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Conférence de pressePublic Sénat (sur YouTube)· 6 mars 2017 179 minComplaisantFond programmatiqueÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsTravail & emploiEurope & international

Présidentielle 2017 : conférence de presse d'Alain... - Les matins de la présidentielle (06/03/2017)

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 21 %Défensif 9 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Quelle analyse faites-vous de la déclaration d'Alain Jupé ?

  • 8:44RelanceRéponse partielle

    Alain Jupé a-t-il fait un suicide politique en renonçant ?

  • 10:12RelanceRéponse partielle

    François Fillon est-il dans une impasse selon vous ?

  • 10:55OuverteRéponse directe

    Alain Jupé a-t-il tiré les bonnes conclusions ?

  • 11:38OuverteRéponse partielle

    Nicolas Sarkozy peut-il jouer un rôle de rassembleur ?

  • 13:43OuverteRéponse partielle

    Quelle est la prochaine étape pour la droite ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:27Alain JupéFait
    « le Front national empêtré dans les démêlées judiciaires de Madame Le Pen en rajoute dans le fanatisme anti-européen qui conduirait notre pays au désastre »
  • 2:11Alain JupéFait
    « le déclenchement des investigations de la justice à son encontre et son système de défense fondé sur la dénonciation d'un prétendu complot et d'une volonté d'assassinat politique l'ont conduit dans une impasse »
  • 2:55Alain JupéFait
    « une partie du centre que certains d'entre nous ont rudement stigmatisé nous a quitté comme l'a montré la manifestation d'hier au Trocadéro »
  • 3:40Alain JupéFait
    « François Fillon n'a cessé d'affirmer sa détermination et hier soir encore son obstination »
  • 4:22Alain JupéFait
    « je ne suis donc pas en mesure aujourd'hui de réaliser le nécessaire rassemblement autour d'un projet fédérateur »
  • 6:32Alain JupéFait
    « notre pays est malade rétif aux réformes qu'il s'est nécessaire en colère contre ses élites politiques mais sensible aux promesses démagogiques »
  • 7:15Alain JupéFait
    « le relèvement de la France de son économie de ses finances publiques de sa protection sociale le combat pour une nouvelle Europe »
  • 23:34Bruno Roger PetitChiffre
    « il est encore à 20 21 % c'est-à-dire à 3 4 points de Macron 4 5 points de Marine Le Pen »
  • 43:06Nathalie ArthaudPromesse
    « un salaire au minimum de 1800 € nets par mois »
  • 44:34Nathalie ArthaudChiffre
    « Renault les actionnaires ont été augmentés de 20 % »
  • 1:05:21Marine Le PenChiffre
    « de 2011 à 2013 les impôts sur les entreprises ont augmenté de 35 milliards d'euros pour ensuite baisser de 25 milliards d'euros jusqu'à aujourd'hui »
  • 1:07:27Marine Le PenChiffre
    « une étude du trésor de 2014 avait révélé que le taux d'imposition moyen des PME était de 32 % »
  • 1:13:55Marine Le PenChiffre
    « la France a perdu près d'un million d'emplois industriels depuis 15 ans »
  • 1:16:07Marine Le PenChiffre
    « 290000 travailleurs détachés en France au moins 300000 non déclarés »
  • 1:17:36Marine Le PenPromesse
    « il faut supprimer sur notre territoire la directive détachement des travailleurs »
  • 1:40:26Marine Le PenFait
    « une monnaie bouge en permanence et moi ce que je veux pas entendre c'est ça va avoir des conséquences sur l'épargne des Français »
  • 2:17:55François FillonChiffre
    « orienter 50 milliards d'euros soit environ 3 % des encours des contrats d'assurance vie vers le capital des PME »
  • 2:19:22François FillonChiffre
    « 35 milliards en faveur des entreprises et de la compétitivité »
  • 2:20:07François FillonChiffre
    « suppression de l'ISF porte ses allègements à 40 milliards »
  • 2:25:13François FillonPromesse
    « ouvrir la possibilité du référendum, limiter les mandats syndicaux »
  • 2:25:58François FillonPromesse
    « lever le verrou des 35h »
  • 2:27:23François FillonPromesse
    « le compte de pénibilité sera supprimé »
  • 2:30:19François FillonPromesse
    « objectif d'un million de personnes en alternance »
  • 2:36:34François FillonPromesse
    « je supprime le prélèvement à la source »
  • 2:41:29François FillonPromesse
    « il faut supprimer l'ISF et mettre à 30 % la fiscalité sur le capital »
  • 2:51:24François FillonPromesse
    « déduire de l'impôt sur le revenu jusqu'à 30 % de son impôt sur le revenu et jusqu'à 1 million d'euros quand on investit dans une PME »
  • 2:54:18Chiffre
    « on a toujours fait du court terme des aides pour essayer de booster les embauches alors on baisse les charges temporairement sur les bas salaire des aides ici des aides là des baisses d'impôt sur le revenu au moment des élections pour essayer d'amadouer les électeurs mais le résultat final c'est 2200 milliards de dettes c'est du chômage et c'est une industrie qui perd sa compétitivité »
  • 2:55:42Fait
    « la logique qui conduit à la réussite de mon projet c'est d'abord un effort massif sur la compétitivité »
  • 2:56:24Fait
    « le seul qui vous propose un choc de compétitivité qui est difficile je le reconnais qui est pas forcément facile à vendre au plan comme ça de l'opinion publique c'est moi »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Non speech

[Musique]

