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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 29 septembre 2025 50 minAutoproduitActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsRetraitesJustice

Jean-Philippe Tanguy : "Sébastien Lecornu est entrain de mentir aux Français !" (LCI)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 26 %Attaque 59 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:09OuverteRéponse partielle

    Est-ce que Sébastien Lecornu a fait un pas vers une non-censure du RN ?

  • 0:47FerméeRéponse directe

    Avez-vous reçu une invitation à rencontrer Lecornu la semaine prochaine ?

  • 1:10OuverteRéponse directe

    La condamnation de Sarkozy est-elle un jugement politique ?

  • 1:18OuverteRéponse directe

    Si des drones russes survolent une usine d'armement, l'armée doit-elle répliquer ?

  • 2:42RelanceRéponse partielle

    Comment allez-vous remédier à la taxe Zuckman ?

  • 2:45OuverteRéponse directe

    Proposez-vous l'IFF avec exonération des résidences principales ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:18Invité politiqueFait
    « Il n'y a pas de poule aux œufs d'or dans les couloirs de Bercy. »
  • 4:19Invité politiqueChiffre
    « C'est moins d'1% des foyers fiscaux. »
  • 4:57Invité politiqueChiffre
    « 3 milliards d'euros, à peu près 3 milliards d'euros. »
  • 6:56Invité politiqueChiffre
    « Nous voulons baisser la TVA sur les produits énergétiques de 20 à 5,5. »
  • 7:01Invité politiqueChiffre
    « Les produits de première nécessité, nous voulons une TVA à 0%. »
  • 7:06Invité politiqueChiffre
    « Ça ferait environ 3 milliards d'euros. »
  • 7:30Invité politiqueChiffre
    « La crise des finances publiques, il faut trouver plus de 100 milliards d'euros en 5 ans. »
  • 7:35Invité politiqueChiffre
    « Même la taxe Zuckman, ça rapporterait 20. »
  • 10:27Invité politiqueChiffre
    « Depuis le début de l'année, on a eu plus de 100 milliards d'euros de dettes qui sont venues se rajouter aux 1300 milliards. »
  • 10:33Invité politiqueChiffre
    « On a passé les 1400 milliards sur un seul semestre. »
  • 13:08Invité politiquePromesse
    « Oui, on le souhaite, évidemment. On le propose sans cesse d'abroger la réforme des retraites. »
  • 30:53Invité politiqueFait
    « Si ce n'est rien, c'est la Constitution. »
  • 30:58Invité politiqueFait
    « Le gouvernement répond devant l'Assemblée nationale. C'est un fait. »
  • 31:37Invité politiqueFait
    « Donc en fait, il ment. »
  • 32:30Invité politiqueFait
    « C'est la différence entre la République, comment dire, et un régime corrompu. »
  • 32:40Invité politiqueFait
    « En République, les institutions vous dépassent et vous êtes serviteur d'institutions qui vous dépassent. »
  • 33:22Invité politiqueFait
    « Il est évident sous la Ve République que le pouvoir de dissolution, qui est un pouvoir exorbitant de toutes les constitutions que nous avons eues et même de toutes les constitutions occidentales d'une manière générale, lie à ce pouvoir exorbitant une responsabilité exorbitante qui est d'assumer que vous êtes minoritaire et que vous ne voulez pas vous accrocher au pouvoir. »
  • 34:24Invité politiqueChiffre
    « Il faut faire 100 milliards d'économies avant 5 ans si on ne veut pas que la France se retrouve sous tutelle du FMI. »
  • 35:15Invité politiqueChiffre
    « On propose 100 milliards d'économies telles que Marine Le Pen les a expliquées sur l'immigration, la contribution à l'Union Européenne, la fraude, le train de vie de l'État, le millefeuille administratif, tout ça. »
  • 35:37Invité politiqueChiffre
    « Augmenter les dépenses de 30 milliards d'euros comme le proposait François Béroud. »
  • 36:46Invité politiqueFait
    « Quand le général de Gaulle arrive au pouvoir en 1958 avec une situation extrêmement grave, il tend la main à un certain nombre de personnalités qu'il avait combattues, qu'il avait insultées et qui avaient des compétences en économie. »
  • 39:53Invité politiqueFait
    « Notre contestation de l'exécution provisoire pour des gens qui ne sont ni dangereux, ni récidivistes et qui ne vont pas s'enfuir au bout du monde, on a toujours condamné avant que ça concerne Marine Le Pen et nos amis à justement condamner en première instance et qui finalement font appel et sont donc présumés innocents. »
  • 40:45Invité politiqueFait
    « On est dans une forme de vendetta judiciaire contre l'opposition qui n'a rien à voir avec la justice. »
  • 43:42Invité politiqueFait
    « On n'a pas à avoir de feu vert otanien. La France, c'est la France. »
  • 44:30Invité politiqueFait
    « Je n'accepte pas qu'on insulte le président de tous les français même si malheureusement je suis son opposant. »
  • 44:50Invité politiqueFait
    « Emmanuel Macron est d'un grand cynisme et fait aujourd'hui des arbitrages politiques qui sont inexplicables sans ce cynisme à savoir sacrifier nos compatriotes de confession juive leur sécurité, leur sûreté et leur dignité profitent de petits calculs d'ailleurs très insultants pour les quartiers. »
  • 46:24Invité politiqueChiffre
    « Il doit y avoir 40 000 églises en France. »
  • 48:40Invité politiqueFait
    « Non, mais sortir du commandement intégré n'est pas sortir de l'Alliance Atlantique. »
  • 49:10Invité politiqueFait
    « Quand vous êtes dans le commandement intégré, vous reposez structurellement sur vos alliés, en particulier sur les Etats-Unis, en fait vous vous affaiblissez. »

Temps de parole

  • Jean-Philippe Tanguy61 %
  • Présentateur17 %
  • Invité8 %
  • Invité 23 %
  • Locuteur 73 %
  • Invité 32 %
  • Locuteur 52 %

4,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonjour Jean-Philippe Tanguy, merci d'être notre invité ce matin, vous êtes député de la Somme, président délégué du parti Rassemblement National à l'Assemblée. Beaucoup de questions, la plus centrale je dirais ce matin, c'est est-ce qu'avec ses premières annonces, Sébastien Lecornu, le Premier ministre, a fait un pas vers une non-censure du Rassemblement National ? Les questions seront posées par Arlette Chabot, bonjour à vous Arlette, LCI, Marcelo Vestred, bonjour à vous Marcelo, du service politique du Parisien. Julie Arnaud nous rejoindra tout à l'heure pour vous poser des questions au Tacotac.

Mais d'abord trois interrogations, c'est la tradition dans cette émission, nous allons prendre le temps de les développer. Vous répondez d'abord par oui ou par non Jean-Philippe Tanguy. Jean-Philippe Tanguy, est-ce que vous avez reçu une invitation à rencontrer Sébastien Lecornu la semaine prochaine à Matignon ? Et si c'était le cas, est-ce que vous iriez ?

0:57
Jean-Philippe Tanguy

Non, mais oui.

0:59
Présentateur

Non, pas reçu une invitation, oui, vous irez, si vous la recevez, mais à ce stade, la gauche a été invitée, le socle commun a été invité, pas le Rassemblement National.

1:09
Jean-Philippe Tanguy

Non, aux dernières nouvelles.

1:10
Présentateur

Est-ce que la condamnation de Nicolas Sarkozy dans l'affaire libyenne assortie d'une exécution provisoire est un jugement politique ?

1:17
Jean-Philippe Tanguy

Oui, bien sûr.

1:18
Présentateur

Si des drones russes venaient à survoler une usine d'armement française, est-ce que notre armée devrait répliquer ?

1:26
Jean-Philippe Tanguy

Oui, sur le drone, évidemment.

1:28
Présentateur

Voilà, c'est dit, on y reviendra évidemment dans le détail dans un instant. On va commencer par le budget, c'est la grande affaire politique, évidemment, de ce mois d'octobre qui va venir. Sébastien Lecornu, Premier ministre, a commencé à battre ses cartes dans une grande interview aux Parisiens. Sur la taxe Zuckman, il dit non, tout en étant sensible à la demande de justice fiscale des Français. Pas de Zuckman, mais une contribution des plus riches à l'effort. Dans le fond, Jean-Philippe Tanguy, c'est exactement la ligne du Rassemblement National.

2:01
Jean-Philippe Tanguy

Oui, c'est vrai, c'est la ligne du Rassemblement National, plus de justice fiscale avec des dispositifs qui pourraient fonctionner, qui ne seraient pas toxiques pour l'économie réelle comme ces taxes Zuckman, mais qui ne seraient aussi pas un mensonge. Parce qu'au-delà de l'absurdité économique de la taxe Zuckman, c'est quand même un mensonge collectif des gauches, de faire croire aux Françaises et aux Français qu'il y aurait une poule aux œufs d'or de 15 milliards ou voire 20 milliards, certains m'ont dit 25 milliards d'euros, qui se baladeraient dans les couloirs de Bercy, picorant le grain des Français sur leur dos. Non, mais il n'y a pas de poule aux œufs d'or dans les couloirs de Bercy.

Il y a une situation des finances extrêmement difficile, des plus privilégiés qui, il est vrai, ont les moyens de suroptimiser fiscalement leurs revenus à leur patrimoine.

