Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewAssemblée nationale (sur YouTube)· 20 février 2026 148 min

🔴 Audition du fonds Mutares sur la prédation des capacités productives par les fonds spéculatifs

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

second Je pense que je pense que ça bien voilà. Je sais pas si ça la suspension l'impression que techniquement on est vraiment en suspension. Ah monsieur le président, on a un petit souci technique.

Je sais pas si quelqu'un peut activer le qu'on nous indique la reprise. Bien mes chers collègues, nous poursuivons nos travaux pour cette matinée d'audition avec les représentants du fond d'investissement Mutarè Mutarès en France. Je présente donc monsieur Henri Pierre Garnier qui est président de Mutarest France et monsieur André Calisti conseiller du bord de de Mutares France.

Messieurs, nous vous remercions de de vous prêter à nouveau à l'exercice exigeant du témoignage devant une commission d'enquête de notre Assemblée nationale. D'autant plus que vous êtes les premiers à être interrogés sur vos propres activités dans ce dans le cycle que nous avons lancé, le cycle d'audition. Comme j'ai eu l'occasion de le dire d'ailleurs la semaine dernière, le fonctionnement des fonds d'investissement en général nous paraît marqué par une certaine opacité propice à la suspicion.

Nous constatons ainsi aussi que dans certains cas, l'intervention d'un fond d'investissement n'a pas permis de mettre un terme aux difficultés éprouvées par les entreprises dont ces fonds ont pris totalement partiellement le contrôle. Dès lors, nous voudrions comprendre comprendre pourquoi en particulier, nous vous nous demandons ce qui peut pousser des responsables chevronnés à s'engager dans une aventure dont il n'est pas sûr qu'elle se traduise par la continuité des de l'entreprise. Est-il possible de concilier ainsi la recherche d'une rentabilité financière élevée avec l'impératif économique du maintien de l'activité ?

Ce dernier étant régulièrement avancé pour justifier la prise de contrôle par les fonds. Envisagez-vous dès l'origine de votre intervention des modalités de session de l'entreprise qui assurent à celle-ci des perspectives économiques durables. À titre d'illustration et pour bien comprendre votre démarche, pourriez-vous indiquer l'historique de vos interventions en France en précisant l'ensemble des entreprises concernées, les entreprises que vous avez racheté ces dernières années, les cas où vous avez réussi le redressement et les cas où il n'a pas où l'objectif n'a n'a pas été atteint.

Voilà messieurs, je vais vous donner la parole. pour une intervention liminaire d'environ 15 minutes qui précédera notre échange sous forme de questions et réponse avec les collègues députés présents et et puis bien entendu d'abord notre rapporteur madame Aurélie Trouvé. Alors, auparavant, je me dois de vous rappeler que si des questions venaient à être posées pour portant sur des faits qui font l'objet d'une procédure judiciaire en cours, vous pourriez décider bien entendu de ne pas y répondre.

Je me dois de vous rappeler également que l'article 6 de l'ordonnance du 17 novembre 1958 relatif au fonctionnement des assemblée parlementaire impose aux personnes auditionnées par une commission d'enquête de prêter serment de dire la vérité toute la vérité rien que la vérité. Je vous invite donc messieurs à lever la main droite et à dire je le jure. Jure jure.

Messieurs, je vous remercie et je vous cède désormais la parole. Merci monsieur le président, madame la rapporteur, mesdames et messieurs députés, mesdames et messieurs les administrateurs. Mon nom, comme vous l'avez rappelé, Henry Pierre Garnier.

Je suis président de la société Mutares France. Je travaille chez Mutares depuis ses débuts en France, il y a 10 ans maintenant alors que le bureau s'est établi à Paris. Je vous remercie encore une fois de me donner l'occasion de m'exprimer aujourd'hui de au nom de Mutares France devant votre commission.

Mutares a été souvent cité, parfois critiqué dans vos travaux. Nous avons déjà eu l'occasion, comme vous l'avez rappelé, d'être auditionné en avril 2025 par la commission d'enquête parlementaires sur la multiplication des plans sociaux en France et je crois utile dans cette nouvelle instance de pouvoir en revenir au fait, au métiers que nous exerçons, à ces contraintes, à ses résultats, mais aussi à ces limites. Mon objectif ce matin est de vous expliquer simplement, concrètement pour éclairer avec modestie et objectivité ce qu'on peut entendre à la fois sur les fonds d'investissement en général et je l'espère peut-être désamorcer quelques fantasmes autour du monde du retournement et plus particulièrement de l'action de Mutarè.

Je structurerai mon propos en trois points. Tout d'abord, la présentation du groupe Mutarè, ensuite celle de nos activités en France et enfin, je partagerai avec vous notre point de vue sur le rôle du retournement. dans la lutte contre la désindustrialisation en France et en Europe.

Mutares est un groupe industriel allemand ayant son siège en Allemagne à Munich côté à la bourse de Francfort, ce qui l'oblige, comme vous le savez à une publication annuelle de ses résultats compilés dans un rapport consultable en ligne par tout un chacun. Ce rapport, dans ce rapport, vous y trouverez notamment le prix d'acquisition des sociétés reprises ainsi que l'évolution de leur performance. Nous sommes spécialisés dans la reprise d'entreprise industrielle en très grande difficulté et dont le futur est menacé à court terme.

Nous intervenons le plus souvent dans des secteurs en tension que nous connaissons bien, que vous connaissez bien. Les équipements automobiles, l'ingénierie, les services aux infrastructures, la logistique, les industries spécialisées, le commerce qu'il soit B2B ou B2C, mais aussi l'inchimie, les matériaux de construction. Nous agissons à travers le monde au travers d'un réseau de 11 bureaux en Europe et quatre bureaux en Chine, aux États-Unis, au Japon et en Inde.

En France, Mutarè, comme je vous l'ai dit, est officiellement implanté depuis 2015. Nos bureaux sont situés à Paris. Nous employons une trentaine d'experts opérationnels français pour la trante majorité.

Un point important, Mutares n'est pas un fond d'investissement au sens de société de gestion. Un fond gère des capitaux pour compte de tiers. Mutares au contraire n'investit que ses propres capitaux et porte donc l'intégralité du risque financier comme industriel puisque nous reprenons le plus souvent 100 % du capital des entreprises concernées.

Notre destin donc lié à celui des entreprises que nous reprenons. Leur redressement fait notre réussite financière autant que réputationnelle. Transmettre une entreprise solidement relancée, c'est également la finalité de notre action et le meilleur retour sur investissement que nous pouvons envisager.

Nos intérêts sont donc pleinement alignés sur ceux de nos participations. Notre métier peut se résumer en trois verbes. Reprendre des entreprises industrielles lorsque les solutions classiques ont échoué.

Redresser par une action opérationnelle directe, stabiliser, réorganisé, relancer et enfin transmettre. Une fois l'entreprise redevenue profitable et autonome, transmettre à un actionnaire adapté qui pourra en poursuivre le développement. Notre métier est bien souvent une alternative à la fermeture pure et simple de ces activités.

Cela fait encore une fois 10 ans que Multarest est implanté en France. Je rappelle à la commission que les opérations de reprise d'entreprise en difficulté en France sont strictement encadrées. En cas de reprise dans le cadre d'une procédure collective, qu'elle soit judiciaire ou amiable, ces reprises impliquent des tribunaux de commerce, les administrateurs et mandataires judiciaires, parfois les services de l'État, toujours les collectivités locales et les représentants des salariés.

Les projets de reprise présentés sont systématiquement analysés, comparés, débattu et validé par les tribunaux de commerce dans le cadre des procédures collectives. Quand la reprise se fait de gré à gré, les candidats à la reprise présentent un projet de plan de reprise qui ne peut pas être très détaillé au stade de ce qu'on appelle la due diligence, des études préliminaires et qui est soumis à la fois au sédus représentants du personnel pour leur avis avant qu'une transaction soit conclue. Nous travaillons également en relation avec les services de l'État, notamment l'Amir et le Syri au sein du de Bercy et en transparence comme je l'ai dit avec les collectivités territoriales.

En 10 ans d'activité en France, 29 sociétés nous ont été confiées. Sur ces 29, nous en détenons encore neuf. Quelques exemples.

Valor, groupe industriel de forge et d'usinage de pièces métalliques pour l'automobile. Le groupe emploie à peu près 1000 personnes à travers 11 usines situées principalement en Europe et en France, mais aussi en France, plus particulièrement à la Valle, en Mayenne, au Franville, en Normandie, à Bordeaux, mais aussi en Chine, au Mexique et aux États-Unis. Notre travail avec Valor consiste à ouvrir son activité, à diversifier ses marchés afin de réduire sa dépendance à l'industrie automobile dont vous connaissez l'évolution actuelle.

Nous venons également de finaliser l'acquisition de l'activité de production de pigments bleus outreem auprès du groupe Venator, entreprise située à Comine dans les Haut de France sur la frontière belge qui emploie 115 personnes et aurait déjà disparu sans notre intervention emporté par la liquidation du groupe international Venator dans son ensemble. C'est une acquisition stratégique pour Mutares qui vient renforcer également notre position dans le secteur de la chimie des plastiques et bien sûr le groupe la paire sur lequel nous reviendrons sans doute au cours de cette audience. Sur ces 29 sociétés, nous en avons cédé 14.

La toute dernière en date, Clé SIM est cédée en 2025, entreprise industrielle qui conçoit et fabrique des lignes de production pour l'industrie sidérurgique et métallurgique. Elle est située à Savigneux dans la Loire et emploie 230 personnes. Nous l'avons reprise en avril 2021 auprès du groupe Mitsubishi alors qu'elle enregistrait des pertes annuelles de 10 à 15 millions d'euros depuis près de 10 ans. cette société dans cette société Mutares a immédiatement déployé son modèle opérationnel de retournement et les experts que nous employons.

Et les SIM a renoué avec la rentabilité des 2022 en passant d'une marge opérationnelle de - 35 % à + 3 % que nous avons ensuite stabilisé à travers la conquête de nouveaux contrats en France et à l'étranger. En septembre 2025, le groupe industriel français SNEF via sa filiale Four Laagadec a soumis une offre que nous avons accepté pour acquérir 100 % du capital de Cléim auprès donc pour en poursuivre le développement. Depuis 10 ans, nous sommes parvenus à stabiliser et ou céder les sociétés reprises dans plus de 80 % des cas.

Depuis 10 ans, Mutares a pris la responsabilité de 12000 salariés en France et a maintenu 70 % de ses emplois initialement condamnés, soit environ 8400 postes préservés. Au-delà des trajectoires individuelles préservées, cela représente des milliers de familles sécurisées, mais aussi évidemment un impact économique majeur. Autant d'allocation chômage évité pour les finances publiques, des cotisations sociales maintenues et un pouvoir d'achat préservé qui continue d'alimenter la consommation et l'activité dans les territoires concernés.

Je souhaiterais également souligner un point très important afin de sortir de l'idée reçue que nous reprenons des entreprises pour 1 € avec une trésorerie renflouée et sans investir dans ces sociétés. Dans plus de 40 % des cas en France, nous avons payé un prix d'acquisition pour les sociétés reprises. J'irai même plus loin.

Depuis 10 ans, nous avons investi près de 160 millions d'euros dans des sociétés françaises. La majorité de ces fonds provient non pas d'établissement bancair comme pour les mécanismes de LBO avec lesquels vous êtes maintenant familier, mais directement du résultat accumulé de nos opérations de retournement dans le monde. Ces fonds sont injectés principalement en capital au sein des sociétés ou prêté à ces mêmes sociétés parfois pour en soutenir l'activité et jamais en conversion de créance comme cela a pu être évoqué lors d'audition précédente.

Prenons l'exemple de Peugeot motocycle constructeur de deux roues motorisées amendeur dans le doux reprise auprès du groupe Mindra Mindra. Certes, les titres de la société ont été acquis pour 1 € parce que la société accusait des pertes importantes depuis des années. Mais dès le premier jour, nous avons apporté 7 millions d'euros supplémentaires à Peugeot motocycle pour financer sa transformation et sa relance.

Nous avons depuis également réinvesti plus de 10 millions d'euros pour en assumer les pertes et prolonger la durée de vie de cette société sur laquelle nous travaillons toujours. Le retournement industriel est un métier d'urgence sous contrainte de trésorerie, donc de temps et souvent dans un déficit de confiance. Les décisions que nous devons prendre sont parfois difficiles, toujours imparfaites, dans des situations déjà très dégradées avant notre arrivée et avec des conséquences parfois lourdes pour les destins personnels des collaborateurs et des partenaires des entreprises reprises.

Ce rôle, nous l'assumons pleinement grâce à l'implication de nos équipes d'experts opérationnels que je suis très fier de représenter aujourd'hui et grâce au dialogue que nous entretenons avec les salariés et avec toutes les parties prenantes au niveau local et national. parce que nous ne pouvons pas redresser une entreprise sans l'adhésion de ses salariés. Soyons clair, on ne fait pas du retournement à Paris 8e arrondissement, mais bien auprès des équipes, dans les territoires où sont implantées nos sociétés.

Ce métier comporte des succès, il implique parfois aussi des échecs. C'est le cas, je le crois, pour tous les acteurs du retournement en France. Nous ne connaissons que des situations difficiles.

Nous comparer à des fonds d'investissement classique tels que ceux que vous pourrez auditionner par ailleurs. C'est comme comparer un cabinet de chirurgie esthétique à une salle de réanimation. En 10 années d'activité en France, nous avons appris, nous nous sommes adaptés à travers plus de sélectivité dans nos investissements, un meilleur ancrage local et plus de dialogue avec toutes les parties prenantes.

Tout cela s'accompagnant d'un renforcement de nos standards d'exécution dans les retournements. En toute humilité, nous avons accumulé une expérience significative, je le crois, dans la résolution des problématiques que notre industrie traverse. Nous avons l'ambition de rester un acteur majeur du retournement en France et croyons fermement pouvoir constituer un atout pour organiser la transition économique actuelle vers des modèles plus vertueux et économiquement viables dans des marchés qui connaissent des tensions sans précédent.

En stabilisant ces actifs fragilisés, nous évitons des ruptures brutales dans les bassins d'emploi et préservons des savoir-faire industriels critiques à l'échelle macroéconomique. Nous espérons agir ainsi à notre niveau comme des amortisseurs de crise et des opérateurs si vous me permettez du recyclage industriel. Mutares occupe une position stratégique singulière à la fois observateur privilégié des mutations industrielles européennes et opérateurs de terrain au cœur de ces restructurations.

