Il faut passer du clairon à l'action ! - Laurent Jacobelli (LCI)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:00OuverteRéponse directe
Monsieur Jacobelli, ça y est, vous avez eu la tête de Gérald Darmanin.
- 0:03OuverteRéponse partielle
Est-ce que là, vous êtes enthousiaste quand vous voyez les premiers pas et les premiers mots de Bruno Retailleau
- 0:50RelanceÉludée
Est-ce que vous applaudissez Bruno Retailleau ?
- 1:55FerméeRéponse directe
Donc, vous allez passer par la voie réglementaire, faute de majorité à l'Assemblée ?
- 2:59OuverteRéponse directe
Expliquez-moi si vous voulez.
- 4:28RelanceÉludée
D'accord avec qui ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:08Invité politiqueFait
« Enthousiaste que Gérald Darmanin soit parti, oui, parce qu'il a été monsieur record, record d'immigration, record d'attaque sur les policiers et les gendarmes, record d'explosion de l'insécurité. »
- 0:28Invité politiqueFait
« Clairement, nous l'avons influencé, puisque l'ensemble des projets qu'il a énoncés sont les nôtres. »
- 0:41Invité politiqueFait
« nous avons été précurseurs sur le sujet de l'immigration et de la sécurité quand les LR, vous l'avez dit avec monsieur Sarkozy, faisaient la politique inverse après avoir fait de belles promesses. »
- 1:43Invité politiqueFait
« On est le pays du monde, sans doute. On a le plus de lois. »
- 3:39Invité politiqueFait
« On part du principe qu'il a fait un usage légitime de la force. Parce qu'il est assermenté. »
- 3:51Invité politiqueFait
« Sauf qu'aujourd'hui, quand un policier tire sur quelqu'un qui fait un refus d'obtempérer, par exemple, le policier est souvent mis en garde à vue, on lui enlève son arme. »
- 8:09Invité politiqueChiffre
« À 80%, nos compatriotes réclament une lutte efficace contre l'immigration clandestine. »
- 20:26Invité politiquePromesse
« Quand nous allons proposer de renvoyer les criminels et les délinquants étrangers à l'Assemblée nationale, j'espère que le gouvernement dont il fait partie le votera. »
- 20:32Invité politiquePromesse
« Nous verrons bien s'ils seront à l'appel des actes, si on va passer du clairon à l'action. »
- 21:52Invité politiqueFait
« Mais en tout cas, il est certain que le combat culturel a été gagné par le Rassemblement national. »
- 22:14Invité politiquePromesse
« S'il nous fait des projets de loi qui vont dans le sens de ce qu'il a dit et de ce que nous voulons, nous les voterons. »
- 25:44Invité politiqueFait
« Il s'agissait de passer, comme font les pays européens, sur l'urgence, et pas non plus une situation où il y avait un accès trop débridé. »
- 31:54Invité politiqueFait
« Ce que nous ne voulons pas, c'est que dans l'offre qui est faite aux migrants par les différents pays européens, l'offre française soit la plus généreuse en matière de logement, en matière de santé, en matière judiciaire. »
- 32:55Invité politiqueFait
« L'immigration, ça c'était... Il dit l'immigration, trop c'est trop. »
- 35:21Invité politiqueFait
« attention, le repentir perpétuel, la repentance, comme on dit dans le vocabulaire maintenant, ça n'est pas bon. »
- 35:30Invité politiqueFait
« il y a eu des ombres, il y a aussi eu des lumières. »
- 38:22Invité politiqueFait
« une immigration non maîtrisée, c'est mal. »
- 39:00Invité politiqueFait
« il est heureux que Bruno Retailleau ne reprenne pas les propos d'Emmanuel Macron, dont lui-même est revenu sur la colonisation française en Algérie. »
- 40:10Invité politiqueFait
« les dégâts de la repentance française, on les mesure avec la troisième génération d'immigrés venus d'Algérie. »
- 40:50Invité politiqueFait
« c'est la liberté des peuples et leur libre droit de disposer d'eux-mêmes. »
- 41:07Invité politiqueFait
« la repentance est un mal terrible. Parce que cette repentance, elle nous permet finalement d'excuser tout. »
- 41:15Invité politiqueFait
« L'immigration massive aujourd'hui, c'est aussi un effet de la repentance. »
- 41:26Invité politiqueFait
« Moi, j'ai ce souvenir de M. Darmanin, un genou à terre avec une gerbe devant un monument des terroristes du FLN. »
- 41:52Invité politiqueFait
« est-ce que ce ne serait pas l'universalisme des Lumières, lui-même qui découle de l'universalisme catholique, mais c'est cet universalisme-là qui nous a poussés à aller dans d'autres pays pour dire nous allons devoir coloniser à portée de la civilisation. »
- 42:45Invité politiqueFait
« Il y a des colonisations qui se sont, entre guillemets, bien passées, où les gens se sont respectés et ont travaillé ensemble. »
- 43:54Invité politiqueFait
« Je crois simplement que la repentance dont parlait Darius Rochemin ne porte jamais sur le pays que vous avez cité. Vous avez cité le Cambodge. »
Temps de parole
- Laurent Jacobelli75 %
- ?10 %
- Présentateur5 %
- Locuteur 53 %
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Monsieur Jacobelli, ça y est, vous avez eu la tête de Gérald Darmanin. Est-ce que là, vous êtes enthousiaste quand vous voyez les premiers pas et les premiers mots de Bruno Retailleau
?
Enthousiaste que Gérald Darmanin soit parti, oui, parce qu'il a été monsieur record, record d'immigration, record d'attaque sur les policiers et les gendarmes, record d'explosion de l'insécurité. Donc, merci d'avoir laissé la place libre. Moi, j'ai écouté effectivement le nouveau ministre de l'Intérieur. Et j'ai pensé à Jordan Bardella qui a dit que nous serions une opposition d'influence. Clairement, nous l'avons influencé, puisque l'ensemble des projets qu'il a énoncés sont les nôtres. Mais, vous voyez... Il les soutenait déjà avant.
Soyons honnêtes. Probablement.
Soyons honnêtes. Soyons honnêtes quand même que nous avons été précurseurs sur le sujet de l'immigration et de la sécurité quand les LR, vous l'avez dit avec monsieur Sarkozy, faisaient la politique inverse après avoir fait de belles promesses. Seulement, moi, je me rappelle de monsieur Darmanin quand il est arrivé
au
ministère
de l'Intérieur.
Mais
là, est
-ce que vous applaudissez Bruno Retailleau ? J'applaudirais quand il aura des résultats. Or, ce qui m'inquiète, c'est pas monsieur Retailleau. Ce qui m'inquiète, c'est monsieur Migaud à la justice. Parce que si les hommes de monsieur Retailleau, s'il met vraiment en place sa politique, arrêtent les voyous, mais que les équipes de monsieur Migaud les relâchent, alors on n'aura aucun résultat. Alors,
attendez,
prenons l'exemple le plus fort. Pardon de vous interrompre, mais comme ça, on a un cas d'école. C'est ce qu'il dit sur la présomption de légitime défense des policiers. C'est une demande que vous, au RN, vous faisiez, que vous faites. Et pour la première fois, c'est la première fois à ma connaissance, dans la Ve République, que le ministre de
l
'Intérieur lui-même dit oui, j'y suis favorable, il répondait tout à l'heure à Gilles Boulot. Écoutez de quelle façon il le dit et vous réagirez. Ça, ça dépend d'un texte. C'est une question... Oui, bien sûr, à titre personnel, je le suis. Oui, mais vous n'êtes plus
dans l'opposition. Vous êtes ministre de l'Intérieur.
