Municipales : répétition générale avant 2027
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonsoir, bonsoir à toutes et à tous. Je suis très heureux de vous retrouver pour une nouvelle semaine de sens public, votre rendez-vous quotidien de débats, chroniques et reportages avec au sommaire de ce 9 février l'appel du pied de Jordan Bardella aux électeurs et aux candidats des Républicains. Ces élections municipales vont-elles servir de répétition générale avant la présidentielle ?
Quelles seront les alliances à droite mais aussi à gauche ? Quelle leçon nationales pourrons-nous tirer de ces scrutins locaux ? Certains ténors comme Édouard Philippe, François Bairou, Rachid Adati jour-ils leur avenir politique le 22 mars lors du second tour ?
On en débat dans une minute et puis dans la seconde partie de ce sens public, la diplomatie mondiale à l'heure de Donald Trump. Les États-Unis ont une puissance établie mais qui se détourne progressivement de certains de ses alliés. et s'affranchit de règles internationales qu'elle promouvait encore récemment qu'il s'agisse du commerce de certains éléments de sécurité ou de certaines enceinte.
Faut-il encore considérer les États-Unis comme un allié ? Comment le business permet d'expliquer la plupart des choix du président US ? L'Europe peut-elle s'émanciper de la tutelle américaine et résister à la Russie et à la Chine ?
Ne ratez pas l'analyse de nos experts journalistes anciens ambassadeurs également à l'OTAN ou à Washington. Ce sera dans trois qu4 d'heure. Mais d'abord les réactions après le clin d'œil à Guicheur de Jordan Bardella au républicain Michel Barnier et Xavier Bertrand sont restés de marbre.
Cécile Sixon. Premier bain de foule, premier déplacement de campagne mais surtout une première annonce remarquée pour Jordan Bardella samedi à Carcassonne. Le chef du parti RN n'exclut pas en cas de second tour face à LFI une union, un rassemblement avec DLR.
Le parti prêt à faire sauter les digues pour battre l'extrême gauche qu'elle juge trop dangereuse. La France insoumise est un danger pour notre pays. La France insoumise est une violence.
La France insoumise, c'est ce parti antisémite, il faut le rappeler et donc il faut euh mettre tous les moyens démocratiques en œuvre pour les empêcher de diriger des communes. Une main tendue que refuse Michel Barnier. Je ne plaide pas et je ne plaiderai jamais pour une alliance avec les formations d'extrême droite.
Monsieur Bardella pas plus que quiconque des propriétaires de ces voies. Les Français méritent un autre choix et nous allons nous battre pour qu'il y ait un candidat de la droite et du centre présent au deuxème tour. Pour Xavier Bertrand aussi et si certains responsables LR en difficulté dans leur commune étaient tenté par cette proposition, le parti doit leur envoyer un message clair.
Je m'éconnais pas la tentation de certains. Et d'ailleurs la raison pour laquelle depuis maintenant des mois je dis à Bruno Retaillot président DLR qu'il est indispensable de clarifier la ligne politique et la stratégie des républicains. Je lui ai écrit d'ailleurs cette semaine encore.
Pour le moment Bruno Rota ne s'est pas exprimé mais devra trancher assez vite car au niveau local des élus RN et LR commencent déjà à s'entendre sur des alliances. Et on débat de cette répétition générale avant 2027 avec Valérie Locable. Bonsoir, bienvenue.
Vous êtes éditorialiste politique au quotidien le journal.info. Jean Garrig, bonsoir.
Bienvenue historien présent de la commission internationale d'histoire des assemblées et vous publiez les avocats de la République, ceux qui l'ont construite, ceux qui la défendent aux éditions Odil. Jacob, Adélaï, Zulfi Carpassic, bonjour, bonsoir et bienvenue. Vous êtes directrice générale du pôle société d'IPSOS BVA et vous publiez réhumaniser la société de l'absence.
C'est aux éditions de l'aube. J'accueille également Anne Charlin Bezina comme tous les lundi. Bonsoir Anne Charlin constitutionnaliste éditorialiste pourir s public et vous pouvez réagir.
Vous voyez notre euh QR code. J'attends vos questions, vos réactions. Je me ferai votre porte-parole auprès de de nos invités évidemment sur ce premier thème.
Alors on rebondit sur notre sujet d'ouverture. Valérie Locable, on va parler des alliances. On parlera des alliances à gauche aussi un peu plus tard.
Il y a cette digue que Jacques Chirac dressait entre sa famille politique et l'extrême droite. Est-ce qu'elle peut céder tout ou parti lors de ces municipales ? Oui, tout à fait.
Déjà la première stratégie qui est en train d'émerger, c'est que l'épouvantail qu'ils essayent de désigner, que le Rassemblement national essaie de désigner, c'est la France insoumise. C'est-à-dire qu'ils sont en train de procéder à un renversement du Front républicain et de dire la vérité. C'est-à-dire que Jean-Luc Mélenchon est l'homme le plus détesté des Français.
On sait que depuis des années maintenant le Rassemblement national a une stratégie de dédiabolisation tandis que la France a soumise a eu au contraire une stratégie de radicalisation et que utilisant ces deux évolutions divergentes, Jordan Berdela et les membres du Rassemblement national sont en train de préparer une inversion des rôles, c'est-à-dire un nouvel épouvantail qui ne serait plus le Rassemblement national mais la France insoumise. Donc, on voit que quelqu'un comme Michel Barnier qui a beaucoup d'expérience ou quelqu'un comme Xavier Bertrand qui combat le Rassemblement national dans sa région depuis qu'il est président de la région, depuis qu'il est sur place, ne se laisse pas avoir, on va dire. Mais qui localement va être tenté de le faire parmi déjà les candidats qui vont être si certains des LR sont en difficulté et surtout parmi les électeurs qui vont se dire bah oui, pourquoi pas ?
