Nicolas Dupont-Aignan invité d'Anne Roumanoff sur Europe 1
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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- 0:09ComplaisanteRéponse directe
Nous recevons un député maire qui se présente comme le dernier dégauliste, un souverainiste acharné, un anti-européen forcené, un défenseur de la famille, un amoureux de sa patrie.
- 0:58RelanceRéponse directe
On ne sait jamais si vous êtes à droite de la droite, à gauche de l'extrême droite ou bien au centre de toutes les droites.
- 1:17OuverteRéponse directe
Vous allez me dire Nicolas Dupont-Aignan que droite, gauche sont des clivages dépassés.
- 1:39OuverteRéponse directe
Gaulliste en 2017, qu'est-ce que ça veut dire Nicolas Dupont-Aignan ?
- 1:50FerméeRéponse partielle
Vous êtes pour une guerre politique en mouvement ?
- 2:20OuverteRéponse directe
Vous appelez la primaire de la droite, vous y allez direct, candidat à la présidentielle.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:26Invité politiqueChiffre
« Les sondages, regardez Trump, regardez le Brexit, regardez Fillon, vous savez les sondages. »
- 3:20Invité politiqueFait
« Ah mais je suis sur le plan économique parfois, beaucoup plus à gauche que les bourgeois du PS qui ont tout cassé. »
- 3:38Invité politiqueFait
« Parce que quand on défend la France, immédiatement, on est caricaturé Front National. On n'a pas le droit d'aimer la France, tout de suite Front National. »
- 4:40Invité politiqueFait
« Je refuse toute alliance, je suis candidat et c'est la première fois qu'à la présidentielle, il va y avoir un vrai programme structuré qui est patriote sans être Front National. »
- 5:47Invité politiqueFait
« Je trouve le programme... Moi, je veux bien des efforts, je veux bien la rigueur, je veux bien tout. Mais si ça sert à quelque chose, si c'est pour faire la rigueur contre-productive, augmenter les impôts alors qu'on est accablés d'impôts, détruire le seul truc qui quand même était bien, la sécurité sociale, même s'il y a des défauts qui nous soignent, seul pays au monde. »
- 6:12Invité politiquePromesse
« Oui, tout est possible. »
- 12:21Invité politiqueFait
« Les Français ne veulent plus de ceux qui nous gouvernent, mais ils ne veulent pas du Front National. »
- 16:12Invité politiquePromesse
« Aucune des personnes qui ont gouverné jusqu'à maintenant et qui ont abîmé notre pays ne seront présentes dans ce gouvernement. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan28 %
- Présentateur17 %
- Locuteur 215 %
- Invité14 %
- Invité 213 %
- ?11 %
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Ce
midi, nous recevons un député maire qui se présente comme le dernier dégauliste, un souverainiste acharné, un anti-européen forcené, un défenseur de la famille, un amoureux de sa patrie. Il voudrait faire président de
la
République comme travail en mai 2017. Avec nous ce midi, il a autant de chances d'y arriver que moi de devenir top modèle, le président de Debout la République, Nicolas Dupont-Aignan.
Il a
regretté Jean-Pierre Elkabach.
C'est pas sûr.
Vous
allez bien Nicolas ? Il paraît qu'il faut vous dire Nicolas Dupont-Aignan.
Oui parce qu'on n'accorde pas les noms propres.
Ah bon ? Bonjour Nicolas Dupont-Aignan,
vous initialisez
NDA, ne pas confondre avec NPA, nouveau parti anticapitaliste de Mélenchon. J'ai un peu de mal à vous suivre Nicolas Dupont-Aignan. On ne sait jamais si vous êtes à droite de la droite, à gauche de l'extrême droite ou bien au centre de toutes les droites.
En
fait vous aimeriez être au-dessus de tout et vous êtes au milieu de rien.
Ça c'est méchant mais c'est normal. Je suis gaulliste, gaulliste c'est au-delà de la droite et de la gauche, c
'est
la France, c'est l'intérêt général.
Ce qui est sûr c'est que vous n'êtes pas à gauche, vous allez me dire Nicolas Dupont-Aignan que droite, gauche sont des clivages dépassés. C'est ce que disent tous les types de droite.
Je
ne suis pas sûr, il y a des gens à gauche qui le disent. Qui ont des chevènements et d'autres, ils l'ont dit.
Vous avez du mal à vous faire entendre vos différences entre Fillon le catholique et Marine la cathodique. Et puis maintenant même Florian Philippot se revendique du général de Gaulle. Gaulliste en 2017, qu'est-ce que ça veut dire Nicolas Dupont-Aignan ? Ça se traduit comment ? Vous avez
une
déesse
?
