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DébatPublic Sénat (sur YouTube)· 21 mai 2024 42 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsCulture, médias & sportSolidarités & famille

Audiovisuel public : Une fusion pour quoi faire ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 30 %Défensif 25 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi fusionner France Télé et Radio France ?

  • 7:30OuverteRéponse partielle

    Est-ce que cette fusion va faire des économies ?

  • 10:00RelanceRéponse directe

    Pourquoi cette réforme est-elle une mauvaise idée selon vous ?

  • 12:30OuverteRéponse directe

    La holding va-t-elle affaiblir la radio ?

  • 15:00RelanceRéponse directe

    Avez-vous peur d'une reprise en main politique avec cette nouvelle structure ?

  • 17:30OuverteRéponse directe

    Comment garantir l'indépendance des journalistes dans cette réforme ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Rachid adatiChiffre
    « on rassemble des forces on est plus puissant et on est plus efficace si on rassemble des forces et on est plus puissant plus efficace »
  • 4:00Rachid adatiFait
    « il faut une gouvernance unique pour mener sa réforme »
  • 10:00Jean-Noël janonetFait
    « l'union fait la force franchement c'est une affirmation très générale et qui est inadapté »
  • 18:00Jean-Noël janonetFait
    « chaque composante de la BBC doit garder son unité »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

j'ouvre le second débat de ce sens public consacré à une réforme qui déclenche des passions des menaces de grff des polémiques la fusion des télés et des radios publiques en un seul groupe une sorte de BBC à la française on en parle depuis des décennies et Rachid adati veut l'imposer rapidement Jonathan duprieèz Rachid adati veut faire de l'audiovisuel publicique un pôle puissant pour ce faire la ministre de la Culture veut regrouper Radio France France Télévision Elina d'abord sous une holding pour 2025 puis fusionner définitivement ses entités au 1er janvier 2026 sous la bannière France média objectif affiché de la manœuvre renforcer le service public face à la concurrence internationale des plateformes acable on rassemble des forces on est plus puissant et on est plus efficace si on rassemble des forces et on est plus puissant plus efficace il faut une gouvernance unique pour mener sa réforme le gouvernement a repris à son compte une proposition de loi sénatoriale porté l'année dernière par le sénateur centriste Laurent Laffond sauf que le parlementaire prévoyait lui d'intégrer France médiamonde à la holding ce que le gouvernement exclut à ce stade le fait qu'il ait une visibilité de l'audiovisuel public et une présence de l'audiovisuel public la plus large possible dans le monde c'est c'est un élément qui est vraiment de l'ordre stratégique pour nous c'est pour ça que laisser en dehors de la structure regroupée France médiamond n'a pas de sens et et je dirais même que à terme c'est la mort de France médiamonde s'il n'est pas dans la structure regroupée de son côté la gauche s'oppose depuis le début à ce projet qu'elle assimile à un retour à l'ORTF pour la socialiste Sylvie Robert cette fusion prévue sans étude d'impact préalable risque surtout d'engendrer une importante case sociale de mettre tout le monde sous un même chapeau va nécessiter forcément un autre projet stratégique deuxièmement aucune étude d'impact imaginez on va réformer l'audiovisuel créer cette super structure sans étude d'impact juridique sans étude d'impact financière sans étude d'impact sur les enjeux sociaux que ça va engendrer si le gouvernement veut aller vite il devra composer avec l'opposition des partenaires sociaux l'arme au pied à l'unisson les syndicats de Radio France France Télévision Lina et France méiaamonde ont déposé des préavis de grève pour jeudi et vendredi date de l'examen du texte à l'Assemblée nationale faut-il fusionner France Télévision et Radio France il y a-t-il un risque de reprise en main politique on en débat avec Laurent Laffond bonsoir bienvenue à vous vous êtes sénateur Union centriste du valdeemarne président de la commission de la culture éducation communication et sport et puis auteur de cette proposition de loi justement relative à la réforme de l'audiovisuel public et de la souveraineté audiovisuelle violette spilbou bonsoir et bienvenue vous êtes député renaissance du Nord porte-parole de ce groupe Renaissance à l'Assemblée Jean-Noël Janet bonsoir et bienvenue à vous historien producteur de concordance dest c'est sur France Culture et ancien président évidemment de Radio France vous avez aussi j'aurais pu commencer par là été secrétaire d'État à la communication évidemment asdin Ahed Chaou est resté à mes côtés élitorialiste politique euh on va peut-être remonter un peu à à l'origine Laurent lafo vous d'autres sénateurs vous portez cette idée d'une holding regroupant les médias du service public vous dites quoi les planètes sont en train de s'aligner enfin on va pouvoir le faire oui enfin c'est c'est une idée que nous portons depuis nombreuses années ici au Sénat puisque la le le premier rapport qui mentionnait l'utilité d'une une ligne date de 2015 donc vous voyez depuis il y a eu un certain nombre d'étapes moi quand j'ai fait ma proposition de loi il y a tout juste un an elle a été votée en juin dernier ici même au Sénat pas grand monde croyait à une issue favorable de ce de ce texte nous avons souhaité nous majorité sénatoriale porter ce texte parallèlement il y avait des députés qui travaillaient aussi au sein de la commission culture sur le même sujet et qui arrivaient au même constat et puis quelqu quelqu mois plus tard le gouvernement a aussi partagé à travers notamment des prises de position assez clair de la ministre de la Culture Rachid hadti a aussi partager ce constat qu'il fallait aller plus loin plus fort dans les coopérations entre les différents acteurs deudovisel publ ou et on va voir comment ça pourrait se se se