Présent dans plusieurs pays d'Europe, en Asie, aux États-Unis, nous disposons d'une lecture globale des dynamiques sectorielles, des chaînes de valeur et des mouvements concurrentiels qui impactent notre économie en France. Nous mettons cette vision internationale au service des entreprises que nous reprenons pour élargir leur débouché, repositionner leur stratégie. Notre ambition est claire, faire de cette position d'interface entre les marchés un véritable levier de relance et de compétitivité durable.

Alors en conclusion, mesdames et messieurs, les députés, membres de la commission d'enquête parlementaire, posons-nous les vraies questions. Qui reprend ces entreprises quand plus personne n'y croit ? Qui accepte d'investir là où le risque est maximal, là où d'autres ferment la porte ?

Parler de prédation pour qualifier l'action des fonds de retournement, c'est ignorer les 8400 emplois maintenus, les sites relancés, les savoir-faire préservé. Ce que nous visons au quotidien, ce n'est pas la disparition des capacités productives. C'est la seconde chance qu'on peut leur offrir dans une conjoncture marqué par des chocs systémiques majeurs.

Le Covid, la guerre en Ukraine, la crise énergétique, le durcissement des conditions de financement, le désinvestissement industriel chronique sans oublier évidemment l'instabilité politique. Enfin, Vuttar est un acteur allemand issu d'un pays profondément attaché à la protection et à la valorisation de son outil industriel. C'est fort de cette culture industrielle adaptée au modèle français, à ces spécificités économiques, sociales et territoriales que Mutares intervient en France avec la volonté de nous inscrire durablement dans son tissu industriel.

Je vous remercie de nous avoir écouté et suis avec mon collègue monsieur Calisti à votre disposition pour répondre à toutes vos questions et en fonction du temps qui nous sera alloué, peut-être aussi de vous formuler en fin de de séance quelques propositions et recommandations pour vous aider peut-être en tant que législateur à soutenir et dynamiser la renaissance de notre tissu industriel. Je vous remercie et je céderai dans un instant la parole à à madame la rapporteur, mais il me vient, j'aimerais vous poser tout de même quelques questions euh qui peut-être permettront de lancer le débat. Je vous ai bien bien écouté et vous est-ce que vous pourriez nous présenter finalement de manière un peu plus précise le processus type de retournement d'une entreprise ?

Clairement, quelles sont les les compétences que vous apportez à une entreprise pour permettre ainsi son redressement ? Quels sont les changements que vous arrivez à introduire dans la conduite de l'entreprise et notamment dans la structuration juridique euh de celle-ci et puis dans la composition de son équipe dirigeante. Vous avez cité les partenaires obligatoires enfin j'allais dire dans une opération de reprise.

J'ai bien compris que vous aviez des échanges avec les services de l'État. Euh vous avez cité les collectivités territoriales, mais vous avez cité en en dernier la place des représentants des salariés, mais vous nous avez dit ensuite si j'ai bien noté qu'effectivement vous le redressement était possible que s'il y avait adhésion de cela de ceci. Donc ça je l'entends bien.

C'est vrai que dans la culture française le salarié est important et je crois qu'on peut voilà. Donc c'est un point d'interrogation que j'avais par rapport à à à votre descriptif. Quel est le modèle de rentabilité d'une holding industriel comme Mutares ?

Quelles sont ces sources de quelque part de revenus et la part des prestations de conseil que vous que vous facturez parce que ça a été évoqué pour les entreprises qui ont été rachetées. Avez-vous perdu de l'argent dans certaines entreprises françaises que vous avez pu ainsi racheter ? H et peut-être de manière plus globale, pourriez-vous nous préciser les marges de manœuvre dont vous disposez à Mutares France ?

Finalement, quel est votre votre degré d'autonomie par rapport à à votre maison mère Multarè ? Je vous remercie. Je remercie monsieur le président.

Euh ça fait beaucoup de questions, je vais tâcher d'y répondre de manière exhaustive, mais vous avez raison. Pour lancer le débat, autant poser tous les sujets d'emblé. Euh alors, vous nous avez demandé d'abord quel est un peu le processus type de retournement et quelles sont les compétences que nous apports, les changements que nous pouvons initier dans ces sociétés.

Une fois une acquisition réalisée, le mode d'intervention de Mutarè, je ne me permettrai pas de parler pour les autres fonds d'investissement qu'on qualifié de fond de retournement. En ce qui concerne Mutares, nous avons un modèle dans lequel nous avons nous disposons d'équipes opérationnelles qui sont des experts métiers, des experts de très haut niveau qui sont passés soit par des les plus grands cabinets de conseil, soit par des grands groupes industriels à des postes de direction. Et ces experts qui sont salariés de Mutares France ou d'autres entités de Mutares sont dépêchés au secours de des entreprises que nous reprenons.

Il s'agit donc d'experts en développement commercial, en stratégie d'achat, en finances naturellement pour s'assurer que la société ne va pas dans le mur immédiatement. euh des spécialistes des ressources humaines et des relations sociales comme monsieur Calisti. Euh toutes les fonctions de direction générale que vous pouvez imaginer, nous avons des personnes qui sont rodées à cet exercice que nous déployons dans ces sociétés et ces personnes sont également ont également quand même des profils un petit peu particuliers puisque ce sont des spécialistes de la crise.

Il est très difficile de trouver ce type de profil sur le marché du travail en France. des spécialistes de la crise qui ont une expérience et une plutôt une expertise fonctionnelle et qui sont prêts à se déplacer 5 jours par semaine dans des dans des sur des sites industriels loin de chez eux dans des situations très dégradées où le climat social est souvent également très dégradé. Cela fait beaucoup de choses évidemment à avaler pour nos collaborateurs mais ils le font avec plaisir je le crois.

Quels sont donc voilà un peu le panel de compétences que nous pouvons apporter et je vous rappelle que dans la plupart des dossiers d'acquisition que nous réalisons, nous réalisons des opérations de détourage de grands groupes. Nous avons évoqué le dossier la paire. Je crois que vous devez recevoir monsieur Basin du groupe Saint-Gobin.

C'est un dossier emblématique puisqueeffectivement dans le cadre de la paire, il mais comme dans le cadre de Valti par exemple qui est un autre dossier sur lequel vous nous avez questionné par écrit, nous reprenons des sociétés qui ne sont pas équipées pour opérer de manière autonome. Si je prends le cas de Valti plus particulièrement, nous avons repris une société qui ne disposait pas d'une direction financière, pas de direction commerciale, pas de direction des achats à ma connaissance, pas de direction des ressources humaines. C'est là aussi où nos experts peuvent intervenir temporairement, j'insiste, pour mettre en place ces fonctions jusqu'au recrutement des personnes qui vont prendre le relais en local au sein de la société.

Donc donc nos salariés, nos experts opérationnels ont deux rôles. D'abord de conseiller les sociétés et de conseiller les équipes de direction quand elles sont là. Et si les équipes de direction ne sont pas présentes, d'assumer temporairement le rôle de ces fonctions de direction.

Donc quels sont les changements qu'on peut imprimer à ces sociétés ? Ils sont il y en a un nombre infini. Évidemment, cela dépend des des circonstances de la société.

Euh nous avons pour prendre des exemples très précis, reconstruire une fonction commerciale lorsque la commercialisation des produits était assurée par le groupe la maison Maire et non pas par la société elle-même. Cela fait partie des choses que nous faisons immédiatement. reconstruire une fonction de gestion des systèmes informatiques, c'est également quelque chose qui arrive très fréquemment puisque très souvent ce sont des fonctions mutualisé au niveau des groupes.

Donc là, dans la première phase de détourage qui dure en général de 6 à 12 mois, ce sont les tâches sur lesquelles on va se concentrer. En parallèle de cela, évidemment, nous commençons aussi à optimiser le fonctionnement de la société. Donc nous allons revoir les politiques d'achat.

Nous allons évidemment aller négocier avec les différents fournisseurs pour optimiser euh les coûts de la société. Nous allons aller voir les clients pour éventuellement renégocier les prix, essayer d'engranger de nouveaux contrats, de nouveaux de nouveaux marchés. Euh nous allons en fait nous n'allons laisser aucune aucune zone d'ombre au sein de la société pour nous assurer de son retournement le plus rapidement possible. parce que comme je vous l'ai dit, effectivement nous agissons sous contrainte de temps et ce temps est dicté par la consommation de trésorerie de la société et donc euh nous jouons un contrôle à montre dans chacune de nos interventions.

Euh vous avez évoqué des changements de structure juridique. Alors je ne sais pas exactement à quoi il est fait référence ici monsieur le président. Il est vrai que souvent nous reprenons 100 % du capital d'une société, donc 100 % des titres d'une société et à ce titre nous ne modifions pas la structure juridique de ces sociétés.

Euh nos acquisitions, si votre question porte là-dessus et notre nos mode d'acquisition se font par des sociétés holding françaises ou allemandes euh qui sont détenus à 100 % par la tête de pont du groupe Mutares, la société Mutarè SE UNO Kaga. Donc on est loin de montage exotique, hein. À ce titre, nous sommes extrêmement transparents sur la manière dont nous fonctionnons.

Vous nous avez ensuite posé la question du modèle de rentabilité d'une holding industrielle telle que Mutares, de ses sources de revenu. Effectivement, le modèle de Mutares repose sur, je vais dire trois jambes ou trois pieds plutôt. Tout d'abord et les chiffres le montrent de manière évidente, notre ressource principale de revenu, c'est correspond au produits de session des sociétés et aux dividendes que c'est que les sociétés retournées peuvent nous verser.

Je rappelle que une société ne peut verser des dividendes qu'à partir du moment où elle a un bénéfice distribuable et donc qu'elle est dans une dans une position pérenne qui lui permet de distribuer des dividendes. Cela est une distribution de dividendes en droit français. Je ne suis pas comptable mais donc vous m'excuserez l'imprécision des termes mais doit être validé par un commissaire au compte.

Donc il n'y a pas de il n'y a pas de décision unilatérale de versement de dividende. C'est c'est un mécanisme qui est extrêmement contrôlé. Les prix de session de nos sociétés entrent également en ligne de compte.

Je vous prendrai un exemple. On a parlé de Cléim tout à l'heure qui a été cédé pour un prix positif. Évidemment, je peux vous en citer d'autres exemples en France.

Japitech, RARTIM, le groupe STS que nous avons introduit en bourse, la société Senpa. Si je prends un exemple à l'étranger, par exemple, nous avions repris également auprès du groupe Tales une société qui s'appelle Ster Motors qui fait des moteurs pour les chars léopards allemands. Cette société, nous l'avons acquis pour 1 € symbolique et nous l'avons introduit en bourse pour à peu près 180 millions d'euros.

De la même manière, Frigo Scandia dans les pays scandinaves, spécialiste de la logistique sous température contrôlée que nous avons revendu pour une soixantaine de millions d'euros. toutes ces informations sont publiques, donc je n'ai aucun problème à vous les à vous les divulguer naturellement. Euh donc vous comprenez que la principale source de nos revenus est quand même le produit de session de nos sociétés et où les dividendes que nous pouvons recevoir de la part de ces sociétés au cours de du cycle d'investissement.

Effectivement ensuite viennent et en dernière position vient les frais de conseils que nous facturons pour que nous facturerons à ces sociétés pour assumer le coût des experts opérationnels dont on a parlé. Encore une fois, ces ces ces frais de conseil, ils se justifient de plusieurs manières. Tout d'abord, de la même manière que les dividendes, ça n'est pas un ça n'est pas une figure libre que la fixation de des tarifs de ces prestations de conseil.

Euh c'est un exercice qui est encadré encore une fois par les auditeurs du groupe Mutares qui s'appuie sur des comparaisons de marché que nous leur fournissons et qu'il et qu'il revoit chaque année pour s'assurer évidemment que nous ne faisons pas non plus d'arbitrage fiscal entre différentes géographies. Euh les tarifs de ces experts évidemment donc sont comparables au marché et correspondent à leur niveau de seniorité. d'expertise et correspondent à ce qu'on pourrait trouver en faisant appel à des experts externes.

Nous avons fait le choix encore une fois de faire appel à des salariés afin de nous assurer du caractère répétable des méthodes et des résultats que nous employons pour retourner les sociétés qui nous sont confiées. Nous avons connu des échecs. Vous l'avez vous avez posé la question, c'est vrai.

Je peux en citer trois principaux. La société Pixmania que nous avons reprise en 2013 et qui a connu un redressement judiciaire et une liquidation en 2016. en 2016.

Euh Pixman donc spécialiste de la distribution d'articles électroniques en ligne euh qui a euh que nous avons reprise dans un contexte de guerre des prix farouches entre des acteurs que vous connaissez bien Amazon et Cis et nous n'avons pas réussi à retourner l'activité de cette société à temps pour dégager des résultats pérennes. Le deuxième cas emblématique c'est le cas Artmadis. Artmadis carvout euh alors détourage pardon pour l'anglicisme détourage d'une société située à Wascal euh dans le nord qui était spécialiste de la distribution aux hypermarchés d'articles d'art de la table.

Euh le fait est que cette société, nous l'avons retourné dans un premier temps. Elle a connu 2 ans de résultats positifs avant que la situation du marché et le fait que l'ancien actionnaire décide de courtcircuiter et donc de couper les approvisionnements d'Artmadis nous entraîne dans une dans une spirale qui a conduit malheureusement au redressement judiciaire et à l'quidation de la société après que nous ayons réinjecté près de 5 millions d'euros dans la société pour soutenir son repositionnement. Le troisème cas dont qu'on peut évoquer et qui a déjà été évoqué dans cette commission, c'est le cas de la société Teamtex hein.

Teamtex que nous avons reprise en 2023 et qui malheureusement a connu des difficultés trop importantes et qui dès 2024 a fini par entrer en redressement judiciaire et en liquidation. Effectivement, on pourra revenir également sur ce cas si vous le souhaitez. Dans chacun de ces cas, comme dans d'autres d'ailleurs, nous avons perdu de l'argent.

C'est vrai. Entre ce que nous avons pu injecter en capital au départ pour soutenir la société et au cours de de la vie de la société, nous avons effectivement dans dans certains cas pu perdre de l'argent sur ces sur ces dossiers. Euh voilà, les représentants du personnel.