0:01
Locuteur

on on va comme bonjour à tous et bienvenue en direct sur Public Sénat édition spéciale ce matin avec la déclaration d'Alain Jupé le ma de Bordeaux qui vient tout juste de s'exprimer je vous propose de l'écouter et on analysera son discours juste après mesdames et messieurs les journalistes et les photographes je voudrais d'abord vous remercier d'avoir rép à une invitation que je vous ai lancé sans préavis à travers vous c'est au françaises et au français que je veux m'adresser ce matin à toutes les Françaises et à tous les Français jamais sous la 5e République une élection présidentielle ne s'est présenté dans des conditions aussi confuse la gauche déboussolée par chèc du quinquen de François Hollande s'est fracturé en plusieurs sensibilités irréconciliables elle court le risque d'être éliminé dès le premier tour de scrutin le Front national empêtré dans les démêlées judiciaires de Madame Le Pen en rajoute dans le fanatisme anti-européen qui conduirait notre pays au désastre profitant du discrédit de l'établissement politique monsieur Macron pourtant inspirateur et acteur de la politique économique de François Hollande tente d'incarner le renouveau mais son immaturité politique et la faiblesse de son projet ne feront pas toujours illusion quant à nous la droite et le centre quelle Gachie au lendemain de notre primaire dont le résultat a été incontestable et incontesté François Fillon à qui j'avais immédiatement et loyalement apporté mon soutien avait un boulevard devant lui je lui ai renouvelé ce soutien à plusieurs reprises le déclenchement des investigations de la justice à son encontre et son système de défense fondé sur la ation d'un prétendu complot et d'une volonté d'assassinat politique l'ont conduit dans une impasse tout au long de la semaine dernière aujourd'hui encore j'ai reçu de très nombreux appels me demandant de prendre la relève ils m'ont fait hésiter j'ai réfléchi à mes yeux la condition cineéquanon du succès c'est évidemment le rassemblement le plus large possible de la droite et du centre tel était mon objectif en me présentant à la primaire je n'ai pas réussi aujourd'hui ce rassemblement est devenu plus difficile encore une partie du centre que certains d'entre nous ont rudement stigmatisé nous a quitté comme l'a montré la manifestation d'hier au Trocadero le noyau des militants et sympathisants LR s'est radicalisé François Fillon n'a cessé d'affirmer sa détermination et hier soir encore son obstination si les pressions qu'exerc sur lui certains de responsables le contraignait à renoncer le passage de témoins se ferait dans la douleur et ne manquerit pas de laisser des cicatrices je n'ai pas l'intention de m'engager dans des tractations partisanes ni des marchandages de poste pour un goliste ce n'est pas l'esprit de l'élection présidentielle je ne suis donc pas en mesure aujourd'hui de réaliser le nécessaire rassemblement autour d'un projet fédérateur et c'est pourquoi je confirme une bonne fois pour toutes que je ne serai pas candidat à la présidence de la République c'est ce que je dirai à Nicolas Sarkozi et à François Fillon s'il souhait me rencontrer je mesure la déception que provoquera cette décision chez beaucoup et les reproches que paradoxalement elle me vaudra sans doute je redis ma reconnaissance mon amitié à tous ceux qui depuis des mois voire des années m'ont accompagné soutenu encouragé je remercie ceux qui après avoir vivement critiqué ma ligne et mon projet trouvent aujourd'hui en moi le recours qu'il recherche mais il est trop tard j'ajoute deux arguments qui me tiennent à cœur les Français veulent un profond renouvellement de la le dirigeant politique et à l'évidence je n'incarne pas ce renouvellement cette aspiration de l'opinion me semble plus forte que le besoin de solidité et d'expérience et deuxièmement les récentes péripéties ont encore accru l'exence d'exemplarité antifrançais de leur vis-à-vis de leurs femmes et de leurs hommes politiques et ici encore je ne peux répondre pleinement à cette exigence même si la justice qui m'a condamné m'a exonéré de tout enrichissement personnel je ne veux pas livrer mon honneur et la paix de ma famille en pâure aux démolisseurs de réputation je le répète pour moi il est trop tard il n'est évidemment pas trop tard pour la France il n'est jamais trop tard pour la France notre pays est malade rétif aux réformes qu'il s'est nécessaire en colère contre ses élites politiques mais sensible aux promesses démagogiques il vit aujourd'hui une terrible crise de conscience de confiance mais il a aussi de fortes capacités de rebond ces jeunes dont une partie est là c'est en grande souffrance seront le ferment d'une renaissance française pour ma part je continuerai à servir mes concitoyens en travaillant avec eux ici dans notre belle ville de Bordeaux et dans sa métropole je ne me priverai pas d'exprimer mon point de vue sur les grandes question d'avenir le relèvement de la France de son économie de ses finances publiques de sa protection sociale le combat pour une nouvelle Europe capable de défendre nos intérêts communs mais aussi de jouer son rôle de messagers de paix dans un monde où les nationalismes et les protectionnismes font ressurgir des bruits de guerre et aussi la sauvegarde de la planète la transformation numérique de nos économies de nos sociétés peut-être de notre humanité voilà quelquesuns des défis que devra relever celui qui portera les couleurs de la droite et du centre dans quelques semaines et je l'espère durant le prochain kakena vive la république et vive la France voilà pour cette déclaration d'Alain Jupé qui a tenu et bien à confirmer qu'une fois pour toute il ne sera pas candidat à l'élection présidentielle dénonçant malgré tout un François Fillon dont l'obstination la conduit je cite dans une impasse on va bien sûr en parler ce matin avec mes deux invités qui m'ont rejoint sur ce plateau jacqu isabello bonjour vous êtes condateur de l'agence de communication couran link merci d'être avec nous et j'accueille également Bruno Roger petit pardon éditorialiste politique chez challenge challenge première question pour vous Jacky isabello on vient d'entendre cette clarification d'Alain Jupé c'est vrai que depuis quelques temps une partie de son camp le pressait de se déclarer il l'a dit il a reçu de nombreux appels il y a réfléchi il a même hésité mais aujourd'hui il n'est pas en mesure d'incarner ce rassemblement au contraire si j'ai bien compris les choses seraient pires selon lui on a vu le le ton extrêmement solennel d'Alain Jupé costume sombre ton triste ton débit extrêmement lent toute décoration à l'extérieur comme on dit dans l'armée il a fait un constat assez sombre moi je l'ai trouvé vraiment il a une tête d'enterrement il a un costume d'enterrement il a fait un un premier constat qui nous amène comme le font l'ensemble des des commentateurs à dire qu'aujourd'hui ce serait un suicide politique et pour le coup ce serait son suicide politique de retourner sur le devant sur la de de la scène et se jeter dans l'arène après il fait de nombreux reproches à sa famille politique il règle même quelques comptes hein en leur disant les amis vous m'avez fait tout un tas de reproches j'étais celui qui pouvait sans doute le plus rassembler la droite et le centre et vous avez cassé le jouet preuve en est aujourd'hui nous sommes non pas au milieu du Guay mais nous sommes dans une situation qui est pire que celle de 1995 moi j'ai fait la campagne de 1995 c'était une campagne quand contre cand projet contre projet avenir contre avenir là c'est une campagne qui se dessine dans des dans des futurs extrêmement sombres et qui vont projeter la droite un dans une défaite annoncée de une partie du camp de François Fillon comme l'a dit Alain Jupé sans doute vers des votes extrême donc pour conclure jupet très triste et qui nous annonce sans doute dè lendemain qui déchante même s'il a souhaité faire preuve d'espoir lors de cette antienne qui était la sienne ou Bren Roger petit c'est vrai que finalement Alain Jupé vient mettre un terme aux spéculations autour de sa candidature mais c'est quand même sans surprise on nimaginait pas Alain Jupé se lancer dans la course à la présidentielle notamment après la démonstration de force de François Fillon hier et son interview au 20h de France 2 où il s'est montré plus déterminé que jamais toutes questions de rapport de force dans cette faire et alin Jupé en a tiré les conclusions François Fillon est candidat il a plus de 1150 parrainages validés auprès du Conseil constitutionnel ce qui veut dire que juridiquement il est candidat il a l'argent de la campagne et il a encore on l'a vu hier non déplaise tous les élus qui l'ont abandonné un réseau militant qui qui montre qu'il est en capacité de mener une campagne bon et à partir du moment où François Fillon dit comme disait mitéran on ne peut rien contre la volonté d'un homme mais là on y est à partir du FR du moment où François Fillon dit je ne par dirai pas je reste la situation est bloquée Alain Jupé a eu beau être poussé par un certain nombre de gens vous avez d'autres gens notamment françois Barouin qui ne veulent pas de sa candidature donc de ce point de vuel le plan B jupich tout juste derrière c'était déterminant c'était c'était peut-être plus encore que le discours c'était l'image qui qui tuait la candidature Jup mais qui tue aussi tous les plans C E F G H et cetera puisque aucun des quin ou des cadra qui était éventuellement poten iellement candidat ne recueillait de la même façon une un assentiment consensuel donc ça fait un mois finalement que la situation est la même depuis que l'affaire a éclaté personne ne veut de Jupé personne ne veut des autres donc François Fillon reste parce qu'il a envie de rester et effectivement dans des conditions politiques qu'alin Jupé et que Jacquy vient de décrire de fort belle manière qui sont déplorables pour la droite mais c'est un fait il François Fillon est candidat et il va rester candidat jusqu'au bout ouis c'est que on peut faire maintenant des des comparaisons en matière de communication et en communication politique plus encore on peut faire on peut prendre des éléments et on peut les comparer François Fillon aujourd'hui quasiment nous rejoue la séquence de la conquête des républicains c'està-dire que c'est quelqu'un qui est extrêmement pertinent et brillant lorsqu'il s'agit de de prendre la parole et de s'exposer comme le leader narratif de de son camp toutefois lorsqu'il s'agit de rassembler très largement euh il est très très faible on l'a vu lors de la campagne de de la compète du du parti les républicains qui ne s'appelait pas encore les républicains il était quasiment élu d'avance il a été très mauvais dans la conquête des différents mouvements des différentes sensibilités de de la droite ce qui fait que Jean-François Copé qui a fini à 0,3 % qu'on a sentiment de revie un peu le psychodrame Copé Fillon qu'on avait pu connaître c'est exactement ça et là aujourd'hui on s'aperçoit que François Fillon est dans cette incapacité là donc il nous rejoue un peu cette séquence et ça c'est et ça c'est assez terrible donc maintenant il faut dire qu'est-ce qui va se passer très concrètement est-ce que la proposition faite par Nicolas Sarkozi tôt ce matin de réunir certains des grands leaders de la droite va donner quelque chose al c'est que Nicolas Sarkozi hein demande et bien une réunion à la fois avec François Fillon Alain Jupé pour dit-il trouver une une voix de sortie euh et pour mettre un terme à cette situation qui ne peut plus durer ce sont ces mots une voix une sortie digne et crédible est-ce qu'il joue la suite du combat post- présidentiel en se disant euh bon de toute façon c'est paumé hein comme le pensent un peu les leaders du parti socialiste enfin en tout cas c'est ainsi que les les commentateurs le le disent se dire il y a plus de sujet sur la présidentielle que va-t-on faire à l'approche des législatives parce que les législatives on le sait mieux qui con i sur une chaîne parlementaire c'est le financement des partis hein puisque la la je veux dire la l'assiette est calculée là-dessus la pesé comme on dit est faite là-dessus donc et est-ce qu'ensuite Nicolas Sarkozi se projette dans la conquête de la présidence des républicains au lendemain de de cette présidentielle qui sera perdu si on en reste ainsi est-ce qu'ils sont déjà dans des calculs politiciens d'une famille qui va exploser en vol on le SAA dans quelques heur on va y venir Bruno Roger petit je voudrais revenir quand même sur ce que vient de dire également Alain Jupé puisqu'il fait un constat très sévère il parle d'un gâi il dit que François Fillon avait un boulevard devant lui maintenant il est dans une impasse et son obstination qui a conduit et puis à la fin il a cette phrase où il parle finalement des enjeux que devra relever le futur président de la République et là il ne cite plus François Fillon il dit c'est un défi pour le candidat de la droite et du centre est-ce qu'il lui il appelle encore à une autre euh un autre plan B peut-être non je ne pense pas je ne pense pas je pense que de ce point de vue-là les choses sont figées l'appel qu'a lancé Nicolas Sarkozi ce matin à une grande rencontre des grandes figures de la droite c'est pour donner le sentiment c'est construire une image pour donner le sentiment que bon on va essayer tant bien que mal de se rassembler derrière le candidat et de le porter à la présidentielle autant que faire se peut ni plus ni moins mais effectivement Nicolas Sarkozi depuis le début dans cette affaire il est dans l'après moi j'ai discuté avec un certain nombre de ses proches dont un intime dès la mi-février il était évident que Nicolas Sarkozi le parrain comme avait titré le monde qui se comporte un peu comme tel aujourd'hui en grand rassembleur des familles se projetait dans l'après que veut-il après je n'en sais rien au moins au minimum être le grand réorganisateur de la droite probablement être voilà être le faiseur de roi mais ce qui est sûr c'est que de manière objective il a tout fait pour bloquer Alain Jupé ça c'est évident c'est patant et nul ne peut le contester aujourd'hui pruve en est cela a réussi alors je vous propose justement de réécouter Alain Jupé pour qui il est trop tard il ne pourra pas incarner le renouvellement on l'écoute les Français veulent un profond renouvellement de leur dirigeant politique et à l'évidence je incarne pas ce renouvellement cette aspiration de l'opinion me semble plus forte que le besoin de solidité et d'expérience et deuxièmement les récentes péripéties ont encore accru l'exigence d'exemplarité antifrançais de le vis-à-vis de leurs femmes et de leurs hommes politiques et ici encore je ne peux répondre pleinement à cette exence même si la justice qui m'a condamné m'a exonéré de tout enrichiss personnel je ne veux pas livrer mon honneur et la paix de ma famille en pâure au démolisseur de réputation je le répète pour moi il est trop tard ouais il est trop tard Jacy isabello on revient à cette déclaration d'Alain Jupé on sait qu'il y a un comité aussi politique un DLR qui doit se tenir aujourd'hui finalement il est mort dans l'œuf après cette déclaration d'Alain Jupé Alain Jupé comme tout le monde le sait c'est quelqu'un qui a pris énormément de coup c'est quelqu'un qui fait de la politique depuis très longtemps hein il a commencé à la mairie du 18e donc il connaît extrêmement bien le terrain il a pris beaucoup de coups à la place de Jacques Chirac on va pas revenir là-dessus et il fait le constat que prendre un cût supplémentaire aujourd'hui ce serait un coup de trop et que quelque part ici en anticipant les demandes trop pressantes qui auraient pu se poursuivre dans les prochains jours et il finit par régler des comptes c'est quelqu'un qui est extrêmement fier quand on a travaillé avec lui on on sait qu'il fait partie avec Dominique strosc et avec quelques-uns les Goas g mais Madelin et et et autres sénateurs Longet de gens qui sont excessivement brillants intellectuellement ils sont largement au-dessus des autres mais le combat politique ne justifie pas tout et là il règle quelques comptes en se disant il serait tant quand même que la démocratie et cette espèce de pardon de terme un peu compliqué de d'oclocratie qui est en train de s'installer c'est-à-dire de espèce de quête du peuple par l'émotion et non pas par la réflexion et là il en a marre et il a envie de dire à tout le monde c'est tant pis pour vous à un moment il faut assumer ses choix et sans doute pense-t-il que dans les prochains mois on analysera toutes les erreurs qu'on a faites de ne pas se dire est-ce que Jup ne serait pas celui qui pourrait relancer la grande politique avec à la fois des propos très durs hein aussi sur François Fillon quand il parle justement de l'honneur de sa famille et cetera parce que il fait aussi une analyse politique de l'État de la droite Jupé c'était le goolisme sociale céit l'ouverture sur l'Europe c'était ce qu'il avait appelé lui-même la mondialisation heureuse sans doute a-t-il fait l'erreur aussi de ne pas mieux le définir et le choix de François Fillon par les électeurs du noyau dur de la droite porté parce que Patrick Buisson appelle fort justement d'ailleurs le populisme chrétien l'organisation sens commun et tant d'autres soutiens qui l'ont porté c'était déjà le signe que la droite c'était droitisée non pas extrême droitisé mais droitisé bon il y avait déjà ça dans le message de la primaire et ce qui se joue depuis quelques jours autour de la candidature Fillon notamment hier c'est que cette droitisation s'est encore accrue avec la manifestation du Trocadero parce que quand bien même effectivement il y avait 30 40 50000 rappme voilà je je bon il y avait des milliers de Français qui sont de cette droite là qui sont venus hier soutenir François Fillon ça c'est l'électorat de la primaire ça c'est au minimum 3 millions d'électeurs de droite qui veulent le candidat Fillon parce qu'ils veulent les valeurs qu'il représentent et que ne représent pas Alain Jupé c'est pour ça que l'avertissement d'Alain Jupé mérite d'être entendu d'être entendu il est en train de dire à la droite vous êtes en train de vous droitiser de vous marginaliser vous allez être dévoré par Macron ça a déjà commencé avec le riment de François baayrou et de quelques grandes figures de la droite et vous serez dévoré parce que c'est là où vous mène François Fillon par l'extrême droite parce que des électeurs qui sont aujourd'hui ceux de Fillon voteront très probablement si le cas se présente si Fillon n'est pas au second tour de l'élection présidentielle pour Marine Le Pen et révolution qui s'est un peu opérée depuis 2006 parce que ce qui se passe et et Bruno Roger petit a raison c'est que c mutation elle s'est opérée déjà en 2006 en 2006 si Dominique stroskan est élu il fait faire au Parti socialiste ce fameux bad goosberg qui en gros est de dire au Parti socialiste l'économie c'est important la mondialisation on peut la critiquer on peut la réformer mais on ne peut absolument pas la remplacer et avec cette catastrophe qui s'est opérée dans cette chambre 2806 à à New York cette adaptation du Parti Socialiste n'a pas pu s'opérer et donc cette adaptation elle a conduit à une dshérance du centre et on voit bien que que Macron a pu s'en saisir et une droitisation d'une partie de l'électorat RPR qui lui était déjà assez assez virulent avec que shirac qui avait su canalyser en disant on a des valeurs on est goliste on est popidolien on n'est pas extrémiste d'accord donc vous avez vos valeurs mais attention on ne dépêche pas certaines ligne et tout ça a commencé à se fissurer en 2006 mais l'opération de de de de déplacement vers la droite c'était opéré et là c'est en train de se faire avec cette conjugaison 2006 2017 c'est en train de se faire de manière assez stupide pardon je me suis trompé c'est pas 2006 c'est c'est 2011 lorsque dominiic stroskan a été pris la main dans le pot de confiture j'allais dire en T les cas on sait pas si la clarification ce matin d'Alain Jupé et bien va peut-être profiter en tout cas elle mérite peut-être de mettre un terme à ce dénouement ces spéculations autour de sa candidature je vous propose de le réécouter il a été très critique ce matin envers François Fillon quant à nous la droite et le centre quelle Gachie au lendemain de notre primaire dont le résultat a été incontestable et incontesté François Fillon à qui j'avais immédiatement et loyalement apporté mon soutien avait un boulevard devant lui je lui ai renouvelé ce soutien à plusieurs reprises le déclenchement des investigations de la justice à son encontre et son système de défense fondé sur la dénonciation d'un prétendu complot et d'une volonté d'assassinat politique l'ont conduit dans une impasse une partie du centre que certains d'entre nous ont rudement stigmatisé nous a quitté comme l'a montré la manifestation d'hier au Trocadero le noyau des militants et sympathisants l'air s'est radicalisé François Fillon n'a cessé d'affirmer sa détermination et hier soir encore son obstination Bruno Roger petit on parlait de cette obstination qui pourtant selon alin Jupé bien conduit François Fillon dans une impasse je le disais finalement cette déclaration d'Alain Jupé ça clarifie sa position ça met un coup d'arrêt aux spéculations pour autant ça risque encore plus d'handicaper affaiblir François Fillon on verra pourquoi est-ce que François Fillon s'est obstiné à partir de mercredi quand nous avons eu le grand épisode de je vais pas au son de l'agriculture je parle à midi j'annonce que je suis convoqué chez les juges et je vais j'irai jusqu'au bout je ne me retirerai pas parce qu'à ce moment-là dans les enquêtes d'opinion il est encore à 20 21 % c'est-à-dire à 3 4 points de Macron 4 5 points de Marine Le Pen donc c'est 200 points de vue de candidat hein je dis pas que je partage son analyse mais de son points de vue de candidat tout est encore possible et dans ces cas-là vous ne lâchez pas et il est toujours dans cet état d'esprit-là même si aujourd'hui vous avez des sondages il y en a eu un hier euh qui le ment à 17 % il y croira encore et il y croira toujours parce que c'est le propre d'un candidat à l'élection présidentielle parce qu'il se dit que ça va se tasser ça va passer euh les rebelles on les entendra plus et que d'ici euh une semaine 10 jours 15 jours on entrera dans une campagne électorale pense-t-il normal je ne pense pas qu'elle le devienne pour lui mais en tout cas euh de son point de vue c'est ce qu'il espère eu euh arrivriver à faire et récupérer des électeurs de droite partis tantôt chez Macron tantôt chez Marine Le Pen c'est un Paris effectivement extrêmement compliqué mais de son point de vue de candidat c'est celui qu'il fait et il s'est donné les moyens de par sa volonté comme on atteste encore une fois le dépôt en masse de tous les parrainages au Conseil constitutionnel aujourd'hui d'être incontournable ce qu'il est est-ce que ça permis une sortie de crise cette déclaration d'Alain Jupé selon vous jacqu non ça ça obscurcit encore un petit peu les choses parce que hier enfin euh d'un point de vue de ce qui est mon métier c'est-à-dire la la communication et notamment la communication de crise François Fillon a fait une excellente séquence très belle séquence dans le JDD on attendait enfin qu'on fasse parler la principale personne incriminée quand même parce que ça s'appelle le Pénélope gate et enfin elle a parlé après plus de 4 semaines de crise et la manière dont tu as géré été géré l'événement hier était très bon he on l'a vu les images étaient dynamique on avait l'impression qu'il y avait énormément de monde puisque aujourd'hui il y a une querelle sur combien de personnes présentes à au Trocadero donc séquence bien gérée le soir comme toujours Fillon dans des situations extrêmement sensibles et très bon à la télé il a été sobre il a été calme il a été décidé il a dit que la la décision lui appartenait c'est peut-être ce qui a conduit alin Jupé justement à à se prononcer ce matin c'est ça et c'est nous dans No dans nos univers on a on a plusieurs bouquins référence mais on en a fa qui s'app on en a un qui s'appelle les décisions stupides et c'est un auteur qui a expliqué comment vous savez la navette Challenger c'est explosé en vol avec des civils pour la première fois et on savait depuis 2 ans qu'il y avait un problème sur un point de la navette mais la multiplication des événements ont rendu impossible la décision de reporter ou de changer c'est en train c'est ce qui est en train de se passer c'estàd on sait que ça va mal se passer mais on ne peut rien faire et donc on on va voir la fusée exploser en vol exploser en vol la fusée François Fillon je vous propose à présent d'écouter la fusée de droite exploser en vol ouie sa famille je vous propose d'écouter justement par de ces militants et al Jup disait bien qu'il s'était radicalisé je vous propose d'écouter et bien ces militants rencontrés hier par Quentin calm sur la place du Trocadero l'affaire Pénélope c'est une affaire sans être une affaire c'est c'est véritablement un coup monté orchestré par par des juges rouges un féodé à Madame tobira voilà et comme par hasard ça sort maintenant au moment des présidentielles et je trouve ça vraiment scandaleux on n pas informé on est désinformé et je ne je n'écoute plus vos radios c'est tout ce que je peux vous dire lui on le traite comme un hors la loi alors que la justice n'a rien prouvver il a voulu juste attendre que la justice fasse son œuvre on voit bien Bruno Roger peti François Fillon a choisi de jouer le peuple contre le parti c'est une stratégie qui peut encore tenir selon vous bah preuve est fait que oui elle tient puisque il est toujours candidat et que selon toute probabilité il va le rester donc il joue sur quoi il joue sur tout à l'heure je vous parlais de ce que Patrick Buisson appelait l'électorat populiste chrétien mais c'était des gens qui étaient dans la rue moi je suis allé voir parce que j'habite pas loin donc je suis allé voir ces gens manifestai hier effectivement c'est le cœur c'est le noyau dur de la droite ce sont les mêmes qui manifestaient contre le mariage pour tous il y a 3 4 ans et qui sont recroquevillés sur des valeurs conservatrices et sur le plan social et sur le plan sociétal qu'a porté François Fillon tout au long de la campagne de la primaire et c'est là où Alain Jupé a tiré les conclusions de ce qui pouvait lui arriver c'est dire que candidat ces gens-là n'auraient pas voté pour lui parce qu'il aurait considéré que c'était c'était un traître qui avait poignardé leur candidat dans le dos donc de toute façon en dépit des sondages un peu flatteurs et un peu trompeurs qui circulaient là depuis 2 jours lui sait que ça aurait été un tel psychodrame à droite qu'il aurait été emporté par cette vague d'électeurs de la droite profonde en colère c'est un nouvel épisode jacie isabello on voit que François Fillon avait un boulevard devant lui ça a été rappelé par Alain Jupé cette ce quinquena qui s'annonçait imperdable pour la droite ça s'éloigne encore chaque jour un peu plus pour François Fignon c'est toujours comme ça au football ou dans des grands sports d'équipe on se dit toujours quand on a gagné d'avance on finit toujours par se prendre une raclée du siècle rappelez-vous PSG Barça sans faire de mauvaise association mais si on fait un peu de politique fiction on se dit qu'est-ce qu'on fait maintenant parce que jupet Fillon Sarkozi ont un rôle à jouer donc ce ne sont pas des gens qui peuvent appeler à la raison quelque part on sait que Nicolas Sarkozi est un un politicien remarquable c'est pas en le disant que qu'on fera découvrir quelque chose mais se dire que vont faire les grands tneurs de la droite qui sont complètement déconnectés et qui eux peuvent dire attention les garçons on a construit quelque chose depuis que le général de Gaulle nous a livré cette belle machine et qu'est-ce qu'on fait qui pourrait faire faire une déclaration pas orale mais écrite à Jacques Chirac qui pourrait demander à Edouard baladure de prendre position pour dire vous allez détruire cette droite que nous ne voulons pas basculer à l'extrême droite qui peut faire intervenir les madelins et malheureusement pas pas ce gain mais tous ces gens qui ont été des grandes voies de la droite et qui aujourd'hui sont retirés de la vie politique n'y reviendront pas et peuvent appeler sans doute à une prise de conscience est-ce que c'est la prochaine étape est-ce que c'est ce qu'on prépare à 48 jours de l'élection présidentielle franchement j'y crois pas de secondes mais on doit pouvoir trouver comme ça en communication de crise des médiateurs des gens qui permettrai de rapprocher les deux camps Sarkozy Fillon Jup ne peuvent pas rapprocher tous ces camps puisque les quadrats en plus ont des des cartes à jouer dès demain très rapidement pour conclure peut-être avec vous Bruno Roger petiter on le disait il y a ce comité DLR ce soir ça va servir à quoi c'est encore une utilité selon vous rien à rien puisque puisque bon il y aura peut-être des des des individus ou des personnalités qui en profiteront pour faire un petit peu de de bruit autour d'eux mais politiquement ça ne sert à rien puisque les choses aujourd'hui elles sont claires François Fillon est candidat il restera candidat mais ce qui est intéressant si on prend un peu les choses de temps long c'est qu'il est en train d'arriver à la droite ce que François miteran lui préparait il y a 30 ans c'est-à-dire d'un côté la construction d'une grande force politique progressiste alors ce ne sera pas le Parti socialiste qui est parti dans une aventure à la podéos ou à la CISA avec benoî Hamont qui va probablement provoquer son explosion ou possiblement en tout cas on verra ce que fait manuel valalls dans les semaines qui viennent on verra avec attention probablement qu'il se passera quelque chose ferme la parenthèse donc la construction d'une grande force de progrès c'est Emmanuel Macron qui est en train de le faire et puis la possibilité de se retrouver avec sur la droite un Front national en position électoralement dominante je ne sais pas ce qu'en sera la traduction en siège aux élections législatives qui viennent mais si Marine Le Pen est au second tour contre Emmanuel Macron comme il paraît qu'on pourrait arriver à cette situation qu'elle dépasse la barre des 40 % au second tour l'opposition ce sera et puis l'oracle Marine Le Pen qui avait quand même prétexté que l'UMP et le PS exploseraiit est en train quelque part de se passer et bien merci merci messieur pour votre analyse tout de suite c'est votre émission territoire d'info et je vous propose et bien de suivre l'interview de Nathalie to la candidate de l'Our hier à la présidentielle c'était ce matin avec Cyril Viguier et puis à 11h30 l'audition des candidats à la présidentielle devant la CPME ça sera donc à suivre sur Public Sénat à 11h30 à tout à l'heure territoire d'info Public Sénat Sud Radio et l'invité politique ce matin de Public Sénat de Sud Radio avec la presse quotidienne régionale c'est Nathalie to bonjour merci d'être avec nous vous êtes candidate lut ouvrière à l'élection présidentielle merci d'être présente sur ce plateau pour vous interroger à mes côté ce matin Christophe Bordet de radio bonjour Christophe et Gill Leclerc pour Public Sénat bonjour Gill merci d'être avec nous la une de la voie du Nord c'est Fillon s'accroche Nathalie il persiste et signe personne ne peut m'empêcher d'être candidat a-t-il martelé hier au journal de 20h de France 2 Nathalie to comment vous qualifieriez cette entêement euh ce que j'en sais hein de de comment c'est'est perçu et bon je partage d'ailleurs cette cette écœurement et cette colère c'est que voilà c'est c'est ça ça apparaît vraiment comme de l'indesence oui aux yeux vous savez bah des ouvriers tenacité vous nadmirez pas la tenacité de l'homme quand il se pose comme cela en victime quand quand il ne mesure pas le décalage qu'il y a entre effectivement ces actes et puis la galère qui est vécu au quotidien par des millions de de femmes et d'hommes pour qui un salaire de M même de 4000 € est un rêve un rêve un emploi même est un rêve donc il y a une grande colère et un sentiment vraiment d'indécence Benoît amont lui dit c'est indigne c'est son problème et quelque part moi je me dis finalement là on a on les a tel qu'en eux-même voilà on les voit et bien pour une fois on a tout sur sur la table il nous mentent en direct ils montrent leur arrogance en direct ils expliquent que oui ils avaient des passes droit mais que c'était normal que finalement tous ces privilèges là pour eux c la va hein c'était légal c'est ce que dit François Fillon depu pas moral mais légal depuis le début je dis que le problème justement c'est pas le problème de la légalité y compris qu'est-ce que en la justice moi j'en sais rien j'ai en tête ce qui s'était passé vous savez avec Christine Lagarde he qui a été condamnée pour une négligence à 400 millions mais sans sans peine donc on peut s'attendre effectivement à tout sur le plan de la justice mais voilà simplement c'est c'est c'est ce type de comportement hein c'est considérer que tout nous est dû hein que bon 4000 7000 € hein alors même que tous les jours il prêche il prêche des sacrifices les bas salaires il prêche Natalie to beaucoup de sympathisants beaucoup de militants fillonistes hier disaent Fillon tient bon Fillon tient bon face au juges rouges et au Syndicat de la magistrature qu'est-ce que vous répondez à ça ben voilà c'est c'est un camp effectivement d'une droite extrême en réalité très voilà très très très sûr hein de sa de de sa position et la justice est indépendante dans cette affaire elle a été indépendante écoutez moi je elle est vous savez la justice moi ce que ce que j'en voie hein c'est qu'elle est régulièrement très dure avec les petits très dure he y compris vous savez Fillon s'est plain de sa rapidité mais les comparutions immédiates ça existe il y a des jeunes qui sont mis en prison hein le lendemain d'avoir été pris avec à côté d'un d'un tas de pierres enfin bon donc voilà ça existe et et et en général elle s'applique effectivement au plus pauvres au salariés moi je me souviens aussi he que Fillon face au salariés vous savez d'Air France hein dans l'affaire de la chemise avait été l'un de ceux qui avait été enragé contre les salariés qui les avaient cloués au pilori avant même que la justice s'emmêle he là-dessus vous savez pour en général pour les pour les petits voilà il y a jamais de de droit à à à la présomption d'innocence hein alors lui il la réclame pour lui bon euh vous êtes il y a deux femmes dans cette élection présidentielle Marine Le Pen et vous aux deux extrêmes d'ailleurs je sais pas si ça traduit quelque chose mais au fond on a un peu l'impression par rapport à cette situation là et à ce que vous dénoncez c'est plutôt Marine Le Pen qui semble plutôt en recueillir les fruits que vous comment vous expliquez ça ah non mais attendez vous allez pas me n allez pas me comparer AC non non mais je vous compare pas mais sur le le le vote des des travailleurs dont vous parler on a plutôt l'impression que le vote populaire pour l'instant restons prudent c'est plutôt Marine Le Pen qui en profite qui c'est un peu un mauvais procès parce que vous le savez parfaitement moi je suis candidate à cette élection présidentielle mais pour l'instant je n'existe pas en tant que tel puisque d'abord un mon nom n'apparaît jamais dans les listes dans les je n'apparais pas dans les grands médias je n'ai pas le même accès et cetera donc déjà nous comparer nous mettre sur le même plan on ne joue pas à armes égales hein c'est ça ça qui est clair maintenant moi j'appelle effectivement dans cette dans cette campagne tous ceux qui sont écœurés effectivement par cette case po et qui sont écurés aussi par cette comédie électorale à à le dire mais aussi à mettre en avant leurs intérêts leurs intérêts de travailleurs de salariés d'exploiter de Ch com électorale dont vous parlez qui qui est le résultat notamment de l'affaire Fillon qui prend énormément de place est-ce que pour vous à votre niveau c'est un vol démocratique seulement ce n'est pas seulement lié à l'affaire à l'affaire Fillon moi quand je parle de comédie électorale de mascarade électorale c'est simplement qu'à chaque fois tous les 5 ans on on les voit tous revenir avec des programmes avec des mesures numéroté numéroté de 1 à 100 qui seront aussi vite bafoué qu'elles ont été inventés la plupart de ceux qui se présent aujourdi on parle pas de fond Nathalie Artau est-ce que vous assistez ce que vous dites je suis victime comme d'autres d'ailleurs d'un vol démocratique non mais c'est en partie le fond de voir que cette classe politique effectivement he sert des beaux discours hein prêche effectivement des sacrifices à la population hein explique qu'il faut économiser le moindre denier de l'État qu'il y a plus d'argent dans les caisses et que eux se servent ça aussi c'est un élément de force politique dont on peut discuter vous en est tout dans dans votre campagne éctoral notamment sur les les les signatures c'est une question qu'on vous pose à chaque fois c'est plus difficile qu'en 2012 et moi j'ai j'ai quelque chose ce matin on a attendu sururopin euh un maire des haau- defance qui vous parraîz il y a 5 ans et qui parraî Marine Le Pen cette année donc c'est compliqué pour vous écoutez le Conseil constitutionnelle a validé 314 signatures pour ma parrainage hein pour ma candidature si euh les promesses de parrainage parviennent hein si les les formulaires officiels maintenant parviennent au Conseil constitutionnel au même ryme je seraiis candidate voilà je suis confiante cela n'a pas été plus difficile quand nous sommes allés voir les maires des petites communes parce que justement ces Maes sont le fait qu'on rend public les parrainages c'est pas plus difficile pour vous finalement c'était déjà il y avait déjà 500 parrains qui étaient rendus publ donc pour nous cela ne change absolument rien cela n'a pas été plus difficile tout simplement parce que nous sommes en courant lutouvrière qui est connu et qui respecté y compris justement par ces maires qui appartiennent aux classes populair en fait et qui savent que nous n'avons jamais retourné notre veste guuill avant moi maintenant nous avons toujours été bah tout simplement d'assurer qui para Marine Le Pen cette année qui vous parce que vous lui dites au maire en général on leur dit attendez ces parinages il faut bien comprendre que ce n'est pas une adhésion ce n'est pas un vote pour l'ut ouvrière c'est la possibilité d'assurer le pluralisme donc moi je ne vais ester à aucun maire le fait d'avoir fait ce geste pour qui que ce soit vous voyez et simplement moi je je les salue je les remercie je pense que heureusement qu'ils sont là parce qu'effectivement ils assurentah la enfin le pluralisme en politique c'est quand même quelque chose vous parlez avec Philippe Poutou qui lui aussi a un peu de mal à à recueillir des des parrainages je sais bien que ça a toujours été compliqué entre lo et la LCR mais on discute si l'un des deux a du mal à avoir ses signatures est-ce que vous allez l'aider est-ce que éventuellement il aurait pu avoir qu'une seule seule candidature à la fin le que vous proposez exement que vous voyez que vous parliez que vous pourter Quême puisque vous avez refusé toute alliance avec pou là il y a quelques heures on se dit finalement la guerre des égos elle existe partout y compris chez vous non mais vous voulez absolument vous êtes pour le mariage forcé ou pas nous pas vous voyez écoutez nous sommes deux courants d'extrême gauche deux courants on a eu la primaire de droite on a eu SEP nuances de droite on a eu la primaire de gauche on a eu SEP nuances de gauche gauche ils ont tous pu s'expliquer en long en large en travers dans des grandes émissions où justement ils ont pu avancer leurs programme et leurs perspectiv pourquoi nous n'aurions-nous pas le cette possibilité là c'est quoi par exemple une est-ce que vous pouvez me citer une différence essentielle avec philippeout nous avons en commun de considérer d'abord que le capitalisme ne peut pas être l'avenir de l'humanité et puis nous avons des différences y compris sur cette campagne ou nous en citz une moi je veux faire une campagne sur effectivement les intérêts des travailleurs sur le chômage sur la conscience de classe sur cette lutte nécessaire hein que les travailleurs ont amener pour effectivement imposer que leurs droits soi respectés et Philippe Poutou fera une campagne beaucoup plus euh mélangée en abordant y compris Notre-Dame de Land un ambordant tout un tas d'autres injustices les problèmes d'égalité bon et voilà nous ne ferons pas la même campagne et cela permet y compris à ceux qui nous suivent les uns et les autres de voter au plus près effectivement cette conviction du fond PSA qui rachète Opel rachat pour 1,3 milliard d'euros bonne ou mauvaise nouvelle pour l'entreprise pour PSA et pour les ouvriers bien sûr alors de toute façon cette décision elle a été prise en fonction des intérêts des grands actionnaires de Peugeot et pas du tout en fonction des intérêts des ouvriers de Peugeot mais jamais jamais parce que vous savez cette politique he de ces grands groupes c'est évidemment de faire prospérer ça ne va pas permettre de maintenir l'emploi sonans cours d'action mais PSA supprime des emplois en permanence hein et vous savez Carlos Tavarez l'a déjà dit cette fusion elle a pour objectif de faire des économies d'échelle et a chiffré quasiment 2 milliards les économies recherché ça veut dire que effectivement il va essayer de supprimer des emplois chez Opel chez PSA et il va falloir effectivement les que les ouvriers de PSA et d'Opel vous souhaitez interdire les vous souhaitez interdire les licenciements dans les grandes entreprises pardon mais vous faites comment alors parce que ah mais c'est de toute façon c'est une nécessité pour nous tous ceux qui nous expliquent il faut lutter contre le chômage he qui nous explique que c'est le problème numéro 1 de la société mais vous faites comment pour interdire les lic ve pas ils ne veulent pas interdire hein tous ces grands groupes capitalistes qui font des bénéfices à licencier qu'est-ce que ça veut dire bah ça veut dire qu'il s'en moque des chômeurs la première mesure de bon sens c'est d'arrêter l'hémorragie à commencé par tous ces grands groupes mais moi je peux vous les citer mais vous faites comment vous faites comment vous nous dites pas on les leur interdit au travers d'une loi vous savez très bien quand même que les licenciements sont encadrés déjà aujourd'hui et bien nous nous sommes pour leur interdiction pure prenez Sanofi prenez PSA prenez AXA prenez toutes les banques toutes les banques qui font des des NP à 7 7 milliards et bien ils vont ils vont fermer des agences ils vont supprimer des postes c'est INAC qui est la candidate lut ouvrière à l'élection présidentielle qui est notre invité Nathalie to ville Lecler le disait tout à l'heure vousêes vous êtes une des deux femmes candidates à l'élection présidentielle on est à 48h de la journée internationale du droit des femmes comment les défendez-vous et quelle place elles ont dans votre programme les femmes mais clairement les femmes comme les hommes le leur premier besoin leur premier objectif c'est un emploi et un salaire et un salaire au minimum de 1800 € nets par mois parce que les femmes elles constituent aussi les plus exploités dans cette conenez où l'argent pour 1800 € net par mois mais encore une fois vous voyez on se pose jamais le problème on se pose jamais le problème de savoir où concrètement on trouve l'argent pour arroser des des PDG et les payer jusqu'à par exemple milli laissez-moi terminer m la même chose vous supprimer par exemple la TVA si j'ai bien lu votre votre programme comment vous compensez finalement en terme de recette je termine mon raisonnement s'il vous plaît c'est la même chose on on me dit vous me dites où est-ce qu'on trouve l'argent pour où est-ce on trouve l'argent pour que ces actionnaires accumulent des milliards et des milliards les riches s'enrich s'enrichissent chaque année vous le savez euh rien que Renault Renault les actionnaires ont été augmentés de 20 %.

