L'Odyssée de Michel Fournier, Ministre de la Ruralité
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:45OuverteRéponse directe
Pourriez-vous nous dire qui vous êtes et d'où vous venez ?
- 2:28OuverteRéponse directe
Quelle était l'origine familiale de vos parents ?
- 4:40OuverteRéponse directe
Quel genre d'enfant étiez-vous à l'école ?
- 6:07OuverteRéponse directe
Pourquoi avez-vous quitté l'école à 17 ans et pourquoi partir en Allemagne ?
- 9:03OuverteRéponse directe
Qu'avez-vous appris de vos expériences professionnelles multiples pour porter la voix de la ruralité ?
- 13:25OuverteRéponse directe
Réagissez à ces photos : qu'est-ce que c'est ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 18:32Michel FournierFait
« Pour la ruralité, je vote Fournier. 94. Je vote la ruralité, je vote Fournier. »
- 22:10Michel FournierFait
« Il y a eu des propositions faites dans la semaine précédent la nomination par Sébastien Lecornu, le premier ministre et qui m'a demandé si je voulais si je souhaitais. »
- 23:38Michel FournierChiffre
« 3/4 des moins de 25 ans qui vivent à la campagne se sentent exclus des politiques publiques. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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dans cet univers là, on était des enfants très libres, très autonomes, avec des responsabilités très tôt. J'avais une vache à tr à 7 ans, hein. Oui. Tous les matins et et tous les soirs. Avant d'entrer en politique, vous avez exercé de nombreux métiers. agent des douanes, euh agent commercial, poseur de volets roulants, vendeur de toutes sortes de produits, des radiateurs électriques jusqu'aux valises d'espionnage, avant même de devenir fleuriste. J'étais double actif et j'avais euh j'avais un troupeau d'une 100 100 120 brebis. Je suis maire depuis 89, élu depuis 83. Je vais vous donner cette boîte. Je vous propose de l'ouvrir. C'est la la boîte de Pandor.
On a l'impression [grognement] que c'est un tirage au sort. Là, c'est la maison familiale. Oui, c'est assez déchirant de voir cela. Miterran. aller à Solutre tous les lundis de Pentcotte. [rires] Ça vous fait rire ? J'ai quitté la douane. Je me souviens très bien de la réaction du grand paton de la douane de l'Est. J'ai quitté la douane pour vendre du chewing-gum. Pour eux, c'était c'était pas possible. Pour les jeunes, le message que je leur dis, osez osez. Vous occupez pas, vous faites ce que vous avez envie. À jamais livre et non incorporable. À jamais livre et non incorporable. Ma pierre tombale est déjà faite. Déjà commandée avec cette insu.
Ah ben elle est pas commandée, elle est faite. Elle est faite. Bienvenue dans Odyssée, l'émission qui s'intéresse à l'humain derrière la politique. Aujourd'hui, nous avons le plaisir de recevoir Michel Fournier, ministre de la ruralité. Nous reviendrons sur son parcours hors des sentiers battus, sa récente nomination au gouvernement ou encore son engagement sans faille au service de la ruralité. C'est tout de suite dans l'ysée de Michel Fournier.
[musique]
Merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation Michel Fournier. On est ravi de de vous recevoir aujourd'hui. Pour commencer, est-ce que vous pourriez nous dire qui vous êtes et d'où vous venez ? [raclement de gorge] Bonjour. Vaste question. Vaste question. [raclement de gorge] D'où je viens ? Je viens des Voges d'un je suis maire d'un village qui s'appelle les Voivres et je suis pas originaire de ce village là. Je suis originaire d'un autre village Bouxier au bois dans les Vauges [raclement de gorge] et j'ai 76 ans pour situer les choses et voilà quoi. Qu'est-ce que qu le le la question supplémentaire ? origine familiale.
Question supplémentaire, ça pourrait être que faisait par exemple vos parents dans la vie ? D'accord. OK. Ah ben oui, c'est très important. Voz, c'est plus précis. Non, ben bien sûr parce que en fait nous étions bah c'est une famille de paysans, paysans traditionnel, polyculture, petite exploitation et toute l'enfance s'est passé dans ce cadre là quoi. Et à la suite de cette quand je suis quand j'ai quitté bah le la famille bouxière, l'exploitation a perduré avec mon frère à un moment donné. Donc on est de le village qui d'origine avait une centaine d'habitants, pas plus. Donc vous voyez, c'était vraiment un petit village.
Je crois qu'il y avait également un café qui était dans la famille euh de par votre vos aïeux. Oui. Alors effectivement ma grand-mère maternelle tenait le café du village. H dans ce village à l'époque il y avait donc un café, il y avait deux boulangers euh un qui faisait aussi un petit peu épicerie et surtout dans le le café qui était tenu par ma grand-mère je ne l'ai jamais connu en exploitation. D'accord. Et donc quand ma grand-mère est décédée euh et bien c'est chez nous que on a fait en gros café. Ouais. On a fait café bureau de tabac. On est venu euh inciter mon père à reprendre le tabac, la notion de service.
