Édition spéciale : la France va reconnaître l'État de Palestine, annonce E. Macron|LCI
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 25 %Attaque 52 %Défensif 22 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 71 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Pourquoi cette reconnaissance maintenant ?
- 4:00OuverteRéponse partielle
Pourquoi cette reconnaissance française ?
- 6:00RelanceÉludée
Cette reconnaissance peut-elle aider à mettre fin à la guerre ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Quelles garanties sont associées à cette reconnaissance ?
- 10:00OuverteRéponse partielle
Quelles réactions politiques en France ?
- 12:00RelanceÉludée
Cette reconnaissance est-elle un cadeau au Hamas ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00Emmanuel MacronPromesse
« J'ai décidé que la France reconnaîtra l'État de Palestine. »
- 5:00Jean-Noël BarrotPromesse
« La France procédera à la pleine reconnaissance de l'État de Palestine en septembre. »
- 7:00Sergey GirnovChiffre
« 142 États reconnaissent aujourd'hui l'État de la Palestine. »
- 9:00Marine TondelierFait
« Espérons que cette annonce aide les Gazaouis victimes d'un génocide. »
- 11:00Manon AubryFait
« La France va reconnaître la Palestine. Une victoire arrachée par des mois de mobilisation populaire et politique. »
- 0:10Fait
« La France va reconnaître l'État de Palestine. »
- 4:00Marine TondelierFait
« Espérons que cette annonce aide les Gazaouis victimes d'un génocide, dit-elle en cours dès à présent dans l'attente de sa concrétisation à la rentrée. »
- 6:00Elisabeth ShepardFait
« Est-ce que c'est un cadeau fait au terroriste, un cadeau fait au Hamas ou au contraire un premier pas vers la paix ? »
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonsoir à tous. Merci d'être avec nous sur LCI. Les programmes sont un peu bousculés ce soir en raison de l'actualité internationale.
Emmanuel Macron a donc pris sa décision. La France va reconnaître l'État de la Palestine. Ce sera fait de manière formelle et solonnelle au mois de septembre à New York lors de l'Assemblée générale des Nations-Unies.
Voici ce que dit précisément le chef de l'État ce soir sur les réseaux sociaux, fidèle à son engagement historique pour une paix juste et durable au Proch Orient, j'ai décidé que la France reconnaîtra l'État de Palestine. J'en ferai l'annonce solennelle à l'Assemblée générale des Nations Unies au mois de septembre prochain. L'urgence, dit-il, est aujourd'hui que cesse la guerre à Gaza et que la population civile soit secourue.
Pour en parler ce soir avec nous, Sergey Girnov. Bonsoir, merci d'être là. Ancien officier du KGB, spécialiste en renseignement, vous publiez aussi l'ombre des légendes.
Bonsoir aussi Ellisabeth Chepard. Merci d'être avec nous, spécialiste de défense et de sécurité. Nous sommes aussi avec Léonard Ratal, journaliste politique TF1 LCI et Léonard.
On commence avec cette annonce surprise ce soir du président de la République. Oui, annonce surprise Thomas, même si avec la conférence à New York que va présider la France avec l'Arabie Saoudite, on savait que les choses pouvaient s'accélérer. Jusqu'à présent, ce que disait Emmanuel Macron, c'est que cette conférence devait engager un processus de reconnaissance de la Palestine, mais visiblement les choses s'accélèrent puisque donc la France annonce avant cette conférence sa volonté de reconnaître en septembre la Palestine.
Ce qui change là à chaud avec l'annonce du du président, c'est que même si le président liste un certain nombre de garanties qui doivent se profiler, démilitarisation du Hamas, libération des otages israéliens, reconnaissance mutuelle avec des pays arabes d'Israël et de la Palestine, garantie de paix durable, il le fait tout en annonçant en amont que quoi qu'il arrive vraisemblablement de ce que l'on de ce qu'on lit ce soir, la France reconnaîtra la Palestine en septembre et ce qu'on comprend dans l'entourage du président de la République c'est que cela est présenté comme un devoir aussi bien politique que moral. Et donc on comprend entre les lignes que la situation actuelle à Gaza notamment et bien les dénonciations de de famine et bien accélèrent les choses et sont en partie la cause de cette décision ce soir de de la France de reconnaître la Palestine en septembre. Bonsoir Olivier Campf, merci d'être avec nous.
Vous êtes notamment directeur du cabinet la vigie. Pourquoi cette reconnaissance ? Pourquoi maintenant ?
Pourquoi l'annoncer de cette façon ? Pourquoi maintenant ? parce que finalement Emmanuel Macron aurait souhaité l'annoncer il y a 2 mois de façon coordonnée mais c'était au moment du déclenchement de la guerre entre Iran et Israël donc il a été obligé de reporter.
Il y avait tout un processus diplomatique qui était assez construit d'ailleurs depuis plusieurs semaines, plusieurs mois. Donc il a été obligé de temporiser et là il se dépêche finalement de faire cette annonce avant le creux de l'été parce que d'abord vous avez une situation humanitaire qui est absolument dramatique à Gaza et que il y a la volonté finalement d'entraîner des gens à cette conférence de septembre et donc en l'annonçant fin juillet ça lui va permettre je pense je parle sous le contrôle de de nous tous hein mais ça va permettre à diplomatie française d'essayer d'entraîner d'autres pays pour que cette reconnaissance soit pas seulement une reconnaissance isolée mais une reconnaissance collective de façon à augmenter la pression sur Israël. Au moins 142 États reconnaissent aujourd'hui l'état de la Palestine.
Pourquoi cette reconnaissance française ? Alors le reconnaissance française c'est quelque chose dont il en parle depuis un moment avec des conditions de toute évidence qui va pas vraiment appliquer ce qui ce qui est notre question. Euh c'est pas très étonnant enfin la la position française vis-à-vis à de État de Palestinien euh en tout cas avec Emmanuel Macron était assez clair.
Je pense que c'est une question de timing et comme disait le général Kempf à le timing pendant la guerre de 12 jours n'était n'était pas la bonne. Là il juge de toute évidence en tout cas pour les intérêts à qui juge pour la France que c'est le bon moment. Un bon moment pour cette reconnaissance.
Je crois que c'est c'est aussi la recherche d'exister au niveau international pour la France. Il faut bien le dire hein. C'est parce que jusqu'à maintenant en fait ce sont les États-Unis qui qui étaient qui étaient l'acteur majeur à côté d'Israël dans dans la région.
Et euh d'ailleurs eux il ils sont ils sont loin euh de euh de euh de reconnaître ça. Euh mais euh les Français à mon avis c'est le président Macron a a voulu jouer un rôle comme il il veut jouer aussi son rôle dans le dossier iranien euh comme il veut jouer euh son rôle dans beaucoup d'autres dans beaucoup d'autres dossiers. Donc je crois que c'est c'est plus euh l'effet de l'annonce en fait qui qui fait ça parce que en plus c'est c'est pas c'est pas l'effet immédiat et on sait que euh au proche Orient Palestine actuellement est divisée de toute façon en plusieurs plusieurs parties.
Dans une partie, il y a la guerre qui qui l'empêche d'exister. En fait, le le Gaza est en ruine euh avec un processus de paix qui n'est absolument pas certain ni pour l'Israël, ni pour les États-Unis, ni pour d'autres acteurs euh les acteurs qui qui s'empliquent. Donc l'ambassadeur d'Israël qui était ici même sur ce plateau hier soir nous disait qu'il y avait deux conditions pour Israël pour mettre fin à cette garde.
D'abord, c'était le retour des otages, c'était capital. tant que les otages n'étaient pas rentrés, bien Israël continuerait cette cette guerre et c'était d'ailleurs sur ces deux positions la la plus importante. J'aimerais qu'on parle un petit peu des réactions politiques.
Jean- Noël Barot, le ministre de l'Europe et des affaires étrangères, s'est exprimé sur les réseaux sociaux. Il dit "Ce soir, notre consul à Jérusalem a remis ce jour une lettre d'Emmanuel Macron à l'autorité palestinienne. La France procédera à la pleine reconnaissance de l'État de Palestine en septembre." Le président de la République s'y est engagé.
Je confirmerai cet engagement à la tribune des Nations- Unies ce lundi. On sait qu'en France, c'est un dossier politiquement sensible les relations du pays avec non seulement Israël, mais aussi les autorités ou l'autorité palestinienne. Y a-t-il d'ors et déjà des réactions ?
J'en compre deux pour l'instant Thomas, même si ça va s'accélérer évidemment. Pour l'instant à gauche euh les personnalités les les députés notamment de gauche et les personnalités importantes de gauche sont les premières à réagir. Euh Marine Tondelier, la patronne du parti euh les écologistes réagit mieux votard que jamais, dit-elle.
Espérons que cette annonce aide les Gazaouis victimes d'un génocide. Euh je la cite en cours dès à présent dans l'attente de sa concrétisation à la rentrée. Euh et puis Manon Aubri, député européenne la France insoumise, la France insoumise qui a fait une grande partie de sa campagne européenne justement sur la question de la Palestine et de Gaza et qui demande cette reconnaissance depuis longtemps.
Ma nombré, vous le voyez à l'écran. Enfin, la France va reconnaître la Palestine. Une victoire arrachée par des mois de mobilisation populaire et politique.
Mais chaque jour compte cette reconnaissance doit être immédiate. Assez d'hypocrisie. Il est temps d'agir pour la paix et la justice, dit la chef de fil des des députés européens de de la France insoumise.