Et je termine avec ça, c'est que c'est la première fois dans ce pays qu'on a des extrêmes qui se présentent aux élections municipales. Le RN à droite, ils le font depuis quelques temps, mais pas à ce niveau-là. Là, il y a un accélérateur important et la France insoumise pour la première fois alors que jusqu'à présent les municipales c'était des notables DLR pour la droite du parti socialiste pour la gauche et cette situation de radicalisation est un des grands enjeux des élections municipales avec une tentation je sur l'alliance à droite hein qui qui va s'exprimer beaucoup entre les deux tours mais qui existe déjà aujourd'hui.
Le confrère du Figaro nous apprennent qu'une élue LR rejoint dans la ville de Nî rejoint la liste du Rassemblement national et du parti de d'Éric Sioti. On entendait Xavier Bertrand Jean- Garry qui attendait la réponse du président du parti républicain Bruno Rota. Il y a une gêne patente, assez évidente quoi.
J'ai peur qu'il ne l'attendent assez longtemps parce que les les LR ont beaucoup à perdre dans cette élection dans ces élections municipales, beaucoup plus que le Rassemblant national qui, j'allais dire tout à gagner en fait. Oui. Qui part de quasiment zé par de quasiment de zéro.
Alors, ils sont perpignants mais je pense que Louio à moins de démêlé judiciaire imprévu gardera gardera sa ville. Donc la plupart des villes de RN, ils vont les garder mais ils ont effectivement à construire quelque chose. Ils ont un territoire électoral à construire, une dans la France profonde, dans la France dans la France rurale.
Et donc ça c'est quelque chose qui est qui une équation terrible pour les pour les Républicains parce que eux en revanche possèdent quand même à peu près le tiers des villes de plus de 30000 habitants. C'est un vrai capital pour eux qui sont assez faibles à l'Assemblée nationale. Ils sont présents au Sénat mais ont donc besoin d'avoir beaucoup de délégués des communes pour élire des sénateurs.
Donc voilà, ils ont beaucoup de de choses à perdre et dans un certain nombre de communes, grandes, petites, moyenne surtout grandes et et moyenne, ils peuvent perdre beaucoup à la concurrence du Rassemblage national. Donc la tentation la tentation d'une union des droites va être grande pour des républicains. Il y aura beaucoup de situations à Délaïf Patique où les candidats RN seront un peu faiseurs de roi ou faiseurs de Rennes.
C'estàd qu'ils auront la capacité de se maintenir au second tour et même s'ils ne font pas d'alliance de de choisir de faire tomber ou pas un un un élu RN, un élu du du parti les Républicains. Ah oui, vous avez raison. Et d'ailleurs ça me fait penser à un autre un autre point qui est je comprends la la tentation est grande de faire de cette de ce scrutin municipal une antichambre de la présidentielle et de se dire qu'est-ce qu'on peut en tirer comme enseignement.
Or ce qui ce qu'on voit nous dans les enquêtes, c'est que quand même ce qui domine avant tout c'est l'incertitude. Incertitude pourquoi ? Parce que vous l'avez rappelé, on l'a dit par rapport à 2020.
Ce qui change, c'est que il y a beaucoup plus de listes euh RN, beaucoup plus de listes surtout LFI qui avait un petit peu enjambé l'élection de 2020 et donc avec un ticket d'accès, il faut le rappeler au second tour qui est assez à la portée en fait de voilà 10 % des exprimés suffrages exprimés. Voilà, on va avoir plein de configurations variées selon les municipalités. Donc entre des duels des triangulaires, des quadrangulaires, des pentagulaires même éventuellement à Paris par exemple.
OK. Ça veut dire pour un institut de sondage comme le vôtre, enfin un travail compliqué. J' beaucoup beaucoup d'incertitude.
Ah bah ça veut dire effectivement mettre on a plusieurs hypothèses et ça veut dire que pour l'instant on travaille sur des premiers tours. Se projeter sur des seconds tours c'est plus complexe parce que ce qu'on ne maîtrise pas encore et ça rejoint votre question que je n'ai pas oublié qui est que va-t-il se passer dans l'entre tours ? Quelles vont être les alliances éventuelles en cas de triangulaire, quadrangulaire, pentagulaire et qui enfin et notamment cette question effectivement de ce qui va se passer du côté des LR et de cette union des droites, c'est effectivement ça va permettre l'ORN qui va être beaucoup plus présent parce que quand on compare la configuration par rapport à 2020, rappelons qu'aujourd'hui le RN c'est environ 180 parlementaires.
Donc une capacité de maillage territorial, une capacité à peser sur cette élection beaucoup plus importante. effectivement une capacité à être un peu le faiseur de roi du scrutin. Ce qu'on ne maîtrise pas en revanche aujourd'hui, c'est admettons qu'il y a des alliances de second tour entre le RN et et LR, ça sera le cas dans de nombreuses communes.
Comment les électeurs vont se comporter face à ces candidatures ? Est-ce qu'ils vont suivre ? Est-ce qu'ils vont est-ce que le barrage républicain qu'on a quand même vu persister lors des dernières législatives, est-ce que il va il va persister là aussi ?
Et est-ce qu'il va avoir du coup des candidats aéen qui finalement vont perdre ? On a encore voilà beaucoup de points d'interrogation. J'aimerais bien qu'on se dise que justement par rapport à tout ce qu'on vient de dire, c'est vrai que c'est intéressant de se dire que pour les municipales, il y a trois moments en fait où cette union peut se faire.
Premier tour, premier choix, c'est-à-dire se dire bah je vote pour un tel. 2è moment avec les abstentions, comme vous disez triangulairire ou et cetera, c'est-à-dire est-ce que je me déporte vers un tel ou autre, ce qui revient finalement à voter en faveur, mais politiquement c'est quand même pas la même chose. Donc les LR pourront dire bah on était contra un, c'était ça ou un candidat de gauche.
Donc c'est pas tout à fait la même chose. Et troisème moment, c'est-à-dire que certes, il y a une prime majoritaire, mais c'est quand même des villes dans lesquelles on peut travailler ensemble. Donc au fond, les électeurs auront quand même toujours le choix les électeurs auront quand même toujours le choix de faire une composition un peu mixée qui obligera cette fois-ci à avoir une union des droits des factor en fait.