Faut dépanner les gens du village, il faut pas laisser tomber machin truc et puis de la de la boisson emportée puis un peu les journaux et puis un peu et puis un peu et puis finalement bah ça se passait très facilement puisqu'on avait pas le temps de s'en occuper et nous c'est les travaux à l'extérieur qui étaient qui étaient prioritaires hein. Donc le bureau le tabac c'était une armoire murale avec je peux vous dire exactement tout ce qu'il y avait comme tabac gris, tabac rouge, tabac bleu, gooise filtre sans fil, gitane maïs pas maïs et enfin bref et puis royal pour les femmes. Ouais, c'était des cigarettes blondes, hein. D'accord.
et et euh et donc chacun venait se servir puisque la maison était toujours ouverte et en dessous de ce de ce placard entre guillemets, ben il y avait un petit meuble où il y avait l'argent et les gens venaient se servir enfin payer. Peut-être qu'il y en a qui l'ont pas toujours payé mais bon voilà, c'est-à-dire que c'était une façon en fait de bah de de rendre service à la population locale. Et hors de cette maison qui avait l'air très ouverte comme vous le décrivez, quel genre d'enfant est-ce que vous étiez à l'école ? Oui. Alors maison très ouverte dans la mesure, je me souviens pas, d'un repas de midi sans qu'il y ait des personnes étrangères à la famille pour manger avec nous.
Oui, c'est c'est c'est donc ce qu'on appelait à l'époque les maisons du bon Dieu très ouvertes. Voilà. Ouais. [raclement de gorge] Alors euh par rapport bien moi dans ce dans cet univers là, on était des enfants très libre, très autonome avec des responsabilités très tôt très tôt euh des travaux à faire. on participait à la vie de la famille et que ça soit aussi bien euh ben voilà les les les choses un peu courantes met de la tobe truc machin mais euh j'avais une vache à tr ans hein tous les matins et et tous les soirs. Ça veut dire une responsabilité euh boire les veaux euh don à manger au poules et cetera. Enfin bon, bref, on avait des responsabilités et on le vivait très bien.
Alors après, ben au parcours scolaire, ben j'étais dans l'école du village, un instituteur qui avait été l'instituteur de mon père, il a fait toute sa carrière dans le village. C'est c'est c'est assez incroyable quand même. Et il était bien entendu en fond de par en fin de parcours. Euh on peut pas dire que j'étais le lève le plus calme. Comment ça ? plus calme. En fait, [raclement de gorge] l'obligation euh, j'ai pas trop changer par rapport à ça, l'obligation de rester assis par exemple, l'obligation d'être attentif, l'obligation de c'était pas mon truc. Et euh donc voilà, donc je préférais être à l'extérieur quoi clairement.
Ce qui fait que bah j'ai bénéficié beaucoup de punition de l'époque et donc à un moment donné voilà mais ça n'empêche que l'institute de l'époque a dit à mon père Michel il peut faire des études ça serait dommage qu'il s'arrête et cetera et cetera alors que c'était pas vraiment mon truc. Ouais, je comprends. Mais mais d'ailleurs à ce sujet, un peu plus tard, à 17 ans, euh vous quittez l'école et vous décidez de partir seul en Allemagne. Qu'est-ce qui vous a décidé justement à à quitter l'école et pourquoi partir en Allemagne ? Ouai. Alors, j'ai fait un collège euh en deux étapes en internat. Euh, j'allais quand même ben le l'internat c'était donc la semaine.
On allait en vélo, c'était à 15 km. Après, on m'a pu accepter à l'internat, donc j'étais en demi donc tous les jours, je faisais 15 km le matin, 15 km le soir en vélo, à travers la forêt et cetera et cetera. été comme hiver et puis ensuite ben le collège lui-même ne n'a plus souhaiter que j'y sois je sois un de ses clients. Oh [rires] donc je suis allé dans un lycée où très rapidement et bien voilà, j'ai fait de années dans ce lycée là et je le dis parce que c'est comme ça la vie hein. Je devais passer en première. OK. Je devais passer en première mais dans un lycée autre que dans le département des n'avez pas souhaité Alors mon père il a dit ça commence à bien faire. Ouais.
Donc ben j'ai dit je prends mon envolin parce que il y avait une réponse éventuelle de trouver éventuellement de trouver un job dans un endroit et cetera. Je ne sais même plus par quel raison et c'est comme ça que je me suis retrouvé en Allemagne. Ouais. Une opportunité de de travailler quoi. Oui. De travailler. Et ben précisément en parlant de travail avant d'entrer en politique, vous avez exercé de nombreux métiers. Ça c'est fascinant. Donc agent des douanes, agent commercial, poseur de volets roulants, vendeur de toutes sortes de produits, des radiateurs électriques jusqu'aux valises d'espionnage avant même de devenir fleuriste. Cont oubliez que j'étais aussi je pas tous dit. Non.
Oui, parce que c'est important. Oui, j'étais double actif et j'avais euh j'avais un troupeau d'une 100 100 120 brebis. Ah oui, ben je d'accord. Donc j'étais aussi dans le milieu agricole dans l'élevage en plus de toutes ces obligations très prenantes. Oui, j'étais double actif. Double actif et par conséquent double actif triple actif voir triple mais pas professionnel de la politique. Et je voudrais savoir qu'est-ce que toutes ces expériences vous ont appris pour faire ce que vous faites aujourd'hui, c'est-à-dire porter la voix du d'une autre ruralité.
