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Conférence de presseLCP (sur YouTube)· 5 mai 2026 27 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalÉconomie & entreprisesNumérique

Rapport audiovisuel public : “Les mensonges, ça suffit” lance Jérémie Patrier-Leitus - 5/05/2026

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:44Fait
    « j'ai fait le choix et je l'assume de la transparence. Tout au long de cette commission d'enquête, je considérais que la transparence était la condition de la confiance des Français »
  • 1:28Fait
    « Ce rapport, il est constitué de trois parties. J'ai souhaité rédiger un un long avant-propos à la fois pour revenir sur cette commission d'enquête. »
  • 2:55Chiffre
    « Contrôler le duel public, contrôler 4 milliards d'euros d'argent public. »
  • 6:32Chiffre
    « Jamais une commission n'avait auditionné autant de personnes, 234 personnes jamais une une commission d'enquête pardon n'avait auditionné n'avait passé autant de temps dans des auditions. »
  • 7:16Fait
    « Alors, une commission d'enquête, ce n'est pas le refus d'audition que demanderait le le rapporteur. »
  • 7:59Fait
    « Caroline Lang puisque le rapporteur a indiqué qu'on lui avait refusé l'audition de Caroline Lang. Nous avions prévu de l'entendre dans le cadre d'une table ronde avec les représentants des producteurs audiovisuels »
  • 8:43Fait
    « Les contre vérités ça suffit parce que c'est le mot à la mode. Les mensonges ça suffit. »
  • 10:10Fait
    « Je pense que cette commission d'enquête, avant de venir sur le fond de l'au duel public, elle doit nous éclairer sur une réforme majeure des commissions d'enquête. »
  • 11:38Fait
    « Est-ce qu'on imaginerait des juges dans le cadre d'une procédure judiciaire ? Tout éit en temps réel le dérouler d'une instruction judiciaire, je ne le crois pas. »
  • 12:22Fait
    « Les insinuations, les calomnies, les accusations mensongères n'ont pas leur place dans une commission d'enquête ou dans un rapport parlementaire car elle porte atteinte à la crédibilité de nos travaux. »
  • 13:06Fait
    « J'ai même été menacé d'une plainte par monsieur Cordival qui reprochait au service de l'Assemblée nationale de ne pas l'avoir convoqué alors même qu'il avait été convoqué. »
  • 13:50Fait
    « Le rapporteur et je le regrette a fait le choix de l'hypermédiatisation qui nuit à la crédibilité, à la sérénité et à l'impartialité des travaux de la commission d'enquête. »
  • 15:19Chiffre
    « 350 posts environ sur Twitter, je vais pas ici en en égrainer la liste. »
  • 18:58Chiffre
    « C'est un courrier de septembre 2025, je n'invente rien, dans lequel il indique au Premier ministre, monsieur Sioti, qu'en privatisant l'audiovisuel public, on pourrait réaliser 4 milliards d'euros d'économie. »
  • 21:08Fait
    « Car aujourd'hui ceux qui veulent la privatisation de l'audiel public, ceux qui menacent l'audiovisuel public, ce sont bien ses alliés qui rappellent matin, midi et soir qu'il souhaite sa privatisation. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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Merci d'être présent pour cette conférence de presse à l'occasion de la publication du rapport de la commission d'enquête sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l'GEL public qui a été créé le 28 octobre 2025 par le groupe UDR et dont le rapport a été publié ce matin à 7h. peut-être commencer par vous dire que si nous sommes là ce matin, c'est parce que le rapport a été publié et que je veux vous dire que j'ai fait le choix et je l'assume de la transparence. Tout au long de cette commission d'enquête, je considérais que la transparence était la condition de la confiance des Français et j'ai fait le choix non seulement que la commission puisse se dérouler sous le regard des des Français, j'ai refusé que les auditions se tiennent à h clos d'avoir

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pris connaissance du rapport, j'avais indiqué publiquement que je souhaitais sa publication, non pas parce que j'adhérais à la méthode ou aux conclusions du rapporteur que j'ai souvent dénoncé, mais par principe parce que je considérais qu'en démocratie La transparence n'est pas une option. Elle ne vaut ni caution et je le redis ici, elle ne vaut ni caution ni soutien politique. Je pense simplement que la transparence des une exigence et même une marque de respect que l'on doit à nos concitoyens. Le rapport est public. On pourra en dire quelques mots si vous le souhaitez. Les auditions et les contre-endus resteront accessibles et il appartient désormais aux Français de juger en toute connaissance de cause, des objectifs politiques, des méthodes d'employé et des orientations

