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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 24 septembre 2024 45 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéImmigration & asileJusticeEurope & international

Il faut passer du clairon à l'action ! - Laurent Jacobelli (LCI)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 26 %Attaque 53 %Défensif 21 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 77 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Monsieur Jacobelli, ça y est, vous avez eu la tête de Gérald Darmanin.

  • 0:03OuverteRéponse partielle

    Est-ce que là, vous êtes enthousiaste quand vous voyez les premiers pas et les premiers mots de Bruno Retailleau

  • 0:50RelanceÉludée

    Est-ce que vous applaudissez Bruno Retailleau ?

  • 1:55FerméeRéponse directe

    Donc, vous allez passer par la voie réglementaire, faute de majorité à l'Assemblée ?

  • 2:59OuverteRéponse directe

    Expliquez-moi si vous voulez.

  • 4:28RelanceÉludée

    D'accord avec qui ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:08Invité politiqueFait
    « Enthousiaste que Gérald Darmanin soit parti, oui, parce qu'il a été monsieur record, record d'immigration, record d'attaque sur les policiers et les gendarmes, record d'explosion de l'insécurité. »
  • 0:28Invité politiqueFait
    « Clairement, nous l'avons influencé, puisque l'ensemble des projets qu'il a énoncés sont les nôtres. »
  • 0:41Invité politiqueFait
    « nous avons été précurseurs sur le sujet de l'immigration et de la sécurité quand les LR, vous l'avez dit avec monsieur Sarkozy, faisaient la politique inverse après avoir fait de belles promesses. »
  • 1:43Invité politiqueFait
    « On est le pays du monde, sans doute. On a le plus de lois. »
  • 3:39Invité politiqueFait
    « On part du principe qu'il a fait un usage légitime de la force. Parce qu'il est assermenté. »
  • 3:51Invité politiqueFait
    « Sauf qu'aujourd'hui, quand un policier tire sur quelqu'un qui fait un refus d'obtempérer, par exemple, le policier est souvent mis en garde à vue, on lui enlève son arme. »
  • 8:09Invité politiqueChiffre
    « À 80%, nos compatriotes réclament une lutte efficace contre l'immigration clandestine. »
  • 20:26Invité politiquePromesse
    « Quand nous allons proposer de renvoyer les criminels et les délinquants étrangers à l'Assemblée nationale, j'espère que le gouvernement dont il fait partie le votera. »
  • 20:32Invité politiquePromesse
    « Nous verrons bien s'ils seront à l'appel des actes, si on va passer du clairon à l'action. »
  • 21:52Invité politiqueFait
    « Mais en tout cas, il est certain que le combat culturel a été gagné par le Rassemblement national. »
  • 22:14Invité politiquePromesse
    « S'il nous fait des projets de loi qui vont dans le sens de ce qu'il a dit et de ce que nous voulons, nous les voterons. »
  • 25:44Invité politiqueFait
    « Il s'agissait de passer, comme font les pays européens, sur l'urgence, et pas non plus une situation où il y avait un accès trop débridé. »
  • 31:54Invité politiqueFait
    « Ce que nous ne voulons pas, c'est que dans l'offre qui est faite aux migrants par les différents pays européens, l'offre française soit la plus généreuse en matière de logement, en matière de santé, en matière judiciaire. »
  • 32:55Invité politiqueFait
    « L'immigration, ça c'était... Il dit l'immigration, trop c'est trop. »
  • 35:21Invité politiqueFait
    « attention, le repentir perpétuel, la repentance, comme on dit dans le vocabulaire maintenant, ça n'est pas bon. »
  • 35:30Invité politiqueFait
    « il y a eu des ombres, il y a aussi eu des lumières. »
  • 38:22Invité politiqueFait
    « une immigration non maîtrisée, c'est mal. »
  • 39:00Invité politiqueFait
    « il est heureux que Bruno Retailleau ne reprenne pas les propos d'Emmanuel Macron, dont lui-même est revenu sur la colonisation française en Algérie. »
  • 40:10Invité politiqueFait
    « les dégâts de la repentance française, on les mesure avec la troisième génération d'immigrés venus d'Algérie. »
  • 40:50Invité politiqueFait
    « c'est la liberté des peuples et leur libre droit de disposer d'eux-mêmes. »
  • 41:07Invité politiqueFait
    « la repentance est un mal terrible. Parce que cette repentance, elle nous permet finalement d'excuser tout. »
  • 41:15Invité politiqueFait
    « L'immigration massive aujourd'hui, c'est aussi un effet de la repentance. »
  • 41:26Invité politiqueFait
    « Moi, j'ai ce souvenir de M. Darmanin, un genou à terre avec une gerbe devant un monument des terroristes du FLN. »
  • 41:52Invité politiqueFait
    « est-ce que ce ne serait pas l'universalisme des Lumières, lui-même qui découle de l'universalisme catholique, mais c'est cet universalisme-là qui nous a poussés à aller dans d'autres pays pour dire nous allons devoir coloniser à portée de la civilisation. »
  • 42:45Invité politiqueFait
    « Il y a des colonisations qui se sont, entre guillemets, bien passées, où les gens se sont respectés et ont travaillé ensemble. »
  • 43:54Invité politiqueFait
    « Je crois simplement que la repentance dont parlait Darius Rochemin ne porte jamais sur le pays que vous avez cité. Vous avez cité le Cambodge. »

Temps de parole

  • Laurent Jacobelli75 %
  • ?10 %
  • Présentateur5 %
  • Locuteur 53 %

≈ 49,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Monsieur Jacobelli, ça y est, vous avez eu la tête de Gérald Darmanin. Est-ce que là, vous êtes enthousiaste quand vous voyez les premiers pas et les premiers mots de Bruno Retailleau

0:08
Locuteur

?

0:08
Laurent Jacobelli

Enthousiaste que Gérald Darmanin soit parti, oui, parce qu'il a été monsieur record, record d'immigration, record d'attaque sur les policiers et les gendarmes, record d'explosion de l'insécurité. Donc, merci d'avoir laissé la place libre. Moi, j'ai écouté effectivement le nouveau ministre de l'Intérieur. Et j'ai pensé à Jordan Bardella qui a dit que nous serions une opposition d'influence. Clairement, nous l'avons influencé, puisque l'ensemble des projets qu'il a énoncés sont les nôtres. Mais, vous voyez... Il les soutenait déjà avant.

0:36
Locuteur

Soyons honnêtes. Probablement.

0:36
Laurent Jacobelli

Soyons honnêtes. Soyons honnêtes quand même que nous avons été précurseurs sur le sujet de l'immigration et de la sécurité quand les LR, vous l'avez dit avec monsieur Sarkozy, faisaient la politique inverse après avoir fait de belles promesses. Seulement, moi, je me rappelle de monsieur Darmanin quand il est arrivé

0:48
Locuteur

au

0:48
Laurent Jacobelli

ministère

0:49
Locuteur

de l'Intérieur.

0:49
Laurent Jacobelli

Mais

0:50
Locuteur

là, est

0:50
Laurent Jacobelli

-ce que vous applaudissez Bruno Retailleau ? J'applaudirais quand il aura des résultats. Or, ce qui m'inquiète, c'est pas monsieur Retailleau. Ce qui m'inquiète, c'est monsieur Migaud à la justice. Parce que si les hommes de monsieur Retailleau, s'il met vraiment en place sa politique, arrêtent les voyous, mais que les équipes de monsieur Migaud les relâchent, alors on n'aura aucun résultat. Alors,

1:08
Locuteur

attendez,

1:08
Laurent Jacobelli

prenons l'exemple le plus fort. Pardon de vous interrompre, mais comme ça, on a un cas d'école. C'est ce qu'il dit sur la présomption de légitime défense des policiers. C'est une demande que vous, au RN, vous faisiez, que vous faites. Et pour la première fois, c'est la première fois à ma connaissance, dans la Ve République, que le ministre de

1:23
Locuteur

l

1:23
Laurent Jacobelli

'Intérieur lui-même dit oui, j'y suis favorable, il répondait tout à l'heure à Gilles Boulot. Écoutez de quelle façon il le dit et vous réagirez. Ça, ça dépend d'un texte. C'est une question... Oui, bien sûr, à titre personnel, je le suis. Oui, mais vous n'êtes plus

1:37
Locuteur

dans l'opposition. Vous êtes ministre de l'Intérieur.

1:39
Laurent Jacobelli

Et ça suppose une loi. Voilà. Et vous savez qu'on n'a pas de majorité au Parlement. Donc, moi, je pense qu'avant de faire des lois, on a beaucoup, beaucoup de lois en France. On est le pays du monde, sans doute. On a le plus de lois. Mais on ne va pas au bout des lois. Et on ne

1:52
Locuteur

va

1:52
Laurent Jacobelli

pas non plus au bout du pouvoir réglementaire des ministres.

1:54
Locuteur

Moi, j'ai des leviers.

1:55
Laurent Jacobelli

Donc, vous allez passer par la voie réglementaire, faute de majorité à l'Assemblée ?

1:58
Locuteur

Quand

1:59
Laurent Jacobelli

je le pourrai, oui. Absolument. Alors, ce n

2:01
Locuteur

'est

2:01
Laurent Jacobelli

pas tout à fait le bon sens, mais peu importe. Il dit, oui, la présomption de légitime défense des policiers. Ce qui est extrêmement contesté par la gauche. Peut-être rappelez pourquoi ? Parce que vous avez été eu des mots très forts là-dessus. Écoutez, normalement, les policiers sont des citoyens comme nous autres, comme tous les citoyens.

2:19
Locuteur 4

Vous pouvez secouer la tête.

2:21
Locuteur

C

2:21
Locuteur 4

'est comme ça. Ils

2:22
Locuteur

ont le droit d

2:22
Laurent Jacobelli

'utiliser la force, pas vous, pas moi. Justement, moi, j'ai une très haute idée de la fonction publique et des policiers et

2:30
Locuteur

des forces de l'ordre.

2:31
Laurent Jacobelli

On a ce point commun. Ce n

2:33
Locuteur

'est

2:33
Laurent Jacobelli

pas justement parce qu'on a cette très haute

2:36
Locuteur 2

idée des forces de l'ordre que je ne

2:38
Présentateur

vois pas pourquoi ils auraient, au fond, à avoir un statut à part, à avoir effectivement une

2:42
Locuteur 4

potentialité de

2:43
Présentateur

permis de tuer, de se comporter

2:45
Locuteur 4

comme

2:46
Locuteur

des cow-boys.