Effectivement, vous avez mentionné la question des représentants du personnel. Alors, la première Alors, je reviens donc à votre question, monsieur le président, sur les sur les représentants du personnel et sur sur leur implication. Deux mots sur ce sujet.

Peut-être pour dire d'abord que d'un point de vue de la loi et d'un point de vue légal, l'implication des représentants du personnel et de droit puisque vous savez bien que dès lors que l'on souhaite acquérir une nouvelle participation, une nouvelle entreprise, l'information l'information consultation devient un impératif catégorique. Donc l'implication, monsieur le président, que vous évoquez de ces de des représentants des salariés passe d'abord d'un point de vue, je dire chronologique par l'information consultation. cette information consultation euh peut être positive ou négative, mais vous connaissez ça très bien.

Euh vous savez aussi que la la réunion mensuelle du comité d'entreprise, enfin du CSE permet, car c'est la méthodologie de Mutarè de faire un point d'étape mensuel sur les avancées, sur les difficultés et sur les problèmes. Ça c'est un un point complémentaire. Je voudrais aussi rappeler que dans de nombreuses participations, dans de nombreuses participations, ça a été le cas chez chez la paire par exemple, la motivation des salariés passe aussi par un accord d'intéressement qui a été un accord d'intéressement très largement signé, très largement diffusé.

J'ajouterai aussi que au moment de l'acquisition de la paire, nous avons impliqué les représentants du personnel au travers d'un accord de partage de la valeur qui voulait dire que dès lors que l'entreprise était cédée, et bien les salariés se voyaient attribuer une partie du produit de session. Ça c'est pour répondre à votre question, monsieur le président, sur euh l'implication des des délégués du personnel des des organisations syndicale de manière plus large. Le deuxème élément que je voudrais aussi rajouter au propos euh de monsieur Garnier et votre question était de dire mais en réalité quel est le changement que vous apportez lorsque vous rentrez dans cette entreprise, je pense que c'est aussi un changement de motivation.

Pourquoi ? parce que la plupart des entreprises que nous reprenons ont fait l'objet de la part de leur précédent actionnaire d'un départ. C'est-à-dire l'actionnaire décide de céder cette entreprise.

Donc ça veut dire que nous devons proposer un projet industriel, proposer un projet futur pour ces salariés et comme le disait monsieur Garnier et je m'arrête tout de suite quand vous reprenez la totalité de nos participations, 70 % des emplois ont été conservés. Donc ça veut dire quand même que le projet industriel qui a été proposé à cette occasion satisfait des salariés qui restent dans le le projet Mutares. Je me permettrai de rajouter une chose sur la méthode déployée par Mutarè.

Je pense que vous en avez eu quelques échos dans l'audition précédente, mais il est vrai que nous tenons à installer à instaurer dans ces sociétés très souvent une transparence plus peut-être plus avancée que celle des actionnaires précédents. Cela se traduit très concrètement par des euh ce que nous appelons en anglais des town hall euh donc des des séances dans les durant lesquelles nous parlons à l'ensemble des salariés. Ceci immédiatement après l'acquisition pour expliquer notamment les conditions de l'acquisition et les premières initiatives stratégiques que nous envisageons.

Et cela se fait aussi à l'issue des trois premiers mois, ce qu'on appelle la période des 100 jours dans durant laquelle nous élaborons un plan beaucoup plus détaillé avec les équipes sur place que nous présentons ensuite à la fois aux représentants du personnel et à l'ensemble des salariés. Et cela se traduit ensuite par des points réguliers avec ces salariés par tous les mécanismes de communication interne que d'autres sociétés déploient de la même manière. Je vous remercie madame la rapporteur.

Je remercie monsieur le président, monsieur les messieurs les présidents, monsieurs le conseiller, chers collègues. Alors Pixmania, Valtier, Teamtext ou Art Madis en fait toutes ces entreprises françaises ont en effet un point commun. Elles sont ou elles ont été détenues par Mutares que vous représentez aujourd'hui.

Elles ont un autre point commun, c'est que elles ont été liquidées ou elles sont en voie de lettre. Je pourrais citer autres opérations en cours. Par exemple, on a parlé de valeur Bordeaux, vous l'avez cité.

Il y a un PSE qui vient de conduire au licenciement de près de 200 salariés. Vous avez cité Peugeot Peugeot Motorcycle en voilà en laissant entendre que ça ça allait plutôt bien. Je rappelle qu'il y a de très nombreux licenciements euh recours depuis que Mutares le détient, recours au chômage partiel assez massif euh ou encore selon les représentants de salariés en tout cas témoignent d'un de certaines formes de harcèlement moral ou de pression psychologique.

Bref, sur 25 entreprises que vous avez racheté depuis 2012 en France, et bien c'est 10 au moins qui ont été amenés à la barre d'un tribunal de commerce pour redressement ou liquidation. C'est pour ça que je suis étonnée de votre chiffre des 80 % d'entreprises préservées. 10 au moins.

Pixmania, Arbis, Grobille, Epec, BSL, Meusienne, Tréfil, Union, Valtique, Teamtech, c'est deux usines de valeur. Ce qui fait que selon les mes comptes en tout cas, vous avez détruit déjà directement 2600 emplois. Euh, vous gardez en effet en maintenant en portefeuille neuf entreprises.

Bien. Euh en tout cas, à chaque fois, il me semble que il y a une récurrence dans vos pratiques. On en a parlé à l'instant, des frais de conseil prélevés sur les entreprises françaises qui atteignent des montants extrêmement importants qui permettent de rétribuer Mutarè ses membres ou des cabinets dont vous êtes proches et des rémunérations de dirigeants qui augmentent fortement et que vous avez placé à la tête de ces entreprises.

Pour dégager ce cash, vous procédez presque toujours au même aux mêmes choses, c'est-à-dire la vente des murs d'usine ou de magasin, des stocks de matière première, voire des machines ou des brevets. Et vous procédez aussi à une chute des investissements alors que ils peuvent être considérés comme indispensables pour relever l'entreprise. Bref, vous rachetez à 1 € symbolique des entreprises en difficulté avec une belle trésorerie, c'est le cas de la paire, laissée par le propriétaire précédent, par exemple Saint-Gobin.

Et curieusement, cette entreprise s'évapore en quelques mois ou quelques années. Et malgré les échecs d'entreprise que vous reprenez, et bien Mutares continue d'afficher une rentabilité excellente en tout cas en matière de rémunération de ses dirigeants. Vous êtes aujourd'hui sous le coup d'une enquête judiciaire pour d'élite banout pour la reprise de Valti.

Vous êtes aussi sanctionné par votre autorité de régulation en Allemagne la BFINE en septembre 2023. Vous êtes aussi sous le coût d'une nouvelle enquête au titre de vos comptes jugés insincère. Euh je précise aussi puisque vous avez dit que vous évitiez la fermeture qu'en fait certains salariés préfèrent en fait la fermeture plutôt que d'être pris par Mutarè puisque on a eu tout à l'heure une audition d'une représentante de salarié de Bosch Montville qui donc explique qu'ils ont préféré un PSE en bonne et du forme.

Voilà, je vous remercie en tout cas de d'avoir l'occasion ici de nous expliquer tout cela devant la représentation nationale et je pense que des centaines de salariés ici en France attendent vos réponses, des collègues évidemment et j'espère que ces réponses seront claires et aussi directes que nos questions. J'ai une première question parce que vous citez le succès de Cléim à chaque fois vous citez le même sur les 25 entreprises. Est-ce que vous pouvez citer un autre succès sur ces 25 entreprises ?

Quand j'entends succès, c'est que ça a donné lieu à une revente et que cette revente n'a pas ensuite donné lieu à un redressement judiciire dans les 5 ou 10 ans ou et ou à une suppression massive d'emploi. Merci. Je vous remercie pour cette question, madame la rapporteur.

Ça nous donne l'occasion effectivement de rappeler les nombreux succès que nous avons pu engranger en France en en particulier. Euh la première société dont je voudrais vous parler, c'est la société RARTIM que nous avons repris au groupe Belleron que qu'on connaît mieux sous le nom de Carglace. Euh société qui est donc spécialiste de l'intervention à domicile, serrurerie, vitrerie, plomberie.

Enfin voilà, dès que vous avez un souci et que vous devez appeler votre assureur, cet assureur peut faire appel à RARETM pour envoyer des artisans sur place et vous dépanner. C'est une société qui faisait à peu près 30 millions d'euros de chiffre d'affaires, qui perdait énormément d'argent chaque année, que nous avons repositionné en 3 ans qui est devenu en terme de délai de réponse aux assureurs de qualité des dossiers le leader sur son marché. Tentez si bien que une fois que la profitabilité est revenue euh et que nous avions développé le chiffre d'affaires, réorganiser toute la société, nous avons pu céder cette société aux assurances du Crédit Mutuel qui l'ont intégré dans leur groupe.

Ça c'est un premier exemple. Le deuxième exemple que je souhaite vous citer, c'est l'exemple par exemple de Japitech. Japitex, société du côté de Dijon, spécialiste de la fabrication de cuve à la réfrigéré qui avait très bien vécu il y a quelques années, quelques dizaines d'années avec des très beaux contrats avec les grands laitiers qu'on connaît tous qui ensuite avait connu plus de difficultés au sein d'un groupe allemand si je ne m'abuse GEA.

Euh voilà et que nous avons finalement repris à ce groupe en 2 ans ou 3 ans. De la même manière, nous avons améliorer la qualité des produits puisque quand nous sommes arrivés de tiers des produits qui sortaient de la chaîne de production devaient être repris pour des problèmes de qualité. Donc nos experts en ce qu'on appelle excellence de production se sont attelés à la tâche de résoudre ces problèmes qualité.

Nos experts en développement commercial avec l'équipe de direction sont allés ouvrir de nouveaux marchés, notamment en Asie du Sud-Est. Aujourd'hui, Japitech a été repris à la fois par son dirigeant avec le soutien de fonds régionaux et Japitech, à ma connaissance se porte toujours aussi bien. Je voudrais parler ensuite du groupe STS. le groupe STS que nous avons fini par introduire en bourse introduire en bourse en 2018 et qui était constitué d'une société italienne que nous avons reprise et retourné qui s'appelait STS Aoustics qui faisait à peu près 100 millions d'euros de chiffre d'affaires et perdait 10 millions d'euros par an que nous avons stabilisé retourné mais elle se constituait surtout aussi de deux autres ensembles de sociétés l'un que nous avons repris au groupe Mécaplast à l'époque Novarest désormais avec deux usines en France et un autre ensemble que nous avons repris auprès du groupe plastique omnium de tête neuf usine dont cinq en France je crois.

Ce groupe nous l'avons constitué. Euh, il a fini par représenter à peu près 400 millions d'euros de chiffre d'affaires, une profitabilité euh je crois quand nous l'avons introduit en bourse de 24 millions d'euros par an et cette société a fini donc par être introduite en bourse puis céder à un acteur industriel majeur. Je tiens à rappeler que nous n'avons pas fermé de site de production à ma connaissance sur ces deux périmètres français et que donc la société se porte toujours bien.

Voilà quelques exemples qu'on peut opposer effectivement à cet argument qui dit que nous plantons pour citer certains systématiquement les les entreprises que nous reprenons. ajouter quelque chose sur Val. Une petite une petite précision supplémentaire sur Valor.

Euh madame le rapporteur, en effet, Valor a fait face à un problème qui était aussi un problème lié à des décisions de grands constructeurs français qui avaient décidé de poursuivre leur production. à l'étranger. Mais pour être tout à fait précis sur les deux sites madame que vous évoquez, premièrement, les deux sites n'ont pas été fermés, c'est-à-dire que nous avons maintenu et poursuivi l'empreinte industrielle de valeur et les deux sites ont été cédés.

Donc je pense quand même que dans la dans la totalité des exemples qui sont donnés, certains exemples doivent être donnés avec peut-être un peu plus de précision euh puisque la fermeture de ces deux sites n'a pas existé puisque je l'ai dit il y a un instant, les deux sites ont été rachetés par un autre industriel, d'ailleurs un industriel local. Et vous avez également évoqué effectivement valeur Bordeaux, Peugeot motocycle un peu pour les mettre dans le même panier qu'un certain nombre de difficultés que nous avons connu. Effectivement, valeur Bordeaux et Peugeot motocycle aujourd'hui fonctionne toujours.

Ce sont des sociétés qui restent inbonis euh sur lesquelles nous avons des difficultés et des opportunités. valeur Bordeaux, donc l'usine de Blanfort que beaucoup de gens connaissent euh effectivement fait face à un défi puisqu'elle était spécialisé dans la production et l'assemblage de boîtes de vitesse manuelle pour les véhicules à moteur thermique et que nous sommes donc en train de repositionner cette activité. Mais nous devons faire face, vous avez raison, à la chute de ces débouchés principaux que nous essayons de remplacer au mieux et au plus rapidement possible.

La réalité, c'est vrai, c'est que nous avons dû adapter le nombre de salariés, de collaborateurs de l'entreprise à la trajectoire de chiffre d'affaires de cette société. Cela est évidemment regrettable. Nous aurions aimé pouvoir accélérer cette diversification.

Euh le fait est que nous y travaillons toujours. Vous avez alors évoqué beaucoup de sujets madame la rapporteur euh sur lesquels j'aimerais rétablir quand même quelques vérités ou au moins vous donner un petit peu notre version pour éviter quand même les raccourcis. Euh vous avez parlé du fait que Mutares utilise ce que vous avez appelé des cabinets proches.

Alors des cabinets proches euh je ne sais pas exactement ce que ça veut dire. Il est vrai que sur certains dossiers, nous avons utilisé des experts externes euh de cabinets de premier plan. Euh on peut parler du cabinet Advancy sur la stratégie euh avec lequel nous n'avons jamais travaillé par ailleurs.

On peut parler du cabinet Cobalblau puisque vous l'avez mentionné effectivement dans dans vos questions écrites qui est un cabinet de conseil en service informatique qui nous a soutenu dans le détourage que j'ai déjà décrit du groupe Laapaire et que nous avons, c'est vrai, utilisé aussi. Nous avons eu recours à leur service sur d'autres dossiers. euh parce que nous étions satisfaits de leur performance.

