Moyen-Orient, RN, Algérie: entretien avec Jean-Noël Barrot
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:20OuverteRéponse directe
Réaction à l'annonce israélienne d'opérations terrestres au Liban ?
- 1:04OuverteRéponse directe
Avez-vous envoyé un message à Israël ce matin ?
- 1:48OuverteRéponse partielle
La page est-elle tournée avec Israël depuis la reconnaissance de la Palestine par la France ?
- 2:31OuverteRéponse directe
Une visite du président Macron en Israël est-elle envisagée ?
- 3:14OuverteRéponse directe
Message du président Aoun sur des discussions directes Liban-Israël ?
- 3:59OuverteRéponse directe
Écho favorable des autorités israéliennes aux propositions françaises ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:20Fait
« Nous exhortons les autorités israéliennes à s'abstenir de telles opérations terrestres qui auraient des conséquences humanitaire majeur et qui agaveraient la situation déjà dramatique du pays. »
- 1:48Fait
« les Français en tout cas et le président et vous-même n'étiez pas les bienvenus. Est-ce que vous avez eu l'occasion de revenir discuter de cette crise entre les deux pays ? »
- 9:01Fait
« Ce n'était que la première phase d'un plan qui en comptait cinq. Il y a donc encore beaucoup de travail à faire pour restaurer l'autorité de l'État et le monopole des armes entre les mains de l'État. »
- 17:00Fait
« il faudra que ce régime consente à des concessions majeures, à un changement radical de posture qui permettent l'émergence d'une solution politique. »
- 22:08Fait
« nous avons l'intention de créer des ponts plutôt que de nous laisser entraîner dans une logique de confrontation de bloc à bloc. »
- 24:17Fait
« elle souhaitait que cesse le soutien de la France et de l'Europe à l'Ukraine. »
- 26:28Chiffre
« nous avons renouvelé les 2600 sanctions individuelles que l'Europe a prise depuis le début de cette guerre, que nous en avons ajouté d'autres. »
- 27:12Chiffre
« le prêt de 90 milliards d'euros que Marine Le Pen souhaiterait que nous ne fassions pas, bien nous allons le faire. »
- 30:07Fait
« nous entrons dans un monde dont le principal défi est la rivalité croissante entre deux superpuissances, la Chine et les États-Unis. »
- 39:35Fait
« nous avons réengagé un dialogue exigeant sur le plan migratoire et sécuritaire avec l'Algérie. »
Temps de parole
- ?100 %
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Je crois qu'il est dans l'intérêt d'Israël [musique] de saisir cette opportunité historique euh présentée par les autorité libanaises d'un dialogue de euh de haut niveau.
[musique]
Euh première question sur une réaction à l'actualité immédiate. l'armée israélienne, en tout cas le le ministre de la défense israélien a annoncé que l'armée avait l'intention de s'emparer d'une zone qui est en territoire libanais 30 km au nord du quelle est votre action à cette annonce de ce matin ? Nous exhortons les autorités israéliennes à s'abstenir de telles opérations terrestres qui auraient des conséquences humanitaire majeur et qui agaveraient la situation déjà dramatique du pays.
Et je veux aussi euh condamner avec la plus grande fermeté les propos du ministre Smotrich euh qui a évoqué la rivière litanie comme la nouvelle frontière au nord d'Israël, ce qui est euh évidemment une atteinte majeure à la souveraineté et à l'intégrité euh territoriale du Liban qui ne saurait être accepté. Avez-vous eu l'occasion de de d'envoyer un message ce matin dès ce matin suite à cette à cette annonce ou ou pas encore ? des échanges réguliers avec mon homologue israélien avec lequel je me suis entretenu longuement euh vendredi dernier à Jérusalem et c'est en cet esprit que je me suis adressé à lui. On va donc continuer sur Israël.
Le votre visite était la première depuis depuis très longtemps. Est-ce que la page est est tournée de la crise avec Israël depuis la reconnaissance par la France dans l'État de Palestine ? les les Français en tout cas et le président et vous-même n'étiez pas les bienvenus. Est-ce que vous avez eu l'occasion de revenir discuter de cette crise entre les deux pays et est-ce que votre visite augure une prochaine visite du président Makou ? Vous savez, ça fait des années que la la France et Israël dialoguent et en particulier sur les questions de sécurité lié aux menaces soulevées par la politique du régime iranien.
Euh par ailleurs, lors des crises précédentes, nous avons eu à dialoguer, négocier avec les autorités israéliennes, s'agissant plus précisément du Liban. C'était donc tout naturel pour moi après m'être rendu à Beyouth que d'aller à Jérusalem. Mais est-ce que Et quant à la relation entre la France et Israël, elle date de 1949 lorsque par une note verbale et je dirais qu'elle est plus ancienne encore mais sur le plan administratif et diplomatique, elle date de 1949 lorsque par une note verbale Robert Schumman reconnaissait l'état d'Israël et euh et et il y a rien de nouveau sous le soleil de ce point de vue-là. Est-ce qu'on peut dire qu'une visite du président Macron en Israël est envisagée ?