Alors je vous donne la parole tout de suite mais on va rester sur le sur le la question du Rassemblement national de l'alliance à droite. C'est intéressant parce qu'on se on se demande si et on va rester prudent hein, on l'a bien compris dès le début, on va avoir cette tentation les uns et les autres de tirer très vite des leçon national et on va quand même être prudent. Les politiques eux-mêmes.
Écoutez Jordan Bardella, il parle de ses municipales comme d'une étape avant l'accession au pouvoir national. On rentre dans la dernière ligne droite de la campagne. Les élections municipales, en tout cas le premier tour sont dans 5 à 6 semaines.
Donc l'objectif maintenant c'est de mobiliser les Français, mobiliser nos électeurs et de faire passer le message que l'alternance commence dans les communes françaises. Le Rassemblement national peut gagner des communes en nombre et c'est évidemment une marche supplémentaire à franchir avant l'accession au pouvoir. Nos maires seront des maires intransigents face à l'insécurité et ils se battront pour la paix fiscale.
Il n'y aura pas 1 € d'augmentation d'impôts dans les communes dirigées par le Rassemblement national, pas 1 € de hausse et ça c'est très important pour les Français et il faut que les Français se mobilisent. Une marche supplémentaire avant à franchir avant l'accession au pouvoir. Je retiens aussi l'idée de ville Renne un peu laboratoire.
Or c'est pas ça a pas été le cas lors des scrutins précédents Valérie Lec. Alors là en même temps, il y a pas de grand risque à dire ça puisqueon aura au bout d'un an, on va pas pouvoir tirer non plus des bilans très circonstanciers. des élus remportent des villes importantes plus RN remporte des villes importantes pardon plus que le bil c'est la situation au lendemain des élections municipales c'est le 22 mars qui va qui va compter en fait parce que Jordan Bardella a raison de dire que un la campagne est extrêmement courte 5 semaines c'est vraiment très très rapide parce que il y a eu le budget parce que il y a eu Marine Le Pen parce que il y a eu tout ça et extrêmement importante parce que oui pour moi c'est une préfiguration de la prés présidentielle.
Pourquoi ? Parce que ce qu'a expliqué Charline, c'està-dire que il va y avoir localement dans toutes les communes de France, on est toujours à 36000 ou quelque chose commune dans ce pays, des situations qui vont être complètement différentes avec des alliances qui vont être complètement différentes et ça va permettre en dehors des postures figées des partis politiques nationaux qui sont obligés d'adopter une attitude et pas une autre de tester plein de configurations différentes. Donc qu'est-ce qui fonctionne mieux ?
Est-ce que l'alliance LR RN elle fonctionne mieux ? Est-ce que LR il gagne plus tout seul ou est-ce qu'il gagne plus avec le RN ? Est-ce que si LR s' au RN, il est son affidé ou il le domine ?
Et alors ça va pas être transposable exactement parce que le rapport de force sera pas le même mais ça va donner la possibilité de tester tous les scénarios les différents scénari scénari d'alliance comment ça marche et quels sont ceux qui fonctionnent le plus et je pense que à l'issue de cette étape là il va être plus simple ou plus rationnel en tout cas parce que c'est vrai qu'on est quand même dans une forme d'incertitude assez importante. On sait juste que le RN est à 35 % qui est devant tout le monde. Mais à part ça, on sait pas grandchose de ce qui va se passer.
Là, on est en train de gommer, mais peut-être queon aura pas la réponse au lendemain de de du second tour de ces élections municipales, mais quand même le le risque de fracture. Je reste là sur le parti LR républicain je regarde bien sûr. Enfin là, on a entendu on a entendu Xavier Bertrand et Michel Barnier.
Bon, je je sais pas s'ils sont majoritaires au sein de LR aujourd'hui, c'est quand même une vraie question. Je partage votre incertitude. D'abord juste rappeler qu'il s'est passé dans l'histoire, c'est mon rôle de le rappeler ici, des élections qui ont précédé euh des élections présidentielles, par exemple celle de de 2001 où on a vu une poussée de la droite et un président réélu à droite.
En 1977, vous avez des élections municipales qui manifestent une poussée de la gauche. Qu'est-ce qui se passe ? Alors, c'était un peu plus loin en 81, mais l'élection de de François Mitteran, ce que je veux dire par là, c'est que l'élection municipale, elle peut aussi annoncer certaines choses et en tout cas être utilisé notamment par le Rassemblement national si jamais il enregistre des bénéfices électoraux substantiels, ça peut être utilisé comme et d'ailleurs c'est ce que fait déjà Jordan Bardella comme une sorte de marche-pied vers l'élection présidentielle.
J'ajouterai que effectivement cette incertitude dont vous parliez tout à l'heure, on va exactement la retrouver pour l'élection présidentielle où tout le monde sait que au premier tour, on risque d'avoir plétor de de candidats autour de 15 16 % ou la qualification peut se jouer à qualifier derrière le Rassemblement national et ça c'est quelque chose effectivement qui va laisser planer le doute sur les alliances potentielles et notamment sur cette fameuse idée l'Union des droites quand on va s'en parler d'anticip les leçons avec vous dans un instant mais tout le monde veut reprendre la parole pour commencer Valérie ensuite non ce que je voulais dire c'est que alors il y a pas les l'élection les élections municipales ne préfureent pas toujours des résultats de la présidentielle si on prend les dernières municipales c'est l'inverse. Voilà c'était déferlande verte en 2020 avec toute une série de villes acquises à Europe écologie les vert et je rappelle ce que le candidat Yannick Jado a fait 4,6 % des suffrage 2 ans après. contre exemple mais bon lié sans doute aussi à la séquence COVID voilà et la séquence COVID qui aé voilà et qui a porté surtout une participation de des lecteurs plus jeunes et donc plus écol là où je voulais je voulais rebondir sur le fait qu'effectivement Jordan Bardella a raison de de faire de cette élection un marche-pied une étape supplémentaire vers la présidentielle d'une part parce que c'est quand même une réalité que si jamais le RN écr son étant son ancrage territorial passe de je crois aujourd'hui 14 ou 15 villes je suis pas très sûr à plus de villes est notamment des villes emblématiques comme Toulon, comme Nice ou comme Marseille, ce sera quand même une confirmation de la dynamique électorale à la hausse qu'on observe, on pourra pas le nier.
