enfer est pavé de bonnes intentions et on peut comprendre que, alors même qu'il y

30:09
Locuteur

a

30:09
Thomas Ménagé

des enjeux de santé publique, d'obésité, de diabète, que les jeunes sont exposés fortement au sucre, ça peut être un levier. Mais nous,

30:16
Locuteur

nous

30:16
Thomas Ménagé

ne croyons pas que ça soit un levier parce que cette fiscalité incitative ne marche pas, ne marche plus. On l'a vu sur le tabac, ça fait plusieurs années. Au début, ça a marché. Mais ça fait plusieurs années où on augmente le prix du paquet et que ça ne permet pas que la prévalence tabagique diminue. Par contre, ça va faire en sorte, malheureusement, que les classes populaires, les classes moyennes, et il faut les accompagner à avoir un pouvoir d'achat supérieur puissent aller sur des produits de meilleure qualité, moins sucrés, et ça va faire des baisses de compétitivité pour nos entreprises, nos entreprises qui produisent aujourd'hui ces boissons en France.

Donc ça n'a absolument aucun impact.

30:50
Locuteur

Ce

30:50
Thomas Ménagé

n

30:50
Locuteur

'est

30:50
Thomas Ménagé

pas en augmentant de quelques centimes chaque boisson que les jeunes vont se détourner. Ça passera par de la prévention, dès l'école, où l'on explique comment on se nourrit, comment on prend soin de son corps, comment on met en place ces enjeux de santé publique. Mais la

31:05
Locuteur

fiscalité de la même manière... Mais donc en attendant, les

31:06
Présentateur

industriels, ils peuvent dormir sur leurs deux oreilles

31:08
Locuteur

?

31:08
Présentateur

Non, mais

31:08
Locuteur

les

31:08
Thomas Ménagé

industriels, avec la taxation sur les surprofits, avec cette contribution qu'on leur demande, en plus, ceux qui font des profits importants, ces grosses entreprises, elles ne

31:17
Locuteur

vont

31:17
Thomas Ménagé

pas dormir sur leurs deux oreilles. Vous savez, les 20 milliards qui sont déjà prévus dans le budget, et c'est au total 22 milliards au total que nous proposons sur les surprofits, sur l'impôt sur la fortune financière, sur les rachats d'actions, les entreprises ne vont pas non plus avoir un paradis fiscal. On est déjà dans un pays qui est déjà très imposé et très difficile d'un point de vue fiscal. Mais ça n'aura aucun impact d'un point de vue santé publique, mais ça aura un impact sur la compétitivité d'entreprise et sur le pouvoir d'achat de ceux qui achètent ces boissons.

31:43
Présentateur

Quand vous dites que ça n

31:44
Locuteur

'a

31:44
Présentateur

pas eu d'impact sur la tabagie, par exemple, je crois quand même que les mesures qui avaient été prises ont permis...

31:48
Locuteur

Les premières années, mais aujourd'hui, ça

31:50
Thomas Ménagé

a juste développé le marché parallèle, l'importation de cartouches qui viennent de l'étranger, des usines de production parallèles avec des produits encore pires, avec des cigarettes qui sont encore dans des produits qui sont plus néfastes pour la santé. Donc il faut trouver l'équilibre, même si je comprends le débat, qu'il peut y avoir un débat, parce qu'il y

32:06
Locuteur

a

32:06
Thomas Ménagé

un enjeu de santé publique derrière.

32:07
Présentateur

Alors je voudrais vous faire écouter un concurrent, le ministre de l'Intérieur, qui était l'invité cette semaine de la matinale de France Inter. Il parle de l'un de ses sujets de prédilection, à savoir l'immigration. Bruno Retailleau.

32:21
Invité

Peu importe pour moi la bien-pensance, le politiquement correct, je dis les choses telles que je les pense. Et il se trouve que ce que je dis rencontre l'assentiment des Français,

32:31
Locuteur

de

32:31
Invité

façon très très large.

32:32
Locuteur

Et

32:33
Invité

je me battrai avec toujours, avant d'agir, une réflexion. C'est ce que je fais pour l'immigration,

32:39
Locuteur

avec

32:40
Invité

une stratégie qui consiste à une première ligne,

32:45
Locuteur

très

32:45
Invité

loin devant nos frontières européennes, avec des accords avec les pays de transit d'origine, les pays tiers. Ensuite, nos frontières extérieures, avec la renégociation que nous avons obtenue de la directive retour, et ensuite avec un dispositif français.