Et ça suppose une loi. Voilà. Et vous savez qu'on n'a pas de majorité au Parlement. Donc, moi, je pense qu'avant de faire des lois, on a beaucoup, beaucoup de lois en France. On est le pays du monde, sans doute. On a le plus de lois. Mais on ne va pas au bout des lois. Et on ne
va
pas non plus au bout du pouvoir réglementaire des ministres.
Moi, j'ai des leviers.
Donc, vous allez passer par la voie réglementaire, faute de majorité à l'Assemblée ?
Quand
je le pourrai, oui. Absolument. Alors, ce n
'est
pas tout à fait le bon sens, mais peu importe. Il dit, oui, la présomption de légitime défense des policiers. Ce qui est extrêmement contesté par la gauche. Peut-être rappelez pourquoi ? Parce que vous avez été eu des mots très forts là-dessus. Écoutez, normalement, les policiers sont des citoyens comme nous autres, comme tous les citoyens.
Vous pouvez secouer la tête.
C
'est comme ça. Ils
ont le droit d
'utiliser la force, pas vous, pas moi. Justement, moi, j'ai une très haute idée de la fonction publique et des policiers et
des forces de l'ordre.
On a ce point commun. Ce n
'est
pas justement parce qu'on a cette très haute
idée des forces de l'ordre que je ne
vois pas pourquoi ils auraient, au fond, à avoir un statut à part, à avoir effectivement une
potentialité de
permis de tuer, de se comporter
comme
des cow-boys.
Parce que, pourquoi ? Ce
n'est
pas du
tout
l'idée. Comment demain vous faites
?
Ce n
'est
pas du tout l
'idée.
Oui,
alors,
l'idée, pardonnez-moi, mais c'est quoi ? Parce
que pourquoi il
y a ce besoin de... Je vais vous expliquer. Non, expliquez-moi si vous voulez. Mais en fait, le problème, il est là.
Vous savez très bien.
Parce que c'est intéressant dans un débat. Mais vous dites très fort. Alors, vous dites permis de tuer, cow-boys. Donc là-dessus, réponds quand ? Je vais répondre très clairement. D'abord, vous dites que vous respectiez nos forces de l'ordre, moi aussi. Et je pense que tous se lèvent le matin pour aller nous protéger.
Bien sûr. Et
probablement pas pour nous blesser
ou pour nous tuer. Bien sûr,
entièrement d'accord avec vous. Deuxièmement, ils n'auront pas de droit nouveau d'utilisation d'armes. Ce n
'est
pas ça qui est dit. Ils n'auront pas de droit nouveau quant à l'atteinte de l'intégrité physique des gens
qui sont en face. Ils les ont déjà, ces droits ?
Je termine juste. Ils les ont, ces droits. Bien sûr. Le problème, c'est qu'on dit que quand quelqu'un est blessé par un policier, ou pire, et c'est un drame à chaque fois, quelqu'un est tué par un policier, on ne part pas du principe que le policier s'est trompé et qu'il est coupable. On part du principe qu'il a fait un usage légitime de la force. Parce qu'il est assermenté.
Parce
qu'il est
assermenté. La différence
de M. Alain Tout-le-Monde, c'est que le policier
est assermenté.
Évidemment qu'il faut qu'il y ait une enquête, parce qu'il ne faut pas de bavure. Mais il y en a déjà aujourd'hui. Sauf qu'aujourd'hui, quand un policier tire sur quelqu'un qui fait un refus d'obtempérer, par exemple, le policier est souvent mis en garde à vue, on lui enlève son arme. Bref, on fait comme s'il était coupable. On est parfois plus dur avec eux qu'avec ceux qui ont fui, plus dur qu'avec vous ou moi, si on avait commis une infraction. Il faut que ça change. On leur donne, a priori, le sentiment, en tout cas le bénéfice, d'avoir fait ça dans le cadre de leur travail. C
'est
un point très important. Soulignons à quel point ce sujet-là, une partie de l'opinion, dont votre spectre dans l'opinion, considère que c'est d'extrême droite.
C
'est une position d'extrême droite. Là, non, non, il le dit, lui, il l'assume tout à fait. Rien d'extrême. Non,
mais moi, je
suis
assez
en accord avec
ce
qui
vient d'être dit, à
ceci près. D'accord avec qui ? D'accord avec qui
? Ah bah oui, c'est pas très clair, ça.
Si, non. C'est la
Normandie,
c'est la Normandie. Moi aussi, je suis d'accord
un
peu comme ça, un peu avec tout le monde. Je n'envoie
pas
l'expression
permis de tuer. En revanche, je trouve que Bruno Retailleau aurait dû, quand il a parlé de ça, aurait dû aussi parler de la formation des policiers, parce qu'on sait qu'elle est
quand même un peu déficient.
Vous
réfugiez là.
Non.
C'est autre chose.
Non, ça
va avec, c'est-à-dire, il s'agit de la maîtrise des armes. Mais il
y en a
maîtrise. Et là, je trouve que ça,
ça
manquait un petit peu. Donc, du coup, ça me pose un petit problème. Je
salue votre prudence, mais on voit bien là qu'il va plus loin, qu'on soit d'accord ou non avec eux-là. Bruno Retailleau dit, un policier qui tire, c'est pas comme monsieur, madame, tout le monde. Mais dire, ça a un autre sens, donc, il a une présomption. Oui, ça a un autre sens, parce
qu'il
représente les forces de l'ordre. Moi, pour moi, ils sont au-dessus de nous, au fond. Non, justement, ils
sont plus en risque. Ils sont plus en risque
que nous, mais ils sont au-dessus de nous.
En fait, ils
sont meilleurs que nous. Donc, je ne vois pas pourquoi ils auraient le droit à cette présomption de légitime défense. Pardonnez-moi,
en fait, ça ne va pas du tout.
Mais
ils ne sont
pas meilleurs que nous. Ils sont
policiers, moi, je ne suis pas policière. Mais
ils ont, de facto,
un statut. Je ne me trouve pas
face aux bandits. Ils ont un statut à part, comment dire, c'est factuel dans le sens où ils sont plus en risque, ils sont plus ciblés, ils portent l'uniforme. Ce surprendentire, ce n
'est
pas l'individu, c'est l'uniforme, ce surprendentire. Et ils se retrouvent le plus souvent que M. et Mme Tout-le-Monde dans des situations où il faut se défendre.
Il faut se défendre, mais il
va falloir que
ceux
qui pensent à quelque chose...
Alors, attendez, il va falloir que je
prouve. Parions les réactions. Qu'en disent les centristes ? Hervé Morin, vous, vous êtes de cette droite centriste qui, sur ces sujets, a été plutôt prudente. Est-ce que vous avez évolué en entendant le ministre de
l
'Intérieur
?