Quand vous avez des expériences multiples, vous pouvez comprendre les difficultés ou les les avantages que peuvent avoir certaines professions. Notamment si je prends l'exemple de la fleur, la fleur en tant que telle, bon c'est assez valorisant, c'est un métier aussi artistique donc c'est intéressant mais c'est c'est un stress permanent. Vous travaillez avec des produits frais. Hm. Travailler avec des produits frais, ça vous oblige à être tout le temps performant, c'est-à-dire euh savoir faire vos achats et surtout savoir mesurer euh pour ne pas pour éviter toute perte et pour faire en sorte que vous êtes toujours sous l'accord de raide.
Ça veut dire que tout ce que j'ai fait comme tout ce que j'ai pratiqué comme métier entre Oui, des métiers parce qu'après tout hein euh je c'est c'est des petits métiers certes, peut-être, mais il y a pas de petits métiers, il y a des métiers et tout. Euh euh si je prends le le fait de d'être agent commercial et cetera, j'ai jamais accepté de travailler euh au fixe. J'ai toujours travaillé à au au rendu. C'est-à-dire quand j'en faisais quand j'allais chercher parce qu'on change beaucoup de de de boîte quand c'est comme ça, les gens me disaient "Vous savez dans entretien d'embauche, alors vous estimez valoir combien ?" Rien. Ah bon ? Rien ? rien.
Par contre, dans 2 mois, je reviendrai et dans 2 mois, je vous dirai je veux ça parce que j'aurais fait mes preuves. Donc ça, j'ai gardé cette cet esprit là et c'est pareil partout. Tout tout mon parcours, c'est un parcours qui il n'y a rien de de stable comme on l'entend dans le fait de donc c'est une aventure permanente, donc c'est super excitant, c'est super dangereux, c'est super fatiguant mais c'est super épanouissant. Et euh c'est ce qui vous permet de d'être ancré aujourd'hui, peut-être de comprendre la vie des gens euh dans dans votre rôle actuel de de ministre.
Oui, parce que dans mon rôle actuel, il ne faut pas oublier quand même je je suis maire depuis 89, hein, élu depuis 83 et euh j'ai j'ai créé un des premiers chantiers d'insertion en ruralité. Aujourd'hui, j'ai dû embaucher dans un village de 300 habitants, hein, faut remettre à la taille. J'ai dû embaucher depuis que je suis mère à peu près euh 600 personnes. Donc c'est énorme. Ça veut dire 600 personnes en difficulté sociale que en difficulté sociale lié à l'alcoolisme, lié à des séparations, lié à des ruptures, liées à des incompétences et cetera.
Ce qui fait que euh vous vous dites il y a je suis toujours parti sur il y a de il y a que deux solutions quand les quand c'est quand c'est comme ça les gens qui sont en difficulté il faut effectivement les accompagner mais il faut les accompagner dans la mesure où on on comment dirais-je ? Je te donne, tu me donnes. Oui, on est dans l'échange. Je te donne, tu me donnes. Donc ce qui fait que aujourd'hui, puisque c'est la question, aujourd'hui en étant ministre, j'ai vraiment touché à beaucoup de choses que ça soit donc l'emploi, le bâti, la rénovation du bâti. J'ai dû acheter dans par avec la commune entre je sais plus une vingtaine de maisons que l'on a réhabilité.
On a fait de l'accueil de famille en difficulté. Enfin bref, tout un un un tout un process qui fait que je mesure et je connais euh enfin énormément de de de facteurs de de développement, y compris au tourisme, y compris mais on va peut-être en parler. On va en parler absolument. Et et justement à ce sujet, j'aimerais vous proposer maintenant Michel Fournier de réagir à plusieurs photos. Donc c'est très simple. Je vais vous donner cette boîte. Euh je vous propose de l'ouvrir, de prendre ce qu'il y a dedans. Et c'est la la boîte de pandore. Ce n'est pas la boîte de pandore, rassurez-vous. On y a penser. On s'est dit quand même c'était pas correct.
[raclement de gorge] Voilà, c'est très bien plié comme vous pouvez le voir. [grognement] On a l'impression que c'est un tirage au sort peut-être. Ce sont des photos. J'espère que le sort vous sera favorable. Ben, ça tombe bien. Alors, qu'est-ce que c'est là ? C'est la maison familiale. C'est la ferme familiale qui est dans un état aujourd'hui qui est est incroyable. Cette ferme là, c'est c'était la vie la vie d'une famille. Vous me parliez. Oui. Oui. Ma chambre était là le au plus au nord. Hm hm. La chambre des parents était avant.
Et cette chambre là, elle avait l'avantage, c'est que l'hiver euh les vitres étaient givré en permanence parce que à l'intérieur, il devait faire peut-être entre 12 et 15°gr. D'accord. Peut-être encore un peu moins. Donc la vie se faisait de cette façonlà. Et puis et puis ben là, c'est là dans on appelle ça une porte de grange. Dans cette grange là, c'est là que l'on rendrait le foin et cetera et cetera. Mais aujourd'hui euh la végétation mon frère qui a qui en a hérité de la maison l'a cédé et aujourd'hui on le regrette tous. Ouais, j'imagine parce que Ouais, c'est assez déchirant de voir cela. J'y passe régulièrement et j'y passe chaque fois pour me faire mal quoi. Ouais. Voilà.
