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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 15 octobre 2025 20 min

Patrick Kanner : « Censurer Lecornu c’est la dissolution, ensuite c’est terra incognita »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour Patrick Caner, merci beaucoup d'être notre invité. Vous êtes sénateur du nord-président du groupe socialiste ici au Sénat. On est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représenté par Fabrice Vesserudon du groupe Ebra.

Bonjour Fabrice. Bonjour Orian. Bonjour Patrick Caner.

Bonjour. On va évidemment longuement revenir sur le discours de politique générale de Sébastien Lecnu. Patrick Caner, est-ce que le premier ministre a prononcé le discours que vous attendiez hier ?

Il nous a entendu, il nous a écouté. Ça montre que la négociation peut être utile quand il s'agit de l'intérêt de la France et de nos concitoyens puisque vous avez bien compris que nous nous demandons rien. On ne demande pas un portefeuille, un marocain, un ministère.

On était là pour défendre ce qu'on estimait juste pour la France et on a obtenu des réponses notamment une réponse très claire sur la suspension de la réforme borne immédiate et complète. Je dis bien complète, c'est-à-dire donc il a eu les mots qu'il faut pour vous. Il a eu les mots et et ne nous n'avons pas censuré jeudi matin.

Oui, mais c'est loin d'être gagné. C'est loin d'être gagné jeudi matin. Il risque d'être censuré.

Ah ben écoutez, je vois bien quand même quelques réactions à droite de la droite de la droite pas d'extrême droite mais de la droite de la droite et l'air. Euh et moi je suis inquiet parce que est-ce que ça signifie qu'il y aurait suffisamment de défection par rapport aux consignes de vote qui sont clairs de monsieur Boquet ? On ne s'en pas.

Chez vous aussi, il y a quelques défections pour cons de vote d'Olivier. Je le regrette mais nous nous au moins trois peut-être quatre peut-être 5 mais en tout cas elles seront circonscrites. Vous savez que l'enjeu c'est 2025 euh et donc c'est rien à gagner parce que je vois bien que les plaques tectoniques d'une partie de la droite commencent à bouger vers l'extrême droite et donc l'union des droites peut-être peut se configurer.

Donc je serai monsieur le cornu, je verrouillerai les choses pour que il n'y ait pas de mauvaise surprise pour lui en tout cas. Je dis et quand je dis pour lui pour le pays parce que ça signifierait très concrèement une dissolution et ça signifie que ce que nous avons obtenu par la négociation par un combat politique clair net pourrait disparaître dans les affres de la vie politicienne française. Une question dans le fonctionnement de cette journée hier.

À quel moment la décision de non censure a-t-elle été prise selon vous ? Alors euh nous nous sommes réunis à toute la matinée, y compris à 13h avec ce qu'on appelle chez nous le bureau national du Parti euh euh socialiste. C'est-à-dire c'est l'instance exécutive euh dans dans ce parti démocratique auquel j'appartiens.

Et nous avons donc imaginé une interpellation publique de monsieur le cornu avec différentes différents sujets que nous voulions voir aborder la suspension immédiate et complète de la réforme mais aussi pouvoir d'achat mais aussi justice fiscale. Sur les deux derniers dossiers. Il a été moins apprécis.

Chacun le sait bien. Nous espérons que le débat parlementaire nous permettra d'avancer. Donc oui, il a dit que c'est lui qui mènerait la la discussion qui ferait le discours d'introduction du qui développerait à ce moment-là.

Et c'est très important parce que l'article 20 de la Constitution euh l'oblige à déterminer et à conduire la politique de la nation et donc il doit s'engager. Il le moine soldat pour reprendre son expression doit devenir un bon samaritain. Il y a euh dans cette année de de laïcité.

Est-ce que avec lui il y a eu ou non d'î avant l'entrée à l'Assemblée nationale ? Je peux vous dire qu'il n'y a eu aucun deal. Aucun deal. et que la dernière information que nous avons eu sur ce dossier précis des retraites, c'est sa déclaration sur France 2.

À savoir qu'entre la suspension et le circuler, il y a rien à voir. Je le cite dans le texte, il y a un chemin. Et il avait utilisé le mot de blessure démocratique.

Et quand il a utilisé ce mot, je me suis dit ça y est, nos arguments commencent à convaincre le Premier ministre. Et donc nous espérions qu'il irait jusqu'au bout. Il a été jusqu'au bout.

Je je le félicite parce que c'est un acte courageux. Je mesure que par rapport à sa au socle commun dans sa diversité, on sait plus ce qu'il y a de et ce qu'il y a de commun, mais euh il a compris que les Français le voulaient. Et d'ailleurs, vous avez le sondage qui est sorti ce matin.