vous savez quelle est l'augmentation générale que l'on on propose aux ouvriers 0,6 ou 8 % donc bien sûr que ces salaires pourraent être augmentés tout simplement en utilisant les profit des entreprises les les entreprises de K40 ont fait paraître quasiment toutes leurs résultats on en est à 75 milliards pour l'année 2016 moi la question que je pose c'est qu'allons-nous faire de ces profits et bien le problème c'est que ces profits ils vont être utilisés pour 60 70 % pour les grands actionnaires et bien moi je dis que ces profits là ils doivent être utilisé pour augmenter les salaires faire effectivement que dans tous ces grands groupes il y ait pas un salaire en dessous de 1800 € net par mois et qu'il y ait des embauche donc voilà un programme les travailleursom sur l'impôt sur la fiscalité par exemple euh vous souhaitez que tout le monde paye un impôt vous par exemple vous souhaitez un impôt progressif j'ai envie de vous demander à partir de de combien et pour qui mais nous nous voulons effectivement que la classe riche que cette classe capitaliste elle pe riche c'est à partir de combien c'était ça ma question vous savez s'il vous plaît vous pouvez répondre à ma question c'est quoi quelqu'un de riche non c'est c'est pas à partir de combien c'est qu'aujourd'hui dans cette société il y a des gens qui n'ont pas besoin de travailler pour vivre parce qu'ils appartiennent effectivement à une classe de rentier donc moi je suis pour que cette classe là effectivement paye des impôts parce que quand on travaille hein euh quand on est ouvrier quand on est salarié ben on paye beaucoup d'impôts on les paye sur la TVA on les paye beaucoup on paye beaucoup de taxes hein et ça c'est pas c'est pas admissible parce que effectivement cela pousse encore par de combien de revenus per impô non mais nous nous sommes pour faire payer l'impôt sur le capital que le capital parle je parle de l'impôt sur le revenu mais qu' a pas d'impôt sur le revenu nousous nous nous disons que les travailleurs les travailleurs sur leurs salaires ils ne doivent pas payer d'impôt mais que effectivement il faut faire payer l'impôt sur le capital on est dans une situation qui est complètement ubuesque aujourd'hui on a 21 milliards 21 pardon 21 milliardaaires 21 milliardaires dans le pays qui possède l'équivalent de 25 millions de femmes et d'hommes et bien moi je pense que sur leur fortune oui on pourrait effectivement prendre de l'argent pour assurer que les hôpitaux fonctionnent bien que l'école que les transports fonctionnent bien voilà notre programme François Hollande estime ce matin dans plusieurs journaux européens que la menace d'une victire de Marine Le Pen à la présidentielle existe vous êtes d'accord avec lui bah oui c'est d'ailleurs le résultat de sa politique he parce que il est coresponsable de ça mais le mais bien sûr pendant tout le quinquena de François Hollande le Front national n'a cessé de monter hein reprenez toutes les échéance électorale donc oui c'est résult de leur politique et justement c'est pour ça que je la dénonce comme celle du Front national vous êtes candidate lut ouvrière à l'élection présidentielle et merci d'avoir été notre invité ce matin on passe au débrief de vos propos dans un instant

47:28
Non speech

[Musique]

47:38
Locuteur

merci voilà on passe à la séquence débrief de l'actualité et des propos de notre invité la porte-parole de Lutte Ouvrière Nathalie Arto et j'accueille sur ce plateau à nouveau ils étaient présents dans la première partie de notre matinale d'info uber cou Durier du télégram bonjour Hubert vous êtes directeur de l'information de ce journal merci d'être avec nous et Michel urvoie directeur éditorial de wouest France merci d'être avec nous alors on démarre tout de suite avec François Fillon qui s'accroche j'ai posé la question à Nathalie to au tout début de l'entretien savoir ce qu'elle pensait de cette attitude elle a dit de l'indesscence voilà c'est de l'indessence qu'il se maintiennent et évidemment elle a pointé les 4000 € qui sont un rêve pour les travailleurs même un emploi est un rêve a-t-elle ditich alors on n'attendait pas effectivement de Nathalie au qu'elle soit tout en nuance c'est pas tout à fait le genre du person je sa pas tout à fait son le positionnement politique de lut ouvrière mais elle dit des choses justes et parmi ces choses justes j'ai noté qu'effectivement quand elle évoque le revenu les revenus des attachés parlementaires en l'occurrence de Madame Fillon elle pointe la difficulté qu'aurait extrême qu'aurait François Fillon a appliquer un programme de rigueur il perd à travers cette affaire beaucoup de légitimité pour être le meilleur avocat de son propre projet ça c'est assz juste la politique et les actes au fond hbert couderier elle a raison quand elle parle d'indesscence d'arrogance de la classe politique d'ailleurs Fillon a été élu grâce à ça c contre le fait que on ne voulait plus voir ni Sarkozi ni ni ni Jupé maintenant sa crédibilité est limitée par le fait qu'elle dit que vouloir interdire les licenciements qu'elle ne dit pas par quoi elle remplacerait la TVA et donc comme l'ont justement fait remarquer nos confrères euh c'est Marine Le Pen qui capte ce vote populaire et qui ramène la candidature de natthalie au a quelque chose de symbolique ou la la difficulté pour j'allais dire les petits candidats avec beaucoup de guillemets parce que c'est pas péjoratif c'est de de dire des choses de faire des propositions et et d'attirer des électeurs à partir du moment où on sait que ça ne pourra jamais être mis en application donc ces gens-là peuvent dire des choses justes euh mais et dire des propositions aberrantes et mais les parmi les choses justes elle a pointé les inégalités l'accroissement des inégalités c'est vrai que c'est extrêmement choquant de voir par exemple des revenus de PDG et on parle vous parlez de l'automobile tout à l'heure avec elle c'est c'est un bel exemple et et on arrose des PDG les actionnaires accumulent les milliards et les milliards voilà mais c'est pas complètement faux même si ce n'est pas en rant le revenu d'un patron que l'on va multiplier parfire accroîre considérablement le revenu de centaines de milliers de salaries cela étant il n'y a pas que dans le programme de Natalie to qu' y a des choses abérrantes sur le plan économique le programme de de Madame Le Pen c'est la sortie de l'euro et en elle commence à nuancer maintenant parle d'un référendum et cetera mais enfin c'est pour les petites retraite c'est pour l'économie des des gens les plus modestes c'est 30 % de revenus en moins alors alors on on a compris michelvoi que il y avait un problème avec Philippe Poutou quand même autre entre guillemets comme vous dites petit candidat ils arrive pas à s'entendre elle dit qu' fil Poutou au fond fera une campagne mélangée c'est son c'est son terme voilà notre Dame des Landes et qui au fond ne focusera pas sur les travailleurs c'était ça sa critique c'est de l'histoire je sais pas s'il faut refaire là l'histoire de des extrêmes gauches en France M ri ouvriers voilà je pens pense qu'on est un peu dans dans le microcosmique donc je ne sais pas on comprend pas pourquoi ils s'entendent pas au fond mais c'est un schisme historique donc ils seront ils seront jamais ils ne seront jamais d'accord sur sur sur le projet sur la stratégie bon après est-ce que la question se pose sérieusement je ne sais pas si Philippe Poutou aura aura ses signatures lui est assez inquiet semble-t-il Nathalie to apparemment les les auras mais bon on est en en terme d'intention de vote faut bien voir quand même qu'on est dans l'épaisseur du trait dans la marche d'erreur même en de ça donc je pense que ceci n'a pas tellement d'Ance et avant les intentions de vote il y a les parinages Hubert Coudurier une difficulté pour ses candidats d'obtenir sa00 signatureut attention ce qu'on dit sur les petits candidats parce que je me souviens d'une émission sur France 2 ou France OL gisber s'était moqué des petits candidats en parlant des candidats club M je crois mais enfin le le problème n'est plus là aujourd'hui le problème ce serait de parler des programmes dans une campagne où laffire Fillon focalise tout à tel point d'ailleurs que il est soutenu aujourd'hui par Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon qui disent enfin soutenu entre guillemets qui disent tournons la page de cette affaire Fillon d'ailleurs je pense que un cap a été franchi et qui devrait être un peu moins dans la victimisation au cours des prochains jours il a compris quand même que ces attaques répété contre les juges finissaient par indisposer son parti et qui pouvait pas faire non plus complètement contre parce que le problème de Fillon qui va se maintenir puisque très vraisemblablement Jupé va renoncer lors de son intervention à 10h30 c'est que le parti risque de faire campagne assez mollement pour lui et donc on va être un peu dans un un scénario analogue à la campagne de cgolen royale qui n'était pas vraiment soutenu par le PS revenons à Nathalie Arto Michel urvoie sur ces parrainages au fond avant d'aller auprès des électeurs il faut des parrainages on a entendu sur Europa ce matin un maire des Haut- de France qui paranait natthalie to il y a 5 ans et qui va parrainer Marine Le Pen donc il y a une vraie difficulté à déjà être présent pour ces candidats euh ne les appelons pas les petits candidats d'ailleurs c'est des candidats qui ont le droit d'êt dans oui bien sûr dans le spectre démocratique ils ont le droit d' être bien sûr bien sûr mais en même temps on voit bien que pour la richesse pour la enfin pour la faisabil non pour la faisabilité du débat il peut pas y en avoir 15 de candidats ça vouz dire qu'il soit pas uni c'est un problème oui et puis enfin je veux dire la question du nombre est une question M mtique majeur on ne peut pas réunir 15 15 débatteurs sur un même plateau sauf à faire une émission de 24 heur mais donc l'excès de nombre je pense à un moment nuit aussi à la clarté du débat c'est bien que les l'extrême gauche soit représenter c'est normal plusieurs candidats mais c'est leur affaire je je je ne sais pas enfin moi je trouve que l'extrême gauche pose des questions elle pose des questions elle pose de bonnes questions sur les in sur les inégalités sur la fiscalitéf sur les injustic elle pose des bonnes questions est pas la seule elle n'apporte pas de réponse enfin elle apporte des réponses mais qui sont absolument théoriques la différence et je réponds à votre question sur le la signature du maire la différence c'est que Marine Le Pen elle dit des choses en terme de diagnostic qui ne sont pas forcément très éloigné mais Marine Le Pen c'est une réponse possible et donc on peut comprendre que sur la base d'un constat social par que c'est là-dessus c'est le terrain sur lequel s'affronte en fait ces différents candidats un constat social sur basé sur les inégalités on peut comprendre qu'un élu se dise bah tiens je quand même j'ai plutôt donneré ma signature pour celui ou celle qui a une chance de por de concrétiser mes mes espoirs mais il y a deux une petite remarque encore on termine là on peut on peut aussi apporter sa signature uniquement pour le principe du débat démocratique merci mich de West France ubert couuier du télégram et vous dites qu'alin Jupé dans quelques minutes maintenant enfin quelques heures va sans doute renoncer voilà si mes informations sont bonnes mais elles sont aussi elles ont été aussi partagé par l'OPS Jup c'est fini merci on passe Aué le premier zapping politique des matinales d'info qu'on regarde ensemble merci de me souhaiter avec autant de chaleur mon anniversaire j'en ai connu les meilleurs désormais confirmé Patrick stéphanini quitte ses fonctions de directeur de campagne de François Fillon un homme comme ça aussi proche de François Fillon qui prend cette décision là nous allons droit dans le mur on dit parfois que la réalité dépasse la fiction je pense qu'aucun scénariste n'aurait n'aurait imaginé une telle situation si par magie les Français avaient pu assister à ce que j'ai vu ces derniers jours une vague de dégoût les submergerait comme les marins connaissent des tempêtes il y a des tempêtes aussi dans la vie politique il y a des gens qui craquent il y a des gens qui tiennent je fais partie de cela la fuite en canard d'un camp vers un autre d'un hiérarque vers un autre vers la circonscription le portefeuille la désertion assumé sans honte et aussi sans orgueil je ne suis pas le seul d'ailleurs à droite beaucoup trouvent cela indigne parce que cela montre de la part de de François Fillon une forme d'entêtement d'obstination Pénélope Fillon sort de son silence pour la première fois depuis le début de l'affaire j'ai dit à mon mari d'aller jusqu'au bout ils veulent que je sois seul est-ce que nous sommes seuls allez-vous retirer votre candidature oui ou non la réponse est non jamais à aucun la réponse est NON je je je ne vois pas de raison de le faire ils ont bonne mine les défenseurs du parti de l'ordre de la justice et les voilà celui-ci qui ne veut répondre de rien qui appelle à l'émeute contre la justice l'autre Madame Le Pen qui refuse les convocations convoqué pour une possible mise en examen dans le dossier des assistants parlementaires du FN la candidate frontiste use ainsi de son immunité parlementaire comme par hasard on ouvre cette information judiciaire un an après c'est-à-dire à quelques jours de l'élection présidentielle et là on déclenche toute une série de de une véritable agitation c'est gros comme une maison sur le calendrier on est plus dans un calendrier judiciaire on est dans un calendrier politique électoral la page 3 du Canard enchaîné les c'est un petit conflit d'intérêt quand même non de téléphoner à un grand patron pour lui demander d'embaucher sa compagne n pas vrai Emmanuel Macron pensait que le fait d'être lancé comme un nouveau produit avec un sourire étincelant ça suffirait peut-être être président de la République c'est assez amusant de voir la la manière dont vous relevez le gant avec la belle élégance qui vous caractérise demage la modernité le défi que vous voulez relever les valeurs dans lesquelles vous vous retrouvez elles sont ici alors rejoignez-les on a eu quand même je pas vous le répéter sur tous les sujets une chose et son contraire bon et moi vous savez je dis toujours quand c'est flou il a un Lou et là c'était une me de

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Locuteur

Lou voilà merci d'avoir suivi territoire d'info sur public sa avec Sud radio et la presse quotidienne régionale on se retrouve demain matin pour une nouvelle matinale d'info bonne journée à