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proposées. Ce rapport, il est constitué de trois parties. J'ai souhaité rédiger un un long avant-propos à la fois pour revenir sur cette commission d'enquête. Ce qu'elle dit de notre débat démocratique, de notre vie parlementaire, ce qu'elle dit aussi de la démocratie du spectacle. Je pense que cette commission d'enquête, elle constitue ou elle elle est un symptôme de cette évolution délétaire du débat public, de cette spectacularisation de la vie politique à laquelle nous assistons depuis maintenant plusieurs années. Et j'ai souhaité parce que je suis en désaccord avec certaines propositions du rapporteur pu pouvoir formuler quelques propositions en l'occurrence une quarantaine 40 mesures pour réformer l'audiovisuel public et le renforcer. Il y a une deuxième partie qui est donc le

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corps du rapport que sont les propositions du rapporteur et puis les groupes politiques ont apporté leurs contributions et leurs propositions pour nourrir ce débat et faire vivre la discussion. peut-être en proposaire vous dire que je regrette moi que cette commission d'enquête a pu être instrumentaliser à des fins personnelles et et politiques. Les commissions d'enquête, c'est des outils, je l'ai rappelé à plusieurs reprises, importants du travail parlementaire. C'est l'occasion pour les députés de contrôler les politiques publiques, de contrôler le service public. Je considère que c'est des outils légitimes, nécessaires. Je pense que cette commission d'enquête sur l'audio duel public dans son principe était importante. Contrôler le

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duel public, contrôler 4 milliards d'euros d'argent public. Mais pour que ces commissions d'enquête puissent être puissent être utiles, pardon, pour qu'elles puissent mener leur travail, il faut que ce travail puisse se dérouler dans un cadre digne, respectueux, sans instrumentalisation politique et personnelle. C'est ce que j'ai dénoncé à plusieurs reprises au sein de cette commission d'enquête. Et c'est bien parce que ces commissions d'enquête, elles permettent de faire la transparence sur l'action publique, sur l'utilisation de l'argent public. C'est bien parce qu'elles sont suivies par les Français dans un contexte d'impuissance du politique, d'atonie législative parce qu'elles éclairent les citoyens, les médias sur le fonctionnement de nos services publics. C'est bien pour cela

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que elles exigent une responsabilité particulière de la part de celles et ceux qui les conduisent et l'engagement absolu, je l'ai dit, de ne pas les instrumentaliser. Moi, j'ai essayé et ce matin, j'ai voulu rétablir sans doute à la fois répondre à vos questions et peut-être rétablir quelques contre vérité que j'ai entendu récemment dans le débat public, notamment dans la bouche du rapporteur. Moi, j'ai essayé d'abord de veiller à ce que cette commission d'enquête puisse fonctionner, puisse travailler et quoi qu'on dise sur la méthode, quoi qu'on dise sur la manière dont j'ai présidé cette commission d'enquête, et je laisse à chacun le jugement sur la manière dont mes travaux se sont déroulés. Moi, j'ai veillé et j'ai tenté à qu'elle puisse aller à son terme et elle est allée à

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son terme après 234 personnes auditionnées, 67 auditions, ça me paraissait essentiel. J'ai veillé également à ce que cette commission d'enquête, elle puisse se dérouler dans un cadre qui soit respectueux des personnes auditionnées, respectueux des députés qui la composaient pour faire éclore un débat exigeant dans une assemblée qui est polarisée où les divergences de vue sont souvent irréconciliables. J'ai cherché et c'était difficile avec constance, parfois avec difficulté à trouver un équilibre entre la nécessité de ce contrôle et de cette transparence et le respect des personnes, entre la fermeté et la précision des questions et puis la loyauté du débat, la dignité qu'exige le débat parlementaire entre la liberté du