33:01
Locuteur

Thomas

33:02
Présentateur

Ménager, est-ce que j'ai raison de parler de concurrent ? Est-ce que vous le voyez comme un allié ou comme un redoutable adversaire, Bruno Retailleau ?

33:08
Thomas Ménagé

Bruno Retailleau permet de légitimer le programme du Rassemblement national, qui, depuis des années, dit un certain nombre de choses sur l'immigration, propose un certain nombre de mesures, et que le ministre de l'Intérieur en poste confirme la réalité, l'application possible de nos mesures, bien entendu, qu'il ne fait que légitimer ce que l'on dit. Après, le problème de Bruno Retailleau, ça peut être un porte-parole, ça peut être quelqu'un qui a du Marine Le Pen ou du Jordan Bardella dans le texte, je ne

33:35
Locuteur

vais

33:35
Thomas Ménagé

pas dire le contraire. Mais la vraie question, c

33:37
Locuteur

'est

33:37
Thomas Ménagé

est-ce que dans les actes, ça sera vraiment du Marine Le Pen et du Jordan Bardella, ou ça sera du Nicolas Sarkozy ? Et c'est un ancien UMP qui vous le dit, c'est

33:44
Locuteur

-à

33:44
Thomas Ménagé

-dire que c'est une

33:44
Locuteur

déception d'avoir des personnes qui

33:45
Thomas Ménagé

montent les muscles et

33:46
Locuteur

qui, au final, ne sont pas là. – Ça veut dire quoi, c'est une que

33:47
Thomas Ménagé

la Sarkozy ? Ça veut dire qu'en gros, on dit des

33:49
Locuteur

choses… – On parle de

33:49
Présentateur

Karcher, mais derrière,

33:50
Locuteur

il ne se passe rien. – C'est le

33:51
Thomas Ménagé

Karcher et au final, ça sera le filet d'eau tiède. Le vrai sujet,

33:53
Locuteur

il

33:53
Thomas Ménagé

est là. C'est qu'il en fait tellement trop que je pense que, dans les faits, on risque d'être très fortement déçus parce que les Français attendent énormément de fermeté sur cette question et je pense que Bruno Retailleau, premièrement, n'a peut-être pas la volonté politique et, deuxièmement, le gouvernement, dans sa globalité, notamment avec le ministre de la Justice, M. Mingo, n'est absolument pas aligné sur les positions de M. Retailleau. Voilà les deux raisons qui font que je suis, malheureusement, pas forcément optimiste sur sa capacité à

34:21
Locuteur

agir.

34:21
Thomas Ménagé

– C

34:21
Locuteur non identifié

'était une ligne rouge le fait qu

34:22
Locuteur

'on

34:22
Locuteur non identifié

présente une loi émigration au premier trimestre 2025. Sur cette présentation, normalement, vous êtes servi. Si le projet tel qu'il est, décrit par Bruno Retailleau, c'est reprendre le dernier, celui de l'année dernière, notamment avec tout ce qui a été invalidé par le Conseil constitutionnel pour des raisons de forme, pas forcément de fond, est-ce que ça, vous direz, ils

34:43
Locuteur

sont

34:44
Thomas Ménagé

courageux et on vote

34:45
Locuteur

? –

34:45
Thomas Ménagé

Bien entendu. Si ça reprend tous les dispositifs que nous avions votés la dernière

34:49
Locuteur

fois… – Vous n'allez pas chercher un truc qui n'est pas présent en disant… – On l'a voté la loi

34:54
Thomas Ménagé

émigration, on montre bien à chaque fois que dès lors qu'on est d'accord, on ne cherche pas à trouver des excuses et à se dérober, dès lors qu'on est d'accord, que ce soit sur l'abrogation tout à l'heure de la réforme des retraites avec la gauche ou que ce soit sur la loi émigration avec le boxe central, nous l'avons voté, parce qu'on essaie d'être cohérent, clair avec nos électeurs.