2:42
Présentateur

Alors, si vous permettez, comment vous allez justement y remédier à Arlette Chabot ?

2:45
Invité

Alors, vous proposez, à la place de ce qu'Emmanuel Macron, sur le gouvernement, a mis en place, c'est-à-dire l'impôt sur la fortune immobilière, vous proposez, vous, l'IFF, donc l'impôt sur la fortune financière. Vous dites dedans, alors, la résidence principale pour la calculer ou unique, on l'enlève. On exonère les investissements dans, 75% des investissements dans les TPE ou dans les PMI. Alors, ceux qui investissent dans les grandes entreprises, hop, eux, ils vont payer plein pot. Et donc, au bout du compte, quel taux aussi d'imposition et combien ça devrait rapporter ? Est-ce que ce n'est pas une usine à gaz ? C'était ça aussi qui était sous...

3:29
Jean-Philippe Tanguy

Non, ce sont des dispositifs qui ont existé pendant longtemps en France. Il s'agit de protéger l'enracinement, l'immobilier, aussi d'éviter des effets pervers. Pendant 20 ans, la vie politique française a été polluée par, vous savez, l'affaire de la maison de l'île de Ré. C'était ces familles qui avaient hérité d'un bien familial de grande valeur parce qu'il y a de la spéculation immobilière, parce qu'il y a des zones de France où l'immobilier a beaucoup augmenté, qui se retrouvaient dans l'ancien ISF alors que ce n'était pas des gens riches.

Donc, le but, c'est d'éviter ce genre d'injustice, de préserver l'enracinement des familles en France et de protéger l'économie réelle, les biens professionnels. Effectivement, ça taxera, comment dire, le capital, le patrimoine financier au-delà d'1,3 million d'euros. Donc, ce n'est même pas 1% des foyers français.

4:17
Invité

Ça touche combien de familles, vous savez, non ?

4:19
Jean-Philippe Tanguy

En nombre de familles, je ne sais pas, mais c'est moins d'1% des foyers fiscaux. Donc, ça ne touche évidemment pas du tout les assurances-vie des classes moyennes, y compris des classes moyennes supérieures. Ça ne touche pas ceux qui choisissent d'investir dans la bourse pour se constituer, par exemple, une retraite complémentaire, parce qu'on a entendu beaucoup de bêtises. Et donc, selon votre niveau de patrimoine, à 1,3 million, par exemple, c'est 0,5% de votre patrimoine. Donc, ce sont évidemment des sommes importantes à ce niveau de richesse, mais ça concerne très peu de gens. Et le but, c'est tout simplement, malheureusement, de financer d'autres politiques qui sont urgentes.

Par exemple, la politique familiale.

4:55
Invité

Alors, pardon, ça rapporte combien ?

4:57
Jean-Philippe Tanguy

Donc, 3 milliards d'euros, à peu près 3 milliards d'euros. 3 milliards d'euros. Et ce n'est pas une usine à gaz ? Non, non, ce n'est pas une usine à gaz.

5:02
Présentateur

Non, c'est juste une usine à gaz, parce que c'est important, 75%, effectivement, d'exonération pour les très petites entreprises. Mais si on investit dans une grande entreprise, voilà, on a un portefeuille en bourse. Dedans, il y a des actions des grandes entreprises. La question d'Alain Chabot, c'est de savoir comment vous faites la différence ? Vous allez voir dans tous les portefeuilles, comment vous faites ?

5:23
Jean-Philippe Tanguy

Non, mais tout ça, c'est selon les indices. On ne va pas faire beaucoup de techniques aujourd'hui, mais techniquement, c'est très facile d'identifier où sont vos actions. Mais une fois plus, on parle de personnes, enfin de foyers, qui auraient 1,3 million d'actions, par exemple, chez LVMH, chez Total Energy ou chez ENGIE. Bon, ça concerne, je pense que ceux qui nous regardent n'ont pas 1,3 million d'actions par devers eux. Et s'ils en ont, je les félicite, parce que ça veut dire qu'ils ont une vie de travail, une vie d'épargne. Et dans ce cas-là, on leur demande effectivement une participation.

Par exemple, 3 milliards d'euros, c'est le coût de financer la demi-part fiscale dès le deuxième enfant pour les familles françaises, parce que nous sommes dans une crise de natalité extrêmement grave en France, comme dans toute l'Europe, qui fait que les générations ne se renouvellent pas. Et si les générations ne se renouvellent pas, tout simplement, la société française va s'effondrer. Donc vous dites 3 milliards.

6:09
Présentateur

Il y a des politiques à financer. 3 milliards, parce qu'on avait entendu 5 milliards, c'est 3 milliards. C'est au moins 3 milliards.

6:14
Jean-Philippe Tanguy

C'est au moins 3 milliards. Ça pourrait monter jusqu'à 5 milliards avec un bon rendement. Mais nous, on est prudents, parce que ce qu'a tué aussi le budget depuis de longues années, c'est que les femmes et les hommes politiques choisissent toujours, comment dire, l'estimation la plus optimiste, voire la très optimiste. Donc nous, au Rassemblement National, on prend toujours les estimations les plus prudentes pour être sûrs de ne pas partir dans le décor comme les autres.

6:33
Invité

Alors, en tout cas, ça veut dire, sur le principe, une augmentation des prélèvements obligatoires. Est-ce que, pour compenser, il y aurait des baisses d'impôts ? Comment ? Ou est-ce que l'objectif est un équipe fiscale ?

6:45
Jean-Philippe Tanguy

Absolument. Le but, c'est de baisser le taux global des prélèvements obligatoires, qui aujourd'hui est entre 45 et 47 % de la richesse. Le but, c'est de diminuer au moins d'un point sur le premier mandat. Par exemple, nous voulons baisser la TVA sur les produits énergétiques de 20 à 5,5. Ça fait environ entre 13 et 15 milliards d'euros. Les produits de première nécessité, nous voulons une TVA à 0 %. Ça ferait environ 3 milliards d'euros. Donc vous voyez, d'un côté, on demandait une participation de 3 milliards d'euros. Là, sur la TVA, on baisse déjà d'au moins 18 milliards d'euros. Donc c'est 6 fois plus. Donc vous voyez que le but est de baisser durablement les impôts.

La vraie différence avec les gauches, mais aussi, il faut bien le dire, avec le socle commun, c'est que nous ne nous pensons pas, il n'y a aucune augmentation d'impôts qui peut régler la crise des finances publiques. Pourquoi ? Parce que la crise des finances publiques, il faut trouver plus de 100 milliards d'euros en 5 ans. Et même la taxe Zuckman, ça rapporterait 20. Donc vous voyez bien qu'il faut absolument baisser les dépenses structurelles, faire de vraies économies. C'est la seule solution pour lutter contre la crise.

7:44
Invité

Il y a moins de recettes quand même, en l'air. Oui, il y a moins de recettes. Et là, vous avez des ambitions incroyables. C'est-à-dire, ce qui compte, c'est la trajectoire budgétaire, dites-vous. Et on a entendu sur ce plateau Marine Le Pen préciser 20 milliards d'économies par an pendant 5 ans pour arriver aux fameux 100 milliards qui nous permettraient de dégager effectivement des intérêts de la dette. Et comment vous allez les trouver ? Alors là, moi, quand j'ai entendu ça, je me suis dit, c'est la politique d'austérité qu'on nous annonce, là, non ?

8:09
Jean-Philippe Tanguy

C'est une rupture, évidemment, dans la façon dont les finances ont été conclues. Il y a un certain nombre de secteurs, évidemment, qui vont effectivement connaître l'austérité qu'il était nécessaire de mettre. Par exemple, effectivement, le secteur de l'immigration de guichet, l'immigration sociale, c'est la fin. Voilà, donc c'est l'austérité absolue sur l'immigration. Ce sera l'austérité pour les hauts fonctionnaires européens. La Commission européenne ne pourra plus venir pomper, comment dire, des milliards d'euros, toujours en augmentation chaque année sur la contribution européenne de la France. Pour les fraudeurs, ce sera effectivement l'austérité.

Pour un certain nombre d'aides complètement inefficaces.

8:41
Présentateur

Ce n'est pas beaucoup d'incantations, ça ?

8:42
Jean-Philippe Tanguy

Non, je ne crois pas que ce soit des incantations, Mme Martichoux. C'est une vraie rupture politique, parce que lutter contre l'immigration d'une manière frontale, personne ne l'a fait avant. Considérer que l'Union européenne n'est pas l'horizon indépassable et que la France ne doit pas se dissoudre dans l'Union européenne, aucun gouvernement ne l'a assumé depuis le général de Gaulle. La lutte contre les fraudeurs, il y a beaucoup de rapports.

9:02
Présentateur

Tout le monde le dit, ça commence à rapporter, pas dans les proportions que vous dites.

9:06
Jean-Philippe Tanguy

Absolument, mais vous voyez, c'est intéressant ce que vous dites, Mme Martichoux, à ce que vous dites. Tout le monde l'a dit pendant des années, et ça commence. Ça commence depuis quand ? Ça commence depuis que le Rassemblement national a un groupe à l'Assemblée nationale et quelques députés, si, si, quelques députés à la Commission européenne, pardon, l'absurde révélateur, à la Commission des finances, qui viennent, comment dire, empêcher que tout ce petit monde continue à ne rien faire. Donc, on est effectivement sur les fraudes.