Je peux pas vous le confirmer à ce à ce stade. Mais est-ce que vous en avez discuté concrètement ? Nous avons discuté du Liban, nous avons discuté de de l'Iran et des des options retenues par le gouvernement israélien. Plus spécifiquement sur le Liban, est-ce que vous avez porté le message du président Aoun qui souhaite avoir des discussions directes avec Israël ?
Est-ce que votre homologue vous a donné des signaux de potentielle ouverture de est-ce qu'il est ouvert à cette possibilité et est-ce que vous avez évoqué ce qui avait été dit publiquement par le président Emmanuel Macron à savoir que la France est prête à accueillir des discussions sur le Liban à Paris si les deux partis le souhaitent. Est-ce que est-ce qu'il y a eu un écho favorable ou est-ce que vous n'avez pas évoqué ces ces deux points précisément ? D'abord euh je veux saluer les décisions et les actes euh des autorités libanaises.
le président de la République qui a euh proposé un un dialogue de haut niveau entre autorité libanaise et israélienne, ce qui ne s'est jamais produit jusqu'à présent, pour traiter du cesser le feu, de la question du désarmement du esbola mais aussi de la fin de l'état de guerre entre ces ces ces deux pays dont on espère qu'ils pourront coexister à terme de manière pacifique.
Je veux saluer les actes et les ou les déclarations et les actes du gouvernement libanais qui a déclaré la branche militaire dubola comme illégale et qui vient ce matin de prendre une décision courageuse en décidant de renvoyer l'ambassadeur d'Iran puisque en décidant de se joindre à la guerre, le Esbola pour soutenir l'Iran a entraîné le pays qui était en train de se remettre lentement mais sûrement des crises précédentes dans une guerre qu'il n'avait pas choisie. Il y a donc là une opportunité historique pour que entre le Liban et Israël des coopérations nouvelles puisse être établi.
Et j'ai donc invité les autorités libanaises comme euh les autorités israéliennes par l'intermédiaire de mon homologue à saisir euh cette cette opportunité et s'agissant des autorités israéliennes à s'abstenir euh d'opérations terrestres, de frappes sur les infrastructures, sur les zones d'encément peuplé sur le centre de Beou qui qui risquerait d'abord d'avoir des conséquences humaines et humanitaires. euh dramatique mais qui pourrait également peut-être repousser cette perspective que nous appelons de nos vœux, un dialogue de haut niveau entre ces deux pays. Là, avec la décision qui a été annoncée ce matin, il semblerait que le message ne passe pas côté israélien.
Comme vous dites, vous relevez les efforts du côté d'IBAN avec effectivement cette demande d'ex cette expulsion de l'ambassadeur iranien. Qu'est-ce que Qu'est-ce que ça dit ? Ça veut dire que les conditions crois qu'il est réunis pour de telles discussions.
[raclement de gorge] Je crois qu'il est dans l'intérêt euh d'Israël de saisir cette opportunité historique euh présentée par les autorités libanaises d'un dialogue de haut niveau, que cette opportunité doit être saisie le plus rapidement possible et euh et que les gestes récents de la part du gouvernement libanais montrent qu'il traduit ses paroles en acte et qu'il entend mener à bien ce qu'il a engagé depuis bientôt 9 mois, c'est-à-dire le désarmement du Esbola.
Et au fond, l'objectif pour le gouvernement israélien et le gouvernement libanais se rejoint, c'est de restaurer l'autorité de l'État libanais qui puisse disposer du monopole des armes pour assurer la sécurité sur l'ensemble de son territoire et pouvoir vivre en paix et en sécurité avec ses voisins. Mais pour l'instant, Israël ne semble pas aller sur sur ce cheminlà. Et quant au Hzbola, est-ce qu'il y a pas eu une erreur d'estimation en terme de désarmement quand on voit le nombre de missiles qui ont été lancés à l'encontre d'Israël ? Est-ce qu'il y a eu une erreur d'estimation ?
Est-ce que je me souviens lors du déplacement, vous disiez que Espola ne représentait plus de menace en tout cas pour le nord d'Israël ? Est-ce qu'il y a eu quelque part des informations qui ont manqué ? Et question complémentaire avec la Syrie. Est-ce que la Syrie peut aider dans ce processus de désarmement du Hzvol ? D'abord sur le processus de désarmement, il faut bien comprendre que l'adoption au mois d'août par le gouvernement libanais d'un plan de désarmement dubola est une décision historique à l'échelle des quatre ou cinq décennies passées pendant lesquelles lebola a disposé d'une emprise considérable sur le pays et sur sa vie politique.