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Non speech

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Locuteur

tous bonjour à tous je vous propose de suivre les programmes économiques des candidats devant la CPME les candidats qui planchent donc ce matin devant les petits patrons et c'est Marine Le Pen et François Fillon que nous allons écouter alors cet événement il pose d'abord quelques questions puisque ni Benoît Hamont ni Jean-Luc Mélenchon ne sont présents mais seulement les trois candidats en tête des sondages Emmanuel Macron François Fillon et Marine Le P la CPME la Confédération des petites et moyennes entreprises c'est une des trois grandes organisations patronnales représentatives c'est le porte-voie d'un million et demi de PME ces patrons sont bien sûr une des cibles électorales principales de Marine Le Pen et de François fon alors sur le fond hein les candidats répondent favorablement hein aux principales demandes de ces patrons de PME les fameuses baisse de charge et la simplification administrative le défi et bien ce matin c'est de répondre à leurs inquiétude aux inquiétudes que les choix en l'occurrence de Marine Le Pen soulèvent chez les patrons de PME le protectionnisme la sortie de l'euro et les dépenses sociale le FN de Marine Le Pen n'est plus le FN ultraalibéral de Jean-Marie Le Pen des années 80 un défi encore plus politique pour François Fillon qui doit trouver les mots pour montrer qu'il n'est pas que le candidat des grandes entreprises et du CAC 40 alors que son programme on le sait est taillé he sur mesure pour les entreprises avec la fin des 35h la simplification du droit du travail et et la suppression de l'ISF voilà donc tout de suite je vous propose tout d'abord d'écouter Marine Le Pen mesdames et messieurs bonjour merci de me recevoir pour parler du fond du projet présidentiel qui est essentiel pour vous TPE PME qui est je l'ai dit à de multiples reprises les murs porteurs de l'économie de la France personne ne peut nier à la lecture de mes 144 engagements que mon projet économique est résolument tourné vers les TPE et les PME les différents gouvernements qui se sont succédés depuis plusieurs années ont fait c'est vrai euh plutôt les yeux doux au grands groupes avec toute une série de facilités qui ont ne sont pas allés en quelque sorte jusqu'à jusqu'au TPE et au PME or ces dernières ces derniers euh pardon ces grands groupes certes certes font le dynamisme de notre économie mais en tant que dirigeant de politique je dois avant tout me soucier de ceux qui ont besoin d'être aidés c'est un peu ça l'axe de mon projet ceux qui n'ont pas besoin d'être aidés font l'objet de toutes les attentions j'avoue que j'ai du mal à comprendre cela depuis des années or les grands groupes n'ont pas besoin de l'aide de l'État ils se débrouille somme tout très bien tout seul voilà pourquoi mon projet peut se résumer par les TPE et les PME d'abord il visent en effet à leur accorder une priorité dans toutes les politiques public j'assume d'accorder davantage au plus petit j'assume de rompre avec l'égalité de traitement entre les PME les entreprises du CAC 40 si tentait qu'il y ait une égalité car on s'aperçoit bien souvent qu'il y a une inégalité au bénéfice des groupes du CAC 40 et au détriment des PME les PME ne peuvent pas être traités de la même manière elles ne sont pas dans la même situation que les grands groupes elles font face à des difficultés de financement elles sont parfois placées dans une situation de dépendance vis-à-vis des grandes entreprises leur imposition effective est bien souvent supérieure et la multiplication des normes il faut quand même se l'admettre pèse beaucoup plus sur les PME que sur les grands groupes puisque elle nécessite souvent de mobiliser des salariés précisément pour répondre à cette complexité administrative les PME d'abord parce qu'elles sont comme je vous l'ai dit la richesse économique de la France elles sont la matérialisation concrète du génie de nos entrepreneurs elles font le dynamisme de notre innovation ce qu'on oublie bien souvent de dire elles assure le lien social et l'égalité territoriale par leur présence sur tout le territoire français mais elles font aussi la réputation de la France dans le monde elles assurent la transmission de notre patrimoine et notre savoir-faire aux générations futures en somme elles sont donc l'âme économique de la France 99 % des entreprises 95 % des entreprises ont moins de 10 salariés contre 83 % en Allemagne je crois queil faut être conscient que chaque pays a aussi une identité économique et que vouloir à tout prix nier cette identité économique pour régulièrement aller prendre modèle sur l'étranger ne me paraît pas être une bonne chose il faut que nous nous appuyons sur nos propres atouts elle crée l'essentiel de l'emploi 85 % des emplois créent le son dans des TPE PME ça a en tout cas été le cas entre 2002 et 2010 et près de la moitié des emplois en France sont précisément dans les TPE ce sont des emplois de qualité des emplois évidemment bien souvent non délocalisables je suis désolé mais moi en tant que candidate à la présidentielle c'est quelque chose qui pour moi est une importance fondamentale des emplois à forte valeur ajoutée alors elles sont pourtant comme je l'ai dit les grandes oubliés de des politiques publiques notamment en matière de fiscalité alors parlons un peu de fiscalité la fiscalité des entreprises a constamment été modifiée remagée re remanié et ça ça crée évidemment un énorme problème pour une raison simple c'est que je pense que les chefs d'entreprises que vous êtes ont besoin comme les ménages d'ailleurs d'avoir une visibilité sur l'avenir d'avoir une sécurité fiscale savoir comment investir c'est aussi savoir quelle fiscalité va vous être appliquée or c'est vrai que c'est modification multiples au fur et à mesure du temps ont rendu l'avenir totalement aveugle et c'est quelque chose qu'il va falloir changer euh de 2011 à 2013 les impôts sur les entreprises ont augmenté de 35 milliards d'euros pour ensuite baisser de 25 milliards d'euros jusqu'à aujourd'hui alors on peut se poser la question de savoir quelle est la cohérence encore une fois de ces modifications résultat bah une croissance àone et des carnets de commande qui se vide par parce que les impôts des ménages aussi ont explosé j'ai souvent eu l'occasion de dire le meilleur moyen de tuer une entreprise c'est de tuer ses clients donc après avoir parlé de ce qui vous concerne directement on aura peut-être l'occasion de parler des mesures que j'entends mettre en œuvre pour le pouvoir d'achat des Français parce qu'encore une fois plus le pouvoir d'achat s'effondre plus les entreprises en subissent directement les conséquences donc la première proposition c'est d'arrêter la bougite fiscale en assurant la stabilité des règles leur prévis visibilité et leur visibilité après bien entendu des concertations utiles je crois que c'est la condition du retour de la confiance et de relations apaisé concernant l'impôt sur les sociétés les entreprises françaises souffrent d'un impôt sur les sociétés qui est excessif au regarde de ce qui se pratique ailleurs je pense que chacun est d'accord enfin la plupart sont d'accord sur ce sujet mais celles qui en souffr le plus ce sont précisément les PME ell supportent une imposition plus forte que les grandes entreprises sans parler des multinationales qui l'évitement fiscal pour ne pas payer pour ne payer pardon quasiment aucun impôt alors même que leur chiffre d'affairire est réalisé sur le territoire français à la différence des multinationales elles ne peuvent pas pratiquer l'optimisation fiscale elles ne peuvent pas s'adonner à l'évasion fiscale c'est ainsi qu'une étude du trésor de 2014 avait révélé que le taux d'imposition moyen des PME était de 32 % quand les grandes entreprises voyaient leur taxation baissé à 22 %.

les grands groupes font peser sur les PME une charge fiscale qu'ell ne devrait pas assumer parce que je suis désolé d'être obligé de le rappeler mais il y a quand même un effet de vaste communiquant entre les deux donc ma proposition est d'étendre le taux réduit d'impôts sur les sociétés à toutes les TPE PME et ce pour les 75000 premiers €os de bénéfice et non 38000 comme aujourd'hui les bénéfices situés au-dessus seront imposés à 24 % et non plus à 33 % nous allons donc rendre ainsi près de 5 milliards d'euros au TPE PME nous allons parallèlement mettre une taxe sur les multinationales sur en tout cas les profits détournés des multinationales les grands groupes ne doivent pas se défausser il faut qu'ils comprennent que nous allons dans ce domaine siffler pardon la fin de la récréation pour ceux qui ne respectent pas les règles du jeu il y aura donc une taxe sur leur profit détourné alors que leur activité est réalisée en France elle prendra la forme du taxe assis sur le chiffre d'affaires elle permettra ainsi de faire contribuer les multinationales de manière plus juste et efficace à l'impôt les charges patronnales qui sont bien entendu un sujet principal d'intérêt pour vous parlons un peu du cice he qui est une véritable usine à gaz qui coûte 20 milliards d'euros par an selon les premières études il aurait créé ou préservé seulement 50000 à 100000 emplois en 2014 pourquoi parce que les chefs d'entreprises attendent des baisses pérennes de la fiscalité et non des dispositifs tarabiscoté pire le Cece le cice a été capté par les grandes entreprises sans contrepart partie de création d'emploi je rencontrais lors de mon voyage en outreemè un chef d'entreprise qui me disait lui-même était outré de la situation que il avait touché 500000 € de cice et qu'on ne lui avait strictement rien demandé en contreparti elles ont bénéficié ces grandes entreprises de 30 % du CCE soit autant que les PMU qui créent pourtant comme je l'ai dit l'essentiel de l'emploi donc je j'assume là encore le choix de faire profiter et les PME de baisse des charges en priorité je vais donc transformer les 20 milliards de cice en baisse pérenne de charg en priorité à desessignation des TPE PME parallèlement il faut fusionner l'ensemble des dispositifs d'allègement de charge pour gagner en visibilité car on y comprend plus rien au total ce sont donc 50 milliards d'euros de baisse de charge qui iront vers les TPE PME pour leur redonner de l'air et retrouver le chemin de la création d'emploi le administratif le coût pour les entreprises est évident de nombreux rapports relèvent en effet que la réglementation en France accompagne de procédure trop complexe et trop lente cette lourdeur administrative génère des coûts elle dissoide de l'investissement et pèse sur la compétitivité la France est classé 121e sur 148 en la matière par le Forum économique mondial en 2003 le CPB néerlandais avait évalué le coût de la complexité administrative pour les entreprises françaises à 70 milliards d'euros ce qui absolument considérable et c'est vrai que les PME subissent de plein fouet la complexité administrative parce que souement ell ne disposent pas des moyens comme je le disais tout à l'heure pour y faire face elles ne peuvent pas voir l'énergie de leurs dirigeants perdu à remplir une paperasse de plus en plus abondante et exigeante donc ma proposition est de mettre en place un guichet unique he sur le modèle du Small Business Administration américain l'administration ne doit pas être là pour mettre des bâtons dans les roues dans des entrepreneurs elle doit être une personne sur qui s'appuyer auprès de laquelle on peut demander conseil dans ce cadre- làà de la simplification je propose d'ailleurs la généralisation du titre emploisice entreprise pour ne plus faire peser sur l'entrepreneur le poids administratif de la création d'emploi encore une fois c'est tout à fait normal que ce soit à l'état en l'occurrence de le faire et et résolument je pense que l'administration doit être pour les entreprises un soutien surtout au moment de l'embauche on parle de complexité administrative évident que on ne peut pas parler de complexité administrative sans parler du compte pénibilité comment un employeur peut-il constater l'ensemble des facteurs de pénibilité de ses employés je vous posis la question nous nous posons la question tout le monde se pose la question en réalité on a mis les entrepreneurs face à un comment dire des des contraintes absolument impossibles à respecter euh ce compte en plus d'être un fardeau administratif pour nos entreprises est en plus un véritable fiasco puisque seul 2,2 % des salariés en sont pourvu en 2015 et seulement 3,7 % des entrepris de moins de 50 salariés ont déclaré du travail pénible car elle ne dispose pas évidemment des ressources internes pour gérer ce dispositif alors c'est une drôle de manière de lutter contre le chômage de la part du gouvernement il pens peut-être que vous allez embaucher des gens pour pouvoir calculer la pébilité euh des salariés de l'entreprise bon moi je propose évidemment de revenir à quelque chose de beaucoup plus raisonnable et de bon sens qui consiste à remplacer par un nouveau dispositif ce compte pénibilité qui va reposer sur une évaluation personnalisée grâce à une médecine du travail qui sera reconstituée parce que parallèlement on effondre la médecine du travail tout ça me paraît beaucoup plus encore une fois raisonnable et ça enlèvera de vos épaules déjà euh bien chargé par le poids de tout ce qu'on vous réclame cette difficulté parlons un peu aussi puisque nous parlons de complexité administrative de l'inflation normative il faut en finir avec ces normes qui changent en fonction de l'humeur des dirigeants politique la France compte actuellement 10500 lois 130000 décrets plus de 400000 règles c'est vrai que lorsque l'on voit ça la dage nul n'est censé ignorer la loi peut quand même prêter à sourire l'ensemble de ces règles pèse sur les entreprises en particulier évidemment sur les plus petites qui ne disposent pas non plus des ressources et des compétences suffisantes pour toutes les comprendre et les maîtriser alors ma proposition est de peut-être d'imaginer des clauses d'extinction he sur le modèle anglais la création d'une norme doit s'accompagner de la suppression d'une ancienne norme et même je ve vous dire si on pouvait arriver à ce qu'une nouvelle norme entraîne la suppression de deux anciennes normes ce serait encore mieux le gouvernement britannique a estimé les économies réalisées à 4 milliards d'euros quand même en moins de 2 ans ce qui est un avantage tout à fait considérable venons-en maintenant au cœur de votre activité et à une difficulté que qui je crois est tout à fait sous-évalué dans cette campagne présidentielle qui est aussi le cœur il faut bien le dire de notre projet un élément dont nous parlons à de très multiples reprises mais nous nous sentons bien souvent un peu seul à en parler c'est la concurrence déloyale la France a perdu près d'un million d'emplois industriels depuis 15 ans 1 million d'emplois industriels la part de marché de ces exploortations a baissé de 40 % depuis 15 ans il faut parler de la concurrence déloyal des produits importés dont personne encore une fois ne veut parler dans cette campagne présidentielle les PME subissent une concurrence déloyale des multinationales qui délocalisent leur production mais aussi de conduction de production à l'étranger peu respectueuse de l'environnement et des droits sociaux moi je suis désolé mais je considère que le moindre des bons sens c'est d'interdire l'importation des produits qui ne respectent pas les normes qui sont réclamées à nos propres entrepreneurs il y a pas un seul secteur dans lequel on accepterait qu'il y ait ainsi de manière actée une déloyauté dans les rapports de concurrence commerciale je considère également que il faut passer par la taxation de l'importation de biens issus d'usine délocalisé à l'étranger bon l'exemple évidemment récent c'est celui de whpool je suis navré mais là on a vraiment un exemple symbolique parce que la France est le premier marché européen de whirpool le whpool délocalise une ligne qui est rentable pour l'envoyer en Pologne elle met sur le carreau 300 salariés direct plus évidemment les sous-traitants et elle envisage très tranquillement de pouvoir continuer à importer sans aucune difficulté les productions qu'elle aura effectué ainsi en Pologne ben moi je suis pas d'accord avec cela et j'avoue que je partage pour le coup euh cette vision avec Donald Trump parce que je pense que les entreprises ne peuvent pas dans ces conditions contribuer à l'aggravation spectaculaire du chômage tout en cherchant dans notre pays des des débouchés commerciaux pour pouvoir réaliser des bénéfices supplémentaires autre sujet qui est peu évoqué dans cette campagne présidentielle ce sont les travailleurs détachés 290000 travailleurs détachés en France au moins 300000 non déclarés 300000 non déclarés c'est considérable évidemment ça entraîne un coût d'environ 2 milliards d'euros par an en terme de perte de cotisation sociale que qui vont se retrouver évidemment sur vous c'est-à-dire sur ceux qui en l'occurrence respectent de la loi parce que là encore il y a évidemment un effet de vaste communiquant sans parler bien entendu de la concurrence déloyale notamment pour les entreprise du bâtiment j'ai un mon président de groupe dans le Nord pcalais qui est l'ancien président du syndicat des platriers de France qui avait fait une lettre ouverte en disant mais moi j'ai une entreprise de bâtiment si une seule ou deux entreprises dans une région se mettent à employer massivement des travailleurs détachés soit je meurs soit je suis obligé de faire la même chose ça veut dire que on crée vraiment là un cercle tout à fait vicieux où on finit je suis navré de le dire mais en même temps c'est un peu mon rôle euh de mettre des mots sur des mots on finit par mettre en place une priorité étrangère à l'emploi puisque par définition le le travailleur étranger va coûter moins cher que le travailleur français c'est quand même une bien mauvaise manière à faire à notre pays et je sais très bien que euh vous autres chefs d'entreprise ris être aussi attaché à ce que l'emploi reste bien entendu dans notre pays et se développe dans notre pays alors il faut supprimer sur notre territoire la directive détachement des travailleurs c'est l'engagement 38 de mes 144 engagements présidentielle là encore alors pour le coup pardon vous en entendez parler mais de manière pas souvent très cohérente c'est le patriotisme économique he c'est une proposition très à mode depuis un certain nombre d'années surtout d'ailleurs quand on s'approche des élections tout d'un coup le patriotisme économique est dans toutes les bouches mais vouloir le patriotisme économique est une chose se donner les moyens de le mettre en œuvre en est évidemment une autre le projet PME d'abord le mien s'articule avec le patriotisme économique là encore je l'assume or le patriotisme économique il faut dire les choses est impossible à mettre en œuvre dans le cadre de l'Union européenne je il faut assumer faire le faire des choix c'est ça aussi hein la grandeur de la politique c'est être capable de faire des choix et bien moi je veux réserver les marchés publics en priorité aux PME ce qui nécessite aussi de renforcer l'allotissement d'ailleurs des marchés publics réserver la commande publique aux entreprises françaises si l'écart de prix est raisonnable c'est ce qui se fait aux États-Unis hein aux États-Unis si la différence de prix est inférieure à 12 % s'il s'agit d'une PME le plan de relance de d'Obama de 2009 imposait même une différence de prix de 25 %.