Il y a des choses qui ont été commencées à lancer, vous voyez, par exemple, sur la fraude à la TVA, qui était ce qu'on appelle, par exemple, le carousel de TVA, qui est une fraude à plus de 20 milliards d'euros. Là, ils n'ont rien fait. Et pourtant, c'est un gros gâteau. Et la Belgique, par exemple, a réussi à lutter contre cette fraude. Donc, moi, je suis assez optimiste. Mais 20 milliards par an ? 20 milliards par an ? Et vous descendez en dessous des 3% avec cet objectif ? Bien sûr, le but est d'arriver à 2,7% en 2032. Pourquoi ? Mais ceci dit, il faudra interroger ceux qui disent qu'il ne faut pas 100 milliards. Parce que les 100 milliards, ça ne tord pas du chapeau de Marine Le Pen.

C'est tous les rapports qui disent au Conseil des Finances Publiques, cours des comptes, toutes les fameuses agences qui regardent les finances de la France. 100 milliards, c'est le minimum qu'il faut faire.

10:08
Présentateur

20 milliards par an, c'est ça qui nous impressionne.

10:10
Jean-Philippe Tanguy

Oui, mais c'est pour ça.

10:11
Présentateur

Vous allez tenir.

10:12
Jean-Philippe Tanguy

Ah, mais oui. Mais moi, j'aimerais qu'on ait... Et je vous remercie, qu'on passe un peu de temps ce matin là-dessus. Parce qu'il faut que ceux qui nous regardent comprennent. Il faut absolument avoir ce débat. Car si ce n'est pas 20 milliards par an, ça veut dire que la France continue à être en déficit, que la dette continue d'exploser. Je vous rappelle que depuis le début de l'année, on a eu plus de 100 milliards d'euros de dettes qui sont venues se rajouter aux 1300 milliards. Donc on a passé les 1400 milliards sur un seul semestre. Donc ça veut dire qu'à la fin de l'année, on pourrait être proche des 3500 milliards de dettes. La situation est complètement hors contrôle.

Et vous savez, à partir du moment où la... Ça vient d'où cette formule de dépense hors contrôle ? Ça vient de la Cour des comptes. Donc quand la Cour des comptes utilise une formule aussi forte qui n'est pas dans le léxique des magistrats financiers, c'est que la situation est extrêmement grave.

10:58
Invité

Et vous n'êtes pas, François Bayrou, en soulignant effectivement le problème de la dette. Simplement un petit mot. Vous êtes toujours favorable à la règle d'or, c'est-à-dire l'interdiction d'un déficit budgétaire, qu'on inscrive ça même dans la Constitution ?

11:10
Jean-Philippe Tanguy

C'est un débat que nous avons en cours au Rassemblement National. Pour tout vous dire, ça a été un des sujets de la rentrée politique de Marine Le Pen et Jordan Bardella. Et donc ils vont trancher pour le programme de 2027. Sauf s'il devait y avoir une dissolution ou une démission d'Emmanuel Macron avant, on tranchera plus vite. Mais là, on a débattu entre nous. Il y a eu un débat entre nous. Et donc Marine Le Pen et Jordan Bardella ont assisté à ce débat. Et donc ils se font leur opinion et ils trancheront la décision qu'ils veulent. La règle d'or, c'est quoi ? C'est-à-dire que nous ne voulons plus que la dette finance le fonctionnement, la politique des chèques.

On peut s'endetter pour investir, comme une entreprise ou comme un ménage, mais on ne peut pas s'endetter pour payer les dépenses courantes.

11:48
Invité

Alors Sébastien Lecornu, dans nos colonnes, parle pour les retraites d'ajouter 6 milliards d'euros l'an prochain. Alors déjà, est-ce que vous comprenez à quoi correspond ce chiffrage ? Et par ailleurs, est-ce que vous applaudissez ou pas le fait que finalement, elles ne seront pas sous-indexées, ces pensions de retraite ?

12:05
Locuteur 10

Moi, je me félicite que la loi soit appliquée.

12:08
Jean-Philippe Tanguy

Parce que l'indexation des retraites, ce n'est pas un cadeau qu'on fait aux retraités, c'est dans la loi. Et c'est par ailleurs un contrat moral. Des gens ont cotisé toute leur vie.

12:16
Locuteur 10

C'est normal que leur pouvoir d'achat ne baisse pas par rapport à l'inflation. Donc moi, je m'en félicite. Il a même augmenté par rapport à l'inflation, si on regarde ces dernières années.

12:23
Jean-Philippe Tanguy

Si on prend sur la longue durée, non. Parce que François Hollande, même s'il se fait très discret, avait beaucoup sous-indexé les retraites avec Emmanuel Macron, qui était son ministre. Et ça avait coûté assez cher aux retraités. Mais c'est vrai que, comment dire, ceux qui ont le plus payé l'inflation, c'est quand même les salariés. Ça, c'est vrai. Mais il ne faut pas non plus exagérer. En tout cas, c'est un contrat moral. Donc, si vous voulez, moi, ces premiers ministres, qu'enfoncent une porte ouverte en disant « je vais respecter la loi », bon, c'est mieux de ne pas la respecter comme les autres. Mais enfin, je ne vais quand même pas le remercier de respecter les retraités.

12:50
Présentateur

Alors, sur la réforme des retraites, il dit qu'il n'y a pas de suspension. Et qu'il est préférable d'attendre la présidentielle pour remettre en cause la réforme, c'est-à-dire l'âge légal de 64 ans. Est-ce que vous êtes d'accord avec ce calendrier ?

13:03
Jean-Philippe Tanguy

Non, on aurait préféré que cette réforme soit abrogée.

13:06
Présentateur

Mais dès le prochain budget ?

13:08
Jean-Philippe Tanguy

Oui, on le souhaite, évidemment. On le propose sans cesse d'abroger la réforme des retraites. C'est juste qu'on ne l'a pas mis dans les négociations budgétaires.

13:14
Présentateur

Donc, ça voudrait dire que s'il y a une dissolution, par exemple, et que vous venez au pouvoir, la première mesure que vous prenez, entre autres, c'est de revenir à 62 ans ?

13:23
Jean-Philippe Tanguy

Ah, ce sera dans les premières mesures, bien sûr. Nous sommes engagés devant les Français. Les 140 députés de la Rassemblement National ont été élus sur cette promesse. Et de toute façon, nous pensons que c'est un moyen d'équilibrer les comptes sociaux. Car nous, nous ne pensons pas que cette réforme va faire des économies. Nous, on pense que cette réforme va coûter aux finances publiques, parce que ça a tellement, comment dire, d'effets pervers sur la validité, sur les maladies chroniques, sur le chômage des aînés, bref. Et ça ne favorise pas l'emploi des jeunes. De toute façon, on pense que cette réforme est mal conçue, et que ça ne fera qu'aggraver la situation.

D'ailleurs, par définition, si on ne fait sans cesse des réformes des retraites depuis 30 ans, c'est que les réformes précédentes n'ont pas fonctionné.

13:57
Présentateur

La dissolution, nous n'y sommes pas. Pour l'instant, on discute d'un budget avec des propositions. Si on reste sur les retraites,

14:02
Invité

le gouvernement pourrait reprendre un certain nombre de mesures qui ont été mises sur la table, négociées pendant le fameux conclave, refusées par le MEDEF, mais mis sur la table par la CFDT, par exemple. Effectivement, les mesures sur la pénibilité, ce sera applicable tout de suite, c'est bien. Pour les femmes, aussi, carrière hachée, améliorer les retraites. S'il y a une dissolution dans quelques temps, ou même un budget qui tombe, c'est quand même dommage, non ? Pour les bénéficiaires.

14:30
Jean-Philippe Tanguy

Vous avez raison. Si ces dispositions arrivent jusqu'au Parlement, nous, on les soutiendra. Nous, on est contre la politique du pire. Donc, s'il y a des dispositions, notamment favorables, aux carrières des femmes, parce que c'est vrai que les Françaises qui ont travaillé, et qui ont, par exemple, élevé des enfants, subissent beaucoup d'injustice, nous, on soutiendra ces mesures. Nous, on n'est pas du tout, contrairement à d'autres, que tout le monde reconnaîtra, pour la politique du pire, pour bloquer des bonnes mesures, parce que ce n'est pas exactement notre programme.

Nous, tout ce qui va dans le bon sens, de la justice sociale ou de l'équilibre du régime des retraites sur la longue durée, on le vote. Donc, nous, il n'y a pas de difficulté là-dessus. D'ailleurs, on avait soutenu le conclave, on avait soutenu les dispositions et les discussions qui s'étaient tenues. On n'a jamais été pour mettre de l'huile sur le feu. Mais bon, écoutez, la dernière fois, ça n'a quand même pas prospéré.

15:13
Présentateur

Dans le fond, est-ce qu'il ne vaut mieux pas un budget imparfait que pas de budget, une nouvelle crise politique ? S'il y a des choses comme ça qui sont intéressantes pour les Français dans ce budget, il n'est pas parfait, mais au moins, il y a un budget. Ce n'est pas mieux ?