Ensuite, sur le processus lui-même, ce n'est pas moi qui dit qu'il a produit des effets, c'est l'armée américaine et c'est même les autorités israéliennes qui l'ont reconnu à une fois pendant les 9 mois que que ce processus de désormement s'est engagé. Et les chiffres produits par les [raclement de gorge] les l'armée américaine sont éloquents, beaucoup a été fait. Est-ce que c'était suffisant pour considérer que le désarmement était abouti ? Évidemment que non puisque ce n'était que la première phase d'un plan qui en comptait cinq. Il y a donc encore beaucoup de travail à faire pour restaurer l'autorité de l'État et le monopole des armes entre les mains de l'État.
Et c'est notre objectif que d'accompagner les autorités libanaises, de renforcer l'armée libanaise. Vous vous souvenez que le 5 mars, quelques jours après le début des de la guerre entre Israël, les États-Unis et l'Iran, nous devions accueillir à Paris une conférence internationale pour le renforcement des forces armées libanaises. C'est donc dans cette dans ce même esprit que le travail va se poursuivre, mais je l'espère avec un dialogue de haut niveau qui n'était pas évoqué il y a encore quelques semaines ou quelques mois entre Israël et le Liban. Je vous reviens quand même question.
Comment on arrive à persuader Israël de venir à la table des discussions et non pas faire ce qu'ils sont en train de faire et ce qui est annoncé ce matin ? C'est-à-dire avoir des incursions encore plus importantes sur le territoire libanais. Rappelez c'est quoi c'est quoi le chemin pour les amener à des discussions directes ? Rappelez d'abord que c'est l'intérêt d'Israël de vivre en paix et en sécurité avec ses voisins et que la première étape c'est un dialogue politique de haut niveau avec le gouvernement libanais. rappeler ensuite le caractère historique des déclarations et des décisions du gouvernement libanais alors que le pays est dans une situation très fragile.
On peut parler d'expulsion d'un certain nombre de représentants des gardiens de la révolution au Liban. On peut parler de la décision qui a été prise ce matin s'agissant de l'ambassadeur d'Iran à Beou. ça n'est pas rien. Ce sont des décisions majeures. Euh et puis enfin euh rappeler que euh si l'escalade devait se poursuivre au Liban, alors il va de soi qu'il deviendrait sans doute plus difficile à des discussions comme celles que nous appelons de nos vœux de se tenir par la force des choses. Il y a donc un moment à saisir. Il est historique et ce moment c'est maintenant. Vous n'avez pas répondu sur la Syrie. Sur la Syrie.
Je veux d'abord Je veux d'abord souligner là encore une rencontre historique entre les deux présidents libanais et syriens sous l'égent République du président français. Euh je sais pas là encore, je je ne sais pas jusqu'où il faut remonter dans le temps euh pour euh pour avoir euh un l'exemple précédent d'une telle euh d'un d'un tel dialogue à ce niveau. Euh [raclement de gorge] euh c'est un des enjeux sur lequels nous travaillons euh depuis longtemps pour que notamment puisse se régler la question de la délimitation de la frontière entre le Liban et la Syrie.
et nous avons proposé notre soutien, notre médiation, mais aussi nos fonds d'archives pour que les deux parties puissent s'appuyer sur ces documents de manière à trouver un accord. Et la partie les les autorités libanaises ont marqué une une vraie disposition à à résoudre ce problème qui date de plusieurs décennies. Euh nous nous invitons les les autorités syriennes qui s'y sont montrées ouvertes à engager d'ors et déjà le le travail. Euh c'est avec et malgré euh l'embrasement régional avec les les deux gouvernements euh et euh et leur volonté euh de d'aller à un règlement négocié en bonne et du forme de ce problème, nous avons bon espoir de finir par y parvenir.
Et sur le désarmement dubola, est-ce que les Syriens peuvent jouer un rôle ? Est-ce que cette idée qui avait circulé d'envoi de troupe syriennes au Liban pour aider au désarmement, est-ce que c'est quelque chose de crédible selon vous ? Est-ce que ça peut effectivement être une piste ou pas ?
C'est un problème euh libanais avant toute chose et vous savez les premières victimes des décisions qui ont été prise euh par le Esbola le 8 octobre euh 2023 comme plus récemment euh en attaquant euh Israël et bien ce sont euh euh les populations du sud du Liban et notamment les populations chiites qui une nouvelle fois je les ai rencontré euh se retrouve déplacé chez de chez elle à la suite des représailles israéliennes et et et s'ent dans parfois les mêmes abris dans lesquels elles avaient trouvé refuge à l'automne 2024.