Je voudrais dire simplement trois choses. La première, le geste de Bruno Retailleau, les propos de Bruno Retailleau, comme l'a dit Carole Barjon, l'autre normande de la table, si j'ai bien compris,
c'est le geste naturel d'un ministre qui arrive en fonction. Vous savez, en politique, quand vous êtes au gouvernement, si vous êtes un acteur, ça ne marche pas. Il faut que dans les
premières
semaines, dans les premiers jours, vous imprimiez votre marque
et
il l'a fait à la fois lors de la prise de possession
de Beauvau et en étant à la Courneuve et à TF1. Donc c'est le geste de quelqu'un qui veut compter dans l'action gouvernementale. Le second point que je voudrais indiquer, c'est que le pire qui pourrait arriver, Dieu sait que je souhaite qu
'il
réussisse,
c'est que nous ayons un gouvernement qui n'apparaît que comme la réplique des gouvernements précédents. Je vous rappelle
que le gouvernement qui est en place, je l'ai entendu au moins, je ne
sais
pas, 5 fois ou 10 fois aujourd'hui, de gens qui étaient plutôt bienveillants
sur le gouvernement, c'est-à
-dire
qu'il ne
va
pas nous faire, en parlant du Premier ministre, il ne
va
pas nous faire du macrombis.
Et
dans les nominations gouvernementales, on a eu toute une série de nominations et je ne parle pas avec quelconque aigreur, puisque je n'étais pas candidat du tout à rentrer dans le gouvernement.
Mais
par contre, vous
n
'êtes pas Hervé Morin, soyons clairs, Hervé Morin, Hervé Morin, pardon
de vous interrompre, mais là
quand
même il y a une question
précise. Est-ce que vous êtes pour ou contre
quand l
'Intérieur dit présomption légitime défense des policiers ?
–
Eh bien je dis que
toutes
les questions en matière de sécurité doivent être posées. Je n'ai aucun doute là-dessus, nos compatriotes réclament de la sécurité et ils le réclament qu'ils soient de droite ou de gauche. À 80%, nos compatriotes réclament une lutte efficace contre l'immigration clandestine. La seule question qui se pose, alors là où je ne
suis
pas du tout d'accord avec le député Rennes, en disant il y a Didier Migaud, mais Didier Migaud, ce n
'est
pas lui qui applique la politique pénale du pays. Didier Migaud, il est en charge de l'administration de la justice, il est en charge éventuellement de bâtir des projets de loi, ce sont les magistrats qui appliquent la loi et ce n
'est
pas Didier Migaud. Donc en clair, il nous faut une chaîne pénale qui fonctionne.
J
'ai un doute sur cette histoire de présomption parce que j'aimerais qu'on l'examine à l'échelle européenne. Est-ce qu'il existe des pays en Europe
où
on inscrit
autant
que cela, la présomption d'innocence ? On va en parler,
Hervé Morin, on va parler de cela et on va parler dans quelques
instants des annonces faites par Bruno Retailleau sur l'immigration puisque là aussi il y a des déclarations spectaculaires et notamment la réforme de l'aide médicale d'État.
C
'était un des projets déjà de M. Barnier quand il était candidat aux primaires de la droite. On en parle dans un instant, à tout de suite.
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mais c'était devenu une obsession, je pensais qu'à ça. Je mangeais CDI. Je vivais CDI. CDI, CDI, CDI, CDI. Non, mais j'ai quand même acheté un appart.
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Sauvage.
Merci d'être avec nous. Les débats ouverts ce soir par le ministre de l'Intérieur sont très vifs. Dans quelques instants, on ouvrira l'un des plus explosifs qui soit depuis des mois. Et cette fois, il prend concrètement forme. Oui ou non, faut-il réformer l'aide médicale de l'État ? Pour les uns, c'est un facteur d'attraction pour les migrants illégaux. Pour les autres, ce serait une mesure inhumaine. Le ministre de l'Intérieur prend position pour cette réforme. On entendra sa voix et la contre-voix, notamment Bruno Milienne, le centriste, qui est un des plus durs, acharné, pour défendre l'aide médicale d'État.
Mais d'abord, l'ordre, Émilie, vraiment ce thème de l'ordre, c'est monsieur, le monsieur de l'ordre tel qu'il se présente.
Il
n'a pas arrêté de marteler ce mot toute la journée. La preuve avec ce montage de notre chef d'édition, Aurélien Hamel. Vous allez le voir, à partir de maintenant, il va falloir se tenir à carreau.
Les Français
veulent plus
d'ordre. D'ordre dans la rue, d'ordre aux frontières. Trois priorités, rétablir l'ordre. Rétablir l'ordre. Rétablir l'ordre. L'ordre.
L
'ordre comme condition de la liberté. Quand il n'y a pas d'ordre, je crois à l'ordre. Je croise à l'ordre comme une possibilité
de
la concorde civile.
Voilà.
Il l'a dit trois fois ce matin, un de ses premiers mots. Il est pour le rétablissement de l'ordre. L'ordre et l'ordre, rarement, ministre de l'Intérieur, avait été aussi catégorique d'entrée.
Oh,
je crois que certains l'ont été quand même. Je pense notamment à son prédécesseur, Gérald Darmanin. Ce qui est intéressant, c'est que Bruno Rotaillot, il parlait sans note. Et donc, en effet, cette question de l'ordre, c'était manifestement le fil rouge de son discours. Il a voulu en faire un point fort. Il a voulu qu'on en parle ce soir. Et d'ailleurs, ça fonctionne puisque c'est le cas. Il a voulu le traduire tout de suite par son premier déplacement, on le disait tout à l'heure, à la Courneuve auprès des forces de l'ordre. Et donc, maintenant, je pense qu'il sera jugé. Quand on met la barre aussi haut, vous avez raison, en termes de discours, l'enjeu derrière, c'est de ne pas décevoir.
Et est-ce qu'il est en train de faire
sauter des tabous ? On a parlé tout à l'heure de la présomption de légitime défense des policiers. On va parler de l'aide médicale d'État. Il parle du délit de séjour irrégulier, de délit, n'est-ce pas ? Ça a été débattu lors de la loi immigration. Est-ce qu'il est en train de faire sauter les tabous que la droite classique prenait avec prudence ? Oui, si. Ah, si, si, moi, je pense.
Pour vous, c'est
complètement inespéré ?
Pas la
droite.
Ça fait juste 12 ans que la droite ne l'a fait sauter.
Bruno Retailleau,
c
'est un des artisans principaux du fionisme. C'est la droite qui n'a pas peur d'assumer ses positions, de dire « je ne reculerai pas devant vos accusations ». C'est cette droite-là, le fionisme. C'est d'ailleurs, il me semble, Bruno Retailleau qui pousse François Fillon à écrire son livre « Vaincre le terrorisme islamique ». Déjà, tout ce que dit Bruno Retailleau, il le pense, il le pense sincèrement, et il ne reculera pas, puisqu'on voit déjà que ça fait polémique,
il
ne reculera pas devant ça. Je le crois.