15:28
Jean-Philippe Tanguy

Je ne pense pas. Je pense que ça, c'est dangereux pour le pays, de faire croire qu'il faut toujours quelque chose d'imparfait. Non, ça fait 50 ans.

15:34
Présentateur

Non, ce n'est pas ce qu'on dit.

15:35
Jean-Philippe Tanguy

Non, mais oui, mais...

15:36
Présentateur

L'alternative, c'est la crise, une nouvelle crise politique, un nouveau gouvernement, une nouvelle attente.

15:40
Jean-Philippe Tanguy

Oui, mais il ne faut pas exagérer cette crise. On nous a dit, attention, il va y avoir une crise, la France ne va pas s'en remettre. Écoutez, l'année dernière, on a fait une loi spéciale. Vous trouvez que le pays va bien ? Non, mais il y a eu un budget.

15:49
Présentateur

Vous n'arrêtez pas de dire qu'il va très mal.

15:50
Jean-Philippe Tanguy

Oui, mais il y a eu un budget, Mme Martichoux, donc ce budget n'a résolu aucun problème en France. Il y avait un gouvernement. M. Bérou était au fond du trou, de l'impopularité. Personne n'avait l'impression qu'il y avait un capitaine à bord. Donc vous savez, pendant que le capitaine dit tout va bien, en fait, le Titanic s'est pris l'iceberg bien dans le nez. Il y a des voies d'eau partout et on sait très bien qu'il n'y a pas des canaux de sauvetage pour tout le monde. Donc moi, aujourd'hui, la situation, elle est extrêmement grave et ces espèces de fausses solutions une minute de plus, M.

Le Bourreau, alors que rien ne va, moi, je pense qu'il faut au contraire avoir une dissolution et qu'en fait, la crise politique, elle peut avoir pour solution le fait que les Français s'emparent du débat politique, choisissent enfin une force majoritaire capable de redresser les choses, de choisir une direction parce que là, nous sommes en train de mourir à petit feu. Et quand on a plus de 100 milliards de dettes sur six mois en plus, Mme Martichoux, je ne pense pas que la situation, que la stabilité, visiblement, elle est peut-être stable dans la tête de M. Bérou et de M. Macron, mais dans les comptes publics, ça coule.

16:55
Présentateur

Alors, puisque vous dites que tout va mal à ce stade, on a des questions sur le calendrier de la censure telle que vous la souhaitez.

17:01
Invité

Alors déjà, sur le calendrier de cette semaine, il y a une intersyndicale qui fait une grande qui appelle à manifester jeudi. Est-ce que vous dites à vos militants « Allez-y ! » Bon, il n'y a pas de budget encore, etc., même pas de gouvernement, mais « Allez-y, allez manifester ! » Oui, mais de toute façon,

17:16
Jean-Philippe Tanguy

nous, on laisse toujours la liberté à nos adhérents, à ceux qui nous font confiance, d'aller manifester pour leurs droits sociaux. C'est normal. Et j'espère que cette manifestation ne donnera pas lieu, et l'autre fois, ça s'est relativement bien passé, il faut le reconnaître, à des casses et à une infestation de l'extrême-gauche et des black blocs. Bon, la dernière fois, ça s'est relativement bien passé, donc il n'y a pas besoin de crier au loup, mais c'est normal en France quand même de pouvoir revendiquer ses droits sociaux, faire part de son mécontentement, faire des propositions le cas échéant, librement, et les partis politiques n'ont pas à s'en mêler.

17:46
Invité

Et sur le gouvernement, ça fait trois semaines qu'on n'a pas de gouvernement, c'est un record, le dernier record, c'était Michel Barnier, 17 jours, on aura peut-être un gouvernement le week-end prochain, donc un mois plus tard, est-ce que c'est un problème ? Est-ce que c'est trop long ? Bien sûr que c'est un problème,

18:03
Jean-Philippe Tanguy

et surtout vous avez d'un côté un Premier ministre qui a tous ses pouvoirs, le plein exercice de ses pouvoirs, et des ministres démissionnaires qui eux ne l'oseront pas, donc je ne sais pas comment ils font pour travailler, parce que le Premier ministre est le chef du gouvernement, donc il donne, avec tous les pouvoirs qu'il a, des instructions à ses ministres qui eux n'ont pas ses pouvoirs pour l'appliquer, donc on est dans une situation complètement caduque, ça n'intéresse pas grand monde sans doute, mais c'est une démocratie dysfonctionnelle. Est-ce que quand vous allez

18:27
Présentateur

dans la Somme, on vous dit qu'il n'y a pas de gouvernement ? Non.

18:29
Jean-Philippe Tanguy

Ah si, il n'y a pas de gouvernement, mais on me le disait quand il y avait M. Béroud, Premier ministre, donc ce n'est pas nouveau, il n'y avait pas l'impression, et je peux vous dire que M. Barnier, peut-être que lui, était très convaincu d'avoir une autorité naturelle sur l'ensemble du pays, je pense que son autorité ne dépassait pas le septième arrondissement. D'ailleurs, il s'est décidé de s'y présenter.

18:45
Présentateur

Ça c'est dit, le calendrier, on va y revenir dans un instant, on fait une petite pause, parce qu'on voudrait vous nous précisiez si pour vous la censure, c'est potentiellement juste après le discours de politique générale, donc quoi, dans les jours qui viennent, ou si vous dites, oui, il faut une discussion du budget au Parlement. A tout de suite.

19:10
Locuteur 7

Devine quoi ? Cette année, on part avec Costa en Méditerranée. Ça va être des vacances de folie. Tu sais, il y a cette côte en France, les Calanques. Vu depuis la mer à l'aube, c'est super romantique. Ensuite, direction les Palais-Arts. Et le soir, Ibiza, le coucher de soleil, et là, je fais ma demande. Et voilà, si elle dit oui, on fait ça. Hé, t'es là ? Utilisez Parkside. Faites comme Arnold. Waouh ! Regarde-moi ces muscles. J'ai le meilleur professeur. Il y a encore du travail. Je reviendrai. Ce n'est pas la taille, c'est le style. Allume ta délongue. Choisis ton café un grain, puis prépare ta boisson d'une simple pression. Prends une gorgeuse et profite de la vue.

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20:30
Invité

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20:44
Locuteur 2

Renault Mégane Tech Electric est éligible au leasing électrique à 195 euros par mois, sans apport. Portes ouvertes du 9 au 13 octobre.

21:01
Locuteur 1

Ah, la plupart des gens y pensent. C'est juste un petit pet, ça peut attendre. Sérieux, c'est un petit pet, ça. Non, non, ça n'attend pas. Nos clients nous disent, un impact sur deux fissures en moins de trois semaines. Eh oui, en moins de trois semaines. En plus, chez Carglass, en 30 minutes, c'est réparé. Alors, ne prenez pas ce risque, sinon, c'est tout le parois ce qu'il faut changer. En plus, en ce moment, Carglass vous offre une boîte à outils. Prenez rendez-vous sur carglass.fr ou appelez-nous au 3044.

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Locuteur 2

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Locuteur 5

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22:03
Locuteur 10

Un apprenti tenté depuis longtemps de reproduire les nouilles de maître d'Aïsouki et un jour, il jeta des assaisonnements. Bim ! De l'eau bouillante du fleuve. Bam ! Et voilà, Daïsouki, les nouilles comme au Japon, maintenant à la maison.

22:47
Locuteur 5

Amazon développe sa flotte de livraison pour atteindre 10 000 véhicules électriques en Europe cette année. Le changement se vit au plus près de chez vous, sur le pas de votre porte.

22:57
Locuteur 1

Ouais, pour le budget, on est à peu près là. On a dit.

23:01
Locuteur 5

Alors, appuyez des placards qui s'ouvrent comme ça. Ou bien comme ça.

23:06
Locuteur 2

Et on la pose nous-mêmes.

23:08
Locuteur 5

Ou pas. D'accord.

23:09
Locuteur 2

Plan de vie, fabrication, poste de votre cuisine avec SoCook, tout est clair, même si vous ne l'êtes pas toujours. SoCook, des cuisinistes pas comme les autres.

23:18
Locuteur 7

Ce soir, c'est Kitok. Allez, vas-y Thomas, avec des produits de cette qualité, tu ne peux pas te louper. Les enfants vont adorer. Et oui, c'est facile d'avoir des idées et de bien manger avec Kitok. Et c'est équilibré.

23:29
Locuteur 2

Hum, ça sent bon. C'est quoi ?

23:31
Locuteur 7

C'est Kitok. Kitok, la boxe à cuisinier française qui a tout bon.

23:36
Locuteur 2

Il y a quoi ton sandwich ? Ben,

23:40
Locuteur 5

salade de moi, chambraère, comme d'hab. Tu peux goûter ? Non. Moi, je peux goûter ton sandwich ? Non. Il n'y a pas de rustique sur ta chambraère ?

23:47
Locuteur 2

Quand tu connais chambraère ? Le jour où vous aimerez les chambraères, nous baisserons leur prix. En attendant, chez Auchan, nous faisons le choix de baisser le prix des produits que vous aimez vraiment. Comme le jambon de Paris à 1,79€. Auchan, le choix, le bon.