2:47
Locuteur 4

Parce que, pourquoi ? Ce

2:48
Locuteur

n'est

2:48
Locuteur 4

pas du

2:49
Locuteur

tout

2:49
Locuteur 4

l'idée. Comment demain vous faites

2:50
Locuteur

?

2:50
Locuteur 4

Ce n

2:50
Locuteur

'est

2:50
Locuteur 4

pas du tout l

2:51
Locuteur

'idée.

2:51
Locuteur 4

Oui,

2:51
Locuteur

alors,

2:51
Laurent Jacobelli

l'idée, pardonnez-moi, mais c'est quoi ? Parce

2:53
Locuteur

que pourquoi il

2:54
Laurent Jacobelli

y a ce besoin de... Je vais vous expliquer. Non, expliquez-moi si vous voulez. Mais en fait, le problème, il est là.

3:00
Locuteur

Vous savez très bien.

3:02
Laurent Jacobelli

Parce que c'est intéressant dans un débat. Mais vous dites très fort. Alors, vous dites permis de tuer, cow-boys. Donc là-dessus, réponds quand ? Je vais répondre très clairement. D'abord, vous dites que vous respectiez nos forces de l'ordre, moi aussi. Et je pense que tous se lèvent le matin pour aller nous protéger.

3:13
Locuteur

Bien sûr. Et

3:14
Laurent Jacobelli

probablement pas pour nous blesser

3:15
Locuteur

ou pour nous tuer. Bien sûr,

3:16
Laurent Jacobelli

entièrement d'accord avec vous. Deuxièmement, ils n'auront pas de droit nouveau d'utilisation d'armes. Ce n

3:21
Locuteur

'est

3:21
Laurent Jacobelli

pas ça qui est dit. Ils n'auront pas de droit nouveau quant à l'atteinte de l'intégrité physique des gens

3:25
Locuteur

qui sont en face. Ils les ont déjà, ces droits ?

3:26
Laurent Jacobelli

Je termine juste. Ils les ont, ces droits. Bien sûr. Le problème, c'est qu'on dit que quand quelqu'un est blessé par un policier, ou pire, et c'est un drame à chaque fois, quelqu'un est tué par un policier, on ne part pas du principe que le policier s'est trompé et qu'il est coupable. On part du principe qu'il a fait un usage légitime de la force. Parce qu'il est assermenté.

3:44
Locuteur

Parce

3:44
Laurent Jacobelli

qu'il est

3:44
Locuteur

assermenté. La différence

3:44
Laurent Jacobelli

de M. Alain Tout-le-Monde, c'est que le policier

3:46
Locuteur

est assermenté.

3:47
Laurent Jacobelli

Évidemment qu'il faut qu'il y ait une enquête, parce qu'il ne faut pas de bavure. Mais il y en a déjà aujourd'hui. Sauf qu'aujourd'hui, quand un policier tire sur quelqu'un qui fait un refus d'obtempérer, par exemple, le policier est souvent mis en garde à vue, on lui enlève son arme. Bref, on fait comme s'il était coupable. On est parfois plus dur avec eux qu'avec ceux qui ont fui, plus dur qu'avec vous ou moi, si on avait commis une infraction. Il faut que ça change. On leur donne, a priori, le sentiment, en tout cas le bénéfice, d'avoir fait ça dans le cadre de leur travail. C

4:13
Locuteur

'est

4:13
Laurent Jacobelli

un point très important. Soulignons à quel point ce sujet-là, une partie de l'opinion, dont votre spectre dans l'opinion, considère que c'est d'extrême droite.

4:22
Locuteur

C

4:22
Laurent Jacobelli

'est une position d'extrême droite. Là, non, non, il le dit, lui, il l'assume tout à fait. Rien d'extrême. Non,

4:25
Locuteur 5

mais moi, je

4:26
Présentateur

suis

4:26
Locuteur

assez

4:28
Présentateur

en accord avec

4:28
Locuteur 5

ce

4:29
Locuteur

qui

4:29
Présentateur

vient d'être dit, à

4:30
Locuteur

ceci près. D'accord avec qui ? D'accord avec qui

4:32
Laurent Jacobelli

? Ah bah oui, c'est pas très clair, ça.

4:34
Locuteur

Si, non. C'est la

4:35
Laurent Jacobelli

Normandie,

4:36
Locuteur

c'est la Normandie. Moi aussi, je suis d'accord

4:38
Laurent Jacobelli

un

4:39
Locuteur

peu comme ça, un peu avec tout le monde. Je n'envoie

4:39
Laurent Jacobelli

pas

4:40
Locuteur

l'expression

4:40
Laurent Jacobelli

permis de tuer. En revanche, je trouve que Bruno Retailleau aurait dû, quand il a parlé de ça, aurait dû aussi parler de la formation des policiers, parce qu'on sait qu'elle est

4:52
Locuteur 5

quand même un peu déficient.

4:53
Locuteur

Vous

4:53
Laurent Jacobelli

réfugiez là.

4:54
Locuteur

Non.

4:55
Laurent Jacobelli

C'est autre chose.

4:57
Locuteur

Non, ça

4:57
Locuteur 5

va avec, c'est-à-dire, il s'agit de la maîtrise des armes. Mais il

5:01
Locuteur

y en a

5:01
Locuteur 5

maîtrise. Et là, je trouve que ça,

5:03
Locuteur

ça

5:03
Locuteur 5

manquait un petit peu. Donc, du coup, ça me pose un petit problème. Je

5:06
Laurent Jacobelli

salue votre prudence, mais on voit bien là qu'il va plus loin, qu'on soit d'accord ou non avec eux-là. Bruno Retailleau dit, un policier qui tire, c'est pas comme monsieur, madame, tout le monde. Mais dire, ça a un autre sens, donc, il a une présomption. Oui, ça a un autre sens, parce

5:19
Locuteur

qu'il

5:20
Laurent Jacobelli

représente les forces de l'ordre. Moi, pour moi, ils sont au-dessus de nous, au fond. Non, justement, ils

5:26
Locuteur

sont plus en risque. Ils sont plus en risque

5:28
Laurent Jacobelli

que nous, mais ils sont au-dessus de nous.

5:30
Locuteur

En fait, ils

5:31
Laurent Jacobelli

sont meilleurs que nous. Donc, je ne vois pas pourquoi ils auraient le droit à cette présomption de légitime défense. Pardonnez-moi,

5:36
Locuteur

en fait, ça ne va pas du tout.

5:37
Locuteur 4

Mais

5:37
Locuteur

ils ne sont

5:38
Laurent Jacobelli

pas meilleurs que nous. Ils sont

5:40
Locuteur

policiers, moi, je ne suis pas policière. Mais

5:42
Laurent Jacobelli

ils ont, de facto,

5:43
Locuteur

un statut. Je ne me trouve pas

5:44
Laurent Jacobelli

face aux bandits. Ils ont un statut à part, comment dire, c'est factuel dans le sens où ils sont plus en risque, ils sont plus ciblés, ils portent l'uniforme. Ce surprendentire, ce n

5:54
Locuteur

'est

5:54
Laurent Jacobelli

pas l'individu, c'est l'uniforme, ce surprendentire. Et ils se retrouvent le plus souvent que M. et Mme Tout-le-Monde dans des situations où il faut se défendre.

6:02
Locuteur

Il faut se défendre, mais il

6:03
Laurent Jacobelli

va falloir que

6:04
Locuteur

ceux

6:04
Laurent Jacobelli

qui pensent à quelque chose...

6:05
Locuteur

Alors, attendez, il va falloir que je

6:06
Laurent Jacobelli

prouve. Parions les réactions. Qu'en disent les centristes ? Hervé Morin, vous, vous êtes de cette droite centriste qui, sur ces sujets, a été plutôt prudente. Est-ce que vous avez évolué en entendant le ministre de

6:16
Locuteur

l

6:16
Laurent Jacobelli

'Intérieur

6:17
Locuteur

?

6:19
Laurent Jacobelli

Je voudrais dire simplement trois choses. La première, le geste de Bruno Retailleau, les propos de Bruno Retailleau, comme l'a dit Carole Barjon, l'autre normande de la table, si j'ai bien compris,

6:33
Locuteur 6

c'est le geste naturel d'un ministre qui arrive en fonction. Vous savez, en politique, quand vous êtes au gouvernement, si vous êtes un acteur, ça ne marche pas. Il faut que dans les

6:43
Locuteur

premières

6:44
Laurent Jacobelli

semaines, dans les premiers jours, vous imprimiez votre marque

6:46
Locuteur

et

6:47
Laurent Jacobelli

il l'a fait à la fois lors de la prise de possession

6:51
Locuteur 6

de Beauvau et en étant à la Courneuve et à TF1. Donc c'est le geste de quelqu'un qui veut compter dans l'action gouvernementale. Le second point que je voudrais indiquer, c'est que le pire qui pourrait arriver, Dieu sait que je souhaite qu

7:07
Locuteur

'il

7:07
Locuteur 6

réussisse,

7:08
Laurent Jacobelli

c'est que nous ayons un gouvernement qui n'apparaît que comme la réplique des gouvernements précédents. Je vous rappelle

7:16
Locuteur 6

que le gouvernement qui est en place, je l'ai entendu au moins, je ne

7:20
Locuteur

sais

7:20
Locuteur 6

pas, 5 fois ou 10 fois aujourd'hui, de gens qui étaient plutôt bienveillants

7:24
Laurent Jacobelli

sur le gouvernement, c'est-à

7:25
Locuteur

-dire

7:25
Laurent Jacobelli

qu'il ne

7:25
Locuteur

va

7:25
Laurent Jacobelli

pas nous faire, en parlant du Premier ministre, il ne

7:28
Locuteur

va

7:28
Laurent Jacobelli

pas nous faire du macrombis.

7:30
Locuteur

Et

7:31
Laurent Jacobelli

dans les nominations gouvernementales, on a eu toute une série de nominations et je ne parle pas avec quelconque aigreur, puisque je n'étais pas candidat du tout à rentrer dans le gouvernement.

7:41
Locuteur

Mais

7:41
Laurent Jacobelli

par contre, vous

7:42
Locuteur

n

7:42
Laurent Jacobelli

'êtes pas Hervé Morin, soyons clairs, Hervé Morin, Hervé Morin, pardon

7:46
Locuteur

de vous interrompre, mais là

7:47
Laurent Jacobelli

quand

7:47
Locuteur

même il y a une question

7:48
Laurent Jacobelli

précise. Est-ce que vous êtes pour ou contre

7:50
Locuteur

quand l

7:50
Laurent Jacobelli

'Intérieur dit présomption légitime défense des policiers ?