mettre en œuvre violette speedb pourquoi il faut fusionner france télé radio France bah on est dans un monde des médias et de l'information qui est en pleine transformation d'abord il y a la concurrence des chaînes privées des plateformes qui concentrent beaucoup de moyens avec la publicité qui s'oriente sur ces plateformes et puis on a un changement d'usage c'est-à-dire que les citoyens s'informment de plus en plus sur ces plateforme sur le téléphone plutôt que sur la télévision ou à la radio et puis dans tout ce monde en pleine mutation et bien il y a donc ces réseaux sociaux la désinformation les ingérences étrangères la massivité et la vitesse de toute cette circulation d'information et la nécessité vraiment en France d'avoir un audiovisuel public fort qui soit fort dans un monde très dangerux il est pas assez fort tel que dans sa configuration actuelle on le voit aujourd'hui euh tous les acteurs des médias et les journalistes qui travaillent dans l'audiovisuel sont inquiets de voir ce qui se passe aujourd'hui sur les plateformes de voir que même si on a un audiovisuel public fort et qui est une chance pour nous et bien les jeunes aujourd'hui regardent de moins en moins la télévision s'informe auprès d'influenceurs en fait tout ça ça inquiète parce que finalement une information fiable de qualité indépendante c'est bien sur l'audiovisuel public qu'on l'a et il doit être encore renforcé alors donc question de taille critique on peut on peut dire ça comme ça Jean-Noël janonet vous avez signé dans le monde le mois dernier une tribune hostile à la fusion pourquoi est-ce selon vous une mauvaise idée je n'ai pas changé d'avis depuis le mois dernier et je me trouve en somme un contre deux même si bien sûr c'est une position au fond assez confortable je pense que cette idée est une mauvaise idée néfaste pour l'audiovisuel j'ai fait la bonne grâce de penser que nous avons le même but c'est-à-dire de continuer à préserver un audiovisuel public fort qui soit important démocratiquement et important culturellement je pense que votre réforme est fondée sur deux idées fausses d'abord que l'union fait la force et ensuite que le changement évidemment puissant impressionnant de l'ensemble du monde médiatique doit impliquer le changement que vous proposez l'union fait la force franchement c'est une affirmation très générale et qui est inadapté si il s'agit d'automobile ou de fabriquer des smartphones je pense que le rapprochement peut-être utile mais dans le cas de d'établissement audiovisuel dont chacun a une vocation spécifique je pense que en reprochant tout ça vous enlevez à cet audiovisuel public beaucoup de sa souplesse beaucoup de son agilité je pensais en vous lisant on aime le cinéma vous et moi je pensais à Boris carlov vous savez dans dans Frankenstein vous êtes en train de donner quelque chose de terriblement rigide jeisut de l'udiisu traès bien gag sous l'autorité sous l'autorité d'un chapautage global président ouésident puis toute l'expérience montre que l'expérience la sociologie administrative laologie historique montre que quand on regroupe sous une seule autorité des entités qui existent déjà alors on crée un nouveau niveau ça d'ailleurs financièrement ça sera AA des et et des aut en plus des automiles l'essenti n'est pas là on va on va surtout détourner une bonne partie de l'énergie nécessaire à des querelles intestines c'est un fait vous vous parlez monsieur le sénateur vous vous parlez de vous ne voulez une holding et pas une fusion c'estàd je pense que c'est on va rentrer un peu dans le détail la holding 2025 la fusion en tout cas c'est ce que c'est ce qu'espère je veux pas avancer mais c'est simplement pour pour illustrer le fait que cette union ne fait pas la force et que la spécificité de chaque entreprise permettra au service des valeurs que nous partageons et des aspirations que qui sont les nôtres et les vôtres et les miennes permettra d'être beaucoup plus efficace voilà ma conviction que je me réjouis de pouvoir développer mais nous avons trois quart d'heur pour le faire c'est la le luxe de cette émission lurant La fond pour pour commencer peut-être tiens sur les économies est-ce que c'est oui ou non un moyen de faire des économies ou est-ce que finalement bah c'est un faux débat ça honnêtement c'est pas le sujet moi quand j'ai écrit cette proposition de loi et quand nous en avons discuté notamment avec nos collègues députés c'était vraiment pas la la la le le l'objet principal l'objet pourquoi parce qu'on réussira pas à en faire comme le dit Jean que de toute façon le les strates administratives vont vont vont s'additionner très très clairement on sait que dans un premier temps fusionner ça à un coup il faut aligner les statuts des personnels ça forcément un coup donc vous voyez l'objectif n'est pas forcément de de faire des économies non l'objectif il est beaucoup plus important que ça il est comme le disait ma ma collèguebou euh de de de renforcer cette audiovisuel publique et c'est vrai que nous nous sommes d'accord sur un point enin d'autres mais nous sommes tous les trois défenseurs de l'audiovisuel public c'est important de dire ça parce que aujourd'hui il y a dans le champ politique très clairement des gens qui revendiquent au contraire de privatiser ces C ces différentes entités nous nous affirmon peut-être avec un désaccord sur l'organisation mais qu'au contraire il faut renforcer je je rebondis sur votre remarque sur l'Union ne fait pas forcément la force oui mais est-ce que ça veut dire qu'il faut revenir en arrière par exemple sur le regroupement de France 2 et France 3 au contraire c'est le sens de l'histoire de se regrouper nous l'avons déjà fait dans le passé avec France de France I nous l'avons fait plus récemment avec France médiamonde qui est aussi un regroupement de de structure donc ça ça n'a rien d'étonnant cette idée de regrouper et du reste quand on regarde mais ça marche et ça marche en l'occurrence qui imagine aujourd'hui séparer France 2 de France 3 et