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Locuteur 5

Euphitose nuit, dite bonne nuit aux mauvaises nuits. Euphitose nuit, l'efficacité d'une formule concentrée en passiflore pour un sommeil de qualité. En plus de dormir, reposez-vous.

24:14
Locuteur 7

Cet hiver, on part avec Costa au Caraïbe. On fait toutes les îles d'un coup. À Saint-Vincent, on file en kayak. Enfin, dessus, dessous, c'est pareil. Puis à Tortelas, la Tyrolienne nous attend. Et au large de l'île Catalina, on croit un apéro incroyable. Et après, ça, c'est un secret. Alors, oublie les vacances classiques.

24:45
Locuteur 1

Alors, on va d'âge ? Non, il faut que j'aille en ville pour envoyer mes commandes.

24:49
Locuteur 5

Je pensais qu'elles s'envolaient vers leur destinataire. Mais t'as pensé à la collecte de colis pour les pros ? Moi, je fais ça avec mes bijoux. C'est top.

24:56
Locuteur 1

Ça existe, ça ? T'aurais pas des solutions aussi pour ma gestion administrative, mon référencement Internet, par hasard ? Comme ça, j'aurais enfin le temps de déjeuner.

25:03
Locuteur 5

Alors, désolé, mais il n'y a pas écrit La Poste ici. Votre conseillère La Poste Pro est là pour accompagner la réussite de votre business. La suite dans toute franchise

25:24
Présentateur

avec notre invité ce matin, Jean-Philippe Tanguy, député de la Somme et président délégué du Parti Rassemblement National à l'Assemblée. On va parler de l'Assemblée, évidemment, dans un instant. Est-ce que vous attendez des postes ? Vous n'en aviez plus dans la direction, si je puis dire, de l'Assemblée. Mais d'abord, cette censure, donc, dont vous dites que vous pourriez la voter. Vous ne dites pas avant le discours de politique générale de Sébastien Lecornu, sans doute, peut-être, en début de semaine prochaine. Donc, pas avant, mais juste après, potentiellement, et donc avant la discussion parlementaire sur le budget ?

25:58
Jean-Philippe Tanguy

Ah, mais tout à fait. La réponse, elle est très simple. C'est qu'est-ce que va dire M. Lecornu ? Il faut quand même bien dire qu'on est resté sur notre faim avec l'entretien qu'il a donné cette semaine. Après trois semaines de silence, on pouvait s'attendre à des annonces concrètes, à une vision. Et on a l'impression que M. Lecornu essaie désespérément de gagner du temps.

26:15
Présentateur

Vous le qualifiez comment, cette première interview ? Vous la qualifiez comment ?

26:19
Jean-Philippe Tanguy

Sans valeur ni saveur, quoi. Il n'y a rien dedans. Enfin, sincèrement, c'est même pas faire de mauvaises...

26:24
Présentateur

Si, il y a des portes qui sont fermées et qui vont dans votre sens.

26:27
Jean-Philippe Tanguy

Mais la gauche aujourd'hui... Non, mais la gauche s'énerve parce qu'elle a envie de s'énerver, parce qu'elle a envie de... La gauche s'imaginer à Matignon, enfin, elle était toute seule dans un petit monde parallèle à s'imaginer à Matignon, majoritaire dans le pays, le Parti socialiste qui fait 2% à la présidentielle pensait se voir à la tête du pays. Enfin, tous ces gens ne sont pas sérieux. Et si vous lisez l'interview de M. Lecornu...

26:47
Présentateur

Il apporte des réponses précises sur des sujets qui étaient complètement dans l'actualité, par exemple, les retraites...

26:54
Jean-Philippe Tanguy

Écoutez, moi, je trouve qu'il n'y a rien de nouveau. Voilà, dire que les retraites...

26:57
Présentateur

Vous êtes de bonne foi en disant ça, alors que...

26:59
Jean-Philippe Tanguy

Ah non, mais ça... Non, mais moi, j'ai entendu aussi beaucoup de commentaires de tous bords, y compris des éditorialistes, disant qu'il n'y avait quand même pas grand-chose dans cette interview. Surtout qu'on a fait monter, j'ai envie de dire, la pression sur cet entretien. M. Lecornu est peu connu, je ne dis pas ça comme une état de personnel, nous sommes tous des figurants de la vie politique en dehors de quelques grands leaders. Il n'a pas d'identité politique, les gens ne lui associent pas une idéologie, des propositions, un programme, donc il est quand même temps d'entrer dans l'atmosphère. Donc pour moi, M.

Lecornu, il n'est pas du tout rentré dans l'atmosphère, c'est dommage, parce qu'il y a beaucoup d'inquiétudes sur le terrain. Donc aujourd'hui, on attend ce qu'il va dire et moi, je vais vous dire, je connais quand même beaucoup la Macronie maintenant, je connais bien son personnel politique. Moi, je redoute que tous ces gens veulent jouer la montre, c'est-à-dire, en fait, se moquer de nous, se moquer des Français au passage, collectivement, et en fait, prévoir un débat parlementaire qui va s'enliser sur un budget que vous disiez un peu vous-même, finalement, qui ne résoudrait aucun problème, qui serait un budget pour avoir un budget.

Non, mais, qui serait un budget pour avoir un budget et qui n'aurait pas grand intérêt, qui s'enliserait au Parlement, ou dépasserait Noël, et qui n'a jamais été utilisé sous la 5e République, mais je le signale à ceux qui nous écoutent, à votre sagacité, l'article 47 prévoit que dans ce cas-là, il y a des ordonnances. Alors, ça n'a jamais été utilisé sous la 5e République, mais je sens depuis deux ans que quand même, les gouvernements flirtent avec cette tentation ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'en fait, au bout de 70 jours, si le Parlement ne s'est pas prononcé oui ou non sur le budget, eh bien, le gouvernement peut utiliser les ordonnances.

Donc, si le, il faut bien compter sur la gauche là-dessus, le débat sur le budget s'enlise, qu'on n'ait pas voté, et qu'il n'y a pas de 49-3, parce qu'on nous présente l'absence de 49-3 comme un cadeau, mais en fait, le 49-3 provoque un vote. Donc, le 49-3 vous empêche d'empêcher les ordonnances. Eh bien, s'il prétend d'être de bonne foi, en fait, il y aura un complot, mais il y aura un sous-titre, il y aura un scénario qui est en fait de court-circuiter le Parlement et donc les Français en utilisant les ordonnances. Donc, moi, je suis un peu lanceur d'alerte ce matin sur le vrai projet de M. Lecornu.

29:00
Présentateur

Votre sentiment ce matin, la lecture de l'interview, c'est plutôt une censure après le discours de politique générale, si dans le discours il n'y a pas d'éléments de rupture supplémentaires. Et donc, Sébastien Lecornu, dans 10 jours, n'est plus Premier ministre.

29:13
Jean-Philippe Tanguy

Marine Le Pen et Jordan Berdellet ont été très clairs, très clairs. Si pas de rupture de la part de M. Lecornu, il n'y aura pas de censure. Or, là, M. Lecornu, rond avec la rupture, si je puis dire. Si pas de rupture,

29:23
Présentateur

il y aura censure, vous voulez dire ?

29:24
Jean-Philippe Tanguy

Oui, oui, il y aura censure, pardon, excusez-moi. Donc, là, il n'y a pas de rupture. Il n'y a aucune rupture. C'est du macronisme pur jus. Et donc, dans une dizaine de jours, il est en ceci, là ? On dirait le tweet de Jean-Luc Mélenchon, en fait. Mais je ne sais pas, mais en tout cas, moi, je ne sais pas si c'est le tweet de M. Mélenchon, mais sans la photo de M. Lecornu dans Le Parisien, j'aurais cru que c'était du borne dans le texte.

29:41
Présentateur

Et alors ? C'est quoi l'idée ?

29:45
Jean-Philippe Tanguy

L'idée, c'est qu'on ne veut plus de macronisme dans le pays. Mais il n'y a plus... J'ai même vu un sondage hier ou avant-hier qui disait que les Françaises et les Français voulaient davantage que le Rassemblement National participe à un gouvernement que les macronistes eux-mêmes.

29:58
Présentateur

Vous dites borne pour vous, pardon, Elisabeth, c'est le niveau zéro pour vous de la politique, c'est ça ? Pourquoi vous l'avez essayé ?

30:04
Jean-Philippe Tanguy

Ah oui, c'est le niveau zéro de la politique, Elisabeth Borne. D'ailleurs, je l'avais appelée ici Borne a rien.

30:07
Présentateur

Ce n'était pas très aimable. Non, mais c'est très vrai. Ni très élégant.

30:11
Jean-Philippe Tanguy

Non, mais c'est très vrai. Vous savez, parfois la vérité n'est pas forcément très élégante. Il y a quelques vérités bonnes à dire qui ne sont pas forcément très élégantes. Si je peux vous faire toute la liste des incapacités de Mme Borne sur le nucléaire, les finances publiques ou l'éducation nationale aujourd'hui, la liste serait longue et j'ai peur qu'on perde beaucoup de gens en ligne.