7:53
Locuteur

–

7:54
Laurent Jacobelli

Eh bien je dis que

7:56
Locuteur

toutes

7:57
Laurent Jacobelli

les questions en matière de sécurité doivent être posées. Je n'ai aucun doute là-dessus, nos compatriotes réclament de la sécurité et ils le réclament qu'ils soient de droite ou de gauche. À 80%, nos compatriotes réclament une lutte efficace contre l'immigration clandestine. La seule question qui se pose, alors là où je ne

8:18
Locuteur

suis

8:18
Laurent Jacobelli

pas du tout d'accord avec le député Rennes, en disant il y a Didier Migaud, mais Didier Migaud, ce n

8:23
Locuteur

'est

8:23
Laurent Jacobelli

pas lui qui applique la politique pénale du pays. Didier Migaud, il est en charge de l'administration de la justice, il est en charge éventuellement de bâtir des projets de loi, ce sont les magistrats qui appliquent la loi et ce n

8:37
Locuteur

'est

8:37
Laurent Jacobelli

pas Didier Migaud. Donc en clair, il nous faut une chaîne pénale qui fonctionne.

8:42
Locuteur

J

8:43
Laurent Jacobelli

'ai un doute sur cette histoire de présomption parce que j'aimerais qu'on l'examine à l'échelle européenne. Est-ce qu'il existe des pays en Europe

8:48
Locuteur

où

8:49
Laurent Jacobelli

on inscrit

8:50
Locuteur

autant

8:51
Laurent Jacobelli

que cela, la présomption d'innocence ? On va en parler,

8:55
Locuteur

Hervé Morin, on va parler de cela et on va parler dans quelques

8:57
Laurent Jacobelli

instants des annonces faites par Bruno Retailleau sur l'immigration puisque là aussi il y a des déclarations spectaculaires et notamment la réforme de l'aide médicale d'État.

9:08
Locuteur

C

9:08
Laurent Jacobelli

'était un des projets déjà de M. Barnier quand il était candidat aux primaires de la droite. On en parle dans un instant, à tout de suite.

9:18
Locuteur 6

Retrouvez votre programme

9:19
Locuteur

avec

9:20
Locuteur 6

le Mazda CX-60.

9:22
Locuteur

Le Nissan

9:46
Présentateur

Qashqai e-Power, DeFi Ordinary. Vos Nissan Qashqai vous attend. En ce moment, profitez d'un financement à taux zéro.

10:00
Laurent Jacobelli

Hein ? Je dois encore changer les freins. Je vous en prie. J'ai pris une centaine de points de contrôle comme ça. Bon bah je vais attendre et à la fin il sera neuve ? Regardez. Ah oui, ok, jusqu'à 30% moins cher que leur valeur neuve.

10:10
Locuteur 6

Trouvez la vôtre sur aramisoto.com. Aramisoto.

10:17
Locuteur 2

Pourquoi on pourrait créer son propre tatouage et pas ses lunettes ?

10:23
Locuteur 4

Pourquoi on ne crée pas des lunettes que les enfants n'auraient pas envie de perdre

10:26
Locuteur

? Pourquoi

10:30
Laurent Jacobelli

un problème de vue m'empêcherait de créer

10:31
Locuteur

?

10:33
Locuteur 4

Pourquoi ne pas en faire plus pour votre vue

10:35
Locuteur

?

10:35
Locuteur 4

Chez l'ISAC, on a créé cette innovation pour vous changer la vue. L'ISAC, l'opticien qui change la vue. Dispositif médical. Ah

10:44
Locuteur

bah

10:44
Laurent Jacobelli

t'en

10:44
Locuteur 4

fais une tête

10:45
Locuteur

?

10:45
Locuteur 3

Aujourd'hui j'ai rien fait. Y'a de plus en plus d'alarme au mérisse.

10:48
Laurent Jacobelli

T'attendais à quoi ? T'as vu les prix qu'ils font ?

10:49
Locuteur 3

Mais y'a pas que les prix. Chez Omirisse, tout est compris. Matériel, télésurveillance, maintenance, appel des forces de l'ordre.

10:56
Locuteur

Y'a

10:56
Locuteur 3

pas

10:56
Laurent Jacobelli

j'en plus qu'une

10:56
Locuteur 5

solution mon petit Marcel.

10:58
Locuteur 3

Devenir honnête, jamais.

11:00
Locuteur 2

Omirisse, alarmée télésurveillance, vous êtes entre les meilleures mains. Tu vois quand je cherchais un prêt pour mon appart, je rêvais d'avoir un CDI.

11:09
Locuteur

Ah

11:10
Locuteur 2

mais c'était devenu une obsession, je pensais qu'à ça. Je mangeais CDI. Je vivais CDI. CDI, CDI, CDI, CDI. Non, mais j'ai quand même acheté un appart.

11:24
Présentateur

Permettre à nos clients d'emprunter sans avoir de CDI. C'est ça, construire pour que le monde bouge. C'est ici.

11:30
Laurent Jacobelli

Alors, la croisière

11:31
Locuteur

? Bien.

11:33
Locuteur 7

On est montés sur le Costa Toscana et on a pris un impéritif au coucher du soleil. Le lendemain, on était à Rome en compagnie des gladiateurs. Ils les font pas leur de Milan. A Barcelone, on a visité la Sagrada Familia. Ils l'ont presque terminé. Puis au point le plus sombre de la Méditerranée, le navire s'arrête, toutes les lumières s'éteignent et waouh, tellement d'étoiles. Tous les signes du Zodiac sont là. En Sicile, on a grimpé, respiré. Ah, voici l'Etna. On est descendu du navire. Et voilà.

12:50
Locuteur

Vous avez

12:51
Laurent Jacobelli

déjà jeté un déchet dans la nature ? Non, monsieur. Non. Non. Non.

12:58
Locuteur 2

Désolée. C'est marrant. Pourtant, chaque année, on en ramasse près de 200 tonnes avec les bénévoles de Nettoyons la Nature.

13:04
Présentateur

Le clair.

13:07
Locuteur

C

13:08
Présentateur

'est parce que Soprema est l'expert de l'étanchéité depuis 1908 qu'il rend possible chacun de vos projets de fonctionnalisation de toiture. Partout où il y

13:16
Locuteur

a

13:16
Présentateur

du confort intérieur, des nouveaux lieux de vie, où des entreprises font des économies d'énergie, où l'impact environnemental des villes est mieux maîtrisé, il y a Soprema.

13:26
Locuteur

Parce

13:32
Présentateur

que Paris est la ville de l'amour. Parce que c'est à Berlin qu'on vibre sur ce son.

13:40
Locuteur

Et

13:41
Présentateur

que ce silence

13:42
Locuteur

mérite

13:43
Présentateur

d'être écouté.

13:45
Locuteur

Que

13:47
Présentateur

soient vos envies, nous vous offrons jusqu'à 8 ans de tranquillité avec la garantie Allure Care. Nouveau 3008 maintenant disponible en hybride à partir de 340 euros par mois.

14:11
Locuteur

Si

14:12
Locuteur 7

vous ne savez pas quoi en faire, nous on sait. Écomaison réemploie et recycle les objets et matériaux de la maison.

14:18
Locuteur 2

Depuis plus de 20 ans, parce que l'heure est toujours au changement, les femmes et les hommes de DNCA sont investis dans des solutions d'avenir à travers une gestion de conviction active et flexible.

14:32
Locuteur

Les

14:32
Locuteur 2

temps changent, les valeurs restent. Confiez votre épargne à une

14:36
Présentateur

société de gestion patrimoniale pour répondre à vos objectifs financiers dans la durée.

14:43
Locuteur 2

DNCA.

14:44
Présentateur

Maison d'épargne et de valeur. Parlez-en à votre conseiller financier.

14:54
Locuteur 1

Sauvage.

15:10
Laurent Jacobelli

Merci d'être avec nous. Les débats ouverts ce soir par le ministre de l'Intérieur sont très vifs. Dans quelques instants, on ouvrira l'un des plus explosifs qui soit depuis des mois. Et cette fois, il prend concrètement forme. Oui ou non, faut-il réformer l'aide médicale de l'État ? Pour les uns, c'est un facteur d'attraction pour les migrants illégaux. Pour les autres, ce serait une mesure inhumaine. Le ministre de l'Intérieur prend position pour cette réforme. On entendra sa voix et la contre-voix, notamment Bruno Milienne, le centriste, qui est un des plus durs, acharné, pour défendre l'aide médicale d'État.

Mais d'abord, l'ordre, Émilie, vraiment ce thème de l'ordre, c'est monsieur, le monsieur de l'ordre tel qu'il se présente.

15:48
Locuteur

Il

15:48
Présentateur

n'a pas arrêté de marteler ce mot toute la journée. La preuve avec ce montage de notre chef d'édition, Aurélien Hamel. Vous allez le voir, à partir de maintenant, il va falloir se tenir à carreau.

15:59
Laurent Jacobelli

Les Français

16:00
Locuteur

veulent plus

16:03
Laurent Jacobelli

d'ordre. D'ordre dans la rue, d'ordre aux frontières. Trois priorités, rétablir l'ordre. Rétablir l'ordre. Rétablir l'ordre. L'ordre.

16:10
Locuteur

L

16:11
Laurent Jacobelli

'ordre comme condition de la liberté. Quand il n'y a pas d'ordre, je crois à l'ordre. Je croise à l'ordre comme une possibilité

16:17
Locuteur

de

16:19
Laurent Jacobelli

la concorde civile.

16:22
Locuteur

Voilà.

16:22
Laurent Jacobelli

Il l'a dit trois fois ce matin, un de ses premiers mots. Il est pour le rétablissement de l'ordre. L'ordre et l'ordre, rarement, ministre de l'Intérieur, avait été aussi catégorique d'entrée.

16:31
Locuteur

Oh,

16:32
Laurent Jacobelli

je crois que certains l'ont été quand même. Je pense notamment à son prédécesseur, Gérald Darmanin. Ce qui est intéressant, c'est que Bruno Rotaillot, il parlait sans note. Et donc, en effet, cette question de l'ordre, c'était manifestement le fil rouge de son discours. Il a voulu en faire un point fort. Il a voulu qu'on en parle ce soir. Et d'ailleurs, ça fonctionne puisque c'est le cas. Il a voulu le traduire tout de suite par son premier déplacement, on le disait tout à l'heure, à la Courneuve auprès des forces de l'ordre. Et donc, maintenant, je pense qu'il sera jugé. Quand on met la barre aussi haut, vous avez raison, en termes de discours, l'enjeu derrière, c'est de ne pas décevoir.