Non,
je
n
'ai
pas une déesse.
Votre femme s'appelle
Yvonne ?
Non.
Comme le général,
vous êtes pour une guerre politique en mouvement ?
Non,
j
'ai un esprit de résistance. Pour moi être gaulliste c'est être résistant, c'est la volonté politique.
Chez les gaullistes il y a des factions comme chez les indépendantistes corse. Il y
a
les gaullistes du 18 juin, les gaullistes de 58, le mouvement pour l'autodétermination gaulliste, le front de libération nationale gaulliste. De Gaulle c'est lequel ? Est-ce que c'est le fringant capitaine de 14-18, le général du 40 ou le père de la nation à cataracte de 1969 ?
C
'est un mélange et puis je ne regarde pas dans le rétroviseur, c'est une
leçon, c'est tout. Vous appez la primaire de la droite, vous y allez direct, candidat à la présidentielle, vous êtes un peu le Macron de la droite.
Les sondages en
moins.
Les sondages, regardez Trump, regardez le Brexit, regardez Fillon, vous savez les sondages.
Macron c'est en marche, Valls c'est en panne et vous c
'est en arrière. C'est debout.
C'est pas en arrière, ça c'est une caricature.
Non mais c'est vrai, quand on écoute vos discours Nicolas Dupont-Ignant, on a quand même l'impression que
vous
trouvez que tout était mieux avant, non ?
Non, pas du tout. Non ? Mais il y a plein de trucs à faire. Non, je veux qu
'on
soit libre. La liberté c'est ringard ? C'est vieux ? Non. La liberté c'est quoi ? Non
!
Non,
regardez
pas comme
ça, ça me fait peur. T'as peur, elle est peur. Vous faites pas peur.
La liberté, non mais on appelle ringard aujourd'hui la démocratie, la liberté, le progrès social.
Vous n'aimez pas l'Europe Nicolas Dupont
-Ignant ? C'est pas l'Europe
que j'aime pas. C'est quoi
? C
'est l'Union Européenne,
c
'est pas la même chose, il
y a
une belle Europe. J'aime l'Europe d'Airbus, j'aime l'Europe où on fait des trucs, mais j'aime pas l'Europe des bureaucrates et des marchés financiers. C'est mon côté gauchiste, oui.
Donc là on a un scoop ce midi,
Nicolas Dupont-Ignant est gauchiste.
Ah mais je suis sur le plan économique parfois, beaucoup plus à gauche que les bourgeois du PS qui ont tout cassé.
Enfin moi ce qui me gêne chez vous, je vous dis franchement, c'est cette proximité quand même avec Marine Le Pen. Mais
c'est vous qui l'a créé dans les médias, la proximité. Parce que quand on défend la France, immédiatement, on est caricaturé Front National. On n'a pas le droit d'aimer la France, tout de suite Front National. Et vous savez pourquoi il y a ça ?
Je vais vous dire,
je vais vous faire une révélation. Tente attention. Parce qu'on veut nous enfermer, soit le Front National qui fait peur, soit vous êtes des moutons. Je revendique ma liberté.
Oui mais vous avez quand même dit qu'il fallait vous allier à un moment que je
ne suis pas
compte.
Alors dites
-le que
vous ne voulez pas vous allier avec... Mais sinon je ne serais pas candidat. Alors donnez Nicolas Dupont-Aignan. Je veux un
patriotisme humain. Alors qu
'est-ce que vous pensez
du Front National Nicolas Dupont-Aignan
?
Des excès, même si parfois il dit des choses justes.
Est-ce que vous seriez prêt à vous
allier avec eux ? Mais ça y est,
vous
allez recommencer
avec tous les journalistes. Mais non mais c'est oui ou non.
Mais pourquoi ? Est-ce que vous demandez ça à un républicain du parti de Sarkozy ou de Fillon ? Est-ce que vous demandez ça aux autres ? Quand Valls dit des choses exactement comme Marine Le Pen, personne ne lui dit que vous allez vous allier. Pourquoi on nous interdit
de
penser librement, d'être patriote et qu
'on
veut obligatoirement qu'on soit dans la famille Le Pen ? Non, je ne
suis
pas dans la famille Le Pen.
Est-ce que vous seriez
prêt à vous allier avec elle ? Mais
pourquoi vous me parlez d
'alliance ? Vous pouvez me dire non,
dites-moi
non.
Je défends
ma propre voix.