On va voir quelle sera la réaction de la droite et de l'extrême droite dans les minutes qui viennent puisque du côté de cette partie de l'échiquet politique et bien on demande on ne demande pas la reconnaissance de la Palestine et plutôt on estime qu'il faut attendre une démilitarisation du Hamas et des garanties de sécurité pour Israël plus importantes. Et donc on va voir la réaction. intéressant aussi peut-être de constater dans les prochaines minutes les réactions au sein du gouvernement de par exemple Bruno Rotaillot qui n'a pas le les mêmes la même opinion de la reconnaissance de la Pestine que le que que le président de la République.
C'est pas son domaine non plus. Non, c'est pas son domaine non plus mais on sait que c'est une coalition qui est fragile. La reconnaissance de la Palestine, la sécurité d'Israël, c'est c'est une question très importante.
Et et donc on verra la on verra aussi la réaction de de d'une partie du du gouvernement. Euh ce qui est sûr, c'est que c'est une surprise de la de de la prendre ce soir, même si il y a euh quelques heures, on a appris qu'il y aurait euh demain un entretien d'urgence entre Paris, Londres et Berlin. C'est du euh le le Premier ministre Starmer euh qui l'a annoncé dans la soirée.
Ça laissait présager peut-être une une annonce de cette importance. Euh c'est intéressant ce que vous dites parce que cette annonce, cette reconnaissance est en gestation depuis des mois par la France. Ce que disait Stéphane ces journées lorsqu'il était aux affaires étrangères et Jean- Noël Barreot qui a pris la suite, c'est euh que notre pays attendait le bon moment.
Le bon moment, c'était le moment où la France pourrait entraîner avec elle. Ceux qui ne reconnaissent toujours pas l'état de de Palestine. Ce que dit Emmanuel Macron ce soir, c'est que l'urgence et que cesse la guerre à Gaza et que la population civile soit secourue.
Est-ce que cette reconnaissance est de nature à faire en sorte que la guerre cesse à Gaza ? Non, vous parlez de de l'ambassadeur hier qui parlait notamment des otages et des conditions que la guerre cesse. La France devient de moins en moins audible vis-à-vis des autorités israéliennes et les autorités américaines qui ont le vrai levier à ce gouvernement américain et on sait que les enfin ce gouvernement israen alors ni les États-Unis ni Israël évidemment ne sont pour une reconnaissance de l'état de la Palestine.
Que les choses soient très claires. Non, très clairement et ça mais ça c'est un autre sujet mais si c'est pour être plus audible et essayer de venir au bout de la guerre, ce qui est quand même quelque chose d'important, c'est pas ça qui va aider vis-à-vis des négociations, des discussions notamment avec les Israéliens et les Américains. Ouais, c'est une question importante.
Comment est-ce que cette reconnaissance peut t'aider à faire évoluer les positions des uns et des autres et contribuer d'une manière ou d'une autre à mettre fin à la guerre en cours entre Israël et le Hamas ? Je pense pas que ça soit l'objectif immédiat. L'objectif immédiat est de répondre finalement à un opératif moral et politique qui est celui que l'on entend tout ce qu'on appelle le le sud global qui est celui du double standard qui est absolument pas compris ici en Europe, ici aux États-Unis, ici en Occident, mais qui est extrêmement préignant dès que vous sortez de de nos pays.
Et donc l'enjeu me semble-t-il est d'entraîner finalement une grande partie des occidentaux. Je faisais le point 11 pays européens reconnaissent la Palestine Chipre, Malte, la Bulgarie, la Roumanie, la Slovaquie, ça se termine, la Slovénie, ça se termine, la Hongrie, la Slovaquie, la Tchéquie, Pologne, Suède, Irlande, Espagne, Norvège. Qu'est-ce dire ? pays d'Europe oriental, pays un peu du nord, Norvège, Suède, Slovénie et puis l'Espagne et l'Irlande.
Et donc toute la question est finalement d'emmener des pays d'Europe de l'Ouest de façon à généraliser cette reconnaissance. On sait que l'Allemagne et l'Italie ne reconnaîtront pas, sauf au dernier moment Palestine. Mais le but du jeu, c'est finalement de de d'affirmer une une sorte d'unité européenne qui soit politique et morale de façon à dire il y a une dissymétrie sur ce qui se passe en ce moment à Gaza.
Et je reviens sur votre question de la guerre. Il y a aujourd'hui une symétrie, il y a plus de guerre. Il y a quelque chose d'extrêmement unilatéral d'Israël qui est aujourd'hui en train de de frapper tout ce qu'il y a à Gaza.
Et donc il y a plus de repost aujourd'hui. Donc la guerre c'est plus réellement une guerre. Et donc on a une situation humanitaire qui fait que moralement, politiquement pour les Européens, ce n'est plus possible.
C'est donc l'annonce surprise de la soirée. On l'a pris il y a quelques minutes seulement. Emmanuel Macron a pris sa décision.
La France va reconnaître l'état de la Palestine. Ce sera fait de manière solennelle au mois de septembre lors de l'Assemblée générale des Nations- Unies qui a lieu à New York. Bonsoir général Réchou, merci d'être avec nous.
On est surpris ce soir par cette annonce. Quel peut en être le déclencheur selon vous ? Le déclencheur de l'annonce de la décision prise par le chef.
Je pense je pense alors je réfléchis en direct véritablement parce que je suis venu dans le métro sur un autre ordre du jour et je découvre en direct quasiment cette surprise je dire stratégique c'est-à-dire la la reconnaissance prochaine. Je pense véritablement que il y a la situation dans laquelle Nathanaganou amené le le proche- Orient et et la situation à Gaza depuis depuis 2 ans. Je veux dire le on était pas aussi pressé que ça.
Et aujourd'hui visiblement cette situation qui pour laquelle on a absolument pas d'issue, Gaza reste sous les bombes, Gaza reste affamé et bien et bien amène un certain nombre de de de nations dans le monde à prendre des décisions et à s'engager un peu plus du côté palestinien. On aurait pas pu le dire il y a 2 ans. On en parle depuis très longtemps de de reconnaître la Palestine, mais on éétait pas prêt politiquement à le faire.
Et je pense que ça c'est un véritable échec de la politique de Natianahu qui depuis 2 ans et est jusqu'au bouthiste vis-à-vis dans dans sa dans sa politique vis-à-vis des Palestiniens. Je parle pas du reste he je parle pas de l'Iran. Alors là parce que le voilà mais je parle au moins ni du Westbola.
Je parle au moins de la situation à Gaza et je crois que ce qui s'est passé à Gaza, l'indignation mondiale de ce qui s'est passé à Gaza produit cet effet-là. Et je il peut y avoir un effet domino, mais ce que je veux dire simplement, c'est que pour terminer, ça ça veut pas dire l'unité européenne, hein. Moi, je crois que c'est des États, il y en a 11, c'est des des États membres de l'Union européenne qui reconnaissent la Palestine.
Mais jamais l'Union européenne ne sera en état de reconnaître la Palestine. Ce qu'espère en tout cas le président de la République, c'est d'entraîner avec lui, avec cette décision d'autres pays qui n'ont toujours pas reconnu l'état de la Palestine. Avant de voir avec vous Serge Jov les conséquences que peut avoir ou que peuvent avoir cette ces cette ces décisions, cette reconnaissance, c'est aussi un sujet éminemment politique.
En France, il y a déjà des réactions à gauche. Vous nous parliez tout à l'heure celle de Manon Hambri pour la France insoumise ou chez les écologistes de Marine Tondelier. Est-ce que d'autres politiques ont réagi en France ?
Écoutez, pour l'instant Thomas, je je suis euh collé à mon à mon téléphone évidemment. Pour l'instant non, ça prend du temps visiblement et je pense que c'est un sujet extrêmement important, délicat et les euh organismes politiques à coup sûr prennent leur temps de délibérer ensemble pour savoir quelle réaction apporter. nul doute qu'au Rassemblement national que chez les républicains.
On est en train de décider d'une réaction commune. Simplement par contre, on y voit un tout petit peu plus clair sur la stratégie du président de la République. Deux choses qui ressortent pour l'instant, c'est d'abord qu'il a voulu envoyer effectivement un message moral.
Il y a eu des votes à l'actet ces derniers jours pour relancer pour poursuivre le processus de colonisation en 6 Jordanie. Et le président de la République veut envoyer un message à Israël très clairement. D'ailleurs, on apprend que Emmanuel Macron a échangé le 15 juillet, donc il y a quelques jours avec Benjamin Netanyanya et qu'au cours de cet échange, nous dit-on, il a été très clair sur la volonté de la France de poursuivre sur la reconnaissance de la Palestine.
Donc le dialogue n'était pas rompu avec Benjamin Netanyahou et que en quelque sorte Emmanuel Macron, s'il l'a pas informé, en tout cas, il a voulu être clair avec Benjamin Netanyahu. Ensuite, l'autre chose, c'est que parce qu'on va entendre les critiques évidemment, c'est dans les prochaines heures, c'est que c'est un cadeau fait au Hamas en quelque sorte puisque après le 7 octobre, c'était la volont ce que dit la France ce soir, c'est que au contraire cette décision c'est a pour but en tout cas de redonner de la légitimité à l'autorité palestinienne. C'est pour ça que cette lettre, elle est adressée à Mahmoud Abas.
Et l'objectif réellement, c'est de redonner du poids à l'acteur historique qui est l'autorité palestinienne. En tout cas, c'est comme ça que la France présente cette décision. Et en tout cas, on voit que dans les arguments utilisés euh par voilà, c'est vraiment euh de de justifier cette décision comme le fait que ce n'est pas un cadeau à masse et que c'est pour relancer le dialogue et redonner du poids à l'autorité palestinienne et à Mahmoud Abbas qui ces dernières semaines avait adressé euh une lettre au président Emmanuel Macron.