Ce que vous
soulignez
est très
important, c'est l'aspect de bataille culturelle. On va parler du détail des mesures, mais il
y
a chez lui, qu'on l'aime ou qu
'on
ne l'aime pas, cette idée d'une bataille culturelle que, si on est de droite, on assume d'être de
droite. On ne s'excuse
pas d'être de droite. Oui, justement, moi, ce qui m'a beaucoup frappée dans son discours, quand il a parlé
de l'ordre trois fois, il a dit l'ordre, sécurité pour les plus faibles, etc. Il a dit l'ordre frontière, on va en parler tout à l'heure, d
'immigration,
et l'ordre dans les esprits. Et ça, ça veut dire quoi ? Ça, ça veut dire que, manifestement, pour lui, il estime que l'une de ses missions,
c
'est de redonner au fond des repères dans une société que tout le monde dit déboussolée. Et ça fait référence, à mon avis, à ce qu'avait dit d'ailleurs le géographe Christophe Guilu, à une époque, qui parlait d'insécurité culturelle. Laurent Bouvet.
Laurent Bouvet,
insécurité culturelle, ça
fait référence à tout ça. Donc, effectivement, ça veut dire aussi travailler sur les
valeurs.
Et
il faut rappeler que Bruno Retailleau, lorsqu'il était un proche de Philippe de Villiers, il était au mouvement pour la France, et il y a eu aussi le mouvement pour les valeurs.
Vous rappelez de
Villiers, n'est-ce pas, sur ce plateau, il y avait Emmanuel de Villiers. On voit à quel point cette droite, très assumée, qui n'est pas RN, Emmanuel de Villiers disait, les RN sans doute sont jaloux, ils sont inquiets. Alors, rassurez-vous, je ne suis ni jaloux, ni inquiet. Je suis au contraire très heureux que nos idées progressent à cette vitesse, que ce que pensent aujourd'hui trois quarts
des Français... Attendez, c'est pas
vous qui avez inventé ces idées-là,
vous
savez très bien. Je pense que nous avons eu le courage de les porter quand les autres se cachaient, notamment la droite. Lorsque vous parliez d'immigration, ils allaient se cacher sous l'armoire. Quand vous parliez d'ordre dans les rues, ils devenaient tout rouges, parce qu'ils avaient peur du regard de la gauche. Nous n'avons jamais eu peur de ce regard-là. Nous avons parlé d'immigration.
Ils sont en train de
marcher sur vos plates-bandes. Nous avons parlé d'immigration, rappelez-vous, lorsque évoquer le simple mot d'immigration vous valait un monceau d'insulte. Donc, nous avons eu le courage de le faire. Que d'autres le pensent et osent le dire aujourd'hui, tant mieux, c'est la bataille culturelle et clairement nous l'avons gagnée. Maintenant, il y
a
la bataille des actes. Alors, moi, je veux bien croire à la sincérité de M. Retailleau. Mais alors, chiche, quand nous allons proposer de remettre des peines planchées, j'espère que son gouvernement votera. Quand nous allons proposer de renvoyer les criminels et les délinquants étrangers à l'Assemblée nationale, j'espère que le gouvernement dont il fait partie le votera. Quand nous allons, nous, probablement aussi, proposer la fin de l'AME, l'aide médicale d'État, c'est-à-dire les soins gratuits, open bar pour les migrants clandestins.
Lui dit
réforme. Il dit pas suppression, il dit réforme. Alors, nous,
on
veut le remplacer par autre chose.
C
'est ce qu'il appelle réforme, en fait, et c'est à peu près la même chose. Nous verrons bien s'ils seront à l'appel des actes, si on va passer du clairon à l'action. Et vous n'y croyez pas ? On a vécu Darmanin, on a vécu Sarkozy. Depuis Pasqua, que vous avez eu la gentillesse de citer tout à l'heure, on n'a pas vu ça. Pasqua qui disait aussi, il n'était pas le seul, les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent. Pour l'instant, je vois bien que certains ont aimé les promesses. Moi, honnêtement, j'y crois peu. Mais vous faites référence au RPR. C'est vrai que le RPR de l'époque, qui a bien des égards, d'ailleurs, correspond sur certains thèmes ou RN d'aujourd'hui.
Il faut dire les choses franchement. Mais le RPR de l'époque est-il en quelque sorte de retour
?
De toute façon, là, il y a effectivement un retour de la droite dure, beaucoup plus dur. Et moi, je serais assez d'accord avec ce que vient de dire M. Giacobelli. C'est-à-dire qu'effectivement,
il
y a... Comme Zemmour, d'ailleurs, a gagné culturellement avec l'Union des droites. Il est mort politiquement, mais il a gagné culturellement. Effectivement, vous avez gagné culturellement et jamais la France ne s'est autant droitisée. Jamais on a
autant osé, là, depuis en tout cas 15 ans, dire des choses aussi fermes sur ces questions d'immigration, sur la présomption de légitime
défense, sur la suppression de
l
'AME, qui, pour moi, sont autant d'inepties les unes que les autres. Mais en tout cas, il est certain que le combat culturel a été gagné par le Rassemblement national. La question qui va se poser à vous, c'est est-ce que vous allez voter pour soutenir Bruno Retailleau dans ces réformes qui, finalement, vous conviennent ? Ou est-ce que vous préférez vous positionner, comme au fond, pour 2027, et laisser passer cette chance qui serait la vôtre de faire passer ces réformes
?
Je réponds très vite. S'il nous fait des projets de loi qui vont dans le sens de ce qu'il a dit et de ce que nous voulons, nous les voterons. Écoutez, écoutez, M. Retailleau, sur le... Vous parliez de l'ordre dans les esprits. Quand il parle, au-delà des mesures policières immédiates, de la fermeté, de la fermeté, il parle notamment de la protection des Français de confession juive, en des termes extrêmement forts.
Tous
ensemble,
nous
devons avoir
le
courage de la fermeté,
le
courage
d
'une juste fermeté.
Pour le
colligien tabassé,
pour
la jeune fille violée,
pour
la veuve du gendarme endeuillée,
pour
nos compatriotes qui, à raison de leurs origines, de leurs couleurs de peau,
de
leurs croyances, sont menacées. Je parle
et
je pense
tout
particulièrement
à
nos compatriotes juifs.
Nous
ne devons rien,
absolument
rien laisser passer.
A
-t-il
raison
de sonner l'alarme sur l'urgence à ce point-là, Arthur Bernard ? Ah oui,
je
crois qu'il le fait d'ailleurs depuis longtemps. Il le fait depuis sa position de président du groupe LR au Sénat depuis de longues années. Donc oui, maintenant qu'il est en responsabilité, heureusement qu'il sonne l'alarme et puis heureusement qu'il s'engage, qu'il promet qu'il va appliquer ce pourquoi il a fait sa notoriété depuis plusieurs années au sein d'un électorat de droite qui l'attend au tournant. Pour donner cet exemple tellement spectaculaire, c'est Elisabeth Shepard-Sellam qui disait sur notre plateau, spécialiste américaine politique, etc. Et elle a fait l'expérience elle-même qu'enseigner la Shoah en France, c
'est
incroyable, c
'est
une évidence historique, et compliqué pour un certain nombre d'enseignants.
Ça
veut dire que l'ordre républicain n'arrive pas à s'exercer dans le pays de Badinter, dans le pays de Simone Veil. Enseigner
la Shoah, c
'est déjà devenu ambitieux aujourd'hui dans un pays où il y a certaines classes où on ne peut même pas montrer un dessin. Enfin je veux dire, enseigner la Shoah avec les images que l'on associe à cette période tragique et ignoble, ce serait déjà ambitieux. Sachant que, rappelons, Samuel Paty, Dominique Bernard, ce sont quand même des gens qui ne peuvent pas montrer un dessin dans certaines classes.