Vous me dites peut-être. Parce que je refuse toute alliance, je suis candidat et c'est la première fois qu'à la présidentielle, il va y avoir un vrai programme structuré qui est patriote sans être Front National. Et vous allez voir que
ça
va changer.
D
'ailleurs c'est le Front National qui me critique le plus sur les réseaux sociaux.
C'est votre ennemi le Front National ?
Je n
'ai
pas d'ennemi, j'ai un amour.
Un
amour ? Ce n
'est
pas vous, c'est la France.
Vous
m'envoyez soulagé. Toi qu'il en soit, Nicolas Dupont-Aignan, bienvenue dans Sa pique mais c'est bon, qui n
'est
pas
votre slogan de campagne.
Je le précise, même si certains de vos positionnements...
Non, ça c'est le
slogan d'autres. Mais ce n
'est
pas bon, c'est mauvais. Sa pique mais c'est mauvais.
Et même si certains de vos positionnements piquent un peu.
Et oui, mais c'est bon. Il faut... Ben voyez. Je
ne
l'avais
pas fait.
Vous
avez dit que le programme de Chiot était le plus
con.
Oui, j'ai osé... On a loupé la phrase d'avant. J'ai dit, ce n
'est
pas au moment où on peut se débarrasser des socialistes, enfin,
qu
'on doit faire un programme qui les remet en selle. Je trouve le programme...
Moi,
je veux bien des efforts, je veux bien la rigueur, je veux bien tout. Mais si ça sert à quelque chose, si c'est pour faire la rigueur contre-productive, augmenter les impôts alors qu'on est accablés d'impôts, détruire le seul truc qui quand même était bien, la sécurité sociale, même s'il
y a
des défauts qui nous soignent, seul pays au monde. Je dis que c
'est
de la folie. Voilà, c'est tout. Et j
'ai
un autre programme
que
je trouve beaucoup mieux.
Et
je voudrais qu
'il y ait
un débat.
Mais vous pensez sérieusement qu
'il
faut arriver au deuxième tour, Nicolas Dupont
? Oui, tout est possible.
Vous avez vu une voyante
?
Plusieurs.
Et qu'est-ce qu'elles
vous ont dit ? Toutes pareilles, je serai au second tour. Non, mais sérieusement. Je suis très sérieux. Quand ils vont lire mon programme, vous allez le lire, vous allez être enthousiasmé. Ah
oui,
je crois
que...
Déjà, je vous vois
vaciller, Anne Roumanov.
Présidente de votre
comité
de soutien. Là, vous êtes en train de l'accueillir. Je vous vois... C
'est dommage à la radio qu
'on ne voit pas
l'enthousiasme de votre regard. L'éclat dans tes yeux.
L'éclat dans vos yeux. On se retrouve
dans un instant avec de l'enthousiasme dans le regard. Avec Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France. Au moins, vous êtes président de Debout la France. Avez-vous d'être
président de la France ? Ça fait déjà quelque chose. Et
voilà, c'est un début. Avec Willy Reveillet et Chris Délan, ne bougez pas.
Ça pique,
mais c'est bon. Reviens dans un instant sur Europe 1. Mais c'est bon, Anne Roumanov. Mais c'est bon avec Willy Reveillet,
Dupont-Aignan.
Vous avez eu peur de venir dans notre émission ou pas du tout ? Pas du tout. Ah bon ?
Il n'a pas peur de rien. Il n'a pas peur de rien. Mais parce que je vous aime bien.
C'est vrai ?
Oui, j'aime beaucoup ce que vous faites.
Je
suis venu à plein de spectacles.
Ah bon ?
En payant ? Il a payé sa place. En payant, oui.
Oui, mais moi je paye ma place. C'est ça, le général de Gaulle, il payait ses factures d'électricité. Ça nous change.
Tiens, justement, vous avez mis qui en humoriste à Paris-Anne Roumanov ? Tiens, moi j'aime bien savoir.
Ah,
en
humaniste ? Jean-François Copé
? Il
y en a pas mal.
François Hollande
? Oui,
c'est assez drôle.
C
'est très drôle.
Je vous présente un humoriste injustement méconnu,
Chris Deslandes. Pourquoi
pas justement ? Vous
le connaissiez ?
Oui, je
connaissais
son chapeau
surtout.
Il va faire votre portrait.
Oh là là.
Ça
c'est bien.
Ça
c'est le moment le plus difficile.
Bonjour monsieur le député. Bonjour monsieur l'humoriste. Un jour, le fameux critique rock Patrick Odeline a déclaré que toute sa vie,
on
était la chanson de ses 13 ans.