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rapporteur et la dignité de l'institution parlementaire. Moi, j'ai finalement eu qu'une seule boussole tout au long de cette commission d'enquête permettre que le contrôle légitime nécessaire de l'au duel public, la transparence que nous devons aux Français sur l'utilisation de leur argent puisse s'exercer dans un calme qui soit digne, respectueux, sérieux, en garantissant à chaque groupe politique sa place sans céder ni à la politique spectacle, ni au procès à charge ou à l'inquisition politique. forçait de constater que je n'ai pas toujours réussi à faire respecter ces règles et je veux devant vous avec beaucoup d'humilité vous dire que j'en prends ma part de responsabilité. Je n'ai pas réussi à chaque instant à garantir que

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le travail parlementaire, le travail de cette commission d'enquête puisse se dérouler dans un cadre qui était adapté. Peut-être revenir en quelques mots sur l'organisation. Donc 67 auditions, des auditions qui sont déroulées entre le 25 novembre et le 8 avril. 234 personnes ont été auditionnées, plus de 150 heures d'audition, un rythme soutenu. J'ai suspendu les travaux parlementaires non pas pour un mois comme l'indique le rapporteur mais pour 15 jours. Et je vous indique parce que je considérais que les règles que nous avions fixé collectivement n'étaient pas respectées. J'ai donc suspendu pendant 15 jours l'envoi des convocations. Elles ont pu reprendre et les auditions ont pu reprendre le 20 janvier avec ce décalage par rapport au calendrier initial. Mais

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vous dire que ces 15 jours ont été entièrement rattrapés puisque'en accord avec le rapporteur et le bureau de la commission, nous avons pu prolonger nos auditions jusqu'au mardi 7 avril. Je n'ai pas et je vous le dis très sounellement entravé le travail du rapporteur comme il l'indique. Jamais une commission n'avait auditionné autant de personnes, 234 personnes jamais une une commission d'enquête pardon n'avait auditionné n'avait passé autant de temps dans des auditions. 200 heures d'audition et nous avons auditionné l'ensemble des personnes que le rapporteur souhaitait auditionner. Je vous le redis, non, je n'ai pas entravé le travail du rapporteur. Il a pu auditionner l'ensemble des personnes qu'il souhaitait auditionné. Alors hier, dans une émission de télévision, il a

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indiqué en se victimisant qu'on lui avait refusé des auditions. Alors, une commission d'enquête, ce n'est pas le refus d'audition que demanderait le le rapporteur. Une commission d'enquête, c'est quelque chose de sérieux. Le rapporteur a formulé les propositions d'audition. Le bureau les a toutes validé. Nous n'avons refusé aucune demande d'audition du rapporteur. François Hollande, Nicolas Sarkozi, les anciens présidents de la République qui était des auditions demandées, je les ai convoqué. Ils ont refusé de déférer à convocation. Ils ont refusé de venir. L'un invoquant une procédure judiciaire en cours, l'autre invoquant la Constitution qui autorise les présidents de la République, les anciens présidents

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de la République à ne pas se présenter devant une commission d'enquête. Caroline Lang puisque le rapporteur a indiqué qu'on lui avait refusé l'audition de Caroline Lang. Nous avions prévu de l'entendre dans le cadre d'une table ronde avec les représentants des producteurs audiovisuels parce qu'elle a été pendant quelques semaines la déléguée générale du syndicat de la production indépendante, fonction qu'elle a occupé pendant quelques semaines. Elle a démissionné de ses fonctions. Le parquet national financier a ouvert une enquête préliminaire la visant et la la commission ne l'a pas auditionné par la suite. Il ne s'agit en rien d'une censure mais du strict respect de la séparation des pouvoirs à Forceori lorsqu'une enquête judiciaire

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est en cours. Alors je vous le dis clairement, les contre vérités ça suffit parce que c'est le mot à la mode. Les mensonges ça suffit. Personne dans cette assemblée nationale n'a entravé le travail du rapporteur. Je vous le redis. Il a pu mener plus de 150 heures d'audition. C'est inédit dans une commission d'enquête. Il a pu auditionner 234 personnes, ce qui est inédit, je veux le redire devant vous. Ces auditions, elles se sont déroulé devant le regard des Français, je vous l'ai dit puisque j'ai refusé le H clos parce que je considérais que les Français devaient être le témoin de cette commission d'enquête. Elle a été l'une des plus médiatisées et des plus suivies de la 5e République comme en témoigne l'ampleur de ces audiences et l'intérêt constant des médias et je vous