C'est d'ailleurs la raison pour laquelle dans ce moment euh c'est difficile pour le Liban, nous nous tenons à côté de ce peuple frère avec le le doublement que j'ai annoncé la semaine dernière de notre aide humanitaire. Euh je suis allé d'ailleurs dans un de ses abrisont les personnes déplacées euh pour mesurer l'importance du rôle des organisations non gouvernementales mais aussi des des agences des Nations-Unies pour apporter un peu de réconfort et puis tout simplement les biens de première nécessité, l'alimentation et les médicaments. Pour revenir sur l'Iran, il y a donc des en tout cas il y a des informations très contradictoires qui qui circulent actuellement.
Donald Trump a annoncé que il repoussait son ultimatum euh dans l'idée de pouvoir discuter. Il a même annoncer des négociations mais on ne sait toujours pas avec qui. Euh il a juste dit que c'était pas Mtaaba ramené mais il ne sait pas avec qui il discute. les Iraniens nous semblaient contredire cette information ou que pouvez-vous nous dire de d'éventuelles discussions et notamment à la suite d'un article de Wall Street Journal qui est paru la nuit dernière sur la possibilité que il y ait en en backstage ou en tout cas behind the scene des discussions avec Oman [grognement] le Qatar la France et le Royaume-Uni pour pousser la médiation pakistanaise.
Est-ce que est-ce que vous pouvez nous dire des éléments là-dessus ? Sachant que le premier ministre pakistanais a confirmé hier avoir discuté avec le avec le avec les Iraniens, le président iranienchiant et il a également dit que il avait donc offert la possibilité de discuter d'être médiateur. Est-ce que la France soutient le Pakistan en médiateur entre les deux partis ? si des discussions ce nous qui permettent de mettre fin à une escalade dangereuse qui qui semble incontrôlable avec des conséquences majeures pour les intérêts de la France mais aussi pour les la sécurité dans la région pour l'économie mondiale. Alors c'est une bonne chose.
Il faudra d'une manière ou d'une autre, et nous en savons quelque chose, nous qui avons depuis 10 ans et plus de 10 ans maintenant négocié avec le régime iranien, il faudra que ce régime consente à des concessions majeures, à un changement radical de posture qui permettent l'émergence d'une solution politique. Solution politique conduisant à ce que l'Iran puisse vivre de manière pacifique avec ses voisins. cesser de représenter une menace pour Israël, pour la région, y compris pour l'Europe avec ses activités proliférante.
Une solution politique qui permettent au peuple iranien qui a tant souffert des répressions sanglantes qui se sont abatttues sur la sur ses révoltes pacifiques, de construire librement son avenir. Mais pouvez-vous confirmer que la France est impliquée de manière indirecte au au potentiel pour parler ou pas ? Est-ce que vous avez eu des é le président de la République année par exemple le le président de la République le euh a échangé avec ses homologues américains, israéliens, iraniens, ces ces homologues de la région.
euh je l'ai fait à mon niveau et donc pour répondre très directement à votre question euh nous nous participons directement et indirectement à ce que euh les messages et les bons messages soient passés. Et vous avez eu un un appel ou en tout cas un échange avec votre molo pakistanais par exemple ? pas à ce stade. Pas à ce stade. Toujours sur euh sur l'Iran, euh on peut peut-être parler de Cécile Cur et Jacques Paris, mais est-ce qu'on n'est pas un peu dans enfin dans un tunnel sans fin ? Euh il y a eu cette condamnation euh de de cette séranium mais quand on pensait que ça allait donner euh la possibilité euh de la libération des des deux ressortissants français. Elle a fait appel.
Euh est-ce qu'on est dans une espèce d'impasse où ça va durer 3 ans ? Parce que un appel actuellement en France, ça peut durer longtemps avant que le le l'audience puisse reprendre. Qu'est-ce que vous pouvez nous dire de leur situation ? Est-ce qu'ils vont être libérés prochainement ou est-ce qu'il va falloir attendre la fin de la procédure en France concernant la ressortie soniranienne ? Tu en avais dit que ce serait un échange entre elle et et nos ressortissants.
Ce que je peux vous dire, c'est qu'ils sont toujours en sécurité dans l'enceinte de l'ambassade de France à Teran où notre équipe avec beaucoup de courage et de dévouement au regard des circonstances veillent [raclement de gorge] sur leur sécurité. Et quant à leur libération définitive et leur retour en France, rien ne s'y oppose. Ou en tout cas non, rien ne s'y oppose. C'est pas exactement euh ça peut être mal compris, mais nous nous exigeons qu'il soit immédiat. Il n'y a plus aucune raison pour que les autorités iraniennes s'opposent à cette libération définitive et ce retour en France. Et c'est dans ce sens que nous poursuivons inlassablement nos échanges avec elle.