Eh
bien vous, Nicolas Dupont-Aignan, vous êtes gaulliste depuis vos 13 ans et n'avez jamais cessé de l'être. Je ne
sais
pas si c'était une preuve de constance ou bien un refus d'évoluer. L'homme qui a dit non est votre boussole et vous-même n'avez jamais cessé de dire non depuis votre plus tendre enfance. Nicolas, range ta chambre. Non. Nicolas, fais ton lit. Non. Nicolas, dis bonjour à la dame. Non, je suis gaulliste, je dis tout le temps non.
Vous
dites non à la gauche, non à Fillon, non à l'Europe, non à l'Euro, non à Maastricht, non à Schengen. Il paraît même que le jour de votre mariage, les invités ont flippé. Nicolas, qu
'on
s'y présente pour épuis... Nicolas.
Nicolas.
Nicolas.
Oui,
je suis certain que votre chanson préférée, c'est la poupée qui fait non de Paul Nareff et que vous devez jouer à ni non, ni non avec vos enfants. Nicolas Dupont-Aignan, vous êtes né à Paris, enfin presque puisque vous êtes né dans le 15e, au mois de mars 1961, en pleine guerre d'Algérie, dans une famille qui se passionnait pour la politique. Dès votre adolescence, vous militez pour Jacques Chaban d'Elmas, pendant que tous les mômes de votre génération se positionnaient plutôt à gauche dans cet après-mai 68 foisonnant. Vous poursuivez de brillantes études, Sciences Po, l'ENA, les cabinets ministériels.
Vous vous présentez comme un candidat anti-système alors que vous en êtes la parfaite incarnation, un peu comme si Clara Morgan stigmatisait la turlute. Vous travaillez avec François Bayrou au ministère de l'éducation nationale, ce qui démontre que vous avez beaucoup d'humour. Puis avec Michel Barnier au ministère de l'environnement, ce qui prouve que vous avez le sens de l'état et du dérisoire. Vous faites élire maire de Yé en 1995, député de la circonscription deux ans plus tard. Au cours des années 90-2000, votre relation avec le parti gaulliste, le RPR puis l'UMP est fait d'aller-retour, de break, de pause, de comeback.
On dirait un remake de la relation entre Lee Steller et Richard Burton. Vous suivez tour à tour Séguin, Pasquois, De Villiers, puis de nouveau Séguin. Vous trouvez du charme à chevènement tout en tentant un rapprochement avec le FN dédiabolisé. C'est plus de la politique.
J'ai jamais
tenté un rapprochement. C'est les feux de
l'amour.
Lassé de ne pas être écouté par votre parti, vous fondez votre propre mouvement Debout la République. Debout la République certainement parce que vous en avez assez qu'elle soit à genoux devant une commission européenne turgescente. Vous vous présentez à
l
'élection présidentielle comme un souverainiste, défendeur d'une France éternelle aux frontières bien définies et posez la nation comme ultime rempart à la mondialisation destructrice et à l'invasion migratoire. On ne peut pas non plus dire que vous êtes hyper souple sur les questions de société. Anti-PMA, anti-GPA, anti-mariage pour tous, anti-légalisation du cannabis. Avec ce programme, vous ne seriez jamais élu gouverneur de Californie. C'était mieux avant, je ne
sais
pas. Enfin, si, si, si. Certains trucs étaient mieux quand même. Même quand les femmes n'avaient pas le droit de conduire, par exemple, ou pas le droit de vote, ou pas le droit d'avoir un chéquier.
Et qu'elles gagnaient moins
que
les hommes. Et qui a donné le droit de vote ? Qui a donné le droit de vote tout ça ? Le général de Gaulle, le général de Gaulle. Mais moi, vous savez,
j'avais 13 ans en mai 80 et comme vous, je suis toujours la chanson de mes 13 ans. Pour tout cela et pour tout le reste, merci de votre présence parmi nous ce midi. Monsieur.
Nicolas Dupont-Aignan, il y a des choses sur lesquelles vous n'êtes pas d'accord ?
Il
y
a
juste
une chose, j'ai toujours été favorable à l'union civile et je n'ai jamais manifesté contre le mariage pour tous. Vous
êtes pour le mariage pour tous ? Contre la GPA. Vous êtes pour
le mariage pour tous ?
Je suis pour l'union des couples, l'union civile.
J
'ai toujours été favorable, même depuis 2007. En revanche, c'est sur la filiation et la GPA
que j'ai
été pas d'accord.