17:03
Locuteur

Et est-ce qu'il est en train de faire

17:04
Laurent Jacobelli

sauter des tabous ? On a parlé tout à l'heure de la présomption de légitime défense des policiers. On va parler de l'aide médicale d'État. Il parle du délit de séjour irrégulier, de délit, n'est-ce pas ? Ça a été débattu lors de la loi immigration. Est-ce qu'il est en train de faire sauter les tabous que la droite classique prenait avec prudence ? Oui, si. Ah, si, si, moi, je pense.

17:22
Locuteur

Pour vous, c'est

17:23
Locuteur 5

complètement inespéré ?

17:25
Locuteur

Pas la

17:25
Locuteur 5

droite.

17:25
Locuteur

Ça fait juste 12 ans que la droite ne l'a fait sauter.

17:29
Laurent Jacobelli

Bruno Retailleau,

17:30
Locuteur

c

17:30
Laurent Jacobelli

'est un des artisans principaux du fionisme. C'est la droite qui n'a pas peur d'assumer ses positions, de dire « je ne reculerai pas devant vos accusations ». C'est cette droite-là, le fionisme. C'est d'ailleurs, il me semble, Bruno Retailleau qui pousse François Fillon à écrire son livre « Vaincre le terrorisme islamique ». Déjà, tout ce que dit Bruno Retailleau, il le pense, il le pense sincèrement, et il ne reculera pas, puisqu'on voit déjà que ça fait polémique,

17:57
Locuteur

il

17:57
Laurent Jacobelli

ne reculera pas devant ça. Je le crois.

17:59
Locuteur

Ce que vous

17:59
Laurent Jacobelli

soulignez

18:00
Locuteur

est très

18:00
Laurent Jacobelli

important, c'est l'aspect de bataille culturelle. On va parler du détail des mesures, mais il

18:04
Locuteur

y

18:04
Laurent Jacobelli

a chez lui, qu'on l'aime ou qu

18:05
Locuteur

'on

18:05
Laurent Jacobelli

ne l'aime pas, cette idée d'une bataille culturelle que, si on est de droite, on assume d'être de

18:10
Locuteur

droite. On ne s'excuse

18:11
Laurent Jacobelli

pas d'être de droite. Oui, justement, moi, ce qui m'a beaucoup frappée dans son discours, quand il a parlé

18:16
Locuteur 3

de l'ordre trois fois, il a dit l'ordre, sécurité pour les plus faibles, etc. Il a dit l'ordre frontière, on va en parler tout à l'heure, d

18:26
Locuteur

'immigration,

18:27
Locuteur 5

et l'ordre dans les esprits. Et ça, ça veut dire quoi ? Ça, ça veut dire que, manifestement, pour lui, il estime que l'une de ses missions,

18:35
Locuteur

c

18:36
Locuteur 3

'est de redonner au fond des repères dans une société que tout le monde dit déboussolée. Et ça fait référence, à mon avis, à ce qu'avait dit d'ailleurs le géographe Christophe Guilu, à une époque, qui parlait d'insécurité culturelle. Laurent Bouvet.

18:52
Locuteur 5

Laurent Bouvet,

18:53
Locuteur 3

insécurité culturelle, ça

18:55
Locuteur 5

fait référence à tout ça. Donc, effectivement, ça veut dire aussi travailler sur les

19:00
Locuteur 3

valeurs.

19:02
Locuteur

Et

19:02
Locuteur 3

il faut rappeler que Bruno Retailleau, lorsqu'il était un proche de Philippe de Villiers, il était au mouvement pour la France, et il y a eu aussi le mouvement pour les valeurs.

19:12
Locuteur

Vous rappelez de

19:12
Laurent Jacobelli

Villiers, n'est-ce pas, sur ce plateau, il y avait Emmanuel de Villiers. On voit à quel point cette droite, très assumée, qui n'est pas RN, Emmanuel de Villiers disait, les RN sans doute sont jaloux, ils sont inquiets. Alors, rassurez-vous, je ne suis ni jaloux, ni inquiet. Je suis au contraire très heureux que nos idées progressent à cette vitesse, que ce que pensent aujourd'hui trois quarts

19:32
Locuteur

des Français... Attendez, c'est pas

19:34
Laurent Jacobelli

vous qui avez inventé ces idées-là,

19:38
Locuteur

vous

19:38
Laurent Jacobelli

savez très bien. Je pense que nous avons eu le courage de les porter quand les autres se cachaient, notamment la droite. Lorsque vous parliez d'immigration, ils allaient se cacher sous l'armoire. Quand vous parliez d'ordre dans les rues, ils devenaient tout rouges, parce qu'ils avaient peur du regard de la gauche. Nous n'avons jamais eu peur de ce regard-là. Nous avons parlé d'immigration.

19:53
Locuteur

Ils sont en train de

19:53
Laurent Jacobelli

marcher sur vos plates-bandes. Nous avons parlé d'immigration, rappelez-vous, lorsque évoquer le simple mot d'immigration vous valait un monceau d'insulte. Donc, nous avons eu le courage de le faire. Que d'autres le pensent et osent le dire aujourd'hui, tant mieux, c'est la bataille culturelle et clairement nous l'avons gagnée. Maintenant, il y

20:08
Locuteur

a

20:08
Laurent Jacobelli

la bataille des actes. Alors, moi, je veux bien croire à la sincérité de M. Retailleau. Mais alors, chiche, quand nous allons proposer de remettre des peines planchées, j'espère que son gouvernement votera. Quand nous allons proposer de renvoyer les criminels et les délinquants étrangers à l'Assemblée nationale, j'espère que le gouvernement dont il fait partie le votera. Quand nous allons, nous, probablement aussi, proposer la fin de l'AME, l'aide médicale d'État, c'est-à-dire les soins gratuits, open bar pour les migrants clandestins.

20:35
Locuteur

Lui dit

20:35
Laurent Jacobelli

réforme. Il dit pas suppression, il dit réforme. Alors, nous,

20:37
Locuteur

on

20:37
Laurent Jacobelli

veut le remplacer par autre chose.

20:38
Locuteur

C

20:38
Laurent Jacobelli

'est ce qu'il appelle réforme, en fait, et c'est à peu près la même chose. Nous verrons bien s'ils seront à l'appel des actes, si on va passer du clairon à l'action. Et vous n'y croyez pas ? On a vécu Darmanin, on a vécu Sarkozy. Depuis Pasqua, que vous avez eu la gentillesse de citer tout à l'heure, on n'a pas vu ça. Pasqua qui disait aussi, il n'était pas le seul, les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent. Pour l'instant, je vois bien que certains ont aimé les promesses. Moi, honnêtement, j'y crois peu. Mais vous faites référence au RPR. C'est vrai que le RPR de l'époque, qui a bien des égards, d'ailleurs, correspond sur certains thèmes ou RN d'aujourd'hui.

Il faut dire les choses franchement. Mais le RPR de l'époque est-il en quelque sorte de retour

21:13
Locuteur

?

21:14
Laurent Jacobelli

De toute façon, là, il y a effectivement un retour de la droite dure, beaucoup plus dur. Et moi, je serais assez d'accord avec ce que vient de dire M. Giacobelli. C'est-à-dire qu'effectivement,

21:23
Locuteur

il

21:23
Laurent Jacobelli

y a... Comme Zemmour, d'ailleurs, a gagné culturellement avec l'Union des droites. Il est mort politiquement, mais il a gagné culturellement. Effectivement, vous avez gagné culturellement et jamais la France ne s'est autant droitisée. Jamais on a

21:35
Locuteur 4

autant osé, là, depuis en tout cas 15 ans, dire des choses aussi fermes sur ces questions d'immigration, sur la présomption de légitime

21:45
Laurent Jacobelli

défense, sur la suppression de

21:48
Locuteur

l

21:48
Laurent Jacobelli

'AME, qui, pour moi, sont autant d'inepties les unes que les autres. Mais en tout cas, il est certain que le combat culturel a été gagné par le Rassemblement national. La question qui va se poser à vous, c'est est-ce que vous allez voter pour soutenir Bruno Retailleau dans ces réformes qui, finalement, vous conviennent ? Ou est-ce que vous préférez vous positionner, comme au fond, pour 2027, et laisser passer cette chance qui serait la vôtre de faire passer ces réformes

22:13
Locuteur

?

22:13
Laurent Jacobelli

Je réponds très vite. S'il nous fait des projets de loi qui vont dans le sens de ce qu'il a dit et de ce que nous voulons, nous les voterons. Écoutez, écoutez, M. Retailleau, sur le... Vous parliez de l'ordre dans les esprits. Quand il parle, au-delà des mesures policières immédiates, de la fermeté, de la fermeté, il parle notamment de la protection des Français de confession juive, en des termes extrêmement forts.

22:34
Locuteur

Tous

22:35
Laurent Jacobelli

ensemble,

22:36
Locuteur

nous

22:37
Laurent Jacobelli

devons avoir

22:38
Locuteur

le

22:38
Laurent Jacobelli

courage de la fermeté,

22:40
Locuteur

le

22:41
Laurent Jacobelli

courage

22:41
Locuteur

d

22:42
Laurent Jacobelli

'une juste fermeté.

22:45
Locuteur

Pour le

22:46
Laurent Jacobelli

colligien tabassé,

22:48
Locuteur

pour

22:48
Laurent Jacobelli

la jeune fille violée,

22:51
Locuteur

pour

22:52
Laurent Jacobelli

la veuve du gendarme endeuillée,

22:54
Locuteur

pour

22:55
Laurent Jacobelli

nos compatriotes qui, à raison de leurs origines, de leurs couleurs de peau,

22:59
Locuteur

de

23:00
Laurent Jacobelli

leurs croyances, sont menacées. Je parle

23:02
Locuteur

et

23:02
Laurent Jacobelli

je pense

23:03
Locuteur

tout

23:04
Laurent Jacobelli

particulièrement

23:05
Locuteur

à

23:06
Laurent Jacobelli

nos compatriotes juifs.

23:08
Locuteur

Nous

23:08
Laurent Jacobelli

ne devons rien,

23:09
Locuteur

absolument

23:10
Laurent Jacobelli

rien laisser passer.