non bien sûr euh qui imagine C deux ces deux deux identités différentes de lignes éditoriales qui sont pas les mêmes mais c'est ça ne veut pas dire parce que il y a regroupement iseor il aura toujours un mé radiura toujours un mé télévision et évidment il aura des spécificité il y aura aussi toujours des émissions qui vont prendre telle ou telle ligne éditoriale on n'est pas sur une uniformisation on est sur une mise en commun de moyen alors on va écouter une première fois la ministre de la Culture c'était lors d'une audition justement au Sénat Rachida Dati qui parle elle aussi de cette idée l'union fait la force la taille critiquecouteel est l'objectif de form de l'audis public c'est pas un mercato c'est on rassemble des forces on est plus puissant et on est plus efficace si on rassemble des forces et on est plus puissant plus efficace il faut une gouvernance unique si on est plus efficace il faut des coopérations et des synergies violette spilbout pourquoi il faut il faut moi je quand je vous entends les uns et les autres je me dis bon ben c'était la même idée finalement en souhaitant ou en imaginant fusionner TF1 et M6 ça ne s'est pas fait le président de la République était favorable et puis finalement l'Autorité de la concurrence s est opposée bref on va pas refaire toute l'histoire mais il y a pas d'autres moyens d'exister aujourd'hui face au face au Netflix et autres et autres plateformes mais ce qui est sûr c'est que quand on voit la déstabilisation des démocraties et parfois dans le monde des médias publics et un audiovisuel public qui peuvent être mis en danger on a besoin nous de sécuriser cet audiovisuel public on le fait deux façons la première façon c'est en sécurisant la trajectoire financière vous parliez de cût aujourd'hui il y a déjà eu un vote l'année dernière au Parlement qui sécurise jusqu'à 2028 le budget de l'audiisu la suppression de la la redevance c'était pas franchement une sécurisation aujourd'hui il faut chaque année voter le budget donc c'est un pe on a là en même temps que ce travail sur la gouvernance une proposition de loi organique qui a été déposé par Quentin bataillon Jean-Paul Gautier jeanjac Jean-Jacques pardon Gautier à l'Assemblée nationale et pour laquelle rachidti a obtenu un arbitrage et qui va être voté qui va nous permettre de scuriser vraiment le budget de l'audiovisuel public qui rappelons-le a augmenté déjà de 6 % entre cette année 2024 et l'année précédente et puis le deuxième pied c'est la gouvernance et cette gouvernance unifiée c'est aussi une capacité pour l'audiovisuel public de faire face au défis les défis c'est d'avoir des programmes culturels et qui soutiennent la création française c'est pas le rôle qu'ont des médias privés c'est aussi de rajinir les publics et ça pour l'instant et bien c'est trop prés sur les réseaux sociaux et puis avoir vraiment une offre numérique puissante je crois que ça c'est un grand défi et on a vu que les rapprochements par exemple France Bleue France 3 pour le moment ne permettent pas d'aller assez vite et qu'il faut passer à l'étape fusion alors on va je vais vous redonner la parole tout de suite mais d'abord il y a depuis que ce débat moi je vais vous avouer quelque chose ça fait 35 ans que je fais ce métier heureusement malheureusement je sais pas mais et je crois que ça fait 35 ans qu'on parle de de de d'une éventuelle fusion entre télé et radio publique avec toujours cet exemple de la BBC nos collègues anglais et on va en parler tout de suite avec Quentin Calmet je pense que Quentin est juste là bonsoir re bonsoir Quentin comment fonctionne la BBC dites-nous tout la British Broadcasting Corporation date de 1927 elle regroupe les télés et radio publi ainsi que médiia numérique production vente et exportation de contenu en Grande-Bretagne il y a huit chaînes de télévision dont la chaîne info la plus regardée de de Grande-Bretagne BBC News ou encore notre équivalent BBC Parlament il faut y ajouter une dizaine de chaînes international et six chaînes locales en Écosse au pays de Gal en Irlande du Nord le groupe est complété de cinq radios diffusé sur la band la bande FM ainsi que de six web radio plus des dizaines de radios en langue locale comme le gaellic ou le Gallois c'est donc un mastodonte Thomas on peut le dire toujours très apprécié des Britanniques qui lui font largement confiance regardez cet article du Monde en 2021 5 des 10 émissions les plus populaires du pays avaient été diffusé par la BBC en soirée 27 millions de Britanniques en moyenne regardent ou écoute ces rendez-vous de divertissement et comment quel est le modèle financier de la de la BBC pas de publicité sur la BBC c'est la redevance qui finance toutes ses chaînes une redevance qui coûte cher qui est élevé elle est de 169,50 pounds c'est l'équivalent de 198 EUR ce montant qui est garanti pour l'heure jusqu'en 2027 mais l'entreprise a dû faire d'importantes coupes ces dernières années son budget a été réduit de 30 % depuis 2010 cela s'est vu concrètement dans la réduction du nombre de personnels la BBC qui a perdu 1800 salariés sur la période le portant le total à 17700 dont 5500 journalistes l'idée en ce moment pour la BBC est de réorganiser les chaînes en centralisant les services le moral en atteindre s donc détérioré ces dernierses années avec des coupes qui concernent même les programmes lesulair les plus populaires de la BBC merci beaucoup Quentin Jean-Noël jadonis est-ce que c'est un modèle forcément la BBC ah oui j'entends beaucoup la ministre nous dire nous sommes les seuls à ne pas être regroupés alors que en fait il y a 12 pays sur 27 de l'Union qui qui ne regroupe pas la radio et la télévision point de précision maintenant la la question évidemment la question centrale c'est à quoi la BBC peut-elle nous enseigner qu de modèle non mais peut nous informer sur un itinéraire différent que que nous dit-elle elle nous dit que il y a 3 ans on a décidé de fondre la chaîne d'information internationale BBC World Service vous savez et la