Imaginez que Marine Le Pen...
Je ne réponds plus sur Marine Le Pen. Mais quoi, imaginons ?
Je me bats pour ne
pas
qu
'il
y
ait
ça.
Oui, mais imaginons qu'elle prenne le pouvoir en 2017 et
elle vous
propose de rentrer dans son gouvernement.
Je
me bats pour justement offrir un autre patriotisme.
C'est tout mon essence. Qu'est
-ce qui se passe ? Si je ne
fais
pas de politique des si, parce que si j'avais fait de la politique des si,
j'aurais jamais rien commencé.
Oui, mais alors la réponse...
Ça ne m
'intéresse pas.
Donc elle vous propose de rentrer au
gouvernement, vous dites
non.
Parce que je ne
réponds pas. Ah non, vous ne répondez pas. Non, je ne
réponds pas.
Non,
parce que je refuse de me mettre dans cette situation. Je me bats pour offrir autre chose aux Français. Je ne
vais
pas me mettre dans une situation qui en plus n'arrivera pas.
Ça peut arriver, tout est possible.
Non, je vais vous dire,
les Français ne veulent plus de ceux qui nous gouvernent, mais ils ne veulent pas du Front National.
Et
c'est parce qu'on a laissé la patrie au Front National qu'on est dans cette impasse. Vous avez une minorité en France qui se goinfre et c'est toujours les plus pauvres, les plus modestes qui trinquent. Moi, je n'en peux plus de ça. Et je veux offrir une autre voie. Et bien, c'est mon droit.
Et
ce n
'est
pas parce que Marine Le Pen dit la même chose parfois que ça me gêne. Je n'en
ai
rien à faire. Et si Mélenchon dit la même chose, je n'en ai rien à faire.
Vous offrez notre voie.
Mélenchon dit parfois des choses exactement comme moi ou comme Le Pen. On n'en parle pas. Arrêtez de faire de Le Pen l'alpha et l'oméga. Le premier parti de France, ce n
'est
pas le Front National. Vous savez qui c'est ?
Les
absençonnistes. 20 millions. C'est à eux que je m'adresse. Réveillez-vous.
Si
vous ne votez pas, les gens décident à votre place. Quand est-ce qu
'ils
vont comprendre ?
Mais qu
'est
-ce qui ne vous plaît pas, Nicolas Dupont-Aignan, chez Marine Le Pen, je vais me
répondre à ça.
En gros, si je devais résumer d'une phrase, ils veulent faire le ménage comme moi, mais on ne le ferait pas de la même façon.
Et bien, je vous présente Uli Rovelli. Bonjour Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour.
Alors, il y a deux mois, Nicolas
Dupont-Aignan,
vous avez dit, à l'élection présidentielle, je vais créer la surprise. Alors là, je vais vous dire tout de suite, c'est hors de question. Je n'aime pas les surprises, Nicolas Dupont-Aignan. Donc, s'il vous plaît, à l'élection présidentielle, faites comme d'habitude, surprise. Au mieux, faites 2%. Voilà, vous aviez fait 1,8 en 2012, ça vous fera déjà une jolie petite surprise. Plus 0,2, poète, poète, je ne m'y attendais pas, oh là là, je suis surpris. Mais pas plus, Nicolas Dupont-Aignan. Je déteste les surprises, Nicolas Dupont-Aignan. Elles tombent toujours à côté, les surprises. Mais même les petites surprises à la con avec moi, elles tombent toujours à côté.
Tiens, les Kinder Surprise, par exemple, Nicolas Dupont-Aignan. Et bien, tu ne crois pas que l'autre jour, dans mon Kinder Surprise, je suis tombé sur quoi ? La Reine des Neiges. Alors, ok, je ne
suis
pas très viril, vous qui êtes un feint observateur de la société française, je pense que vous avez remarqué. Feint observateur
? Feint
observateur ! Parce qu'on dit Nicolas Dupont-Aignan est feint observateur, c
'est
comme ça maintenant. Donc, je pense que vous avez remarqué que je suis plus Orlando que Sébastien Chabal. Mais enfin, ce n
'est
pas une raison pour être humilié par un œuf au chocolat, quand même. Kinder, un œuf allemand en plus, tu vois, quand même, franchement,
ils
nous auront bien emmerdé les chleux. Moi aussi,
je
suis comme vous, l'euro, j'en ai jusque là. Alors, non, non, non, pas de surprise, Nicolas Dupont-Aignan. Ma hontise, en plus, est de rentrer chez moi, c'est le jour de mon anniversaire. J'allume et là, j'ai tous mes comptes potes. Surprise ! Ça aussi, ça devient n'importe quoi. Les flics, l'autre matin, à 6h du matin, ont débarqué chez mes voisins parce que le plus jeune, il deal du shit, tu sais. Et bien, tu ne crois pas que quand ils ont ouvert la porte, les flics ? Surprise ! Non, franchement, stop, pas de surprise, Nicolas Dupont-Aignan. Vous le dites vous-même, en plus, je suis un homme constant. Et bien, pour la présidentielle, soyez constant, perdez !