Un sondage dit que 60 plus de 65 % des Français considèrent que c'est une bonne mesure parce que c'est un impôt sur la vie qui disparaît en partie. Je dis bien en partie puisque on s'arrête, on a 1000, on arrête le curseur à 62 ans et 9 mois et 170 trimestres. Éric Cocrel, député à la fille dit, monsieur, je le cite, monsieur Lecnier a repris quasi intégralement ce qui était dans la déclaration du PS à croire qu'il l'avait préparé ensemble.

Écoutez, monsieur Coquel et tous ces semi-politiques, excusez-moi mais c'est Ralbol. Ralbol parce que qu'est-ce qu'ils ont fait pour défendre les Français dans cette période de un mois ? Nous nous avons été négociés 7h d'affilé en trois fois mais 7h avec monsieur le cornu.

On a eu des contacts avec des ministres et cera on a travaillé pour ce qui nous estimons être juste pour pour le pays. LFI a obtenu quoi ? A négocié quoi ?

C'est la gauche pour moi protestataire. Elle existe infertile comme je le dis souvent parce qu'elle ne sert à rien. Je veux dire les Français sils obtiennent cette suspension de la retraite parce que c'est encore il y a c'est pas encore fait.

Euh si demain la justice fiscale permet de leur éviter des efforts particuliers, si demain ils ont des mesures de pouvoir d'achat, ce sera grâce à qui ? Ce sera grâce à la gauche de responsabilité et à l'intérieur de celle-ci, le Parti socialiste. Donc nous sommes dans l'opposition mais nous sommes la gauche de responsabilité utile.

Mais est-ce que vous êtes pas isolé à gauche désormais ? Écoutez, être isolé quand on sait que nous sommes dans le vrai, j'ai envie de dire je prends le risque, je prends le risque que vous dites, il y a plus de socle commun dans le box central. Est-ce qu'il y a encore un socle commun à gauche ?

D'accord. Le l'Union de la gauche aujourd'hui va se heurter effectivement au fait que le parti communiste, les verts vont voter euh avec les fill malgré le discours de mais place publique, les radicaux ne voteront pas la censure. Donc écoutez, on va cheminer euh et on nous jugera sur les actes.

Et donc quand je dis cela, ça signifie que la non censure de jeudi matin prochain, ce n'est pas un blancin pour le gouvernement. D'ici là, vous redoutez la pression desfit sur vos parlementaires. Si vous voulez me faire dire que la brutalisation euh de la vie politique française, que la menace permanente, que l'autoritarisme font partie de l'ADN de LFI, oui, je vous le concède.

C'est pour ça que moi j'ai toujours été particulièrement réservé sur les accords avec lesfi parce que ce sont des partenaires qui ne considèrent que la force, moi je crois au rapport de force politique mais quand c'est la force en permanence plutôt que la négociation, il y a de quoi s'inquiéter. Donc mais de la part des communistes et des écologistes qui sont venus avec vous à Matignon pour pour discuter avec Sébastien Lecnu, est-ce que ça va créer une rupture désormais à gauche ? J'espère que non parce que nous avons des échéances à à gérer ensemble.

Il y a des municipals qui se qui se préparent. Ils sont souvent dans nos exécutifs, nous sommes souvent dans leur exécutif. Donc il faut absolument que cette période qui est difficile, c'est vrai pour l'Union de la gauche que j'aime, celle de la gauche de responsabilité encore une fois et bien nous sachions la surmonter et le meilleur moyen de la surmonter c'est qu'on obtienne gain de cause sur les engagements qui ont été pris hier par monsieur le cornu qui devrait être je l'espère répété dans quelques heures au Sénat.

Vous faites le pari du débat parlementaire, c'est ce qu'a dire votre homologue Boriso. Est-ce qu'au Sénat c'est un paris risqué ? Est-ce que vous pensez qu'au final cette suspension sera votée par le Parlement ?

Ça ça dépendra beaucoup des encore une fois de des engagements des uns et des autres. Je pense qu'il doit y avoir une voie de passage. Je vois mal le moment venu notamment dans le cadre du projet de loi de finance de la sécurité sociale, je vois mal euh nos amis verts écolis voter contre une telle suspension.

Donc une majorité sur ce sujet-là devrait se faire. Mais dans le bloc central parce que pardon de faire un petit peu de technique parlementaire mais il y a pas de 493 donc au final il y aura une commission mix paritaire et là le bloc central est majoritaire dans cette commission mix paritaire. Est-ce que vous craignez un coup de Trafalgar au moment de cette commission par ?