assurer le développement et le potentiel d'expansion des pmeus on va évoquer ensemble le problème des effets de seuil l'un des freins et je l'entends depuis de nombreuses années alors développement ce sont les multiples effets de seuil que les PME n'ont pas les moyens humains de surmonter on a une surreprésentation des entreprises de 49 salariés et une sous-reésentation de celle de 50 salariés on sait très bien en l'occurrence pourquoi alors la MA proposition est simple pour favoriser l'embauche réduire le nombre des obligations administratives li au seil social de 50 salariés et fusionner les institutions c'est de fusionner les institutions représentatives du personnel entre 50 et 300 salariés hors représentation syndicale en une structure unique conservant les mêmes compétences c'est l'engagement 45 de mon projet présidentiel enfin un enfin enfin un autre sujet évidemment très problématique c'est le financement des TP PME même s'il semblerait qu'il y ait un petit assouplissement dernièrement mais enfin tout de même ça reste une problématique majeure et notamment et en premier les délais de paiement chaque année les délais de paiement sont responsables d'un quart des faillites d'entreprise ce qui est absolument considérable et grève la trésorerie des PME de 15 milliards d'euros aujourd'hui le délai est de 30 jours mais il est souvent non respecté les PME françaises souffrent de devoir des facto financer les grandes entreprises au travers des délis de paiement alors qu'elles éprouvent des difficultés à se financer alors bien sûr il y a un problème de dépendance hein les grands donneurs d'ordre par la pratique des retards de paiement réduisent euh leurs besoins de fond de roulement au dépend de leur petits fournisseurs pour lequel pourtant c'est catastrophique euh et qui se retrouve dans la situation de leur faire en fait des avances de trésorerie ma proposition est d'imposer à l'état et aux collectivités territoriales le respect des délis de paiements non pas en obligeant les petites entreprises qui sont pas évidemment dans une situation d'égalité avec l'État et les collectivités territoriales à aller saisir un éventuel tribunal pour faire constater et cetera mais en appliquant des pénalités réellement impératives et automatique euh cette cette proposition va être doublé évidemment par les propositions concernant l'accès au crédit les PME et les TPE ont plus de difficultés d'accès au crédit que les grandes entreprises 30 % des TPE se voi encore refuser un crédit de trésorerie par les banques il faut donc accorder des taux préférentiels au TPE PME avec l'aide de la Banque de France euh BPI France doit aussi augmenter le nombre de prêts garanties il faut éviter les abus des banques parce que ça aussi ça pèse très lourdement en divisant par deux les taux d'intérêt maximum c'est-à-dire les taux d'usure pour les emprunts et les découvertes bancaires les seuils d'usure actuels vont jusqu'à 13,5 % pour les découverts des professionnels jusqu'à parfois 17 ou 18 % pour les particuliers ce qui est en même temps injustifié et insurmontable l'innovation enfin aide fiscale à l'innovation les PME sont le le principal foyer de l'innovation en France on ne le dit pas assez souvent et c'est pourtant une réalité c'est pour cela qu'il faut réorienter les aides fiscales liées à l'innovation vers les petites entreprises les TPE PME ne touchent que 30 % du crédit d'impôtrecherche qui coûte au total je le rappelle 5,5 milliards d'euros de l'autre côté il sert d'outil de défiscalisation pour les grands groupes les entreprises du CAC 40 n'ont pas besoin du crédit impôt recherche pour prospérer la proposition est donc de recentrer les 5 milliards d'euros du crédit impô recharche vers les PME augmenter l'effort de recherche et développement le problème souvent pointé concerne la faible part des dépenses de recherche et développement public et privé en France elle s'établi à 2,2 % du PIB en France contre 2,9 en Allemagne il faut arriver à un objectif de 3 % il faut donc orienter 2 % de l'encours total de l'assurance vie vers le financement du capital investissement et puis il faut associer les grands groupes à l'effort d'innovation en les incitant à développer leur propres fond d'investissement pour favoriser la coopération à l'intérieur des filières sur le modèle du fond de modernisation des équipementiers automobiles si besoin d'ailleurs avec des incitations fiscales je ne serais pas complète si je n'évoquais pas ici le RSI qui a été un espèce de de serérial Killer je excusez-moi d'utiliser ce terme américain mais je crois que cette expression de tueur en série me paraît tout à fait adapté à la situation j'ai donc pris la décision parce que ce sérial killer a tué bon nombre bien entendu de nos indépendants euh de décider si je suis élu une amnistie des arriérés du RSI il y a absolument aucune raison pour que l'État ne prenne pas après tout sa part de des multiples erreurs qui ont entraîner des chutes d'indépendants tout à fait spectaculaires mais surtout il faut totalement mettre à bas ce RSI moi j'ai fait le choix de laisser la liberté aux indépendants soit de rentrer dans le régime général s'ils ont l'envie de le faire soit de faire le choix d'un nouveau régime qui serait fondé sur l'autodéclaration je pense que l'autodéclaration c'est aussi un signal de confiance qui est lancé aux indépendants j'ai l'impression que dans les gouvernements successifs on a toujours on a toujours l'arrière pensée que les indépendants sont des fraudeurs qu'il cherchent systématiquement à contourner la loi moi je fais le Paris inverse je pense qu'ils sont des des honnêtes gens et que par conséquent il faut leur donner la souplesse précisément de l'autodéclaration trimestrielle qui d'ailleurs correspondra à d'autres autodéclarations c'est ce que je compte faire pour le RSI je pense également que il va falloir mener un grand combat pour sauver évidemment les indépendants je pense évidemment aux commerçants et aux artisans et notamment dans nos cent-villees parce que le développement exponentiel de la grande distribution s faite évidemment au détriment de des très petites entreprises des indépendants les commerces de centre-ville disparaissent à une vitesse grand V c'est l'ensemble de notre qualité de vie qui est impactée par cela c'est la raison pour laquelle j'ai réclamé je réclame un gel de la construction de sa de cette grande distribution ainsi d'ailleurs que des locaux de vente par correspondance pour pouvoir faire un audit sur les conséquences de ce développement anarchique sur l'emploi et sur encore une fois les petits commerces j'ai également toute une série de propositions qui visent à permettre à notamment à nos producteurs agricoles vous savez je l'ai exprimé au salon de l'agriculture de voir leur situation être réévalué par rapport à la grande distribution la grande distribution doit elle aussi comprendre que c'est la fin de la récréation et que qu'elle ne pourra pas en toute circonstance prendre les producteurs qu'il soient les petits industriels ou des agriculteurs à la gorge pour faire des marches de plus en plus importante alors même que elle les contraint bien souvent à vendre à perte enfin dans le projet qui est le mien il y a une part très importante qui cons qui consiste à restituer du pouvoir d'achat au français parce que le meilleur moyen de tuer les entreprises c'est de tuer leurs client et que la perte de pouvoir d'achat de la part des Français a évidemment une conséquence directe sur les entrepreneurs que vous êtes je suppose que nous allons évidemment parler de la situation de la France par rapport à l'Union européenne je vais vous dire clairement le fond de le fond de ma pensée nous sommes un pays libre nous avons nous sommes battus pour être un pays libre un pays libre c'est aussi un pays qui maîtrise son budget c'est un pays qui maîtrise sa monnaie c'est un pays qui maîtrise ses frontières c'est un pays qui maîtrise sa politique économique aujourd'hui nous n'avons plus rien de tout cela alors il y a deux choix soit continuer en pilotage automatique hein la tour de contrôle est à Bruxelles euh soit reprendre le pilotage manuel de notre économie au plus près de des besoins qui sont les nôtres au plus près des qualités qui sont celles de notre économie et c'est le choix que je fais parce que quoi qu'on puisse dire l'euro a été un véritable drame tant pour le pouvoir d'achat de nos compatriotes parense que n'importe quel français a bien vu les l'évolution des prix avec l'euro mais également évidemment pour notre industrie industrie qui est le centre de ma préoccupation puisque vous le savez je souhaite une réindustrialisation de notre pays je pense que l'idée folle qui a été vendue par certains d'un pays de service où l'industrie serait un vieux souvenir euh est en train quand même de montrer ses limites pour une raison simple c'est que une grande partie des services est évidemment lié à l'existence et à la vitalité de notre industrie or je suis désolé de vous d'être obligé de vous montrer un un dessin mais il est quand même extrêmement révélateur voilà euh la production industrielle hein et vous voyez que exactement au moment de la création de l'euro la production industrielle de de l'Allemagne a une courbe très ascendante celle de la France de l'Espagne et de l'Italie a une courbe effroyablement descendante pour une raison très simple c'est qu'en réalité cette monnaie unique a été construite par et pour l'Allemagne qu'elle correspond à l'économie allemande et qu'elle crée comme le dit le comme l'a très bien expliqué d'ailleurs le FMI un différentiel de compétitivité entre 20 et 25 % entre la France et l'Allemagne alors je comprends qu'il ait des interrogations sur l'euro je comprends pas la stratégie peur qui consiste à dire c'est affreux ça va être horrible euh vous allez voir ce que vous allez voir bon cette stratégie peur on a vu ce qu'elle a donné pour le brexit je vous rappelle que la Grande-Bretagne se porte extrêmement bien hein et que un certain nombre sont même venus dire bah oui c'est vrai on s'est trompé pour finir c'est pas la récession pour finir c'est on assiste à la baisse du chômage à à à l'augmentation spectaculaire euh des exportations euh euh au retour des touristes j'en passe et des meilleurs absolument tous les voyants euh de la Grande-Bretagne sont au vert euh une croissance insolente de 1,8 % et cetera et cetera alors l'euro est un échec économique ça on a encore le droit de le dire enfin je sais pas trop parce que c'est presque religieux hein ce débat là on a l'impression lorsqu'on met en cause l'euro que on est en plein blasphème l'euro est un échec économique et politique d'ailleurs que l'on doit je crois regarder en face les arguments avancés par les défenseurs de l'euro sont quand même très largement contestabl et d'ailleurs très largement contesté par un nombre considérable d'économistes dont une bonne douzaine de prix Nobel d'économie euh je pense que vous êtes des chefs d'entreprise quand quelque chose ne fonctionne pas dans votre entreprise vous n'êtes pas dans le déni vous faites pas l'autruche vous mettez pas la tête dans le sable vous vous dites il faut régler la situation et vous prenez le problème à bras le corps ben lorsque l'on fait de la politique ça devrait être exactement la même chose hein il faut prendre le problème à bras le corps et le regarder en face être dans le réel encore une fois et pas dans le dénis il y a des scénarios de sortie qui ont ont déjà été envisagé de manière très sérieuse par des banques par des cabinets d'avocats par des par des superviseurs eux-mêmes d'ailleurs hein et qui ne démontre absolument pas la catastrophe annoncée moi ce que je viens vous dire c'est que certains pensent que l'euro est malade moi je vous dis que l'euro est mort et que aujourd'hui le moyen pour que le retour à une monnaie nationale se fasse dans les meilleures conditions possibles c'est le faire en concertation avec les pays européens qui en souffrent moi je suis convaincu que lorsque j'eng j'engagerai les négociations si je suis élu j'aurais avec moi autour de moi l'Italie l'Espagne la Grèce Grèce qui qui est en train de réfléchir à nouveau d'ailleurs à la sortie de l'euro parce que en réalité c'est un problème sans fin et et que donc on peut très bien par la négociation constater le divorce à l'amiable en réalité avec l'Allemagne madame Merkel a annoncé il y a très peu de temps que l'euro é trit trop faible pour l'Allemagne il est trop fort pour nous bon ben écoutez dans ces conditions mettons-nous autour d'une table euh disons que ce divorce à l'amiable doit intervenir préparant tranquillement les conditions du divorce sans casser la vaisselle c'est ça mon objectif moi je suis pas là pour tout casser pour créer encore une fois je ne sais quel perturbation inutile c'est pas du tout mon objectif mais ce qui est sûr c'est que je ne peux pas laisser le pays mourir je ne peux pas laisser l'industrie mourir je ne peux pas laisser 7 millions de chômeurs aujourd'hui et probablement plus demain parce que les mêmes causees entraînent les mêmes effets sans réagir sans regarder la réalité en face voilà Mesdames et Messieurs rapidement brosser bien entendu un petit peu le l'économie de mon projet la philosophie de mon projet et je évidemment vous conseille d'aller regarder l'intégralité de ces 144 engagements euh pour la France euh sur euh bah mon site internet parce que c'est là que vous arriverez à les trouver très

1:34:03
Non speech

[Applaudissements]