35:10
Locuteur

– Vous discutez avec Bruno

35:10
Locuteur non identifié

Retailleau et avec LR un peu… – Vous êtes reçu à bout de

35:13
Locuteur

temps ? – Vous savez,

35:13
Thomas Ménagé

on discute avec l'ensemble des ministres, c'est le rôle de l'opposition de porter nos propositions, d'aller les défendre, de faire pression sur ce gouvernement pour que le projet qu'il développe soit le plus proche des besoins des Français et le plus proche des engagements qu'on a pris devant les Français. Donc on le fera après, attention sur la loi émigration. Seule chose qui nous inquiète, c'est la reprise de ce qu'on a appelé les cavaliers législatifs, donc les éléments de forme qui avaient été empêchés par le Conseil constitutionnel, il n

35:39
Locuteur

'y

35:39
Thomas Ménagé

aura pas de souci. –

35:40
Locuteur

Il y aura d'autres qui

35:41
Locuteur non identifié

pourront être cassés par le Conseil constitutionnel. –

35:43
Thomas Ménagé

Ça, c'est un autre sujet, parce que dans tous les cas, on le sait, on le dit, il faudra, si on veut vraiment changer le concept et la

35:49
Locuteur

situation,

35:50
Thomas Ménagé

une réforme constitutionnelle par référendum, ce que souhaite M. Barnier, qui ne souhaite pas enclencher aujourd'hui de ne pas le demander au Président de la République, nous le regrettons, mais l'inquiétude qu

36:00
Locuteur

'on

36:00
Thomas Ménagé

peut avoir, c'est la volonté de transposer dans la loi les éléments issus du pacte d'immigration, notamment le fait que l'on perd une partie de notre souveraineté en

36:09
Locuteur

nous imposant d'accueillir… – Alors du pacte d'asile et

36:10
Présentateur

d'immigration, qui vient de l'Europe ?

36:12
Locuteur

– Qui vient de l'Europe, et qui nous impose d'accueillir des migrants.

36:15
Présentateur

–

36:16
Locuteur

C

36:16
Présentateur

'est

36:16
Locuteur

deux

36:16
Présentateur

textes à

36:16
Locuteur

part, il y aura trois textes au pied au total. – S'il

36:17
Thomas Ménagé

y a deux textes, ça sera très clair, nous voterons contre ceux qui transposent et qui nous obligent à répartir dans les villages et les villes de France sans nous laisser le choix des migrants, et qui nous imposent 20 000 euros par migrant d'amende si nous refusons, si la France refuse, et si c'est la Commission européenne qui prend la main sur notre politique migratoire et nos frontières, mais nous voterons en faveur, bien entendu, de tout ce qui va dans le sens de plus de fermeté et qui reprend les dispositifs que nous avions votés l'an dernier.

36:40
Présentateur

– Alors on aimerait en avoir un petit peu plus à présent sur le nouveau plan Matignon, s'il devait y avoir des nouvelles élections législatives. C'est vous, Thomas Ménager, les Français ne le savent pas forcément, qui êtes chargés de vous en occuper de ce nouveau plan Matignon. Alors avec Julien Audoul, un autre député, vous devez trouver et recruter les futurs candidats en cas de nouvelle dissolution, ce dont on parlait en début d'émission. Alors des candidats qui ne soient pas racistes,

37:05
Locuteur

qui

37:05
Présentateur

ne soient pas antisémites, qui ne soient pas homophobes, qui ne soient pas incompétents, vous allez les trouver où, tous ces candidats ? –

37:11
Locuteur

Je

37:11
Thomas Ménagé

peux vous dire qu'avec 100 000 adhérents, le Premier Parti de France a ces candidats, il faut aller les chercher, les trouver, les former. Les cas que vous avez évoqués,

37:19
Locuteur

–

37:19
Thomas Ménagé

Qu

37:19
Locuteur

'est

37:19
Thomas Ménagé

-ce qui

37:19
Locuteur

s'est passé il y a

37:20
Thomas Ménagé

trois mois alors ? – Ces cas qui étaient résiduels ont donné lieu à des exclusions puisqu'ils n'étaient pas conformes, à qui on a retiré même les investitures en cours d'élection. Nous, nous avons accepté, et Jordan Barilla l'a dit, qu'il y avait eu un certain nombre d'erreurs au moment de ces élections législatives, même si ça a été quand même une belle victoire, 11 millions de voix et le premier groupe, et on le voit au moment du budget, à quel point nous avons un poids politique dans cette Assemblée. – Mais

37:42
Locuteur

vous aviez déjà les

37:43
Présentateur

100 000 adhérents.