Écoutez si s'il y a un coup de Trafalgare il n'y aura pas de budget. Donc s'il n'y a pas de budget bien nous dégainerons le 49 aliné à 2, c'est-à-dire la la motion de censure sonstallée. Mais monsieur le cornu le sait.

Euh nous nous sommes dans son opposition. Nous ne sommes pas des partenaires, nous ne sommes pas des des amis politiques. Nous restons assure nos exigences et nous les défendrons jusqu'au bout.

Au sénat que vous entendez, vous avez cité Bruno Rotaillot. Bruno il dit le gouvernement est désormais à l'otage des socialistes. Est-ce que vous pensez déjà je regrette le mot considérant l'actualité celle que nous avons vu il y a encore 48 heur il y a des mots qu'il faut pas utiliser.

Le mot otage est un mot qui a aujourd'hui pris une voilà une connotation très particulière et donc faut pas tout mélanger. Mais j'ai l'impression que monsieur Rotaillot là euh ne s'embarrasse plus justement de mots là. Euh il a permis de fait qu'une élu de la République euh dans la première du targaron euh soit battu par le RN et ses amis siistes euh puisqu'il n'a pas appelé à voter pour elle.

Il a même dit aucune voix pour les socialistes. Donc ça veut dire les voix pour les autres. et la plage à la gauche.

Oui. Donc moi ce que j'espère comme je l'ai dit tout à l'heure c'est que tout ceci ne prépare pas autre chose. Petite parenthèse après on revient au discours de politique générale mais coti hier soir a proposé à Bruno Rotaillot un renversement d'alliance à droite.

Oui, c'est bien ce que je vous dis. Vous pensez qu'il va accepter ? Je ne pense pas de monsieur Oota mais attention de ne pas donner des signes qui aboutiraient à ces renversements parce que certains pourraient se dire mais on censure, il y a des solutions et on crée une de nouvelles alliances à droite avec le RN.

Attention danger. Je regarde ça comme vous n'avez pas été rassuré par le discours de Lauren V qui est hier qui lui dit on s'en on censura pas. J'espère qu'il tiendra ses troupes.

Mais vous avez un doute. Voilà. Donc la survie de Sébastien Lecnu n'est pas assurée demain.

Ah je je je pense que jeudi rien n'est fait. Il faudra garder son sang froid et il faudra que chacun prenne ses responsabilités parce que censurer monsieur le cornus c'est la dissolution et après c'est terrain incognita comme l'on dit. Un petit mot sur la réforme des retraites du coup Fabrice.

Oui absolument. Sébastien Lecornu a averti la suspension OK jusque à la prochaine présidentielle mais entre-temps il faudra trouver de l'argent hein notamment 400 millions dès dès l'année à venir. Euh vous souscrivez.

Ah mais il n'est pas question d'apporter des réponses positives aux Français sans que celle-ci soient financée. La question c'est le comment elles sont financées. C'està-dire à qui on demande les efforts.

Et là nous serons là d'une d'une là aussi d'une exigence absolue dans les débats parlementaires. Je vais vous donner un exemple de d'économie qu'on pourrait faire et qui pourrait financer finalement les retraites. J'ai regardé les résultats du groupe LVMH de 2023.

Euh résultat économique de ce groupe piloté par monsieur Bernard Arnaud, un nordiste euh qui est un homme voilà, un homme d'entreprise tout à fait remarquable et qui porte la voie de la France hein. Euh plus de 15 milliards d'euros de résultats nets en 2023. Et j'ai regardé les chiffres.

Combien d'aide publique ? 275 millions d'euros d'aide publique à LVMH alors qu'il y a ce résultat de 15 milliards dont 193 millions pour diminuer les charges sociales de l'entreprise. Vous croyez pas qu'il y a quelque chose qui colle pas là ? pas qu'on pourrait regarder ses aides aux entreprises et les diminuer là où c'est nécessaire et par contre donner un coup de main aux petites témoyennes d'entreprise.

Moi je n'ai pas de problème. Donc l'argent existe, il faut regarder et j'espère que madame de Monchalin qui s'en charge maintenant de ce dossier puisse vraiment aller jusqu'au bout de manière à ce que les baisses de voilà de d'aide publique puissent être ciblé et être utile à d'autres politiques. Mais dans le budget de la sécurité sociale parce que c'est c'est là qu'il va falloir trouver les je vous en parle.

Par exemple, il y a la question des franchise médicale Amélie de Monchalin qui sont doublé initialement dans le budget. Amélie de Monchalin dit ce matin ce sera un débat. Vous pensez réussir à faire revenir le gouvernement là-dessus et est-ce que ça ce sera un nouveau motif de censure ligne par ligne ?