Il lui avait assuré de sa volonté de démilitariser la bande de Gaza, de reconnaître l'État d'Israël. Et donc il y a un pas en avant qui a été fait par Mahmoud Abas et vraisemblablement c'est aussi l'élément déclencheur qui a permis à Emmanuel Macron d'accélérer les choses puisqu'on leur redit les choses s'accélère. Initialement, Emmanuel Macron voulait lancer le processus avec la conférence qui va se dérouler à New York la semaine prochaine avec l'Arabie Saoudite, coprésidé avec l'Arabie Saoudite.
Euh, visiblement euh il a décidé de ne pas attendre en tout cas, il a décidé de ne pas attendre avant d'annoncer que la France reconnaîtra la Palestine. Ce qui est certain, c'est que euh les négociations entre la France et l'autorité palestinienne n'ont jamais cessé ces deux dernières années. J'ai moi-même assisté à des discussions entre Stéphane Séjourné et Mahmoud Abbas en Arabie Saoudite.
Et c'est intéressant à ce pointlà ce que vient de dire Léonard Ratal. Euh est-ce que euh cette reconnaissance de l'État de la Palestine peut redonner en quelque sorte de la légitimité à l'autorité palestinienne ? Parce que c'est l'un des problèmes évidemment euh auquels font face à la fois les Israéliens et les Palestiniens, c'est qu'ils n'ont personne qui puisse les représenter euh dans une globalité qui ne soit pas un groupe terroriste ou qui soit suffisamment fort politiquement.
Est-ce que ça peut aider les Palestiniens à reconstituer des organes politiques ? Bah, en tout cas, c'est un crédit. Euh, président Macron clairement donne crédit à cette autorité palestinienne.
D'ailleurs, il y a il y en a pas d'autres parce qu'en fait euh il déjà euh les la gouvernance de de Palestine était divisée en deux euh et donc euh il ils ne pouvaient pas se supporter entre eux. D'ailleurs, il y a il y a eu des guerres, il y a eu des morts dans dans les guerres internes entre entre Ramas et et Siruddani et donc l'autorité palestinienne. Donc c'est c'est un dossier très compliqué.
Et d'ailleurs, je vous rappelle quand même historique. Ça veut dire qu'en fait les deux États étaient prévus par la résolution de 1949 des Nations- Unies, mais ça a mis 40 ans à cette cette Palestine de se constituer. Il y a eu une première vague de 50 pays qui qui ont l'ont reconnu en 19889 et puis après il y a eu toujours des problèmes problèmes en terne.
Je ne vois pas dans l'état actuel comment cet é cet état peut fonctionner parce qu'en réalité il est inexistant quasiment. Il y a il y a pas de ressources internes. Il vit sur sur l'aide internationale.
Il est il est séparé. Il y a la la le Gaza est en ruine. On sait pas du tout comment le conflit va être à l'intérieur.
Et puis euh si vous me permettez juste une un petit clin d'œil. Normalement cette soirée, on devait parler au début de soirée de Rotaillo qui sort de chez Bairou et ben on parle de Palestine. Est-ce que il y aurait pas une petite pensée d'Emmanuel Macron quand il annoncé ça ?
C'est quand même une annonce historique, je suis pas sûr qu'elle soit motivée par des bisbilles, pardon, du terme terme gouvernement. Le choix du moment, le choix du moment c'est il est quand même pas un odain à mon avis. Je pense surtout que peut-être ça a motivé la volonté d'Emmanuel Macron. peut-être encore une fois fait des suppositions mais d'annuler ce rendez-vous avec Bruno Rota aujourd'hui parce que visiblement il avait autre chose à faire dans sa journée.
Bah en tout cas ça pourrait justifier que Emmanuel Macron soit consacré tout au long de la journée à cette annonce qui est quand même une annonce historique et vous m'avez demandé s'il y avait des réactions politiques. Première réaction du Rassemblement national à l'instant du porte-parole du Rassemblement national Julien Odoule. C'est le plus beau cadeau offert auas dit-il depuis le soutien financier militaire du Qatar.
Cette reconnaissance alors que les otages n'ont pas été libérés et que la sécurité de l'État d'Israël n'est pas assurée, dit-il, est une incitation au terrorisme et aux pires abominations. Voilà pour la première réaction euh de du Rassemblement national euh ce soir. Euh dans un instant, dans quelques secondes, on va retrouver Anne Sophie San, elle est vice-présidente Europe de l'American Jewish Committe.
Elle va nous dire ce qu'elle pense évidemment de la décision du chef de l'État. Juste avant, général Richou, vous vouliez intervenir ? Oui, je crois que le problème central, ça a été dit, mais si on veut le simplifier, c'est le problème de la gouvernance.
C'est c'est c'est véritablement ça. C'est le jour d'après même d'existence. Mais oui, l'existence, l'existence, on peut encore en parler, mais la gouvernance, tant que le Hamas existe, l'autorité palestinienne, permettez-moi de vous dire qu'elle est quand même discréditée depuis un peu longtemps.
Depuis quand Mar Bouabas n'a-t-il pas été élu ? En quoi cette autorité palestinienne est-elle légitime ? Il s'engag des élections c'est ce qu'il s'engage mais bien sûr il y a quand même des problèmes interne des garanties qui don alors il y a 500000 colons en plus en Jordanie quid de ces 500000 colons quid de l'avenir de Gaza.
Ça ça n'a pas été résolu. Israël ne sait pas prononcer pour savoir ce que l'on veut faire de main de la bande de Gaza. Donc ce problème de la de la gouvernance c'est-à-dire que qu'est-ce que deviennent ces territoires ?
Comment sont-ils administrés de manière démocratique ? par qui est-ce qu'il faut une autorité internationale pendant quelques années et cetera par exemple comme comme ça se fait au Kosovo je ne sais pas mais en tous les cas il y a des sacrés au-delà de du côté symbolique il y a des sacrés problèmes à résoudre et à mon avis ça va être très très compliqué et puis attendons maintenant la réaction des États-Unis d'Amérique là on va rigoler ah mais je pense que moi j'attends l'ambassadeur Hakabi qui ne mche pas ses mots et et le président Trump clairement aux États-Unis cette annonce alors qu'il y a pas de condition ni sur les otages ni sur la sécurité d'Israël pour les Américains comme pour les Israéliens, ça n'a pas de sens. Bonsoir à la Boousira, merci d'être avec nous.
Vous êtes ambassadrice de Palestine en France. Je vais vous demander une première réaction aux annonces faites par Emmanuel Macron. C'était euh c'est un moment historique, c'est un moment de vérité.
Nous saluons euh effectivement l'annonce de président Macron euh prononcée dans sa lettre adressée au président Abbas, président de l'État de Palestine où euh il s'engage à reconnaître l'at l'État de Palestine pleinement lors de la conférence des Nations- Unies en septembre prochain à l'Assemblée générale. C'est un moment où la France montre qu'elle est fidèle à son histoire, fidèle à à sa politique, fidèle au droit international, fidèle à la nécessité de octroyer le droit inalienable à l'autodétermination de peuple palestinien de vivre dans son état indépendant et souverain au côté d'Israël. Qu'est-ce qu'elle change cette reconnaissance de la France ? 142 pays reconnaissent d'ors et déjà c'est un décomte de la FP.
Voilà 147. Ah ben voilà, vous faites bien de me corriger. 147 pays donc reconnaissent l'état de la Palestine.
Qu'est-ce que cette reconnaissance française change pour vous ? cette reconnaissance que pour nous devait avoir lieu depuis très longtemps, depuis une trentaine d'années au moins. Il intervient aujourd'hui dans un moment très très crucial, un moment catastrophique pour non seulement le peuple palestinien qui subit un crime de génocide dans la bande de Gaza, on est en train de voir la famine imposée et utilisée comme arme de guerre par Israël.
On est en train de voir la KNES israélienne passer hier une résolution qui demande de étendre la souveraineté israélienne sur la SJ Jordanie. On est dans un moment où le fondement de la solution à deux États se voit sapé par Israël que ça soit dans la bande de Gaza en Sjordanie ou à Jérusalem est occupé. Et c'est aujourd'hui euh la France euh envoie un message très fort et très clair non seulement à Israël, mais aussi à l'ensemble de la communauté internationale et à leur tête les États-Unis de dire on ne peut pas continuer à imposer des faits sur le terrain, des faits qui rendent impossible la solution à deux États.
Or, aujourd'hui, la communauté internationale est mandatée par la Cour de justice internationale, par l'Assemblée générale des Nations- Unies de concrétiser la solution à deux États qui est la seule solution capable de garantir la paix et la sécurité dans notre région. Restez avec nous, madame l'ambassadeur, s'il vous plaît. On va retrouver Anne Sophie Seban, vice-présidente Europe de l'American Jewish Committe.
Votre réaction madame Seban, à ce qu'a annoncé Emmanuel Macron il y a quelques minutes à peine. La France va donc reconnaître l'état de Palestine. Oui.
Alors ma première réaction, on attend de voir, il a annoncé qu'il reconnaîtrait la Palestine au mois de septembre en marge de l'Assemblée générale des Nations- Unies. Donc on le sait aussi, il peut encore se passer des choses et on verra exactement quels sont les termes de cette reconnaissance. Mais ce que je peux vous dire à ce stade, c'est qu'il nous semble que c'est une erreur historique que commet le le président français pour au moins trois raisons, je crois.
Euh d'abord parce que comme vous le savez, la reconnaissance de la Palestine, la reconnaissance mutuelle aussi, ça fait partie des éléments de négociation entre israéliens et palestinien. Et on le sait, toute résolution de ce conflit euh passera par une négociation directe entre les deux parties. Euh ça n'aborrutira pas sans ces négociations directes.