Euh on vous avez évoqué euh enfin j'imagine que vous pensez également puisque c'était aussi une commission une question de la commission d'enquête parlementaire de l'année dernière. J'imagine que vous pensez au cabinet Porsche Consulting et il est vrai que monsieur Johannes Laoman, notre directeur des investissements groupe a fait une partie de sa carrière au sein de ce cabinet. Pour autant, soyez rassurés, nous avons demandé à différents cabinets de nous proposer des offres.

Nous avons tenu des appels d'offre et nous avons choisi à la fin en conséquence le cabinet Porsche Consulting en France, je tiens à le rappeler et non pas en Allemagne pour nous aider à améliorer la performance industrielle des sites du groupe LAAPER. Nous avons travaillé avec le cabinet EPSA, le cabinet Kepler avec lesquels nous n'avons pas travaillé par ailleurs sur d'autres dossiers. Donc je tiens à rappeler que voilà le choix de ces cabinets de conseil s'est fait en toute conscience à l'issue d'appel d'offre pour et dans l'intérêt de l'entreprise puisque à la fin ça n'est pas Mutares qui décide du choix du cabinet de conseil, c'est bien la société.

Vous avez évoqué la rémunération des dirigeants que nous installons ? Alors là encore une fois, je tiens simplement à dire que il n'y a pas de règles particulières. Les dirigeants que nous recrutons, que les sociétés plutôt recrutent à leur tête peuvent avoir des rémunérations inférieur ou supérieure à celle des dirigeants précédents.

Évidemment, dans un esprit de pérénisation de l'activité des sociétés, nous préférerions que ces rémunérations nouvelles soient systématiquement inférieures à celles des dirigeants précédents. Pour autant, pour attirer des profils de premier plan dans des situations extrêmement dégradées et qui peuvent nuir à la réputation de ces mêmes dirigeant, il est parfois nécessaire de négocier des rémunérations qui peuvent être supérieures à ce qu'elles étaient précédemment. Encore une fois, il n'y a pas de règles particulières et nous faisons ce qui va dans l'intérêt de la société.

Il n'y a pas que le coût d'un dirigeant qui est à prendre en compte, il y a aussi sa valeur ajoutée. Vous avez parlé encore de différents sujets. Euh pardon André, je pense que la la la rémunération des dirigeants est un sujet trop important pour qu'il ne soit pas creusé jusqu'au bout.

Monsieur Garnier rappelait effectivement l'année dernière, l'année dernière, nous avions proposé aux personnes qui nous interrogaient de venir travailler avec nous sur ces questions là, c'est-à-dire de venir travailler avec nous sur pièce. Alors bien évidemment, je sais que chacun est très occupé et nous nous avons vraiment la volonté de réitérer cette invitation à la fois pour venir dans les participations. Je l'avais déjà proposé l'année dernière, nous l'avions proposé.

Et puis peut-être pour regarder, je le redis parce que c'est très important pour regarder sur pièce la rémunération d'un certain nombre de dirigeants qu'on anonyera bien évidemment tout pour bien comprendre que la rémunération c'est une rémunération fixe mais aussi une rémunération variable liée à la performance de l'entreprise. Donc je réitère avec monsieur Garnier ce matin avec beaucoup de comment dirais-je de motivation et de respect pour cette commission. une invitation pour venir travailler avec nous sur les questions qui sont toujours des questions de commission mais qu'il faudrait aussi rendre euh comme des questions opérationnelles et nous sommes absolument prêts à le faire euh dans les meilleurs délais.

Bien, on en prend note. Madame la rapporteur. Bien.

Merci monsieur le président. Euh merci pour vos réponses. Donc je si je comprends bien sur les 29 entreprises que vous dites avoir reprises depuis 2012.

Donc vous pouvez citer quatre qui ont fait l'objet d'un succès tel que je l'ai défini. En ce qui concerne de valeur hein, je rappelle que outre les nombreux licenciements par exemple, on a quand même des raisons d'inquiétude puisqueapparemment hier en CSE, la vente des murs et des parkings vient d'être annoncé, ce qui est une opération que vous réalisez bien souvent d'ailleurs dans les entreprises que vous reprenez pour réaliser une remontée, enfin une remontée de la trésorerie et donc la possibilité de cash qui permettent ensuite et j'y arrive, euh des opérations de prélèvement par notamment des frais de conseil interne. Donc j'arrive justement à un cas concret qui nous permet de de vérifier aussi la manière dont vous vous y prenez.

Je vais prendre le cas de la paire puisqu'il se trouve qu'il y a 2700 salariés, que c'est un bon cas d'école parce qu'en plus il est encore temps d'agir et que cette entreprise m'apparaît en en grande difficulté. En tout cas euh alors j'ai une question justement précise sur ces frais. Euh je vais prendre sur le montant, je vais vous demander en fait le montant annuel, montant moyen annuel depuis 3 ans des frais de conseil interne et externe.

Donc interne pour Mutaress, les consultants de Mutaress directement, externe par les cabinets de conseil externe, les frais dex, c'est-à-dire les montants versés aux dirigeants puisque d'après les données que nous avons et je vous demanderai s'il vous plaît si vous pouvez l'infirmer, le l'infirmer ou le confirmer, nous avons depuis 43 mois euh donc depuis que vous avez repris l'entreprise, nous nous avons une estimation à 87 millions justement, c'est-à-dire 30 % de la trésorerie que vous avez récupéré suite à la vente par Saint-Gobin. Donc 30 % de la trésorerie récupérée, 87 millions d'euros qui sont allés vers ces frais de conseil interne, externe et et ces rémunérations de dirigeants. 87 millions ventilés en 20 millions pour des frais internes de conseil euh et 54 millions pour des frais de conseil externes.

Dans les frais de conseil internes, là aussi j'ai une question précise sur ces 20 millions. En réalité, il y en a 12 millions qui ont été prélevés. juste début 2025.

D'accord. Pourquoi ? Parce que c'était en fait en réalité vous ne pouviez pas le faire avant puisque il y avait jusqu'au 1er janvier 2025, vous étiez engagé sur le fait de ne pas pouvoir faire remonter plus de 8 millions.

Donc les 12 millions restants, vous les avez en fait prélevés dès de début 2025, sachant déjà les très grandes difficultés de la paire. Euh et j'ai cette question aussi envers vous, monsieur Calisti, parce que tout à l'heure en audition, un représentant de salarié nous a témoigné le fait que vous auriez lui auriez dit euh qu'en fait euh vous vous pensiez que euh ça n'aurait pas dû avoir lieu et que euh en fait c'était en réalité une décision de la maison Mire. Voilà.

Donc voilà, je je vous pose cette question enfin toutes ces questions d'abord très précises. Est-ce que vous confirmez tous ces chiffres ? Et est-ce que monsieur Calisti vous vous voilà vous vous dites aujourd'hui, est-ce justifier d'avoir prélevé 12 millions supplémentaires de frais de conseil intern sachant les difficultés de l'entreprise dès début 2025 donc en en quelques enfin dans une période extrêmement courte euh voilà où est-ce que vous confirmez ou ce que nous avons entendu tout à l'heure en audition.

Merci. Merci pour cette question madame la rapporteur. Effectivement ce que nous pouvons vous confirmer là aujourd'hui ce sont c'est ce montant de 20 millions de frais de conseils qui ont été facturés et décaissés par la paire pour les prestations apportées par Mutares depuis 5 ans.

Vous nous avez demandé quelle était la moyenne annuelle. Je vais vous répondre plus précisément que cela puisque sur les quatre premières années 2021, 2022, 2023 et 2024, ce sont 2 millions par an qui ont été décaissés par la paire pour un total de 8 millions d'euros conformément à l'accord qui a été homologué et protocollé avec le tribunal de commerce et avec Saint-Gomin. Effectivement en 2025 des décaissements complémentaires qui correspondaient principalement à des facturations antérieures et vous avez raison, nous n'avions pas le droit de les décaisser et nous avons tenu cet engagement.

Cela représenta donc sur les quatre premières années un investissement supplémentaire de Multarè. La paire a décaissé en 2025 ces 12 millions complémentaires qui je le rappelle correspondent au coût des prestations de nos experts opérationnels en place. En ce qui concerne les frais de conseil externe, vous avez avancé un chiffre de 54 millions.

Je ne suis pas en mesure de le confirmer aujourd'hui. Je n'ai pas cette information. il me semble élevé effectivement par rapport à la réalité et ce que nous avons connu chez la paire.

Donc je me demande quelle est la nature de ces 54 millions et comment ils se subdivisent. On pourra peut-être y revenir. En ce qui concerne ce que vous appelez les frais dex, ce que je comprends être les rémunérations de l'équipe dirigeante que nous avons mise en place.

Encore une fois, il faudra que nous regardions avec avec la société la paire quelle a été le montant total. de ces rémunérations. En tout cas, je peux vous affirmer qu'il n'y a pas de double facturation pour les mêmes personnes entre les expert mutares et ceux qui peuvent assumer des fonctions de direction au sein de la paire.

Il n'y a personne, aucun salarié de Mutarè qui perçoit un salaire de la paire en complément éventuellement de la facturation de ces services par Mutares. Cela, je peux être absolument catégorique là-dessus. Alors madame la rapporteur, merci de me donner l'occasion peut-être de d'expliquer et ça fait ça fait un peu écho à ce que le président Mandon me posait comme question, c'est-à-dire les relations avec les les délégués du personnel avec les organisations syndicales. l'exemple que vous donnez sur ce qu'aurait été ma prise de position et je vais vous répondre sans embage madame montre bien les relations d'ouverture et de transparence que nous avons avec les représentants du personnel.

Ça veut dire qu'il y a bien, c'est vous-même madame qui le dites, il y a bien un échange qui est un échange de points de vue point de vue qui peuvent être très différents. Premier premier élément. Le deuxième élément, je pense qu'il faudra peut-être un jour, j'avais déjà dit ça l'année dernière, qu'on ne se contenta pas de regarder les 20 millions sans poser aussi la question de qu'est-ce que ces 20 millions ont permis de faire.

Et je crois qu'on on fait une seule partie du chemin en ne retenant que les 20 millions et en ne posant jamais la question de ce que ces 20 millions ont permis de faire. Et c'est mon deuxième point et je ne veux pas éluder le troisème qui est le plus important. Ce que j'ai dit, c'est que cette question des filles, hein, c'est-à-dire des frais de consultants, ce que j'ai dû en effet, c'est que c'était compliqué à comprendre et que le versement de somme pour des salariés dont le salaire était de 2000 ou de 3000 € brut par mois était difficile et était compliqué.

Bien que nous ayons tenté à plusieurs reprises de dire mettez en regard de cette somme ce que cette somme a permis de faire. Je rappellerai que non obstant la difficulté de la paire aujourd'hui, non obstant la difficulté de la paire, la paire a été repris par Mutares en 2021. Nous sommes aujourd'hui en 2026.

Nous avons, c'est un fait, conserver la périnité de la majorité des emplois de la paire. Et je rappellerai madame le rapporteur que sur la totalité des personnes qui sont parties sur la totalité des personnes qui sont parties 3000 personnes à notre arrivée un/3 des personnes qui sont parties sur les 10 les 10 personnes qui sont parties, une seule est partie dans le cadre d'un plan social. Donc je je termine en faisant un rappel de votre question.

Oui, j'ai dit aux élus que parfois c'était compliqué de comprendre qu'un tel montant puisse être versé dans le cadre que vous avez que vous avez évoqué. Mais de la même manière, je tiens à rappeler que les prestations que nous effectuons sont intégralement documenté. Elles sont documentées dans les facturations adressées par Mut SSE aux sociétés.

Elles sont documentées évidemment dans les livrables aussi que nos experts peuvent rendre à la société. Donc encore une fois, je réitère l'invitation de monsieur Calisti. Si vous voulez juger sur pièce de la qualité de nos interventions au sein des sociétés, nous sommes prêts évidemment à vous ouvrir nos dossiers pour vous démontrer ce que nous avons pu apporter, là où nous avons apporté et là où nous avons peut-être échoué à apporter de la valeur aussi parfois.

Merci. Donc vous m'invitez à visiter vos sites et consulter vos documents. Évidemment, je je l'accepte bien volontiers.

Euh et donc j'espère que vous serez prêt aussi à transmettre sous le coût de la confidentialité les livrables des prestations de conseil notamment euh qui nous intéresseront beaucoup. Euh je je reviens également sur votre estimation. Moi j'avais demandé les estimations annuelles de l'ensemble des frais de conseil et dex.

Je vous le redis, ce que nous avons c'est sur donc l'entièreté depuis la reprise, enfin du du moins le plus longtemps que nous ayons depuis la reprise, moi j'avais une période de 43 mois 87 millions. Donc ça fait 20 millions par an en fait. Pas du tout les chiffres que vous donnez de 2 millions par an.

Nous, on est à 20 millions par an de l'ensemble des frais de conseil intern externe etx. Euh si je reprends les 20 millions, je vous le redis, de frais internes de conseils, 54 millions euh de frais de conseil externes et euh pardon 13 millions de rémunération du COMEX. Bien.

Euh donc j'arrive maintenant euh à la question de la rémunération parce que vous avez raison, c'est une question importante. Le niveau de rémunération des membres dirigeants que vous installez par exemple à la paire. Ma question est simple.

Quelle est la rémunération annuelle moyenne d'abord des quatre premiers dirigeants qu'il y a eu ? Notamment Marc Tenard, mais aussi messieurs Lurson, Nicolas et Couenbl puis messieurs Calisti, Gegan, Gersner et Sint Giovanni. Ce que nous nous avons comme indication, c'est que ces niveaux de rémunération sont bien supérieurs au niveau qui avait été constaté lorsque Saint-Gobin était propriétaire.

Donc, comment vous pouvez expliquer ceci ? alors que alors que l'entreprise va mal et notamment, j'ai une dernière question pour monsieur Calisti. Lors de l'audition du 5 mai 2025 en commission d'enquête, vous aviez dit que c'était moins de 500000 € pour monsieur Ténard.

Est-ce que vous le confirmez ? Parce que pour nous après vérification, ça nous semble impossible. Alors, malheureusement madame la rapporteur, je n'ai pas tous les chiffres sous les yeux.