23:13
Locuteur

A

23:13
Laurent Jacobelli

-t-il

23:14
Locuteur

raison

23:14
Laurent Jacobelli

de sonner l'alarme sur l'urgence à ce point-là, Arthur Bernard ? Ah oui,

23:18
Locuteur

je

23:18
Laurent Jacobelli

crois qu'il le fait d'ailleurs depuis longtemps. Il le fait depuis sa position de président du groupe LR au Sénat depuis de longues années. Donc oui, maintenant qu'il est en responsabilité, heureusement qu'il sonne l'alarme et puis heureusement qu'il s'engage, qu'il promet qu'il va appliquer ce pourquoi il a fait sa notoriété depuis plusieurs années au sein d'un électorat de droite qui l'attend au tournant. Pour donner cet exemple tellement spectaculaire, c'est Elisabeth Shepard-Sellam qui disait sur notre plateau, spécialiste américaine politique, etc. Et elle a fait l'expérience elle-même qu'enseigner la Shoah en France, c

23:48
Locuteur

'est

23:48
Laurent Jacobelli

incroyable, c

23:49
Locuteur

'est

23:49
Laurent Jacobelli

une évidence historique, et compliqué pour un certain nombre d'enseignants.

23:53
Locuteur

Ça

23:53
Laurent Jacobelli

veut dire que l'ordre républicain n'arrive pas à s'exercer dans le pays de Badinter, dans le pays de Simone Veil. Enseigner

23:58
Locuteur

la Shoah, c

24:00
Laurent Jacobelli

'est déjà devenu ambitieux aujourd'hui dans un pays où il y a certaines classes où on ne peut même pas montrer un dessin. Enfin je veux dire, enseigner la Shoah avec les images que l'on associe à cette période tragique et ignoble, ce serait déjà ambitieux. Sachant que, rappelons, Samuel Paty, Dominique Bernard, ce sont quand même des gens qui ne peuvent pas montrer un dessin dans certaines classes.

24:21
Locuteur

Est-ce que ce n'est pas

24:21
Laurent Jacobelli

un constat de démission terrifiant de se dire que c'est comme ça

24:23
Locuteur

? Si,

24:24
Laurent Jacobelli

absolument, et c'est pour ça qu'il est urgent qu'un ministre remette, vous avez parlé de bataille culturelle, d'ordre dans les esprits. Oui, il fallait qu'il y

24:31
Locuteur

ait

24:31
Laurent Jacobelli

un message d'autorité. L'autorité est de retour. Je pense qu'on a eu tort, il y

24:35
Locuteur

a

24:35
Laurent Jacobelli

quelques semaines, il y

24:35
Locuteur

a

24:35
Laurent Jacobelli

quelques mois, de se moquer de Gabriel Attal qui voulait que les élèves dans les classes se lèvent lorsque le professeur rentre dans la classe. On a eu tort de s'en moquer parce qu'il faut rétablir en France le respect de l'uniforme, le respect de l'autorité.

24:47
Locuteur 4

Mais moi,

24:48
Laurent Jacobelli

le problème, ce n

24:48
Locuteur

'est

24:48
Laurent Jacobelli

pas qu'il l'ait dit, ça, Gabriel Attal, le problème, c'est qu'il est resté moins de six mois ministre de

24:52
Locuteur

l'éducation

24:53
Présentateur

nationale, qu'après, il y

24:54
Locuteur

a

24:54
Présentateur

eu Oudea Castera qui est resté

24:55
Locuteur 2

moins d'un mois, qu'après,

24:57
Locuteur

il

24:57
Locuteur 2

y a eu Mme Belloubet qui est resté moins de sept mois.

24:59
Locuteur

Donc, si vous voulez, moi, le

25:00
Locuteur 2

problème,

25:00
Laurent Jacobelli

il

25:00
Locuteur

est là. Si

25:01
Laurent Jacobelli

on parle de l'éducation nationale,

25:02
Locuteur

et

25:02
Laurent Jacobelli

on sera un petit peu hors sujet, donc je vais faire court, c'est surtout qu'Emmanuel Macron, et c'est là qu'il est fautif et qu'il a eu tort, c'est qu'Emmanuel Macron est passé de Jean-Michel Blanquer, qui est le détenteur du record de longévité au poste, à Pape Ndiaye, qui est le profil absolument inverse. Et récemment,

25:16
Locuteur

on

25:16
Laurent Jacobelli

est passé, initialement, c'était Annie Gennevar, qui était pressentie, qui a

25:22
Locuteur 5

été professeure de français, vice-présidente de l'Assemblée nationale, etc., qui était pressentie pour le ministère de l'Éducation. Et sous la pression de Gabriel Attal, on a entendu ensuite

25:31
Locuteur

parler

25:32
Laurent Jacobelli

de Violette Spilbou, et puis finalement, on se retrouve avec comme

25:35
Locuteur

ministre,

25:35
Laurent Jacobelli

quelqu'un qui était à la Commission de la Défense. Écoutons ce que dit dans un autre dossier, celui de la migration, de l'attraction de la France pour les migrants irréguliers, en des termes tout à fait inédits, le nouveau ministre de l'Intérieur, sur la réforme de l'aide médicale d'État. Ça a été un des dossiers les plus explosifs, notamment, on a parlé de la loi de migration. Va nous rejoindre Bruno Milienne sur ce plateau. Bruno Milienne, la voix centriste, et ce sera très intéressant de vous entendre, parce que vous êtes un grand défenseur de l'aide médicale d'État. Merci beaucoup. Rejoignez-nous. Merci beaucoup Bruno Milienne. Bonsoir. Bonsoir.

Je me rappelle vous avoir entendu, en des termes extrêmement émus, sur le sort de ceux qui doivent bénéficier, disiez-vous, de l'aide médicale d'État. Elle sera réformée. En tout cas, c'est une forme d'engagement qu'a pris tout à l'heure à la

26:23
Locuteur

antenne du TF1,

26:24
Laurent Jacobelli

répondant à Gilles Boulot, le nouveau ministre de l'Intérieur.

26:28
Locuteur

Par

26:28
Laurent Jacobelli

exemple, je vais étudier, y compris sur l'AME, puisque mon prédécesseur, un

26:32
Locuteur

certain nombre

26:32
Laurent Jacobelli

d'État, voilà, exactement, on a un souci, c'est que nous sommes un des pays européens qui donnant le plus d'avantages. Et moi, je ne veux pas que la France, voyez, se singularise.

26:43
Locuteur

Que

26:43
Laurent Jacobelli

la France soit le pays le plus attractif d'Europe pour un certain nombre de prestations sociales d'accès aux soins. — Vous la réformez ou vous la supprimez ?

26:49
Locuteur

—

26:50
Laurent Jacobelli

On la réforme. — En aide médicale

26:52
Locuteur

d'urgence,

26:52
Laurent Jacobelli

c'est ça

26:52
Locuteur

?

26:52
Laurent Jacobelli

— À l'époque, c'est cela, exactement. Il s'agissait de passer, comme font les pays européens, sur l'urgence, et pas non plus une situation où il y avait un accès trop débridé.

27:03
Locuteur

—

27:03
Présentateur

Oui. Bruno Milienne, c'est justement ce que vous craignez, qu'on

27:07
Locuteur

touche

27:07
Présentateur

à l'AME.

27:07
Laurent Jacobelli

— Les déclarations de Bruno Rotaillou à ce niveau-là, non seulement je les craignais, mais elles m'étonnent en plus, parce qu'il y a eu un rapport qui a été commis, notamment dans un des co-rapporteurs, c'est M. Stefanini, qui n'est pas réputé être ni un centriste ni un homme de gauche, qui dit que l'AME, non seulement ça ne résoudra pas les problèmes financiers de la supprimer, puisqu'on le sait bien, je crois que c'est 0,5% du budget de la santé, ça, d'une part, et d'autre part, ce n'est absolument pas une pompe aspirante. Donc il

27:33
Locuteur

y a

27:33
Laurent Jacobelli

un moment... Mais écoutez, lisez les rapports, M. Jacobelli. Ce sont des gens qui ne sont pas de chez moi qui les ont faits, mais c'est pas vrai. —

27:41
Locuteur

Mais écoutez, c'est pas vrai. Et dans la réalité des faits,

27:43
Laurent Jacobelli

il se passe

27:44
Locuteur

quoi

27:44
Laurent Jacobelli

? Vous croyez que nos urgences des hôpitaux français vont laisser à la porte tous les gens qui sont malades

27:50
Locuteur

sans les soigner ? Bah alors

27:51
Laurent Jacobelli

! Donc arrêtons,

27:53
Locuteur

arrêtons... — Voilà, avant d'en venir à ce qui est praticable, pardon. — Ça, ce sont des paroles de démagogues et

27:58
Laurent Jacobelli

populistes.

27:59
Locuteur

— Vous dites qu'il est démagogue, Bruno Rotaillou ? — Ah oui, j'ai pas de problème là

28:02
Laurent Jacobelli

-dessus. Sur l'AME, j'ai toujours défendu. Ça ne sert à rien... —

28:04
Locuteur

Mais

28:04
Laurent Jacobelli

quand le ministre dit que les migrants illégaux savent que la France est le pays le plus aidant en matière d'AME, et donc ça les attire, pourquoi dit-il faux ? D'après vous... —

28:16
Locuteur

Mais non !

28:16
Laurent Jacobelli

C'est faux

28:16
Locuteur

!

28:17
Laurent Jacobelli

Mais

28:17
Locuteur

non, c'est faux ! — Vous nous dites que c'est faux d'une manière

28:20
Laurent Jacobelli

comme ça...

28:22
Locuteur

— Dans le rapport

28:23
Présentateur

de Stéphanini, vous voulez...

28:24
Locuteur

—

28:24
Présentateur

Oui.

28:24
Locuteur 5

Dans le rapport... Il faut quand même savoir que dans le rapport de M. Stéphanini et de Claude Évin, ancien

28:29
Locuteur

ministre

28:30
Locuteur 5

socialiste, il était effectivement écrit que ça n'était pas une pompe aspirante, mais qu'en revanche c'était une incitation à ceux

28:37
Locuteur

qui

28:38
Laurent Jacobelli

étaient sur le territoire français à y rester.

28:40
Locuteur

—

28:40
Laurent Jacobelli

Oui,

28:40
Locuteur

à y rester, mais il faut pas être

28:42
Laurent Jacobelli

aspirant. — Non,

28:43
Locuteur

mais

28:43
Laurent Jacobelli

juste pour préciser les choses. Voilà.

28:45
Locuteur

—

28:45
Laurent Jacobelli

Mais

28:45
Locuteur

donc ça revient... — Alors, Victor Hérault... — Non, non ! — Les uns après les autres. — Les uns après les autres. — Attendez, s'il vous plaît pas,

28:51
Laurent Jacobelli

ça les fait rester. —

28:52
Locuteur

Voilà.

28:53
Laurent Jacobelli

— Le résultat pour la France est...

28:54
Locuteur

—

28:54
Laurent Jacobelli

Ils viennent pas pour se faire soigner, monsieur, soyez sérieux. — Mais qui viennent...