Et par ailleurs, je pense que ça va on parlait tout à l'heure de de la stratégie de dédiabolisation et de normalisation. On sait aujourd'hui dans les enquêtes d'opinion, on mesure que le le maire est aujourd'hui la figure qui conserve le plus de confiance des Français. Donc si les Français, une partie des Français dans leur vote traduisent enfin font le souhait de mettre un maire à la tête de leur commune, c'est c'est une vraie manifestation de confiance et ça veut dire que ils sont crédibles, ils sont légitimes et donc ça veut dire quelque chose qu'on ne pourra pas nier effectivement par rapport à la dynamique globale.
On n'oublie pas, on est sur public Sénat qui a des sénatoriales en septembre et qui a aussi cet enjeu de d'avoir éventuellement un groupe un groupe sénatorial pour le RN. Vous faites une transition parfaite. Cétait exactement mon sujet, c'est qu'on parle beaucoup des mes possibiles.
Mais ce dont on ne parle pas, c'est ce qui se fait davantage à bas bruit. C'est-à-dire que déjà en 2020, le Rassemblement national a gagné un certain nombre négligeable de conseillers municipaux, mais je crois qu'on évalue à peu près si ils ont 15 % par exemple des voix mais sans gagner la mairie. Ça correspond à peu près à un sénateur si je me trompe pas.
Je parle souvent de contrôle. Donc ce que je veux dire c'est que euh en plus des maires eux-mêmes, il faut prendre en compte tous ces conseillers municipaux qui peuvent arriver et qui peuvent changer fondamentalement le résultat des élections sénatoriales et amener beaucoup plus de ma deux extrêmes, du RN d'un côté, mais peut-être aussi de LFI, de l'autre parce que 15 %, il y a des endroits où LFI va faire 15 % à Marseille par exemple de l'Augu, il est à 15 % donc vous allez avoir des conseillers municipaux RN et des d'opposition hein qui ne ça on verra pas tout de suite la ville mais au sénatorial scrutin direct avec les grands électeurs c'est là où il va falloir regarder dans le détail la conquête et je termine juste là-dessus c'est que c'est ce que Renaissance enfin le bloc central d'une façon générale n'a pas tout à fait réussi depuis qu'ils sont au pouvoir. C'est-à-dire, ils ont pas réussi à obtenir cette progression dans les territoires que les extrêmes pourraient en partie démarrer cette fois-ci.
Alors, Anne Charlen, vous avez listé en quelque sorte les raisons pour lesquelles ces municipales sont peut-être les plus importantes de la 5e République. Alors, quelle est pour vous la première de ces leçons politiques ? Alors, la première, c'est que c'est la première élection après la dissolution.
Alors, aussi dans un calendrier qui est un peu inédit puisque ça ne devait pas être le cas. Les élections législatives ont été anticipées et ça dira quelque chose puisque vous le savez, il a été question de choix de premier ministre dans une assemblée dite ingouvernable qui se sont fait tout ça s'est fait en réalité sans les Français qui ont été un peu spectateurs de tout ça. Beaucoup de partis politiques en plus appelaient à des élections anticipées.
Alors est-ce qu'il y aura on va dire sentiment de confiscation qui se manifestera dans les urnes au niveau des électeurs ? Ça, c'est vraiment quelque chose qui me paraît très intéressant. Oui.
Une forme de vote sanction. La deuxième leçon. Voilà.
Exactement. La deuxième leçon, c'est la question qu'on s'est tous posée ici, c'est est-ce que c'est un marche-pied vers l'élection présidentielle et qu'est-ce que ça nous enseignera ? Alors, moi, il me semble que ce qu'on a pas dit, c'est que il y a peut-être une possibilité aussi de recentrer un peu la bipolarisation classique.
Est-ce qu'on va avoir plus de droite et plus de gauche avec des partis de gouvernement un peu old school, dira-t-on ? Et est-ce qu'on aura enfin cette clarification politique qu'on attend ? Vous le savez, c'est le discours d'Emmanuel Macron lors de la dissolution.
Et ben, est-ce que ce sera ces municipales qui nous les apporteront ces clarifications ? Ça c'est la grande question. On l'a dit aussi, clé d'entrée LFI, RN partie Renaissance qui n'ont jamais vraiment réussi leur ancrage local.
Donc ça ce sera vraiment l'occasion de le voir. Euh on on se dit bien que l'idée ce serait de capitaliser pour que 2026 fasse un peu l'antichambre de 2027 où c'est tous dit que 2027 serait le seul moment pour faire bouger les choses. On va voir si les municipales peuvent être au moins un étap un étage intermédiaire.
Ouais. Alors, il y a une troisième leçon politique dont on n pas encore parlé, c'est l'abstention. Moi, j'aimerais vraiment bien regarder ça parce que 2020, c'était quand même le Covid, on le sait, ça avait favorisé une abstention record.
Mais est-ce que finalement la crise de 2024 justement va amener à une forme de fin du politique ou de ralbol qui amènerait les Français à ne pas voter ? Est-ce qu'on deviendrait un peu américain avec cette idée que seulement certains Français se déplaceraient pour les votes ? Parce que je rappelle que les municipales avec la présidentielle, c'est vraiment l'élection reenn à à désaffectionner cette élection là, ça voudra dire beaucoup de choses et peut-être que si au contraire il y a beaucoup de participations, ça voudra dire que la présidentielle sera lourde dans le jeu.