Donc, je serais ravi de vous les transmettre sous le saut de la confidentialité également pour respecter euh la confidentialité vis-à-vis des personnes concernées. Euh mais comme nous vous l'avons dit, effectivement, il n'y a pas euh dès lors qu'il s'agit d'un salarié de mutarès, il n'y a pas de rémunération complémentaire issue de la paire. L'ensemble des prestations assurées par un salarié de Mutaresse au sein de la paire qu'il fasse partie du comm dux ou pas euh se reflète uniquement dans la facturation de Mutares aux sociétés.

Euh alors madame la reporteur, vous m'avez cité par rapport à au propos que j'aurais tenu l'année dernière et là encore je ne les élude pas. La question qui avait été posée l'année dernière par monsieur le député qui était en commission, c'est était une question qui ne portait pas sur la paire. C'était une question générale et générique sur les salaires et effectivement de manière générique, c'est-à-dire sous la forme d'une moyenne et pas d'un salaire que vous venez de désigner de façon nominative et vous pouvez reprendre le le compte-rendu.

Ce ce n'était pas la nature de la question. J'ai dit effectivement que de manière euh générique, sous la forme d'une moyenne, nous n'étions pas dans des salaires euh tel que vous venez euh de les dire. Euh c'est une nouvelle question que vous posez en nommant la personne qui en était bénéficiaire, mais je préfère dans ce cadre-là vous redire ce qu'a dit monsieur Garnier.

Ce sont des éléments extrêmement fragiles dont l'interprétation d'ailleurs laisse beaucoup laisse le cours à euh des approches très différentes. Donc si vous me le permettez, madame le rapporteur, euh nous le ferons sous le saut de la confidentialité mais avec toute la transparence. que requiert une telle une telle question de de la même manière que nous l'avons fait l'année dernière, pardon, excusez-moi madame la rapporteur, nous avons apporté effectivement des précisions par écrit l'année dernière et nous le ferons évidemment cette année encore.

Madame la reporteur, je vous remercie monsieur le président et ensuite évidemment je laisserai la place aux questions des collègues. Euh moi les les chiffres que j'ai par voix de presse ou d'expertise c'est que en 2021 22 23 les quatre dirigeantes messieurs Ténard, Lurson, Nicolas et Couenoble ont chacun touché 600 enfin pardon en moyenne une rémunération brute annuelle de 669000 €. Donc évidemment très supérieur au dirigeants précédents avant session à Mutarè.

Est-ce que vous confirmez ou infirmer ce chiffre ? De la même façon que j'ai des éléments sur actuellement 2024 pardon messieurs Kalisti Gegang Gersner et San Giovanni. J'ai un chiffre de 2,7 millions de prestations en tant que consultant.

Est-ce que vous infirmez ou confirmez ce chiffre ? Merci. Madame la rapporteur, comme je vous l'ai indiqué, cela demande vérification effectivement et de bien comprendre de quoi on parle.

Rémunération brute, super brute, nette, brut brut annuelle moyenne. OK, je vous remercie pour cette précision qui nous permettra de de bien déterminer effectivement comment ce chiffre a été construit. Alors, nous avons des questions.

Je vais céder la parole tout de suite à madame Martin et ensuite à monsieur Mati. Merci beaucoup. Merci d'être venu devant nous.

Monsieur le président, je vais vous demander un peu de clémence puisque j'ai un certain nombre de questions à poser et qui bien sûr vont s'enchaîner les unes par rapport aux autres. Euh vous êtes conscient du fait qu'une entreprise s'inscrit dans une forme d'écosystème ? l'écosystème étant composé du de l'environnement et du territoire dans lequel elle est installée, d'un certain nombre d'élus qui bien sûr se préoccupent de ce de ce territoire, mais aussi de de salariés qui sont la force vive de l'entreprise.

De ce point de vue là sur ce qui concerne Teamtex, que pouvez-vous nous dire quant à la vision que vous aviez de la situation des salariés qui est particulière puisque tendantiellement plutôt modeste puisqu un certain nombre puisqueavec un certain nombre d'entre eux qui ne maîtrisent pas de bonne manière la langue française avec des femmes isolées et même bien sûr des situations de personnes porteur de handicap. Donc, est-ce que vous aviez conscience de cette situation de surcroix ? Est-ce que vous aviez conscience du fait que le territoire sur lequel est inscrit cette société donc Teamtex est un territoire qui sur un plan économique est en difficulté ?

De surcroix, vous avez mentionné à plusieurs reprises avoir échangé avec des élus. Euh à nouveau euh je vous pose la question de savoir euh qui ils sont et quelle a été la nature des échanges. Voilà les trois premières questions que je veux vous poser en dans une sorte d'introduction pour qu'on puisse poser ensemble euh le contexte et le paysage dans lequel Timex s'inscrivait.

Madame la député, j'essaie je vais essayer de répondre le le le mieux possible à votre question qui qui est assez générique. Si vous me posez si votre question est de savoir si nous savions par avance avant de reprendre Teamtex la la nature des de l'origine enfin plutôt l'origine des des salariés et les difficultés inhérentes à leur parcours. Écoutez, je je vais vous dire non parce que ce n'est pas bien évidemment un élément de sélection des entreprises.

Mais ça serait terrible de dire que nous nous serions dans un cadre où la sélection porte sur l'origine des personnes ou des difficultés par exemple physiques. He vous parliez de personnes qui étaient handicapées ou personnes physiques ou ou ethnique. La réponse clairement est non.

Nous n'avions pas cette connaissance. Cette connaissance est apparue, vous avez raison, dans le dans le quotidien du travail que nous avons fait avec eux. Mais ce n'était pas une information priori, mais plutôt une information à postériori.

Premier élément. Deuxème élément, vous avez aussi évoqué le fait que l'entreprise était dans un avait un rapport avec les élus territoriaux. Écoutez, oui, ça c'est quelque chose que Non, c'est pas ça.

J'ai pas j'ai pas bien compris. Alors, pas la nature de Allez-y. Vous avez indiqué avoir rencontré vous des élus du territoire.

Donc nous souhaiterions savoir quel est le nom de ces élus et quelle a été la nature des échanges avec eux les élus de politiques ou les élus les représentants du personnel ? Élus politiques. Sur les élus politiques, je ne peux pas répondre à votre question en l'instant.

Pour quelle raison ? puisque c'est quelque chose que vous nous avez déjà indiqué lors effectivement de la commission d'enquête précédente où vous avez été auditionné le 5 mai. Vous avez d'ailleurs largement le compte-rendu peut en témoigner largement insisté sur ce fait considérant que c'était une marque de votre part de la considération que vous aviez pour le territoire.

J'aime pas parler de cette manière-là. Un territoire et il n'a de valeur que parce qu'il y a des hommes et des femmes qui vivent dessus. mais on va dire la considération que vous aviez à l'égard d'un contexte ou d'une situation dans laquelle vous inscrivez.

Oui, je comprends je comprends mieux. Alors, d'abord les rencontres avec les élus des territoires étaient une réponse là encore générale. C'est-à-dire que la plupart du temps, nous rencontrons la plupart du temps, nous rencontrons ces élus.

Je n'ai pas souvenir que les élus de l'entreprise Teamtex a été rencontré ou en tout état de cause, je n'ai pas le souvenir de l'avoir mentionné. Ça c'est un deuxième un deuxième élément. Ensuite, je pense que pour Teamtex, euh ce qui est vrai en revanche, c'est que au moment des difficultés de Teamtex, nous avons eu et je pourrais vous retrouver la le nom de la personne, nous avons eu un contact avec un CRP qui était de mémoire monsieur Veret, donc je vous donne le nom hein, monsieur Verry sur Teamtex.

Et Teamtex a fait l'objet aussi d'une réunion euh me semble-t-il à Berbédef, mais c'est à vérifier parce que je ne voudrais pas vous dire de sautise de ce point de vue-là. Donc je réponds aux deux questions : monsieur Veret plutôt le CRP et puis Ber. Donc il n'est pas question de votre part de rencontre avec des élus politiques.

On est d'accord. On est d'accord. OK.

Pourtant je vous garantis, on pourra reprendre le compte-rendu que c'est quelque chose que vous avez beaucoup beaucoup affirmé lorsque nous étions vu le le 5 mai. Donc permettez-moi de faire part d'un peu d'étonnement. Lorsque vous vous êtes rendu compte à postériori de la situation des salariés et de leur profil, je n'ai jamais parlé d'origine he je parle bien de profil social, euh qu'est-ce que vous avez pensé et bien sûr mis en place pour eux ?

Puis après, on va revenir sur la question de la session avec les les propriétaires précédents. Mais déjà, allons au bout de ce sujet. Quand vous êtes vous avez pu percevoir que le profil collègue, il faut il faut pouvoir accélérer un petit peu s'il vous plaît.

Donc merci. Donc si vous voulez bien répondre à madame Martin et ensuite il y aura une question aussi de de monsieur Mati. Bien.

Alors, j'ai j'ai déjà essayé de répondre alors ensuite si mes réponses ne vous conviennent pas, je peux le comprendre aussi, mais j'essaie de répondre avec les éléments dont dont je dispose. Je n'étais pas moi-même présent sur Teamtex hein, c'est pour ça que je m'étonne que on me prête des propos d'une entreprise dans laquelle je n'étais pas, mais je n'étais pas sur Teamtex. Donc, la question que vous me posez, qu'est-ce qui s'est passé après ?

Qu'avez-vous fait aujourd'hui ? Je ne peux pas vous y répondre mais encore une fois, je l'ai dit à madame la rapporteur, les réponses que dont nous ne disposons pas immédiatement, instantanément, nous nous engageons à apporter toutes les réponses comme on l'avait on vous l'avait proposé d'ailleurs madame l'année dernière, on on s'engage parfaitement à vous les apporter dans les meilleurs délais. Une question rapide, une seule.

Du coup, je reprendrai la parole ensuite. Est-ce que vous pouvez nous fournir le contrat d'antécession donc que vous avez qui vous liit à Nania puisque vous nous le précédent propriétaire puisque vous avez évoqué à plusieurs reprises y compris devant la commission du 5 mai que une des ce qui pouvait expliquer aussi les difficultés qui vont venir ensuite était lié à des éléments à des aspects qui auraient été cachés au moment où vous avez acheté Waki, je ne sais comment dire, cette entreprise que vous avez liquidé quelques mois après. Et bien sûr, pouvez-vous le prouver ?

Effectivement, alors vous le savez, il y a encore un certain nombre de procédures en cours liées nos relations avec messieurs Nania. Euh donc nous évaluerons effectivement l'opportunité de vous fournir le plus d'informations possible quant à ce contrat de session ou d'autres documents que vous pourrez requérir. Je tiens simplement à rappeler encore une fois que Mutares dans le dossier TimeTex a récupéré une société que vous avez souvent en public, madame la députée qualifiée de de Floron européen effectivement qui avait perdu un tiers de son chiffre d'affaires sur les trois dernières années hein qui avait euh pardon j'ai lu dans le mauvais sens qui avait connu une légère croissance sur les trois dernières années mais qui avait qui s'était accompagné d'un creusement de ces pertes opérationnelles puisque en 2020, en 2019, il me semble que c'était la première année de perte opérationnelle accusée par la société.

En 2020, elle avait perdu à peu près 900000 € de résultat opérationnel et en 2022, on parlait de 78 d'euros de perte. Tout cela avec un surendettement massif de l'ordre de 14 millions d'euros que nous avons réglé en procédant un remboursement partiel de cette dette avec 5 millions d'euros apportés par Mutares. Donc effectivement, les difficultés de Teamtex prédataient très fortement l'intervention de Mutarè et ça n'est pas la session qui a précipité à notre sens la les difficultés de la société Teamtex puisque nous nous sommes efforcés à la fois de la désendetter. d'abord et ensuite d'apporter toute notre expertise opérationnelle à créer des gains de productivité dans les ateliers, à essayer d'ouvrir de nouvelles pistes commerciales de développement pour cette société et évidemment tout cela dans le respect maximal des salariés, des collaborateurs de la société.

Oui, peut-être un petit point de méthode pour que tout le monde soit aligné, si je peux dire, je crois que la commission avait lieu le 30 avril et pas le 5 mai. Donc, c'est juste pour que qu'on soit bien clair sur les les compte-rendus. Merci.

Très bien monsieur Mati. Oui, merci monsieur le président, madame le rapporteur. Merci messieurs.

Moi, j'ai une question plus globale sur votre modèle économique. Vous avez dit tout à l'heure que vous rachetiez beaucoup d'entreprises dans le cas de d'opération de liquidation, de plan de continuation. J'imis que vous soyez précis.

Est-ce que vous rachetez des structures des personnes morales ou vous rachetez des éléments des actifs notamment en matière de liquidation ? C'est plus compliqué de racheter, je dirais le la personne morale, mais vous rachetez à ce moment-là des actifs. Comment vous identifiez ces actifs avec sur votre méthode ?

Est-ce que dans l'analyse de l'entreprise vous vous identifiez même si on a des sessions pour 1 € vous identifier les éléments je dirais de liquidité soit à travers des opérations de liseb d'éléments d'actif hein. Et donc vous avez dit également que vous rémunériez en quelque sorte la rentabilité de vos opérations se fait d'une part par la vente des entreprises qui ont été redressé hein. Et là aussi je je redéco avec la la question de la rapporteur par rapport à quand vous recédez les entreprises le temps de je dirais comment ça se passe et et leur pérennité au niveau de la session.

Mais euh vous avez également évoqué, me semble-t-il des avances en trésorerie que vous faites aux entreprises. Comment vous vous rémunéz ? J'imagine sont des avances en compte courant via vos holdings aux filiales.

Comment le taux de rémunération de ces avances ? Est-ce qu'elles sont conformes à la réglementation notamment au taux fiscalement déductif où vous êtes au-dessus du taux par rapport à un financement externe bancaire ? Donc et enfin là aussi c'est vous avez des rémunérations peut-être de des holdings actives qui qui animent ces ces sociétés qui ont été quels sont les critères de rémunération, comment vous rémunérez euh et de manière encore plus globale est-ce que vous avez une règle applicable de de taux de rémunération en fonction pour les prestations que vous fournissez à vos filiales à ce moment-là Voilà.

Donc c'est un peu votre modèle économique, comment ça se et et et enfin dernière question, quelle est votre motivation d'investissement dans c ces structures ? Alors évidemment, je pense qu'il y a motivation financière, mais est-ce qu'il y a que ça ? Quel est l'esprit en quelque sorte de votre action pour l'investissement dans ces entreprises ? parce que il peut y avoir le mauvais côté de faire de récupérer la trésorerie facilement ou une vision à long terme de maillage de territoire et de et d'accompagnement des des structures.