28:57
Locuteur

— Ils viennent

28:57
Laurent Jacobelli

parce qu'ils sont dans des situations dans leur pays qui sont catastrophiques.

29:00
Locuteur

— D

29:00
Laurent Jacobelli

'accord. — Ils arrivent en France en espérant trouver une terre d'asile qui est de moins en moins une terre d'asile. — Pourquoi ? — Mais parce que c'est... —

29:06
Locuteur

Parce qu'on a plus les moyens,

29:07
Laurent Jacobelli

monsieur. — Parce qu'on

29:07
Locuteur

peut

29:07
Laurent Jacobelli

-être qu'on a plus les moyens. —

29:09
Locuteur

Mais

29:09
Laurent Jacobelli

donc

29:09
Locuteur

on peut plus être une terre d'asile si on n'a plus les moyens. — C'est de moins en moins une terre d'asile

29:12
Laurent Jacobelli

et ils restent parce qu'ils peuvent se faire soigner. Et

29:14
Locuteur

bien,

29:15
Laurent Jacobelli

encore heureux qu'on ait un peu d'humanité dans ce pays.

29:17
Locuteur

— Mais monsieur, c

29:18
Laurent Jacobelli

'est pas une question d'humanité avec des grands principes comme ça. On peut tout faire, mais à la fin, on ne fait rien. Et surtout, on court la catastrophe. Vous me dites, et vous l'admettez vous-même, peut-être qu'on est moins accueillants parce qu'on a moins les moyens. Mais justement, notre générosité

29:28
Locuteur

est limitée par nos moyens.

29:30
Laurent Jacobelli

—

29:30
Locuteur

Et c'est pas comme ça qu'il faut voir le sujet ? — Mais

29:30
Laurent Jacobelli

évidemment que si.

29:31
Locuteur

—

29:31
Laurent Jacobelli

Non, c'est pas en supprimant l'AME, vous allez empêcher.

29:33
Locuteur

— Nous

29:33
Laurent Jacobelli

comprenons

29:34
Locuteur

pourquoi

29:35
Laurent Jacobelli

ce soir nous allons dans le mur. Économiquement, culturellement, etc. S'il faut dire non, il suffit juste d'être humain, mais ne comptons pas ce qu'on a, ne voyons pas les moyens qu'on a à disposition et ne voyons pas les politiques qu'on peut appliquer ou qu

29:47
Locuteur

'on

29:47
Laurent Jacobelli

ne peut pas appliquer, évidemment qu

29:48
Locuteur

'on

29:48
Laurent Jacobelli

fera n'importe quoi. — Soyons honnêtes. Ce que dit M. Rotaillou, c'est que le problème, dit-il, c'est que la France soit plus généreuse que les autres pays d'Europe. Donc ça crée un déséquilibre.

29:56
Locuteur

— Je

29:56
Laurent Jacobelli

voudrais pas attendre. Simplement, c'est vrai qu'on peut être manichéens dans ce débat. Il se trouve qu'il y a certains médecins qui disent en effet que l'AME peut être précieuse à certains égards. Bon. — Bien sûr. — Simplement, M. Millienne, j

30:05
Locuteur

'ai

30:05
Laurent Jacobelli

une question pour vous. Est-ce que vous en avez parlé avec Emmanuel Macron, qui est quand même pas, je crois, membre du Rassemblement national jusqu'à nouvel ordre ?

30:10
Locuteur

— Non,

30:11
Laurent Jacobelli

non,

30:11
Locuteur

non.

30:11
Laurent Jacobelli

— Parce qu'Emmanuel Macron, en 2019, donc pas hier, pas avant-hier, il y a quasiment un quinquennat, Emmanuel Macron, il avait appelé, vous savez, à revoir le panier de soins de l'AME. Donc je crois qu'a priori, et ça n'a pas été fait depuis, je crois qu

30:23
Locuteur

'a priori, Emmanuel Macron lui

30:25
Laurent Jacobelli

-même considère qu'aujourd'hui, l'aide médicale d'État est un petit peu trop généreuse, manifestement. En tout cas, si j'en crois ce que dit Emmanuel Macron, et je suis un petit peu naïf comme garçon dans la vie,

30:36
Locuteur

il a l'air de penser

30:37
Laurent Jacobelli

que le panier de soins est trop généreux, qu'il faut le revoir plutôt à la baisse, pardon, j'ai pas précisé, mais évidemment, il veut pas le dilater encore davantage. Donc il veut le restreindre. S'il veut le restreindre, c'est qu

30:49
Locuteur

'il

30:49
Laurent Jacobelli

y a sans doute une raison. Peut-être, je vous pose la question, est

30:51
Locuteur

-ce

30:51
Laurent Jacobelli

que vous en avez parlé avec

30:52
Locuteur

lui ? — Alors vous n'oubliez plus Laurent Jacobin. — Non, j'en ai pas

30:54
Laurent Jacobelli

parlé avec Emmanuel Macron. Enfin, Emmanuel Macron ne me parle pas en direct. — Pourquoi

30:58
Locuteur

?

30:58
Laurent Jacobelli

Il parle à beaucoup de monde en

30:59
Locuteur

direct. —

30:59
Laurent Jacobelli

Oui, mais

30:59
Locuteur

pas forcément à moi. Voilà.

31:02
Laurent Jacobelli

Qu'il y ait une réduction, qu'il y

31:04
Locuteur

ait

31:04
Laurent Jacobelli

une étude du panier de soins, ça, il n

31:05
Locuteur

'y a

31:05
Laurent Jacobelli

pas de problème. — Le problème,

31:07
Locuteur

déjà.

31:07
Laurent Jacobelli

— Non, le problème, simplement, c'est que même si vous réduisez le panier de soins

31:12
Locuteur

pour

31:12
Laurent Jacobelli

des maladies qui ne seraient pas prises en charge par le panier de soins, je pense que le corps médical soignera quand même ces gens-là. Parce que c'est dans le serment d'Hippocrate. Tout simplement. Et que vous allez désorganiser avec de la paperasse supplémentaire les hôpitaux et vous allez créer encore plus de déficit sur les hôpitaux.

31:30
Locuteur

— Pourquoi avoir créé la ME ? — Pour pas que ça repose sur les hôpitaux.

31:33
Laurent Jacobelli

Pour pas que ce financement repose sur ces hôpitaux, c'est ça.

31:35
Locuteur

— Oui, c'est ça. — C'est ça,

31:36
Laurent Jacobelli

la

31:37
Locuteur

ME. — C'est une

31:37
Laurent Jacobelli

mesure qui, quand même, est défendue par le Rassemblement national. Pourquoi est

31:40
Locuteur

-ce

31:40
Laurent Jacobelli

qu'on propose ça ? C'est évidemment pas par inhumanité. Évidemment, et je vais être très clair avec vous, si un migrant clandestin ou pas clandestin a une maladie mortelle sur le sol français, nous ne demanderons jamais à aucun hôpital ou à aucun médecin de ne pas le soigner jamais de la vie. Ce que nous ne voulons pas, c'est que dans l'offre qui est faite aux migrants par les différents pays européens, l'offre française soit la plus généreuse en matière de logement, en matière de santé, en matière judiciaire.

Nous voulons aussi qu'on ne demande pas en même temps aux Français de ne plus se faire soigner les dents, de dérembourser un certain nombre de soins et de dire si vous avez violé la loi, si vous êtes illégalement en France, alors vous, vous serez soigné de tout et gratuitement. Il y

32:21
Locuteur

a

32:21
Laurent Jacobelli

aujourd

32:21
Locuteur

'hui un déploie de mesures

32:23
Laurent Jacobelli

qui n'est plus acceptable et qui est une préférence étrangère.

32:26
Locuteur

Et évidemment, il faut agir.

32:27
Laurent Jacobelli

Au-delà de cette mesure, est-ce qu'on assiste à un changement d'époque dans la bouche du ministre d'Intérieur ? Il a donné aussi une thème au Figaro à paraître demain chez vous ? Absolument. D'ailleurs, déjà en ligne sur le site du Figaro, j'invite ceux qui ne sont pas devant le venteur du TF1 à se connecter sur le Figaro.

32:41
Locuteur

Le service après-vente du TF1 est très... En même

32:43
Présentateur

temps, en même temps.

32:45
Locuteur

Et

32:46
Laurent Jacobelli

il a des mots extrêmement durs sur le sujet, extrêmement déterminés en tout cas. L'immigration, ça c'était... Il dit l'immigration, trop c'est trop. C'est sa formule. Et il a déclaré aussi, quand elle n'est pas maîtrisée, elle n

32:58
Locuteur

'est

32:58
Laurent Jacobelli

une chance pour personne, ni pour la France, ni pour les immigrés. Le vrai sujet, c'est le nombre. Trop, c'est trop. Il parle de l'immigration massive.

33:06
Locuteur

Il

33:06
Laurent Jacobelli

rejoint là où Michel Barnier s'inscrit plutôt dans les traces d'Emmanuel Macron en parlant d'humanité et de fermeté, sans que l'on ne sache jamais vraiment ce que ça veut dire, si ce n'est l'inefficacité. Bruno Retailleau, je crois qu'il s'inscrit dans une autre doctrine, qui est celle d'accueillir moins pour accueillir mieux. Je crois que celle-là est plutôt louable, et je crois que tout le monde sera d'accord avec cet objectif, qui est le sien, et qu'il pourrait appliquer enfin, puisque je crois que

33:29
Locuteur

c

33:29
Laurent Jacobelli

'est celui de beaucoup de

33:30
Locuteur

ses prédécesseurs aussi. Est-ce qu'il y a une forme de

33:31
Laurent Jacobelli

répartition des rôles ? C'est-à-dire, on a vu, on l'a compris hier avec Bercy, que côté Bercy, il

33:36
Locuteur

y

33:36
Laurent Jacobelli

a une ligne, au fond, assez de continuité avec les macroniens, et qu'en revanche, là, ce sera un bastion de la droite classique LR. A

33:44
Locuteur

condition

33:44
Laurent Jacobelli

que la place Vendôme, la chancelerie, le garde des Sceaux, le ministre de la Justice, le permette. D'ailleurs,

33:49
Locuteur

ce soir, c'était très intéressant. Il y

33:51
Laurent Jacobelli

a

33:54
Locuteur

l'article

33:56
Laurent Jacobelli

30, quand même, du code de procédure pénale, je crois, qui indique que le ministre de la Justice donne des directives et donne des directions. Donc, s'il dit, allez-y, moulons, les gars, parce qu'il n

34:05
Locuteur

'y

34:05
Laurent Jacobelli

a plus de place en prison, les magistrats iront dans ce sens. S'il dit,

34:09
Locuteur

au

34:09
Laurent Jacobelli

contraire, appliquer une stricte fermeté, appliquer strictement les peines, c'est ce qui sera fait. Donc, arrêtez de

34:14
Locuteur

nous faire

34:16
Laurent Jacobelli

croire...

