Nicolas Dupont-Aignan sur LCI 29/01/2022
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:09OuverteRéponse directe
On va parler de la recomposition des droites, l'union des droites. Vous nous direz où vous vous positionnez.
- 1:10RelanceRéponse partielle
Pour vous, cette scène à Grenoble que reflète-t-elle du climat politique actuel ?
- 1:57RelanceÉludée
Est-ce que vous dites que c'est mérité ce qui est arrivé au Premier ministre ce matin ?
- 2:43OuverteRéponse directe
Vous entendez ce qu'ils disent aussi, c'est aussi la responsabilité des politiques si on en arrive à ce climat actuellement.
- 4:38OuverteRéponse directe
Où se situe cette ambition et qui peut l'incarner en ce moment ?
- 4:50FerméeRéponse directe
Est-ce que vous pourriez suivre les pas de Marion Maréchal et rejoindre Éric Zemmour ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:23Invité politiqueFait
« 'est une grande tristesse pour tous les Français parce qu'on peut être en désaccord avec le Premier ministre et je le combats. J'aime pas voir ça dans mon pays. »
- 1:36Invité politiqueFait
« Il a dressé les gilets jaunes, les commerçants contre les gilets jaunes, les non-vaccinés, les vaccinés, les chômeurs contre ceux qui travaillent. »
- 2:12Invité politiqueFait
« Mais ce quinquennat aura été celui des excès. Quand un président de la République dit je vous emmerde et je vais vous emmerder volontairement, il ne faut pas s'étonner qu'après il y ait une exaspération. »
- 7:41Invité politiqueChiffre
« On a fait 4,7%, c'était pas assez, mais c'est quand même près de 2 millions de Français. 1,7 million de Français. »
- 10:33Invité politiqueChiffre
« Emmanuel Macron a fermé 17 000 lits d'hôpitaux dans notre pays depuis qu'il est élu. »
- 11:15Invité politiqueChiffre
« J'ai publié un projet sans décision et je suis l'un des rares à l'avoir chiffré. Et je demande qu'on fasse de fortes économies. J'ai vu 100 milliards d'économies. »
- 13:12Invité politiqueChiffre
« On baisse les charges salariales sur le salaire, entre le brut et le net, pour que le salaire augmente en un 13ème mois. Ça coûtera 20 milliards et on le finance par la suppression des fausses cartes vitales. »
- 13:40Invité politiquePromesse
« Je supprime tout droit de succession sur la résidence principale. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan63 %
- Présentateur21 %
- ?6 %
- Invité6 %
- Invité 22 %
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Et parlons-en aussi avec notre invité de 19h, Nicolas Dupont-Aignan. Bonsoir. Merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes le candidat de la France à l'élection présidentielle. Merci de nous avoir rejoints. Alors, on va parler bien sûr de ce qui se passe, la recomposition des droites, l'union des droites. Vous nous direz où vous vous positionnez dans tout ça. Je vois déjà, oui, à peu près l'expression sur votre visage, mais tout de même. Avant cela, si vous le voulez bien, je voudrais vous montrer une image qui concerne le Premier ministre et le climat politique actuel peut-être. Le Premier ministre qui était à Grenoble en déplacement ce matin, qui a été accueilli de manière plutôt hostile.
Vous nous direz comment vous qualifiez les choses dans quelques instants. On va regarder cette séquence. Vous nous direz d'ailleurs ce que vous en pensez juste après.
Alors,
selon Matignon, l'entourage du Premier ministre,
ça
ne reflète pas la totalité du déplacement. Une minorité d'antivax et des habitants du quartier ont pris part à cette scène. Pour vous, ça raconte quoi ? Ça dit quoi du climat politique actuel
? C
'est une grande tristesse pour tous les Français parce qu'on peut être en désaccord avec le Premier ministre et je le combats. J'aime pas voir ça dans mon pays. Mais c'est le résultat de la violence du gouvernement à l'égard des Français. Et c'est terrible. Quelle tristesse. En fait, Emmanuel Macron, son plus grave échec,
c
'est d'avoir dressé sans cesse les uns contre les autres.
Il
a dressé les gilets jaunes, les commerçants contre les gilets jaunes, les non-vaccinés, les vaccinés, les chômeurs contre ceux qui travaillent. Et voyez, pendant cinq ans, quand vous avez un chef d'État cynique, dangereux, qui dresse les uns contre les autres, à la fin, ça aboutit à ces excès insupportables. Donc
vous dites
que c
'est
de la faute du gouvernement si on en arrive là. Est-ce que vous dites que c'est mérité ce qui est arrivé par exemple
au Premier ministre ce matin
? Attendez, moi je crois à la démocratie.