Est-ce que vous avez vous discuté de cela très récemment avec votre homologue iranien ? Bien sûr. C'était quoi ? Et à plusieurs reprises. C'était quoi la dernière fois ? C'était c'était c'était dans le courant de la semaine dernière. D'accord. Euh, on peut peut-être passer au G7 parce que donc va voir G7 jeudi et vendredi. Est-ce que vous pourriez nous dire quelles sont les ambitions de cette ministérielle, les attentes ? Et vous avez des homologues ukrainiens qui est invités. Qu'est-ce qu'on peut attendre d'annonce sur l'Ukraine notamment concernant Chernoby ?
et avec un petit une petite identification [raclement de gorge] puisque Marine Le Pen est allée apporter son soutien à Victor Orban dans un moment où la France et d'autres pays européens continuent à dire qu'on doit soutenir l'Ukraine, qu'est-ce que cette visite et ce soutien affiché public ? Sur le G7, nous accueillerons les ministres des affaires étrangères à peu près 50 ans après la première édition qui s'était tenue à Rambouiller et à peu près au même endroit puisque cette réunion se tiendra au Vaud Cerné à quelques kilomètres du château de Rambouiller où les chefs d'état de gouvernement de de ce groupe des démocraties industrialisées s'était réuni la première fois.
ce que le nous avons souhaité pour cette présidence française du G7 à la fois dans ces réunions ministériel mais dans le sommet des chefs d'état gouvernement qui se tiendra à Éviant, c'est d'abord de traiter des grands déséquilibres mondiaux qui expliquent à bien des égards le niveau de tension et de rivalité auquel nous assistons avec des conséquences très concrètes pour nos concitoyens.
C'est dans cet esprit d'ailleurs que j'accueillerai cette fin de semaine avec les ministres des pays du G7, les ministres des grands pays émergents et notamment des pays membres des bricks comme l'Inde ou comme le Brésil avec lesquels nous avons l'intention de créer des ponts plutôt que de nous laisser entraîner dans une logique de confrontation de bloc à bloc. Puisque nous voulons aussi, c'est que cette présidence française du G7, que ce G7 français soit un G7 des résultats, des résultats tangibles pour euh pour la France et pour ses partenaires.
Et parmi ces ces résultats tangibles, il y a effectivement la restauration de l'arche du sarcophage de Ternobyl 40 ans après la C'est 40 ans Ternobyl 40 ans après la catastrophe qui a marqué l'Europe et le monde puisque vous vous souvenez que l'année dernière un drone russe est allé perforer l'arche de confinement qui il y a une dizaine dizaines d'années a été construit par un consortium d'entreprises dont des entreprises françaises. Un seul drone et des des des conséquences majeures en matière de risque radiologique et des conséquences financières exorbitantes.
Nous aurons à l'occasion de cette réunion pour la première fois un bilan chiffré des dommages qui vont s'élever à plusieurs centaines de millions d'euros et nous allons mobiliser la communauté internationale pour restaurer la la sécurité et la sûreté nucléaire sur le site. Et donc sur l'Ukraine, quel message vous allez apporter ? En tout cas, qu'est-ce que vous allez dire à Marco Gobio dont on sait que les États-Unis ont été un peu mouvants dans leur dans leur soutien à l'Ukraine ? Est-ce que les Ukrainiens expriment une crainte que le le conflit au Moyen-Orient détourne les yeux de de l'Ukraine ? Quel message vous allez passer auprès de de Marco Rouvio ?
Et si vous pouvez faire le commentaire sur Mar d'abord sur Marine Le Pen, elle s'est rendue à une réunion avec les alliés du Rassemblement national en Europe qui sont essentiellement des partis nationalistes antie-Européens antiant qui qui sont fondamentalement opposés à tous les liens de solidarité dont l'Europe s'est dotée après la deuxième guerre mondiale pour ouvrir une une ère de paix, de prospérité sur le continent. Et je l'ai surtout entendu dire, mais ça ça lui appartient indépendamment des participants à cette réunion, qu'elle souhaitait que cesse le soutien de la France et de l'Europe à l'Ukraine. C'est donc pas tout à fait une surprise puisqu'on on on le sait.
L'inclinaison naturelle du Rassemblement national n'est pas le soutien à la résistance ukrainienne, mais une forme de complaisance vis-à-vis de cette guerre d'agression injustifiée injustifiable qui au fond est une guerre coloniale que Vladimir Poutine mène contre l'Ukraine. Et je crois que ce la question qui est posée euh quand on s'interroge sur la pertinence d'un soutien à à l'Ukraine, c'est celle de la sécurité et de la paix sur le continent européen puisque personne n'estime aujourd'hui que Vladimir Poutine s'arrêterait au Donbas euh si toutefois la résistance héroïque du peuple ukrainien cédait à ces coups de boutoir.
Et c'est aussi est tout simplement la question de l'Europe et de la démocratie parce qu'au fond cette guerre d'agression russe en Ukraine, elle vise à éteindre une aspiration profonde du peuple ukrainien qui se manifestait sur le Maïdane il y a 12 ans maintenant par une jeunesse qui brandissait le drapeau européen qui chantait l'ode à la joie parce qu'elle voyait dans la démocratie et donc dans l'Europe un meilleur avenir pour elle-même et et pour ses enfants. Donc c'est cette question là qui est posée. Est-ce qu'on est-ce qu'on soutient les les résistants de la démocratie que sont les combattants ukrainien sur le fond sur le front aujourd'hui ?