37:44
Locuteur

–

37:44
Thomas Ménagé

Non, non, non, on en a gagné quand même énormément. Le sujet, c'est qu'il y a eu une dissolution, et nous l'avons avoué, qui arrivait plus rapidement que prévu. Il y avait eu 80% des candidats qui avaient été investis, et c'est sur les 20% qui ont été investis en 48 à 72 heures, où il n'y a pas eu d'audition préalable, et où il y a eu des erreurs de casting, que nous assumons, parce que quand on aspire à gouverner, il faut avouer ses erreurs, les reconnaître, et travailler pour, parce que les Français attendent qu'on ait cette majorité, et on va mettre tout en

38:09
Locuteur

place pour le faire.

38:10
Locuteur non identifié

– Et c'est quoi ce qui vous guide ? C'est la professionnalisation ? Parce qu'il n

38:13
Locuteur

'y a

38:13
Locuteur non identifié

pas que des gens qui ont dérapé, ou plus que dérapé, il y

38:16
Locuteur

a

38:16
Locuteur non identifié

aussi des gens qui n'y connaissent rien. Enfin, il n

38:18
Locuteur

'y a

38:18
Locuteur non identifié

pas que chez vous d'ailleurs. –

38:19
Locuteur

Plus j'ai bien compétente pour les personnes

38:20
Locuteur non identifié

qui

38:21
Locuteur

ne connaissent vraiment rien. – Est-ce que vous cherchez des gens

38:22
Locuteur non identifié

qui aient des compétences dans un certain nombre de domaines, pour pouvoir exercer normalement leur fonction de député ? C'est quelque chose de compliqué de voter les lois, il faut quand même avoir une... Est

38:31
Thomas Ménagé

-ce que c'est ça que vous cherchez ?

38:32
Locuteur

–

38:32
Thomas Ménagé

Oui, mais il y avait énormément de profils de ce type, compétents, qui étaient aussi habitués à parler devant les médias, et il y en a d'autres qui sont issus notamment de la société civile, et on l'avait vu au moment de 2017, où c'était arrivé aussi à Emmanuel Macron, où on avait vu un certain nombre de ratages

38:46
Locuteur

en direct. – Ah mais oui, mais d'accord. –

38:47
Thomas Ménagé

Eh bien, il faut que nous, on passe à une étape de professionnalisation et surtout de formation, parce que comme on n'est pas un parti d'apparat chic, mais on repose sur la France, dans toute sa diversité, avec des personnes qui ont des métiers différents, qui sont enseignants, qui sont ouvriers, qui sont artisans, qui sont docteurs, mais ce

39:05
Locuteur

n

39:05
Thomas Ménagé

'est pas des personnes qui sont forcément habituées à aller parler devant un plateau et à défendre un programme

39:09
Locuteur

public, et donc il faudra les former. – C'est le

39:10
Thomas Ménagé

problème de la télé, c'est le problème de

39:12
Locuteur

comprendre

39:13
Thomas Ménagé

un certain nombre de

39:14
Locuteur

choses. –

39:14
Thomas Ménagé

Oui,

39:14
Locuteur

mais

39:14
Thomas Ménagé

ça reste, malheureusement, ça nécessite d'être formé, de faire de la politique, et même si ce sont des gens qui ont des convictions, qui ont envie de défendre la France, il faut qu

39:22
Locuteur

'on

39:22
Thomas Ménagé

leur donne aussi les moyens de le faire, de la manière la plus efficace possible, au quotidien, devant la presse et sur le terrain. –

39:28
Présentateur

Donc aménager, vous disiez à l'instant que vous acceptiez de reconnaître vos erreurs de casting. Est-ce que Christine, en grand, a été une erreur de casting ? Est-ce que vous l'avez retrouvée, cette députée, qui a mélangé ses frais de représentation avec ses frais personnels, qui a longtemps conduit avec un permis, pardonnez-moi, invalide ? Elle ne s'est pas présentée à la convocation du bureau du Rassemblement national, et aujourd'hui, le Rassemblement national nous dit qu'on ne sait pas où elle est. Elle est malgré tout députée.