Pas très loin en plus. Ah oui parce que c'était une une des maisons du village qui était au départ une des plus des plus belles. Je continue hein. Oui oui oui continue bien sûr. Ah b décidément euh alors ça c'est bouxier au bois à la ferme. Ouais. Alors ça c'est un endroit euh h et c'est Mitteran avait solitré Mitteran allait à Solitrer tous les lundis de Pcotte. D'accord. Ça a été euh ça a été enfin c'était comme cela. Et bien moi ça s'appelle la côte de Virine. La côte et la côte de Virine, j'y vais tous les ans le premier jour de l'année. Ouais. Et je fais mon pèlerinage euh parce que c'est chez moi et là juste voilà la côte de Virine. D'accord. La côte la croix ici hein.
Et par exemple ce prêt-là, ce prêt-là nous c'était on était on l'avait en propriété et on faisait les foins là. Et là, c'est assez euh c'est c'est assez pentu. Et là, j'ai une histoire. On a failli une fois, je conduisais le tracteur avec la remorque et ça c'est parti. On appelle ça partir en chouille, c'est-à-dire le truc est parti. J'ai cru qu'on allait se retourner avec le tracteur et la remorque de foin. Mais là, sur cette partie là, ça monte hein le le ça donne peut-être pas cette impression. C'était aussi notre terrain de jeu pour faire de de la luge l'hiver et voilà. Ouais.
Et puis sur c'est c'est un chemin de croix et il y avait un office tous les ans qui existe encore un office religieux avec le parcours des stations. Donc c'est un endroit qui vous permet de vous vos vous sourcer. Oui. Oui. Vous avez une vue à 360° au-dessus. magnifique. Ça veut dire que depuis là, on peut euh par beau temps orageux, on peut apercevoir les Alpes, hein. Donc, vous voyez, c'est c'est ça s'appelle une but témoin. C'est une des collines qui restent, ça fait pas très haut, hein, c'est à 400 m, mais quand même c'est c'est une dernière colline du [rires] Ça vous fait rire ? Et oui. Voilà. [raclement de gorge] Alors euh président Macron, il a ça chez lui.
À la présidence de l'Assemblée nationale, il y a cela également. C'est la clé h h c'est la clé c'est la clé que remise en main propre en ce qui concerne l'action que l'on entrepris au niveau de la de l'association des maires euros de France, c'est-à-dire l'ouverture des cahiers de doléances et de proposition et et dans cette clé en bois fabriquée localement dans ma commune par l'entreprise Inbo qui fait des lunettes monture bois et bien euh dans cette il y Il y a une clé USB qui reprend toutes toutes les doléances de France.
Incroyable au niveau du mouvement des gilets jaunes et je le répète qui ont entraîné qui ont entraîné en fait le le le grand débat fait par le président et Ah oui, ça c'est marrant ça. Une clé qui a été remis à à Emmanuel Macron mais Emmanuel Macron à Ferrand. Oui. Et au Sénat. Et au Sénat. Oui. Mais ça c'est vraiment des bons souvenirs. Ouais. Là, c'est euh la fiche de quand je me suis présenté aux élections cantonales en 94 ou 95. 94. 94. Pour la ruralité, je vote Fournier. 94. Je vote la ruralité, je vote Fournier. Et euh j'étais battu au 2e tour. J'étais battu au 2è tour parce que je prenais deux choses euh l'insertion et l'intercommunalité. Et c'était pas les valeurs de l'époque. Voilà.
Mais si vous voulez, on peut les faire très rapidement. Oui. Oui, on va les faire très rapidement. Ben quand même hein, c'est quand même des bons souvenirs. Ça serait dommage de de se passer de cette photo par le dans la suite là. Ça c'est la mairie et la mairie simpement avec ma devise qui est affichée à jamais libre et non incorporable.
ce que j'ai réitéré à l'Assemblée nationale il y a pas très longtemps quand j'ai été interpellé par un député du RN et puis pour la dernière la dernière je crois qu'on en a parlé tout à l'heure rapidement on en a parlé où on va en parler on a Non non non on a parlé d'entreprise qui a fait la clé qui est dans cette non qui était qui était excusez-moi c'est la couveuse c'est la couveuse ou c'est la couveuse d'entrepris c'est un ancien bâtiment près de l'état l'allemand une ancienne une ancienne ferme que la commune a racheté qui a refait la toiture parce que c'était en ruine qui a refait le logement.
Et ensuite, j'étais président d'une petite intercommunalité qui s'appelle euh le le Val de Voge et euh la compétence étant la économique étant le Val de Voge avec euh le pays d'épinal et cetera, on a développé euh la filière bois et on a donc créé une couveuse d'entreprise pour des jeunes qui veulent développer leur entreprise et qui sont accompagnés et financièrement et juridiquement et commercialement et cetera. Et c'est toujours en actualité, ça a été ça a été inauguré par le président Macron en 2018. 18. Je crois qu'il y a une petite anecdote aussi relativement à l'inauguration par Emmanuel Macron de de la Bohète.