Voilà, en plus, votre parti, Debout la France, a fait DLF, on dirait le nom d'une maladie des yeux. Vous aussi, faites le test à la maison. Si vous voyez tout en flou, si vous voyez que rien ne va, si vous voyez un point noir ou un point basané et que ça vous gêne, vous souffrez sans doute de DLF. Vous dites, moi, je pense à demain, mais je ne comprends rien, Nicolas Dupont-Aignan. Vous, c'est hier, non ? Vous êtes bien le maire d'hier, sortement
réélu depuis 1995.
Bon,
ben,
qu'est-ce que tu t'en fous de demain ? Reste à hier, vous êtes le seul homme politique, on ne critiquerait pas de trop penser à hier et passer à demain. Alors, restez à hier, vous en foutez de demain et nous,
on
sera content aujourd'hui, voilà. Non, franchement, stop avec les surprises. Tiens, Trump, Fillon, Brexit, Julien qui gagne Secret Story 10, à la surprise générale, tu te rends compte ? Alors que Thomas, les gens disaient Thomas,
et bien, c'est Julien. Alors que, tu te souviens, les gens disaient, ouais, et
bien, tu vois, et bien,
voilà. Alors,
stop, non, non, non, non. Je crois que c'est bon, on a eu notre dose. Alors, si vous aimez autant les Français que ça, Nicolas Dupont-Aignan, pas de surprise. Une
réaction, Nicolas Dupont-Aignan, cette chronique de Willy Rovelli
?
Non, non,
non, non,
non,
non,
on a dit l'essentiel.
Non, rien à... Non, mais c'est pas moi
qui ai fait la surprise
sur les Français.
À un moment, ils
vont réagir.
Si demain, vous êtes président, vous avez déjà une idée de votre gouvernement,
votre
premier ministre, qui c'est ?
Oui,
j'ai pris une idée.
On le connaît ? J'ai pris un engagement. Oui. Aucune des personnes qui ont gouverné jusqu'à maintenant et qui ont abîmé notre pays ne seront présentes dans ce gouvernement.
Que des
débutants, en
fait.
Pas des débutants. Des rookies. Mais des nuls.
Des
nuls corrompus. Vous trouvez que c'est bien ? Non. Il faut arrêter. Donc, ça sera
des
gens
neufs.
Des gens neufs.
Je dis aux Français, vous
allez en prendre pour 5 ans. Mais
il n'y a pas
577 députés pourris.
Mais non, c'est ce que je vous dis. Mais on n'en parle
pas de ceux-là. Il y
a
un type que j'aime bien, par exemple, ça
va vous surprendre, qui est dans
mon département, Malek Bouti. C'est un socialiste remarquable, qui a été courageux face à la délinquance, face à l'immigration.
Vous le prendriez dans votre gouvernement ? J'ai toujours dit que je le
prendrais. Il serait d'accord
?
Je ne
suis
pas sûr qu'il serait hostile. Il est au courant ? Mais bien sûr, je le connais. Natacha Polony, elle ferait une très bonne ministre de l'éducation nationale,
de l'instruction publique.
Henri Guéno,
il
ferait un très bon ministre des Affaires étrangères. Oui,
mais là, il a 5100 balles nettes à l'entour. Il est un peu ric-rac en ce moment. Il est ric-rac, oui. Il faut lui donner du taf. Mais il y a plein
de gens. Je mettrais un chef de PME d'une petite entreprise à
Bercy
pour faire le ménage dans les technos de Bercy. Mettez
-en un du PMU
aussi, ça sera
bien.
Un entrepreneur. Un petit entrepreneur qui sait ce que c'est que les fins de mois. C
'est pas un peu populiste quand même ? C'est un peu plus jadiste. Mais il
faut aérer. Mais vous croyez qu'on gouverne un pays sans la confiance des gens ? Mais ça ne
peut
pas continuer comme ça. Ça va finir dans la rue, dans le sang.
Je
ne
veux
pas de
ça.