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remercie d'être présent et des Français. Dans mon avant-propos, je vous ai indiqué des chiffres, je propose de pas y revenir mais c'est des des millions de vues, des milliers d'articles ce qui témoigne de l'intérêt ou en tout cas de l'intérêt médiatique qui a pu susciter cette commission. Dès le départ, j'avais indiqué qu'il ne fallait pas qu'elle se transforme en inquisition politique, en tribunal politique, en lieu de la politique spectacle. Et je constate, je vous l'ai dit, que malheureusement nous n'y avons pas échappé et que je n'ai pas réussi à chaque instant à garantir ces règles que je l'avais que j'avais fixé. Je pense que cette commission d'enquête, avant de venir sur le fond de l'au duel public, elle doit nous éclairer sur une réforme majeure des commissions

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d'enquête. Nous devons tirer les leçons et les enseignements de cette commission. d'enquête non pas pour censurer ou entraver les travaux des rapporteurs, ni pour exercer la police dépensé, ni pour éviter les questions qui fâchent, mais simplement pour que ces commissions d'enquête, elles puissent fonctionner de manière respectueuse et digne. J'ai proposé dans cette commission d'enquête quelques règles qui m'apparaissaient de bon sens. Pas de détournement d'abord de la commission d'enquête, le respect absolu des personnes auditionnées qui ne sont pas devant une commission d'enquête pour être jeté à la verdict publique. Un partage du temps de parole entre le rapporteur et les députés euh présents. Pas d'instrumentalisation et c'est

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important, pas de déformation, pas d'instrumentalisation des propos des personnes auditionnées sur les réseaux sociaux et dans les médias. Ce qui exige une retranscription exacte et rigoureuse des propos tenus. une liberté de pouvoir poser toutes les questions sans aucune forme de censure mais exiger que ces questions se fonde sur les faits, sur la vérité et non pas sur des suspici soupçons. Ne pas porter ou de relayer de l'accusations individuelle sans qu'elle soit étayée par les faits. Règle essentielle également ne pas tweeter communiquer en temps réel pendant les auditions. Est-ce qu'on imaginerait des juges dans le cadre d'une procédure judiciaire ? Tout éit en temps réel le dérouler d'une instruction judiciaire,

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je ne le crois pas. Et puis l'engagement d'une sobriété, d'une d'une discrétion, d'une modération des expressions du rapporteur, du président, des membres du bureau pendant une commission d'enquête. Je le dis clairement, de trop nombreux incidents ont émaillé nos travaux. Il y a plus d'une occasion empêcher un travail serein et respectueux, invective, insinuation, accusation sans preuve, menace, règlement de compte. Fait inédit, j'ai reçu des dizaines de courriers de la part de personnes auditionnées qui se sont plaintes de propos mensongés voire diffamatoires ou sorties de leur contexte tenu ou relayé par le rapporteur. Et elles m'ont demandé la rectification d'informations qu'elles

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estimaient inexactes ou déformé. Les insinuations, les calomnies, les accusations mensongères n'ont pas leur place dans une commission d'enquête ou dans un rapport parlementaire car elle porte atteinte à la crédibilité de nos travaux. Je le dis aussi, cette commission d'enquête n'aura pas toujours donné une image à la hauteur du mandat que nous ont confié les Français, à la hauteur de cette assemblée nationale. J'ai fait l'objet de dizaines de critiques, d'une campagne de haine, de vagues de calomnie, de tentative d'intimidation. J'ai même été menacé d'une plainte par monsieur Cordival qui reprochait au service de l'Assemblée nationale de ne pas l'avoir convoqué alors même qu'il avait été convoqué. Le rapporteur lui-même a été la cible d'attaque pendant la commission