Ah oui, l'anecdote c'est que oui, parce que vous auriez pu montrer l'arrivée, on était en pleine forêt et donc il y avait 200 m à faire. Alors là, moi j'ai un officier de sécurité mais là je peux vous dire que les services d'or c'était de la folie. Ouais. Ouais. [raclement de gorge] Et le bâtiment, ce bâtiment là, il y a un autre bâtiment d'accueil avant. Et ben l'anecdote, c'est que j'ai voulu démontrer au président de la République que la ruralité avait des avantages et ces avantages, à un moment donné, en circulant, je lui ai dit "Attendez, qu'est-ce qu'il y a ? Attendez, qu'est-ce qu'il y a ? Mais qu'est-ce qu'il y a ? Vous entendez les oiseaux ? C'est ça incroyable.
Il J'avais entendu parler de cette anecdote, j'ai pas résisté à à l'envie de vous en parler. Sur un autre sujet maintenant, votre nomination au gouvernement a été très relayée, très suivie. Comment est-ce que vous, Michel Fournier, vous vous avez vécu ce moment ? [soupir][souffle coupé] vous le savez puisque les les médias l'ont repris hein. [raclement de gorge] Il y a eu des propositions faites dans la semaine précédent, la nomination par Sébastien Lecornu, le premier ministre et qui m'a demandé si je voulais si je souhaitais et cetera. Bon déjà, j'étais très surpris parce que je m'attendais pas à cela.
Il y avait quelques points que que je voulais régler avant d'éventuellement donner mon accord. Euh point avec la famille et cetera et puis euh ensuite point par rapport à la proposition ministérielle qui m'était faite et je voulais simplement j'ai dit je serai OK s'il y a effectivement euh le le le le ministre de la ruralité. Oui. D'accord. Je voulais que la ruralité en fait c'est pas moi, c'est ce que je représente, ce que j'ai toujours représenté. Je suis porte-parole de la ruralité en fait et en tant que que ministre. D'accord. Mais euh dans l'organisation qu'il avait envisagé, il y avait des choses différentes ou plus large ou machin.
Et [raclement de gorge] donc il fallait euh il fallait qu'il réfléchisse comment euh ben comment inclure ce ministère de la ruralité dans une organisation plus large si vous voulez. Ouais. Ce qui est aujourd'hui, celle de la cohésion des territoires en gros hein. Mais euh c'est vrai que j'ai pas eu de d'autres nouvelles. Euh et donc euh voilà quoi. Il y a ces extraits où oui, vous êtes devant votre télé. Euh oui, c'est la réalité. Je encore une fois, il ont j'étais d'accord sur un principe mais j'ai pas eu de confirmation. À un moment donné, OK, on a trouvé la vous serez machin, tu seras donc voilà, j'ai appris la télé jusqu'à l'annonce à la télé aussi. Voilà.
H sur un autre sujet, vous parlez de de la ruralité. Aujourd'hui, beaucoup de jeunes ruraux se sentent comme des citoyens de seconde zone. C'est un sondage de 2025 qui dit que 3/4 des moins de 25 ans qui vivent à la campagne se sentent exclus des politiques publiques. Quand vous entendez cela, ce que ce que vous savez probablement, qu'est-ce que ça vous inspire à titre personnel ? [raclement de gorge] Ce qui ce il y a un constat qu'il faut faire qui est une évidence euh c'est que euh les jeunes en milieu rural, il y a aucun souci dans le primaire, enfin maternel primaire. Hm hm. Il y a pas de souci dans le collège, il y a pas de souci dans le lycée, mais c'est après. Ouais.
C'est-à-dire que l'éloignement bah des réponses université et autres se fait ailleurs. Donc il faut aller ailleurs pour faire les études. Vous vous êtes sur Paris voilà changer de quartier machin. Je veux dire c'est pas c'est pas une aventure quoi. Là c'est une aventure parce qu'il faut trouver un logement. Il y a pas forcément les moyens. En ruralité beaucoup de gens sont avec des niveaux de salaires très bas. Famille je parle. Hm hm. Donc euh bah les jeunes ici de ces familles-là euh n'ont peut-être pas les potentialités financières ou avec [raclement de gorge] leur famille de pouvoir. Et puis il y a cet éloignement du cocon euh et familial et du cocon euh euh copain et cetera.
Il y a il y a une rupture qui doit être qui qui doit être faite si on veut poursuivre. OK. et et et beaucoup euh bah ne franchissent pas le pas. Et dans ce cadre-là et bien après et bien ils se sentent, j'allais dire exclus, un peu exclus alors que en fait ils ont participé eux-mêmes à leur exclusion. Hm parce que euh parce que parce que il fallait franchir ce cap là. Vous savez, moi j'ai connu cela quand j'étais en douane. Quand j'ai quitté la douane, c'est c'est l'exemple même hein. Quand j'ai quitté la douane fonctionnaire machin, pas de problème. Allez, hop, jusqu'à la retraite, voilà, et puis jusqu'à la tombe. OK, c'était c'était plié.
Et quand j'ai quitté la douane, j'ai quitté la douane et je me souviens très bien de la réaction du du grand paton de la douane de l'Est. J'ai quitté la douane pour vendre du chewing-gum. C'était en tant qu'agent commercial. Oui, c'était c'était incompréhensible pour et pour mes collègues avec qui j'avais fait l'école des douanes avec qui on av on était ensemble et cetera. Pour eux c'était c'était pas possible. Pourtant chaque fois il me disait "Purez, tu as eu raison hein mais nous on va le faire mais nous on va le faire." Mais ils l'ont jamais fait. Ouais.
parce que c'est toujours difficile de quand on est dans une forme de sécurité et bien de franchir ce cap là et malheureusement beaucoup de jeunes ne le franchissent pas. Donc la une des solutions bien c'est tout simplement il faudrait organiser des rapprochements des potentialités d'étude pas seulement tout centralisé mais délocaliser beaucoup de pour pouvoir combattre ce phénomène là. Il y a quelques mois dans dans Odyssée, on a reçu Victor Provo dont je vous ai parlé un peu quand vous êtes arrivé ici, ancien maire de Tyron Gardet.
