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Discours / meetingL'union· 4 septembre 2026 3 minAutoproduitFond programmatiqueAgriculture & alimentationÉconomie & entreprises

Annie Genevard

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 100 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00Invité politiqueFait
    « C'est une profession qui a beaucoup souffert cet été. »
  • 0:00Invité politiqueFait
    « Le plan d'urgence que j'ai annoncé ce matin traduit la volonté du premier ministre de faire une priorité du soutien à l'agriculture avec deux objectifs fondamentaux. »
  • 0:43Invité politiqueChiffre
    « L'État consent l'effort le plus significatif. Plus d'un milliard d'euros dans le contexte budgétaire que nous connaissons, c'est très conséquent. »
  • 1:27Invité politiqueFait
    « Ce sont les banques, ce sont les assurances, c'est la grande distribution. Ce sont les collectivités territoriales et locales et c'est le consommateur, c'est-à-dire chaque français qui a pour responsabilité dans son acte d'achat de privilégier la production française. »

Temps de parole

  • Annie Genevard100 %

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Annie Genevard

C'est une profession qui a beaucoup souffert cet été. Je veux dire, certains syndicats, ils sont tenus à exprimer leur détresse, la détresse de leur troupe. Pas de récolte, un été extrêmement éprouvant, pas d'eau, des incendies pour certains, une canicule exténuante pour le travail dans les champs. C'est une profession durement éprouvée qui a réagi. Le plan d'urgence que j'ai annoncé ce matin traduit la volonté du premier ministre de faire une priorité du soutien à l'agriculture avec deux objectifs fondamentaux. D'abord soutenir les exploitations les plus fragiles ou celles qui sont sur le point de basculer pour sauver les exploitations de la disparition. C'est une aide ciblée.

Et deuxièmement, il faut pouvoir les aider à remettre en production. Ça c'est fondamental parce que il en va de la souveraineté alimentaire, il en va aussi de la pérennité de l'activité agricole. Il faut qu'il puisse semer, il faut qu'il puisse planter, il faut qu'il puisse mettre des engrais, il faut qu'ils puissent acheter du fourrage et de l'aliment pour leurs animaux. Donc ça c'est fondamental et c'est l'objet de ce plan d'urgence. L'État consent l'effort le plus significatif. Plus d'un milliard d'euros dans le contexte budgétaire que nous connaissons, c'est très conséquent. Je voudrais que chacun en prenne la mesure. C'est un effort que feront tous les Français pour leurs agriculteurs.

Mais l'État n'est pas seul. Pelle chacun dans la responsabilité qui est la sienne à faire aussi sa part du chemin. Ce sont les banques, ce sont les assurances, c'est la grande distribution. Ce sont les collectivités territoriales et locales et c'est le consommateur, c'est-à-dire chaque français qui a pour responsabilité dans son acte d'achat de privilégier la production française, d'accepter que les fruits et les légumes soient d'un calibre un peu différent et et la grande distribution a annoncé vouloir faire des efforts en la matière pour mieux rémunérer les agriculteurs malgré les contraintes qui sont les leur de mettre en avant les produits français.

On est là dans le soutien au plus en difficulté. Moi, je ne veux pas que des fermes disparaissent. On va regarder et mais ça sera le travail des préfets. C'est pas la ministre de son bureau lorsque je suis en visite sur telle ou telle exploitation qui peut avoir cette vision nationale. Moi, j'ai je suis allé chercher des budgets. C'était pas facile dans le contexte qu'on connaît. Maintenant, il appartiendra au préfet. C'est un plan par département en quelque sorte.

La responsabilité va maintenant porter sur les épaules des préfets qui vont réunir la profession, qui vont réunir euh les organisations syndicales, les chambres d'agriculture, les banques de façon à amener les aides là où elles seront le plus utiles. C'est le principe d'une gestion utile et responsable.