et la chaîne intérieure et ça a donné parce qu'on avait enlevé 500 millions de livres à la pauvre BBC qui est assez mal traité par conséquent par moment et à partir du momentù on a fait ça on s'est aperçu que c'était désastreux parce que est évident évident que ces deux chaînes devait se s'adapter à leur public tout le monde s'en est plein les les les Anglais de l'extérieur et les Anglais de l'intérieur on est obligé de revenir en arrière c'est une démonstration éclatante que chaque composante de la BBC doit garder son unité et on est plus sûr de l'unité lorsqu'il s'agit de sociétés différentes est-ce que vous avez peur entre guillemets enfin de de du pouvoir de ce futur super président ou super présidente de de de la de ce que sera la holding donc s'appellera peut-être France méia oui parce que j'ai lu le rapport du du sénateur euh il pense qu'il doit être désigné par le Président de la République avec accord de c'était dans votre projet de loi je me trompe avec accord de l'arcom et bon bien c'est le retour de l' RTF ou pas certain c'est c'est un des aspects qui c'est bon mais surtout il prévoit toujours votre rapport peut-être avez-vous changé que les présidents des différentes composantes sont élus par leur conseil d'administration on sait pas d'ailleurs sera comment sera composé ce conseil d'administration ce qui fait que je vous fiche mon billet pardon cette expression un peu oui vous la prenez que il y aura très très vite des tensions entre les uns et les autres parce que si c'est une holding comme vous dites monsieur le sénateur assez flou mais mais soit peut-être encore que je suis très inquiet de ça néanmoins on entend la ministre dire que ce ne sera pas une holding qu'on va arriver à une gouvernance directe donc la présidente sera je l'ai entendu dire n'est-ce pas je crois que vous Z un léger désaccord entre vous je veux pas essayer de mettre un coin entre le sénateur et la députée mais enfin j'ai observé ça parce attentif et bien et bien vous voyez à quel point tout ça va constituer des des garanties de de de querelles intestines de passion on consacrera beaucoup plus de oui vous dites on va perdre de l'énergie qu'on pourrait mettre ailleurs c'est ce que c'est ce que j'entend d're argumentine vouit intervenir longement moi je me fais un peu écho on va dire de de mes confrères journalistes de de France Télé que et de Radio France qui ont peut-être aussi la la peur d'une plus grande verticalité avec voilà ce qu'on un grand DG directeur président HM et avec des pressions sur les journalistes plus faciles puis qu'on aura un interlocuteur pour le pouvoir et peut-être des enquêtes est-ce que complément d'enquête sera encore possible par exemple très bonne question venons-en à ce thème violetteb pour pour commencer peut-être pour pour faire un clin d'œil sur complément d'enquête je crois que la ministre rasidti a répondu quand nous étions en commission culture dans le débat en disant bien que elle avait été largement servie par complément d'enqute ave schma justement c'est l'une des meilleures séquences d'archiv ça montre bien que que effectivement il y aura toujours une indépendance des journalistes après moi je dirais il faut faire confiance aussi aux expérimentations qui sont en cours alors vous inter vraiment désolé de le fermer vous nous dites il y aura toujours une indépendance des journalistes moi je je j'entends votre argument je le crois mais comment on la garanti cette indépendance ben d'abord il y a l'arcom et le rôle de l'arcom qui est renforcé enfin je crois que le sénateur Lafond pourra le le détailler il y a eu beaucoup de travail des parlementaires sur les pouvoirs de l'arcom il y a un travail aussi actuellement sur le renforcement des pouvoirs de sanction de l'arcom quand il y a soit des ingérences soit un non respect du pluralisme et puis il y a un certain nombre de dispositions que nous on va apporter par amendement au cours du débat parlementaire par exemple le fait qu'il y ait une feuille d'orientation stratégique au moment de la négociation des conventions annuelles et que cette feuille d'orientation stratégique pour plusieurs années 3 à 5 ans puisse être publique et donc tout ça c'est aussi des garanties qu'à un moment il y a une feuille de route qu'elle est actée et qu'elle est respectée dans le temps alors cette question effectivement qui est une une crainte en exprimé par par un certain nombre de de confrères elle est aussi exprimée l'action d'une entre guillemets reprise en main politique par un certain nombre de sénateurs et sénatrice de gauche on écoute Laurence Rossignol sénatrice socialiste du valdemarne il faudrait réformer l'audiovisuel public pour y mettre du pluralisme c'est quoi cette histoire de pluralisme dans l'audiovisuel public qui pense aujourd'hui elle l'a dit la ministre et c'était dans les propos du sénateur qui pense aujourd'hui qu'on a un problème de pluralisme dans le dans le service public de l'audio visuel que ce soit télé ou radio qui pense aujourd'hui que nous n'avons pas des bons journalistes d'investigation dans le service public qui pense aujourd'hui qu'il faut donner plus de voix à des gens qu'on n'entendrait pas dans l'audiovisuel public en fait ce qu'il y a derrière tout ça et qui est très inquiétant c'est une critique culturelle de l'audiovisuel public s'il faut aligner tous les médias de France sur ce de Boloré autant qu'on nous prévienit Laurent Laffond c'est bon je vous vois sourire mais fa sourire ou mais oui mais est-ce qu'il y a pas derrière ça cette cette critique qu'on entend parfois chez au sein du gouvernement ou chez certains parlementaires de droite de dire que France 2 ou France interre c'est vraiment trop à gauche je sais pas c'est pas une critique que je reprends et je fais mienne donc c'est pas ça le enfin parellement je j'iraai pas sur ce je mal là non votre cinte c'est un fantasme ça votre cinte de dire sil y a une seule société il un ministre qui passera ses coups de téléphone tous les matins au président de