Merci monsieur pour vos questions. Effectivement, elles sont toutes très pertinentes. Vous avez parlé d'abord de l'identification des actifs en difficulté et de nos modalités d'intervention.

Euh pour suivre un peu l'ordre chronologique d'une opération, ces actifs, ça n'est que très rarement nous qui les identifions. Nous sommes approchés chaque jour, c'est mon métier depuis 10 ans, que de construire des relations avec des banques d'affaires, des avocats, mais également parfois d'autres d'autres administrations, voire même des organisations syndicales qui nous approchent avec des problématiques de pérennité, de continuité de certains sites industriels et qui nous proposent effectivement qui nous mettent en concurrence pour que nous proposions des projets de reprise. Donc voilà, l'identification de ces opportunités, elle n'est pas forcément de notre fait.

Évidemment, nous sommes au courant d'un certain nombre de situations et de temps en temps, proactivement, nous allons aussi discuter avec les propriétaires de certains sites industriels pour essayer de trouver des solutions quand ils ne sont plus en mesure de soutenir ces activités. Pour autant, ça reste une minorité de dossiers. Nous intervenons extrêmement rarement dans le cadre de procédures collectives judiciaires dans le sens justement redressement judiciaire, achat d'actif après liquidation.

Donc nous reprenons dans l'immense majorité des cas des sociétés qu'on appelle donc inbonis hors procédure euh parfois et même de plus en plus souvent dans le cadre qui est très facilitateur de la conciliation donc de la procédure collective amiable de la conciliation. Cela cela arrive euh vraiment aujourd'hui dans tous les dossiers majeurs. On passe systématiquement par une conciliation et donc par la validation d'un administrateur judiciaire nommé par le tribunal de commerce du plan de reprise et de la solidité financière de ce plan de reprise.

Donc ça je pense que c'est très important. Effectivement nous nous n'acquérons que très peu des actifs à la barre. Soyons clair, nous le faisons uniquement quand nous avons une logique industrielle et que nous pouvons adosser ces actifs à des sociétés préexistantes pour générer des synergies et pour apporter des solutions plus rapidement.

Ça c'est vraiment un point très important. Euh nous ne faisons nous ne reprenons des sociétés que lorsque nous en identifions un potentiel de redressement. Aujourd'hui, je vais parler pour moi et pour Mutar, je ne sais pas comment on gagne de l'argent en France en organisant des faillites, des liquidations de société.

Ça n'est pas notre cas. C'est c'est un jeu extrêmement dangereux parce que notre activité est extrêmement encadrée, extrêmement contrôlée. Preuve en est cette commission d'enquête parlementaire.

Et peut-être que certains acteurs peuvent le faire une fois, mais pas deux. De notre côté, nous n'avons jamais été en appelés en comblement de passif ou en responsabilité sur les dossiers qui se sont mal passés en France. Donc nous respectons les règles du jeu, toutes les règles du jeu et nous nous assurons que les sociétés ont un potentiel de rebond parce que dans le cas inverse, les dégâts financiers comme réputationnels nous sont fatales.

Vous avez ensuite évoqué effectivement des structures de financement qui peuvent aider à soutenir les sociétés, notamment les mécanisme de sale andbag de crédit buy qui peuvent intervenir sur des actifs immobiliers, des actifs productifs mais aussi des stocks. On peut penser aussi au mécanisme d'affacturage euh sur les créances clients qui permettent de financer des sociétés qui sont, je le rappelle, personnata chez les banques. Donc les solutions de financement de ces sociétés peuvent parfois effectivement reposer en partie, pas intégralement sur des financement qui reposent sur les actifs.

Mais cela pour les sociétés en retournement exactement au même titre que pour des sociétés qui ne sont pas dans une situation de retournement. Il s'agit de mobiliser certains actifs du bilan pour dégager des financements. Euh et effectivement nos les sociétés que nous reprenons n'ont pas accès la plupart du temps au financement bancaires à cause de leur historique de perte. et à cause de leur fragilité financière avant la reprise.

Mais cela ça peut être justement je pense un acte de réflexion un axe pardon de réflexion sur comment faciliter euh le financement de ces entreprises en transition en transformation qui se prennent des refus de la part de l'intégralité du monde bancaire et qui sont parfois bien embêtés effectivement pour financer leur transformation. Euh alors, vous avez évoqué des avances en compte courant. Effectivement, il nous avons investi des dizaines de millions, voir des centaines de millions euh pour le soutien de nos sociétés en portefeuille.

Peut-être que je peux trouver d'ailleurs le chiffre immédiatement pour qu'il soit au registre. Nous avons injecté depuis notre première opération en France alors 72 millions mais en capitaux pas en dette 72 millions dans les sociétés que nous avons reprises en fond propre en fonds propre absolument. Euh donc les fonds propres évidemment ne sont pas rémunérés à part par les dividendes qu'on société peut décider de verser une fois qu'elle est redevenue rentable.

Nous avons également apporté euh des prêts euh notamment au groupe Laper puisque on en a pas parlé mais nous avons récemment réinvesti dans le groupe Laper à hauteur de 5 millions d'euros. Nous avons apporté des prêts à une société comme la Rochette Cartonbard en Savoie pour près de 15 millions d'euros et c'est prêt. Parler apporter des PR.

C'est un prédactionnaire. C'est un pré d'actionnaire effectivement. Oui, il y a pas de micro.

Donc là, pardon pardon. Votre question portait effectivement sur la les modalités de de ces prêts avant son compte courant. Bon, nous nous appelons ça des prêts d'actionnaires effectivement et ces prêts sont rémunérés au taux auquels le groupe Mutares se finance sur les marchés de capitaux.

Donc, il y a une transparence à ma connaissance totale entre les les intérêts qui sont facturés à ces sociétés et les intérêts payés par Mutares pour son propre financement. Il n'y a pas de marge capté par Mutares sur ses financements. Que ce soit bien clair, euh ces taux, vous avez raison, ils sont supérieurs peut-être à ce que ces sociétés pourraient trouver sur le marché bancaire puisque elles n'ont pas accès à ce marché bancaire.

Ce qui fait que effectivement euh et pour vous citer un ordre de grandeur, je pense que nous sommes aux alentours de 9 à 10 % à peu près. Le point final que vous avez évoqué euh c'est les structures de holding et les rémunérations de ces holdings. Pour être clair, à ma connaissance, il n'y a pas de rémunération des holdings par les sociétés.

Les la seule rémunération touchée par Mutares ou par les les sociétés intermédiaires sont pour les prestations de service des experts opérationnels qui sont dépêchés. Mais il n'y a pas euh de de il y a pas de frais de siège des choses comme ça. Alors de tête là non, je ne saurais pas vous citer d'exemples où il y a des frais de sièg peut-être.

Peut-être monsieur le président sauf s'il y a des questions. Si vous me permettez une question une dernière question question de madame la rapporteur. Ah ben alors peut-être vous terminez monsieur Calisti s'il vous plaît et puis je passe la parole ensuite à madame la Oui parce que on voudrait pouvoir répondre à la question de monsieur Matteille sur le sur le effectivement le la motivation qui est qui est la nôtre.

Je dirais qu'il y a trois éléments de motivation. D'abord, je fais une petite parenthèse. Nous, nous sommes ici pour essayer de faire de la pédagogie avec vous, c'est-à-dire d'expliquer le mieux possible ce que nous faisons.

Et je le redis pour la 4è fois, venez nous voir et venez comprendre comment on travaille. Les trois éléments de motivation sont le premier. D'abord, on considère qu'on participe au redressement industriel de la France.

Alors avec un destin inégal, on l'a dit et on l'a dit à madame la rapporteur, oui, un destin inégal de réussite, mais c'est pas parce que le destin de réussite est inégal que la mission est à rejeter et à contester. Donc la première motivation, c'est la particip au redressement la participation au redressement industriel euh de la France puisque nous sommes français. Le deuxième élément, c'est effectivement chaque fois que nous le pouvons apporter notre méthode.

On l'a pas assez dit, nous ne sommes pas des spécialistes de l'industrie des spécialistes du redressement, c'est-à-dire d'une entreprise qui a qui a des difficultés effectivement avec ses salariés, avec son commerce et avec son industrie. Et puis le troisème élément, on ne les oublie jamais, même si on nous fait un peu le procès de les oublier, c'est les salariés. Parce que des salariés qui n'ont pas d'autres opportunités et possibilités autre que celle de travailler avec Mutares se retrouve dans la situation qui est une situation extrêmement compliquée et madame la députée Martin s'en faisait l'écho.

Donc c'est les trois éléments redresser sur le plan industriel, apporter la méthode de Mutares qui fonctionne pas toujours mais qui fonctionne. Et troisièmement, donner aux salariés un avenir à défaut d'être radieux, en tout cas un avenir pérenne pour leur carrière, pour leur salaire et pour leur famille. Je vous remercie madame la rapporteure.

Vous avez quelques questions rapides. Je vous remercie. Pardon.

Alors euh merci pour vos réponses. J'ai plusieurs questions en effet qui me sont venues euh suite à notre dialogue. Première question, je je vais y aller un par un par un.

Euh je reviens en fait sur une question que j'ai posé tout à l'heure, monsieur Calisti. Euh donc si je reprends bien si je reprends pour le cas de la paire, il y avait donc une trésorerie de départ de 240 millions plus 95 millions grâce à la vente des murs. D'accord ?

Sur cette trésorerie donc en 43 mois, il y a 87 millions qui partent en frais de conseil et en rémunération des dirigeants. Donc à peu près 30 %. jusque là, enfin en tout cas, vous m'avez pas infirmé ces chiffres.

Bien, je reviens sur le fait que vous avez prélevé notamment euh d'un d'un coût début 2025 12 millions d'euros pour des frais de conseil interne à Mutarè. Donc, je vous repose cette question. C'est 12 millions d'euros, sachant les difficultés qu'il y avait déjà de l'entreprise, est-ce que c'est 12 millions d'euros supplémentaires pour frais de conseil interne ?

Est-ce que c'est une décision de la maison maire ou votre décision, monsieur Calisti ? Enfin, vos décisions en tant que dirigeant de la paire. Madame la rapporteur, effectivement c'est une décision de la part des dirigeants de la PER que de régler ces ces facturations qui, je le rappelle correspondent à des prestations qui n'avaient pas été payées pour les 4 années précédentes.

Oui. Oui. Je m'inscris dans ce qui est dans ce qui a été dit.

Je m'inscris dans ce qui a été dit, mais je je redis je redis que ces prestations ont une contrepartie qui est une contrepartie opérationnelle, lisible et mesurable. Donc je pense que c'est important aussi d'avoir les deux côtés du sujet. Et si vous me permettez, madame la rapporteur, je tiens également à vous informer que nous avons également renoncé à 5,8 millions de facturations qui avaient été facturé que nous avons annulé depuis pour des prestations passées.

Euh 2e question euh je reviens sur euh la holding la la question des obligations de consultation et d'information des salariés qui est une question importante et et qui nous a été euh soulignée fortement par les représentants de salariés qui disent justement manquer singulièrement de consultation et d'information. Est-ce que le fait de passer par une holding n'est-il pas fait pour les contourner ces représentants de salariés ? Et en tout cas, on a des nombreux témoignages à cet égard.

Sinon, pourquoi cet holding ? Alors, écoutez, euh je ne je ne comprends pas bien la la question, c'est-à-dire je ne vois aucun lien euh entre euh l'existence du holding et les informations consultation. Ce que je peux affirmer et ce que je vous invite à venir vérifier avec moi, c'est qu'à aucun moment, jamais, dans aucune participation nulle part, sous aucune période de mutaresse, nous avons fait l'économie de l'information consultation.

Je je le dis d'autant plus facilement que j'ai démarré mon activité fin 2012 chez euh Mutares et que j'ai fait quasiment la totalité des informations consultation, que les informations consultation euh ne créent pas la satisfaction du point de vue du contenu de ce qu'elle propose aux élus, c'est une autre affaire. Mais dire que l'information consultation n'a pas été faite ou que la holding servait à s'affranchir de cette information en consultation, je pense que personne ne peut le prouver. Mais encore une fois, madame la rapporteur, notre transparence m'incline à vous dire "Venez, regardons ensemble et donnez-moi des cas précis dans lesquels il y aurait eu une sorte de fraude à l'information consultation.

Prix madame la rapporte. Merci monsieur le président. Est-ce que vous avez transmis le contrat de session de la paire aux représentants de salariés ?

De mémoire, je ne pense pas parce que ce contrat de session effectivement relève un contrat entre deux parties privées, entre Saint-Gobin et Mutarè en l'occurrence. À ce titre, si je veux dire ce genre d'information peut-être transmis dans le casre du d'une expertise dédiée éventuellement, mais je ne sais plus si nous l'avons transmis à vrai dire. Je je ne crois pas mais je ne veux pas l'affirmer.

C'est c'est quand même ça ça n'est jamais le cas dans les informations consultation et dans les reprises parce que ce n'est pas une information habituellement de nature à impacter les relations sociales et l'appréciation du projet par les salariés que nous présentons avec la plus grande transparence possible. Bien euh je partage pas évidemment ce qui vient d'être dit je pense que c'est c'est assez usuel. Mais je passe à une autre question sur les aides publiques parce que je prends le cas de la paire mais c'est le cas de d'un certain nombre d'autres entreprises françaises que euh que vous avez repris.

Est-ce que vous pouvez confirmer que vous avez reçu 3,5 millions de chômage partiel de janvier 2022 à décembre 2024 et que l'État vous a accordé également un délai de paiement sur une créance sociale et fiscale de 20 millions d'euros. Euh alors pardon, le premier élément était, vous pouvez me le rappeler madame le rapporteur, 3 millions et demi de chômage partiel en 2 ans à peu près plus une créance de 20 millions d'euros qui d'ailleurs vous permet de ne pas être en redressement judiciaire. C'estàd que si cette créance n'était pas faite, vous serz seriez en redressement.

Alors, nous confirmons les deux principes que vous avez évoqués, c'est-à-dire l'activité partielle. Alors, je sais pas si vous parlez de l'activité partielle ou l'activité partielle rebond récemment mise en place. Donc, nous confirmons le fait que nous ayons obtenu l'activité partielle rebond.