Dans le sang ?
Oui,
parce que quand on ne peut plus manger à la fin du mois, quand on ne peut plus vivre, il
y a
un moment, ça craque. Et c'est la réalité. Donc il faut voter
pour vous, sinon ça va mal finir.
Exactement. Mais je le pense.
Pas nous, mais
on se retrouve dans un instant.
Avec Willy Rovelli, Chris Deslandes et notre invité du jour, Nicolas Dupont-Aignan.
Ça pique,
mais c'est bon. Reviens dans un instant sur Europe 1. Europe 1, ça pique, mais c'est bon. Anne Roumanoff.
On
se
retrouve
dans Saint-Pic, mais c'est bon. Avec Willy Rovelli, Chris Deslandes, notre invité du jour, Nicolas Dupont-Aignan.
Ah ben, on va y arriver. Anne Roumanoff.
Nicolas Dupont-Aignan a décidé de vous aider dans vos campagnes
présidentielles avec un
conseiller.
Avec des amis pareils.
Avec un conseiller en communication très spécial.
Tu rentres dans le... Ça ne va pas du
tout. Qu
'est-ce qu'il va pas
?
Ça ne va pas du tout. Bonjour.
Je
me présente. Stéphane Feuc. Conseiller en com, président de l'agence URO SRPJ. À ne
pas
confondre avec mon cousin Germain, Stéphane Fuchs,
qui
conseille Manuel Valls chez Havas. Vous connaissez URO SRPJ. On est vraiment au tip top sur la com-pol. Avec quasiment que des pointures dans notre catalogue. On conseille Jean-François Copé, Nadine Morano, Cécile Duflo, Hervé Mariton.
Que
des cadors.
Bon,
on ne perd pas de temps parce que, comme vous le savez, le temps c'est de l'argent et en l'occurrence le vôtre. J'en ai fait une bonne et une mauvaise nouvelle pour vous, mon cher Nicolas. La bonne, c'est que j'accepte de vous prendre comme client.
C
'est peut-être pas une bonne
pour moi. Malgré
le fait que vous ne m'ayez rien demandé, ce dont j'aurais pu prendre ombrage, après tout.
Et
la mauvaise, c'est qu'il va falloir reconfigurer votre plan com de fond en comble. Pour un outsider comme vous, Nicolas, il n
'y
a qu'une stratégie possible, faire turbuler le système. Ça vous épate, hein ? Il faut que ça turbule, Nicolas, que ça turbule à donf. Bon, il
n
'y a pas que de l'obsolète dans votre com. Par exemple, quand vous assénez à vos interlocuteurs que vous allez gagner la présidentielle, que ça ne fait pas un pli, que c'est comme ça et pas autrement, c'est amusant. La méthode Coué, ça a son charme. Mais il ne faut pas en abuser non plus. Sinon, on est tenté de se dire, tiens, Dupont-Aignan est partisan de la légalisation du cannabis et il a anticipé la réforme. Alors que je ne crois pas que ce soit le cas.
Ah, vous ne savez pas.
Je vous imagine mal avec un gros bédo de skunk dans la bouche, en train de courir tout nu sur une plage à Goa. Je ne sais pas. C'est vrai, Nick. Quand on vous regarde, on ne pense pas spontanément à Iggy Pop.
Alors,
votre affiche, il faut la refaire. Oubliez Dupont-Aignan, c'est trop long. En plus, ça fait fils de divorcé, donc bobo. Ce n
'est
pas bon. Ne conservez que Dupont, qui est votre vrai nom d'ailleurs, avec le programme que vous avez, s'appelait Dupont, c'est inespéré. Donc, sur votre affiche, vous mettez juste votre nom en gros caractère. Dupont, une photo de vous en train de rigoler et en dessous, la joie. Dupont, la joie, pour siphonner les voix du FN, c'est parfait.
Je
continue mon débrief. Le nom de votre mouvement, Debout la France, il
faut
oublier.
Je
vous explique pourquoi, Nicky. Je pointe le hiatus, comme on dit chez nous. Une fois que la France est debout, qu'est-ce qu'elle fait, à votre avis ? Elle reste plantée sur place au garde-à-vous comme une cruche ? Évidemment que non. Une fois que la France est debout, elle se met en marche et se précipite pour aller voter Emmanuel Macron. Eh oui, gros ballot !