On a abordé avec lui un sujet dont on parle de plus en plus ces jours dans les médias, c'est la crise de l'engagement local, cette lassitude, ce découragement de de certains maires à commencer par les petites communes. Victor, c'est ce qu'il a vécu et c'est ce qui explique sa démission après quand même 15 années euh en tant que maire de Tyron Gardé. Je voulais donc vous demander comment est-ce que vous vous l'analysez cette cette crise d'évocation au niveau local ? Alors, [raclement de gorge] je suis pas tout à fait d'accord avec le maire. La preuve, c'est que moi, je continue à me présenter et j'ai 40 ans de vie de mère, hein. D'accord.
Donc chacun perçoit les choses à sa façon et surtout en fonction des situations locales. Peut-être que ce maire et bien il a connu un certain nombre de difficultés qui dit à un moment donné j'en ai assez, j'en ai assez, j'arrête et cetera. Mais régulièrement à chaque renouvellement municipal, il y a un certain nombre de maires qui s'en vont et eux heureusement qu' un renouvellement. s'il y avait que des anciens comme moi, voilàin, à chaque fois, j'essaie de m'entourer le maximum de jeunes, hein. C'est là aussi, cette fois-ci, dans ma liste est faite, la moyenne d'âge, c'est très très jeune parce que il faut renouveler.
Et dire qu'il y a un problème d'engagement, il est pas seulement au niveau des élus locaux, il est le Covid d'ailleurs a accéléré les choses. C'est au niveau de l'engagement, y compris dans l'associatif, y compris les gens se sont repliés à un moment donné, le confinement par exemple, tout ça, ça a créé une cassure et aujourd'hui, il faut réapprendre. Et euh il y a une autre bah il y a un autre souci hein. Voilà, il suffit pas de se plaindre dans la vie hein. Faut agir. Faut agir. Il y a deux façons de faire les choses. Où tu baisses la tête ou tu la relèves. Et aujourd'hui, on est dans une situation où les gens d'une façon globale, la société ce sont des consommateurs.
Ce sont des consommateurs. Mais pour consommer, il faut des producteurs. Et moi, je fais partie des producteurs. Et donc il faut que il y existe quand même énormément de producteurs et bien il faut inciter simplement c'est ça qu' comme ça qu'on réglera. Faut inciter bah les jeunes ou d'autres à devenir producteur parce que quand tu touches au truc tu te dis c'est une aventure personnelle extraordinaire. Ouais. Devenir producteur de sa propre vie. Alors aussi producteur de sa propre vie. Vous êtes bénévoles tous l'équipe là ? Ouis, on est tous bénévoles ici euh dans odyssée. Oui. Ouis. Pourquoi vous faites ça ? Parce qu'on adore. Pourquoi vous faites ça ? Parce que vous adorez.
Et pourtant, vous pourriez euh euh faire autre chose. Euh simplement, ça n'exclut pas, hein, mais passer votre journée à une terrasse de café h et à débattre sur le sur le nombril du monde. Mais non, vous créez, vous voulez, vous avez envie, vous voulez exprimer quelque chose, faire bah avoir des invités. Vous êtes producteur. Ben voilà, ce qui est intéressant, c'est que vous euh après votre nomination au gouvernement, vous avez le choix fait le choix de rester maire de votre commune des Voivres comme depuis 36 ans maintenant. Est-ce que c'est cette double responsabilité est lourde apporter au quotidien ou au contraire pour vous c'est très important pour rester ancré ?
Alors, c'est un peu les deux, hein. Premièrement, euh ma commune c'est ma priorité, ça c'est clair parce que euh on a évoqué quelques sujet mais euh création d'un centre d'éducation à l'environnement, euh le café restaurant c'est à la commune, euh enfin bref, différentes actions avec il y a j'ai un centre aussi de de d'artisan d'art, j'ai la zone d'activité, [raclement de gorge] tout ça c'est on a fait énormément de choses, énormément de choses, des systèmes de location vente pour les les familles modestes avec les bâtis que l'on a racheté et cetera et cetera.
Ça veut dire que on a créé une forme de laboratoire local et d'ailleurs je me suis permis de prendre cette idé cette idée de laboratoire local avec l'accord de Jean Castex premier ministre pour créer un laboratoire de la ruralité dans le département des Ves pour avoir des réflexions au-delà de ce qui se fait classiquement. H et donc tout cela fait que on n'abandonne pas ça parce que on on l'a créé, on l' on le fait vivre et on veut que ça perdure. C'est comme l'association des maires euraux de France, c'est quelque chose depuis que je suis président, on est passé de de 8000 communes à plus de 13500.