Et en en prenant une telle décision unilatérale, finalement le président français ôte une carte de la table des négociations et on peut imaginer euh euh ce que vont en penser euh les Israéliens et ça fait perdre, je crois en crédibilité le rôle que pourrait jouer la France comme comme médiateur dans la résolution de ce conflit. Ensuite, évidemment, et ça a été dit sur votre plateau, ça va ça ne peut que aujourd'hui dans le contexte actuel renforcer les extrémistes des deux côtés. Évidemment, ce sera perçu comme une victoire du ramas et comme une récompense du du 7 octobre en utilisant la violence.
Et on arrive à ce type de résultat, on peut obtenir ce que l'on ce que l'on veut. Euh et côté israélien, on le sait aussi, que l'annonce de cette reconnaissance euh peut aussi jouer un rôle de pour pour renforcer euh euh les composantes euh d'extrême droite du gouvernement israélien qui ont déjà annoncé qu'en cas de reconnaissance de l'État de Palestine, il pourrait y avoir euh des conséquences aussi euh sur des décisions prises concernant la S Jordanie. Et enfin, je crois que ça va même en en prenant cette décision, le les la France saute le soutien des modérés en Israël et ailleurs et d'organisations comme la nôtre, comme l'américane Geus Comity qui œuvre et qui joue un rôle qui pourra jouer un rôle dans un processus de paix.
Mais en faisant cela à un moment où il n'y a pas de cesser le feu, où les otages à Gaza n'ont pas été rendus, où les réformes attendues et présentées comme des conditions, comme des préconditions à une éventuelle reconnaissance. n'ont pas été euh remplis par l'autorité palestinienne de prendre cette décision aujourd'hui, c'est inacceptable et ce sera perçu par comme inacceptable, y compris par des pans beaucoup plus modérés de la société israélienne et des acteurs internationaux qui veulent souhaite jouer un rôle pour une sortie de crise dans cette guerre et dans ce conflit. Madame Seban, ce que dit le chef de l'État, c'est que euh en prenant cette décision, il espère relégitimer en quelque sorte l'autorité palestinienne pour pouvoir donner aux Palestiniens euh un organe de négociation avec les Israéliens.
Euh et euh c'est pour cela que cette reconnaissance est importante et qu'elle doit se faire via l'autorité palestinienne. Vous n'avez pas le sentiment vous qu'il faut trouver une solution évidemment pour arriver à la paix. Il faut évidemment que les otages soient restitués.
On est tous d'accord là-dessus. Euh simplement si personne ne fait de pas vers cette paix, elle n'arrivera jamais. Est-ce qu'une relégitimation euh de l' de l'autorité palestinienne ne peut pas apporter euh les premières pierres à ce qui pourrait être un dialogue entre euh la communauté internationale évidemment, mais les Israéliens et les Palestiniens au premier chef ?
Non, mais je crois pas que cette reconnaissance qui est purement symbolique et unilatérale de la part de la France soit l'élément qui permet de relégitimiter l'autorité païsienne. qui permettra de relégitimiter relégitimer l'autorité païenne, ce sont justement les conditions qui ont été qui ont été présentés et sur lesquelles s'accordent finalement à la fois les Européens, les Américains et même les Français les ont cités comme des conditions essentielles, c'est-à-dire la réforme profonde de l'autorité palestinienne, c'est-à-dire refonder aussi le système éducatif, désinciter à la haine au sein de la société palestinienne. C'est tout ça qui réinjectera de la légitimité pour autorité palestinienne, c'est l'organisation d'élections et c'est avant tout d'arriver à incesser le feu à Gaza et au retour des otages qui permettra d'offrir un contexte dans lequel oui là on pourra penser à l'après et à l'horizon politique mais cette reconnaissance elle est purement symbolique unilatérale et encore une fois elle elle sape ce que pourrait apporter des négociations puisque ça fait partie des éléments à négocier entre israélien et palestinien dans le cadre d'un éventuel processus de paix à l'avenir.
Symbolique, pas tout à fait le moment seulement symbolique pas tout à fait unilatéral, elle est parce qu'elle est du fait de la France mais 147 pays reconnaissent déjà l'état de la Palestine. Donc la France n'est pas le seul à à voir franchil pas. Euh une dernière petite question peut-être sur euh après cette reconnaissance euh le sentiment que vous pouvez avoir euh de la place de la France euh dans le conflit qui oppose Israël et et le Hamas.
On entend parfois dire que en Israël les Israéliens ne considèrent plus la France comme un comme un allié. Est-ce que ça va dans ce sens-là ? Oui, c'est un peu ce que je vous disais tout à l'heure.
Moi ce que ce que je trouve des enfin dommage, c'est qu'effectivement la France perd encore plus de de crédit en prenant cette décision parce que déjà que la confiance était un peu étiolier étiolé ces derniers mois entre la France et Israël en prenant cette décision, le rôle qu'a toujours souhaité jouer la France comme médiateur dans ce conflit euh et et est vraiment pour le coup balayer complètement et on voit pas dans quel dans quel monde Israël considérera à l'avenir la France comme un interlocuteur de confiance et comme un médiateur éventuel dans le conflit ? Merci beaucoup madame Ceord. Merci d'avoir pris le temps de nous répondre en direct ce soir sur sur LCI.
Vous venez d'entendre ce qui a été dit, cette reconnaissance euh pour cette dame, c'est une victoire du Hama, c'est une récompense euh des massacres du 7 octobre. C'est très decevant que euh les gens qui appellent à la paix, qui appellent à la solution à deux états, qui appelle à l'égalité entre les deux peuples voit dans l'annonce de président Macron ce soir dans cette potentielle reconnaissance euh un soutien à une partie ou un autre, il la minimise en fait à à à des petites calculs. Cette reconnaissance est la reconnaissance d'un état, un état qui représente un peuple, un état qui a déjà reconnu l'état d'Israël en 1994. un état qui a investi depuis euh 30 ans dans la la l'établissement, la construction des institutions étatiques et tout cet établissement et toutes ces institutions que nous avons créé et on continue à créer et on continue à réformer notre administration, on continue à à à à essayer et on était reconnu comme Radi State, les institutions de l'État de Palestine.
Toute cet effort palestinienne a été sapée, il faut le rappeler ce soir par Israël. Israël qui retient les euh les revenus des taxes et d'impôts qui rendent impossible toute euh au difficile toute réforme, toute continuité de euh euh offrir des services, de euh euh gérer des institutions. Israël qu'il est sap et il est important aujourd'hui que Israël entend le message de président Macron, entend le message de la communauté internationale qui appelle à concrétiser cette solution.
Comme j'ai dit, c'est la seule solution capable de garantir la sécurité et la stabilité pour nous tous. Et bien justement, on va voir si Israël est entend ce message que vous dites et comment elle l'entend. Bonsoir Boas Miss Put.
Merci d'être avec nous. Vous êtes membre de l'ACN 7, député du du Lou. Cette annonce faite par Emmanuel Macron, qu'est-ce qu'elle signifie pour vous ?
Bah prix au c'est un prix offert au terrorisme. Voilà, pur et simple. Et par ailleurs, c'est vrai que je représente le parti du LCO, mais si vous regardez aujourd'hui les réactions de mes collègues aussi dans les autres partis y compris nos grands opposants comme monsieur Liberaman ou monsieur Ben était exprès je vais vers eux et ben la même réaction exactement que nous.
Et je dirais la chose suivante, dites-moi en quoi la déclaration de du président Macron aide la stabilité et la sécurité au Moyen-Orient. Je crois que c'est assez choquant et je crois que ce que le président Macron est en train de faire, c'est carrément donner un prix au terrorisme. Voilà la leçon de morale du 7 octobre.
Voilà la leçon du moral. Venez rentrer dans un territoire tuer, kidnappé, gorger des bébés, des femmes, des enfants violés. Et voilà, 2 ans après, même pas 2 ans après, un peu moins, ben vous recevez un état.
Bravo pour la leçon de morale du président Macron. Euh l'idée du président, c'est ce qu'il dit en tout cas, c'est ce qu'il déclare ce soir, c'est que en redonnant ou en essayant de redonner de la légitimité à l'autorité palestinienne, euh cela fera avancer la paix parce que clairement évidemment c'est difficile de parler avec le Hamas. Ça cette idée pour vous, elle est elle n'est pas valable ?
Non, c'est moi elle est pas valable mais comme je dis encore une fois, elle est elle est tout sauf stabilisée, sauf sécurisé à Moyen-Orient qu'on est en train de justement de reconstruire. Et je m'explique, vous savez très bien ce qui s'est passé. Je parle d'Israël aujourd'hui attaqué euh par se francs euh y compris du côté de Gaza et y compris des camps de euh dans les dans les euh quand je dis des camps de terroristes, j'appellerai ça parce que soi-disant on parle de pauvres malheureux mais en fait ce sont des terroristes qui viennent sur notre territoire.
Il faut savoir une chose, la France a connu a connu des actes terroristes il y a pas très longtemps et on sait très bien la réaction de la France visà quand la France a été attaqué. Et là, quand il s'agit euh d'un pays comme Israël, et ben là, on va carrément on va lui imposer euh euh une entité, un état si vous voulez dans votre si vous voulez appeler ça comme ça, et ben qui va tout qui ne reconnaît même pas l'existence d'un état judit, au contraire, qui soutient le terrorisme. Par ailleurs, j'ai écouté maintenant une leçon d'histoire de j'aiécouté une de vos invites parler d'il y a 30 ans.