Qui
dit debout, dit en marche. Et qui dit en marche, dit Macron. Donc si vous ne voulez pas vous faire cannibaliser, je vous conseille de fusionner votre mouvement avec celui du sémillant Emmanuel et de l'appeler « Lève-toi et marche ». C'est le nom de mon livre. Ça fait une bonne synthèse. Oui, alors si vous faites une affiche commune, exigez qu'on vous voit vous aussi sur la photo en train de marcher sur l'eau. Il n
'y a
pas de raison. Après tout, vous êtes moins illuminé que Macron, certes, mais vous avez commencé plus tôt. À propos de ce jeune homme, j'en profite pour vous signaler une erreur de transcription de la part d'un journaliste qui vous a attribué la déclaration suivante. Macron est un loup déguisé en grand-mère sympathique au lieu de « Macron est un loup qui a épousé une grand-mère
sympathique ». C
'est bien ce que vous vouliez dire. Allez, allez, mon Nico, on se met une pile et on passe la démultiplier. Il faut que ça turmule. Par contre, je vous le dis tout net, vos propositions de rétablir la peine de mort pour les terroristes, d'envoyer des djihadistes...
Je n'ai jamais
proposé la
peine de mort pour les terroristes. Enfin, vous y
pensez, vous y pensez. D'envoyer des djihadistes casser des cailloux aux îles Karguelen,
de
réduire le nombre d'immigrés de 50% et autres papouilles lourdement appuyées, adressées aux électeurs du Front National, ne sont pas dignes du gaullisme social dont vous vous revendiquez, M. Dupont-Aignan, et que François Fillon est en train d'enterrer définitivement à grands coups de pêle rageur. Si le général était à ma place, il vous le dirait comme moi. Il faut que ça turmule, Nicolas ! Mais il ne
faut
pas non plus que ça déconne à plein tube
!
Alors Nicolas Dupont-Aignan,
vous
le prendriez, Didier Porte, ton conseiller
de communication ? Il n'est pas mal, il n'est pas mal. Vous avez
un conseiller de communication ou vous faites tout tout seul
?
Je ne
suis
pas tout tout seul, je ne
suis
pas omniscience, mais on n'a pas l'argent d'avoir des multiples conseillers, mais c'est aussi bien.
Vous
avez lancé votre chaîne YouTube comme Mélenchon ?
Oui,
ça marche
bien, oui. Combien d'abonnés ? Il y a une
vidéo par exemple qu'on a faite,
300
000 vues, et je suis convaincu que c'est la bonne solution par les réseaux sociaux.
Vous trouvez ça dur la manière dont sont traités les hommes politiques maintenant Nicolas Dupont
-Aignan ? Il le
mérite pour la plupart. Et
vous
?
Vous devriez être mieux
traité, vous
?
Non, mais on veut toujours être mieux traité. Je comprends qu'on traite mal des hommes politiques, ceux-là, mais il y en a plein de biens qu'on ne voit jamais. C'est tout le problème du renouvellement, mais c'est pareil à la télé,
c
'est pareil à la radio,
c
'est
pareil chez les juristes. Vous êtes contre le
cumul des mandats pour un seul mandat présidentiel ? Non. Non ? Je pense
que quand on a un bond, il faut le garder.
Vous
savez qu'au moins lui,
mandat, merde
!
Non, moi je
vais vous
dire, je vais vous choquer peut-être.
Non,
non, non. Non, parce
que le
mandat unique, c'est... Non, non, non, non.
Mandat à vie, mandat à vie.
Non, pas mandat à vie, mais quand on a un bond, 5 ans, c'est rien. C
'est
rien.
Oui. Bah oui. Mais d'ailleurs, la connerie du siècle, c'est d'avoir abandonné
le septennat. Le
contrôle du peuple, les référendums, moi je veux dire référendums,
le référendum d'initiative
populaire. Mais faites confiance aux gens,
aux électeurs. Exactement.
D'ailleurs, on va faire un référendum. Qui veut que l'émission s'arrête ? Oui, on lève la main
! Regardez, personne.
Personne.
Allez,
on fait un coup d'État, on garde l'antenne.
Oui, non, mais là,
il est midi et demi, donc on doit rendre l'antenne. Merci Nicolas Dupont-Aignan. Merci Willy Revelli, Chris Délande, Didier Porte. Qui voit-je entrer dans le studio ? Mais c'est Maxime. Oui, ça vous a intéressé cette émission politique ?
Bah c'est toujours bien le vendredi.
On découvre un nouveau visage
de l'initiative. Exactement,
et particulièrement aujourd'hui.
C'est vrai ?
Oui.
Bah dans un instant hop midi avec Maxime. Sweeté !
Nicolas Dupont-Aignan