30:26
Invité

Mais pour que les choses soient tout à fait claires, en vous écoutant, vous refusez de participer à la discussion parlementaire parce que Sébastien Lecornu dit que ce ne sera pas à mon budget, au fond, ce sera au parlementaire, il donnera un cadre. C'est au parlementaire de discuter. Donc vous dites que ça va s'enliser, ce n'est pas la peine. Donc autant, si je le dis de façon un peu vulgaire, le virer tout de suite. Ça ne servira à rien. Vous refusez. Il dit que je suis sous la tutelle du Parlement. Mais ce n'est pas rien quand même.

30:53
Jean-Philippe Tanguy

Si ce n'est rien, c'est la Constitution. Mais on n'a pas besoin d'un ventriloque comme M. Lecornu pour nous expliquer la Constitution. Le gouvernement répond devant l'Assemblée nationale. C'est un fait. Donc en fait, on a l'impression qu'il fait une révélation alors qu'il nous explique, il nous lie la Constitution. Donc je pense que les Françaises et les Français connaissent les institutions de la Ve République. Que M. Lecornu les connaisse aussi, c'est bien. Enfin, ça ne suffit pas pour être Premier ministre. Et quand il dit que le budget dépend du Parlement, vous savez très bien que c'est faux. Moi, je n'en peux plus de ces mensonges et ces éléments de langage. Ce n'est pas vrai.

Aucun gouvernement ne parle d'une feuille blanche. Le budget, ce sont des centaines de milliards de dépenses qui sont déjà engagées. Personne ne parle d'une feuille blanche. Le budget, en fait, chaque année, on étudie quelques variations du budget. Donc en fait, il ment. Et en fait, j'ai envie de dire, moi, ce qui me choque dans cette interview, c'est qu'il ment avec le sourire et il joue l'humilité pour jouer la duplicité. Ce n'est pas vrai qu'il parle d'une feuille blanche. C'est un mensonge. Et donc, si on parle là-dessus, en fait, ça m'énerve parce que tous ceux qui travaillent un peu sur le budget savent qu'il nous prend pour des imbéciles et donc il est en train

31:58
Invité

de tromper les Français. Si vous censurez et qu'on comprenne bien, pour vous, mécaniquement, derrière, il faut, gouvernement tombe, dissolution. Pour vous, c'est mécanique, c'est synonyme ? Malheureusement, ce n'est pas mécanique puisque ça dépend

32:09
Locuteur 10

d'Emmanuel Macron. Mais c'est, vous appelez le chef de l'État. Mais ce n'est pas pour nous.

32:13
Présentateur

Qu'est-ce qui empêcherait

32:19
Jean-Philippe Tanguy

de la responsabilité, être digne de la Ve République ? Alors, j'avoue que ces critères individuellement et cumulatifs ne correspondent pas beaucoup à Emmanuel Macron. Ça, je vous l'accorde.

32:27
Présentateur

Mais ce sont ses prérogatives.

32:28
Jean-Philippe Tanguy

Non, mais non, parce que c'est la différence entre la République, comment dire, et un régime corrompu. C'est que quand vous êtes digne des institutions ou quand vous estimez que les institutions vous appartiennent. Donc, en République, les institutions vous dépassent et vous êtes serviteur d'institutions qui vous dépassent. Vous estimez qu'ils utilisent ? Bien sûr que oui. Ils l'usent la République

32:47
Présentateur

jusqu'à l'accord, Mme Martich. C'est imparable à un système de...

32:50
Jean-Philippe Tanguy

Corruption morale ? Tout à fait. Mais vous savez, mais... Non, mais vous dites,

32:53
Présentateur

Emmanuel Macron corrompt...

32:55
Jean-Philippe Tanguy

Corrompt l'arrivée d'aujourd'hui. Corrompt les institutions. Quand vous perdez les élections que vous avez vous-même provoquées, vous-même provoquées, Mme Martichoux, et qu'il y a des discours que tout le monde pourra retrouver sur Internet où M. Macron disait si je perdais une élection que j'avais provoquée, je partirais et qu'il ne part pas,

33:10
Locuteur 10

effectivement, vous corrompez de l'intérieur les institutions. Une constitution et les règles sont respectées. Elles vous plaisent ou elles ne vous plaisent pas ? Vous trouvez que les choses sont bonnes ou pas ? Je suis désolé, monsieur.

33:19
Jean-Philippe Tanguy

Les règles ne sont pas respectées. Il est évident sous la Ve République que le pouvoir de dissolution, qui est un pouvoir exorbitant de toutes les constitutions que nous avons eues et même de toutes les constitutions occidentales d'une manière générale, lie à ce pouvoir exorbitant une responsabilité exorbitante qui est d'assumer que vous êtes minoritaire et que vous ne voulez pas vous accrocher au pouvoir. Quand, comment dire, nous avons aujourd'hui en Ve République autant de Premier ministre sur un an que sous la Ve République déclinante, c'est que les institutions ne fonctionnent pas. Donc, on ne va pas se cacher d'un petit doigt et quand M.

Macron est au fond du trou de l'impopularité avec des records pires que pendant la crise des Gilets jaunes, c'est bien que les Françaises et les Français estiment que M. Macron n'est pas digne de la Ve République. Donc, si on comprend bien... Peut-être que ce n'est pas aimable comme ce que j'ai pu dire sur Mme Bor, mais moi, je ne suis pas là pour être aimable avec les chefs à plumes du macronisme.

Je suis là pour dire en tant que gaulliste que la Ve République, c'est que si le président de la République est minoritaire dans le pays, il n'a pas à s'accrocher au pouvoir, surtout dans une période, Mme Martichoux, où on doit prendre des grandes décisions, il doit y avoir des grands arbitrages et comme l'a souligné Tom, vous l'avez souligné tout à l'heure, et comme l'a souligné Mme Chabot, il faut faire 100 milliards d'économies avant 5 ans si on ne veut pas que la France se retrouve sous tutelle du FMI. Donc, il y a un moment l'hypocrisie, les faux-semblants, les amabilités de façade, moi, il y a mon pays qui est en train de crever.

Donc, entre mon pays qui est en train de sombrer et être aimable avec Mme Borde, M. Macron, ou je ne sais qui, j'ai choisi mon camp.

34:43
Présentateur

Corruption, urgence, etc. Corruption morale,

34:45
Jean-Philippe Tanguy

je n'ai pas dit de corruption financière.

34:46
Présentateur

Absolument, des fonctionnements des institutions, mais à vous entendre, il n'y aura pas de discussion parlementaire sur le budget si dans une semaine, pendant le discours des politiques générales, une dizaine de jours, Sébastien Lecornu n'accède pas à vos demandes.

35:06
Jean-Philippe Tanguy

Nos demandes, il peut faire d'autres propositions de rupture. C'est ce que je vous ai dit sur les retraites. Nous, on a tracé un chemin, on a des propositions. On propose 100 milliards d'économies telles que Marine Le Pen les a expliquées sur l'immigration, la contribution à l'Union Européenne, la fraude, le train de vie de l'État, le millefeuille administratif, tout ça. S'ils nous proposent d'autres économies qui sont valables, nous, on les regardera et le cas chiant, on les soutiendra. Mais je ne vais pas continuer à supporter un gouvernement qui dit la situation est grave, faisons des économies et augmenter les dépenses de 30 milliards d'euros comme le proposait François Béroud.

Voilà, on est avec des gouvernements mythomanes. Et donc, nous, comment dire, notre responsabilité, c'est de dire notre vérité, mais il y a un moment où notre vérité dépasse, comment dire, les mensonges du gouvernement, qui sont des mensonges objectifs.

35:54
Invité

Donc, vous prendrez le temps de lire toutes les propositions de Sébastien Lecornu, qui pourraient être présentées avant au contenu dans la déclaration politique générale. Pour le moment, ça ne va pas prendre

36:03
Jean-Philippe Tanguy

beaucoup de temps.

36:04
Invité

Voilà, déposer une motion de censure ou voter une motion de censure de la gauche pour être sûr de renverser le gouvernement. Tout à fait. S'il y a des élections, s'il y a une dissolution, si vous avez une majorité relative confortable, dites-vous, et non plus une majorité absolue, vous accepteriez éventuellement de gouverner en proposant, pour obtenir ou aller jusqu'à la majorité absolue au LR de vous soutenir ou de travailler avec vous. C'est-à-dire que demain, vous proposez de travailler avec Bruno Retailleau, par exemple ?

36:34
Jean-Philippe Tanguy

Je pense que Marine Le Pen a été très claire dans ses propositions. Marine Le Pen veut rassembler les Françaises et les Français et le plus possible tous les hommes et les femmes de bonne volonté. S'il y a des bonnes volontés et des compétences, évidemment, on les prendra. Quand le général de Gaulle arrive au pouvoir en 1958 avec une situation extrêmement grave, il tend la main à un certain nombre de personnalités qu'il avait combattues, qu'il avait insultées et qui avaient des compétences en économie. Par exemple, le plan PINER-EF, qui est le plus grand plan de redressement des finances publiques, il est fait par M. PINER et M.

RUEF qui sont des opposants au général de Gaulle mais qui acceptent de travailler pour l'intérêt général. Donc, nous, on n'est pas du tout dans le sectarisme. Par contre, on est dans la clarté. C'est-à-dire qu'on veut que ceux qui pourraient travailler avec Marine Le Pen et Jordan Bardella nous rejoignent sur un programme clair et pas pour avoir un poste et une voiture avec chauffeur comme c'est le cas aujourd'hui de M. Retailleau avec M. Macron.