Ou alors ce chiffre qu'on a souvent tendance à balayer un peu trop vite, il faudra qu'on le regarde de près, celui de de l'absention et de la participation. Alors ensuite, il y a il y a la question les le le l'état d'esprit de l'opinion en quelque sorte et c'est moi une question que je me pose, c'est celle des colères. ou 2024 çaitané colère agricole colère même démocratique colère sociale qui s'est manifesté avec le budget est-ce que les municipales vont servir de défouloir en quelque sorte ça c'est assez rare au niveau des municipales le dégagisme c'est plutôt la continuité qui prédomine.
Donc est-ce qu'on va changer la nature de ces élections municipales ? C'est une question que je me pose ou est-ce qu'au contraire en fait onaprendra rien ? aussi peut-être quelque chose qu'on peut se dire ce soir, c'est-à-dire que ces élections municipales seront seulement municipales avec ce pragmatisme que les Français adorent.
Peu d'étiquettes, des étiquettes très différentes. Donc vous l'aurez compris, les enseignements seront nombreux et les surprises aussi. Oui, effectivement Adéid Zulfi Carpassich, vous êtes venu avec un en exclusivité d'ailleurs avec le résultat d'un sondage Ipsos BVA que je trouve intéressant sur le le alors qui répond en partie à notre question.
Euh la la question que vous posez, c'est pour les prochaines municipales, allez-v faire votre choix avant tout en fonction des enjeux nationaux ou des enjeux locaux ? Enjeu local, 83 %. Ce qui m'intéresse, c'est qu'on regarde peut-être un peu plus en détail euh avec vous à quel point les réponses dépendent peut-être de la taille de la ville, de l'âge de celles et ceux qui qui répondent aux questions.
Est-ce qu'on par exemple plus la ville est grande, plus les enjeux nationaux prennent de la place ? Il y a il y a globalement une corrélation effectivement entre la taille de la ville et euh euh et le sentiment de proximité. En fait, cet ancrage local, cet ancrage territorial, il est d'autant plus fort que vous êtes dans une petite commune et mais néanmoins avec un chiffre de l'ordre de 83 %, ça montre bien que c'est un sentiment qui est majoritaire chez tous les Français.
Euh et du coup, j'avais envie effectivement de rebondir sur ce que vous disiez parce que je pense que votre la question sur la participation, elle est extrêmement liée à la question sur les colères et sur donc et c'est vraiment moi j'ai la même interrogation que vous sur sur la participation. Est-ce que après 2 ans de crise politique et notamment depuis la séquence budgétaire qui a été un espèce de feuilleton euh tragicocomique qui a détourné les Français de euh de de la question politique, est-ce qu'on va voir un retour ou un rejet ? Le retour, on peut l'espérer parce que effectivement cette élection, ces élections municipales, ce scrutin, il est perçu par les Français comme étant vraiment assez décorrélé des enjeux nationaux.
Il y a une dicotomie nous le disent en parlant des de la façon dont ils vont faire leur choix vraiment en fonction des enjeux nationaux. Il l'affirme clairement et on l'a toujours observé dans les municipales par rapport à la question des colères. Euh oui, il y a des colères mais je rappelle quand même que et ça les enquêtes BV le montre assez bien, le sentiment dominant néanmoin des Français c'est la lassitude.
Ils ont exprimé quand même une espèce de fatigue politique inédite avec un un ralbol et donc pour moi il il y a plus une fatigue, il y a plus un besoin de réassurance qui qui va conduire plutôt à mon avis plutôt qu'à un dégagisme à la volonté de une volonté de stabilité. Les les français, ils en ont un peu marre de tous ces changements, de cette incertitude. Intéressant.
Ça pourrait bénéficier au ma sortant. Ça pourrait bénéficier au ma sortant dans certains cas. Là où le bilan là le bilan est positif et on sait que globalement quand on interroge les Français en général sur la perception de la de du maire sortant, ils sont plutôt satisfaits, je dirais entre les de tiers et enfin autour des 2 tiers sauf dans certaines villes et j'en veux je parle notamment de toutes les villes écolo.
On a sorti des enquêtes la semaine dernière pour les titres de la PQR de l'Est de la France qui montrait que dans l'ensemble de ces villes, le bilan était majoritairement négatif et là on voit que les les maires sortants sont plutôt en difficulté. Mais globalement, il y a plutôt un souhait de réassurance, un ancrage très local dans le scrutin, une volonté de voter en fonction des problématiques locales et d'ailleurs on voit bien quand on interroge les Français sur et concrètement quelles sont vos préoccupations ? On ne retrouve pas le pouvoir d'achat, on est vraiment sur les services publics locaux, l'accès aux soins localement, la question de la sécurité aussi dans ma commune, mais on est vraiment sur des enjeux très locaux.
Ouais, effectivement avec Jean- Garry quand même, nous on va avoir tendance à enfin le je crois que les Français sont quand même un un peuple politique, tu vois, assez éduqué avec une conscience enfin et donc euh ils savent bien que s'ils vont voter dans leur commune de 3 5 10 ou même 100000 habitants, ils vont pas changer la politique nationale du du jour au lendemain. Donc on peut on peut pas non plus surestimer l'attente nationale d'un scrutin comme les municipales quoi. D'ailleurs, traditionnellement quand on cherche à tirer des conclusions d'un scrutin municipal, en fait, on se focalise très souvent sur le PLM, sur Paris, Lyon, Marseille et sur les grandes communes et les grandes métropoles, voir les les villes de plus de 30000 habitants.
C'est souvent là-dessus si vous regardez un peu même les manuels d'histoire ou de sciences politiques, il vous disent "Bon, c'est à partir de ces de ces villesl qu'on peut voir des basculements ou des confirmations." Euh le c'est aussi le jeu des politiques qui font des des plateaux télé, on sera en soirée électorale le 15 et le 22 mars, ils vont évidemment donner le résultat de telle ou telle grande ville pour dire "On a gagné, c'est c'est un bon scrutin." Le paradoxe étant que la majorité des communes ne se détermine pas sur ces sur ces questionsl comme vous le disiez, c'est plutôt le notable local, la continuité, on va construire une école, une piscine, un machin.