France méia France méia pardon qu'est-ce qui l'empêche honnêtement de le faire aujourd'hui quand quand il y a deux présidents de société non siil voulait le faire il le ferait si si on est plus de trac ça plus de trac quand il y a plusieurs directions vous le savez c'est juste deux coups de téléphone à passer au lieu d'un donc je honnêtement on on est plus dans ce temps-là alors on peut se faire peur en disant retourne à l' RTF mais on est on n plus dans ce tempslà et fort heureusement d'ailleurs je làdessus on voit bien moi je suis pas je fais rarement le parallèle avec la BBC parce que je trouve que je suis un peu chauvin je trouve que les Français peuvent inventer leurs modèles sans faire référence à à nos amis britanniques mais ceci dit il y avait un graph qui était très intéressant dans ce que vous avez projeté tout à tout à l'heure enfin une image qui était vous avez vu le nombre de de de sociétés de de BBC donc ça veut dire de de de lignes éditoriales différentes donc on voit bien en prenant l'exemple de la BBC que c'est pas parce qu'il y a une entité euh commune que il n'y a pas des lignes éditoriales et des publics ciblés différents en fonction des médias créé par l'entité commune donc on voit bien qu'il y a ce qui existe déjà dans la diversité de l'audiovisuel public que ce soit la télévision ou que ce soit à la radio peut être tout à fait maintenu par un système unifié comme celui qu'on la différence ave que les Anglais c'est qu'il y a une tradition moins interventionniste auprès des journalistes c'est vrai il y a quand même une indépendance journalistique c'est peut-être pour ça que les ns conf français ont peur lorsqu'on parle de ce modèle là parce que la pratique journalistique n'est pas la même en France et au Royaum-Uni peut-être violer sm boot et je vous la moi ce que je vois en tout cas dans dans les dans sur le terrain en fait ce qui est en train de se passer déjà puisqueil y a quand même plusieurs régions de France où par exemple France 3 et France Bleue travaillent ensemble moi je suis de VCI dans les haut de France la nouvelle marque s' oui mais il y a déjà des régions qui vont plus loin dans les haut de France à Lille France Bleu Nord et France 3 font déjà des émission commune au-delà de la matinale filmée commune et au-delà de l'application ici ils ont fait par exemple le weekend dernier les 4re jours de dkererque suivi par les mêmes journalistes pour recueillir la parole les témoignages en live et mutualiser les moyens pour avoir une information plus proche plus longtemps des émissions plus approfondies donc moi je pense que cette réforme elle va favoriser aussi le local et on veut un audiovisuel local très fort et puis dans d'autres régions comme en Bretagne ils ont fait le travail sur le rapprochement immobilier parce qu'il y a tout le sujet derrière de l'organisation des bureaux des rédactions de la disposition dans les régions et puis en Corse c'est sur les langue régionale donc on voit que dans beaucoup de régions où les territoires sont à peu près homogènes entre les antennes locale francebleleue et France 3 on arrive à faire des choses intelligentes et la radio n'est pas du tout absorbée par la télé parce que c'est un peu ça l'inquiétude c'est plutôt du plus qu' va y avoir et il prévoit même une une une émission commune à la rentrée dans le Nord qui sera un long format de 26 minutes hebdomadaire donc pour avoir plus de qualité mettre en commun des moyens éditoriaux tout en gardant on va dire une ligne et des choix moi je pense que ça va aussi dans le sens de de plus de confiance de ceux qui consomme l'information parce qu' aujourd'hui il y a une vraie défiance dans nos médias c'est ça la réalité aussi vra défi collectif on est bien d'accord c'est un défi collectif Jeannol jeanonet sur cette question de la du soupçon voilà justifieré ou pas de reprise en main politique ou du risque que ça peut représenter avec une nouvelle structure unifiée holding ou fusion j'ai été content de l'hommage à l'arcom c'est vrai que les choses ont changé grâce à gouvernement de 81 qui a créé pour la première fois un sas entre le gouvernement et le l'audiovisuel public CIT c'est de la Haute Autorité c'est vrai qu'à cet égard il y a un progrès il n'empêche qui n'est jamais sain que d'année en année les pouvoirs publics détermine ce que sera le financement de l'audiovisuel ah vous revenez au financement c'est une question je veux pas développer ça c'est technique mais l'histoire de la TVA m'a toujours paru assez bizarre puisqueen fait ça ça empêche de de d'exonérer les plus pauvres de du paiement de la redevance indirectement d'autre part on n'est jamais sûr je connais bien Bery j'étis à un moment donné comme secrétaire d'État il déteste les taxes fléchées par conséquent ils sont toujours tentés de dire on va récupérer et parfois le gouvernement écoute merci de récupérer la la maîtrise de tout ça mais me permettez de de de revenir à une autre question qui est celle des relations entre la radio et la télévision euh je ne vois pas pourquoi effectivement on ne il n'y aurait pas des accord à parité entre radio et télévision dans nos régions et cela commence à être fait mais je me permettrais d'évoquer un souvenir quand j'étais effectivement président de Radio France c'est assez ancien mais c'est toujours valide en 83 nous avons hérité à Radio France de la parti radiophonique des anciennes emprises de FR3 en région elles étaient très mal considérées ces parti radiophonique méprisé le narcissisme était très médiocre et le résultat c'est que il y avait une décrépitude nous avons récupéré nous avons arrosé ils ont refleuri la radio a besoin enindant les deux c'estàd autonomie au radio par non c'est pas autonomie sont devenus dans dans la sous la coupe de Radio France je je je je vous assure je vous assure que la radio a besoin dans sa différence d'être absolument indépendante de la télévision sinon elle en souffre toujours c'est vrai pour les orchestres qu'on évoqué mais c'est vrai pour beaucoup