34:17
Locuteur

Le

34:17
Laurent Jacobelli

taxisme est inévitable. On

34:19
Locuteur

va revenir sur un sujet,

34:20
Laurent Jacobelli

M. Jacobelli,

34:21
Locuteur

je

34:21
Laurent Jacobelli

suis désolé de l'amener sur la table, on

34:23
Locuteur

va revenir sur le sujet

34:24
Laurent Jacobelli

des places de prison. Il en faut beaucoup. Oui,

34:26
Locuteur

d'accord. Alors, comment vous... Non, mais non, je ne vais

34:28
Laurent Jacobelli

pas

34:29
Locuteur

rentrer dans un débat

34:29
Laurent Jacobelli

technique. Comment se fait-il, M. Jacobelli, à ce moment-là, quand on réclame des places de prison, qu'on trouve des sites, après en avoir étudié des centaines, qu'on trouve un site, tous les élus de droite, y compris les vôtres, ne les veulent pas sur leur territoire. Et les élus de gauche. Et les élus de gauche. Mais peu importe, les élus de gauche, ça fait partie de leur mantra. Ils préfèrent la prévention à la prison. Donc, vous ne pouvez pas dire à l'Assemblée nationale, on veut plus de prison. Et au

34:51
Locuteur

local, dire on

34:51
Laurent Jacobelli

n'en veut pas. Si, il

34:52
Locuteur

faut des

34:52
Laurent Jacobelli

contre-propositions, par

34:53
Locuteur

exemple.

34:54
Laurent Jacobelli

Lavez

34:54
Locuteur

votre lachat en famille. Et que

34:56
Laurent Jacobelli

ça leur permet de ne pas aller...

34:59
Locuteur

Y a-t-il, pardon, un

35:00
Laurent Jacobelli

changement de culture politique ? Écoutez cette séquence. On l'entendait tout à l'heure, M. Retailleau, de 1997. On peut rapprocher un peu le temps. On est en 2023. Ce n

35:10
Locuteur

'est

35:10
Laurent Jacobelli

pas au siècle dernier. Et M. Retailleau parle de la colonisation. Et c'est une des séquences qui donne sa couleur politique qu'on approuve. Qu'on la désapprouve. Chacun jugera ici. Où il a sur la colonisation des propos extrêmement balancés en disant attention, le repentir perpétuel, la repentance, comme on dit dans le vocabulaire maintenant, ça n'est pas bon. Et il fait même un bilan de la colonisation en disant il y a eu des ombres, il y

35:31
Locuteur

a

35:31
Laurent Jacobelli

aussi eu des lumières. Écoutez-le.

35:33
Locuteur

Quand

35:34
Laurent Jacobelli

je me rends d'Afrique, souvent, on ne me dit pas ça. On me dit qu'ils attendent une France qui soit une France qui ne soit pas repentante, vous voyez. Ils attendent une France qui soit forte. Et dans la culture africaine... Qui

35:45
Locuteur

assume

35:45
Laurent Jacobelli

? Et qui assume. Le temps de la colonisation ?

35:48
Locuteur

Mais

35:48
Laurent Jacobelli

qui assume. Parce que la colonisation, c'est bien entendu des heures qui ont été noires, mais c'est aussi des heures qui ont été belles, avec des mains tendues, etc. Voilà. J'aimerais vraiment votre réaction. Est-ce que le fait que cet homme soit mis d'interroge vous fait plaisir, parce que

36:02
Locuteur

vous

36:02
Laurent Jacobelli

dites,

36:02
Locuteur

voilà,

36:02
Laurent Jacobelli

au moins c'est la clarté d'une droite qui s'assume, ou est-ce que ça vous gêne

36:06
Locuteur

? C

36:07
Laurent Jacobelli

'est pas moi qui faut regarder.

36:08
Locuteur

On demande. C

36:08
Laurent Jacobelli

'est

36:08
Locuteur

un plaisir.

36:10
Laurent Jacobelli

Pardonnez-moi. Darius, vous êtes vraiment provocateur. Mais là, ce que je viens d'entendre sur la colonisation, il est bramanton. Qu'est-ce que vous

36:16
Locuteur

voulez

36:16
Laurent Jacobelli

que

36:16
Locuteur

je

36:16
Laurent Jacobelli

vous dise ? Bon, déjà... C'est pas possible.

36:20
Locuteur

Expliquez pourquoi.

36:21
Laurent Jacobelli

On entendra le point de vue.

36:23
Locuteur 4

Il vient de dire qu'en fait, il y

36:24
Locuteur

avait

36:24
Locuteur 4

des bons côtés dans la colonisation. On

36:26
Locuteur

est d'accord

36:26
Locuteur 4

?

36:27
Locuteur

Ça se débat ?

36:28
Locuteur 4

Oui, non, ça se débat pas.

36:29
Locuteur

Ça se débat pas. C'est un problème. Non, c'est un crime pour

36:32
Présentateur

l'humanité.

36:33
Locuteur

C'est le problème. Ça peut se débattre.

36:34
Présentateur

Non, ça se débat pas. Et... Franchement, non. Ça se débat pas.

36:38
Locuteur

Donc,

36:38
Laurent Jacobelli

repentir. Il faut se repentir. On ne

36:39
Locuteur

peut

36:39
Laurent Jacobelli

pas fermer la discussion comme ça en disant simplement ça se

36:41
Locuteur

débat pas. Écoutez,

36:42
Présentateur

en fait, oui, on peut dans ces cas-là voir tous les flux financiers qu'on a tirés, toutes les situations, excusez-moi, je suis un peu émue, épouvantales, dans lesquelles on a mis ces femmes et ces

36:54
Locuteur

hommes

36:54
Locuteur 4

pendant

36:55
Locuteur

des décennies. On

36:56
Laurent Jacobelli

peut effectivement se poser la question de la façon dont effectivement aujourd'hui on est toujours peut-être dans le repentir avec certaines de nos anciennes colonies parce qu'on n'a pas été capables effectivement d'établir des liens d'égalité

37:07
Présentateur

avec elles. Ça, on peut se poser toutes ces questions-là. Mais

37:09
Locuteur

dire qu'en fait, il y a des bons côtés... Il y a des bons côtés maintenant.

37:11
Présentateur

Non, il n

37:11
Locuteur

'y

37:11
Présentateur

a pas de bons côtés. En fait, le bon côté, il a été pour nous. Et ça, on peut se réjouir. Le temps que ça a duré,

37:15
Locuteur

on a eu des bons côtés. Effectivement, on a vécu sur la bête. Écoutons tous les avis. C'est

37:18
Laurent Jacobelli

vraiment intéressant parce que, écoutons tous les avis. Victor Hérault, pourquoi vous vous dites oui, ça se débat ? Sans forcément... Alors,

37:22
Locuteur

je

37:22
Laurent Jacobelli

ne

37:23
Locuteur

vais

37:23
Laurent Jacobelli

pas m'éterniser sur le débat de la colonisation, mais il faut quand même discuter.

37:26
Locuteur

Non,

37:26
Laurent Jacobelli

mais si

37:26
Locuteur

on met dans la balance le négatif, on peut

37:29
Laurent Jacobelli

mettre... Oui, donnez votre avis. Il

37:39
Locuteur

y a des points positifs,

37:39
Laurent Jacobelli

certes, mais il n

37:39
Locuteur

'est

37:39
Laurent Jacobelli

pas seulement négatifs non plus.

37:40
Locuteur

Il

37:40
Laurent Jacobelli

y a des points positifs, des points négatifs. Il y a beaucoup de villes et de villages dans lesquels vous pouvez aller en Afrique où il n'y avait pas un hôpital avant que la France arrive. L'Algérie, avant que la France arrive, ça n'existait pas. Ça n'existait pas. La France crée l'Algérie. Qu'il y

37:56
Locuteur

ait

37:56
Laurent Jacobelli

un problème et qu'il y ait eu des problèmes parallèles ou liés totalement, c'est vrai. Et qu'on puisse se repentir

38:02
Locuteur

pendant une certaine période, c'est vrai

38:03
Locuteur 4

aussi. C

38:04
Laurent Jacobelli

'est possible aussi. Mais on ne peut pas simplement dire que c'était négatif. Le verrou mental que fait sauter Bruno Retailleau, que je trouve très intéressant, c'est l'immigration,

38:12
Locuteur

il

38:12
Laurent Jacobelli

ne dit pas c'est mal, il ne dit pas c'est bien, il dit ça dépend. Trop c'est trop, il y

38:17
Locuteur

a

38:17
Laurent Jacobelli

une question de quantité, il y

38:18
Locuteur

a

38:18
Laurent Jacobelli

une question de qualité, d'où et combien. Ce sont les deux questions à se poser quand on parle d'immigration. Et il a cette phrase, une immigration non maîtrisée, c'est mal. Oui, l'immigration c'est comme le vent, je prends souvent cette analogie-là. Un vent non maîtrisé, une bourrasque, une tempête, c'est négatif. Une bise pour faire tourner un moulin, c'est positif.

38:36
Locuteur

Mais qui dépend de la quantité de la qualité ? Parce que là,

38:38
Laurent Jacobelli

on est vraiment dans cette logique, n'est-ce pas, de l'Occident ? Est-ce que l'Occident doit être uniquement dans le repentir, considérant par exemple qu'il ne fait que répandre le mal ? Ou effectivement, comme le dit Bruno Retailleau, c'est la position qu'a défendue aussi Nicolas Sarkozy parfois, l'Occident a aussi amené au monde quelque chose qu'il ne doit pas regretter. Je crois qu'en tout cas, il est heureux que Bruno Retailleau ne reprenne pas les propos d'Emmanuel Macron, dont lui-même est revenu sur la colonisation française en Algérie, dont il avait parlé, souvenez-vous, en 2017, comme d'un crime contre l'humanité.