1:34:07
Locuteur

bien merci Madame Le Pen je vous invite à à me rejoindre donc nous allons maintenant passer au aux questions et aux échanges avec la salle euh vous n avez brosser un panorama assez exhaustif d'ailleurs du du monde des PME ce constant on peut tous le faire euh vous avez terminé sur un sujet qui me paraît un sujet effectivement de fond fondamental puisque vous portez vous comme projet de la sortie de l'euro nous nous demandons nous finalement chef d'entreprise vous l'avez dit nous sommes des pragmatiques nous aimons regardé la réalité en face et effectivement nous avons tous à cœur que notre pays réussisse euh par rapport à à ce que vous proposez la sortie de l'euro je vous entendais estce que finalement le mal ne viendrait pas plutôt du fait de ce que nous nous avons fait de l'euro par rapport à d'autres je me rappelle qu'à l'époque lorsque la zone euro s'est mise en place c'était la France qui était moteur l'Allemagne é était pas spécialement demandeuse he elle avait son dutchmark elle était très heureuse avec cela euh je me rappelle qu'à l'époque il y avait un chancelier qui était Gard Schroder avec un minist du travail monsieur Hars qui ont fait des réformes fondamental et je me rappelle qu'à la même période en France on a mis en place les 35 heur on a laissé filer la dette du pays on a aujourd'hui un déficit une sphère publique qui pèse pour 57 % dans la richesse créée du pays ce qu'on appelle le PIB est-ce que finalement nos mots ne viendraient pas du fait que pendant que certains ont fait les fourmis nous nous avons continué à faire les cigales et que cette sortie de l' ne soit pas pour nous finalement euh une purge terrible pour les entreprises et les entrepreneurs et aussi pour les salariés parce que toutes les économies sont interdépendantes et en économie il y a une chose quand même qui est assez stable c'est il y y a des choses une sorte de science exacte en économie donc quelle va être la valeur du nouveau franc si on sort de la zone euro comment va-t-on financer nos de 2200 milliards d'euros de dette lorsque ça sera libellé en franc à savoir nos banquiers qui nous financent qui financent la dette du pays comment regarderait-il cette nouvelle monnaie est-ce que finalement cette sortie de l'euro c'est pas un appel à la misère terrible pour l'ensemble des tissus économiques c'est une vraie question est-ce qu'on peut rompre avec le fait de se flageller en toutes circonstances et ér que tout est de notre faute que c'est nous qui sommes pas bons et que les autres sont tellement merveilleux et qu'il faudrait donc en toute circonstances faire comme les autres je suis en désaccord moi avec le constat qui est le vôtre et et le FMI est en désaccord aussi avec le constat qui est le vôtre et l'OFCE est aussi en désaccord avec le constat qui est le vôtre qu'est-ce qu'ils disent tous ils disent que structurellement le franc si nous revenions tous à une monnaie nationale le Fran se apprécierait de 11 % et que le marc s'apprécierait de 14 % il est là le problème fondamental c'est exactement le graphique que je vous ai montré c'est comme ça la politique de l'urofort il s'agissait précisément d'aller vers l'Allemagne et on a vu que c'est à partir de ce moment-là que les problèmes de l'économie française se sont démultipliés alors est-ce qu'il faut faire des économies oui bien sûr nous en avons des tas d'ailleurs des économies dans notre projet ce qu'on appelle les mauvaises dépenses l'Union européenne l'immigration la fraude sociale la décentralisation anarchique et cetera et cetera mais fondamentalement le un problème c'est la monnaie quand vous voulez être compétitif il y a trois moyens il y a baisser les salaires je crois pas que vous ayez envie de baisser les salaires de vos salariés je crois pas que vous avez envie de faire des réunions dans vos entreprises en en disant ben voilà on va pas pouvoir faire autrement vous allez devoir travailler 39h payer 35 je crois pas voilà étant entendu que comme vous le savez nous sommes nous pour la négociation par branche pour la la le temps de travail mais 39h payer 39 si c'est 39h voilà mais la négociation par branche parce que la négociation par entreprise ça va consister à réalité en faire à faire de la concurrence déloyale au sein des branches et ça c'est profondément néfaste donc baisser les salaires baisser le système de protection sociale donc c'est exactement ce que vous entendez dans cette campagne présidentielle avec évidemment le risque d'une comment dire d'un désaccord pour le moins de la part de vos salariés ou agir sur la monnaie or comme nous nous sommes privés de la capacité d'agir sur la monnaie et d'avoir une monnaie qui corresponde à notre économie et bien on se retrouve avec un choix qui est un choix binaire baisser les salaires ou baisser la protection sociale et bien moi je dis que il faut que nous ayons la maîtrise de notre monnaie je suis d'ailleurs assez étonné parce que je discute souvent avec des gens qui sont tout à fait convaincus par euh euh la politique ultralibérale hein il faut que la concurrence et le marché qui détermine et cetera donc ce serait bon pour tous sauf pour la monnaie en fait parce que en réalité le fait que les monnaies ne puissent pas s'apprécier les unes avec les autres c'est nier précisément euh le caractère euh libéral c'est avoir une monnaie bloquée hein qui en l'occurrence a encore une fois des conséquences très lourdes pour nous on nous dit tout et n'importe quoi en réalité hein sur le retour à une monnaie nationale donc il faut essayer quand même de revenir à un peu de logique on nous explique que on ne connaîtrait pas la valeur de la nouvelle monnaie bah si c'est nous qui la fixons quand on change de monnaie on fixe la valeur de la nouvelle monnaie elle peut s'apprécier ou se déprécier je vous l'ai dit la dépréciation serait de 10 % je suis sûr que que pour tous ceux qui exportent il serait très content honnêtement de voir une monnaie qui soit dépréciée de 10 % mais je vous rappelle que une monnaie bouge en permanence et moi ce que je veux pas entendre c'est ça va avoir des conséquences sur l'épargne des Français parce que ça c'est franchement un mensonge et honté l'euro a baissé de 25 % dans les deux dernières années notre épargne n'a pas baissé de 25 % donc je veux dire là on est dans l'intim tion dans ce que j'appelle encore une fois la stratégie de la peur sur la dette une étude de l'OFCE encore c'est pas moi qui le dit hein c'est l'OFCE de 2016 montre que la dette publique de la France est régie par le droit interne c'est la lex monie ta je suis désolé c'est un droit international c ça s'applique partout et pourrait être aisément converti en nouvelle monnaie nationale or 99,5 % de la dette publique française estmise en droit français c'est une chance pour nous bon et l'OFCE dit la France et l'Italie ne sont pas exposés sur leur dette publique car cellci est quasi intégralement régie par le droit interne et peut donc facilement être redénominé en franc ou en lire alors dans quand je dis ça on me dit oui mais la dette privé et l'OFCE dit il n'existe pas de risque de bilan pour le secteur privé pris dans son ensemble d'ailleurs permettez-moi mais lorsque nous sommes passés du front à l'euro nous n'avons pas remboursé nos dett en franc nous avons rembourser nos dettes en euros voilà alors je crois qu'il faut sortir encore une fois de de cette stratégie de la peur il faut quand même être conscient de l'influence de cette monnaie sur les difficultés économiques de la France et il faut ne pas se priver encore une fois de la capacité de retrouver une monnaie nationale en indiquant selon la bonne vieille théorie des élites que nous sommes trop petits trop faible trop nul trop tout ce qu'on veut nous ne sommes ni faibles ni petit ni nul nous sommes un grand pays nous avons une monnaie nationale pendant 15 siècles hein et euh ça marchait plutôt pas mal 95 % des pays du monde ont leur monnaie nationale et ne s'en priverit pour absolument rien au monde plus personne ne veut entrer dans l'euro à part DESS des pays extrêmement faibles économiquement qui penseent que la contrepartie va évidemment être une aide financière massive de la part de l'Union européenne le sauvetage de l'euro nous a coûté 78 milliards d'euros pour la Grèce rien que pour la Grèce nous avons entre 150 et 300 milliards d'euros comme épée de damoclesès de garantie en cas de difficulté de pays plus importants je pense évidemment à l'Italie et j'ai raison d'y penser parce que manifestement la situation va très mal donc la question est pas de savoir s'il faut retrouver une monnaie nationale c'est quand allons-nous retrouver une monnaie nationale comment allons-nous retrouver une monnaie nationale et selon quelle modalité nous allons retrouver une monnaie nationale et je pense que refuser de voir cela et refuser de le préparer est à mon avis très dangereux en réalité donc les aventuriers sont pas nous nous nous sommes les raisonnables dans l'affaire les aventuriers ce sont ceux qui disent bah tant pis on fait comme si de rien nétait et on continue jusqu'à ce que tout ça nous saute au visage ça ce sont des aventuriers ça ce sont des gens dangereux qui encore une fois comment dire renonce à une un adage pourtant sage gouverner c'est prévoir très bien on va ouvrir les questions à la salle alors Jean-Michel plus grand mais tu levé le bras le plus haut bonjour Jean-Michel petier je suis chef d'entreprise textile dans le nord de la France l'ancienne euh dans vos propositions j'ai noté que vous vous envisagez de revenir à la retraite à 60 ans avec 40 annuités de cotisation et nous on se pose une question comment financer cette cette mesure alors d'abord pour vous dire que là encore euh le discours euh totalement catastrophiste du gouvernement et des gouvernements successifs euh était excessif et je vous en joins vraiment à aller regarder de très près la situation des retraites nous avons une un moment un peu difficile qui est le moment du baby boom mais quelle est la philosophie qui est la mienne lorsque j'indique que je veux pour l'instant que nous restions à 40 annuité et 60 ans c'est que j'en ai soupé sincèrement et c'est le cas aussi pour les entreprises de voir que l'on demande systématiquement des sacrifices de plus plus en plus important au français avant même d'avoir fait les économies évidentes qui doivent être faites c'est ça le problème c'est une question de principe à chaque fois qu'il y a la moindre difficulté la première réponse des gouvernements c'est des taxes supplémentaires des impôts supplémentaires de la protection sociale en moins et cetera et cetera or moi j'ai dit très clairement je vais faire l'intégralité des économies qu'on doit faire et pour ça je fais des choix y compris en matière d'immigration je fais des choix clair je supprime l'aide médicale d'État pour les clandestins je supprime l'intégralité des pompes aspirantes je conditionne l'accès au à la protection sociale pour les étrangers qui viendraient dans notre pays à un délai de carence comme d'ailleurs souhaite le faire les la Grande-Bretagne voilà c'est un choix que je fais entre autres entre autres écoutez vous avez quand même entendu ce fait d'hiver il y a quelques jours où une enquête existe elle est d'ailleurs pas très rapide he manifest justement il y a des il y a des enquêtes plus rapides que d'autres semble-t-il euh sur la famille de Théo qui aurait touché 700000 € de subvention pour une association avec une trentaine de salariés qui n'ont jamais existé mais vous est-ce que vous imaginez combien de cas de ce type existe combien de cas de ce type où par clientélisme et bien on distribue l'argent public très tranquillement sans réclamer la moindre condition bon donc euh la remise en ordre de de la France et la remise en ordre des finances publiques croyez-moi je compte la faire si après avoir fait tout ça je m'aperçois qu'effectivement et bien le régime de retraite doit faire l'objet de d'effort de la part des Français alors très tranquillement j'irai et je me tournerai vers eux et je leur dirai écoutez voilà moi j'ai fait tout ce que je pouvais il se trouve que je suis obligé pour le coup de vous demander des sacrifices et là je vous assure que les Français seront d'acc cor pour faire ces sacrifices parce qu'aujourd'hui le problème de la France on dit souvent que le fondement c'est le consentement à l'impôt mais moi je pense que le fondement c'est aussi le consentement à la dépense les Français en ont marre de voir la manière dont on dépense leur argent voilà ils sont pas d'accord avec la manière dont on dépense leur argent il faut donc recréer ce lien de confiance et après ils seront capables si on leur demande de faire des sacrifices si encore une fois c'est nécessaire parce que c'est bien gentil de augmenter le temps de travail on nous vous expliquant qu'il y a une augmentation de la durée de de la durée de vie c'est d'ailleurs pas tout pas très voilà c'est un peu contéable parce que c'est en train au contraire de de stagner mais la vraie question c'est la durée de vie en bonne santé je pense que c'est ça qui est important et et qu'il faut regarder et celle-là n'est pas objectivement spectaculaire d'autant plus que on nous dit il faut travailler jusqu'à 62 bon 63 64 65 mais pardon mais ce qui aujourd'hui même arrive à à la à la retraite il y en a un sur deux qui est déjà au chômage il y a un problème fondamental de chômage des seniors donc en réalité on voit bien que on va maintenir des gens au chômage plutôt que des passer de les passer à la retraite alors c'est pour ça que c'est l'ensemble du modèle économique qu'il faut en l'occurrence revoir et notamment recréer les conditions de la création de richesse dans notre pays qui passe par l'intégralité des mesure dont j'ai parlé dont j'ai parlé tout à l'heure parce que sinon on ne s'en sortira pas je vous signale d'ailleurs pour que pour ce chômage des seniors moi j'envisage de d'ouvrir assez largement le des trè concours pour les entrées dans la fonction publique des plus de 45 ans qui ont 8 ans d'expérience d'abord parce que je pense que c'est pas plus mal que le privé puisse infuser dans la fonction publique et que ça permettra effectivement aux seniors qui ont des compétences qu'ils ont acquises dans le privé de pouvoir terminer en quelque sorte leur carrière dans un certain nombre de secteurs de la fonction publique voilà ce ce ma position sur la la la retraite c'est celle là c'est pas une position encore une fois idéologique mais c'est une position de respect des Français qui ne cessent encore une fois de voir des sacrifices leur être demandés avec des conséquences danst le moins qu'on puisse dire c'est qu'elles ne sont pas bénéfiques ni pour les particuliers ni pour les entreprise d'ailleurs merci question allez je vais je vois Jean-Loup en face de moi à côté de notre président d'honneur Jean-François roubeau voilà merci et de l'amitié que tu fais d'être présent ce matin merci bonjour jeanloublacher je suis vice-président délégué de la CPME mais chef d'entreprise et chef d'entreprise dans plusieurs éléments puisque je dirige un groupe de d'entreprises dans la place surgie mais aussi dans le désamiantage et dans ce domaine-là nous répondons au marchés publics donc vous avez parlé tout à l'heure des marchés publics et vous avez dit que vous vouliez prioriser les marchés publics pour les PME alors je me demande si c'est vraiment réaliste parce qu'en fait le vrai problème c'est qu'aujourd'hui vous avez un tas de possibilités que donne le code des marchés publics mais qui ne sont pas employés pourquoi parce que la plupart du temps les acheteurs préfèrent faire du moins 10 ans plutôt que du mieux 10 an alors comment vous allez faire bah encore une fois euh je je suis parfaitement d'accord avec vous parce que je me suis battu beaucoup au conseil régional du nordpcalais sur ce sujet en leur indiquant qu'en réalité on avait trouvé une sorte de faille à l'interdiction de faire du patriotisme économique c'est-à-dire de donner un avantage aux entreprises françaises dans la commande publique c'était les critères environnementaux c'était les critères sociaux j'ai déposé je sais pas 6 7 8 9 vœux en ce sens pour que ces critères soit surélevé et on ne l'a pas fait on l'a pas fait pour des raisons je crois idéologiques parce que un certain nombre de gens sont des européistes absolument convaincu et il considèrent que toute forme de patriotisme est à bannir et bien moi encore une fois j'imposeraiis j'imposerai selon les normes qui sont celles d'ailleurs mis en œuvre par les États-Unis le la priorité pour les entreprises françaises il est pas admissible que l'argent des Français ne serve pas aux entreprises françaises et ne servent pas à l'emploi des Français or des affaires scandaleuses on en a vu passer honnêtement 200 mais il y en a probablement 20000 où on a vu que nous avons fermé des usugines qui fabriquaient les souliers de nos soldat pour aller ouvrir une usine en Tunisie ou je ne sais quoi d'autre et où on on assiste à une incitation en réalité à au aux importations c'est ça qui est absolument incroyable c'està que l'État lui-même les collectivité elle-même incite en réalité à l'importation en allant choisir des marchés qui sont des marchés d'entreprises étrangères en parlant de délocalisation j'attire quand même votre attention sur le fait qu'il n'y a pas que les délocalisation de production il y a de plus en plus c localisations de services qui sont moins visibles mais qui qui sont tout autant dévastateur j'ai expliqué dans une émission la dernière fois que les les modérateurs des site d'une très grande partie de nos journaux français et bien étit effectué en au Maroc où était effectué à Antananarivo voilà bon ça encore une fois ça pose des des problèmes majeurs c'est aussi la raison pour laquelle je veux mettre en place la contribution sociale à l'importation de 3 % sur les productions sur les importations de production et de services et je vais me servir de ces recettes pour pouvoir distribuer cette masse financière aux salariés et au rettraités qui touche moins de 1500 € par mois comme ça je boosterai ça fait à peu près 80 € par mois je boosterai le pouvoir d'achat de vos clients je trouve que là encore ça n'est en l'occurrence que justice pardonnez-moi madame mais il faut j'ai envie de rebondir sur ce que vous venez de d'annoncer là sur les les 3 % je vous avez déjà entendu là-dessus de de de taxes sur les produits à l'importation mais nous sommes quand même dans un monde complètement interdépendant et et vous avez quand même des PME dont je fais parti qui exporte et particulièrement aux États-Unis en ce qui me concerne on ne peut pas imaginer de mettre une taxation à l'importation sans qu'il y ait des mesures de de rétorsion c'est inévitable si moi demain on me met une mesure de rétorsion à la taille de ma petite boîte mon marché aux États-Unis qui représente à peu près entre 15 et 20 % de mon chiffre d'affaires si je le perd je ferme mon entreprise parce que c'est là où je fais de la marge dire que la concurrence est telle sur mon marché à l'intérieur de l'Hexagone que je n'arrive pas à sortir la marge suffisante pour tout simplement faire vivre et pérenniser mon entreprise imaginons demain qu'il y ait une mesure de rétorsion qui fasse que je ne peux plus exporter mes produits tout simplement parce qu'en face les États-Unis prendrai des mesures soit elles aussi de de surtaxation ce qui m'embêterait finalement pas trop parce que je suis sur un marché g mais qui dirait par exemple et ça c'est un petit peu je dirais ce qui est sous-jacent dans dans ce que vous proposez qui dirait que j'ai je veux qu'une part de votre production soit fabriqué dans mon pays et là vous avez très peu de PME qui sont en capacité de du coup de délocaliser leur production sur un marché où où il y a de l'avenir où de s porteurs mais c'est pas comme ça que ça fonctionne et vous le savez en l'occurrence pertinemment bien d'abord permettez-moi comment fonctionne mon entreprise vous pouvez pas non non mais je parle de je vous parle de macroéconomie si vous voulez excusez-moi mais la c'est c'est nous qui mettons en place une mesure de rétorsion parce qu'il y a énormément de pays dans le monde qui font du protectionnisme et nous nous sommes les seuls à ne pas en faire c'est bien ça le problème d'ailleurs c'est-à-dire que nous nous passons notre vie à signer des accords de libre échange avec le monde entier sauf que en l'occurrence il y a toute une série de pays qui eux protègent leur marché et notamment leur marché intérieur quel est l'intérêt de du protectionnisme que j'appelle intelligent pourquoi je l'appelle intelligent parce que je pense que le protectionnisme bourrin ça consiste à mettre sur l'ensemble des produits qui entrent une taxe de 30 % quel que soit les pays qui importe quel que soit le produit et cetera ça n'a évidemment aucun sens l'intérêt du protectionnisme intelligent c'est de préserver des secteurs soit stratégiques soit qui sont victimes d'une concurrence évidemment ultra déloyale et oui il faut que les droits de douane servent d'éclus pour rétablir la loyauté de la concurrence c'est d'ailleurs ce qu'a fait les États-Unis ils l'ont fait pour le pneu chinois ils l'ont fait pour l'acier donc ils ont cette maîtrise là cette capacité de le faire ou de ne pas le faire car il y a une chose qui est évidente c'est qu'il n'y a pas de droit de douane à mettre en des pays qui ne se font pas une concurrence déloyale il y a donc toute une série de pays qui ne verront pas de droit de douane être mis en œuvre entre et nous et puis surtout quel est l'intérêt pour nous de mettre des droits de douane sur des productions non seulement qui n'existe pas dans notre pays ou de manière significative ou que nous n'entendons pas développer dans notre pays il y a aucun intérêt je pas mettre une un droit de douinee sur le café on fait pas de café si vous vouz voyez ce que je veux dire et et dans ce le cadre si vous voulez de la du plan entre l'État stratège et les entreprises ce grand plan de réindustrialisation il ne peut se faire qu'avec les industriels ce sont évidemment eux qui vont déterminer quelles sont leurs propres capacités à retrouver une part du marché national parce que vous le savez très bien et on l'oublie trop souvent on exporte bien que quand on maîtrise son marché national elle est là la réalité de la France et c'est la réalité qui a été à l'origine de tout de la création de tous nos grand champions industriels c'est parce que nous maîtrisions notre marché intérieur et parce que nous pouvions nous appuyer d'ailleurs sur de la commande publique que nous avons pu exporter parce que nous étions capables de démontrer à l'étranger que nos productions industrielles étaient les meilleur on a abandonné tout cela mais quel bénéfice on a on signe des accords de libre échange le dernier c'est le CAT quel bénéfice pour la France aucun bénéfice aucun bénéfice pour notre pays oh il y a peut-être un ou deux entrepreneurs qui vont pouvoir peut-être voir un débouché supplémentaire mais quand tous les autres vont subir de plein fouet les conséquences de cet accord de libre échange moi excusez-moi j'ai pas l'habitude mais je voudrais vous citer ignas de Loyola on ne peut pas être heureux tout seul on ne peut pas être heureux tout seul c'est-à-dire que au-delà de vos propres entreprise particulière c'est l'intégralité de l'économie de notre pays qui est en jeu de ces grands équilibres et vous voyez bien que la situation que nous vivons aujourd'hui si elle continue et bien vous serez là devant nous de moins en moins nombreux ou de plus en plus en difficulté et c'est pas cela que nous espérons donc encore une fois moi je on me dit on m'explique d'ailleurs que cette contribution sociale à l'importation de 3 % ça va entraîner une augmentation des prix c'est pas vrai vous le savez bien je veux dire 3 % en général sont des matières premières ça représente combien honnêtement dans le prix du produit défini c'est absolument dérisoire quasiment ce ne sera même pas sensible voilà mais ça permet de relancer le pouvoir d'achat dans notre pays on a quand même bien besoin de relancer le pouvoir d'achat dans notre pays vos salariés vous-même vous disent on a de plus en plus de difficultés donc faire financer ce cette hausse du pouvoir d'achat non pas en réclamant de vous que vous augmentiez je ne sais quel salaire minimum ce qui entraînerait pour vous des très lourdes difficultés fin financière mais en faisant financer cette augmentation du pouvoir d'achat par de la une taxe à sociale à l'importation qui repartira d'ailleurs et vous le savez bien parce qu'elle touche les salaires les plus bas directement dans la consommation avec le retour de de la TVA voilà je pense qu'il faut changer encore une fois notre paradigme parce que les autres pays ont fait le choix de maîtriser encore une fois les la capacité qui est la l'heure de faire ou de ne pas faire avec tel pays ou avec tel produit du protectionnisme nous nous n'avons pas cette capacité là c'est ça c'est à la liberté que je vous appelle c'est à nous de décider ça ne peut pas être décidé par les technocrates de Bruxelles parce que les décisions qu'ils vont prendre vont peut-être aider 5 6 7 pays de l'Union européenne mais peuvent être catastrophiques pour nous votre votre situation est parallèle aussi à celle des agriculteur on signe un accord de libre échange avec la Nouvelle-Zélande mais c'est mais c'est un géant de de de de de l'élevage un géant ça veut dire que on va se faire ratioiser mais qui a décidé cet accord de libre échange bruxel mais pour nous il est très mauvais donc si nous ne retrouvons pas la maîtrise de notre propre destin si nous nous comportons pas comme des hommes et des femmes libres qui maîtrisent en même temps leur destinée et leur économie et bien nous allons avoir de très mauvaise surprise dans l'avenir et jusqu'à quand cette situation va-t-elle pouvoir durer jusqu'à quand on va accepter 7 millions de chômeurs 9 millions de pauvres vous croyez honnêtement que au sein de vos entreprises la situation ne va pas se tendre je sais très bien que vous vous êtes très attaché à au bien-être de vos salariés vous croyez qu'ils vont continuer à à bien vivre correctement dans la confiance si cette situation continue à s'aggraver c'est explosif et donc il faut faire en sorte de changer radicalement la situation que nous vivons aujourd'u aujourd'hui une une une dernière question là allez madame merci bonjour madame Marie- Christine Litton je dirige une société de location de voiture avec chauffeurs dans la plus pure des traditions nous avons vécu pendant des dizaines d'années en intelligence parfaite avec les taxis chacun sur sa planète il n'y avait aucun problème et l'arrivée des plateformes dont je ne donnerai aucun nom a complètement bouleversé le notre situation il y a des des dépôts de bilan en chaîne dans notre profession parce que nous considérons qu'il s'agit d'une concurrence particulièrement déloyale je voudrais savoir quelle est votre position sur le sujet merci merci de votre question qui est fondamentale ma position sur le sujet c'est qu'il faut mettre tout le monde autour de la table et encore une fois rétablir des règles du jeu qui soient des règles du jeu qui ne permettent pas l'émergence d'un secteur au détriment de d'un autre qui verrait ainsi sa mort programmée c'est tout le problème encore une fois de cette nouvelle économie alors il y a l'ubérisation il y a l'économie du partage tout cela nécessite qu'on s'y attelle dès aujourd'hui et moi je veux absolument mettre en place une structure au sein de l'État qui va mettre mettre l'intégralité des gens autour de la table pour réfléchir à comment est-ce qu'on met remet en place les conditions d'une concurrence loyale le problème aussi derrière tout ça c'est la dérégulation généralisée on dérégule tout et on a quand même le sentiment que on cherche par un BIA ou par un autre à la disparition des indépendants voil je je vous le dis parce que c'est le sentiment que j'ai eux eux-mêmes n'ont pas ce sentiment là eux-mêmes ne se rendent pas compte parce qu'ils sont souvent indépendants et que il ils regardent leur propre profession et ils ont du mal a envisager une globalité avec les autres mais regardez les conséquences qu'on qu'ont toutes les mesures de dérégulation qui ont été d'ailleurs beaucoup poussé il faut bien le dire par Monsieur Macron les notaires les hiers les petits laboratoires de province les petites pharmacies les taxis le votre propre entreprise et je les petites mutuelles et je pourrais vous donner ainsi une liste très longue de gens qui face encore une fois à la dérégulation générale et bien commence à comprendre que l'objectif c'est qu'il n'y ait plus que des gros acteurs en fait de la filière et voir disparaître l'intégralité de ce qu'ils appellent les petits acteurs c'est tellement plus simple he de discuter avec trois quatre gros acteurs autour d'une table plutôt que de discuter avec des dizaines de milliers d'indépendants mais ça ça pose un problème énorme d'abord parce que il n'y aura plus de concurrence loyale s'il n'y a plus d'indépendant mais surtout moi je suis désolé mais une France indépendante c'est une France des indépendant voilà elle est là la réalité de la vision que j'ai du pays et donc je pense que il faut que l'ensemble de ces professions prenneent conscience qu'il y a quand même une sorte de plan plan programmé qui vise à la financiarisation d'ailleurs de leur profession hein on ouvre le le capital à des fonds de pension à des investissements et cetera massif mais quelle sera la stabilité la solidité de ces structures et quel sera le bénéfice pour l'ensemble des Français ça on n' parle jamais et pour cause parce qu'encore une fois la conséquence va être une déstabilisation absolument majeure de notre modèle économique parce qu'encore une fois il y a comme il y a une identité nationale dans un pays il y a une identité économique voilà la France est un pays de chercheurs d'ingénieurs de c'est un pays fondé sur et appuyé sur ces indépendants c'est notre modèle en matière d'agriculture le modèle c'est le modèle de l'exploitation familiale c'est notre modèle tiens j'ai oublié les agriculteurs aussi qui eux aussi sont mis dans des telles difficultés que en réalité l'objectif c'est d'arriver à des très grandes concentration donc vous voyez que il y a quand même une une idée générale qui se dessine et qui vise à essayer de trancher les jarets de ces indépendants qui gênent beaucoup les pouvoirs politiques précisément parce que ils sont desjà g libres dans leur tête parce que leur philosophie c'est la liberté parce que leur philosophie c'est l'indépendance et bien moi ma philosophie aussi c'est l'indépendance une dernière question voilà monsieur je pense que vous avez raison de de l'épargne des Français doit rester dans les entreprises françaises malheureusement aucun aucun candidat ne propose ou ne recherche de solution concernant les problèmes de fond propres qui freinent des centaines d'entreprises dans leur développement les empêch de créer des emplois pourtant les socialistes viennent de de voter la relance des plateformes de cotation régional dans chaque métropole afin de fournir au PME un un instrument de circuit court épargnant entreprise de financement fonds propres ces deux IB dont je suis dirigeant spécialist depuis 30 ans dans le financement des PME principalement encore à l'époque des bourses régionales conteste la non application de cette loi la loi Macron abandonné par les législateurs par les élus régionaux c'est quoi votre question et semble-t-il ça arrive la terminé par les candidats à la présidentielle qui abandonnent totalement l'idée de alors que alors que vous le dites dans le fond d'orienter l'épargne des Français directement dans les entreprises de croissance les PME n parle pas oui il faut le faire non non mais vous avez raison il faut le faire ça ne règle pas le problème d'ailleurs de la l'accès au financement par les banques parce que il faut quand même que les banques fassent leur boulot d'accord parce que quand elles sont en difficulté elles viennent taper à la porte des des des contribuables quand même hein et et et les fonds qui leur s avancé ne sont d'ailleurs jamais restitué quasiment alors là elles se sont très très bien porté hein cette année hein elles ont fait des bénéfice record et on a l'impression que ça va toujours dans le même sens donc vous avez raison sur ce sujet mais je ne vais pas quand même encore une fois euh euh priver me priver de rappeler le rôle des banques mais j'ai fait une grande conférence je je vous le dis parce que si vous souhaitez d'ailleurs si ça vous intéresse j'ai fait une conférence il y a quelques jours que vous trouverez sur mon site sur la vision que j'ai du rôle de l'État dans l'économie voilà c'est pas inintéressant parce que je crois que l'État et l'économie et les entrepreneurs doivent avancer main dans la main et que l'un ne doit pas être l'ennemi de l'autre ça n'a aucun sens encore une fois dans notre état naation que la France l'État est un support important et et efficace de l'économie et dans cette conférence j'indiquais que je pensais qu'effectivement il fallait mettre en place toutes les incitations et notamment évidemment fiscal possible et imaginable pour que les Français investissent dans les entreprises voilà et que ils deviennent les propriétaires en partie de leurs entreprises qu'ell soi d'ailleurs euh moyenne ou grande or ça n'est effectivement pas le cas aujourd'hui et c'est extrêmement regrettable de la même manière que je souhaiterais que notre dette soit entre guillemets je l'ai appeler francisée hein comme c'est le cas au Japon ce qui donne une liberté et une indépendance à ce pays bien plus importante que nous qui avons je crois je vous parle de mémoire arrivé à ce moment de la présidentielle les chiffres parfois s'embruillent mais je crois que c'est 65 % de notre dette qui euh et détenu par l'étranger voilà donc je suis d'accord avec vous je pense qu'il faut vraiment inciter il faut avoir un effet incitatif pour permettre au français d'investir dans leurs entreprises Madame Le Pen je vais vous poser une question assez assez assez assez précise sur vous avez parlé du du détachement et de votre volonté de supprimer la directive détachement alors à la CPME nous ne sommes pas contre le fait qu'une entreprise étrangère vien travailler en France ou des salariés étrangers viennent travailler en France nousmême nous le faisons à l'export par contre nous sommes pour pour qu'il y ait une concurrence loyale et que effectivement il faut lutter contre ce qu'on peut appeler la fraude au détachement si vous supprimez la directive détachement est-ce que ça veut dire qu'il n'y a plus de détachement possible ça voudrait dire qu'il va y avoir des secteurs économiques là où bien sûr il faut respecter le détachement où Ben parfois des vergers ne seront pas récoltés des vignes ne seront pas vendangés ça m'embêterait de ne plus pouvoir boire de vin parce qu'on a supprimé la directive détachement et moi aussi he moi aussi ça m'embêait de pouvoirir de vin mais je crois que mais je suis en en l'occurrence en désaccord avec vous sur ce sujet bon d'abord vous me dites il faut lutter contre la fraude bah oui c'est quand même le moins qu'on puisse faire mais dans l'ensemble des domaines il faut lutter contre la fraude évidemment bon mais ça c'est pas le problème du de la directive détachement des travailleurs le problème de la directive détachement des travailleurs c'est que ça n'est pas le problème que vous fassiez venir et je pense que en effet il y a un certain nombre de domaines et je pense évidemment à l'agriculture ou de manière saisonnière il est nécessaire parce que semble-t-il il y a pas le l'emploi sur place de faire venir des étrangers pour travailler mais la directive détachement des travailleurs c'est autre chose que cela c'est faire venir des étranger mais ne payer les charges que du pays d'origine donc et dans le pays d'origine et et ça c'est inadmissible parce que ça ça crée effectivement une préférence étrangère à l'emploi c'est-à-dire que vous avez un salarié français qui coûte je sais pas moi 100 et le salarié étranger qui coûte 80 mais comment fait le salarié français pour se battre avec lui pour le coup cette concurrence déloyale c'est impossible c'est ainsi que au terminal métanier de d'unkererque pardon mais c'était 60 % de travailleurs détachés et qui tous les jours arrivent en bus devant les chômeurs bras croisés qui les regardé passer vous croyez que c'est ça vous croyez que c'est admissible mais pour moi c'est complètement inadmissible donc oui je suis pour la suppression de cette directive détachement des travailleurs qui non seulement cré une concurrence déloyale pour les travailleurs français mais