37:21
Présentateur

Alors, le temps passe vite. Encore beaucoup de questions. Des réponses courtes, s'il vous plaît, Jean-Philippe Tanguy, une bataille qui va jouer à l'Assemblée pour les postes puisque tous les postes sont remis comme à chaque rentrée parlementaire, remis en jeu. Vous étiez exclu il y a un an. Est-ce que vous espérez retrouver des postes de vice-présidence par exemple ?

37:38
Jean-Philippe Tanguy

Normalement, oui.

37:39
Présentateur

De combien ?

37:40
Jean-Philippe Tanguy

Normalement, on aura au moins deux vice-présidents comme Sébastien Chenu et Hélène Laporte l'étaient et qui faisaient très bien leur travail et qui ont été victimes d'une alliance de M. Attal avec les Insoumis pour nous exclure. Pas de postes parce que les postes pour les postes, c'est la représentation des Français. Les Français ont voté pour nous. Ils ont le droit d'être représentés à due proportion à l'Assemblée nationale.

38:00
Invité

Ces postes-là que vous espérez, ce sera dans le cadre cette fois-ci d'un accord avec la Macronie ? C'est toujours mieux

38:06
Jean-Philippe Tanguy

d'avoir un accord parce que dans le règlement de l'Assemblée nationale, il doit y avoir un accord qui évite, envie de dire, des arrangements et des trucs dans le dos des Français. Donc nous, on préfère que ce soit clair et que ce soit fait devant tout le monde.

38:18
Présentateur

Est-ce que vous avez un deal avec...

38:21
Jean-Philippe Tanguy

C'est fait, ça y est. Pour tout vous dire, l'année dernière, il y avait un deal et puis au dernier moment, le deal est tombé parce que M. Attal a trahi Mme Brun Pivet qui elle-même n'était pas clair. Tout ça, ce sont des histoires politiciennes

38:32
Locuteur 10

un peu lamentables. Mais là, en France, les discussions sont en cours et ça devrait aboutir.

38:37
Jean-Philippe Tanguy

Mais écoutez, vous écoutez... Pour être clair... Mais ils le disent. Quand vous écoutez Mme Brun Pivet, présidente de l'Assemblée, elle dit qu'elle est favorable à ce que tout le monde soit bien représenté. Donc c'est elle qui, l'année dernière, n'a pas respecté son accord. Il y a des discussions

38:47
Invité

entre Marine Le Pen et...

38:49
Jean-Philippe Tanguy

Oui, mais ces discussions, elles sont publiques, elles sont connues. Mais nous, justement, on veut que ce soit public, connu et républicain. On ne veut pas de magouilles, on ne veut pas d'arrangements. Ça suffit, les gens ne peuvent plus de toutes ces magouilles et d'avoir l'impression que leur personnel politique ne sont occupés que par leur petit nombril, leur complément de salaire et leurs avantages en nature pendant que le pays sombre. Moi, dans ma circonscription, la plupart des usines sont en redressement social. On a les agriculteurs, Picard et ailleurs en France. Pour la troisième année, les prix des céréales sont en baisse.

Donc, on a une situation économique catastrophique et on a un monde politique qui vit dans son petit monde et qui pense que les gens sont très intéressés par leur nombril. Alors, moi, j'ai un scoop pour eux. Les Françaises et les Français se fichent des nombrils des hommes politiques et ils ont bien raison.

39:30
Présentateur

Alors, la grande affaire de la semaine sur le plan judiciaire, c'est la condamnation de Nicolas Sarkozy dans l'affaire libyenne à cinq ans de prison ferme, un mandat dépôt à exécution provisoire. Est-ce que cette condamnation à l'exécution provisoire, dans laquelle a été condamnée aussi Marine Le Pen ? Elle a fait appel. Vous êtes finalement à mettre en avant les arguments de défense de la patronne du Rassemblement national, enfin, du groupe.

39:53
Jean-Philippe Tanguy

Oui, parce que c'était des arguments que nous disions avant. Notre contestation de l'exécution provisoire pour des gens qui ne sont ni dangereux, ni récidivistes et qui ne vont pas s'enfuir au bout du monde, on a toujours condamné avant que ça concerne Marine Le Pen et nos amis à justement condamner en première instance et qui finalement font appel et sont donc présumés innocents pour une raison simple. C'est que quand vous faites appel, vous êtes présumés innocents et vous êtes quand même condamnés à un préjudice qui ne sera pas réparable.

Donc, si vous voulez mettre en prison de manière temporaire des violeurs, des meurtriers, des gens qui vous ont agressés et qui sont susceptibles de se venger contre les victimes, contre les juges, contre les policiers, évidemment, ou la mafia, évidemment, ces gens-là sont dangereux, donc il y a, comment dire, une procédure exorbitante. Mais Marine Le Pen, innocente, ne représente aucun danger pour la société. Nicolas Sarkozy ne représente aucun danger pour la société et on voit bien qu'on est dans une forme de vendetta judiciaire contre l'opposition qui n'a rien à voir avec la justice.

40:53
Invité

La présidente du tribunal a subi des menaces de mort très importantes. Est-ce que vous condamnez ces menaces ? Il en était de même, d'ailleurs, pour la présidente du tribunal qui avait jugé Marine Le Pen qui avait été aussi menacée. Et vous condamnez très formellement et très fortement ces menaces. Et j'ajouterais, quelle garantie vous donnez de l'indépendance de la justice si vous arrivez au pouvoir ?

41:20
Jean-Philippe Tanguy

Mais tout simplement, la Constitution. La Constitution française protège l'indépendance, l'autonomie de l'autorité judiciaire. Et il n'y a aucune raison de croire que cette autorité ne sera pas indépendante. D'ailleurs, elle l'est. Et parfois, on peut s'interroger d'ailleurs si l'autorité judiciaire devrait s'interroger sur sa capacité à assurer cette indépendance. Et ce n'est pas la faute des hommes politiques et des femmes politiques. Pourquoi est-ce que le Conseil de la magistrature, qui est le Conseil de discipline de l'autorité judiciaire, ne sanctionne jamais de magistrats ? Ou presque jamais. Bon, moi, je le suis né à Bloigny-sur-Mer.

41:50
Invité

Comment j'ai sa composition ? Comment on fait ? Non, mais je ne crois pas que c'est un problème de composition.

41:53
Jean-Philippe Tanguy

Je crois que c'est un problème d'attitude. Quand vous avez, moi, je le suis né à Bloigny-sur-Mer, le procès Outreau, où est M. Bourgaud, le responsable de cette catastrophe judiciaire ? Oui, il a fait carrière. Il n'y a pas eu de sanctions. Le mur des cons, tout le monde l'a vu. Ce n'est pas un procès d'intention. Ils ont été pris en flagrant délit. Qu'est-ce qui s'est passé ? Rien du tout. Donc, on parle toujours de l'indépendance à juste raison de l'autorité judiciaire des hommes et des femmes politiques. Mais la justice, elle est indépendante du pouvoir politique, mais elle n'est pas indépendante des Français, puisque la justice rend la justice au nom du peuple français.

Et je constate que la discipline interne à la magistrature est quasiment inexistante. Et je peux vous dire que ça choque beaucoup de gens qui n'ont rien à voir avec le Rassemblement National. Julien Arnaud, pardon.

42:33
Invité

Vous interdisez au magistrat d'être syndiqué ?

42:35
Jean-Philippe Tanguy

Marine Le Pen l'a très bien expliqué. Il y a des syndicats... Oui et non. Oui et non. Non, mais là, c'est un peu compliqué. Désolé, c'est-à-dire on peut être syndiqué pour défendre des... Par exemple, que le tribunal soit bien entretenu, que vous ayez, comment dire, des carrières justement indépendantes. Par contre, être syndiqué à un syndicat qui revendique de vouloir faire la chasse aux politiques, à certains politiques et qui considère que le rôle...

42:58
Présentateur

Donc c'est un peu oui quand même sur le principe si jamais on voit que le syndicat a des positions politiques.

43:04
Jean-Philippe Tanguy

Oui, mais quand vous avez le syndicat de la magistrature qui fait un stand à la fête de l'humanité, il fait un stand à la fête de l'humanité. Tout le monde devrait être choqué par le fait qu'un tiers des magistrats aille à la fête de l'humanité, c'est-à-dire à la fête des communistes.

43:15
Présentateur

Arnaud nous rejoint pour vous poser des questions au tac au tac. Vous nous disiez tout à l'heure au début de l'émission... Bonjour Julien. Bonjour. ...que oui, il faudrait abattre des drones russes s'ils étaient surpris en survol au-dessus d'une usine d'armement ou d'un aéroport français. Vous dites oui, il faut abattre. Vous dites notre armée doit abattre avec le feu vert otanien ou d'initiative franco-française ?

43:42
Jean-Philippe Tanguy

On n'a pas à avoir de feu vert otanien. La France, c'est la France.

43:46
Présentateur

D'accord. Donc vous le ferez sans passer par l'OTAN dont vous dites d'ailleurs qu'il faut sortir du commandement intégré. Comme si nous étions capables tout seuls de nous défendre ?