Nous allons nous battre pour que les choses qui sont pour nous inacceptables soient sorties des propositions qui viennent finalement des des éléments de monsieur Bairou. Monsieur Bairou avait imaginé le 15 juillet un budget complètement dingue, permettez-moi l'expression. C'est-à-dire qu'il faisait porter l'effor sur tous les Français en épargnant les plus aigés de de ceci.

Donc il faudra corriger et euh j'ai envie de dire à monsieur le Cornu, "OK, on on viendra négocier sujet par sujet pour montrer qu'une autre voix est possible." Mais juste qu'on qu'on comprenne bien votre stratégie désormais. Est-ce que ça va être sur chaque point franchise médicale, taxation des plus riches, brandir à nouveau la menace de censure où est-ce que désormais place au débat parlementaire et comme l'a dit Olivier Fortè, s'il est loyal, on on s'adapte et on place au débat parlementaire et si on est bz mais attendez, vous savez dans un débat parlementaire, on gagne pas sur tous les sujets.

Donc mais si vous êtes battu à la loyale, vous l'acceptez. Si on est battu et que on obtient par ailleurs d'autres résultats, nous regarderons. Vous savez, c'est la la bouteille mo une menace de censure brandi à chaque fois.

Écoutez, sinon sinon il y a pas de débat, il faut aller directement à ce moment-là à l'objectif. Donc on va essayer de convaincre convaincre mais nous avons un instrument de contrainte que nous avons toujours à côté de nous qui est le 49 alinéa de si les choses deviennent insupportables. Mais le débat parlementaire on gagne on perd on avance et après on regarde la somme des choses.

Un dernier mot sur cette réforme de traite parce que vous demandiez deux choses. Un le retour sur l'âge à 64 ans mais aussi de stopper l'augmentation du nombre de trimestres. Mais qui l'a mis en place cette augmentation du nombre de trimestres ?

C'est madame Tourène. Donc en fait, vous avez fait une condition de non censure de revenir sur une réforme que vous avez vous-même mis en place. Attendez.

Madame Touren, c'était tout d'abord l'âge légal à 62 ans. On ne touchait pas l'âge légal et une accélération du nombre de trimestres pour arriver au taux maximum de retraite de un trimestre tous les 3 ans pour arriver à 172 trimestres en 2035. Madame Borne, c'est un trimestre tous les ans pour arriver au même nombre de trimestres 172 mais en 2027.

Et donc l'importance de la décision de monsieur le cornu qui qui je l'espère pourra la mettre en œuvre dans le PDFSS, c'est de dire on arrête à 62 ans et 9 mois, c'est-à-dire l'âge actuel et on ne touche plus à l'accélération telle qu'elle avait été imaginée par la même borne. Donc oui, nous avons une satisfaction et nous disons que c'est en 2027 au moment du débat présidentiel que là on tranchera. Et moi, je suis très heureux euh que cette conférence sociale sur les retraites soit annoncée avec un porteur qui sera monsieur Farandou, le nouveau euh ministre de des solidarités.

Pourquoi je dis ça ? et du travail parce que j'estime que ça permettra de tout remettre sur la table et je dis au MEDF qui a tout bloqué pendant le conclable qui a tout bloqué avec le soutien d'ailleurs DLR en l'occurrence je leur dis écoutez les amis maintenant c'est l'avenir de la France qui est en jeu s'il doit si on doit remettre à plat une nouvelle réforme des retraites et bien faisons-le et on regarde tout il n'y a pas de Jeanpierre Farandou juste il a dit hier soir qu'il fallait pas que ce soit juste une conférence sur les retraites il veut que ce soit une conférence retraite et travail la nuance a son importance C'est c'est important parce que il y a la question des salaires aussi qui qui peut être traité. Il y a la question du travail des jeunes, la question du travail des seniors.

Donc la globalisation permettra d'éviter si vous voulez une forme de fixation négative sur la question des retraites. Sébastien Lecnu sera devant les sénateurs cet après-midi. Qu'est-ce que vous attendez de plus de son discours ?

Je pense qu'il va nous parler de décentralisation, il va nous parler d'outre maire. Euh donc des sujets qu'il n'a pas eu le temps de développer hier et c'est bien c'est bien normal. Et donc pour moi, c'est un moment important et nous verrons d'ailleurs comment la droite de l'hémicle se comporte à son égard.

Ce sera intéressant. Vous pensez qu'elle se comportera comment ? Oui.