C'est plutôt là-dessus que que ça se que que ça se fait. Et on a des listes qui sont en général apolitique que les gens prennent bien soin de de de désigner comme apolitique. Ce qui est intéressant, c'est quand on voit euh sur des villes un peu plus importantes justement arriver cet apolitisme qui est l'indication à sens par exemple, c'est intéressant même s'il est soutenu par LR, Jean-Michel Holas n'a pas d'équit dont on parlait tout à l'heure, l'incertitude des périmètres politiques dans un paysage extrêmement fragmenté.
Alors, il nous reste une quinzaine de minutes, on va parler des insoumis dans un instant et puis aussi des quelques têtes d'affiches. Notamment Édouard Philippe qui joue quand même assez assez gros dans dans la ville du voulais juste terminer sur Paris, Lyon et Marseille parce que il y a quand même un enjeu, ça va être la grande affiche de l'échec ou du succès de chacun aux élections municipales parce qu'on a pas parlé encore du changement de scrutin. C'est-à-dire que c'est la première fois que les maires de ces trois villes vont être élus au suffrage direct.
Vous allez avoir deux listes, même trois à Lyon. euh une sur laquelle vous avez vous allez voter pour le maire d'arrondissement si vous êtes dans ces trois villes-là comme avant, mais une vous allez voter en direct pour votre mère. Et ça nationalise le scrutin parce qu'il est plus encore plus incarné qu'il n'était avant.
En fait, vous allez voter en direct et là vous avez quand même deux gros tests. À Paris, qui va gagner à Paris ? Il y a ça, il y a une bagarre à couteau tiré qui n'est pas, je sais pas ce que disent vos sondages mais à cout de Paris tout à l'heure mais franchement c'est très compliqué de faire un vrai pronostic aujourd'hui.
Risquerez pas par de l'argent. Exactement à Marseille pareil le pronostic n'est pas facile à faire. Je veux dire entre le maire sortant, le rassemblement national, le rôle de LR et cetera et à Lyon.
Alors effectivement, on est dans la configuration de la déception sur les l'écologiste qui avait été élu la der Grégoire Douset qui avait été élu la dernière fois et sur l'arrivée de quelqu'un plutôt de la société civile en fait hein Jean-Michel Lolas mais mais mais en fonction des résultats là ça va avoir une incidence politique globale là aussi. Alors je vous propose on va parler de la gauche un petit peu. On va entendre deux de ces leaders et non des moindres.
D'abord Olivier Fort qui lui aussi donne une un enjeu, une ampleur nationale et même internationale à ses élections municipales. Écoutez, en France, c'est à partir des prochaines municipales que nous allons faire dérailler, oui, dérailler le train de l'international réactionnaire. Ces élections seront la première étape, la première digue, le premier barrage au RN et la droite des voyé.
Alors, on on a je vais tout vous dire, on avait quelques petits soucis avec notre QR code et les questions viennent d'arriver là en rafale. Alors, j'ai une Leila de Saint-Véran. Je je discute avec la régie en même temps pour les prévenir qui m'intéresse.
Donc on va on va voir ce qu'elle nous demande. Et si tout est dicté par la présidentiel, est-ce que les programmes municipaux ont encore un sens ? On a en partie répondu tout à l'heure quand mêmeide avec fait qu'il y a une attente d'abord d'en jeux d'enjeux locaux.
Alors j'en ai plein d'autres he je vais essayer de vous en donner. Tiens l'autre Leila, celle qui est à Biarit. Et ceux qui ne veulent ni de LFI ni de RN, ils font quoi ?
On nous laisse voter ou on nous force à choisir un camp. On ça rebondit sur ce que vient de dire Olivier Fort Jean-arry qui lui espère euh recréer le Front républicain qu'on a pu voir à l'œuvre entre les deux tours de législativ, ce qui sera qui à mon avis est un vœu pieux parce que étant donné ce qui'est le le rapport de force aujourd'hui et manifestement quand même globalement une inflexion de l'électorat vers la droite depuis moutes années, ça va être quand même compliqué. ce qui va être plus à à observer, ça va être les comportements justement du du bloc central par rapport à à la droite, par rapport aux républicains et les comportements des républicains par rapport à leur propre droite et aussi bien d'ailleurs et notamment à Paris à Paris vous vous aurez pour pour Rachidati vraisemblablement me semble-t-il au second tour le choix entre une alliance plutôt avec Pierrive Bournael ou avec Sarak Nafo et c'est et s'ils sont d'accord et ce qui est pas du tout ce qui est pas du tout évident mais en tout cas ce choix là il sera quand même intéressant pour la suite.
Anne Charlè oui moi il me semble que vraiment s'il y a une élection dans laquelle le socle commun n'existera pas c'est dans les élections municipales. Alors c'est vrai que ni LFI ni Ern sera évidemment certainement la position de certains électeurs, même beaucoup d'entre eux mais on va recréer des sous-familles politiques. Même le centre n'est absolument pas aligné sur ces questions.
Il y aura une bataille horizon mode. Ça on peut être certain que vraiment cette idée pas au niveau dans une configuration, il y a pas une circo où ils sont alliés au famill des lieux. On voit on voit pas mal d'électeurs un peu déboussolés.
Là, on lit la réaction d'Ismaël de la Bastie de Clairance qui dit "Je vote l'air, je veux pas que la gauche passe, je peux pas voter extrême droite." Bref, il sait plus où aller quoi. Bah oui, c'est très compliqué.
Non mais si vous regardez les alliances déjà à Paris, vous avez Édard Philippe et Gabriel Atal qui sont avec Bonazel et François Beou qui est avec Rashidati. Donc c'est et dans toutes les villes c'est pareil. Le temps est en train de filer donc je vous interromps.
On écoute Jean-Luc Mélenchon qui alors quand même euh en tout cas à l'heure actuelle on verra bien ce qui se passe entre les deux tours de ces municipales mais pour l'instant il pilonne le Parti socialiste ses anciens alliés du Nouveau Front populaire. Les députés socialistes de ce département sur les 10 dernières motions de censure, ils ont voté zéro. Autrement dit, tout ce que fait le gouvernement se fait grâce aux voix de ces gens que nous avions élus en confiance et qui nous avaient juré qui respecteraient le programme.