39:55
Thomas Ménagé

– Elle est aujourd'hui en arrêt maladie, donc vous savez, en France, on ne peut pas non plus, sans procédure contradictoire, prendre une décision la concernant, sachant qu'elle ne vient pas aux convocations, comme vous l'avez très bien dit, mais nous avons pris, nous, la décision de la convoquer. Il y aura une décision dès lors que la procédure contradictoire sera passée. Donc nous avons pourri, bien entendu, pleinement à bras-le-corps ce problème, et c'est vrai que, et on la laissera se défendre,

40:20
Locuteur

mais

40:20
Thomas Ménagé

si les propos et les éléments qui ont été révélés sont conformes, il y

40:24
Locuteur

aura,

40:25
Thomas Ménagé

bien vraisemblablement, une sanction, mais je ne

40:27
Locuteur

peux pas précager au

40:28
Thomas Ménagé

préalable,

40:28
Locuteur

ce

40:29
Thomas Ménagé

qui peut aller jusqu'à l'exclusion, bien entendu. Ça, ça sera une décision qui devra être prise par le bureau du groupe. –

40:35
Présentateur

Un mot sur le procès pour emploi fictif de plusieurs collaborateurs du RN au Parlement européen. Est-ce que vous redoutez pour Marine Le Pen une sanction d'inéligibilité ?

40:45
Locuteur

–

40:45
Thomas Ménagé

Non, je vous le dis sincèrement, on est très sereins, très sereins parce qu'on croit en l'innocence de Marine Le Pen, en sa défense, et on ne peut pas croire qu'il y aurait une décision qui ne serait pas en droit et qui serait une décision politique. Donc aujourd'hui, vous savez, moi je suis détenteur d'une partie du pouvoir législatif, j'ai tendance à ne pas commenter des décisions judiciaires en cours et un procès en cours.

41:08
Locuteur

– Non mais ça va bouleverser votre

41:09
Présentateur

parti si

41:09
Locuteur

jamais Marine Le Pen… – Oui mais pour le

41:11
Thomas Ménagé

long,

41:11
Locuteur

on

41:11
Thomas Ménagé

ne fait pas de politique fiction, on n'est absolument pas dans cet état d'esprit, Marine Le Pen est sereine,

41:15
Locuteur

on est sereine. – Ces collaborateurs

41:15
Présentateur

ont du mal à se justifier, à s'expliquer ? – On ne va

41:19
Locuteur

pas faire

41:20
Locuteur non identifié

le procès

41:20
Locuteur

ici, ça

41:20
Thomas Ménagé

sera

41:21
Locuteur

au juge de le décider. –

41:23
Locuteur non identifié

C'est quoi l'échéance ? On sera fixé quand ? Puisque notamment l'inéligibilité pourrait perturber quand même l'avenir de la politique française. C'est quoi les dates ? –

41:31
Thomas Ménagé

Vraisemblablement, vous le savez peut-être mieux que moi, je crois que c'est au mois de mars qu'il y aura un délibéré. Vraisemblablement, mais je n

41:37
Locuteur

'ai

41:37
Thomas Ménagé

pas plus d'informations, je

41:38
Locuteur

n'ai pas de lien direct avec les

41:39
Locuteur non identifié

juges. –

41:40
Locuteur

Et

41:40
Locuteur non identifié

si elle est déclarée inéligible, ça s'applique tout de suite ?

41:44
Locuteur

–

41:44
Thomas Ménagé

Je n'ai pas les...

41:45
Locuteur

– Est-ce que l'on appelle les juifs concifs ? – Je ne suis pas dans cet état d'esprit du tout, Mme Saint-Cricq. Je ne vois pas comment

41:49
Thomas Ménagé

quelqu'un en France pourrait être déclaré inéligible, comment la première personnalité, celle qui est la mieux placée pour 2027, et alors même qu'elle est innocente, puisse être déclarée inéligible. Je ne

41:57
Locuteur

suis

41:57
Thomas Ménagé

absolument pas dans cet état d'esprit.

41:59
Locuteur

–

41:59
Présentateur

Merci Thomas Ménager.