Il faut quand même être honnête et voir un petit peu ce que les Palestiniens ont quand même offert au Moyen-Orient et au monde entier aussi, c'est cette invention du terrorisme. Si vous voulez kidnapper des avions et j'en passe. Alors si c'est ça la leçon de morale du présent Macron, et ben très franchement c'est quelque chose de très décevant.
Encore une fois, quand je parle ainsi, c'est pas seulement moi qui le dit, c'est carrément la classe politique israélienne, c'est les Israéliens tout cour qui sont choqués. Et par ailleurs aussi le le le contexte où je dirais que aujourd'hui justement, on est tous là à attendre, à voir un petit peu comment on va réussir à libérer les otages dans des négociations très difficiles hein avec bien sûr avec le Hamas. Et tout à coup, qu'est-ce qu'on entend ?
Et ben quand ces négociations trop difficiles, ben du côté de la France, reconnaissance d'un état palestinien. Bravo la France. La la personne que euh vous avez entendu, c'est Ala Abou Asira.
Elle est ambassadeur de la Palestine en en France. On sent votre déception au-delà, on sent même votre colère. Euh qu'est-ce que ça change cette décision du président Macron selon vous euh dans les relations entre Israël et la France ?
Ben je dirais ch la France est un pays important et que que nous respectons beaucoup est un pays aussi amis. Je je je franchement je suis très étonné euh euh de cette de cette euh comment dire un petit peu de cette déclaration du président Macron. Et par ailleurs, il y a une alternative.
Nous voulons la paix. Bien sûr que nous voulons la paix. Et d'abord afin qu'il y ait une paix, il faut qu'il y ait une reconnaissance de l'idée même d'un état juif.
Et madame l'ambassadrice peut très bien vous dire que cette reconnaissance d'un état juif n'existe pas. Elle peut très bien vous le dire. Pourquoi est-ce que je dis ainsi ?
Parce qu'il y a eu quand même en en 2020, le le 15 septembre, je pense 2020, il y a eu les accords d'Abraham. on a eu du mal à les accepter en Europe. On a mis un an ou deux et là, il y a un potentiel un potentiel énorme d'amener cette pas seulement stabilité, sécurité mais carrément une paix avec des années.
Et là franchement, j'ose espérer que nos voisins, tous les voisins comprennent qu'il vaut mieux s'ajouter au camp des modérés et pas au camp des extrémistes. Désolé, mais en 2025, les Palestiniens se situent encore dans le camp des extrémistes. Ils étaient toujours là en 79 la paix avec l'Égypte.
Ils étaient là dans chaque moment de l'histoire. Ils étaient là y compris dans ce moment où tout le monde était là comme ça à à apprécier les accords d'Olo. Souvenez-vous et ben là les actes terroristes des palestiniens continuent encore pour les Palestiniens.
Lisez la charte des Palestines de du Ramas c'est carrément un califat sur notre terre et aussi ce qu' les les Palestiniens de Judé Samarie c'est la le manque de reconnaissance encore toujours encore d'un état juif. Alors, il faut être clair dans les faits et encore une fois, je suis très très étonné que le président de la France un état comme la France un état tellement important en Europe qui se positionne du côté des extrémistes. Moi, j'aurais espéré qu'après le 7 octobre dans le camp des modérés, dans le camp des logiques, dans les comptes dans le camp de ceux qui veulent justement être un support ou lutter contre le terrorisme et ben se situe la France.
Très étonné, très choqué, très déçu. Merci Boas Bisp. Merci en tout cas d'avoir pris le temps de si vous permettez si vous permettez juste d'ajouter encore je souvens très bien la rencontre du président français.
Il était il est venu ici chez nous quelques jours après le 7 octobre soutien. J'étais j'étais dans la rencontre entre le présid le premier ministre de Tonia, le président français et ben il parlait là d'un d'une coalition internationale avec la France contre Ramas même pas 2 ans après. Elle a regardé ce comment dire un petit peu ce détour ce ce et et par ailleurs c'est pas moi, c'est les Français qui le disent que le président Macron a cette comment dire cette manie de dire tout et son contraire.
Voilà encore un exemple. Merci beaucoup Basmud, merci d'avoir pris le temps de répondre à nos questions en direct sur LCI ce soir. Emmanuel Macron a donc pris sa décision.
La France va reconnaître l'État de la Palestine. Ce sera fait de manière solonnelle au mois de septembre lors de l'Assemblée générale des Nations- Unies. Vous restez avec nous.
Une courte pause, on se retrouve juste après. Merci d'être avec nous sur LCI pour la suite de cette édition spéciale. C'est l'annonce surprise de la soirée.
Emmanuel Macron a donc pris sa décision. La France va reconnaître l'État de la Palestine. Ce sera fait de manière formelle solonnelle au mois de septembre prochain lors de l'Assemblée générale des Nations- Unies à New York. fidèle à son engagement historique pour une paix juste et durable au proche Orient.
J'ai décidé que la France reconnaîtra l'État de Palestine, dit le chef de l'État. On continue d'en parler avec Abo Asira. Merci madame l'ambassadeur d'être ici ce soir également sur ce plateau.
Léonard Ratal, le général Nicolas Richou, Ellisabeth Shepard, Sélam et Olivier Kampf. Madame l'ambassadeur, d'abord cette réaction, vous l'avez entendu comme moi, ce député israélien du Likoud, membre de l'ACN 7 qui dit finalement cette reconnaissance c'est une prime au terrorisme. Écoutez, en Israël euh c'est dommage que il y a toujours pas cette conscience et reconnaissance de la réalité que Issraël a créé dans notre terre historique qui est l'occupation militaire israélienne, qui est une colonisation qui rend impossible aujourd'hui la la viabilité de l'État de Palestine, qui commet les crimes les plus atroces.
C'est ce que le député euh euh lcodien a oublié de rappeler euh euh il a rappelé qu'il veut la paix. Mais quelle paix ? Et comment ? en tuant plus de 60000 civils palestiniens innocents en exterminant la bande de Gaza, en perpétrant un génocide à Gaza, en ouvertement votant une résolution pour annexer la S Jordanie, la paix et a un prix et le prix de la paix, c'est la création de l'État de Palestine et la reconnaissance de cet état.
C'est la réponse aujourd'hui que apporte le président Macron. à toutes ces violations graves par Israël, à tout euh euh accord international, à toute euh convention internationale et surtout à la dignité humaine. Aujourd'hui, c'est le moment d'aller encore plus loin que la reconnaissance d'imposer des sanctions contre Israël, un embargo sur les armes, couper toute relation commerciale et économique avec Israël, suspendre l'accord d'association entre l'Union européenne et Israël pour être aussi crédible dans sa démarche.
Euh vous dites, vous parlez de l'instant du moment où cette reconnaissance a lieu pour la France. Euh était-ce le bon moment ? N'était-il pas peut-être plus judicieux d'attendre que le Hamas qui fait aussi souffrir une partie des personnes toujours le bon moment de faire la bonne chose et cette chose a cette reconnaissance.
Je vais terminer peut-être ma question. Est-ce qu'il ne fallait pas attendre peut-être la fin du Hamas avant une reconnaissance de manière à soutenir de manière l'autorité palestin On parle pas de Hamas, on parle de l'État de Palestine. Son représentant euh légitime, c'est l'OLP, l'organisation de la libération de la Palestine.
Son président, c'est le président Abbas qui a annoncé des élections d'ici 1 an qui est une exigence palestinienne qui est engagé dans un processus de réforme constante depuis des années. Je vais vous poser une question simplement pratique. Madame, pensez-vous qu'il soit possible d'organiser des élections d'ici 1 an dans les territoires palestiniens au vu de ce qui s'y déroule encore ?
Et qui a créé ce que déroule encore ? C'est Israël qui a créé ce qui déroule encore qui dure depuis 57 ans d'une occupation militaire israélienne. Et malgré cela, le président Abbas a exprimé dans sa lettre adressée au président Macron, il a aussi exprimé au sommet arabe en mars dernier le la volonté palestinienne de organiser des élections palestiniennes.
Il faut que Israël accepte la tenue des élections dans l'ensemble de territoires palestiniens occupés et surtout à Jérusalem est occupé. Et ça a été la raison pourquoi on était obligé de reporter les élections en 2021 à cause de rejets israéliens que on exerce qu'on exerce nous le peuple palestinien notre démocratie qu'on va euh au au vote et et et on renforce cet état palestinien pour que Israël continue à dire ces Palestiniens ne sont pas démocratiques. Moi, je suis un état démocratique, mais aujourd'hui, on voit un état démocratique qui perpétu les crimes les plus atroces, qui tue les innocent, qui affamment euh euh toute une population qui euh viole le droit international, qui est écarté et signalé par le palestin face à une autorité palestinienne, un gouvernement palestinien qui tend sa main, à un président palestinien qui tend sa main pour la paix.
Il a toujours tendu sa main pour la paix. Avez-vous le sentiment au vu de l'histoire récente, je parle de ces dernières décennies que les Palestiniens, quel que soit le contexte difficile autour des territoires, la volonté et la force et les capacités de travailler ensemble. Mais bien sûr, ça c'est ça c'est la vocation de peuple palestinien et c'est pour cela ça n'a pas été le cas parce que l'occupation isralélienne n'a jamais cessé. parce que l'occupation militaire isralienne n'a jamais cessé parce que le peuple palestinien n'a pas pu exercer son droit avant le 7 octobre.
Il n'y avait pas d'occupation de fête avant le pendant quelques mois à l'intérieur de la vente de Gaza. Vous connaissez pas l'histoire monsieur, permettez-moi ni le droit international. La bande de Gaza fait partie de territoires palestinien occupés.