Punissez-les sévèrement, partout où vous le pouvez. Montrez-leur que vous n'acceptez pas [applaudissements] ce manquement à la parole donnée. Meeting de soutien au candidat local et les filles à à Roubet.
Alors quand on voit Jean-Luc Mélenchon évidemment ce tribun présidentiel ben ça inspire cette question à Guillaume de Saint-Sulia. Est-ce que vous pouvez m'expliquer pourquoi j'ai l'impression de voter pour le futur président plutôt que pour quelqu'un qui va gérer les écoles et les routes ? On est on est on est dans cette logique peut-être Jean Garc pour commencer typiquement là on est dans une radicalisation une politisation à à à outrance de une nationalisation à outrance de ce qui ce qui vont être malgré tout des élections locales et et quand même axé sur des enjeux locaux. euh ceux qui font des des bonnes campagnes jusqu'à présent les font, me semble-t-il, plutôt sur des enjeux locaux, sur des enjeux de de de sécurité puisque la sécurité est quand même un point un point majeur, de pouvoir d'achat et cetera. on a on n' pas justement cette ce sentiment de de nationalisation.
Sauf que évidemment le jeu de la France insoumise et quelque part aussi du Rassemblement national, c'est quand même de nationaliser le Rassemblement national doit nationaliser sa son émergence, sa poussée plus ou moins spectaculaire et la France insoumise doit évidemment euh affaiblir tant que faire ce peu ce les bastions socialistes avec quand même je pense que vous avez dû essayer de trouver cette la réponse à ma question desid dans dans vos dans vos sondages. ce que le PS a pu ou pas capitaliser à des deux budgets, le projet de loi de finance de la sécurité sociale avec évidemment la suspension de la de la réforme des retraites et puis éventuellement le budget, le projet de loi de finance avec en tout cas c'est comme ça que le PS le présente un certain nombre de de victoires symboliques. Est-ce que oui ou non vous sentez un frémissement dans les études d'opinion et des électeurs de gauche qui disent oui merci le PS ou pas du tout ?
Franchement c'est pas très net. Non non mais il faut le dire. Alors c'est peut-être un peu tôt pour le mesurer mais encore une fois moi je pense que sans doute vous avez raison.
On aurait pu mettre à crédit ces deux éléments que vous avez évoqués. Ça aurait pu permettre de redonner des couleurs au PS mais moi ce que j'ai surtout constaté une perception de toute cette séquence là qui a été vue par les Français comme une espèce de vaste période de chamaillerie. D'ailleurs, on voyait dans les enquêtes Cali chez Ips BVA le le tout le champ lexical qui était associé à la période, c'était un champ lexical très proche de la cour de récréation, guerre des chef, querelle de cours de récré et cetera ou au spectacle, c'est des guignoles, c'est des tartufrier et cetera.
Donc je pense qu'à un moment les Français vraiment se sont détournés de ce qui se passait au Parlement et à l'Assemblée parce qu'ils étaient écœurés, parce qu'ils y voyaient. Donc je je ne pense pas que ça c'est imprimé. En tout cas, pour l'instant, on ne voit pas ni sur la popularité euh d'Olivier Fort ou alors il a je crois qu'il a pris deux points dans la dernière enquête.
Donc c'est vraiment deux points. Pour moi, c'est quand même l'épaisseur du trait et je parlerai pas de dynamique à la hausse et de capitalisation. Ouais.
Ce qui est quand même un peu étonnant, Valérie Loca, parce que alors certes, ce n'est qu'une suspension de la réforme des retraites, mais quand on met en en miroir la l'ampleur des mobilisations contre cette réforme et le fait que bah c'est quand même grâce au Parti socialiste qu'elle a qu'elle a été suspendue, euh c'est à moi ça m'étonne quand même un peu qu'il y ait pas un gain politique. Non, mais moi je comprends tout à fait ce qu' dit. Ça a duré tellement longtemps que les gens ils en avaient marre.
Tout le monde en avait marre. On en avait tous en fait. Et le résultat de tout ça, c'est qu'il en est sorti un goût amer.
Mais je voudrais revenir 2 secondes sur l'image de Jean-Luc Mélenchon parce qu'elle est absolument fondamentale. Il est à Roubet, il est pas n'importe où, il est dans la ville où LFI est le mieux placé avec son candidat David Guirot. Et la stratégie de Jean-Luc Mélenchon, c'est qu'il a mis un candidat fort Sopia Chikirou à Paris, Sébastien de Logu à Marseille pour battre la gauche, pas la droite, la gauche.
Donc on est dans l'inversion de l'Union des droites, on est dans l'opposition des gauches. Et pourquoi il fait ça ? parce qu'il veut démontrer que les socialistes ont eu la mauvaise stratégie, que c'est lui qui va avoir la bonne et que donc le présidentiable c'est lui et c'est pas les socialistes.
On a bien compris. Donc c'est vraiment ça. Allez, il nous reste 7 minutes et on va parler essentiellement du maire du Havre et c'est la question d'Amad qui nous écrit de Paris.
Être maire c'est un boulot à pleint temps. Alors le Havre il en fait quoi ? Il parle d'Édor Philippe évidemment, il en fait quoi pendant sa campagne présidentielle ?
Et si jamais il devient président, il laisse la ville tomber. Effectivement, c'est l'une des questions que les électeurs de la ville du Havre doivent se poser. On en parle tout de suite avec Alexandre euh Poussard.
Bonsoir Alexandre. Bonsoir Thomas. Bienvenue sur ce plateau.
C'est toujours un plaisir de vous de vous avoir ici. Édouard Philippe joue une partie quand même de son avenir politique dans sa ville du Havre. Effectivement, Édouard Philippe est candidat à un 3è mandat de maire du Havre, ville qui dirige depuis 2010.