d'autres aspects et je plaide vraiment avec toute la force possible pour que Radio France demeure indépendante elle est actuellement magnifique les résultats sont épatant et regardez ce qui s'est passé en sens inverse c'est un exemple dans le privé regardez ce qui s'est passé lorsque M6 s'est rapproché de radio de RTL RTL j'ai dit Radio Luxembourg c'est l'historien qui qui fait ce lapsus RTL à partir de et ben à partir de ce moment-là RTL a commencé à décroître parce que tout simplement je pense que avit une sorte de d'inégalité qui s'est produite et c'est à ce moment-là que France Inter brillamment est passé devant RTL est devenu la première radio de France alors RTL éta était première Radi tiens justement les audiences on va jeter un coup d'œil à ça je vous redonne la parole juste après on on a effectivement aujourd'hui des des groupes publics qui sont globalement en bonne santé en tout cas côté audience Radio France c'est 72,7 millions d'écoutes en moyenne sur l'année 2023 avec une progression et France Télévision si on cumule évidemment toutes les antennes de France Télé ça représente 29,3 % de part d'audience et je parle bien des groupes chaque groupe est leader dans son dans son média que ce soit Radio France ou France Télévision et puisque vous parliez de la radio de la bonne santé de la de la radio et des craintes que peuvent exprimer à la fois les salariés mais aussi la présidente de Radio France je rappelle que il y a une grève qui est annoncée les 23 et 24 mai prochain lorsque le le texte doit être examiné à l'Assemblée la présidente C dit elle aussi attention une fusion de l'audiovisuel public affaiblit les r à la radio ce n'est pas le moment d'affaiblir l'audio quand on voit les les ravages pardon du trop d'écran sur la santé publique en général et le bien-être des jeunes en particulier je veux bien vous entendre sur cet argument violet speedbot au-delà des écrans sur le risque d'affaiblissement de la radio dans une dans une entité comme ça plus importante la télé souvent le média un peu dominateur alors moi je crois qu'au contraire la radio a vraiment va pouvoir tirer son épingle du jeu avec avec une fusion d'abord parce que sur les formats communs radio filmé comme la matinale on voit que beaucoup de gens regardent à nouveau la radio sur leur téléphone donc c'est un espèce de de mélange mais qui donne accès à des personnes qui auraient plutôt fait de l'écran à aux émissions radio qui sont souvent plus longues plus approfondies il y a tout le mouvement sur les podcasts où on voit que ce sont des sujets qui permettent à des journalistes d'aller au fond des choses de faire du terrain et qui vont pouvoir avoir plus de moyens et puis dernière chose je je pense que cette fusion et ce renforcement de l'audiovisuel public ça va permettre aussi de dégager du temps et des moyens pour faire plus d'éducation au médias ce qui est une des missions très importantes de l'audiovisuel public à la différence des chaînes privées à l'air de la désinformation des inérances et des dangers pour la pour notre cohésion nationale et donc ce sujet aussi pour les journalistes est important parce que tous les journalistes que moi j'ai rencontré dans la mission parlementaire que j'ai faite sur l'éducation média ou en ce moment dans le groupe de travail où je fais des auditions sur ce sujet les journalistes pour exercer leur métier ils ont besoin d'avoir plus de temps pour faire de l'éducation médiia pour se confronter à leur public que ce soit les jeunes dans les écoles les centres sociaux ou même les seniors hein qui propagent énormément de fausses informations sur Facebook sur les plateforme et donc c'est aussi un métier qui évolue et il faut leur permettre à la fois de mettre en commun des moyens pour des reportages des émissions et de pouvoir faire de l'éducation au médiia je vous propose oui je n'aperçois pas exactement pourquoi le rapprochement le donnera plus de temps pour pour pour servir une finalité que j'approuve absolument c'estàdire la formation essentielle des des jeunes aulement si sur sur l'enduro du touqu dans le Nord vous avez un journaliste de francebleleue et un journaliste de la télé qui tous les deux tendent le micro au même moment aux mêmes personnes à l'arrivée et bien on peut se dire que il y a une organisation qui permet d'avoir des reportages en commun de reporter ces reportage dans des émissions qui auront des lignes différentes en tout cas la coopération pour l'instant elle a pas é je pense qu'il faut aussi se ramener parce que ce ce projet n'arrive pas dans à n'importe quel moment il arrive dans une phase où nous sommes face à des évolutions technologiques qui sont extrêmement puissantes donc ni ni les uns ni les autres ne connaissons d'ailleurs les les points d'arrivée je pense évidemment la question du numérique mais surtout celle de de l'intelligence artificielle et c'est là pour avoir été au conseil d'administration de France Télévision et pour être maintenant au conseil d'administration de Radio France on voit bien que ces différentes entités ont des réflexions sur ces sujets heement heureusement et donc il faut des moyens plus de moyens pour se préparer à cette bien sûr il y a un moment ça sera pas uniquement des réflexions sur l'intelligence artificielle ce sera des acquisitions d'outils des investissements lourds majeurs comme ils ont eu lieu pour parti sur le le numérique et tout ça ça demande des moyens c'est c'est bien un des enjeux de de Cees rapprochements que nous portons c'est que effectivement il faut donner à l'audiovisuel public les moyens de de d'investir massivement alors que nos concurrents aujourd'hui les concurrents de l'audiovisuel public c'est plus tellement F1 M6 il faut pas regarder le prisme de de la concurrence uniquement par rapport aux acteurs franco-français ils sont à l'échelle mondiale c'est c'est des sociétés américaines dont on connaît la puissance financière qui elles vont investir massivement sur ces nouvelles technologies et si on ne veut