Je
crois à l'élection. Je crois au débat d'idées.
Et
je ne me réjouirai jamais de voir mon pays sombrer dans la violence. Mais ce quinquennat aura été celui des excès. Quand un président de la République dit je vous emmerde et je vais vous emmerder volontairement, il ne
faut
pas s'étonner qu'après il y ait une exaspération. Et vraiment, si on pouvait en finir rapidement avec ce quinquennat, pour reconstruire une France rassemblée autour d'enjeux clairs, avec une vision, et dire aux Français on va vous sortir
de là, on va aller plus loin, on ne va pas ressasser tout
ça. Vous entendez ce qu'ils disent aussi, c'est aussi la responsabilité des politiques si on en arrive à ce climat actuellement. Est-ce que vous avez entendu Robert Ménard qui était en direct avec
nous tout à l'heure,
qui dit, quand on parle des antivax, il y a ceux, il pointait du doigt, ceux qui jettent aussi de l'huile sur le feu pour emporter des voix.
Enfin, Robert Ménard comme
modèle de modération. Vous savez très bien qu'il vous
cite régulièrement
dans ce cas-là, Nicolas Dupont
-Aignan.
Je n'écoute pas Robert Ménard parce que c'est un homme qui est toujours dans l'outrance et qui agresse les uns après les autres. Alors maintenant, après avoir insulté Marine Le Pen, il la sert, il insulte Éric Zemmour. Moi, je ne comprends rien à tout ça. Ce qui m'intéresse, c'est deux choses.
C
'est comment on va régler les problèmes du pays. Notamment, comment on va permettre aux Français de remplir leur réservoir d'essence pour aller travailler, de se chauffer, de vivre de leur travail, d'offrir quelque chose à leurs enfants. Comment on va élever nos enfants, comment on va soigner les Français dans un hôpital qui est à l'abandon. Et puis, comment on va rassembler les Français autour d'une grande ambition pour le pays. C'est ça qui m'intéresse.
C'est justement ce dont nous allons
parler. Je sais que je ne
vais
pas dans telle émission où on a vu une émission pitoyable entre Mélenchon et Zemmour. Moi,
j
'avais... Toute la journée, j'ai appelé les maires cet après-midi. Vous voyez ?
Pour avoir des parrainages ? Oui.
Et j
'avais un maire... Pour avoir des
parrainages ?
Oui, bien sûr. Et c'était intéressant.
Vous
en avez,
du coup ? Je vais vous le dire, mais c'était intéressant. J'ai eu un maire. Il m'a dit, je suis élu depuis 50 ans maire dans un département rural de la France. Il m
'a
dit, M. Dupont-Aignan, je n
'ai
jamais vu un pouvoir aussi méprisant. Méprisant avec les Français, méprisant avec les élus. Et il m'a dit aussi, je n
'ai
jamais vu un corps social à ce point désespéré. Et le danger aujourd'hui, avec tous ces jeux politiciens, c'est quoi ? C'est l'abstention massive.
Ben, écoutez...
Et un
président qui n'aura pas
la légitimité de gouverner. Nicolas Dupont-Aignan, vous venez de
poser... La question du moment,
c
'est où se situe cette ambition et qui peut l'incarner en ce moment. Quand, encore une fois, Marion Maréchal dit, je pense pour Éric Zemmour, je tourne le dos à Marine Le Pen. Vous-même, vous l'avez fait. Vous auriez pu être son premier ministre si elle avait gagné. C'était le deal en 2017. Vous avez depuis tourné le dos à Marine Le Pen. Est-ce que vous pourriez suivre les pas d'une Marion Maréchal et de dire, allez, Éric Zemmour, pourquoi
pas
lui ? Je suis candidat à la présidentielle comme gaulliste parce que je pense que l'élection présidentielle, c'est
la
rencontre
d
'une personnalité, d'une démarche et d'un projet. Et Marine Le Pen a le droit de se présenter, Éric Zemmour, les autres. J'entendais votre émission sur l'union des droites, je suis d'accord avec madame, j'ai jamais compris à quoi c'est ce que ça voulait dire. Parce que vous avez une droite qui vote Macron. Vous avez donc... Le problème,
c
'est l'union des Français. Et encore une fois, c'est qui va pouvoir ramener les Français qui ne veulent plus voter, qui ne veulent plus entendre ces questions
?