Où est-ce qu'on cède au fantasme impérialiste de Vladimir Poutin ? Ensuite, sur l'impact du conflit au de la au proche et Moyen-Orient sur l'Ukraine et bien rien ne nous détourne du soutien que nous allons continuer d'apporter à la résistance ukrainienne. Et j'en veux pour preuve que il y a quelques jours à peine, nous avons renouvelé les 2600 sanctions individuelles que l'Europe a prise depuis le début de cette guerre, que nous en avons ajouté d'autres, des sanctions qui visent tout particulièrement les responsables euh de la propagande euh et de des campagnes de désinformation qui sont menées par la Russie à l'encontre des soutiens à l'Ukraine, en particulier en Europe.
ou encore en en Afrique. Donc la pression sur la Russie va continuer à s'acroître. Et quant au soutien à l'Ukraine, j'aurais dû ajouter à la pression sur la Russie bien sûr les opérations d'araisonnement des navires de la flotte fantôme que nous avons réalisé ou auquels nous avons participé en mobilisant nos moyens militaires et qui exerce une pression très forte sur la capacité de la Russie à contourner les sanctions que nous avons placées sur ces hydrocarbures. Et puis sur le soutien à l'Ukraine, le prêt de 90 milliards d'euros que Marine Le Pen souhaiterait que nous ne fassions pas, bien nous allons le faire. Il y a encore un un verrou qui sera levé.
Euh, j'en ai la conviction, pas une question de savoir s'il le sera mais quand il le sera. Nous permettrons ainsi à l'Ukraine d'être à l'abri de toute difficultés financière pendant les de années à venir. Et donc, nous le souhaitons, d'entrer dans des négociations de paix dans la meilleure des positions possibles. Monsieur Rubio, une maquette que vous pourriez porter à Europa [raclement de gorge] continuent de de soutenir l'Ukraine au cours de ce geste. Mais vous savez le le le soutien à l'Ukraine, il est aujourd'hui essentiellement quasi exclusivement européen.
Soutien financier, soutien militaire, soutien en matière de renseignement et donc tout le soutien additionnel que les États-Unis peuvent apporter le bienvenu. Je souhaite surtout que les efforts menés par les États-Unis pour rapprocher l'Ukraine et la Russie d'un règlement de la guerre d'agression puisse se poursuivre sans céder ou sans que personne ne cède aux prétentions maximalistes de la Russie qui auraient des conséquences majeures pour la sécurité du monde puisqu'elle créerait un précédent, si on leur donnait raison, qui en quelque sorte laisserait libre cours à à à tant de tentations hégémoniques et à tant de violation de l'intégrité territoriale des pays du monde. Des questions ?
Parle-nous de la situation française si vous le voulez bien. Mais préalablement le ministre des affaires étrangères que vous êtes estime-t-il que l'opinion publique française est suffisamment consciente de la préciance, de l'importance, de la dangerosité des sujets comme vous pouvez évoquer à à un moment de l'élection pratique. [grognement] Les Français savent parfaitement que euh les affaires étrangères sont leurs affaires et il voi que ce qui se passe au-delà de nos frontières a conséquence très concrète pour nos vies quotidiennes, pour notre pouvoir d'achat, pour nos emplois, mais aussi euh pour notre vie sociale et culturelle. Et donc, ils sont tout à fait conscients de cela.
Je pense que le moment est venu que l'Europe se réveille à à une idée très simple et très forte. Nous entrons dans un monde dont le principal défi est la rivalité croissante entre deux superpuissances, la Chine et les États-Unis. Et comme dans nombreux épisodes précédents de l'histoire humaine, cette rivalité entre deux superpuissances va, si nous ne faisons rien, avoir tendance à nous entraîner dans toujours plus de dépendance, de conflictualité et de tension.
La seule chose aujourd'hui qui peut empêcher cette rivalité de de continuer à s'agréver, c'est que l'Europe fasse en quelque sorte tampon, qu'elle ouvre une troisième voie dans laquelle beaucoup d'autres pays du monde s'engouffreront qui ne veulent être ni les vassaux des États-Unis ni les vassaux de la Chine. Je crois que ce sera sans doute pour nous qui auront à à nous prononcer en 2027 mais dans d'autres pays européens la question majeure.
Est-ce que nous laissons ces deux puissances très fortes finir par abîmer les liens de solidarité que nous avons créé entre nous sur le continent européen pour nous entraîner dans cette rivalité qui est la leure qui n'est pas la nôtre où est-ce que nous prenons les mesures pour nous renforcer sur le plan militaire sur le plan économique sur le plan moral et culturel aussi pour savoir dire non quand il faut dire non et c'est pas uniquement la France qui doit le dire ce sont les autres pays européens aussi et alors nous avons un espoir de pouvoir changer le cours des choses et je crois que c'est une question très importante qu'il faudra que collectiv collectivement nous puissions nous poser l'année prochaine.