cré de sur croit une concurrence déloyale pour vous entreprise parce que encore une fois si dans votre filière une de trois entreprises se mettent à utiliser massivement des travailleurs détachés vous ne pouvez pas faire autrement que de prendre vous-même des travailleurs détachés mais jusqu'où on va enfin je veux dire c'est vraiment le cercle encore une fois vicieux euh tel que on ne peut pas l'admettre ni au niveau des travailleurs ni au niveau des entreprises voilà donc pour Marine Le Pen la candidate du Front national qui a tenu à répondre aux inquiétudes que ces choix soulèvent chez les patrons de PME le protectionnisme la sortie de l'euro et les dépenses sociales le FN de Marine Le Pen est en effet plus le FN ultra libéral de Jean-Marie Le Pen des années 80 personne ne peit que mon projet résolument tourner vers les TPE les PME priorité pour les entreprise française àcandé Marine Le Pen alors place maintenant à François fionon François fion qui a été acclamé à son arrivée le candidat la droite en pleine tourmente politique qui doit trouver les mots pour montrer qu'il n'est pas que le candidat des grandes entreprises du C 40 alors que son programme on le sait un étaillé sur mesure pour ces entreprises avec la fin des 35 he la simplification du droit du travail et la suppression de l'ISF tout de suite donc on écoute François Fillon mesdames et messieurs J'ai un objectif il va vous paraître ambitieux je considère qu'il est parfaitement réaliste et réalisable je veux que dans 10 ans la la France soit la première puissance en Europe c'est un but qui est atteignable à condition de passer à la vitesse supérieure pour la croissance et pour le plein emploi et pour ça il faut changer de logiciel plutôt que de surcharger nos entreprises de normes et de charges il faut oser enfin la liberté plutôt que d'encadrer à l'extrême le travail il faut le libérer mais le libérer vraiment nous avons trop longtemps oublier qu'avant de dépenser avant de prévoir de nouvelles aides avant de lever encore et encore des impôts avant de multiplier des directives il fallait faire confiance aux individus à leur énergie et à leurs entreprises bref on a oublié qu'il y avait pas de progrès sans produire sans travailler sans innover sans créer des richesses ça n'est pas facile de défendre cette position de bon sens dans un pays qui est tellement accoutumé à tout encadrer dans un pays qui depuis trop longtemps préfère l'uniformité à l'audace mais aujourd'ui avec 6 millions de personnes qui pointent à pauemploi avec 2200 milliards de dettes dont personne ne parle jamais on n pas maintenant d'autre choix que de nous réinventer et pour cela on a besoin de vous parce qu'il va falloir surmonter les conservatismes et les habitudes et tous ceux qui disent que c'est impossible que la France est un pays qu'on ne peut pas réformer que la France est un pays qu'il faut réformer avec la plus extrême prudence ont tort moi je pense que les Français sont formidables mais que c'est le système qui est à bout il y a pas que les entrepreneurs les artisans les médecins les chercheurs qui appellent à des changements et à plus de liberté pour agir pendant les 4 années où j'ai tourné dans toute la France pour préparer mon projet avec parfois beaucoup d'entre vous j'ai aussi entendu des fonctionnaires qui m'ont dit qu'ils ressentaient la chape de plomb qui bride leurs initiative qui Brient leur carrière qui m'ont dit si on pouvait avoir un peu d'air j'ai rencontré des chefs d'établissement d'établissement scolaire qui m'ont confié qu'ils en avaient assez d'être encadré de ne pas avoir d'autonomie de ne pas pouvoir prendre d'initiative de ne pas pouvoir choisir leurs collaborateurs pareil pour les personnels hospitaliers pareil pour les policiers les chômeurs n'ont pas peur de la liberté ils ont juste peur du statut quo et les jeunes des quartiers qui rêvent de réussite ils n'ont pas peur de la liberté non ils n'ont que rage pour le conservatisme qui les englue et donc tout ça ça commence à faire beaucoup de monde pour changer le système pour tout vous dire vous êtes pas seul et je ne suis pas seul à vouloir bouger les choses pour construire mon projet j'ai rencontré énormément d'entrepreneurs de PME je ne leur ai pas dit que je les aimais parce que les mots non suivi des faits ne sont que des mots leur constat c'est le vôtre face au manque de visibilité du carnet de commande face au fatraas de normes administratives face au poids des impôts et des cotisations vous avez le sentiment que vous ne jouez pas à arm égal avec vos concurrents étrangers vous vous sentez coincé par des règles absurdes empêtré par des charges fiscales sociales découragé par l'instabilité législative réglementaire et fiscale tout cela abouti à brider le potentiel de croissance de nos PME nous sommes Chion en terme de création d'entreprise mais nos entreprises grandissent peu et donc c'est ça qu'il faut qu'on change ensemble mon projet vise par conséquent à déverrouiller les principaux freins à la croissance des PME afin de libérer leur capacité d'emploi et d'innovation je veux que nous atteignions en 10 ans une densité d'entreprises de taille moyenne qui soit grosso modo à mi-chemin entre le Royaume-Uni et l'Allemagne ça veut dire ça voudrait dire 130000 nouvelles PME de plus de 10 salariés ça voudrait dire 20000 de plus de 50 salariés ça voudrait dire 5000 de plus de 250 salariés ça voudrait dire quasiment doubler le potentiel actuel le contrat que je vous propose c'est celui de la liberté et de la responsabilité bref c'est celui de la confiance réciproque c'est travailler ensemble et c'est la raison pour laquelle je vous propose trois objectifs premier objectif faciliter le financement de vos PME ça veut veut dire mettre en œuvre les mesures suivantes premièrement orienter 50 milliards d'euros soit environ 3 % des encours des contrats d'assurance vie vers le capital des PME deuxièmement réduire l'impôt des particuliers de 30 % du montant investi dans une PME jusqu'à 1 million éalé sur 5 ans trèmement multiplier les fonds privés d'amorçage labellisés par BPI France et abondés par l'État 4rièmement faciliter l'ouverture du capital des PME à vos salariés sans risque de requalification en salaire cinquièmement sur sursoir au droits de succession lors de la transmission familiale des PME jusqu'à la session effective de l'entreprise en dehors de la famille deuxème objectif je veux r réduire les contraintes qui pèsent sur vous je parle d'abord des contraintes fiscales et sociales nous devons stabiliser et rendre lisible notre politique fiscal pendant 5 ans après avoir annoncé les grandes mesures fiscales du quinquena dès le début de ce quinquena en juillet 2017 on stabilise les choses sur les 5 années qui viennent vous aurez ainsi la lisibilité nécessaire je veux réduire massivement les charges sociales et fiscales qui pèsent sur vous en simplifiant et en boostant les allègements de charges ça représente 35 milliards en faveur des entreprises et de la compétitivité 25 milliards au d'une baisse de charge sociale et d'impôt qui pèse sur la production et 10 milliards à travers la baisse de l'impôt sur les sociétés par ailleurs la suppression de l'ISF porte ses allègements à 40 milliards cela représente plus que l'ensemble des dépenses de recherche et de développement des entreprises 15 % de leur dépenses d'investissement c'està-dire de quoi redonner vraiment du souffle à l'économie française tout cela passe parce qu'il faut être précis par une transformation du cice qui est un crédit d'impôt complexe en une baisse de charge patronale pour un montant équivalent durable lisible portant sur l'ensemble des salaires ensuite par un renforcement des allègements existants avec un nouvel allègement de chargees sociale et d'impôt de production de 25 milliards d'euros portant sur tous les salaires pour redonner un nouveau souffle à l'économie française enfin par un allègement de l'impôt sur les sociétés les contributions additionnel à l'IS seront supprimés en 2018 et le taux d'IS sera diminué progressivement pour atteindre 25 % au terme du quinquena cette mesure permettra de tendre vers le taux moyen de l'Union européenne et représente un effort de l'ordre de 10 milliards d'euros enfin par le prolongement jusqu'en 2019 du dispositif de suramortissement exceptionnel des investissements pour favoriser l'investissement et la trésorerie des entreprises industrielles cela passe également par une réforme de la fiscal alité afin de favoriser la création d'emploi l'ISF je le redis impôt absurde sera supprimé dès 2018 pour garder en France des capitaux qui iront s'investir dans des entreprises françaises et qui créeront des emplois en France je sais que c'est un débat difficile je sais que ça n'est pas populaire de supprimer l'ISF je ne changerai pas d'avis parce que on ne peut pas continuer à accepter de voir l'économie française passer ement sous contrôle de capitaux étrangers parce que il n'est plus possible aujourd'hui de permettre à des investisseurs français de se développer de réussir et d'investir dans l'économie française les mécanismes de déduction existants qui financent les entreprises innovantes ou les fondations seront remplacés par des mécanismes de même nature sur l'impôt sur le revenu je propose enfin de mettre en place un taux unique d'imposition des revenus du patrimoine à 30 % tout compris c'est-à-dire ycompris la CSG pour favoriser l'investissement dans les entreprises et la création d'emplois parallèlement je créerai une TVA compétitivité en augmentant de deux points le taux normal les taux réduits et super réduits resteront inchangés les produits de première nécessité et les services publics seront donc épargnés cette TVA compétitivité permettra de financer la baisse des charges pesant sur les salaires les plus modestes enfin le plafond de versement dans un pe PEA PME sera doublé pour le porter à 150000 € afin de favoriser le financement des PME et des ETI et donc de favoriser les créations d'emplois après les contraintes fiscales et sociales j'en viens aux contraintes d'un droit du travail qui aujourd'hui est devenu isible pour tous le paradoxe c'est que notre droit du travail actuel est à la fois un frein à l'embauche et qu'il est en même temps de moins en moins protecteur pour les salariés les entreprises ont peur d'embaucher les salariés ont peur d'être licenciés la prudence et la défiance règnent à tous les étages il faut sortir de cet impasse je m'engage donc à refond et à simplifier le code du travail ce que je propose c'est qu'on ne garde du Code du travail actuel que ce qu'on appelle les normes social fondamental qui en réalité sont les seuls qui devraient relever de la loi et que l'on renvoie à l'accord collectif en priorité d'entreprise ou à défaut et je sais que vous y êtes attaché à l'accord de branche tout le reste dès l'été pour faciliter l'embauche dans les petites entreprises je m'engage à doubler les seuils sociaux et à limiter l'impact financier du franchissement des seuils il nous faut ensuite clarifier et sécuriser les règles qui régissent le contrat de travail et sa rupture contraignante pour l'employeur peu protectrice pour les salariés emprun d'une forte insécurité juridique elle contribue à rigidifier le marché du travail à freiner les recrutements et à privilégier le recours au CDD souvent très court ne embauch se font aujourd'hui en CDD la priorité doit être désormais de faciliter les recrutements dans le cadre de contrat stable pour cela nous devons sécuriser la rupture du contrat en plafonnant de façon impérative les indemnités prudomal nous devons ensuite permettre aux entreprises de conforter leur compétitivité en clarifiant les règles du licenciement économique parce qu'elles doivent pouvoir s'adapter en permanence nous faciliterons les recrutements dans les petites entreprises à travers une rénovation du contrat du de travail je pense en particulier à un recours plus facile au contrat de mission ou à la mise en place d'un contrat à cause de rupture prédéfinie ce que vous appelez le contrat de croissance sur cette question du contrat de travail je pense qu'un recours à la négociation interprofessionnelle à partir des orientation que je viens de citer permettra d'en fixer les contours j'en viens maintenant justement au dialogue social je veux étendre la place accordée à la négociation collective et d'abord au niveau de l'entreprise la règle qui sera fixée par la loi sera la suivante une instance unique pour la représentant pour la représentation du personnel cette instance regroupera les actuels délégués du personnel comité d'entreprise comité d'hygiène et de sécurité et conditions de travail ces prérogatives et ses moyens seront croissant en fonction de l'effectif de l'entreprise et par accord collectif les entreprises qui le souhaitent pourront s'organiser autrement y compris conserver les instances distinctes en ce qui concerne l'adaptation des règles de la négociation collective je souhaite comme vous faire émerger une vraie démocratie sociale dans les TPE et les PME je vous rappelle ici mes propositions ouvrir la possibilité du référendum limiter les mandats syndicaux faciliter la négociation avec les élus du personnel en l'absence de délégués syndicaux donner la possibilité de se présenter librement au premier tour des élections professionnelles j'ai demandé à Gérard Larché dont vous connaissez le pragmatisme de me faire des propositions de mise en œuvre afin que nous puissions rénover ensemble les règles du dialogue social il s'agit pas pour moi d'opposer les uns aux autres mais je veux moderniser nos règles de représentation et de négociation je veux enfin vous le savez lever le verrou des 35h dans cette campagne présidentielle j'ai le sentiment d'être le seul à vouloir le faire vraiment et clairement pas pour des raison idéologique mais tout simplement parce qu'il est temps de donner aux entrepreneurs et aux salariés le pouvoir de négocier entre eux ce qui est bon pour eux pour renouer avec la compétitivité pour remobiliser la force de travail je donnerai la priorité à la négociation collective pour trouver dans l'entreprise ou comme vous le souhaitez si vous le souhaitez dans la branche parce que cela serait nécessaire comp tenu des tailles des entreprises ou des choix qui seraient les vôtres les moyens les plus efficaces pour augmenter la durée effectif du travail et définir les contreparties salariales bref je veux du gagnant gagnant au service de entreprise de l'emploi et de la feuille de paye je sais que vous partagez ma volonté de favoriser l'association des salariés à la marche de l'entreprise je suis d'accord pour voir ensemble comment développer l'intéressement et la participation dans les PME de moins de 50 employés et pour celles qui ne sont pas éligible mettre en place une prime de partage plafonnée à 2000 € et exonéré de toute cotisation vous m'avez souvent interpellé sur la complexité des règles qui vous sont imposées même Kafka n'aurait pas pu Imagineer certaines d'entre elles le compte de pénibilité sera supprimé mon troisème objectif c'est de vous accompagner dans votre croissance je vous propose un Pact de confiance destiné à réduire les incertitudes qui pèsent sur vous en passant de ce que j'appelle le contrôle sanction au contrôle conseil le poids des normes et des contraintes seront allégés en les alignant sur les normes européennes sans surtransposition je propose même que par ordonnance dans tous les domaines où cela est possible on supprime les normes françaises qui ont été surajouté au moment des transpositions aux normes européennes BPI France doit devenir l'outil stratégique national d'investissement industriel il aura les moyens d'un fond souverain et aura les mêmes prérogatives que l'agence de des participations de l'État enfin je m'engage à faire de l'État en tant que client un moteur de croissance de vos entreprises en augmentant la part des PME françaises dans la commande publique ça veut dire également que nous devons libérer l'innovation autoriser les expérimentations à petite échelle selon un principe d'innovation qui viendrait se substituer au principe de précaution regrouper localement les acteurs de la recherche de l'enseignement de l'incubation de l'accompagnement et du financement de start-up dans des cluster pour développer les synergies sanctuiriser le Crédit Impôt Recherche en développ la délivrance de rescrits fiscaux en amont et enfin encourager la modernisation des équipements industriels en prolongeant jusqu'en 2019 le mécanisme de suramortissement vous accompagnez dans votre croissance et aussi reconnaître votre rôle en matière d'alternance et de formation professionnelle des jeunes après 5 années perdues pour rénover notre système d'alternance il y a pas de temps à perdre pour sortir du statut quo et comme vous le souhaitez faire enfin de l'alternance la voie d'accès à l'emploi des jeunes je propose pour y arriver de changer complètement de logique je propose que les lycées professionnels que l'enseignement professionnel sorte de la tutelle de l'éducation nationale et soit placé sous la tutelle de la région et des branches professionnelles je propose que chaque fois que c'est possible on rapproche les lycées professionnels et les CFA et je propose que dans ces établissements qui ne seraient plus sous la tutelle de l'éducation nationale puisse cohabiter des jeunes en formation initiale des jeunes en alternance et des adultes en formation professionnelle avec les mêmes enseignants utilisant les mêmes infrastructures les mêmes matériel et surtout utilisant au fond cet état d'esprit qui est celui de l'entreprise et qui est la clé d'une entrée meilleure dans le monde du travail d'une grande partie de notre jeunesse ce chantier de l'Apprentissage et de la Formation en Alternance c'est pour moi un chantier prioritaire et je ne me fixe pas des objectifs comme par le passer 300000 400000 apprentis en mettant des sanctions pour ceux comme nous l'avons fait hein je le reconnais bien volontiers pour ceux qui n'en n'utilisent pas assez non il faut se fixer un objectif d'un million de personnes en alternance en changeant complètement le système en modifiant les contrats de travail des apprentis pour qu'il soit beaucoup plus souple en modifiant le coût de l'apprentissage pour l'entreprise qui est aujourd'hui trop élevé ce qu'on peut faire en utilisant les crédits des emplois aidés et et en les faisant glisser vers l'apprentissage voilà si on veut que ça marche il faut partir des besoins des entreprises faut partir de vos proposition j'ai essayé de résumer en quelques mots le projet que je porte concernant l'avenir du secteur que vous représentez ici je voudrais terminer simplement en vous disant qu'il faut pas se raconter d'histoire la dette les déficits le chômage la croissance médiocre nous sommes dans une situation très difficile et seul la politique très accommodante de la Banque centrale européenne a permis d'atténuer les conséquences de ces difficultés je pense malheureusement qu'on arrive au bout de cette politique que les taux d'intérêt bas sont désormais derrière nous et que les difficultés ne vont aller qu'en s'accroître et bien dans un environnement européen et international aussi incertain dans un pays qui rencontre autant de difficultés économiques et sociales je le dis avec toute la force de dont je suis capable il faut une rupture on ne peut pas continuer à faire des aménagements à la marge on ne peut pas continuer à négocier ici ou là des améliorations à un système qui n'en peut plus on ne peut pas continuer à expliquer que nous avons un modèle social formidable qu'il faut absolument à tout prix conforter alors que ce modèle social est en échec alors qu'il génère de l'injustice alors qu'il a bloqué les possibilités de promotion d'une une grande partie de nos concitoyens alors même que nous voyons autour de nous dans les autres grands pays européens le chômage diminué la croissance reprendre et des situations politiques et sociales qui sont bien plus apaisées que la nôtre donc oui euh j'avais eu cette formule un jour qui m'avait été reprochée oui il faut casser la baraque pour la reconstruire autrement avant de de passer la la parole à la salle euh en vous écoutant je je réfléchissais depuis le 1er janvier à ce qui nous est tombé sur les épaules nouschef d'entreprise surtout de PME vous savez qu'il faut maintenant en cas d'infraction d'un de nos salariés au volant d'une camionnette de l'entreprise et bien le le dénoncer s'il se fait flasher donc on transfère l'autorité du policier ou du gendarme au chef d'entreprise tout en sachant que si jamais il ne pempère pas c'est lui qui paye les 750 € d'amende et qu'en plus s'il ne tempère toujours pas c'est du pénal euh on a la mise en place des six derniers critères du compte pénnibilité qui sont inapplicable pour bon nombre d'entreprises dans beaucoup de secteurs d'activité et là finalement on transfère la charge de la médecine du travail ou du Service de Prévention Santé Sécurité une fois encore sur les épaules du CH entreprise comment comment pouvez-vous euh quel est votre projet pour faire en sorte qu'on évite il y a le prélèvement à la source au 1er janvier 2018 là-dessus j'aimerais avoir votre réponse aussi comment pouvez-vous éviter que toutes ces mesures qui d'un une fois viennent de la Chancellerie une autre fois du ministère du Travail une troisième fois de Bercy et j'en oublie certainement comment faire éviter que cet anentonnoir qui dans le fond de l'entoir et bien on retrouve le chaî entreprise puisse être dévié ou en tout cas a arrêté de surcharger les contraintes du chef d'entreprise nous sommes convaincus que à force de rajouter ces contraintes premièrement on enlève entre guillemets la volonté d'entreprendre or c'est essentiel pour la réussite de notre pays et deuxièmement il y a un tel encadrement autour de l'emploi salarié qu'on finit par se demander qui demain pourra embaucher quelqu'un sur statut de salarié alors d'abord j'ai répondu déjà sur une première question qui est le compte pénibilité je l'abroge je pense que cette affaire de comptepénibilité n'est pas applicable c'est pas une question de de choix idéologique c'est pas une question de justice sociale c'est juste inapplicable donc on va le supprimer j'ai j'ai proposé que à la place naturellement il puisse y avoir un suivi sur la santé des salariés et que en cas de difficulté sur visite médicale il puisse y avoir des décisions de prise en matière d'anticipation de des parents en retraite mais pas de façon euh euh comment comment dirais-je systématique sur des critères qui ne fonctionnent pas voilà en 2003 quand j'ai fait la première réforme des des retraite d'ampleur j'avais naturellement évoqué la question de la pénibilité parce que c'est un une question qui semble naturel voilà on a tous envie de de d'imaginer un système juste dans lequel les gens pourraient travailler plus longtemps ou moins longtemps en fonction de leur de la pébilité de leur travail mais je m'étais rapidement heurté à une constatation c'est que personne ne l'a jamais fait nulle part dans le monde donc déjà c'est ça ça complique les choses et j'avais essayé de trouver des critères objectifs sur ce sujet je n'en avais trouvé qu'un seul c'était la durée de vie l'espérance de vie par profession et quand j'ai découvert les résultats de cette étude j'ai compris que je n'y arriveraiis pas parce que les gens qui vivent le plus longtemps sont les curés et les enseignants et ceux qui vivent le moins longtemps sont les agriculteurs les maçons les des couvreurs enfin en gros tous les gens qui travaillent dehors donc si on avait voulu faire vraiment une réforme de la pénibilité il aurait fallu dire aux enseignants de travailler plus longtemps pour que les couvreurs et les agriculteurs partent plus tôt bon je me suis dit que j'avais beaucoup de courage j'avais beaucoup d'imagination beaucoup de force de conviction mais que j'allais pas y arriver donc je supprime le compte pénibilité deuxième chose je supprime le prélèvement à la source pourquoi je supprime le prélèvement à la source là encore c'est pas par idéologie c'est c'est pas une mauvaise idée en soi le prélvement à la source mais tel qu'il a été conçu c'est un transfert euh vers les entreprises euh d'une bureaucratie d'un travail administratif qui viendra s'ajouter encore à leur coût mais il y a une deuxième raison qui me pousse à supprimer euh le prélèvement à la source c'est que je pense que il faut euh réformer profondément l'impôt sur le revenu voilà je le propose pas tout de suite parce que je pense que la priorité absolue c'est de faire redémarrer l'économie et pour faire redémarrer l'économie économie il faut baisser les charges il faut baisser la fiscalité du capital sinon il y aura pas d'investissement il y aura pas de redémarrage de l'économie donc moi je fais un séquenchage d'abord les entreprises et ensuite l'impôt sur le revenu et la réforme de l'impôt sur le revenu que j'imagine elle est radicale c'est une réforme très importante qui devrait conduire à ce que tous les Français pent un tout petit peu pour certains plus pour d'autres d'impôt sur le revenu ce qui n'est pas le cas aujourd'hui et dans un système qui soit plus simple et plus juste pourra imaginer à ce moment-là peut-être la retenue à la source mais le faire aujourd'hui c'est d'une certaine façon dissimuler à tout jamais au français la réalité de l'injustice de l'impôt surous le revenu une fois que les gens ne verront plus l'impôt qu'il P une fois que ça sera complètement dissou dans la feuille de paix bah pourquoi est-ce que les responsables politiques trouveraient le courage de réformer l'impôt sur le revenu donc je pense qu'il faut agir de de cette manière enfin pour répondre plus complètement à votre question moi je veux un un gouvernement extrêmement restreint j'ai dit que je voulais un commando pourquoi parce que déjà plus il y a de ministre plus c'est compliqué de coordonner tout ce que vous venez d'évoquer à l'instant et il faut vraiment qu'il ait un patron s'agissant des entreprises s'agissant de l'économie qui est autorité sur l'ensemble des membres du gouvernement pour bloquer les initiatives qui viennent d'autres ministères et qui viennent vous compliquer la vie et et et pour cela il faut une équipe très ramassée il faut un Premier ministre qui est vraiment du pouvoir hein je fais partie de ceux qui pensent que il y a eu une dérive ces dernières années dans le fonctionnement de nos institutions avec un président de la République qui veut tout faire qui veut se mêler de tout qui n'en a pas les moyens administratifs qui n'en a pas les moyens techniques parce que la Constitution n'a pas été conçu pour ça et un Premier ministre qui n'a pas assez d'autorité qui doit être le vrai patron qui arbitre et qui justement évite ce que vous venez ce que vous venez à juste titre de dénoncer voilà et puis enfin je voudrais que qu'il ait des mbres de la société civile dans ce gouvernement pour que en particulier le monde de l'entreprise soit présent et enfin je voudrait qu'on mette en place un dispositif que j'ai commencé à construire à initier de de retour permanent d'expérience avec la société civile c'est-à-dire qu'on met en place un un un dispositif de comité qui permette à chaque instant de vérifier que les engagements qui ont été pris ont bien été tenus ou que les mesures qui ont été décidées non pas des impacts négatifs sur le monde économique très bien allez on ouvre la salle alors monsieur bonjour Monsieur le Premier Ministre Fabrice tour référent de la CPME en Normandie au Havre et responsable d'une TPE dans le négoce international ma question porte sur l'international qui est pour moi le le vecteur du développement des entreprises en France on s'aperçoit qu'on a des grands groupes internationaux très forts par contre on est très en retard sur le développement des ETI PMI à l'international donc comment expliquez-vous ce retard et est-ce qu'il y a des mesures spécifiques pour aider les entreprises et notamment les PME TPE à exporter et la deuxième le deuxième constat c'est que dans une économie mondialisée on s'aperçoit que la France s'est fait doubler notamment sur tous les flux importexort par les pays européens et nos grands ports nos infrastructures portuelles sont très en retard donc est-ce que il y a dans votre programme une politique pour relancer la politique maritime et portuaire en France alors d'abord sur la première question je l'ai évoqué un peu dans d'entrée de jeu dans mon discours pourquoi est-ce que nos PME et nos ETI sont moins présentes à l'export c'est surtout parce qu'elles sont moins puissantes c'est parce qu'elles sont moins grandes c'est parce qu'elles ont moins de de capacité financière c'est parce qu'elles sont faut le dire plus petite pour l'essentiel que la plupart des entreprises allemandes ou britanniques ou de nos concurrents d'Europe du Nord donc là avant d'imaginer encore des nouveaux dispositifs d'aide de soutien à l'export il en faut sûrement qui en général se traduisent par des recrutements de fonctionnaires supplémentaires ou d'experts supplémentaires dont vous allez payer les les salaires à la fin sur vos impôts sur vos charges je pense qu'il faut commencer par régler la première question qui est la taille des entreprises françaises et cette taille elle ne elle elle ne grandira qu'à deux conditions à la condition que vous ayez de l'argent disponible c'està-dire qu' ait de l'investissement en France pour qu'il ait de l'investissement en France il faut supprimer l'ISF et mettre à 30 % la fiscalité sur le capital voilà c'est pas c'est c'est des choses simples c'est pas très compliqué c'est provocateur me dit-on mais en fait c'est juste le bon sens et quand on l'explique à nos concitoyens en allant un peu dans le détail quand on leur explique que parce que nous avons une fiscalité confiscatoire on a de moins en moins d'investisseurs français et que les plus belles entreprises français passe les unes après les autres sous le contrôle des fonds de pension de nos amis américains bon je pense que même des gens qui paient pas l'ISF commence à comprendre que peut-être le bon sens doit l'emporter et qu'il faut favoriser une fiscalité raisonnable sur l'investissement ensuite il faut alléger les contraintes sociales fiscal réglementaire qui pèse sur ces entreprises j'ai proposé le doublement des seuils je sais que certains d'entre vous préféz que je les supprime ement on peut en discuter peut-être qu'on peut commencer déjà par les doubler et et vous voyez et à chaque étape de la vie et de la croissance de la PME et de leeti retirer des contraintes je propose que les collectivités local et les et l'État est une obligation un volume d'affaires à passer avec les PME dans les contrats publics alors on m'explique que c'est pas possible parce que les Européens en veulent pas bah j'espère qu'on aura l'occasion d'en parler mais il y a un moment où il va falloir taper du point sur la table parce qu'à force de se comporter à des règles européennes absurdes c'est l'Europe qui est en train de partir en morceau et on va se réveiller un matin il y en aura plus du tout d'Europe donc c'est maintenant qu'il faut imposer des changements et il y a un mois j'étais allé rencontrer Madame Merkel et j'ai évoqué tous ces sujets avec elle et j'ai bien senti qu'au fond la chancelière allemande était aujourd'hui d'abord inquiète du délitement européen et donc prête à entendre des discours peut-être qu'elle n'aurait pas été prête à entendre il y a quelques il y a quelques semaines sur les ports et la politique maritime on a énormément de retard on a du retard en particulier pour des raisons sociales pour des raisons même s'il y a eu des progrès de fait on a du retard parce qu'on a pas fait les bons investissements en terme de de de de moyens de transport donc oui j'ai indiqué que je voulais poursuivre les investissements qui sont en cours pour euh améliorer la desserte du port du Havre pour améliorer la desserte du port de d'unkererque mais il faudra aller au-delà et moi je pense qu'il y a une véritable stratégie en terme d'économie bleue à mettre en place et dans le projet gouvernemental que j'ai imaginé il pourrait y avoir justement quelqu'un qui soit en charge de l'ensemble de ces sujets là et qui prenne vraiment à bras le corp le fait que la France est la deuxè si je ne m'abuse puissance mondiale en terme de zone économique maritime et qui a donc un énorme investissement surtout puis qu'on voit en matière d'énergie en matière de de de ressources biologique on voit énormément d'applications nouvelles liées aux océans lié à cette économie bleue donc oui je veux qu'il y ait un membre du gouvernement complètement en charge de ces sujet d'ailleurs pour rebondir sur ce que vous ce que vous disiez à l'instant nous travaillons à la CPME sur un projet qu'on intitulerait la France océanique on parle souvent de nos territoires ultramarins euh sans s'apercevoir que finalement nous sommes présents dans l'océan Indien l'océan Atlantique bien sûr l'hexagone et l'océan Pacifique et que on devrait finalement avoir un un développement économique cohérent avec cet aspect géographique qui est particulier à la France effectivement nous sommes un géant des mers et pourtant nous n'en faisons pas grand-chose voilà euh autre question benénedict monsieur Fillon bonjour bénedict Caron je suis chef d'entreprise commerçante 250 salariés vous nous vous êtes pas sans savoir que le coût du travail reste un problème en France vous nous avez parlé tout à l'heure de booster les allaisements de charg vous nous avez parlé du CC nous à la CPME nous aimerions que tous les allègements qui existent en France le cice l' Fillon et d'autres soient regroupés dans un seul et même dispositif j'aimerais que vous nous donniez un petit peu plus d'explication que vous nous avez donné tout à l'heure sur ce sujet-là c'est exactement ce que je veux faire c'est que je veux que le cice et tous les allègements de charge soient fusionnés en un seul dispositif qui soit uniforme et qui permettent d'alléger les charges sur l'ensemble des niveaux de salaire voilà il y aura plus de cice il y aura plus 36 allégement de charge il y aura plus de calcul compliqué d'allègement de charge en fonction du niveau de salaire un seul dispositif représentant les chiffres que je vous ai donné tout à l'heure et permettant d'alléger les charges je sais qu'il y a un débat sur le niveau des salaires on peut toujours mettre un plafond si vous l'estimez nécessaire mais en tout cas je suis totalement hostile à cette politique qui conduit à réserver les allègements de charge sur les seuls bas salaires parce que je pense que cette politique a conduit à deux graves défauts le premier c'est qu'elle a tendance à bloquer les gens dans les bas salaires quand même c'est faut le dire c'est c'est quand quand il y a une vraie différence quand il y a un vrai seuil au moment d'augmenter les salaires c'est normal que euh une entreprise hésite à prendre cette décision mais il y a une deuxième raison qui est encore plus importante c'est que l'économie est en train de changer profondément euh qu'en particulier toute la la partie numérique la partie automatisation et cetera prend beaucoup beaucoup d'importance ou prendra beaucoup d'importance et donc la France a besoin de recruter des gens compétents elle a besoin de recruter des ingénieurs elle a besoin de recruter des gens qui écrivent des lignes de code de logiciel elle a besoin de recruter des techniciens et cette idée euh que euh il y a pas de de de problème de coût du travail sur les salaires moyens ou élevés c'est une idée qui est fausse il y a aujourd'hui beaucoup d'entreprises qui choisissent de localiser quand elles en ont les moyens euh leurs activités de recherche leurs activités de développement euh le recrutement des des ingénieurs des techniciens sur des territoires où les coûts sont moins élevés donc oui je veux un seul dispositif d'allégement de charge linéaire pour tous les salaires question dans la salle alors alors alors alors vous monsieur oui monsieur filon il y a je voudrais vous parler de l'insécurité fiscale c'est-à-dire que on a des niches on nous propose certaines des certains allègements et puis d'un seul coup ça change et on se retrouve nous avec les investissements faits et et le la fiscalité qui qui se modifie donc qu'est-ce qu'on pourrait faire justement par rapport à cette insécurité fiscale de façon à ce que ce soit euh gravé dans le marbre une façon définitive alors moi je propose deux choses la première c'est que je propose qu'on supprime un maximum de niche pourquoi parce que oui je veux baisser la fiscalité à 30 % sur le capital réfléchissez quand même hein ce que c'est c'est pas rien parce qu'aujourd'hui en gros sur le revenu du capital euh vous payez quand vous en avez euh 60 ou 70 %.