Ça ne
peut
pas être
Éric Zemmour.
Ça ne sera jamais Éric Zemmour pour
vous ? Mais je
n'en sais rien. En tout cas, moi, je suis candidat. J'ai pris la décision de ne pas dire du mal, du moins pas trop, de mes concurrents. Je n'ai qu'un adversaire. C'est que je veux en finir avec Emmanuel Macron. Et je pense que c'est l'enjeu majeur. Mais qu'en revanche,
on
en finira avec Emmanuel Macron quand on sortira de ces divisions pitoyables et quand
on portera un projet... Mais
si unité et projet,
il y avait, et
si c'était Éric Zemmour qui était le plus à même de le porter, est
-ce que vous pourriez le rejoindre ?
Est
-ce que vous pourriez, oui ou non, le rejoindre à Éric Zemmour s'il était le plus à même de
porter
ce projet ?
Je vais vous dire une chose. J'ai proposé, en janvier dernier, ou il
n'y
a même plus longtemps, deux ans, une grande primaire. Allant d'ailleurs d'un Retailleau, Wauquiez, Le Pen et tout. Ils ont tous refusé. Bon, eh bien,
je
ne peux pas faire plus. On m'a assez reproché d'avoir soutenu Marine Le Pen en 2017. Je l'avais fait l'union en deux seconds tours, comme d'ailleurs Édouard Philippe avait soutenu M. Macron. Maintenant, il y a une élection. Ce n
'est
pas les sondages qui doivent faire l'élection, ce sont les Français. Je n'ai qu'un souci, au-delà de mon projet, que j'ai envie de porter, et on va en parler j'espère. Je n'ai qu'un souci, c'est que les gens aillent voter. Et j'essaye d'expliquer tous les jours dans la rue, quand les gens viennent me voir, en me disant, ah, vous avez raison, c'est bien, je leur dis, est-ce que vous allez voter ? Ah non, on ne
va
plus voter. Alors je leur dis, comment on va changer les choses si vous ne voulez plus voter ? Donc moi, je n'ai qu'un souci aujourd'hui, c'est que les Français, le 10 avril, prennent le chemin des urnes, parce que l'insulte n'aboutira à rien, la violence n'aboutira à rien, et si les 47 millions de Français allaient voter, qui sont inscrits sur les listes, je peux vous dire que tous vos sondages et tout ce petit jeu seraient balayés.
Alors nos sondages
qui vous donnent plutôt à 1 ou 2%,
avant
l'émergence d'Éric Zemmour,
vous étiez prédité de 6 à
8%.
Ça
m'est complètement
égal. Je n'y crois pas un instant. Je vais y aller
directement.
Oui, allez-y, vous n'y allez pas.
Est-ce que vous irez jusqu'au bout ?
Mais
bien évidemment.
À 1% ou 2%, c'est même une question financière, c'est même une question de remboursement,
pour vous qui pourrez
se poser.
Mais je vais vous dire,
en
2016, on nous mettait à 0,5%. 0,5%. On a fait 4,7%, c'était pas assez, mais c'est quand même près de 2 millions de Français. 1,7 million de
Français.
Eh bien, ce 1,7 million de
Français,
je les respecte. Et il y a des millions de Français qui aujourd'hui ne veulent pas aller voter.
Et
moi, je serai candidat parce que j
'ai
un projet. J'ai été maire 22 ans d'une commune, j'ai les pieds sur terre, j'ai désendetté une ville, j'en ai ras-le-bol de tous ces jeux politiciens,
il ne m'intéresse pas.
Vous avez les parrainages
? Eh bien, j'y suis presse.
Effectivement, vous faites une tournée un peu comme tout le monde en ce moment pour essayer de
les
décrocher. Est-ce que vous allez y arriver ?