pas que nos nos acteurs en particulier public décrochent par rapport à ces évolutions il faut effectivement qu'ell se regroupe pour investir et d'ailleurs mais c'est un autre débat on peut peut-être regretter la décision de l'Autorité de la concurrence de de ne pas avoir permis la fusion entre TF1 et M6 bon voilà mais c'est un autre débat il y a aussi une question qui reste une question politique qui est celle de l'agenda de l'agenda pardon ou de la tragédie personnelle de Rachid hadti on la réécoute la ministre de la Culture c'était mardi dernier devant la commission des affaires culturelles cette fois-ci de l'Assemblée nationale elle veut aller vite la phase intermédiaire aura pour mission de préfigurer la fusion avec sa présidence exécutive désigné par l'arcom afin de garantir son indépendance soyons clair la holding un an pour lancer la fusion c'est à partir du 1er janvier 2026 que le processus de fusion commencera le moment politique est venu et je pense que le sujet est totalement mû il est le fruit d'un travail parlementaire qui est d'ailleurs un travail parlementaire de longue date et également de consultation que j'ai pu mener alors vous connaissez ma détermination vous connaissez aussi mon sens du dialogue et nous sommes d'ailleurs ici pour en discuterd cette réforme c'est devenue quoi un peu l'objectif numéro 1 ou tout cela n'a rien d'une aventure improvisée sa mission qu'elle a accepté du président faire tomber un totem et décrocher ainsi la statuette de la ministre invincible son camp celui des Bleus consacre une vision plutôt à droite libérale face au rouges la gauche et les syndicat vont debout contre cette réforme qui craignent des pertes d'emploi une uniformisation de l'info et une perte d'indépendance j'ai pris cette métaphore très tél réalité mais surtout très maniquienne très colanta dis très colanta on le dit voilà on parlait de TF1 car ce que vient imposer l'ancienne ministre Sarkozi c'est un bon vieux clivage à l'ancienne qui en rendrait mélancolique les vieux nostalgiquees du désormais trèsdésué affrontement droite gauche et peut-être qu'on animal politique redoutable Rachid adati nous a offert quelques diversions depuis son arrivée rue de Valois des sorties médiatiques sur le rap une volonté affiché de promouvoir une culture populaire ou un supposé affrontement violent avec Gabriel Atal en réalité dans son agenda le moment le plus crucial semble bien cette réforme réforme symbolique audacieuse risquer tout ce que Rachid hadti aime et qui lui permet aussi de ne pas trahir l'idéologie de sa famille politique d'origine les républicains qui approuvent cette fusion Rachid Alati qui s'inscrit aussi dans la vision d'Emmanuel Macron de de l'audiovisuel public oui c'est le dernier dernier étage de la fusée après notamment la fin de la redevance en décembre 2017 fraîchement élu Emmanuel Macron avait qualifié l'audiovisuel public de honte pour nos concitoyens il y va fort et il avait fustigé une synergie quasi inexistante entre les différentes les différents piliers des entreprises publiques une manière d'évoquer le sujet de la fusion sans en PR oncer le mot Rima abdoumak ministre juste avant Rachid hadti s'était montré réservé sur cette fusion d'ailleurs c'est peut-être cela qui a précipité son éviction et à l'inverse qui entraîné la nomination de Rachid adati c'est un peu sa spécialité on se souvient sous Nicolas Sarkozi Rachid adati était Gard des saut elle avait cette réputation la ministre qui applique à la lettre presque sans brocher la feuille de route qui ont lui imposé elle aime bien marteler cet argument et même pour faire passer des réforme difficile et un peu et peu populaire un bon soldat loyal envers son chef bon soldat qui a aussi son agenda évidment elle l'a pas elle l'a pas caché he Rachid adati a été transparente sur ses intentions à son arrivée à la culture sa priorité reste la méie de Paris d'ailleurs elle pense capitaliser sur son passage au gouvernement et avec cette réforme en prenant la lumière et en laissant annidalgo embourbé dans ses soucis du quotidien circulation dépens élevé publi SUV Jo mais la réforme de la fusion l'expose pour son objectif parisien Rachid hadti prend le risque d'incarner une réforme de droite dans une ville où l'élection se gagne à gauche mais Rachid ADAI comme dans de nombreus missions à risque et plein d'aventure en politique il y a pas d'immunité merci vous avez observé j'ai regardé les débat de la commission qu'elle a discrédité tout tous les arguments inverses ça c'est de l'idéologie c'est de l'idéologie moi j'ai eu le sentiment franchement que l'idéologie était au moins largement partagée oui est-ce qu'elle va trop vite holding en 2025 fusion 2026 oui bien sûr qu'elle va trop vite on aurait besoin d'un très large débat je ne minimise pas du tout ce qui se discute dans vos deux champs bien sûr c'est très républicain et très démocratique mais enfin c'est tellement important c'est tellement grave il y a des états généraux de la commun des médias on aimerait que que que le pays vraiment s'en enarle plus largement on n'est pas tellement pressé on n'est pas tellement pressé parce que tout à coup on on veut quand à l'argument permettez-moi de de de réfuter aussi l'argument comme quoi l'arrivée de l'IA de tous les nouveaux systèm contemporain de de qui qui change complètement effectivement le le paysage par rapport au temps de l'ORTF à quoi je ne me réfère pas le grand nombre des des lieux d'où émerge l'information une nouvelle manière don cette information se s'organise se se disperse s'offre bien sûr mais je n'arrive pas vraiment à concevoir pourquoi quelque chose de groupé avec pas plus de moyens parce que depuis que les deux enfin depuis que Emmanuel Macron est au pouvoir on n' pas augmenté du tout la la l'argent pratiquement pas l'argent de de l'audiovisuel et et en tout cas vous rappelez quand monsieur Darmanin avait avait diminué d'un € la la la il était à Berci la la la subvention la la redevance j'avais trouvé que vraiment