Donc je veux dire voilà, ça veut dire qu'on on a il y a un besoin et donc euh c'est une forme de on est missionnaire un peu dans ces donc commentier les choses ? la question se se pose et se posera, c'est clair. Mais je ne veux mon intérêt, pas personnel, mon intérêt par rapport à ce que je représente aujourd'hui, c'est de faire en sorte à l'intérieur d'un gouvernement, à l'intérieur de du système de l'État de faire avancer et bouger certains points. Voilà, c'est c'est ce que je me suis fixé comme objectif, c'est clair, avec Sébastien Lecnu. Très bien.
Et et donc on parlait de de cette loi sur le statut de l'élu, il y a un autre changement qui concerne le mode de scrutin dans les petites communes de de moins de 1000 habitants pour les élections municipales. Euh beaucoup pensent que cette évolution, elle pourrait d'ailleurs avoir un impact négatif sur l'engagement dans les petites communes. Donc c'est le le changement du mode de scrutin en fait. Euh qu'est-ce que vous répondriez à ces personnes ? [rires] [souffle coupé] Je répondrai que la légitimité que j'ai accompagné, on je l'ai eu par rapport à l'assemblée générale des maires euros de France. Hm.
Dans la mesure euh ce que l'on souhaitait mais c'est ça date hein, c'est depuis euh 2015 que l'on se bat nous pour dire il est plus possible aujourd'hui que les gens viennent faire leur courses au moment élection. Oui, c'est le panachage. Ouais, le panachage. Celui-là je prends, celui-là je prends pas. Ah bah celui-là, il m'a dit non pour pouc pas s'il a des responsabilités, s'il a des qualités ou quoi que ce soit. Donc c'est une équipe, une équipe, un programme. Voilà. Et dans ce cadre-là, il y a forcément et naturellement et tant mieux, il y a pas la parité et c'est la parité qui pose problème.
Toutes les réticences ne sont pas liées au manque d'engagement parce que le manque d'engagement, il existe aussi bien associatif, on en a parlé tout à l'heure. Donc c'est pas le manque d'engagement que qui qui est la réalité, c'est le fait qu'il y ait la parité. h et ça démarre toujours de la même chose. J'ai été interpellé énormément y compris à l'assemblée et euh moi j'ai rien contre la parité mais quand on démarre comme ça, c'est que quelque part on a quelque chose contre la parité. Voilà et c'est classique. Et j'ai entendu des trucs mais c'est 80 % des mères sont des hommes en plus. Ben oui, et j'ai j'ai mais mais voilà, à un moment donné, il y a autant de femmes que d'hommes.
Euh on se bat pour que les femmes aient une représentativité. Et là, je peux vous dire une chose parce que c'est clair, s'il y a trois personnes, trois personnes qui ont eu une action forte pour que ça puisse advenir, bien entendu, c'est des assemblées qui ont voté favorablement, que ça soit le Sénat ou l'Assemblée nationale, mais les trois personnes qui ont se sont battues, c'est Françoise Gatel, c'est Yael Brun Piv et c'est Michel Fournier. C'est clair.
Oui, François Gatel qui est votre ministre de de tutel euh ministre de l'aménagement et de la déalisationel qui est mon ministre qui est aussi je fais partie de son cabinet mais ça c'est les trois personnes qui ont fait que ça puisse se faire et on le regrette pas d'autant plus que c'est en mso de 1000 habitants il y a un mandat c'était au-dessus de 1000 habitants qui a eu le même phénomène. C'est-à-dire que ça a pas toujours été le cas les listes jusque 2000 ou 2500 habitants. Donc ça aujourd'hui c'est plus un problème hein. Personne ne parle plus dans les communes au-dessus de 1000 habitants de changement qui a déjà été. Oui. Ah bah ils en ont parlé aussi à l'époque.
Bah personne n'en parlera plus au prochain mou. Bien sûr. Oui. C'est la fin du panachage et l'instauration de la parité pour les communes de moins de 1000 habitants. En septembre 2025, avant d'être ministre, vous vous avez une phrase dans une interview, vous dites "Le pays va bien mais il ne le sait pas". C'est une phrase qui je pense du bien à ma génération d'entendre ça. [grognement] Est-ce que c'est quelque chose que vous pourriez encore dire aujourd'hui ? Oui. Oui. Plus que Oui, quelquefois il nous manque un truc. OK. H Moi, j'ai une vie que ça soit dans ma famille, mon père a fait une erreur de production, on va dire ça comme ça.
Et bien pendant 2 ans, bah voilà, on a bouffé les patates et mon père a travaillé de nuits pour pouvoir faire en sorte que on soit pas et cetera. J'étais indépendant toute ma vie et commerçant et tout ce que vous avez cité. Il y a des années où ça a été très bien, il y a eu des années où ça été très difficile, ben on a fait avec et puis voilà. Simplement, je crois que si effectivement on il y a deux choses qui me moi qui me qui m'interpellent, c'est que on a peur du droit à l'erreur. L'important c'est que on laisse une trace.
L'important c'est que l'on on on vit cela pleinement et surtout que l'on se conforte parce que effectivement on s'est à un moment donné planté et tu es tu es forcément meilleur après. Ouais. Et donc pour les jeunes le message que je leur disez osez vous occupez pas vous faites ce que vous avez envie vous restez dans des situations. Je veux dire bah la preuve pourquoi il y a autant de drogue ? La drogue c'est quoi ? C'est l'absence de de volonté, c'est tout simplement l'absence de d'assise personnelle. C'est les gens, ils ont besoin d'une compensation autre pour exister, mais en fait c'est une c'est une course dans le vide. Et bien c'est exactement pareil.