Eh bien, je ne sais pas. Je pense, mais j'ai une inquiétude parce que je n'ai jamais vu la même. Justement, chez les maires, j'avais jamais vu ça. Une désespérance. Des maires qui ont été très maltraités pendant des années, qui sont englobés dans des intercommunalités quasi féodales, des maires à qui on demande tout sans leur donner les moyens, notamment dans les zones rurales totalement abandonnées. et il y
a
une espèce de grève des maires. C'est-à-dire que les maires me disent,
on
ne veut parrainer personne. Et je dis aux maires, pareil qu'aux Français, je leur dis,
je
vous comprends, mais en même temps, si vous ne parrainez pas,
il
n'y aura pas de choix. Et s'il n'y a pas le choix, l'élection présidentielle sera vidée de sa substance. On est à deux mois de l'élection.
Pour
aller au bout de votre identité politique,
dans
cette élection présidentielle précisément, là aussi je vais être direct, tapant
votre
nom sur Internet, j'ai donc vu cet article de Valeurs Actuelles,
qui
dit, Nicolas Dupont-Aignan négocierait avec les Républicains pour garder sa circonscription, et je cite, savonner la planche à Éric Zemmour, le candidat
à la
présidentielle aurait eu un accord avec les Républicains pour conserver, je cite toujours, sa circonscription aux prochaines législatives. Et ayant vu ça, bien sûr, je vous donne l'occasion de répondre,
je vous pose la question. C'est tellement ridicule.
Vous savez combien a
fait
LR en 2017 dans ma circonscription
? Non.
6%. Voilà. Alors, je vais vous dire, je ne négocie avec personne, parce que je suis candidat à la présidentielle pour mon pays, pour rendre la liberté aux Français qui ont de moins en moins de liberté, pour qu
'il
y
ait
de la démocratie. J'ai des propositions sur le RIC, référendum d'initiative citoyenne, sur le recours au référendum pour régler les grands problèmes, j'ai des propositions pour baisser le prix de l'essence,
j
'ai des propositions pour réanimer les zones rurales et recréer des hôpitaux qui ont été démolis pendant
5 ans. Sur la
ruralité, du coup, je suis obligée de vous poser la question.
Enfin,
obligée, non, mais je le souhaitais
aussi. Éric Zemmour, il
l'a annoncé hier, Éric Zemmour qui propose une bourse de 10 000 euros pour toute nouvelle naissance, par exemple, dans la France rurale.
Je trouve ça complètement débile.
Pourquoi
?
Parce que les Français, les mesures s'appliquent à tous les Français. Si on veut aider la France rurale, ce n
'est
pas de donner une espèce de prime à la naissance. Les Français ne sont pas des vaches et des veaux. Pardonnez-moi. C'est quoi ce truc ? Si on veut vraiment redonner vie aux zones rurales, il faut redonner de la liberté aux mers, il faut reconstituer les services publics. Emmanuel Macron a fermé 17 000 lits d'hôpitaux dans notre pays depuis qu'il est élu. Il faut arrêter la désertification et avoir des primes pour les entreprises qui réindustrialisent. Il faut qu'il y
ait
le téléphone.
Il
n
'y a
pas beaucoup d'urbains qui savent que pour téléphoner dans une zone rurale, ce n
'est
pas facile. J'avais encore un maire tout à l'heure qui me disait qu'on n'a toujours pas Internet. On nous demande de faire du télétravail. On demande aux enfants d'envoyer des devoirs. On demande aux agriculteurs d'envoyer à Bruxelles leurs recettes agricoles.
Il
n
'y a
pas d'Internet. Est-ce
qu
'on peut travailler sérieusement ? J'ai publié un projet sans décision et je suis l'un des rares à l'avoir chiffré. Et je demande qu'on fasse de fortes économies. J'ai vu 100 milliards d'économies. J'ai publié un livre là-dessus. Et ces 100 milliards d'économies par an, je vais les redistribuer en pouvoir d'achat, en services publics et en relocalisation, c'est-à-dire aider les PME. Ça,
c'est un
programme de redressement
national. Nicolas Lépont
-Aignan, parlons économie justement. Cette semaine a été celle de ce qui a été qualifié de record historique, plus ou moins. Vous nous direz comment vous vous qualifiez les choses. Mais donc la croissance, une croissance historique en 2021, du jamais vu depuis 52 ans, plus 7% au premier. Une première depuis 52 ans, je le disais, ça efface la crise économique. Selon Bruno Le Maire, c'est la semaine où il y a cette baisse du chômage. Moins de 12,6% recule de quasi 1,5 million en 2021 pour les inscrits en catégorie 1. Le nombre de chômeurs au plus bas depuis 10 ans. Est-ce que vous dites effectivement « Bonne nouvelle pour la France
»,
il
faut
s'en féliciter, qu'importe les glivages partisans ou politiques ?