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d'enquête, y compris parfois au sein de la commission que j'ai condamné fermement. Je veux vous dire, je me désole de ce dévoiement du débat public et je considère aujourd'hui qu'il fragilise durablement notre démocratie. Je regrette également vivement les propos ambigu, contradictoires, voir mensonger qui ont été tenus devant notre commission d'enquête. À ce titre, je veux vous dire que j'ai engagé une procédure pour perjure. J'ai saisi l'autorité judiciaire, pardon, à la suite des propos mensongés de monsieur Cordival qui avait indiqué que Pierre-Antoine Capton et la société Mediawan avait organisé une soirée pour fêter la reconduction de Delphini qui était faux. Ça l'a été prouvé avant et après son audition et j'ai donc engagé

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une procédure pour par jour. Euh le rapporteur et je le regrette a fait le choix de l'hypermédiatisation qui nuit à la crédibilité, à la sérénité et à l'impartialité des travaux de la commission d'enquête. 36 interviews tout au long de la commission d'enquête qui ont conduit à déplacer le travail de cette commission. hors du cadre solennel des auditions à l'Assemblée nationale. Et cette expression régulière dans les médias, cette hyper médiatisation qu'il a souhaité, elles ont conduit à détourner la vocation initiale de cette commission d'enquête et surtout à remettre en cause la sérénité de nos débats. Je vous le dis, quand vous allez

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dans les médias pour qualifier une personne que nous n'avons même pas encore auditionné en l'occurrence Nagi, en indiquant qu'il est la personne qui s'est le plus enrichi de l'argent public alors même qu'il n'a pas encore été entendu, ça conduit nécessairement à ce que l'audition se transforme en règlement de compte. Moi, je ne suis pas là pour censurer la liberté d'expression, la liberté d'opinion du rapporteur, mais j'indique l'hypermédiatisation qu'il a choisi annuie à la crédibilité, à la sérénité, à l'impartialité des travaux. Car à la fin, je considère que nous devons une sobriété dans nos expressions publiques pendant toute la durée des travaux d'une commission d'enquête. Je regrette également l'utilisation massive des réseaux

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sociaux par le rapporteur qui a accéléré la propagation de fausses information et perturbé la sérénité des travaux des auditions qui se sont souvent transformées en procès à charge. 350 posts environ sur Twitter, je vais pas ici en en égrainer la liste. Et à travers certains posts, certaines vidéos, des messages non éditorialisés, des extraits partiels d'audition ou sorties de leur contexte, des insinuations ont été diffusées, ce qui ont pu contribuer à la circulation de fausses informations. ces méthodes, cette utilisation massive des réseaux sociaux, elle a installé un climat de mise en accusation permanente des personnes auditionnées, loin des exigences de rigueur, de sérénité qui doivent présider normalement à une

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commission d'enquête. Je ne vous ferai pas la liste des exemples, mais je regrette qu'à certaines occasions euh les messages sur les réseaux sociaux du euh rapporteur les conduits apporter des insinuations. Je pourrais citer euh le cas de Samuel Étienne, le cas de Nagi qui nous ont parfois ou des frais de cocktail de France Télévision qui nous ont parfois écarté de la vérité. Et je vous l'ai dit, j'ai reçu énormément de plaintes qui ont reproché la diffusion sur les réseaux sociaux d'extraits d'auditions tronquées, la déformation des propos, la manipulation des faits, la divulgation de données sensibles issues des travaux de la commission d'enquête notamment extrait de la data room, la mise en cause publique de l'intégrité ou de la

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sincérité des déclarations des personnes auditionnées. Certaines personnes ont demandé explicitement aux rapporteurs des rectifications, voire des excuses publiques. En tout cas, cette hypermédiatisation, cette utilisation massive des réseaux sociaux, elles viennent finalement décrire ou témoigner d'une dérive des travaux de la commission qui a été marqué par une confusion entre le temps de l'audition parlementaire qui exige la rigueur, le contradictoire, la fidélité aux propos tenus et celui de la communication immédiate dans les médias ou sur les réseaux sociaux où la recherche de visibilité, parfois la recherche de lumière médiatique ou du bruit médiatique peut conduire à des simplifications, à des déformations ou pire à des manipulations. Alors, je veux