C'est le rendu de toutes les instances internationales, de toutes les résolutions internationales et récemment la Cour de justice internationale depuis euh son retrait unilatéral de la bande de Gaza en 2005, c'est ce qu'on entend tout le temps, Gaza n'est plus occupé. La band de Gaza a subi le glucus le plus inhuma. Je suis moi-même de Gaza.
Pour me rendre à Gaza, j'ai besoin d'une autorisation israélienne pour rentrer dans Gaza et pour sortir de Gaza. Avant le 7 octobre, la bande de Gaza était restée, son espace, sa mer et la terre était encerclée, contrôlé par l'armée israélienne qui n'a cessé que de ce que je disais qu'il n'y avait pas d'armée israélienne entre 2005 et 2007 dans le elle était autour s de la même manière qu'Israël est entouré par des pays qui sont pas forcément une occupation militaire dans la bande de Gaza. Il y avait le blucus qui a asphyxié la bande de Gaza qui a rendu impossible cette quête de peuple palestinien pour sa liberté non seulement à Gaza mais aussi en Jordani qui aussi la responsabilité du Hamas parce que s'il y a un blocus c'est parce qu'il y a la menace terroriste du Hamas.
Le blocus a été imposé contre la bande de Gaza avant que la Hamas reprenne le le pouvoir à Gaza qui est justifie dernières années par la menace du Hamas. Franchement vous vous vous faites replacer aussi dans le contexte aussi de replacer dans le contexte dans ces détails. Il y a une occupation militaire israélienne reconnue par les Nations- Unies par la Cour de justice internationale et de la bande de Gaza et de la Cordanie et de Jérusalem Est.
Il est aujourd'hui nécessaire d'arrêter cette occupation militaire mais il y a aussi une priorité. On n' pas parlé de ça ce soir. Ce que se passe à Gaza, un cesser le feu médiat est plus que nécessaire.
La l'entrée massif de l'aide humanitaire, de la nourriture, des médicaments, de l'eau, de fioule pour sauver ce qui reste d'une population martyrisé martyrisé et exterminé depuis mois. C'est pour cela cette reconnaissance vient dans un cont hier soir ici même nous disait 950 camions d'aide sont aujourd'hui à disposition de Gaza. On ne peut pas distribuer cette aide à cause du Hamas.
Alors vrai ou faux ? Qui a raison ? Évidemment, Israël, c'est Israël qui interdit et qui empêche toute entrée de manif. qui contrôleitème qui contrôle qui contrôle l'ensemble de la bande de Gaza, qui bombarde l'ensemble de la bande de Gaza, qui tue chaque personne qui par ses drones aujourd'hui des femmes d'enfants des vieillards, des malades, des hôpitaux, des écoles.
C'est Israël qui est entièrement responsable de le crime le plus atroce qui se passe aujourd'hui qui est l'utilisation de la famille comme arme de guerre. Merci madame l'ambassadeur, merci beaucoup d'être venu ici ce soir réagir aux annonces d'Emmanuel Macron. qui va reconnaître l'État de la Palestine, pas lui en personne.
La France évidemment comme chef de l'État, il s'exprime. Ce sera fait de manière solonnelle en septembre lors de l'assemblée générale de l'ONU. Bonsoir Inabassiste, merci d'être avec nous, correspondante ici à Paris de la radio Israël.
Vous êtes ancien diplomate. Je crois aussi euh votre réaction à la décision du chef de l'État ce soir. Bon, je crois que la réaction son annonce plutôt même n'était pas n'a surpris personne.
Je crois que tout tous les correspondants étrangères local en France, ça fait maintenant quelques jours que si c'est les kéoréis ou l'Élysée tous les instances et français cesse pas de nous briefer sur cette conférence qui va se tenir la semaine prochaine à New York. Disons que la décision sur le moment quand cette reconnaissance de l'État palestinienne va être faite et ça appartient justement euh au président. Donc c'est lui qui va décider.
Donc avec tous ces préparatives, je crois que tout le monde sentait bien que ça va arriver très très vite. Tout le monde savait que ça allait arriver. C'est arrivé.
C'est officiel. Alors ce sera solonnel au mois de septembre, fin du mois de septembre à New York. Votre réaction à vous personnelle ?
Je crois je vais vous donner plutôt mon analyse si vous voulez plus que mes sentiments personnels euh je crois que le moment est très très mal choisi. Euh en Israël d'abord on est encore dans le traumatisme du 7 octobre. 20 mois c'est rien.
Euh la société israélienne ça va prendre très très longtemps pour se reconstruire. Et sans se reconstruire comment ils vont faire la paix avec les Palestiniens ? Je je je ne sais pas, c'est je c'est quasiment inenvisageable en Israël.
Pour l'instant, ce que dit le président de la République, c'est que cette reconnaissance de l'État de la Palestine va aider à la relégitimisation de l'autorité palestinienne, va aider les Palestiniens à être plus forts et donc à pouvoir peser ou avoir un échange avec les Israéliens. Et donc c'est un pas supplémentaire vers la PSA. Vous vous en doutez ?
Je je j'ai j'ai des doutes. D'abord comme j'ai expliqué, je crois que la société israélienne n'est pas là. En tout cas, une partie de la société israélien divisé sur la question de Gaza la société israélienne mais là on parle pas de la question de Gaza.
Là on parle de la solution des deux états. Donc c'est deux choses qui sont pour moi différentes. Et la deuxième chose c'est justement ce que vous avez évoqué la question de Gaza.
On est en plein milieu de négociation là. Euh il y avait cette réponse de Hamas et pour l'instant monsieur Netaniao a rappelé l'équipe israélienne qui était ça fait plus que 2 semaines que que cette équipe de négociation était à Dora. Certes, il a rappelé ça marche pas très bien pour l'instant.
On a encore désoir que ça va reprendre. Et si à ce moment-là le président français qui fait pas partie de ces négociations qui n'a jamais fait partie de ces négociations pour arriver à un accord sur le relâchement des otages, sur les CC le feu et sur en fait l'avenir de la bande de Gaza, c'est lui maintenant qui décide de voilà de de se mêler de d'avoir sa propre et grande annonce pour peut-être attirer l'intention, je ne sais pas. Alors justement mauvais moment il y a il y a il y a une il y a une démarche qui n'est pas constructive justement pour arriver à cet accord et pour l'instant la priorité je pense de tout le monde et ça devrait être aussi la priorité des Palestiniens, c'est d'abord la question de Gaza, la question des deux États.
Malheureusement, il faudra attendre après qu'on résoudre cela. Euh c'est très intéressant ce que vous dites. Mauvais moment politique international pour cette annonce. sur le plan national Léonard Atal.
Beaucoup de réactions ce soir. On va en parler dans un instant. Euh mais est-ce que cette annonce est de nature à euh comment dirais-je donner de l'air au président de la République ?
On sait depuis un moment depuis plusieurs mois que le président de la République veut occuper le terrain international. Euh alors il a repris ses marques ces derniers mois avec en s'intéressant davantage aux questions budgétaires mais mais on sait on sait tout de même que la fin de son mandat sera internationale et que c'est sur ces sujets-là qu'il veut laisser une trace et notamment sur la question du proche Orient. Il a été il a beaucoup agi ces derniers ces dernières semaines en en ayant au téléphone des responsables au Moyen-Orient, au Prochorient.
Euh il a demandé à son ministre d'affaires étrangères d'avoir par exemple sur l'Iran euh une démarche euh en lien avec euh l'Iran pour relancer le processus de euh dénucléisation euh militaire de de l'Iran et cetera. Donc on sait effectivement que le président de la République veut occuper le terrain international. De là à dire que c'est calculé cetera.
Il est encore bien trop tôt pour personne le sait évidemment personne ne le sait pour pour l'instant. Ce qui est sûr, c'est que il y a beaucoup de réactions dans la classe politique. Simplement, ce qui est sûr aussi, c'est qu'il y a une accélération de l'agenda que sétait fixé le président de la République.
Pour la première fois, c'était le le 24 février dernier. C'est la première fois qu'il a abordé la question de la reconnaissance de la Palestine avec beaucoup de réserves. Ensuite, il annonçait la la tenue euh d'une conférence internationale à New York avec l'Arabie Saoudite qui a été décalée à cause de la guerre entre Israël et l'Iran.
Et cette conférence qui va se tenir la semaine prochaine devait lancer un processus de reconnaissance. France a été très active he depuis plusieurs années sur sur ce dossier. Ça c'est vrai.
Voilà. Et là maintenant ça s'accélère puisque il annonce que la France quoi qu'il arrive de ce qu'on en comprend reconnaîtra la Palestine avec le besoin de certaines garanties mais qui ne sont plus des garanties préalables pour l'instant visiblement de ce que l'on comprend qui sont notamment donc la démilorisation du Hamas, la reconnaissance mutuelle donc la reconnaissance par des pays arabes qui ne reconnaissent pas Israël de de le faire désormais. Voilà pour euh la l'accélération des choses.
Avant de passer peut-être euh au au débat, j'aimerais avoir votre avis sur cette reconnaissance sur euh les effets qu'elle peut avoir sur les réactions qu'on a eu ce soir. Les Israéliens dénoncent un cadeau fait au Hamas. Euh c'est c'est pas rien.
Euh une récompense pour le 7 octobre, c'est ce que disent les premières réactions qui nous viennent d'Israël. Il y a aussi des réactions en France dans la classe politique parce que c'est un sujet éminemment politique en France. Quelles sont ces réactions Léonard ?
Euh les réactions pour l'instant vont effectivement sont arrivées très vite hein euh que ça soit à gauche ou euh à droite. Réaction à l'instant du président du Rassemblement national Jordan Bardella. Euh il écrit "Si une solution à deux états et l'horizon à atteindre.