Mais d'abord, moi, quand il y
a
un chômeur de moins, je suis content. Le problème, c'est que tous les Français sont intelligents, heureusement quand même. Ils ont du bon sens. Et comme l'année dernière, c'était moins 8%, cette année, c'est plus 7%. Il n
'y a
pas besoin d'avoir fait polytechnique pour comprendre que ce n'est que le rattrapage de l'effondrement de l'année dernière. Deuxième point, les Français qui vivent au quotidien la réalité savent que, certes, il y a eu heureusement une petite baisse du chômage, mais les salaires sont dérisoires, les petits contrats, les CDD, les trois quarts de temps, et aujourd'hui, vous avez malheureusement un problème majeur de dignité par le travail. Et j'ai deux propositions fondamentales, et j'aimerais en parler. La première, c'est qu'on réindexe les pensions de retraite sur l'inflation. Ça fait 5 ans que, plus de 5 ans, Hollande a commencé, que nos retraités perdent chaque année du pouvoir d'achat.
Moi, je réindexerais les pensions de retraite. Parce que quand vous avez une inflation à 3%, 3% par an, en 3 ans, 2 ans et demi, c'est moins 10%. Donc, premier point, on réindexe les pensions de retraite sur l'inflation. Ce que ne fait pas le gouvernement. Le deuxième point, c'est qu'on baisse les charges salariales sur ce qu'a repris d'ailleurs Mme Pécresse tout en l'abandonnant maintenant. On baisse les charges salariales sur le salaire,
entre
le brut et le net, pour que le salaire augmente en un 13ème mois. Ça coûtera 20 milliards et on le finance par la suppression des fausses cartes vitales, des millions de fausses cartes vitales, de la fraude sociale et fiscale. Et là, vous récompensez le travail. Et ma dernière proposition, pour qu
'on
soit sur le fond des choses, je supprime
tout
droit de succession sur la résidence principale.
Quand
on a économisé toute sa vie pour avoir son toit, sa maison, on doit pouvoir la léguer à ses enfants. C'est simple. Eh bien, si on faisait ça, financé, pas par l'argent gratos,
par
la lutte contre les vrais gaspillages, moins d'argent à l'Union européenne, moins d'argent pour l'immigration, moins d'argent pour ceux qui ne travaillent pas, eh bien, je peux vous dire que le pays irait mieux. Je
voudrais vous interroger aussi un petit peu sur la question sanitaire.
Elle
est toujours là.
La semaine
prochaine, mercredi, c'est la première phase, vous savez, de l'allègement de certaines mesures, fin du masque obligatoire en extérieur, fin de l'obligation du télétravail, fin des jauges, etc. Là encore, est-ce que vous dites, vous qui êtes plutôt contre, trop de contraintes,
vous
dites, tant mieux, très bien. Vous savez qu'il
y a
des professionnels de santé qui disent, le gouvernement, il va trop vite et trop fort. Est-ce que vous vous félicitez encore une fois de voir que le gouvernement dit, ben non, on va quand même alléger ces mesures.
Non, ce
sont des mesures à être. L'Angleterre a supprimé toute restriction, le Danemark, l'Espagne. En vérité, tout le monde comprend aujourd'hui que ce qu'on nous a raconté depuis des mois était faux. Tout le monde sait que le pass sanitaire et le pass vaccinal ont été totalement inutiles, puisqu'on nous disait, ça ralentit les transmissions, on n'en a jamais eu autant. Tout le monde sait...
Mais vous êtes d'accord pour dire que ça évite
les cas graves, ça les limite ? Non,
même pas. Ça
les
limite les cas graves en réanimation
? Non, le pass ne sert à rien. Voilà, ça tout le monde le sait. Les
personnes sont vaccinées ? Même M.
Blachier, qui était pour, a dit, enfin, même le professeur Caume. Bon, donc, enfin, on me donne raison, avec retard. Donc, il faut arrêter tout ça. En revanche, il faudrait peut-être ouvrir des lits d'hôpitaux, il faudrait soigner les malades, il faudrait soigner les
malades, il
faudrait, pardonnez-moi, améliorer le séquençage, puisqu'il n
'y a
plus de séquençage, et
c
'est le bazar complet sur les origines des malades. Bref, il y
a
des choses à faire, concrètes, pour régler le problème sanitaire, sans, pardonnez-moi l'expression, et je ne la cite pas, embêter
les
Français.