Est-ce que ce n'est pas
un constat de démission terrifiant de se dire que c'est comme ça
? Si,
absolument, et c'est pour ça qu'il est urgent qu'un ministre remette, vous avez parlé de bataille culturelle, d'ordre dans les esprits. Oui, il fallait qu'il y
ait
un message d'autorité. L'autorité est de retour. Je pense qu'on a eu tort, il y
a
quelques semaines, il y
a
quelques mois, de se moquer de Gabriel Attal qui voulait que les élèves dans les classes se lèvent lorsque le professeur rentre dans la classe. On a eu tort de s'en moquer parce qu'il faut rétablir en France le respect de l'uniforme, le respect de l'autorité.
Mais moi,
le problème, ce n
'est
pas qu'il l'ait dit, ça, Gabriel Attal, le problème, c'est qu'il est resté moins de six mois ministre de
l'éducation
nationale, qu'après, il y
a
eu Oudea Castera qui est resté
moins d'un mois, qu'après,
il
y a eu Mme Belloubet qui est resté moins de sept mois.
Donc, si vous voulez, moi, le
problème,
il
est là. Si
on parle de l'éducation nationale,
et
on sera un petit peu hors sujet, donc je vais faire court, c'est surtout qu'Emmanuel Macron, et c'est là qu'il est fautif et qu'il a eu tort, c'est qu'Emmanuel Macron est passé de Jean-Michel Blanquer, qui est le détenteur du record de longévité au poste, à Pape Ndiaye, qui est le profil absolument inverse. Et récemment,
on
est passé, initialement, c'était Annie Gennevar, qui était pressentie, qui a
été professeure de français, vice-présidente de l'Assemblée nationale, etc., qui était pressentie pour le ministère de l'Éducation. Et sous la pression de Gabriel Attal, on a entendu ensuite
parler
de Violette Spilbou, et puis finalement, on se retrouve avec comme
ministre,
quelqu'un qui était à la Commission de la Défense. Écoutons ce que dit dans un autre dossier, celui de la migration, de l'attraction de la France pour les migrants irréguliers, en des termes tout à fait inédits, le nouveau ministre de l'Intérieur, sur la réforme de l'aide médicale d'État. Ça a été un des dossiers les plus explosifs, notamment, on a parlé de la loi de migration. Va nous rejoindre Bruno Milienne sur ce plateau. Bruno Milienne, la voix centriste, et ce sera très intéressant de vous entendre, parce que vous êtes un grand défenseur de l'aide médicale d'État. Merci beaucoup. Rejoignez-nous. Merci beaucoup Bruno Milienne. Bonsoir. Bonsoir.
Je me rappelle vous avoir entendu, en des termes extrêmement émus, sur le sort de ceux qui doivent bénéficier, disiez-vous, de l'aide médicale d'État. Elle sera réformée. En tout cas, c'est une forme d'engagement qu'a pris tout à l'heure à la
antenne du TF1,
répondant à Gilles Boulot, le nouveau ministre de l'Intérieur.
Par
exemple, je vais étudier, y compris sur l'AME, puisque mon prédécesseur, un
certain nombre
d'État, voilà, exactement, on a un souci, c'est que nous sommes un des pays européens qui donnant le plus d'avantages. Et moi, je ne veux pas que la France, voyez, se singularise.
Que
la France soit le pays le plus attractif d'Europe pour un certain nombre de prestations sociales d'accès aux soins. — Vous la réformez ou vous la supprimez ?
—
On la réforme. — En aide médicale
d'urgence,
c'est ça
?
— À l'époque, c'est cela, exactement. Il s'agissait de passer, comme font les pays européens, sur l'urgence, et pas non plus une situation où il y avait un accès trop débridé.
—
Oui. Bruno Milienne, c'est justement ce que vous craignez, qu'on
touche
à l'AME.
— Les déclarations de Bruno Rotaillou à ce niveau-là, non seulement je les craignais, mais elles m'étonnent en plus, parce qu'il y a eu un rapport qui a été commis, notamment dans un des co-rapporteurs, c'est M. Stefanini, qui n'est pas réputé être ni un centriste ni un homme de gauche, qui dit que l'AME, non seulement ça ne résoudra pas les problèmes financiers de la supprimer, puisqu'on le sait bien, je crois que c'est 0,5% du budget de la santé, ça, d'une part, et d'autre part, ce n'est absolument pas une pompe aspirante. Donc il
y a
un moment... Mais écoutez, lisez les rapports, M. Jacobelli. Ce sont des gens qui ne sont pas de chez moi qui les ont faits, mais c'est pas vrai. —
Mais écoutez, c'est pas vrai. Et dans la réalité des faits,
il se passe
quoi
? Vous croyez que nos urgences des hôpitaux français vont laisser à la porte tous les gens qui sont malades
sans les soigner ? Bah alors
! Donc arrêtons,
arrêtons... — Voilà, avant d'en venir à ce qui est praticable, pardon. — Ça, ce sont des paroles de démagogues et
populistes.
— Vous dites qu'il est démagogue, Bruno Rotaillou ? — Ah oui, j'ai pas de problème là
-dessus. Sur l'AME, j'ai toujours défendu. Ça ne sert à rien... —
Mais
quand le ministre dit que les migrants illégaux savent que la France est le pays le plus aidant en matière d'AME, et donc ça les attire, pourquoi dit-il faux ? D'après vous... —
Mais non !
C'est faux
!
Mais
non, c'est faux ! — Vous nous dites que c'est faux d'une manière
comme ça...
— Dans le rapport
de Stéphanini, vous voulez...
—
Oui.
Dans le rapport... Il faut quand même savoir que dans le rapport de M. Stéphanini et de Claude Évin, ancien
ministre
socialiste, il était effectivement écrit que ça n'était pas une pompe aspirante, mais qu'en revanche c'était une incitation à ceux
qui
étaient sur le territoire français à y rester.
—
Oui,
à y rester, mais il faut pas être
aspirant. — Non,
mais
juste pour préciser les choses. Voilà.
—
Mais
donc ça revient... — Alors, Victor Hérault... — Non, non ! — Les uns après les autres. — Les uns après les autres. — Attendez, s'il vous plaît pas,
ça les fait rester. —
Voilà.
— Le résultat pour la France est...
—
Ils viennent pas pour se faire soigner, monsieur, soyez sérieux. — Mais qui viennent...
— Ils viennent
parce qu'ils sont dans des situations dans leur pays qui sont catastrophiques.
— D
'accord. — Ils arrivent en France en espérant trouver une terre d'asile qui est de moins en moins une terre d'asile. — Pourquoi ? — Mais parce que c'est... —
Parce qu'on a plus les moyens,
monsieur. — Parce qu'on
peut
-être qu'on a plus les moyens. —
Mais
donc
on peut plus être une terre d'asile si on n'a plus les moyens. — C'est de moins en moins une terre d'asile
et ils restent parce qu'ils peuvent se faire soigner. Et
bien,
encore heureux qu'on ait un peu d'humanité dans ce pays.
— Mais monsieur, c
'est pas une question d'humanité avec des grands principes comme ça. On peut tout faire, mais à la fin, on ne fait rien. Et surtout, on court la catastrophe. Vous me dites, et vous l'admettez vous-même, peut-être qu'on est moins accueillants parce qu'on a moins les moyens. Mais justement, notre générosité
est limitée par nos moyens.