La reconnaissance dans l'État palestinien par Emmanuel Macron dans quelques jours accordera au Hamas, mouvement terroriste islamiste, une légitimité institutionnelle et internationale inespéré. Il estime qu'il s'agit d'une décision précipitée davantage motivée par des considérations politiques personnelles que par une sincère recherche de justice et de paix. Et certains dans son cas au Rassemblant national sont allés encore plus loin en estimant, c'est le cas par exemple de Sébastien Chenu qui a euh postter sur le réseau social X tout à l'heure ce message.
Finalement le terrorisme ça paye. Voilà pour les réaction plutôt à l'extrême droite de l'échiquet politique. On va parler de l'extrême gauche dans un tout petit instant, juste avant de la gauche et de l'extrême gauche, juste avant une réaction à l'internationale, celle de Benjamin Netaniaou, le premier ministre israélien qui condamne fermement ce soir la décision prise par Emmanuel Macron en décision de reconnaître donc l'état de la Palestine en France.
Pardon, on va terminer cette parenthèse. Pour la gauche, quelles sont les réactions à gauche ? on estime, on salue plutôt cette décision que ça soit au sein des écologistes, que ça soit au sein du parti communiste, que ça soit au sein de la France insoumise également qui salue cette décision qui pour certains arrive trop tard.
On va découvrir peut-être quelques quelques messages postés sur les réseaux sociaux. Voilà Manon Obri, la députée européenne de la France insoumise, la France insoumise, on le rappelle quand même, qui a mené justement sa campagne européenne en immense pour l'immense partie sur cette question de Gaza de la Palestine. La France va reconnaître l'état de Palestine, une victoire arrachée par des mois de mobilisation populaire et politique estime manombri.
C'est vraiment sur ça qu'appuie la France insoumise. Ils estiment que cette décision en fait leur revient, que c'est grâce à la mobilisation qu'ils ont mené dans la rue que Emmanuel Macron a fini par céder sur la reconnaissance de la Palestine. Ils ont été très actifs en la matière. pas sûr qu'il y ait une relation de cause à effet.
Euh Marine Tondolier, la patronne des écologistes. Espérons que cette annonce aide les Gazaouis victimes d'un génocide, dit-elle en cours dès à présent dans l'attente de sa concrétisation à la rentrée. C'est ce qui revient aussi à gauche, que cette décision en septembre, c'est trop tard, qu'il faut aller plus vite et aussi que ce n'est pas assez, qu'il faudrait des sanctions économiques sur Israël.
Voilà ce que réclame la gauche ce soir. Rina Bassis, vous vouliez réagir. Oui, vous avez dit que on n' pas de preuve qu'il y a une cause à effet pour Israël.
Bien sûr, le regard aujourd'hui, je pense ça sera qu'il y avait qu'il y a une cause à effet, c'està-dire entre la mobilisation France exactement qu'en France, il y a en fait une victoire pour l'extrême gauche pour ces mouvements qui n'ont pas condamné en fait quand il y avait par vous pensez sincèrement que que Emmanuel Macron aurait cédé à l'extrême gauche sur cette question ? Non, moi je pense pas. Je pense que vraiment c'était quelque chose, il a tellement parlé de ça, c'est quelque chose aussi très personnel à lui, une décision que que lui il voit peut-être comme un sorte d'accomplissement qu'il va apporter pendant son 2è mandat.
Mais je parle côté israélien, je crois que ça sera assez clair. Et les Israéliens, c'est comme ça qu'ils vont les prendre. Ils vont les prendre comme une victoire de l'extrême gauche française.
Une extrême gauche, on a vu les manifestations où il y avait les slogans et de la rivière à la mer où il y avait les drapeaux de Hamas pour une grande partie de la société israélienne. Ça sera une victoire de ces gens qui condamnent pas Hamas justement d'avoir maintenant la déclaration de président Macron. Elisabeth Shepard c'est là.
Est-ce que c'est un cadeau fait au terroriste, un cadeau fait au Hamas ou au contraire un premier pas vers la paix ? Moi je pense pas que c'est une première pas vers la paix. Je pense pour l'instant c'est vu en tout cas et je rejoins Rina comme un cadeau fait au terroristes au Ramas.
Euh surtout que il y a pas les conditions que Léonard avait énuméré au début qu'on a vu la première fois qu' le président avait dit qu'il allait le faire. Je rajouterai que si euh le timing est lié au vote de au Knessetier sur la 6 Jordanie, la réaction enfin la réaction en Israël qui le voit que ça soit à droite ou à gauche nécessairement pas forcément de d'une bonne œil et cette reconnaissance B ça va peut-être renforcer justement le coalition gouvernementale et certainement les les je vois la réaction de du ministre de la justice actuel qui dit bah si c'est comme ça il est temps d'appliquer la souveraineté à la Judarie et à la valide du Jourdin. Donc est-ce que ça va pas renforcer justement cette coalition au gouvernement et et au détriment aussi des autres comme on a dit des d'autres parties de la communauté israélienne qui enfin la société israenne qui sont plutôt contre cette coalition en ce moment ?
Ça peut avoir un effet on arrive l'honard dans un instant Olivier Camp un contreffet si j'ose dire ce que vient de dire à l'instant Ellisabeth Chepard. Oui, il y a plusieurs effets. D'abord, je veux dire la la réaction très coléreuse, cholérique des Israéliens qui disent que les Français ou la France est isolée, c'est pas vrai.
C'est plutôt l'inverse, c'est Israël qui est aujourd'hui de plus en plus isolé, disons les choses. En plus des 147, ça entame un mouvement et et ça ça prouve que malgré tout ça pour l'instant, on sait pas si ça va entamer un mouvement. C'est les britanniques vont les britanniques vont suiv les britanniques vont suivre ils l'ont annoncé et bon on va voir mais cela étant aujourd'hui c'est plutôt Israël qui est de plus en plus isolé en revanche sur la question des conséquences oui on peut avoir deux types de conséquences d'abord de la part des Israéliens avec d'une part effectivement la poursuite d'une annexion de la 6 Jordanie je rappelle que hier la KNEST a voté sur un vote non engagement non engageant juridiquement Mais malgré tout, un vote à une grande majorité qui a voté pour l'annexion de la 6 Jordanie à 71 voix pour trois voix compte sur un parlement à 120 voix.
Ce qui veut dire et je rejoins ce que vous dites Ellisabeth, que ça va renforcer la coalition de droite et d'extrême droite qui est au pouvoir grandin. Deuxième chose vis-à-vis de la France, il y a quelque chose qui va arriver très vite. Ça va être très probablement l'annexion des emprises religieuses françaises en terre sainte.
Et ça ça va rétroagir sur la société française parce que et je crois que c'est vous qui l'avez rappelé Léonard, qu'est-ce qui va arriver en France ? La prochaine étape, le prochain débat, c'est la question des sanctions. Et surtout si vous avez des réactions fortes de la part des Israéliens, notamment sur les surprises religieuses, alors la question des sanctions va tourner les esprits à droite.
J'aiécouté les réactions, elles sont à l'extrême droite, à l'extrême gauche. Le centre est plutôt silencieux et on sent LR ou Renaissance très gêné en ce moment et donc ils sont peut-être en train d'attendre de voir ce qui va se passer et c'est là-dessus que ça va se jouer sur la politique intérieure. Je vous confirme, au sein même du gouvernement, tout le monde n'a pas la même ligne.
J'ai changé il y a une semaine à peine avec une ministre du gouvernement, pourtant une assez proche d'Emmanuel Macron, voilà, du parti Renaissance qui elle est complètement opposée à la reconnaissance de de la Palestine. Il y a des effectivement des divisions au sa même du gouvernement et j'en parle même pas dans la coalition gouvernementale qui est extrêmement fragile, personnalité comme Reno Rotaouo qui représente les républicains. Lui n'est absolument pas sur cette ligne.
Donc vous avez vous avez raison sur sur ce point. Général Richou euh Benjamin Netou, le premier ministre israélien, condamne fermement évidemment la décision d'Emmanuel Macron et de la France, donc de reconnaître l'État de la Palestine sans grande surprise, euh est-ce que c'est une bonne décision sur un plan euh international ? Est-ce que c'est une décision qui pourrait, comme l'espère le chef de l'État, être un premier pas aussi infime soit-il, vers un début de paix ou un début de désengagement des violences dans ce dans ces territoires ?
Alors, le vrai problème dans ce conflit, c'est qu'on parle jamais de l'après, c'est-à-dire de ce qui va se passer le jour d'après. Et donc, il faut effectivement se poser la question de l'avenir de de ce territoire. Qu'est-ce qui va qu'est-ce que qu'est-ce qu'on va en faire en fait ?
Et là, on s'aperçoit quand même qu'il y a pas l'unanimité ni d'un côté ni de l'autre. Je et et il y a une une espèce de de cacophonie et il y a même une radicalisation de part et d'autres, c'est-à-dire côté israélien, on le voit avec le vol, le vote de qui est un vote symbolique mais de l'ACNet qui est quand même qui est quand même le Jourdain à la mer, hein, c'est l'annexion complète. Et puis et puis le le le problème effectivement de de la radicalisation du Hamas et puis c'est que je disais tout à l'heure, il y a le problème de la gouvernance qui qui se pose après.
C'est-à-dire que qu'est-ce qu'on fait ? Moi je rappelle quand même que le Hamas en 2006, il a été élu démocratiquement, il y a eu des élections et ils ont remporté les élections législatives en 2007. Alors alors puisque vous parlez du Hamas, une petite parenthèse générale, pardon de vous interrompre, selon la chaîne I24 News, c'est une chaîne israélienne, et bien le Hamas vient de réagir à l'instant aux annonces d'Emmanuel Macron et félicite la reconnaissance d'un état palestinien par le chef de l'État français.