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je veux vous le dire clairement, ces méthodes ne sauraient remettre en cause l'ensemble des travaux de la commission d'enquête qui a pu mettre en lumière des dysfonctionnements et des manquements et on pourra y revenir mais elle témoigne d'une évolution préoccupante et délétaire des commissions d'enquête. J'interpelle la présidente de l'Assemblée nationale. Il est temps de changer, de revoir les règles de fonctionnement de ces commissions euh euh de ces commissions d'enquête. Ça m'a paraît essentiel et je considère que compte tenu des instrumentalisations personnelles et politique des commissions d'enquête, au-delà même de celle que j'ai eu l'honneur de présider, il faut donc revoir urgemment ces règles. Je regrette enfin et j'en termine là euh que cette

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commission d'enquête est été au service d'un projet politique, l'affaiblissement de l'audiovisuel public en vue de sa privatisation. Alors, je le sais bien, le rapporteur euh nous indique, et je ne remets pas en cause ses déclarations, que lui ne souhaite pas la privatisation, voire même qu'il veut sauver l'audiovisuel public. Sauf qu'une commission d'enquête, c'est pas une commission et un outil personnel. Une commission d'enquête à l'Assemblée nationale, elle est créée par un groupe politique qui a des objectifs politiques et le rapporteur doit les assumer. Cette commission d'enquête, elle a été créée par le groupe UDR et les positions sur l'audiovisuel public sont connues. Son président Éric Sioti a dans un courrier

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au Premier ministre où il présentait son contrebudget, son budget pour la France indiquer qu'il souhaitait la privatisation de l'audiovisuel public. C'est un courrier de septembre 2025, je n'invente rien, dans lequel il indique au Premier ministre, monsieur Sioti, qu'en privatisant l'audiovisuel public, on pourrait réaliser 4 milliards d'euros d'économie. des députés du groupe UDR, même la porte-parole du groupe UDR, madame Mansouri dans cet hmicycle en novembre en mai 2024, en novembre 2024, pardon pour être précis, a indiqué que la position du groupe UDR était la privatisation de l'audiovisuel public. L'UDR, vous le savez, est allié au

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Rassemblement national. Les positions sur le public sont connues. Marine Le Pen, Jordan Bardella sont favorables à la privatisation de l'audiovisuel public. Ils l'ont rappelé encore la semaine dernière sans attendre la publication du rapport qu'il souhaitait la privatisation de l'audiovisuel public. de deux choses l'une, soit le rapporteur est en porte à faux avec les dirigeants de l'UDR et avec le Rassemblement national et il doit le dire clairement, soit il a travaillé dans un objectif politique, celui de l'UDR et du Rassemblement national, à savoir préparer les esprits à la privatisation de l'audiovisuel public. Dans tous les cas, je note que cette commission d'enquête est un échec politique

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politique pour le rapporteur puisqu'il n'a pas réussi à convaincre le Rassemblement national de changer sa position sur la privatisation de l'audiovisuel public. Et lui qui dit vouloir sauver l'audiovisuel public se retrouve aujourd'hui dans une situation paradoxale puisqu'il appartient à un parti qui souhaite voir élu à la présidence de la République des candidats, une candidate et un candidate qui souhaitent la privatisation de l'uel public. C'est non seulement un échec politique pour le rapporteur, mais il se trouve aujourd'hui prise au piège prise au piège de sa propre commission d'enquête dont il disait dont il souhaitait qu'elle puisse servir à

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sauver l'audiovisuel public alors que ses alliés aujourd'hui réaffirment leur volonté de privatiser l'audiovisuel public. Et je veux dire à Charloncle que s'il veut sauver l'audiovisuel public, qu'il le disent à ses alliés. Car aujourd'hui ceux qui veulent la privatisation de l'audiel public, ceux qui menacent l'audiovisuel public, ce sont bien ses alliés qui rappellent matin, midi et soir qu'il souhaite sa privatisation. Il y a dans le rapport du rapporteur des mesures que je partage, mais il y a des propositions qui préparent sa privatisation et en tout cas sa reprise en main politique que je voudrais ici dénoncer. Euh, d'abord la fusion de France 2 et France 5, c'est une erreur

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stratégique majeure. France 5, c'est le cœur même des missions de service euh public. C'est une ligne éditoriale exigeante qui offre information, ouverture à la culture, au savoir, au patrimoine, à la culture, à la compréhension du monde. Et je regrette cette volonté de vouloir fusionner France 2 et France 5 s reviendraient à supprimer de nombreuses de nombreuses offres. Je dénonce le retour en arrière politique de la proposition du rapporteur qui souhaite voir nommer les dirigeants de le duel public par le président de la République. C'est pour moi un retour en arrière préoccupant. Il faut garantir l'indépendance des dirigeants de l'audiovisuel public. Dès lors, cette proposition, elle est non seulement dangereuse, mais elle est