—
Et c'est pas comme ça qu'il faut voir le sujet ? — Mais
évidemment que si.
—
Non, c'est pas en supprimant l'AME, vous allez empêcher.
— Nous
comprenons
pourquoi
ce soir nous allons dans le mur. Économiquement, culturellement, etc. S'il faut dire non, il suffit juste d'être humain, mais ne comptons pas ce qu'on a, ne voyons pas les moyens qu'on a à disposition et ne voyons pas les politiques qu'on peut appliquer ou qu
'on
ne peut pas appliquer, évidemment qu
'on
fera n'importe quoi. — Soyons honnêtes. Ce que dit M. Rotaillou, c'est que le problème, dit-il, c'est que la France soit plus généreuse que les autres pays d'Europe. Donc ça crée un déséquilibre.
— Je
voudrais pas attendre. Simplement, c'est vrai qu'on peut être manichéens dans ce débat. Il se trouve qu'il y a certains médecins qui disent en effet que l'AME peut être précieuse à certains égards. Bon. — Bien sûr. — Simplement, M. Millienne, j
'ai
une question pour vous. Est-ce que vous en avez parlé avec Emmanuel Macron, qui est quand même pas, je crois, membre du Rassemblement national jusqu'à nouvel ordre ?
— Non,
non,
non.
— Parce qu'Emmanuel Macron, en 2019, donc pas hier, pas avant-hier, il y a quasiment un quinquennat, Emmanuel Macron, il avait appelé, vous savez, à revoir le panier de soins de l'AME. Donc je crois qu'a priori, et ça n'a pas été fait depuis, je crois qu
'a priori, Emmanuel Macron lui
-même considère qu'aujourd'hui, l'aide médicale d'État est un petit peu trop généreuse, manifestement. En tout cas, si j'en crois ce que dit Emmanuel Macron, et je suis un petit peu naïf comme garçon dans la vie,
il a l'air de penser
que le panier de soins est trop généreux, qu'il faut le revoir plutôt à la baisse, pardon, j'ai pas précisé, mais évidemment, il veut pas le dilater encore davantage. Donc il veut le restreindre. S'il veut le restreindre, c'est qu
'il
y a sans doute une raison. Peut-être, je vous pose la question, est
-ce
que vous en avez parlé avec
lui ? — Alors vous n'oubliez plus Laurent Jacobin. — Non, j'en ai pas
parlé avec Emmanuel Macron. Enfin, Emmanuel Macron ne me parle pas en direct. — Pourquoi
?
Il parle à beaucoup de monde en
direct. —
Oui, mais
pas forcément à moi. Voilà.
Qu'il y ait une réduction, qu'il y
ait
une étude du panier de soins, ça, il n
'y a
pas de problème. — Le problème,
déjà.
— Non, le problème, simplement, c'est que même si vous réduisez le panier de soins
pour
des maladies qui ne seraient pas prises en charge par le panier de soins, je pense que le corps médical soignera quand même ces gens-là. Parce que c'est dans le serment d'Hippocrate. Tout simplement. Et que vous allez désorganiser avec de la paperasse supplémentaire les hôpitaux et vous allez créer encore plus de déficit sur les hôpitaux.
— Pourquoi avoir créé la ME ? — Pour pas que ça repose sur les hôpitaux.
Pour pas que ce financement repose sur ces hôpitaux, c'est ça.
— Oui, c'est ça. — C'est ça,
la
ME. — C'est une
mesure qui, quand même, est défendue par le Rassemblement national. Pourquoi est
-ce
qu'on propose ça ? C'est évidemment pas par inhumanité. Évidemment, et je vais être très clair avec vous, si un migrant clandestin ou pas clandestin a une maladie mortelle sur le sol français, nous ne demanderons jamais à aucun hôpital ou à aucun médecin de ne pas le soigner jamais de la vie. Ce que nous ne voulons pas, c'est que dans l'offre qui est faite aux migrants par les différents pays européens, l'offre française soit la plus généreuse en matière de logement, en matière de santé, en matière judiciaire.
Nous voulons aussi qu'on ne demande pas en même temps aux Français de ne plus se faire soigner les dents, de dérembourser un certain nombre de soins et de dire si vous avez violé la loi, si vous êtes illégalement en France, alors vous, vous serez soigné de tout et gratuitement. Il y
a
aujourd
'hui un déploie de mesures
qui n'est plus acceptable et qui est une préférence étrangère.
Et évidemment, il faut agir.
Au-delà de cette mesure, est-ce qu'on assiste à un changement d'époque dans la bouche du ministre d'Intérieur ? Il a donné aussi une thème au Figaro à paraître demain chez vous ? Absolument. D'ailleurs, déjà en ligne sur le site du Figaro, j'invite ceux qui ne sont pas devant le venteur du TF1 à se connecter sur le Figaro.
Le service après-vente du TF1 est très... En même
temps, en même temps.
Et
il a des mots extrêmement durs sur le sujet, extrêmement déterminés en tout cas. L'immigration, ça c'était... Il dit l'immigration, trop c'est trop. C'est sa formule. Et il a déclaré aussi, quand elle n'est pas maîtrisée, elle n
'est
une chance pour personne, ni pour la France, ni pour les immigrés. Le vrai sujet, c'est le nombre. Trop, c'est trop. Il parle de l'immigration massive.
Il
rejoint là où Michel Barnier s'inscrit plutôt dans les traces d'Emmanuel Macron en parlant d'humanité et de fermeté, sans que l'on ne sache jamais vraiment ce que ça veut dire, si ce n'est l'inefficacité. Bruno Retailleau, je crois qu'il s'inscrit dans une autre doctrine, qui est celle d'accueillir moins pour accueillir mieux. Je crois que celle-là est plutôt louable, et je crois que tout le monde sera d'accord avec cet objectif, qui est le sien, et qu'il pourrait appliquer enfin, puisque je crois que
c
'est celui de beaucoup de
ses prédécesseurs aussi. Est-ce qu'il y a une forme de
répartition des rôles ? C'est-à-dire, on a vu, on l'a compris hier avec Bercy, que côté Bercy, il
y
a une ligne, au fond, assez de continuité avec les macroniens, et qu'en revanche, là, ce sera un bastion de la droite classique LR. A
condition
que la place Vendôme, la chancelerie, le garde des Sceaux, le ministre de la Justice, le permette. D'ailleurs,
ce soir, c'était très intéressant. Il y
a
l'article
30, quand même, du code de procédure pénale, je crois, qui indique que le ministre de la Justice donne des directives et donne des directions. Donc, s'il dit, allez-y, moulons, les gars, parce qu'il n
'y
a plus de place en prison, les magistrats iront dans ce sens. S'il dit,
au
contraire, appliquer une stricte fermeté, appliquer strictement les peines, c'est ce qui sera fait. Donc, arrêtez de
nous faire
croire...