l'insolence rejoignait le mépris 1 € alors c'était assez symbolique et je m'inquiète de ce point de vue là voilà puisque nous allons bientôt nous séparer il nous reste minutes dire avec force le temps de vous entendre l'un et et l'autre effectivement sur sur le calendrier et sur le le fait de d'aller jusqu'à la fusion c'est peut-être une différence que vous faites avec le le projet du de Rachid Alati oui bon d'abord effectivement ma PPL au départ ne parlait que de holding le gouvernement à travers les amend oui absolument à travers l'Assemblée nationale à intégré dans la proposition de loi la fusion nous nous l'avons toujours dit du côté de la majorité sénatoriale nous ne sommes pas opposés à la fusion puisquil y a même eu un rapport il y a quelques temps sur la fusion donc sur l'objectif il n'y a pas de difficulté il y a pas de désaccord alors effectivement on peut s'interroger sur le le calendrier ça fait partie d'ailleurs des débats que nous onons entre les deux chambres mais aussi avec le gouvernement puisque le texte est en avette donc il est en première lecture à l'Assemblée nationale euh il y aura plusieurs lectures une commission mixte paritaire nous allons débattre de tout ça je pense que effectivement quand on regarde euh la durée qu'il a fallu pour fusionner France 2 France 3 je crois 9 ans et puis 4 ans un peu plus pour France médiamonde on peut se dire en en un an fusionner quatre entités de la taille de de celle dont nous parlons effectivement euh on ne sera pas arrivé au terme de la fusion au 1er janvier 2026 donc il faut qu'on arrive à poser bien les termes du débat qu'est-ce qu'on peut faire en un ou 2 ans qu'est-ce qui restera à faire c'est ce genre de de choses qu'il faut arriver à bien planifier mettre autour de la table dans un souci de transparence y compris parce que c'est extrêmement important pour les équipes de ces différentes entités qu'il voit un peu à quel rythme les choses peuvent se mettre en place ou avec quand même pas mal d'inquiétudes exprimé en tout cas par par certains syndicats je je reprends effectivement décembre 2017 cette citation d'Emmanuel Macron pu qualifier de honte pour nos concitoyens est-ce que ça lui a pris au président de la République 7 ans pour régler ses comptesit en fait je pense qu'il avait dans l'idée qu'il fallait effectivement faire évoluer le audiovisuel public mais pourquoi parce que on est dans un moment où il y a urgence démocratique où on est dans une véritable guerre de l'information regardez nos enfants comment ils s'informment qu'est-ce qu'ils considèrent comme une information tous les journalistes tous les salariés de ces chaînes sont aussi conscients que nous de l'urgence de produire une information toujours de de grande qualité indépendante pluriel et surtout de permettre aux citoyens de choisir et moi j'ai envie de dire que depuis 2015 vous le disiez les travaux du Sénat de l'Assemblée nationale les les rapports d'audit du CSA puis de l'arcom puis de l'Inspection générale des finances en mars 2024 tout le monde a le même constat il faut renforcer cet audiovisuel publique l'aider à se moderniser et donc le fait que rachidti saisisse ce moment politique la maturité de tout ce travail qui dure de depuis 10 ans maintenant et l'urgence qu'il y a devant nous et bien moi je pense que c'est aussi le rôle du politique de savoir trancher et prendre des responsabilités à un moment pour agir donc moi je suis pas du tout inquiète sur ce temps le 1er janvier 2026 ça sera l'organisation juridique mais derrière il y aura toute la déclinaison les conventions collectives le vrai sujet qu'on aura devant nous y compris au Parlement c'est le financement du coût de cette fusion parce que les salaires vont augmenter avec l'alignement des conventions collectives il faudra aussi aligner les sites internet il y aura beaucoup de travail ça va prendre quelques années une dernière question 2025 élection présidentielle voilà toutes les hypothèses sont sont ouvertes une une holding ou ou un audiovisuel public fusionné aux mains de d'une nouvelle présidente du rassemblement national ce peut-être des éléments de l'inquiétude effectivement c'est peut-être un élément de l'inquiétude mais en vous écoutant madame je me dis constamment que nous partagons les mêmes finalités jeararve non je pense pas parce que je n'arrive pas à concevoir pourquoi le fait de se regrouper donnera plus de chance de répondre à cela et j'observe en plus que ce regroupement chez vous c'est une holding et que chez vous ça devient chez Madame Dati ça devient une gouvernance unique alors où faut-il s'arrêter et quel est vraiment l'avantage de le faire il faut absolument y réfléchir il faut absolument y travailler et franchement quand on regarde l'audiovisuel public travaillé actuellement et en particulier Radio France que je connais assez bien je ne trouve pas qu' soit inégau à cette tâche et à ce devoir civique h ça peut être un cadeau au au concurrents privés parce qu'on va avoir des mouvements de grève certainement il y en a il y a deux journées prévues là à l'occasion de l'examen du texte il y en aura d'autres oui la grève ça passera c'est je la comprends mais mais mais mais c'est n'est pas l'essentiel l'essentiel c'est effectivement est- la question suivante à laquelle on revient depuis trois qu4 d'heure c'est-à-dire comment faire que cet audiovisuel public indispensable pour notre nation pour notre démocratie soit efficace plus efficace pour répondre à tous les défi du temps moi je tiens que ce sera plus efficace plus souple plus ductile lorsque on gardera les entreprises très valeureuses qui sont actuellement endu vos arguments aux uns et aux autres merci beaucoup merci d'avoir participé à à notre débat et à bientôt sur Public Sénat je vous dis à demain 18h 22h pour un nouveau numéro de sens public noter que demain Roland lescur ministre délégué chargé de l'Industrie de l'Énergie sera l'invité de la matinale de Public Sénat avec évidemment à la présentation Orian mansini bon soirée