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incohérente puisque dans le rapport, on peut lire à chaque page quasiment qu'il y aurait des liens de proximité entre les dirigeants de l' duel public et les présidents de la République. Donc, je ne comprends pas, ne serait-ce que par cohérence comment le rapporteur peut formuler cette proposition. Moi, je formule une autre proposition sur la nomination des dirigeants de l'audiovisuel public. Je considère que le mode de nomination actuel n'est pas pertinent. c'est-à-dire la nomination par l'ARCOM. Et je souhaite demain que les conseils d'administration des entreprises de l'audiel public puissent nommer les dirigeants de l'audiovisuel public sur avis des commissions parlementaires pour que les Français à travers leurs représentants aient un droit de regard.

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Pour conclure, je vous dirais qu'au terme de cette commission d'enquête, j'ai trois convictions. La première, c'est que l'audiel public est un trésor national qu'il nous faut préserver et renforcer. Aucune des 234 personnes auditionnées, même les plus critiques, aucunees n'ont appelé à la privatisation de l'audiovisuel public et elles ont toutes indiqué que la France avait besoin d'un audiovisuel public. fort, puissant, souverain, c'est ma conviction, c'est pas une option, c'est une exigence démocratique. La deuxième conviction, c'est qu'il y a et je ne minimise pas, des dysfonctionnements, des manquements au sein de l'audiovisuel public et il faut y répondre de manière urgente, de

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manière rapide, de manière ambitieuse car ils sont la garantie de la confiance des Français. Si nous voulons que les Français continuent d'avoir confiance dans le service public audiovisuel, il faut que l'audiel public se réforme. Il faut qu'il réponde à ses manquements, à ses dysfonctionnements et c'est essentiel. La troisème conviction et je l'ai dit, c'est que les commissions d'enquête doivent être réformées. On ne peut pas dans ce pays, à un moment où le pays est fracturé, polarisé, continuer que les commissions d'enquête servent des intérêts personnels, politiques et partisans. Il faut être capable dans ce pays d'avoir un débat public, un débat politique qui se fonde sur l'exigence de la vérité, du

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respect, de la civilité qui se fonde sur finalement sur l'intérêt général, c'est-à-dire chercher à mettre en lumière des dysfonctionnements et des manquements, mais pas à identifier des coupables ou des responsables. Pour le dire peut-être plus clairement, une commission d'enquête, c'est pas la justice des politiques. Les parlementaires ne sont pas des procureurs ou des juges. Chacun son rôle. Nous sommes là pour mettre en lumière des dysfonctionnements, des manquements. Il y en a eu. Il faut mieux prévenir les risques de conflit d'intérêt, le mélange des genres. Il faut renforcer les règles budgétaires, renforcer les outils de comptabilité analytique. On pourra rentrer dans le détail si vous le souhaitez. Il faut renforcer les exigences de pluralisme,

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d'impartialité de l'information. Il faut que l'audiovisuel public effectivement réponde à ses manquements et ses dysfonctionnements, mais on peut faire la transparence, on peut identifier les manquements, les dysfonctionnements sans tomber dans la caricature. Rien ne serait pire que le déni, le dénirigée, mais rien ne serait plus dangereux que la caricature. Et moi, je ne souhaite pas que le contrôle nécessaire et légitime de l'au duel public serve de prétexte à son dénigrement systématique. Ce n'est pas acceptable que dans démocratie comme la France, ce travail de contrôle serve un objectif idéologique, politique qui est le dénigrement systématique de

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l'audiovisuel public. Nous devons dans ce pays protéger notre audiovisuel public. Nous devons lui permettre de se réformer. Nous devons lui permettre de répondre au moquement et au dysfonctionnement cette commission d'enquête à mise en lumière. Mais nous ne pouvons pas ici en instruire le procès à charge. Ce n'est pas le rôle d'une commission d'enquête et je regrette qu'elle se soit déroulée ainsi. Yeah.