Le
taxisme est inévitable. On
va revenir sur un sujet,
M. Jacobelli,
je
suis désolé de l'amener sur la table, on
va revenir sur le sujet
des places de prison. Il en faut beaucoup. Oui,
d'accord. Alors, comment vous... Non, mais non, je ne vais
pas
rentrer dans un débat
technique. Comment se fait-il, M. Jacobelli, à ce moment-là, quand on réclame des places de prison, qu'on trouve des sites, après en avoir étudié des centaines, qu'on trouve un site, tous les élus de droite, y compris les vôtres, ne les veulent pas sur leur territoire. Et les élus de gauche. Et les élus de gauche. Mais peu importe, les élus de gauche, ça fait partie de leur mantra. Ils préfèrent la prévention à la prison. Donc, vous ne pouvez pas dire à l'Assemblée nationale, on veut plus de prison. Et au
local, dire on
n'en veut pas. Si, il
faut des
contre-propositions, par
exemple.
Lavez
votre lachat en famille. Et que
ça leur permet de ne pas aller...
Y a-t-il, pardon, un
changement de culture politique ? Écoutez cette séquence. On l'entendait tout à l'heure, M. Retailleau, de 1997. On peut rapprocher un peu le temps. On est en 2023. Ce n
'est
pas au siècle dernier. Et M. Retailleau parle de la colonisation. Et c'est une des séquences qui donne sa couleur politique qu'on approuve. Qu'on la désapprouve. Chacun jugera ici. Où il a sur la colonisation des propos extrêmement balancés en disant attention, le repentir perpétuel, la repentance, comme on dit dans le vocabulaire maintenant, ça n'est pas bon. Et il fait même un bilan de la colonisation en disant il y a eu des ombres, il y
a
aussi eu des lumières. Écoutez-le.
Quand
je me rends d'Afrique, souvent, on ne me dit pas ça. On me dit qu'ils attendent une France qui soit une France qui ne soit pas repentante, vous voyez. Ils attendent une France qui soit forte. Et dans la culture africaine... Qui
assume
? Et qui assume. Le temps de la colonisation ?
Mais
qui assume. Parce que la colonisation, c'est bien entendu des heures qui ont été noires, mais c'est aussi des heures qui ont été belles, avec des mains tendues, etc. Voilà. J'aimerais vraiment votre réaction. Est-ce que le fait que cet homme soit mis d'interroge vous fait plaisir, parce que
vous
dites,
voilà,
au moins c'est la clarté d'une droite qui s'assume, ou est-ce que ça vous gêne
? C
'est pas moi qui faut regarder.
On demande. C
'est
un plaisir.
Pardonnez-moi. Darius, vous êtes vraiment provocateur. Mais là, ce que je viens d'entendre sur la colonisation, il est bramanton. Qu'est-ce que vous
voulez
que
je
vous dise ? Bon, déjà... C'est pas possible.
Expliquez pourquoi.
On entendra le point de vue.
Il vient de dire qu'en fait, il y
avait
des bons côtés dans la colonisation. On
est d'accord
?
Ça se débat ?
Oui, non, ça se débat pas.
Ça se débat pas. C'est un problème. Non, c'est un crime pour
l'humanité.
C'est le problème. Ça peut se débattre.
Non, ça se débat pas. Et... Franchement, non. Ça se débat pas.
Donc,
repentir. Il faut se repentir. On ne
peut
pas fermer la discussion comme ça en disant simplement ça se
débat pas. Écoutez,
en fait, oui, on peut dans ces cas-là voir tous les flux financiers qu'on a tirés, toutes les situations, excusez-moi, je suis un peu émue, épouvantales, dans lesquelles on a mis ces femmes et ces
hommes
pendant
des décennies. On
peut effectivement se poser la question de la façon dont effectivement aujourd'hui on est toujours peut-être dans le repentir avec certaines de nos anciennes colonies parce qu'on n'a pas été capables effectivement d'établir des liens d'égalité
avec elles. Ça, on peut se poser toutes ces questions-là. Mais
dire qu'en fait, il y a des bons côtés... Il y a des bons côtés maintenant.
Non, il n
'y
a pas de bons côtés. En fait, le bon côté, il a été pour nous. Et ça, on peut se réjouir. Le temps que ça a duré,
on a eu des bons côtés. Effectivement, on a vécu sur la bête. Écoutons tous les avis. C'est
vraiment intéressant parce que, écoutons tous les avis. Victor Hérault, pourquoi vous vous dites oui, ça se débat ? Sans forcément... Alors,
je
ne
vais
pas m'éterniser sur le débat de la colonisation, mais il faut quand même discuter.
Non,
mais si
on met dans la balance le négatif, on peut
mettre... Oui, donnez votre avis. Il
y a des points positifs,
certes, mais il n
'est
pas seulement négatifs non plus.
Il
y a des points positifs, des points négatifs. Il y a beaucoup de villes et de villages dans lesquels vous pouvez aller en Afrique où il n'y avait pas un hôpital avant que la France arrive. L'Algérie, avant que la France arrive, ça n'existait pas. Ça n'existait pas. La France crée l'Algérie. Qu'il y
ait
un problème et qu'il y ait eu des problèmes parallèles ou liés totalement, c'est vrai. Et qu'on puisse se repentir
pendant une certaine période, c'est vrai
aussi. C
'est possible aussi. Mais on ne peut pas simplement dire que c'était négatif. Le verrou mental que fait sauter Bruno Retailleau, que je trouve très intéressant, c'est l'immigration,
il
ne dit pas c'est mal, il ne dit pas c'est bien, il dit ça dépend. Trop c'est trop, il y
a
une question de quantité, il y
a
une question de qualité, d'où et combien. Ce sont les deux questions à se poser quand on parle d'immigration. Et il a cette phrase, une immigration non maîtrisée, c'est mal. Oui, l'immigration c'est comme le vent, je prends souvent cette analogie-là. Un vent non maîtrisé, une bourrasque, une tempête, c'est négatif. Une bise pour faire tourner un moulin, c'est positif.
Mais qui dépend de la quantité de la qualité ? Parce que là,
on est vraiment dans cette logique, n'est-ce pas, de l'Occident ? Est-ce que l'Occident doit être uniquement dans le repentir, considérant par exemple qu'il ne fait que répandre le mal ? Ou effectivement, comme le dit Bruno Retailleau, c'est la position qu'a défendue aussi Nicolas Sarkozy parfois, l'Occident a aussi amené au monde quelque chose qu'il ne doit pas regretter. Je crois qu'en tout cas, il est heureux que Bruno Retailleau ne reprenne pas les propos d'Emmanuel Macron, dont lui-même est revenu sur la colonisation française en Algérie, dont il avait parlé, souvenez-vous, en 2017, comme d'un crime contre l'humanité.
Je crois que cette phrase-là n'en est plus question dans aucune bouche, et je crois que c'est heureux. Ensuite, Bruno Retailleau a fait sauter ses verrous lorsqu'il était président du groupe LR au Sénat. Ce qui va être intéressant, c'est est-ce qu'il maintient ses propos en tant que ministre
de l'Intérieur ? Il a dit qu'il allait sauter aujourd'hui. On en a
parlé tout à l'heure, la présomption légitime défense des policiers, qui était un verrou pour une partie de la droite, il le fait sauter. Ce n
'est
pas seulement
Retailleau qui a fait sauter les verrous là-dessus, c'est aussi Emmanuel Macron lui-même, qui effectivement, après avoir parlé de crimes contre l'humanité sur la colonisation au moment de sa campagne de 2017, a ensuite, lors de son
second
quinquennat, je crois, au début, il a parlé de rente mémorielle
à propos des
Algériens.