Sur un plan plus strictement hexagonal, quels enseignements politiques tirez-vous des récentes élections municipales ? Je ne fais pas partie de ceux qui tirent des enseignements nationaux des scrutins locaux et d'ailleurs, ce sont ceux qui ont voulu nationaliser ces élections municipales qui à mon avis en sont pour leur frais. Et plus généralement, vous savez, il y a 90 % des des maires, c'est-à-dire des dizaines de milliers de maires et de conseillers municipaux qui sont les artisans d'une démocratie locale, d'une démocratie municipale, qui se tiennent au fond.
à l'écart de la politique politicienne et c'est je crois à eux qu'il faut rendre hommage pour leur engagement et et rendre la la considération qu'il mérite. Principal enseignement, c'est que vous avez plusieurs centaines de milliers de françaises et de Français qui s'engagent pour l'immense majorité bénévolement au service de leur commune. Et dans ce moment où nous devons nous renforcer nous en France pour que l'Europe se renforce et pour qu'elle joue ce rôle que je viens d'évoquer et nous préserve de des rivalités et des conflits entre superpuissances, bien ça commence par là, par l'engagement individuel au service de l'autre, au service de la cité.
Et moi, c'est ça que je retire principalement des élections municipales. Bien s préoccupation qui est le niveau de l'abstention qui doit continuer à nous alerter sur les conditions de cet engagement citoyen et de cette mobilisation citoyen. Êtes-vous préoccupé également par les alliances qui ont été passées dans certaines villes entre le Parti socialiste, la gauche et la France insoumise voir à droite avec le Rassemblée national par le truchement de Bidé.
Je crois qu'en tout cas, il sera nécessaire très rapidement que les partis de la droite et de la gauche républicaine clarifie ce que sont leurs orientations au moment où va progressivement s'installer un un débat autour des prochaines échéances nationales. [raclement de gorge] Il y aura des élections sénatoriales puis les élections présidentielles. Très important que ces clarifications arrivent très rapidement. Le centre, quel avenir pour ce courant politique français doit-il être représenté en procre, si je puis dire, au premier tome de l'élection présidentielle française ?
Le centre, vous l'avez dit, c'est une famille politique très ancienne de la vie politique française et il devra présenter un projet devant les Français. C'est sa responsabilité historique, notamment dans un moment où des questions si fondamentales sont posées sur l'avenir de la France, l'avenir de l'Europe et dans un moment où des forces politiques se lèvent qui emportent avec elle des idées, des valeurs qui sont profondément contraires à ce qu'est l'ADN, à ce que à ce qu'est la la vision que le centre de la France et du monde et donc c'est tout naturel pour cette famille politique que de présenter un projet. Pourriez-vous envisager une candidature commune avec la droite ?
Le préalable, c'est que chacun puisse d'abord affirmer avec singularité et je dirais même radicalité son projet pour les Français. Euh pour citer les grands auteurs, quand on pense tous la même chose, cela veut dire qu'on ne pense plus rien. Et donc je crois qu'il y a d'abord une nécessité d'expression et c'est pour ça que je le disais pour partie de la gauche républicaine et de la droite républicaine, une clarification indispensable après certaines alliances qui ont été formées. Certes au niveau local, nous dirons, nous voudrons, certains voudront nous dire, mais qui ont une certaine portée et qui appelle une clarification urgente.
[raclement de gorge] Mais mais le préalable c'est l'expression claire d'un d'un projet et puis ensuite effectivement un rassemblement pour gagner et cela signifiera qu'il faudra sur la base de ces projets clairement exprimés trouver les voies des convergences indispensables et nécessaires. meilleur c'est des ag euh [raclement de gorge] je suis fermement un fervant partisan du rassemblement euh mais je n'ai jamais pensé que les [grognement] primaires étaient un moyen efficace de pour rassembler et pour gagner notamment parce que nous avons certes à rassembler des militants mais étant donné l'importance de l'enjeu en 2027 nous avons rassemblé tous les Français.
Le modèle est-il affaibli par la défaite de François Baou ? François Bairou euh l'a dit lui-même dans un moment de déception pour lui-même comme pour ses compagnons de route dont je fais partie, c'est la démocratie et il faut la respecter. Je veux en même temps que je je je salue le le bilan exceptionnel qui est celui de François Bayero dans sa ville de Peau qui s'est très largement redressé sous sous ces mandats, me réjouir de l'émergence d'une nouvelle génération de maires démocrates, de maires modènes qui pour certains ont conservé leur commune.