La réponse est oui. Et nous confirmons que nous avons eu effectivement un aménagement de dette. Donc la réponse est également oui.

Maintenant sur le montant, je réserve ma réponse parce que nous n'avons pas en tête la totalité des des des chiffres, mais les deux principes nous les confirmons. Effectivement, concernant le report des charges sociales, madame le rapporteur, euh un accord a été trouvé euh avec la CCSF pour étaler le remboursement de cette de cette dette de charge sociale par la paire, encore une fois pas par Mutarè. Euh et évidemment cet accord c'est assorti de contrepartie et de garantie de la part de Mutarè.

Le réinvestissement de 5 millions d'euros dans la paire, la l'octroit d'une ligne de crédit à destination des fournisseurs de 5 millions d'euros supplémentaires, l'abandon de 5008 de facturation de de FIS dont on a déjà parlé. Donc effectivement cet accord cet accord il est bilatéral. Encore une fois, ça n'est pas un geste gratuit de la part de l'État, ce qui est tout à fait normal.

Alors, dernière Allez-y, madame la rapporteur encore. Merci à vous, monsieur le président. Dernière question sur l'API et son avenir.

Bien, deux questions. Euh, d'abord sur le Liseb qui est donc le fait de revendre de de vendre les murs et de les mettre en location. Euh donc vous avez procédé dès le départ à un Lebback qui vous avait ramené qui a ramené à la paire 95 millions d'euros, un deuxème liseb qui est à 40 millions d'euros et donc vous vous apprêtez à en faire un dernier de 60 millions d'euros qui finirait par 200 millions d'euros de l'ISBAC, c'est-à-dire de revendre des murs pour le mettre en location par la perse qui amène à des loyers exorbitants d'à peu près si nous comptes sont bon par d'un million par site. ce qui par ailleurs, je le dis, met en danger la possibilité de reprise de la perpe.

À partir du moment où les repreneurs se disent "Mais ça va nous coûter un million par site de louer", ça devient extrêmement compliqué. Bien, moi je reviens sur ces Liseback. Est-ce que ma question est simple, est-ce que il y a des commissions, des rémunérations touchées par euh des membres de Mutares ou qui ont des liens avec Mutares dans cette vente d'emprise immobilière ?

Alors, merci madame la rapporteur effectivement pour revenir sur le principe de ces opérations. Vous avez raison, elle consiste en la session de murs en l'occurrence des magasins du groupe Lapire. La première tranche de 93,4 millions pour être précis qui a puisque c'était l'engagement que nous avions pris auprès de Saint-Gobin et auprès du tribunal de commerce.

Cette première tranche était donc protocollée et devait et a servi a servi à financer le retournement de la paire que nous espérons toujours évidemment. La deuxième tranche de 40 millions dans le même esprit a été décidée pour continuer à financer les opérations et le retournement du groupe Lapire. Et cette troisème tranche de 60 millions sera également dans le même esprit.

Et je vous rappelle que aucun dividende n'a été versé de la part de la paire à Mutarè sur l'ensemble de ces montants et que ces montants servent bien à financer les opérations du groupe Laper. Ce sont des opérations qui ne sont pas inuselles dans ce type d'opération. Je ne parle pas du retournement, je parle aussi des autres groupes de distribution.

Euh vous mettez en avant effectivement le loyer moyen euh par euh par euh par site, par magasin euh qui pourrait être supporté, ce qu'on appelle le taux d'efforts. Donc ce aujourd'hui malheureusement étant donné la situation en France de la grande distribution et de la distribution en général, ce que nous constatons nous puisque nous voyons beaucoup de ces dossiers passer sur notre bureau, c'est qu'il n'y a quasiment plus aucun groupe qui détient les murs de ses points de vente. Donc la paire quelque part aujourd'hui redevient un distributeur comme les autres en procédant à ces opération.

Redevient un pur distributeur. Ce que je peux vous confirmer en revanche, c'est que à ma connaissance, il n'y a pas de commission touchée par des salariés de mutar ou autres sur la session de ces murs. Ça ça me paraît absolument impossible. question.

Alors pardon, vous avez une dernière question ? Même je les pose parce j'en ai une sur la paire et puis j'en ai une plus globale qui rejoint celle de mon collègue Matéi. Alors celle sur la paire.

Euh du coup ma question elle est celle-ci. Quel avenir vous voyez par pour la paire ? parce que il me semble que vous avez vous refusez alors que un cabinet d'experts comptables vous le préconise, vous refusez la la mise sous mandat euh euh sous avec option prépac donc qui est préconisé par le cabinet d'expert comptable altinea, d'accord ?

Qui permettrait de rechercher d'autres repreneurs à temps. Donc c'est ça que préconise le cabinet d'expertise comptable. Voilà.

Euh ma question, elle est pourquoi refuser cette mise sous mandat ? Euh est-ce que c'est parce que ça porterait atteinte à la crédibilité de Mutares qui cherche à obtenir de nouvelles entreprises comme Alcura ? Et d'ailleurs, ça ça m'amène à poser aussi cette question.

Quelle autre entreprise française avez-vous en projet de reprise ? Très bien. Euh alors les les conclusions d'Altinaa euh d'engage qu'altin aujourd'hui nous ne refusons pas d'ouvrir un mandat ou une autre procédure sur le groupe LAAPER.

Bien au contraire. Euh vous avez évoqué et le cabinet Altinaire évoque aussi la possibilité de trouver un repreneur pour le groupe LAAPER. Euh c'est une possibilité que nous étudions activement aujourd'hui en comme d'autres options stratégique pour l'avenir du groupe.

Effectivement, si aujourd'hui d'autres acquéreurs viennent à se déclarer repreneurs sur toute ou partie du groupe la ce sont des propositions que nous étudierons. Mais comme pour n'importe quelle autre société du groupe. Madame la rapporteur, le plan A c'est toujours de retourner la paire.

Je veux dire, il y a toujours il y a un plan de transformation qui est en cours. Il y a des actions euh qui sont qui sont menées, qui sont notamment centrées sur l'optimisation de la performance de vente, sur la digitalisation d'une expérience client, euh la la réduction euh des remises en magasin pour créer plus de valeur euh pour le client et pour aligner plus le prix avec la valeur. Des initiatives aussi de réduction des coûts pour recentrer la communication sur le digital et sur les canaux qui créent de la conversion en magasin.

Donc la première option, c'est toujours de redresser cette entreprise. Très bien, je remercie. Il y avait une dernière question de madame Martin.

Je suis Merci beaucoup, monsieur le président. Je reviens sur le processus. Donc vous avez acquis Teamtex qui a bien sûr cinq chaînes de production.

Il est nécessaire de les faire tourner pour pouvoir remplir euh les engagements liés à l'état du carnet de commande. Mais vous allez peut-être nous dire quel été ça serait bien l'état précis de votre point de vue du carnet de commande au moment de l'acquisition. Or, les salariés nous ont informé du fait que vous avez d'emblé licencié ou non renouvelé le contrat de 50 personnes et du coup ça vous a mis dans l'impossibilité évidemment de pouvoir de pouvoir répondre à ces commandes en terme en terme de en terme de production.

Donc ça c'est le premier élément. Quel était l'état des carnets de commande ? Comment y remplir quand on se sépare de 50 salariés ?

Et la dernière question, c'est où sont les machines et les brevets de Teamtex ? Madame la députée, je n'ai pas la vue du carnet de commande là sous les yeux. Effectivement, on pourra vous répondre par écrit.

Ce que je comprends de la situation de Teamtex à la reprise, c'est qu'effectivement le carnet de commande qui nous avait été présenté lors de nos phases d'analyse préliminaires ne s'est pas réalisé comme étant un carnet de commande ferme une fois que nous avons repris le contrôle de la société. Il faudra donc va donc le prouver hein comme on se le disait tout à l'heure chacune des affirmations qui est faite ici c'est normal hein et c'est très bonne à loi devrait donc prouver hein absolument avec le qualificatif encore une fois que je n'étais pas en charge de ce dossier mais que je vous apporterai les éléments de réponse les plus objectifs possibles. Ceci étant dit, donc une fois que nous sommes partis du constat que les relations avec les clients étaient beaucoup plus dégradé que ce que nous avions anticipé et que le volume de commande n'était pas là, comme dans n'importe quelle entreprise, malheureusement, il faut parfois adapter le nombre de salariés, le nombre de collaborateurs à la trajectoire de la société.

Si nous avons procédé à ces licenciements, ça n'est évidemment pas par esprit malin, mais simplement parce que c'était la garantie de la survie ou la garantie, c'était un des leviers pour faire perdurer la société sur un niveau d'activité qui était bien plus réduit que ce que nous avons anticipé. Pardon. Euh madame la député, juste une juste une précision.

Euh nous ne sommes pas à même de pouvoir euh démontrer votre assertion qui est le lien de causalité entre le départ des 50 personnes et la chaîne de production. Vous le dites et on l'écoute avec beaucoup de beaucoup d'attention et beaucoup de respect. Nous allons essayer de travailler à cette causalité que vous portez à notre connaissance, mais elle n'est elle ne nous est pas spontanée.

C'est-à-dire que nous ne licenions pas en nous ne licen salariés en sachant qu'il va y avoir un problème en terme de production. ce serait quand même euh une une approche absolument absurde. Mais nous allons regarder si ce lien de causalité qui est votre point de vue euh nous pouvons le corroborer du point de vue de la pratique des équipes qui étaient chez Teamtech.

Je me note d'ailleurs. Je n'évoque pas un lien. Ça marche.

Ouais. Je n'évoque pas un lien de causalité. Je m'interroge entre l'état d'un carnet de commande qui paraissait rempli.

Donc si on vous a raconté des billes bah effectivement il faudra le prouver. Et on revient au premier point. et le le nombre de personnes nécessaires pour effectivement répondre à ce carnet de commande.

En revanche, vous ne m'avez pas répondu sur que sont devenues les machines et les brevets. Je ne saurais pas vous répondre sur les brevets. En revanche, sur les machines, effectivement, nous avons cédé, je crois, quelques machines qui étaient hors service et qui n'étaient plus pertinente pour la production des nouveaux produits puisque vous savez que l'un des défis auquels Teamtex a dû faire face et en lien avec les nouvelles directives européennes, une refonte complète de sa gamme de produits.

Et donc dans ces cas, dans ces cas-là et notamment dans l'industrie de la plasturgie, vous devez changer les machines, vous devez changer les moules qui sont utilisées pour faire ces produits. Donc des machines qui n'étaient qui étaient hors d'usage et qui n'étaient plus pertinentes pour l'avenir de Teamtex, nous avons préféré les convertir en trésorerie pour assurer l'avenir de la société. C'est c'est pas du tout cohérent avec les éléments que j'ai.

Non, il semblerait tout de même que Team Tex était effectivement très pointu, très pointu et très à la pointe de ce qu'il fallait produire, y compris par rapport aux normes européennes en matière de de en matière de siège auto pour les enfants. Enfin, je vous prie de bien vouloir m'excuser, mais ça n'est pas du tout l'information que j'ai, hein. Et je suis pas béoienne en toute matière tout de même.

Je comprends je comprends vos interrogations. C'est des interrogations que vous avez déjà formulé publiquement un certain nombre de deux fois auxquels on a notamment répondu à travers un courrier qu'on vous a adressé le 12 novembre 2024 qui est ici. Très ambigu, très ambigu.

C'est votre c'est votre jugement euh et nous vous apporterons encore une fois tous les éléments nécessaires pour vous forger une image fidèle de la situation et de l'évolution de la société. Vous avez je enfin que chacun puisse le le en en constater sa teneur si ma si monsieur le président est d'accord au compte-rendu. Chacun pourra le lire, chacun pourra en mesurer sa portée.

Heureusement ça n'a pas été suivi des faits. Je vous en prie. Juste une précision, vous avez évoqué madame Martin tout à l'heure un compte-rendu qui est effectivement du 30 avril 2025 qu'on trouve en ligne sur le site de l'Assemblée nationale et qui concernait la rencontre avec les élus.

Vous cit à propos d'un dossier dans les Ardaines donc c'était pas un dossier sur l'ISER. Monsieur le président Teamtex n'était pas Oui, c'est pas Teamtex. C'était pas team.

Ce n'était pas Teamtex. Non non non, c'était la société ou Valor Valor, c'est ça ? Valui c'était c'était la c'était la société des Valors.

Alors, vous me donnez l'occasion effectivement de faire cette précision, monsieur le président, et je vous en remercie. Nous avons eu nous avons eu à l'occasion de la de ce de ce dossier Valor probablement une vingtaine de réunions avec les élus et je voudrais vous donner l'occasion effectivement de vérifier. Je demanderai, je vais me le noter tout de suite, je vais demander qu'on vous fasse parvenir, enfin parmi les autres éléments que vous réclamez, que vous demandez, euh je vais vous faire parvenir la totalité des compte-rendus avec l'ensemble des maires des députés euh des Ardenes que nous avons tenu pendant probablement 6 mois ou 8 mois.

Donc je vais le je vais me le noter bien madame la rapporteur et on termine enfin je vous rendrai la parole. Bien donc pour terminer ça va dépasser le mes questions vont dépasser le Ah vous voulez monsieur Matond allez-y de la Oui. Euh c'est ma je j'avais mal compris tout à l'heure dans vos propos introductifs que vous parliez de contrôle des tribunaux de commerce des administrateurs et autres.

Je pensais que vous aviez une tendance plutôt à racheter des entreprises en difficulté. Mais dans le cas d'un plan de continuation ou après une liquidation et j'ai bien compris qu'on était plutôt dans dans le domaine de plutôt de la sauvegarde des entreprises un peu en difficulté mais on est on n pas encore basculé forcément dans l'état de cessation de paiement de ce qu'on de ce qu'on peut constater. Juste par rapport à la paire puisque j'ai j'ai entendu ce que vous dites. des opérations de l'ISBAC donc de recrée de la trésorerie qui me semble tout à fait classique mais dans le monde de l'économie être propriétaire des murs ou ne pas être propriétaire des murs, j'ai tout connu.