Et pour le moyen et le long terme, j'imagine, en fait, je ne
sais
pas que j'imagine, vous êtes pour plus de souveraineté, pour défendre les intérêts français, qu'on ne soit pas privé de paracétamol à nouveau à l'avenir. Vous vous étiez exprimé aussi fortement sur la question de Sanofi, qui n'a pas réussi à mettre en place un vaccin. Eh bien, Jean Castex a annoncé hier un plan massif de réinvestissement de Sanofi en France, la création d'une agence de l'innovation en santé. Il dit qu'il faut réimplanter en France la fabrication, comme on l
'a
fait avec le paracétamol. C'est aussi une question de souveraineté.
Oui, mais moi, je m'en réjouis. C'est ce que j'ai réclamé depuis le début. Et même, j'ai une proposition très concrète là-dedans. C'est qu'on laissera 5 ans à l'industrie pharmaceutique et on ne remboursera plus les médicaments
par
la Sécurité sociale, dont la moitié ne seraient pas fabriqués en France. 50% des médicaments financés par la Sécurité sociale devront être fabriqués en France. Ça prendra du temps. Ça ne sera pas un coup de baguette magique. Mais c'est fondamental. Donc, moi, je me réjouis que, enfin, certaines choses avancent. Malheureusement, vous savez ce qui s'est passé.
Il
y a des industriels qui ont commencé à fabriquer des masques et l'État achète ces masques au Vietnam.
Et
des milliards d'euros ont été dépensés pour acheter des choses en Chine. Donc, il y a les discours. J'aimerais qu
'il
y
ait
la pratique. Et puis, j'aimerais, par exemple, aussi que ceux qui produisent des vaccins, les entreprises françaises, cette fameuse entreprise française dont le vaccin n'est toujours pas autorisé, un vaccin classique, pas ARN. Et j'aimerais, par ailleurs, sur les vaccins, qu'on arrête de vacciner les enfants.
La
Suède vient d'arrêter. Et je remercie les Français qui ne vaccinent pas leurs enfants de 5 à 11 ans. Il faut vacciner peut-être les personnes âgées, fragiles. Moi, je ne
suis
pas anti. Mais en revanche, il faut arrêter de vacciner des enfants qui n'ont aucun risque du Covid. Oui,
Nicolas Dupour-Aignan, il y a autour de cette table Barbara Lefebvre, Roland Quairol et Arlette Chabot qui ont peut-être aussi
des questions
à vous poser. Vous l'espérez, Arlette Chabot.
Quand j'entends le réquisitoire contre Emmanuel Macron, c'est votre choix, je me dis que ce que vous souhaitez pour le second tour, c'est qu'il y ait un TSM tout sauf Macron et que tous, notamment les opposants de droite, si la droite est qualifiée,
votent
pour le candidat qui restera en liste, car la priorité,
c
'est
empêcher
une réélection du président de
la
République sortant.
Écoutez, en tout cas, je pense que la priorité, bien sûr, c'est d'empêcher que la France se délite complètement
parce
que si on continue comme ça, on va aller où
?
Et puis, en revanche, c'est surtout de le remplacer par quelqu'un de valable.
Et
pour convaincre les Français au second tour,
j
'ai eu l'expérience, il faut pouvoir les convaincre. Et donc, c'est pourquoi je dis aux Français, n'écoutez pas les sondages, regardez l'offre politique, agissez, pensez par vous-même. Est-ce qu'un jour, dans notre pays, on va être autorisés, on va autoriser les Français à penser par eux-mêmes ? Est-ce qu'un jour, les Français vont reprendre le manche ? C'est ça, la question. Et je dis aux Français qui sont écoeurés partout, mais prenez-vous en main. Moi, on ne redressera pas la France sans les Français.
Et
aujourd'hui, les Français sont tellement écoeurés par ce qu'ils voient, la télévision, par la pensée unique et la propagande, quand même, matin, midi et soir, qui est répandue sur les chaînes de télévision en faveur du gouvernement. Eh bien, ils aimeraient peut-être qu'un jour, je leur dis maintenant, il n
'y
a que vous qui pouvez réagir. Il n
'y
a que vous qui pouvez
réagir. Vous leur dites,
bougez-vous, vous dites aux Français, bougez-vous.
Oui.
Réveillez-vous, bougez
-vous.