Évidemment, ça va apporter de l'eau au moulin à de ceux qui disent que et bien cette reconnaissance est une récompense en quelque sorte pour ce qui s'est passé le 7 octobre. Je répète ce qu'on a entendu par des principaux des responsables politiques notamment. Alors moi c'est la raison pour laquelle je vous en par là simplement je suis moi j'ai toujours été j'ai toujours pensé que le justement le penser le jour d'après c'est la solution à deux États.
C'est la seule solution. Il y a 10 millions, je crois, de Palestiniens ou peut-être neuf, j'en sais rien, mais ils sont aussi nombreux que les juifs là-bas. Il va falloir à un moment qu'on trouve une solution à deux états.
C'est c'est voilà. Mais effectivement, les conditions de pression atmosphériques ne sont pas les bonnes. Et puis et je m'interroge quand même sur le le timing quoi, le timing parce que le Hamas est toujours présent, on le voit bien dans la bande de Gaza, c'est le problème n'est pas résolu.
Donc ça ça pose un problème et puis [Musique] je pense pas que ça va faire avancer la cause la cause de à deux États. Ça risque de radicaliser, je suis un peu d'accord avec Elizabeth, radicaliser encore un peu plus les deux camps. Je suis pas persuadé que le timing soit le plus pertinent.
Voilà. Donc c'est l'avenir qui nous le dira. Basse.
Oui. Il y a un problème de fond avec le président Macron parce que même si on on croit que ses intentions sont bonnes, on se souvient très bien qu'à son retour de la visite de Charmelcher où il a dit que il a l'intention à un certain moment de de faire cette annonce, l'Élysée a très v dit "Oui, oui, on va le faire mais il y aura une reconnaissance mutuelle." Donc, il y aura reconnaissance aussi des États-rabes qui vont reconnaître euh euh l'État d'Israël.
Donc, on aurait pu s'imaginer au lieu de cette annonce qui était faite ce soir, une autre sorte d'annonce où euh parallèlement à cette à cette tweet du président Macron, il y aura aussi un tweet de la part des Saoudiens disant "Nous aussi, on est sur la même la même ligne". Une action coordonnée concerté. Or, on sait très bien ce qui va se passer en septembre.
Certes, le président français va dire "Je reconnais l'État palestinien". Et les Saoudiens, peut-être d'autres pays arabes vont dire "On va reconnaître l'État d'Israël si il y a ces conditions-là, si il y a l'horizon vers euh vers un état palestinien, s'il y a des négociations, il y aura une multiples série en fait, il y aura une série d'rabes." Donc ça sera pas vraiment une reconnaissance mutuelle.
Donc là, le fait qu'il a choisi justement de faire cette annonce maintenant, sachant très bien qu'il y aura pas à côté une reconnaissance des pays arabes euh de l'État d'Israël. Du contraire dans les heures qui viennent, on ne sait pas. On attend, j'espère bien.
S'il y aura sûrement s'il y aura s'il y aura une telle reconnaissance de la part de Riad, là ça change les dons parce que c'est tout ce que monsieur Netaniao espère depuis des mois, depuis des années en fait de normaliser les relations avec l'Arabie Saoudite. Si vraiment il y aura ce genre d'annonce là, on est dans un autre cas de figure. Emmanuel Macron qui a donc pris sa décision, la France va reconnaître l'état de la Palestine. sera fait de manière solennelle au mois de septembre lors de l'Assemblée générale des Nations- Unies euh à New York.
Voici ce que dit le président fidèle à son engagement historique pour une paix juste et durable au Proche Orient. J'ai décidé que la France reconnaîtra l'État de Palestine. Bonsoir Avi Pasner.
Merci d'être avec nous. Ancien ambassadeur d'Israël en France. Votre réaction ce soir aux annonces d'Emmanuel Macron.
Est-ce que cette reconnaissance va dans le bon sens ou est-ce une erreur pour vous ? Euh, bonsoir à vous. Je crois que la déclaration de Macron est une grave erreur politique et diplomatique pour tous ceux qui veulent voir un jour la paix régner au Moyen-Orient.
Parce que reconnaître aujourd'hui un état palestinien, c'est pratiquement le donner auas. Et on a vu qu'est-ce que cela a fait à Gaza lorsque nous avions eu une entité étatique euh sur notre frontière sud et nous avons tous vu ce qui s'est passé le 7 octobre. Le l'établissement d'un état palestinien devrait être le couronnement de négociation entre nous et les Palestiniens.
Parce que si nous négocions et que les Palestiniens ont déjà reçu le prix de cette négociation, que reste-t-il à négocier ? absolument rien. Et aussi je dois dire que Emmanuel Macron il y a quelques mois avait parlé de la reconnaissance d'un état palestinien et cela contre la reconnaissance de plusieurs États arabes d'Israël et cela n'apparaît plus dans la déclaration d'aujourd'hui et cela évidemment ne fait que rendre les choses plus difficiles.
Et je suis vrai, nous sommes vraiment désolés en Israël quand nous voyons le président français, un pays que nous considérons comme un ami, prendre une ligne qui est carrément anti-isélienne. Benjamin Netaniaou, le premier ministre israélien, a réagi ce soir. Il condamne fermement la décision d'Emmanuel Macron et donc la décision française.
On a l'impression depuis le début de cette édition spéciale lorsque l'on parle avec des Israéliens ou des représentants israéliens membres de la Cnéet par exemple qu'il y a plus que de la déception ce soir en Israël, il y a de la colère. Est-ce le cas ? Et bien écoutez, ça dépend avec qui vous parlez.
Moi par exemple, je suis personnellement déçu euh comme quelqu'un qui aime la France, qui connaît la France. Je suis déçu de voir que le président Macron a en toute forme de choses adopté la politique de Mélenchon parce que qu'est-ce que c'était le centre de de la de la propagande de Mélenchon pendant les élections il y a de cela quelques mois ? C'était l'établissement d'un état palestinien et tout le monde disait que c'était pas une bonne idée, c'est pas comme ça qu'il fallait y aller, qu'il fallait des négociations et cetera et cetera et cetera.
Donc maintenant, nous sommes arrivés à un point où Emmanuel Macron a adopté sur sur ce sujet, je dis pas sur tous les mais sur ce sujet spécifique, la politique de Mélenchon, une politique qui est anti-israélienne à outrance. Et donc moi, je suis personnellement déçu. Euh c'est possible qu'au niveau du gouvernement et je ne représente pas le gouvernement en ce moment, c'est possible qu'il y a de la colère.
Je ne serais pas étonné et je pourrais même la comprendre. Si vous me demandez à moi à moi en tant qu'ami de la France qu'est-ce que quelles sont quelles sont mes réactions quels sont mes sentiments, je suis très profondément déçu de voir un pays que je considère comme un grand pays ami d'Israël adopter une ligne tellement défavorable à l'État d'Israël et je peux dire même plus à la cause de la paix au Moyen-Orient parce qu'un jour il devra y avoir la paix, un jour il devra y avoir des négociations entre nous et les Palestiniens. Et de quoi allons-nous négocier ?
S'ils ont déjà reçu tout ce qu'ils demandaient, s'ils ont déjà reçu un état palestinien, qu'est-ce qu'ils vont négocier ? Donc je crois que l'erreur de d'Emmanuel Macron ici est immense et aura des répercussions négative sur le Moyen-Orient pour longtemps. Merci beaucoup Ais Pasner.
Merci d'avoir pris le temps de répondre à nos questions ce soir en direct sur LCI sur la Palestine. Emmanuel Macron a adopté la politique de Jean-Luc Mélenchon. C'est ce que vient de dire cet ancien ambassadeur d'Israël en France.
Évidemment, c'est un sujet éminemment politique en France, cette question de la Palestine, cette question euh des deux états, des rapports à l'État d'Israël. Et il y a ce soir, Léonard, de très nombreuses réactions. On va commencer avec l'extrême droite.
Oui, tout à fait. Euh l'extrême droite qui réagit très vertement là c dernière cette dernière minute à la décision du du président de la République sans surprise parce qu'on sait que le Rassemblement national est opposé à la reconnaissance immédiate de la Palestine. On va découvrir peut-être la réaction de Jordan Bardella, le patron du Rassemblement national qui a dénoncé cette mesure.
Alors c'est pas le le message qui s'affiche à l'écran, mais Jordan Bardella estime que cette décision est précipitée, que c'est voilà, vous vous la voyez, elle s'affiche à l'écran. C'est une solution à deux États et l'horizon à atteindre. La reconnaissance d'un état palestien par Emmanuel Macron accordera au Hamas mouvement terroriste une légitimité institutionnelle et internationale inespérée dit-il.
Pour lui, c'est une décision précipitée et certains au sein de son propre camp vont plus loin en disant que c'est bien une un cadeau fait au terroristes. Finalement, le terrorisme s'ape, c'est ce qui écrit Sébastien Chenu, par exemple. Ça c'est pour l'extrême droite.
À gauche évidemment c'est la satisfaction qui domine. Oui, la gauche salue unanimement la décision du président de la République avec des réserves euh néanmoins. D'abord la gauche notamment LFI essaie de s'approprier cette décision en disant "C'est grâce à nous, nous avons mené des manifestations dans la rue, nous avons mis la pression sur le président de la République et il cède." Voilà ce que dit Manon Aubri, député européenne LFI.
Enfin, la France va reconnaître l'état de Palestine. Une victoire arrachée par des mois de mobilisation populaire et politique. Et globalement, ce que demande aussi la France insoumise comme les écologistes, c'est maintenant que la France aille plus loin en en décidant de sanction économique à l'encontre d'Israël.
Yeah.