Mais vous avez une vous êtes dans En plus de ça, la jeunesse aujourd'hui a une aventure extraordinaire à vivre parce que il y a plus d'incertitude que de ma génération. Il y a tellement de choses qui évoluent très différemment, très très vite et cetera. Il y a une capacité d'adaptation qui est forcément plus rapide et plus importante aujourd'hui que j'ai eu, même si l'évolution était forte de mon j'allais dire [raclement de gorge] de mon époque de de de ma génération, mais ça n'a rien de comparable. Donc vous avez pas le choix hein. Ouais. Vous avez pas le choix. Faut faut oser oser oser oser. Et vous vous parlez justement d'oser, il y a une autre phrase que vous avez.
Vous dites que l'engagement politique au service de la société peut permettre de se réaliser comme nulle part ailleurs, notamment pour les jeunes, notamment pour les les jeunes ruraux. Est-ce que c'est quelque chose que vous pensez toujours, que vous diriez toujours ? Est-ce que c'est pas comme ça qu'on fera en sorte que le pays aille mieux ? Bien sûr, parce que on revient toujours, je parlais producteur, consommateur. On va prendre un autre exemple. Où vous êtes acteur, vous êtes spectateur. Si vous êtes spectateur et bien vous savez que vous allez dans un endroit, vous allez voir un spectacle, vous payez pour voir le spectacle, vous le recevez et puis voilà.
Mais c'est comme voilà, vous le recevez, vous avez passé un bon moment et vous avez participé à rien. Alors de temps en temps dans vos rêves, à un moment donné les gens se disent "Putain, j'étais le jeune premier moi. C'est moi qui qui me suis permis était super à l'aventure et puis voilà." Mais ça c'est du rêve. Hm. Par contre euh si vous êtes acteur, si vous êtes producteur, encore une fois, puisque c'est le mot qui convient, et bien euh c'est vous qui faites l'action, c'est vous qui entraînez, c'est vous qui donnez l'exemple, c'est vous qui surtout surtout vous dites aux autres "Moi, c'est moi qui vous fait rêver." Hm.
Donc ce que je demande aux jeunes, c'est simplement de se dire "Je vais faire rêver les autres." Ouais. Donc voilà, vous avez après tout si vous voulez pas le faire ben c'est votre problème. H donc producteur de votre vie avec Michel Fournier. Donc pour conclure, on a l'habitude de demander à nos invités en fin d'émission est-ce qu'il y a un sujet Michel Fournier que nous n'avons pas encore abordé et que vous souhaiteriez évoquer. Juste quelque chose de très simple, c'est le regard que l'on doit changer sur nos territoires ruraux au niveau réflexion nationale. Jamais on a pris en compte la valorisation de ces territoires, c'est-à-dire cette notion d'espace.
Ça fait des années que je me bats par rapport à cela. J'en ai parlé d'ailleurs au président quand il est venu chez moi en 2018. Il va falloir un jour dans la Constitution, je lui ai dit, de faire en sorte que la notion de surface que nous représentons, elle est au service du pays. C'est 88 % du territoire. C'est 88 % du territoire, on en tient très peu compte. On tient compte du nombre d'habitants mais pas de la surface. Alors que c'est chez nous qu'il y a l'eau, la ressource eau, la ressource forêt, la ressource terre, la ressource alimentation, la ressource transition écologique. Je vais faire simplement une conclusion en petit pied de nez comme cela.
Euh aujourd'hui, on a besoin et vous savez quand il y a des champs éoliens, quand il y a de des méthanisations, quand il y a euh bah de des des des de des panneaux solaires et cetera, bah les endroits qui sont euh réfléchis au bénéfice de tous hein, l'énergie renouvelable bah ça on demande à nos territoires d'être les supports. Donc je ne comprends pas que ça ça ne soit pas valorisé financièrement dans les dotations. Donc je me battrai et je continue à me battre pour que cela ça soit reconnu et que les dotations qu'ils sont liées ne soient pas seulement au nombre d'habitants mais qu' soit au nombre d'habitants et à la surface gérée.
Parce que des fois tu as 100 habitants mais tu as 1500 hectares à gérer et donc ça les gère et voilà. Ouais. Ben merci beaucoup euh Michel Fournier à jamais libre et non incorporable. À jamais libre et non incorporable. Ma pierre tombale est déjà faite. Déjà commandée avec cette insu. Ah ben elle est pas commandée. Elle est faite. Elle est faite. Et j'ai simplement pas marqué la date de fin. On vous souhaite que ce soit le plus possible mais j'ai quand même mis 2000 hein. Ça c'est Ah on sait on sait pas hein. [rires] On sait jamais. Tout est possible. Ah ben oui, compris la réincarnation. Voilà exactement pour les bouddhistes. Voilà. En tout cas merci beaucoup d'être venu dans l'émission.
C'était c'était un vrai plaisir de vous recevoir. Et merci à vous d'avoir regardé l'ysée de Michel Fournier. Si l'émission vous a plu, n'hésitez pas à vous abonner, à liker la vidéo et à nous dire en commentaire ce que vous en avez pensé. Merci également aux donateurs qui nous permettent de produire cette émission. À très vite pour une nouvelle odyssée.
[musique]