Réveillez-vous, oui. Mais oui, je le dis. Comme je le dis au maire que j'ai appelé tout cet après-midi. Vous savez, je ne crois pas, franchement, je ne crois pas qu'on pourra sauver la France sans les Français. Et je crois qu'en tout cas, mon boulot,
et
si je peux être utile à quelque chose, ce serait, pendant cette campagne, de dire aux Français, je vous respecte tellement
que
je veux que vous vous preniez en main. Et souvent, je dis, j'aimerais
que
les Français soient à l'Élysée. Ça veut dire quoi ? Le général de Gaulle avait inventé la Ve République. Pourquoi
? Il
est parti sur un référendum perdu. Il n
'y a
pas eu de référendum en France depuis 2005. Et encore, quand il y en a eu un, il a été violé.
Donc
moi, j'ai envie, tout simplement, et je suis candidat, pour rappeler ce message gaulliste
et
pour que les Français se prennent en main.
Entendons aussi les questions de Roland
Quairol et Barbara Lefebvre. Roland Quairol. Vous avez
raison.
Je n'ai pas dit ça.
Mais vous me permettez
de vous dire qu'il ne
faut pas se faire trop vite sur Roland Quairol
et Barbara Lefebvre.
Comment vous dire ça ? Voilà, vous avez un catalogue de propositions. Un catalogue, un projet.
Ce
n
'est
pas la même chose. Sans propositions, ça devient un catalogue quand même. François Mitterrand en avait 110. 101. Et Jadot en a 120. Ok, mais c'est très bien. On peut discuter, proposition par proposition. Elles peuvent être intéressantes, pas intéressantes. Les gens peuvent entendre ça. Et ils vont accoler votre nom à certaines de ces propositions
parce
qu'ils auront eu l'occasion de les entendre dans une émission comme celle-ci. Ma question, c'est, c'est une élection présidentielle dont il s'agit. La dernière fois, votre positionnement était assez clair, politiquement, idéologiquement. Il y avait une logique dans ce que vous avez fait entre les deux tours
parce
que vous aviez à peu près annoncé le type de couleur
qui
était la vôtre. Aujourd'hui, je ne comprends pas très bien que vous disiez, je voudrais être utile aux Français pour que. Je voudrais vous demander à quoi sert votre candidature ? Très simple. Comment vous pouvez dire aux Français, c'est moi qui représente
tout ça ? Et qui
représente quoi exactement ?
L'indépendance du pays, car on n'y arrivera pas si on ne retrouve pas notre souveraineté
totale, et
la liberté des Français, car depuis des années, peu à peu, les libertés des Français sont restreintes et elles n'ont jamais été autant bafouées que sous la crise sanitaire. Et je serai le candidat, oui, de la liberté. Car, vous pouvez reconnaître au moins, que je n
'ai
jamais cédé là-dessus.
Indépendance nationale, liberté des Français, souveraineté populaire. Il y a d'autres
candidats qui disent ça. Pas tant que ça. Il y
en
a deux ou trois. Eh
bien,
ils verront, les Français
choisiront. Mais quoi, vous êtes réaliste. Dans votre circonscription, je la connais, vous êtes un type adoubé, adoubé par la majorité de la population.
C
'est pour ça que la LRF ne
peut
rien faire là-bas. C'est vous qui représentez cet électorat. Restez modestes. Mais c'est la réalité. Mais vous voyez bien qu'au niveau français, vous pesez aujourd'hui pas beaucoup. Même si vous balayez les sondages d'un revers de la main, vous voyez bien que vous n'êtes pas au centre du jeu. Donc comment on fait pour
peser
dans ces conditions-là ? Alors, vous posez une vraie question. Eh bien, comment on fait ? On va sur le terrain. Depuis un an, je sillonne la France.
Je
fais plus de 70 déplacements. On a les réseaux sociaux, où je suis un des premiers sur Facebook, sans prétention. Je veux parler aux Français qui ont décidé de bouder les urnes. Car aujourd'hui, tous les sondages dont vous parlez toute la journée avec talent, vous le savez bien, vous êtes un expert, c'est sur la partie des Français qui sont certains d'aller voter. C'est-à-dire 50% à peu près. Pas tous, mais bon. A peu près, reconnaissez-le. Et il y a toute une partie de plus en plus importante de nos concitoyens qui s'exclut du jeu. Une forme, j'appelle ça, d'exil intérieur. Et cet exil intérieur, c'est la fin de la France. C'est-à-dire que d'un côté, on a perdu notre indépendance, il y
a
eu de Bruxelles, des Etats-Unis, on n
'a
pas parlé de la situation internationale qui est gravissime.