c'est-à-dire le double de ce que Pie un allemand en ramenant la fiscalité du revenu du capital à 30 % maximum tout compris dans une dans une flat taxe euh c'est un bon considérable qui doit vous permettre d'avoir des capacités d'investissement bien meilleure et une visibilité beaucoup plus forte la contrepartie de ça c'est évidemment qu'on supprime des niches qui ont été faites justement pour le niveau de fiscalité trop élevé bon donc moi je voudrais qu'on supprime un maximum de niche alors je sais que c'est pas facile hein j'ai je sais je suis déjà allé à la Réunion il y a 15 jours et j'ai promis qu'on toucherait pas au niche de l'outrem je vais essayer de m'arrêter de voyager mais mais mais voilà ma logique c'est la la fiscalité à 30 % sur le revenu du capital et pas dans pas dans 5 ans hein c'est juillet 2017 hein c'est de même que quand je vous ai parlé de la suppression de l'ISF je vous ai dit 2018 parce que ça ne peut être que sur l'ISF 2018 pour des raisons de calendrier mais par contre le vote c'est juillet 2017 c'est-à-dire qu'en juillet 2017 il y a une grande loi sur toutes ces tous ces sujets fiscaux de manière à ce que la question soit réglée pour les 5 ans la deuxième proposition que je fais c'est de multiplier les contrats le le système de contrat avec l'administration fiscale hein pour que qu'il ait à chaque fois que c'est possible une une négociation un contrat et une et une comment dirais-je une visibilité il faut évidemment pour ça changer la mentalité de notre système je sais que c'est pas le plus facile et que ça va prendre un peu de temps mais il faut le faire quand je propose qu'on puisse déduire de l'impôt sur le revenu jusqu'à 30 % de son impôt sur le revenu et jusqu'à 1 million d'euros quand on investit dans une PME ou quand on investit dans une startup dans une entreprise innovante et cetera je reprends un dispositif britannique qui fonctionne extrêmement bien mais quand je suis allé voir ce dispositif sur le terrain en grande je me suis rendu compte de l'écart de mentalité puisque euh le contribuable reçoit euh une fiche de l'administration fiscale avec la liste des PME dans lesquelles il peut investir pour déduire de son impôt sur le revenu c'est quand même une petite différence de mentalité par rapport à notre système donc moi je veux qu'on aille dans dans cette direction là mais je reconnaît que ça prendra un tout petit peu de temps et l'idée du contrat euh à mon avis est la bonne hein qui permet de de négocier avec l'administration fiscale une stabilité dans la mise en œuvre d'un certain nombre de dispositifs dernière question je vais donner la parole à une représentante justement de la France outrem Joë prévomadaire heureusement que j'ai préempté le sujet des c'est la Guyane non mais c'est pas la Réunion mais du coup je ne parlerai pas des autres mèes mais une question beaucoup plus large puisque je suis chef d'entreprise dans l'industrie et tout le monde sait queand quand même le secteur industriel est un secteur extrêmement créateur d'emploi pourtant le constat est le suivant c'est que la désindustrialisation est massive en France pour de multiples raisons alors que pensez-vous de la proposition de la CPME de mettre en place sur le modèle du crédit d'impôt recherche un crédit d'impôt production afin de soutenir les industries donc qui maintiennent et monte des chaînes de production en France je enfin moi je suis prêt discter avec vous je pense que la priorité absolue c'est quand même d'abord de vous donner des conditions de production qui soient équivalentes à celle de vos concurrents donc baisse des charges baisse de la fiscalité souplesse du contrat de travail c'est quand même les obstacles les principaux obstacles à à la réalisation d'investissement industriel dans notre pays s'il faut imaginer pour accompagner le mouvement pour permettre à l'industrie française de rattraper un certain retard d'élargir au fond le concept d'impôt de crédit impôt recherche puisque c'est ça un peu votre idée je suis tout à fait prêt à en discuter avec vous mais je voudrais bien quand même que vous ayez conscience que si on vous propose des aides à la réindustrialisation tout en continuant à alourdir vos charges fiscales vos charges sociales et la lourdeur du contrat de travail vous allez pas être gagnant vous allez pas être gagnant parce qu'à la fin c'est finalement toujours sur vos impôts que ces dispositifs seront mis en place donc oui on peut en discuter si on part bien de l'idée que c'est d'abord l'assaainissement de la situation en matière de compétitivité vous savez c'est au fond tout le débat politique qu'il y a en ce moment tous ceux qui me disent mais y compris mes propres amis mais ce programme est trop axé sur la compétitivité ce programme est trop axé sur les entreprises ce programme n'est pas assez populaire il y a pas assez de mesures de pouvoir d'achat c'est le discours qui depuis 30 ans nous a plombé voilà depuis 30 ans on a toujours tenu ce discours on a toujours fait du court terme des aides pour essayer de booster les embauches alors on baisse les charges temporairement sur les bas salaire des aides ici des aides là des baisses d'impôt sur le revenu au moment des élections pour essayer d'amadouer les électeurs mais le résultat final c'est 2200 milliards de dettes c'est du chômage et c'est une industrie qui perd sa compétitivité donc moi ce que je vous demande parce que vous vous êtes des combattants de de la de l'industrie de la production de la compétitivité ce que je vous demande c'est de lever un peu les yeux au-delà des de de de l'année qui vient et des sujets Immédias pour que ensemble on construise une France qui soit favorable aux entrepreneurs une France qui soit favorable à leur développement et pas une France qui se contente de rustine de boucher des trous de vous faire des promesses qui ne sont jamais détenu vous disiez tout à l'heure on voudrait de la de la continuité on voudrait pas que les allègements fiscaux et cetera soit remis en cause mais c'est justement à cause de ça qu'ils sont remis en cause parce que toutes ces politiques sont des politiques de court terme hein on se réveille un matin la croissance est pas bonne on cherche désespérément une mesure pour la booster mais ça peut pas marcher comme ça il y a ici certainement des hommes et des femmes qui construisent des maisons on construit pas une maison sans avoir des fondations sans avoir un plan sans avoir une logique qui conduit à la réussite du projet la logique qui conduit à la réussite de mon projet c'est d'abord un effort massif sur la compétitivité et je vous assure que s'il y a pas de choc et franchement je suis le seul à vous le proposé évidemment il y a un autre choc qui vous est proposé qui est de sortir de l'Europe sortir du franc mettre la retraite à 60 ans et augmenter toutes les dépenses publiques bon ben si vous pensez que c'est un bon choc pour vous vous allez vous réveiller avec la gueule de bois quand vous allez devoir per les factures le seul qui vous propose un choc de compétitivité qui est difficile je le reconnais qui est pas forcément facile à vendre au plan comme ça de l'opinion publique c'est moi moi je vous propose un choc de compétitivité immédiat sur les premiers mois de 2017 pour que il y ait vraiment un un une marche de franchie pour que les Français se réveillent en se disant oui il y a un truc à changer il y a vraiment des modifications importantes qui ont été faites et qui vont permettre à l'économie française de repartir de fournir des emplois à la jeunesse et de redonner de l'espoir au pays voilà donc pour les programmes de François Fillon et de Marine Le Pen les programmes économiques ont-ils convaincu les petits patrons ils ont en tout cas défendu un programme taillé sur mesure hein pour les entreprises avec bien sûr la fin des 35 he pour François Fillon ou encore la baisse des charges importantes pour Marine Le Pen voilà vous pouvez bien sûr revoir hein ce programme sur notre site internet publicsenat.fr

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Locuteur

je pense que je défiscaliserai les heures supplémentaires tout de suite je reviendrai au principe qu'on avait avant de manière à donner un petit peu plus de liberté aux gens que ça soit concret tout de suite dans leur

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Locuteur

portefeuille vos rendez-vous avec public sat comment le vadmcom de la communication de crise peut-il se décliner quand la crise ne passe pas comment tenter de rebondir en pleine campagne présidentielle de l'agressivité à la victimisation quels sont les stratégie choisie par François Fillon mais aussi par Marine Le Pen ainsi que Jacques Chirac qui en 2002 était sommé lui aussi de s'expliquer en pleine campagne présidentielle cette semaine nous déshabillons en tout bien tout honneur des candidats en crise déshabillonsles aujourd'hui à 17h15 sur Public Sénat Public Sénat au cœur du débat