Reprenons
les propos de Benjamin Stora qui dénonçait le
régime algérien. Laissez
le
point
algérien de côté, ça
c'est l'affaire des Algériens, mais l'affaire des
Français. Est-ce que oui ou non, quand on a ici une opinion de droite aussi
assumée, est-ce que ça vous fait plaisir ? La repentance, les
dégâts de la repentance française, on les mesure avec la troisième génération d'immigrés venus d'Algérie. Donc, mine de rien, ce problème, il ne faut pas tout à fait le laisser de côté, puisque qu'on soit en 2001, lorsque la Marseillaise est sifflée au Stade de France lors d'un match qui se voulait amical et qui n'avait rien d'amical à part le nom et peut-être les 20 premières minutes. Donc, la question algérienne, elle est très importante. Emmanuel Macron s'était fait fort lorsqu'il s'est lancé de réconcilier les mémoires françaises, à commencer par cette question. Il a échoué absolument là-dessus, parce qu'il est rentré dans le débat par de
la repentance. Mais là, ce
n
'est
pas le sujet d'Emmanuel Macron,
c
'est vraiment... C
'est le président de la République jusqu'à le nouvel ordre.
Écoutez, il y a eu une Europe qui a colonisé, je pense que la France en a fait partie. Elle n'a pas été la pire des nations dans cette opération, mais honnêtement, avec un principe qui m'est cher et qui nous est cher, c'est la liberté des peuples et leur libre droit de disposer d'eux-mêmes. Évidemment, ce n'est plus tolérable d'imaginer la colonisation. Pour autant, quand on a dit ça et qu'on a fait ces constats historiques, qui n
'est
pas toujours glorieux pour nous, la repentance est un mal terrible. Parce que cette repentance, elle nous permet finalement d'excuser tout. L'immigration massive aujourd'hui, c'est aussi un effet de la repentance. Et à vouloir condamner d'un côté la colonisation, on accepte que d'autres arrivent chez nous avec leurs mœurs et nous les imposent. C
'est
inacceptable aussi. Donc, il ne faut pas que ça nous anesthésie. Moi, j'ai ce souvenir de M. Darmanin, un genou à terre avec une gerbe devant un monument des terroristes du FLN. C'est inacceptable. C'est inacceptable.
Donc, reconnaître
les erreurs du passé, c'est une chose normale. Vivre en se flagellant en permanence et en acceptant que nous soit imposée à nous une immigration parfois inacceptée et inacceptable, alors il y
a
une limite qu'il ne faut
pas s'encherche. Un mot
court encore, de Victor Hérault puis de Bruno Millienne, les deux avis. Vraiment, en une phrase, si on considère qu'il
y
a un coupable et une idée coupable de la colonisation qui devrait se repentir, est-ce que ce ne serait pas l'universalisme des Lumières, lui-même qui découle de l'universalisme catholique, mais c'est cet universalisme-là qui nous a poussés à aller dans d'autres pays pour dire nous allons devoir coloniser à portée de la civilisation. Pardonnez-moi, c'est
exactement la gauche des Lumières.
Rappelons, Jules Ferry,
de
gauche, François Mitterrand, de gauche,
qui
signait,
enfin, qui était très économe, pardon, la France
6,
mais tout ça, François Mitterrand, il était un peu détendu sur la gauche.
Formellement de gauche, je rappelle que sur les grâces, pour les condamnés à mort à la guerre de l'Algérie, je crois qu'il y avait, enfin, qu'il y avait 45 ou 48, il était très économe en grâces.
Oui, il y
refusait tout.
Pour moi, vous mélangez un petit peu deux sujets qui sont différents. Moi, j'ai eu la chance de vivre à l'étranger toute mon enfance. Passer par l'Asie du Sud-Est, la Côte d'Ivoire et le Maroc, je ne vous cache rien. Il y a des colonisations qui se sont, entre guillemets, bien passées, où les gens se sont respectés et ont travaillé ensemble, et il n
'y
a pas de problème. Vous allez au Cambodge, vous êtes accueillis, les Français, extraordinairement. Vous allez au Laos, vous êtes accueillis extraordinairement. Vous allez en Côte d'Ivoire, c'est déjà un peu moins bien. Au Maroc, vous êtes très bien accueillis. C'est un protectorat. Mais il y avait quand même une partie qu'on pouvait considérer de colonisation. Le fait que quand les gens viennent chez nous,
ils
ne respectent pas nos valeurs, ça, c'est un problème d'éducation et de civilisation. Ce n
'est
pas un problème de colonisation. Mais voilà.
Mais non, mais la repentance, rien du tout. Vous pouvez
vous repentir d'avoir fait des actes
graves.
Je suis désolé. Vous pouvez reconnaître d'avoir commis des actes
illiables. Mais tout le monde en connaît, Bruno Taillot. Elle n'est pas ensemble,
pas ensemble, pas ensemble. Est-ce que ce n'est pas de la colonisation ? Bah si,
on est d'accord. Et ce
qu
'on est d'accord. Donc ce n'est pas un problème d'éducation
et de civisme et non pas un problème de colonisation.
Arthur Berdard, allez, non, mon relation, Berdard. D
'intégration.
Notre problème, c'est
un problème d'intégration,
pas d'intégration. Bruno Taillot
lui-même, dans l'extrait qui a été diffusé, reconnaissait ce qui devait être reconnu comme ayant été de la part sombre de la colonisation. Je crois simplement que la repentance dont parlait Darius Rochemin ne porte jamais sur le pays que vous avez cité. Vous avez cité le Cambodge. Je n
'ai
jamais entendu aucun homme politique ou femme politique de quelque camp que ce soit
se repentir sur la question du
Cambodge. En revanche, le repentir, il est permanent et constant sur la question algérienne.
Je crois qu'Emmanuel Macron
a insulté la mémoire de milliers de harkis, de pieds noirs, et que sais-je, par ses propos en 2017, qu'il a lui-même regretté, dont il est lui-même revenu. Je pense que cet épisode-là montrait bien qu'il fallait fermer la parenthèse
de la repentance. La repentance sur la guerre d'Algérie doit
arriver parce qu'on a fait des choses absolument ignobles pendant la guerre d'Algérie. Des deux côtés.
Des
crimes de guerre, des deux côtés. Ce
qui
s
'est
passé avant...
La France
reconnaît toutes ses erreurs.
Le
régime algérien, pour l'instant, ne reconnaît
absolument rien. C'est le régime
algérien, vous n'allez pas... Bruno Milienne et Arthur Berda, avançons, puisqu'il se passe des événements ce soir. Il y
a
des développements de dernière minute extrêmement graves au Liban. Le Liban est-il, tout le Proche-Orient est-il en train de basculer dans une guerre de très haute intensité ? Vous allez nous l'expliquer, Émilie. Mais d'abord, vous nous rejoignez sur ce plateau. Nos invités, merci
beaucoup à vous.
Merci d'avoir
été avec nous. Merci
Bruno Milienne, Laurent Jacobelli, Arthur Berda. Merci à Isabelle Saporta, Carole Barjon, à vous Victor Hérault. Et vous nous rejoignez.
On
a une
équipe toute neuve.
Laurent Jacobelli