C'est un peu comme l'univers qui se dilate et qui se rétracte et on a des stratégies dans le temps qui sont plus ou moins pertinentes. Donc ça c'est un autre sujet simplement moi je sur votre modèle économique et du retour sur l'investissement. Est-ce qu'aujourd'hui, du fait de la remontée de certains dividendes ou de commissions qui ont été versées, est-ce que vous êtes rentré dans vos fond de l'acquisition de la paire et et que de manière tout à fait logique euh maintenant vous utilisez cette trésorerie mobilisée par les opérations de Lisback pour l'entreprise elle-même, mais est-ce que aujourd'hui vous êtes euh vous avez eu un retour sur investissement et ce que vous faites et qui peut être tout à fait légitime, mais vous êtes déjà rentré dans vos fonds.

Voilà un petit peu ma question. Je vous remercie pour cette question. La réponse c'est non.

La réponse est non. Nous ne sommes pas rentrer dans nos fonds. Aujourd'hui, nous avons nous avons investi sur les deux premières années 20 millions d'euros.

Effectivement, nous avons facturé 20 millions d'euros de frais de conseil, mais dont il faut déduire le coût des équipes opérationnelles qui sont intervenues qu'on estime à peu près à la moitié ou plus de ces montants. Et nous avons réinvesti 5 millions d'euros très récemment, encore une fois ouvert une ligne de crédit de 5 millions d'euros supplémentaires. Donc non, nous ne sommes pas rentrés dans nos fonds sur l'opération la paire à l'heure actuelle. rapporteur.

Oui, merci. Juste avant de dépasser le cas de la paire, je je en en écoutant la question de mon collègue le collègue Mati euh il me semble qu'il y a 56 millions de fiducies sociales qui avaient été gelées jusqu'au 1er janvier 2025 qui devaiit servir aux restructurations et aux indemnités de licenciement aux indemnités de départ des salariés qui devaient être mise de côté. Est-ce que ces 56 millions seront bien préservés ?

Sachant les 12 millions de prélèvement au même moment comme par hasard pour des frais de conseil interne. Voilà, ça c'est une question qui concerne précisément la paire et j'en arrive à donc ça première question. Deuxième question qui va au-delà du cas de la perse, c'est la question que je vous ai posé sur les entreprises pour lesquelles vous avez un projet de reprise.

Est-ce qu'il y en a ? Deè question. 3è question parce que ça a été abordé en audition tout à l'heure sur les AGS.

Est-ce que vous pouvez nous dire depuis 10 ans quelles entreprises françaises sous propriété indirecte ou directe de Mutters ont dû faire appel donc depuis 10 ans aux AGS, c'est-à-dire aux cotisations de tous les patrons de France pour payer les créances salariales ? Et dernière 4è question qui pour moi rejoint en fait la question de mon collègue Matt sur les motivations. Évidemment, il y a des motivation financière.

Enfin, je veux dire le capitalisme n'est pas qu'une question d'altruisme. Bien évidemment, vous avez besoin aussi de recettes à Mutaresse. Et donc moi, j'interroge aussi le modèle économique plus global de de Mutarè.

Est-ce que vous pouvez nous préciser à peu près les grandes masses de recettes de Mutaress en fait ? C'est-à-dire, est-ce que c'est les plusvalu quand vous faites une revente ? Bon, on voit que c'est quand même assez rare en France sur les 29 entreprises que vous avez reprises.

Est-ce que c'est des dividendes ? Est-ce que c'est les frais de conseil interne ? Bref, d'où viennent vos recettes ?

Parce qu'il vous faut des recettes. Personne n'est naïf sur ce sur ce sur ce fait. Voilà.

Merci. Vous m'entendez ? Oui.

Euh sur la sur la question des AGS comme vous le savez 0,20 % de la masse salariale destinée aux AGS. Trois cas dans les AGS : la sauvegarde, le redressement judiciaire et l'Cation judiciaire. Mais vous savez ça euh parfaitement bien.

Donc je veux dire que les AGS, nous avons fait appel aux AGS que dans les situation qui sont celles que je viens de décrire et qui sont dans le panorama euh de Mutarè, bah ça veut dire que ça veut dire que les les entreprises qui ont fait appel aux AGS ont été des entreprises qui ont été liquidées liquidées ou en RG ou en sauvegarde. Donc ça veut dire que c'est ce n'est pas la majorité. Ça c'est donc première question sur les AGS.

Le deuxième le deuxième point sur les AGS, nous n'avons jamais eu par rapport aux AGS de conflit avec les AGS sur une utilisation abusive des fonds des AGS. C'est ce que je peux vous dire ce matin par rapport à votre question. On n jamais soupçonné ou il y a c'est ça n'est pas la question.

La question est dans votre modèle économique, quelle est l'utilité des AGS ? Il n'a pas été dit qu'il y aurait eu un usage qui serait abusif pour la loi. C'est pas ça la question qu'on vous a posé si je puis me permettre.

Il n'y a pas d'utilité des AGS. Il n'y a pas de stratégie vis-à-vis des AGS. Les AGS, on les pai chaque mois sur les bulletins de salair à hauteur de ce que j'ai dit.

Et puis dans les trois cas que j'ai effectivement rappelé, on fait appel aux AGS. Je n'ai pas d'autres éléments complémentaires à apporter là-dessus. Oui.

Pardon. Donc donc madame la rapporteur, il y a eu trois cas dans lesquels les sociétés ont dû faire appel aux AGS. Effectivement, il s'agit de Pixmania, d'Artmanis et de Teamtex.

Voilà, je tiens à rappeler tout de même que le recours aux AGS est décidé par le mandataire judiciaire en charge de la liquidation et non pas par Mutarè. Encore une fois, vous avez posé la question de la fiduciale sur la paire. Effectivement, cette fiduci sociale a été constituée lors de la transaction réalisée lors de l'acquisition par Mutarest du groupe LAAPER afin de s'assurer du traitement des salariés dans le cadre d'un plan de restructuration beaucoup plus ambitieux que ce que celui que nous avons mis en œuvre puisque euh bon je veux dire tout le monde le sait, ça a été diffusé sur France 3 à la suite de certaines indiscrétions.

Le plan que nous avions proposé à Saint-Gobin a comporter la fermeture de quatre sites industriels et d'une vingtaine de magasins de tête. Et cette fiduci sociale devait servir à financer effectivement la réduction du personnel selon ce plan. Vous constaterez aujourd'hui que nous avons cédé une usine du groupe Laapaire, nous n'en avons fermé aucune, que nous avons probablement fermé une dizaine de magasins et pas et non pas une vingtaine et que donc les impacts sociaux sur les premières années en tout cas ont été bien moindres que ce que nous avions initialement prévu parce que nous avions trouvé pour le coup au sein de la société La PER une situation plus avantageuse que ce que nous avions prévu, notamment porté par le rebond du marché de l'ameublement et de la rénovation à la suite du Covid.

Euh cette fiduci sociale contractuellement effectivement est tombée en fin 2024 et les fonds sont en sont revenus à la paire à la disposition de la paire pour le financement de ces opérations, d'autres initiatives de retournement ou des investissements dans l'outil productif. Donc effectivement aujourd'hui le concept de la fiduci sociale n'a plus lieu d'être parce qu'elle avait une date limite qui était définie contractuellement. Une précision sur la fiducci sociale puisque vous la demandiez madame la rapporteur, la fiducie sociale a été utilisé à hauteur de 10 millions d'euros hein, donc de 10 millions d'euros dans le cadre des quatre plans sociaux, des cinq plans sociaux qui ont eu lieu en 2024, début 2024 et puis tout au long de l'année 2024.

Donc les 100 millions ont été utilisés dans le cadre de ces quatre plans de ces cinq plans sociaux. Je rappelle aussi que ces plans sociaux ont été négociés avec l'ensemble des délégués du personnel et qu'ils ont été intégralement, je crois que c'est aussi important de le dire, ils ont été intégralement homologués par l'administration. Ils ont été signés de manière unanime par les délégués du personnel.

Euh donc ça veut dire que votre question, monsieur le président, du début qui était euh "'avez-vous engagé impliqué euh les représentants du personnel ?" et bien c'est une preuve patente lorsque quatre plans sociaux lorsque cinq plans sociaux, pardon, sont signés de manière unanime. C'est une preuve.

Voilà. Euh vous nous avez pardon ? Oui.

Oui. Non non mais on a bien noté vos questions donc on se tâche d'y répondre. Euh vous nous avez demandé de finalement de préciser un petit peu le modèle économique du groupe Mutares dans son ensemble si j'ai bien compris et de préciser aussi les projets de reprise que nous pourrions avoir sur le alors sur le modèle économique et les sources de revenus de Mutarè.

Encore une fois, cela est disponible dans dans notre rapport annuel. Je n'ai pas les grandes masses en tête malheureusement aujourd'hui, mais nous vous fournirons ces ces estimations évidemment dans les réponses écrites que que nous vous fournirons. Je suis désolé, je je n'ai plus le chiffre en tête.

Euh pour autant euh comme je vous l'ai euh déjà dit euh tout à l'heure, sur les dernières années euh sur les 3 4 5 dernières années, nous avons eu des produits de session qui à mon avis étaient largement supérieurs à la facturation de frais de conseil sur l'ensemble des sociétés du groupe. Mais cela reste à vérifier euh et je vous inviterai à le vérifier. Nous vous fournirons les données adéquates euh sur les projets de reprise que nous pouvons avoir aujourd'hui en France.

Alors aujourd'hui, je pense pouvoir dire que nous n'avons pas de projet extrêmement avancé de reprise. Nous venons de finaliser l'acquisition de la société à commine spécialiste du pigment bleu outreem dont nous avons parlé mais nous n'avons pas d'autres dossiers qui soient imminent à ma connaissance. Nous étudions en permanence et en ce moment même probablement une vingtaine ou une trentaine de dossiers qui nous ont été présentés par différents acteurs.

Euh cela ne veut pas dire que nous irons au bout puisque'en moyenne nous faisons deux à trois acquisitions de sociétés par an en France et entre 15 et 20 sur l'ensemble du groupe Mutarè. Donc pour vous donner un tout petit peu plus de détails sur ces dossiers, en fait ils sont de nature très variée puisque il s'agit pour la plupart de de sociétés industrielles dans des secteurs très divers comme la chimie euh qui est un secteur particulièrement touché aujourd'hui. Euh le transport euh nous avons aussi des biens de consommation.

Euh nous travaillons toujours sur des des équipements automobiles, des pièces automobiles euh qui sont puisque les équipements entiers automobiles sont en grande difficulté aujourd'hui en France. Euh et voilà, au-delà de cela, malheureusement pour ne pas évidemment aggraver les difficulté de certaines sociétés qui pourraient être concernées, si vous voulez plus de détails, je préférerais vous les vous les donner par voie confidentielle. Euh mais aujourd'hui, nous n'avons pas de de projet de reprise imminent à ma connaissance. et vous avez conclu votre propos sur les motivations euh du motel économique.

Euh André, je crois que tu voulais évoquer quelques éléments par rapport à cela. Je crois qu'on a évoqué les les motivations, je l'ai dit, participer au redressement industriel, apporter chaque fois que c'est possible notre méthode et puis ne jamais ne jamais oublier les salariés. Je crois qu'il faut euh pour terminer me concernant sur cette question de de motivation euh il faut bien comprendre que jamais dans aucune participation, dans aucun projet industriel, nous allons dans ce projet industriel pour fermer l'entreprise ou pour être fidèle aux caricatures que l'on fait sur Mutarè.

Donc euh ces trois motivations, il y a une 4e motivation qui est celle de dire que plus nous réussissons et plus notre image est positive et plus euh les potentielles participations feront appel à nous pour euh leur redressement. Je je crois mesdames, messieurs les les membres de cette commission d'enquête que vous avez compris peut-être dans notre intervention, en tout cas c'est mon souhait que c'est un métier exigeant aux conséquences parfois lourdes mais nécessaires dans un contexte de transformation économique profonde. Je crois que les fonds de retournement sont un levier que le privé comme le public doivent savoir manier à boncienant pour limiter les impacts sociaux les plus dramatiques que nous connaissons par ailleurs au-delà de du champ d'action de Mutarè.

Mais en tant que multarest, nous souhaitons contribuer à ce débat. La vraie question n'est pas à mon sens la prédation par des acteurs étrangers de nos capacités productives, mais bien la conversion de notre tissu industriel et la façon d'accompagner cette transition. Nous croyons fermement que les champions industriels d'hier ont des atouts indéniables pour demain.

Des atouts que nous souhaitons révéler au service de la souveraineté économique de la France et de l'Europe. Alors pour y arriver pour y arriver, un choix s'impose. Soit laisser notre droit des entreprises en difficulté, accompagner passivement les faillites ou en faire un véritable outil de sauvetage.

Concrètement, qu'est-ce que cela signifie ? des procédures plus rapides, des garanties claires pour les repreneurs qui investissent dans ces situations extrêmement difficiles, une clarification du risque pénal des dirigeants qui parfois dans son manque de clarté les pousse à déclarer les difficultés des entreprises trop tard à un moment où même nous ne pouvons plus intervenir. une meilleure coordination des différents acteurs, tribunaux, CRP, autorité de contrôle des concentration, des investissements étrangers globalement pour tout cela pour faciliter la vie des entreprises en transformation plutôt que de la complexifier dans des contextes économiques difficiles.

Monsieur le président, madame la rapporteur, mesdames et messieurs les membres de la commission, nous restons évidemment disponibles pour toute question complémentaire au-delà des questions que vous nous avez déjà fait parvenir afin que vous puissiez vous faire une image fidèle et objective de nos métiers. Mais la réindustrialisation ne se décrète pas, elle se construit. Elle passe par des outils efficaces, des procédures lisibles, des décisions rapides et des professionnels de la crise formés pour intervenir au bon moment.

C'est en donnant un cap clair et des moyens adaptés au aux acteurs du retournement que nous pourrons préserver ensemble l'activité, maintenir les emplois et recréer de la valeur sur nos territoires. Très bien. Ben écoutez, je crois qu'on est arrivé au terme de il faut savoir conclure et je vous remercie.

Euh écoutez, vous avez compris le souci de notre commission et et je vous remercie de vous être livré à l'exercice. Donc nous comptons bien entendu sur les compléments d'information que vous pourrez adresser au secrétariat et à la commission et répondre aux questions qui ont été adressées qui vous ont été adressées en amont de cette séance par madame la rapporteur. Donc mes chers collègues, nous en avons terminé pour cette longue matinée, ces travaux de la matinée.

Je vous donne rendez-vous la semaine prochaine puisque nous aurons une journée d'audition également. Merci.