On va y
venir, mais parce
que j'ai aussi envie d'entendre la voix de Barbara Lefebvre. Il y a cet
exil intérieur de millions de Français
qui
sont recroquevillés parce qu'ils n'y croient plus. Nicolas Dupont-Aignan.
Eh bien, si
vous vouliez, mon seul espoir, c'est de leur redonner de l'espoir.
Pardonnez-moi, c'est du boulot. Pardonnez-moi, messieurs. Mais il faut bien commencer.
Pardonnez-moi, messieurs, je lève même le doigt, le temps file. Je voudrais entendre la question de Barbara Lefebvre pour vous. Oui, vous évoquez
donc cette question de l'abstention qui, effectivement, est une question majeure. Et d'ailleurs, on peut se demander dans quelle mesure chez ceux qui subissent les bas salaires, les bas revenus. Or,
c
'est cette priorité-là, l'augmentation des plus faibles revenus. Qu'est-ce que vous comptez mettre en œuvre ? Et en particulier, est-ce que vous comptez vous intéresser aux entreprises qui se versent d'énormes dividendes ? Et la crise du Covid l'a montré, puisqu'elles ne se sont même, pour certaines, jamais versées autant de dividendes. Et ce sont ces mêmes entreprises qui, souvent, nous expliquent qu'à travers le MEDEF, qu'il s'agit de ne surtout pas augmenter les salaires les plus modestes. Alors, vous, qu'est-ce que vous allez mettre
en œuvre pour l'augmentation
des salaires les
plus modestes ? Alors,
deux choses. D'abord, je propose une suppression de la TVA sur la TIPP, TICPE maintenant, c'est-à-dire, on est l'un des seuls pays au monde qui taxe
la
taxe. Ça représenterait 14 centimes par litre, 7 milliards d'euros, et je le finance par un impôt sur les très grandes fortunes, c'est-à-dire au-dessus de 10 millions d'euros, car vous avez sans doute vu que des statistiques d'Oxfam, qui est une ONG, que pendant la crise du Covid, les plus grandes fortunes françaises, ont capitalisé 230 milliards d'euros. Et je dis que là aussi, si on veut garder la cohésion du pays, il est quand même temps que les plus riches et les entreprises, notamment du numérique, qui ont gagné beaucoup d'argent avec la crise du Covid, contribuent légèrement et allègent la peine des
Français.
Ma
toute dernière question, elle est effectivement tournée vers l'international. Pardonnez-moi, effectivement, le temps file encore une fois, vraiment, j'en suis navrée, mais Ukraine-Russie, l'escalade qui est redoutée, on va faire clair, simple, vous, président, vous feriez quoi ?
Je supprimerai les sanctions contre la Russie. Je dirai très clairement aux États-Unis qu'il faut arrêter de piéger l'Europe par ce conflit. Je mobiliserai les Européens sur le vrai danger pour l'Europe qu'est l'Afrique, le Sahel, où les islamistes ont pris pied, et sans la Russie, nous n'aurions pas vaincu Daesh en Syrie. J'entamerai une grande alliance avec la Russie, car c'est l'avenir du continent européen, et nous sommes en retard d'une guerre.
Quant à l'Ukraine, je dirai aussi à la Russie, et à l'Ukraine qu'il faut rétablir les accords de Minsk, c'est-à-dire que l'Ukraine fasse ce qu'elle avait promis de faire sur le Donbass, et que l'on transforme l'Ukraine en une zone neutre comme la Finlande. Et je suis absolument certain que dans ce domaine, nous pourrions tout à fait apaiser la Russie, qui a été aussi la victime d'un double jeu permanent de l'OTAN.
Merci Nicolas
Dupont-Aignan.
Merci d'avoir été notre invité ce soir dans toute franchise. Merci à
vous. Merci
à vous.
Vous êtes prêté aussi au jeu des questions. On va parler maintenant de la primaire, tic-tac, la primaire populaire de
la gauche. Dans 24 heures, les résultats... Et la
primaire, comme j'avais recommandé, on n'en serait pas là.
Bonne soirée à vous Nicolas Dupont-Aignan.
Nicolas Dupont-Aignan