Je pense à Vincent Chaué, à Hautin en Sonloire, je pense à Franck Langot à à Fontaine en Iser ou dans mon département Jean-Baptiste à Monique à Villepreud dans les Yvelines. Et je pense aussi à des mères qui dans des circonstances parfois difficiles ont remporté pour la première fois l'écharpe de mer. C'est c'est le cas d'Auguste H qui jusqu'à récemment été le le président des jeunes démocrates et qui a gagné qui est de qui a été élu maire de sa commune de Roufac. Je pense à mon ami Vincent Monier qui vient d'être élu à Noisy le Grand en Sain Saint-Denis dans une commune de plus de 75000 habitants. Le modèle est-il néanmoin il a toujours été fortement incarné par François Bayon ?
Le parti est-il affaibli par sa défaite à peau ? Doit-il présenter en propre un candidat à la présidentielle, sachant qu'il a pu opter pour l'alliance en 2017 ? Non, ça ça n'a rien à voir. Je le disais, on ne tire pas d'autres leçons que des leçons municipales d'un scrutin municipal. Le François Bairou est président du modè circuler, il y a rien à voir. J'irai même plus loin et je dirais que vous connaissez François Baou n'a jamais hésité à relever les défis les plus les plus difficiles et cette déception ne l'empêchera en aucun cas de continuer à participer comme il le fait depuis longtemps à la vie démocratique du pays.
J'ai entendu dire que les consules euh d'Algérie avaient tout tous reçu maintenant leur leur accréditation du ministre à l'intérieur pour ouvrir euh pour recommencer reprendre les des euh auditions consulaires en vue de d'appliquer en tout cas les les fameux OQTF puissent reprendre leur ressortissant qui sont en citation en situation irrégulière. Pourriez-vous nous confirmer que les effectivement les consules algériens ont reçu leur accréditation et que ces auditions ont ont bel et bien repris et où est-ce qu'on en est de la coopération migratoire entre les deux pays que [grognement] ça peut maintenant [raclement de gorge] que monsieur Munes s'est rendu en Algérie.
Est-ce que vous-même vous avez dans la préparation un voyage Alger ? Vous l'avez dit, nous avons réengagé un dialogue exigeant sur le plan migratoire et sécuritaire avec l'Algérie.
C'était l'objet du déplacement du ministre de l'intérieur sur place où nous avons pu pu pu faire valoir un certain nombre d'attentes et en particulier en matière de reconduite à la frontière des Algériens en situation irrégulière puisque vous le savez et nous l'avons dit avec beaucoup de constance en matière de sécurité de lutte contre le terrorisme en matière de reconduite à la frontière des des ressortissants algériens en situation irrégulière, nous avons besoin d'une d'une coopération de la part des autorités algériennes.
Dans ce cadre, il est nécessaire que les autorités consulaires algériennes en France puissent délivrer, les laisser passer consulaire permettant ses reconduites à la frontière. C'est ce à quoi le ministère de de l'intérieur a a travaillé en lien avec le ministère des affaires étrangères. Nous voyons des premiers résultats euh se manifester. Il faut maintenant qu'il se confirme et qu'il s'amplifie. Mais du coup, est-ce que les consules sont accréditées et est-ce que les auditions concilaires ont vous repris très concrètement ? Est-ce qu'en terme de de [raclement de gorge] résultat après cette cette visite ? Est-ce qu'on est bien dans cette phase là aujourd'hui ?
C'est c'est tout à fait l'esprit de de ce dialogue exigeant que nous avons avec les avec les autorités algérienne euh qu' puisse disposer des désagréments nécessaires pour pouvoir délivrer, les laisser passer consulaires. Nous voyons les premiers résultats. Il faut qu'il se confirme et qu'il s'amplifie. Confirmer l'agrément déconné. Crenezie-vous l'éruption du dossier israélo-palestinien dans la le débat présidentiel ?
Je ne le crains pas parce que euh pour ce qui nous concerne euh nous avons une position très claire euh qui est fidèle à la ligne portée par euh euh les présidents français euh successifs depuis le général de Gaulle euh qui est celle de de deux États vivant côte à côte respectés dans leurs droits et en paix et en sécurité.
Nous refusons que le camp de la guerre ne l'emporte sur le camp de la paix, ce qui suppose que nous puissions rassembler, comme nous l'avons fait l'année dernière, toutes celles et ceux qui en Palestine comme en Israël croient à la possibilité de cette coexistence, sont prêts aux efforts courageux qu'elles supposent et nous aurons l'occasion tout au long de cette année de faire suite à aux initiatives que nous avons porté l'année dernière pour donner autant de force que nécessaire à ce camp de la paix puisque cette question israélo-palestinienne indépendamment du débat politique national reste absolument central pour la paix et la stabilité au proche et au Moyen-Orient à long terme.
Proche et Moyen-Orient qui n'est ni plus ni moins que notre voisinage immédiat.