Écoutez, je les sens un peu énervé en tout cas du côté de de chez LR hein. Monsieur Rota n'est pas encore revenu au Sénat, il va bientôt revenir. Donc nous allons regarder ça avec attention.

Mais moi j'ai des choses à dire. Je le dirai à monsieur le Cornu. Qu'est-ce que vous lui direz c après de votre Moi ? un peu ce que je vous ai dit ce matin, mais je j'insisterai notamment sur la situation dans les outresemes, j'insisterai aussi sur la notion de justice fiscale euh et de pouvoir d'achat, des sujets qu'il n'a pas suffisamment abordés hier et il nous répondra.

Vous avez prévu d'applaudir le discours de Sébastien Lecnu cet après-midi comme certains députés l'ont fait hier, ils l'ont applaudi dans un geste spontané. Ça a pas été le cas au groupe socialiste puisque nous n'avons pas monsieur le Consous, nous avions monsieur Lunez. Oui oui oui. qui a donc débité le discours de manière peut-être moins convaincante, c'est bien normal, que monsieur le cornu qui était l'auteur initial.

Donc nous verrons bien ce qui ce qu'il ce qu'il nous dira. Mais vous savez applaudir un premier ministre c'est pas automatique. Il faudrait qu'il nous convainque.

Monsieur le CRU est à droite voilà il demande passer à gauche et nous ne demandons pas de passer à gauche et nous restons nous à gauche. Donc nous serons une opposition constructive pour les Français. Hier, il a évoqué brièvement le le projet de loi sur la fin de vie.

Le texte était prévu en octobre au Sénat, il ne figure toujours pas. Je le regrette. Vous le regrette.

Je l'ai dit hier en conférence des présidents au président et au nouveau ministre en charge des relations avec le Parlement, monsieur Panifous, en disant que je suis content de voir qu'on aura la Nouvelle-Calédonie dès ce soir. C'est important qu'on aura le statut des de de l'éluc, la vie chère en Outreem. Il y a des beaux sujets qui arrivent mais il faut arrêter de procrastigner avec ce dossier des soins palliatifs et de la fin de vie.

Les deux sont liés, vous le savez et on nous l'annonce pour début 2026. Monsieur Panfous m'a expliqué que le débat budgétaire prenait trop de place, prenez beaucoup de place. Donc il sera pas examiné au Sénat avant début 2026 manifestement et je le regrette.

Mais est-ce que dans ces calendriers dans ce calendrier, il pourrait être terminé d'ici la fin du quinquena ? Il n'y a pas de d'urgence. Il n'y a pas d'urgence déclarer sur ce texte qui veut dire qu' on aura une première lecture au Sénat, il faudra une deuxième lecture à l'Assemblée, une deuxième lecture au Sénat, la commission paritaire, nouvelle lecture dans les deux chambres.

Ça rentre dans le temps à parti. Moi, je souhaite que tout le monde comprenne que les Français attendent ces deux textes. Et est-ce que vous demandez que ce soit le premier texte de la rentrée parlementaire de 2026 ?

Je ce serait un beau geste de la part du gouvernement s'il y a encore un gouvernement à l'époque. Euh je le souhaite en tout cas pour la France. Euh ce serait un beau geste de l'inscrire dès le début, dès la rentrée de 2026.

Un dernier mot, Fabrice, on parle des municipales pour terminer. Euh est-ce que vous craignez un impact sur les municipales de cette décision de non non non censure au niveau national ? Au moins, si le gouvernement va jusqu'au bout parce que nous aurons été encore plus écoutés, au moins nous aurons des municipales se déroulant dans un climat normal sur le plan politique.

C'est une élection essentielle. C'est les la dernière grande élection avant l'élection présidentiell. Euh c'est l'élection euh où on verra les rapports de force se faire.

Euh il y a des partis politiques qui sont extrémistes dans leurs exigences mais qui n'ont rien à perdre. euh d'autres euh qui sont responsables et qui ont euh des villes en gestion aujourd'hui. Moi ce que je souhaite c'est que la réponse locale soit considérée comme une réponse utile pour euh pour le pays.

Et peut-être que tout à l'heure monsieur le Cornu euh nous parlera d'une décentralisation qui fasse confiance aux élus locaux. C'estes 500000 Ussard de la République qui méritent vraiment un grand respect et qui portent une réponse forte aujourd'hui pour les problématiques locale dans notre pays. Merci Patrick Caner.

Merci beaucoup d'avoir été notre invité. La une de l'Est Républicain Fabrice la réforme des retraites suspendues et on va en reparler. C'est évidemment la de votre journal. [Musique]