43:54
Jean-Philippe Tanguy

J'espère que la France est capable d'abattre un drone au-dessus de nos territoires. J'espère vraiment parce que là, dans ce cas-là, il faut vraiment dissoudre d'urgence et avoir un débat politique en France parce que la situation serait grave. Ceci dit, j'ai lu que l'ancien chef d'état-major Villiers a dit de manière assez quand même inquiétante que la guerre se rapprochait et que la France n'était pas armée pour cette guerre ce qui est assez inquiétant.

44:15
Présentateur

Les questions du Tacotac de Julien Arnaud.

44:16
Invité

Bonjour Jean-Philippe Tanguy. Bonjour. Après la reconnaissance de l'état palestinien, Benjamin Netanyahou traite Emmanuel Macron de dirigeant faible qui cède aux pressions des foules antisémites qui réclament le sang d'Israël. Un premier ministre israélien doit-il dire ça ?

44:30
Jean-Philippe Tanguy

Non, mais moi je suis patriote donc je n'accepte pas qu'on insulte le président de tous les français même si malheureusement je suis son opposant. Donc il faut toujours être solidaire des dirigeants français de son pays, de son propre pays et il est inacceptable que la France se fasse insulter de cette sorte.

Moi, par contre, les forces d'opposition doivent souligner qu'Emmanuel Macron est d'un grand cynisme et fait aujourd'hui des arbitrages politiques qui sont inexplicables sans ce cynisme à savoir sacrifier nos compatriotes de confession juive leur sécurité, leur sûreté et leur dignité profitent de petits calculs d'ailleurs très insultants pour les quartiers faisant croire que le moteur de vote de nos concitoyens habitant dans certains quartiers serait l'antisémitisme ce qui est quand même extrêmement grave si ça devait être vrai.

45:13
Invité

Réponse courte, effectivement. Désolé, mais la situation est grave quand même. Il y a une semaine aux Etats-Unis, au Magic 6L à Charlie Kirk l'influenceur ultra-conservateur assassiné, présence de Louis Alliot vice-président du RN. Charlie Kirk, un modèle pour vous ? Non, mais il est quand même

45:26
Jean-Philippe Tanguy

normal d'aller rendre hommage à un intellectuel, une personnalité n'importe qui qui a été assassiné pour ses convictions. Moi, ce serait une personnalité de gauche ou de n'importe quelle obédience politique non-violente. Je lui ai rendu hommage. Le problème, c'est quand même qu'on doit justifier de ne pas accepter qu'on soit assassiné par balle quand on est pacifique. Non, mais c'est inacceptable.

45:47
Invité

Le Parisien aujourd'hui en France pose cette question en une ce matin. Qui en veut aux églises de France ? Le vandalisme dans les édéfices religieux repart à la hausse. Les églises ne sont pas assez protégées ? Elles ne sont pas du tout protégées malheureusement.

45:59
Jean-Philippe Tanguy

Je remercie le Parisien d'avoir le courage de notifier ce qui se passe dans nos territoires. C'est très grave. Des vols, des pillages, des désacralisations aussi sur les cimetières. D'ailleurs, les églises sont vraiment attaquées au quotidien dans une certaine indifférence. Il faut bien le dire. Malgré le travail des mères euro... Vous demandez au ministre

46:16
Présentateur

de l'intérieur de les mettre davantage sur le surveillance ? De plus protéger ? On a compris.

46:20
Jean-Philippe Tanguy

Oui, mais c'est surtout là pour le coup, il faut être franc. On ne peut pas mettre des policiers devant... Il doit y avoir 40 000 églises en France. On ne peut pas mettre des policiers partout. Dans chaque église ? Non, mais non. Il faut donner les moyens aux mères, notamment aux mères euro que je connais bien. J'ai 227 communes dans ma circonscription pour protéger les églises. Malheureusement, on en est là. Il faut les protéger, les renforcer et donner les moyens avant qu'elles soient abîmées. J'ai pillé.

46:39
Invité

Jean-Philippe Tanguy, autre question. Vous serez candidat au municipal en 2026 ? Absolument pas. Même pas la rumeur Boulogne-sur-Mer ?

46:44
Jean-Philippe Tanguy

Il y a toutes les rumeurs. Il y avait mon Didier dans ma circo, il y avait Boulogne-sur-Mer à ma ville de naissance. Il faut mieux faire envie que pitié. Mais là, je fais un peu trop envie. J'aimerais faire un peu plus pitié à certains journalistes

46:52
Présentateur

qui s'arrêtent. Vous êtes bien à l'Assemblée. Donc, c'est non.

46:54
Jean-Philippe Tanguy

Non, mais moi, je respecte ma parole. J'ai dit à mes compatriotes et aux Samariens que je serai leur député.

47:00
Invité

Ce n'est pas pour aller ailleurs. Très bien. Éric Dupond-Mauriti, l'ex-garde et de Sceaux, publie « Jure et craché » ces jours-ci. Il explique notamment que certains magistrats, une clique parfaitement identifiée, sont devenus les garants ont trop proclamé de la morale. Il déteste non pas les politiques, mais le pouvoir. Et en même temps, il dit, comme Marine Le Pen, on appelle les gens à manifester contre des juges. On est chez les fous. J'imagine que vous partagez à moitié ce qu'il dit. Vous le lirez ? Non.

47:24
Jean-Philippe Tanguy

Mais il comprenne qu'il pourra. Enfin, je veux dire, qu'il reconnaît qu'il y a un problème de discipline, comme je le disais, au sein d'une petite partie de la magistrature. Et après, on devrait se taire et ne rien dire. Donc, s'il n'y a que M. Dupond-Mauriti qui a le droit de dire sa vérité, c'est assez lié au personnage. Mais c'est compliqué parce que Dupond-Mauriti, comme beaucoup de macronistes, est visiblement un acteur raté. C'est quand même très préoccupant que le personnel politique macroniste... Il y a beaucoup de monde dans ces spectacles ? Peut-être. Mais c'est toujours... Mais c'est qu'il est bon. C'est pas forcément

47:52
Invité

un acteur raté.

47:53
Jean-Philippe Tanguy

Oui, je ne sais pas. Il y a peut-être des moments dans ces spectacles. J'ai cru comprendre qu'il n'y avait pas beaucoup de lecteurs, par contre, dans un certain nombre d'ouvrages. Vous savez, que ce soit M. Attal, M. Macron, M. Dupond-Mauriti, tous ces gens qui voulaient être acteurs et qui ont fait de la politique. Moi, je pense qu'en politique, c'est pas lire des scripts et c'est pas jouer un rôle. Mais c'est sans doute le vrai clivage entre les patriotes et ceux qui ont mis la France dans cet état. Ils doivent estimer que tout n'est que comédien, tragédien, comme avait dit le pape à Bonaparte.

48:24
Présentateur

Une petite question, réponse malheureusement courte, mais elle est importante. Je voudrais juste revenir à un mot, d'un mot sur l'OTAN. Marine Le Pen, ici même jeudi soir, a réitéré la volonté de sortir du commandement intégré. Est-ce que la France a les moyens, toute seule, avec son armée, de se défendre en cas d'agression ?

48:40
Jean-Philippe Tanguy

Non, mais sortir du commandement intégré n'est pas sortir de l'Alliance Atlantique.

48:44
Présentateur

Non, comme le général de Gaulle

48:45
Jean-Philippe Tanguy

l'avait fait. C'est justement, comment dire, assumer que la France ne doit pas dépendre exclusivement de ses...

48:51
Présentateur

Mais c'est au nom de la souveraineté que Marine Le Pen veut sortir du commandement intégré. Néanmoins, si jamais il y avait une agression, elle ferait appel évidemment aux forces de l'OTAN.

49:00
Jean-Philippe Tanguy

Ah ben bien sûr, nous restons...

49:01
Présentateur

Dans le cadre de l'article 5. C'est exactement

49:03
Jean-Philippe Tanguy

ce que le général de Gaulle a fait.

49:04
Présentateur

Donc le beurre et l'argent du beurre.

49:05
Jean-Philippe Tanguy

C'est pas le beurre et l'argent du beurre parce que ça demande un effort de défense supplémentaire parce que quand vous êtes dans le commandement intégré, vous reposez structurellement sur vos alliés, en particulier sur les Etats-Unis, en fait vous vous affaiblissez. Voilà. Et je pense qu'aujourd'hui on s'est rendu compte, comme le général de Gaulle nous l'avait dit et nous l'avait annoncé qu'on ne peut pas dépendre des Américains. Donc en fait le paradoxe c'est que ceux qui veulent rester dans le commandement intégré de l'OTAN et qui se plaignent de M. Trump mentent aux Français.

On ne peut pas à la fois se plaindre que des dirigeants américains ne correspondent pas à la vision qu'à la France de l'ordre international et de la défense et vouloir rester dans le commandement intégré de l'OTAN. Donc nous on avait dit la vérité bien avant que M. Trump apparaisse dans le paysage politique.

49:46
Présentateur

Et bien avant toutes les menaces sur l'Europe.

49:48
Jean-Philippe Tanguy

Oh il y a toujours des menaces vous savez.

49:51
Présentateur

Peut-être la réflexion sur les équilibres géopolitiques. Merci beaucoup Jean-Philippe Tanguy d'avoir été notre invité. Merci à vous pour votre accueil. Merci à vous.