Je crois que cette phrase-là n'en est plus question dans aucune bouche, et je crois que c'est heureux. Ensuite, Bruno Retailleau a fait sauter ses verrous lorsqu'il était président du groupe LR au Sénat. Ce qui va être intéressant, c'est est-ce qu'il maintient ses propos en tant que ministre

39:21
Locuteur

de l'Intérieur ? Il a dit qu'il allait sauter aujourd'hui. On en a

39:23
Laurent Jacobelli

parlé tout à l'heure, la présomption légitime défense des policiers, qui était un verrou pour une partie de la droite, il le fait sauter. Ce n

39:27
Locuteur

'est

39:27
Laurent Jacobelli

pas seulement

39:28
Locuteur 5

Retailleau qui a fait sauter les verrous là-dessus, c'est aussi Emmanuel Macron lui-même, qui effectivement, après avoir parlé de crimes contre l'humanité sur la colonisation au moment de sa campagne de 2017, a ensuite, lors de son

39:41
Locuteur

second

39:42
Laurent Jacobelli

quinquennat, je crois, au début, il a parlé de rente mémorielle

39:46
Locuteur

à propos des

39:48
Laurent Jacobelli

Algériens.

39:49
Locuteur

Reprenons

39:49
Laurent Jacobelli

les propos de Benjamin Stora qui dénonçait le

39:51
Locuteur

régime algérien. Laissez

39:52
Laurent Jacobelli

le

39:52
Locuteur

point

39:52
Laurent Jacobelli

algérien de côté, ça

39:54
Locuteur

c'est l'affaire des Algériens, mais l'affaire des

39:56
Laurent Jacobelli

Français. Est-ce que oui ou non, quand on a ici une opinion de droite aussi

40:00
Locuteur

assumée, est-ce que ça vous fait plaisir ? La repentance, les

40:03
Laurent Jacobelli

dégâts de la repentance française, on les mesure avec la troisième génération d'immigrés venus d'Algérie. Donc, mine de rien, ce problème, il ne faut pas tout à fait le laisser de côté, puisque qu'on soit en 2001, lorsque la Marseillaise est sifflée au Stade de France lors d'un match qui se voulait amical et qui n'avait rien d'amical à part le nom et peut-être les 20 premières minutes. Donc, la question algérienne, elle est très importante. Emmanuel Macron s'était fait fort lorsqu'il s'est lancé de réconcilier les mémoires françaises, à commencer par cette question. Il a échoué absolument là-dessus, parce qu'il est rentré dans le débat par de

40:34
Locuteur

la repentance. Mais là, ce

40:34
Laurent Jacobelli

n

40:34
Locuteur

'est

40:34
Laurent Jacobelli

pas le sujet d'Emmanuel Macron,

40:35
Locuteur

c

40:35
Laurent Jacobelli

'est vraiment... C

40:36
Locuteur

'est le président de la République jusqu'à le nouvel ordre.

40:40
Laurent Jacobelli

Écoutez, il y a eu une Europe qui a colonisé, je pense que la France en a fait partie. Elle n'a pas été la pire des nations dans cette opération, mais honnêtement, avec un principe qui m'est cher et qui nous est cher, c'est la liberté des peuples et leur libre droit de disposer d'eux-mêmes. Évidemment, ce n'est plus tolérable d'imaginer la colonisation. Pour autant, quand on a dit ça et qu'on a fait ces constats historiques, qui n

41:03
Locuteur

'est

41:03
Laurent Jacobelli

pas toujours glorieux pour nous, la repentance est un mal terrible. Parce que cette repentance, elle nous permet finalement d'excuser tout. L'immigration massive aujourd'hui, c'est aussi un effet de la repentance. Et à vouloir condamner d'un côté la colonisation, on accepte que d'autres arrivent chez nous avec leurs mœurs et nous les imposent. C

41:22
Locuteur

'est

41:22
Laurent Jacobelli

inacceptable aussi. Donc, il ne faut pas que ça nous anesthésie. Moi, j'ai ce souvenir de M. Darmanin, un genou à terre avec une gerbe devant un monument des terroristes du FLN. C'est inacceptable. C'est inacceptable.

41:36
Locuteur

Donc, reconnaître

41:37
Laurent Jacobelli

les erreurs du passé, c'est une chose normale. Vivre en se flagellant en permanence et en acceptant que nous soit imposée à nous une immigration parfois inacceptée et inacceptable, alors il y

41:48
Locuteur

a

41:48
Laurent Jacobelli

une limite qu'il ne faut

41:49
Locuteur

pas s'encherche. Un mot

41:49
Laurent Jacobelli

court encore, de Victor Hérault puis de Bruno Millienne, les deux avis. Vraiment, en une phrase, si on considère qu'il

41:53
Locuteur

y

41:53
Laurent Jacobelli

a un coupable et une idée coupable de la colonisation qui devrait se repentir, est-ce que ce ne serait pas l'universalisme des Lumières, lui-même qui découle de l'universalisme catholique, mais c'est cet universalisme-là qui nous a poussés à aller dans d'autres pays pour dire nous allons devoir coloniser à portée de la civilisation. Pardonnez-moi, c'est

42:07
Locuteur

exactement la gauche des Lumières.

42:10
Laurent Jacobelli

Rappelons, Jules Ferry,

42:11
Locuteur

de

42:11
Laurent Jacobelli

gauche, François Mitterrand, de gauche,

42:14
Locuteur

qui

42:14
Laurent Jacobelli

signait,

42:14
Locuteur

enfin, qui était très économe, pardon, la France

42:18
Laurent Jacobelli

6,

42:19
Locuteur

mais tout ça, François Mitterrand, il était un peu détendu sur la gauche.

42:22
Laurent Jacobelli

Formellement de gauche, je rappelle que sur les grâces, pour les condamnés à mort à la guerre de l'Algérie, je crois qu'il y avait, enfin, qu'il y avait 45 ou 48, il était très économe en grâces.

42:30
Locuteur

Oui, il y

42:31
Présentateur

refusait tout.

42:32
Laurent Jacobelli

Pour moi, vous mélangez un petit peu deux sujets qui sont différents. Moi, j'ai eu la chance de vivre à l'étranger toute mon enfance. Passer par l'Asie du Sud-Est, la Côte d'Ivoire et le Maroc, je ne vous cache rien. Il y a des colonisations qui se sont, entre guillemets, bien passées, où les gens se sont respectés et ont travaillé ensemble, et il n

42:51
Locuteur

'y

42:51
Laurent Jacobelli

a pas de problème. Vous allez au Cambodge, vous êtes accueillis, les Français, extraordinairement. Vous allez au Laos, vous êtes accueillis extraordinairement. Vous allez en Côte d'Ivoire, c'est déjà un peu moins bien. Au Maroc, vous êtes très bien accueillis. C'est un protectorat. Mais il y avait quand même une partie qu'on pouvait considérer de colonisation. Le fait que quand les gens viennent chez nous,

43:11
Locuteur

ils

43:12
Laurent Jacobelli

ne respectent pas nos valeurs, ça, c'est un problème d'éducation et de civilisation. Ce n

43:17
Locuteur

'est

43:17
Laurent Jacobelli

pas un problème de colonisation. Mais voilà.

43:20
Locuteur

Mais non, mais la repentance, rien du tout. Vous pouvez

43:23
Laurent Jacobelli

vous repentir d'avoir fait des actes

43:25
Locuteur

graves.

43:25
Laurent Jacobelli

Je suis désolé. Vous pouvez reconnaître d'avoir commis des actes

43:29
Locuteur

illiables. Mais tout le monde en connaît, Bruno Taillot. Elle n'est pas ensemble,

43:32
Laurent Jacobelli

pas ensemble, pas ensemble. Est-ce que ce n'est pas de la colonisation ? Bah si,

43:35
Locuteur

on est d'accord. Et ce

43:37
Laurent Jacobelli

qu

43:37
Locuteur

'on est d'accord. Donc ce n'est pas un problème d'éducation

43:39
Laurent Jacobelli

et de civisme et non pas un problème de colonisation.

43:42
Locuteur

Arthur Berdard, allez, non, mon relation, Berdard. D

43:44
Laurent Jacobelli

'intégration.

43:45
Locuteur

Notre problème, c'est

43:46
Laurent Jacobelli

un problème d'intégration,

43:47
Locuteur

pas d'intégration. Bruno Taillot

43:48
Laurent Jacobelli

lui-même, dans l'extrait qui a été diffusé, reconnaissait ce qui devait être reconnu comme ayant été de la part sombre de la colonisation. Je crois simplement que la repentance dont parlait Darius Rochemin ne porte jamais sur le pays que vous avez cité. Vous avez cité le Cambodge. Je n

44:00
Locuteur

'ai

44:00
Laurent Jacobelli

jamais entendu aucun homme politique ou femme politique de quelque camp que ce soit

44:03
Locuteur

se repentir sur la question du

44:04
Laurent Jacobelli

Cambodge. En revanche, le repentir, il est permanent et constant sur la question algérienne.

44:09
Locuteur

Je crois qu'Emmanuel Macron

44:10
Laurent Jacobelli

a insulté la mémoire de milliers de harkis, de pieds noirs, et que sais-je, par ses propos en 2017, qu'il a lui-même regretté, dont il est lui-même revenu. Je pense que cet épisode-là montrait bien qu'il fallait fermer la parenthèse

44:22
Locuteur

de la repentance. La repentance sur la guerre d'Algérie doit

44:27
Laurent Jacobelli

arriver parce qu'on a fait des choses absolument ignobles pendant la guerre d'Algérie. Des deux côtés.

44:32
Locuteur

Des

44:32
Laurent Jacobelli

crimes de guerre, des deux côtés. Ce

44:34
Locuteur

qui

44:35
Laurent Jacobelli

s

44:35
Locuteur

'est

44:35
Laurent Jacobelli

passé avant...

44:37
Locuteur

La France

44:38
Laurent Jacobelli

reconnaît toutes ses erreurs.

44:40
Locuteur

Le

44:41
Laurent Jacobelli

régime algérien, pour l'instant, ne reconnaît

44:42
Locuteur

absolument rien. C'est le régime

44:43
Laurent Jacobelli

algérien, vous n'allez pas... Bruno Milienne et Arthur Berda, avançons, puisqu'il se passe des événements ce soir. Il y

44:49
Locuteur

a

44:49
Laurent Jacobelli

des développements de dernière minute extrêmement graves au Liban. Le Liban est-il, tout le Proche-Orient est-il en train de basculer dans une guerre de très haute intensité ? Vous allez nous l'expliquer, Émilie. Mais d'abord, vous nous rejoignez sur ce plateau. Nos invités, merci

45:03
Locuteur

beaucoup à vous.

45:04
Laurent Jacobelli

Merci d'avoir

45:05
Locuteur

été avec nous. Merci

45:05
Laurent Jacobelli

Bruno Milienne, Laurent Jacobelli, Arthur Berda. Merci à Isabelle Saporta, Carole Barjon, à vous Victor Hérault. Et vous nous rejoignez.

45:12
Locuteur

On

45:12
Locuteur 3

a une

45:12
Présentateur

équipe toute neuve.