Il s'est déclaré fin janvier dans la cité occane a dévoilé son programme la semaine dernière et ce ne sera pas une campagne comme les autres pour Édouard Philippe puisqu'il est aussi candidat à l'élection présidentielle et ce n'est pas une bonne période pour l'ancien premier ministre. Il est en perte de vitesse actuellement dans les sondages. Son écart se resserre face aux autres prétendants du bloc central à la présidentielle, Gabriel Atal ou Gérald d'Armanin.
Mais Douard Philippe l'assure, il ne va pas parler de politique nationale dans ce scrutin local, je le cite, c'était lors de son meeting de campagne. Dans cette campagne, il y aura selon lui des boules puantes. Il y aura des gens qui passeront leur temps à se poser la question de savoir comment est-ce qu'on peut parler de la politique nationale à propos de cette campagne avraise.
Je leur dis mesdames et messieurs bon courage, je suis là pour parler du Havre mais malgré mais malgré tout Édouard Philippe le sait. S'il n'est pas réélu dans cette élection municipale, il pourra dire adieu à ses ambitions présidentielles et forcément ses adversaires localement, ils la nationalisent cette campagne. Ah oui, ses adversaires jouent la carte nationale à fond à commencé par cet homme Jean-Paul Leco député communiste de scène maritime, soutenu dans cette élection municipale par les communistes, les socialistes et les écologistes.
Il est candidat une seconde fois face à Édouard Philippe après sa défaite en 2020 mais cette année, il croit en la victoire de la gauche ou plutôt en la défaite d'Edouard Philippe. Je le cite en 2020, Édouard Philippe était premier ministre et a surfé sur sa popularité à la sortie de la crise du Covid. Mais aujourd'hui, quoi qu'il fasse pour s'en détacher, il est l'un des responsables de la mauvaise politique d'Emmanuel Macron.
Édouard Philippe qui doit également regarder à sa droite avec Frank Keller candidat pour l'UDR le parti d'Éric Siotier pour le Rassemblement national. Il fait également campagne sur la distance qu'aurait prise l'actuel maire du Havre à cause de ses ambitions nationales. Je cite Frankck Keller au Havre on ne s'occupe pas des habitants.
On ne prend pas soin d'eux. On ne va pas échanger avec eux. Donc les problématiques locales ne sont pas du tout prises en considération.
Franck Keller qui a des chances de se qualifier au second tour dans une triangulaire au Havre, ce qui ferait perdre des voix à Édouard Philippe. Et puis ce serait surtout le retour de l'extrême droite au conseil municipal du Havre. Un coup dur pour l'ancien premier ministre et un mauvais symbole dans sa perspective présidentielle.
Voilà. Et on va évidemment respecter les règles de ce scrutin de ces scrutins municipaux. On regarde les se listes les candidats de de ces municipales auavre.
C'est ça. C'est ça. Avec Édouard Philippe pour Horizon, Jean-Paul Leco pour les communistes, Franck Keller pour l'UDR, Charlotte Bologne pour la France insoumise, Magalie Cochois pour Lut ouvrière et puis deux listes citoyennes Sophie Zaréfiant et puis la liste Le Havre est à vous.
Merci beaucoup Alexandre pour toutes ces explications. Alors on a tous remarqué, je vais je vais enfin enfoncer une porte ouverte que Édouard Philippe fait une campagne très locale. On le voit pas beaucoup dans les médias nationaux.
Jean-Garison. Je pense aussi. Je le pense aussi.
Je pense aussi d'ailleurs que euh on parlait des primux sortants, je pense qu'il en bénéficiera malgré tout euh parce que il a la réputation d'un bon maire au Havre comme il avait la réputation d'être un bon premier ministre. Et euh de manière paradoxale, la trahison de d'Emmanuel Macron peut lui peut l'empêcher d'être trop assimilé au bilan macroniste puisque il l'a trahi, il a demandé sa démission. C'était pas très joli joli pour un certain nombre d'électeurs.
Ça l'a plutôt fait dévisser dans les sondages. Mais mais au moment de de voter pour l'élection pour une élection locale de ce type et je dirais aussi peut-être avec une relative faiblesse malgré tout de l'adversité, je suis pas sûr que le le en tout cas le le Rassemblement national au Havre n'est pas très n'est pas très fort et je suis pas sûr que le candidat communiste soit suffisamment armé pour pour pour combattre Édouard F. Enfin, je je là je fais euh je devrais pas faire un pronostic parce que parce que tout tout peut arriver.
Mais ce que je veux dire par là, c'est que euh s'il arrive à à relocaliser vraiment l'enjeu et à ne pas avoir l'air de quelqu'un qui prépare son élection présidentielle, euh il aura de bonnes chances de d'y arriver. Bon, on va on va on va s'appuyer sur les sondages, hein. On est à 5 semaines du premier tour.
Je sais pas de quand date votre dernier sondage au Havre. Qu'est-ce qu'on peut dire de du risque pour ça pas eu tant que ça ça coûte cher un sondage, il faut le rappeler c'est ça ? Et donc je crois même qu'il y en a enfin il y en a pas eu de qui ont été rendus public par moi ou mes confrères récemment donc je pourrais pas je pourrais pas vous répondre là-dessus.
En revanche j'aimerais juste rebondir parce qu'on dit il a dévissé dans les sondages la stratégie globalement quand même Éedouard Philippe au niveau national. Euh moi je pense qu'il a raison effectivement il joue beaucoup avec cette élection au Havre mais il a quand même raison parce que par rapport à tout ce qu'on a dit précédemment sur la figure du maire, sur l'ancrage territorial, sur la confiance, je pense qu'il a intérêt effectivement de capitaliser là-dessus et sur euh son image de premier ministre précédent et dans les enquêtes d'opinion quand même jusqu'à présent. Là, je je fais référence notamment au dernier baromètre IPSOS BVA euh saison ingénieur qui est sorti la semaine dernière pour RTL où vous avez on a les classements des popularités des différentes personnalités politiques.
Nous, c'est une côte d'influence. Il reste quand même dans le trio de tête des personnalités que les Français souhaitent voir jouer un rôle à l'avenir. Derrière Jordan Bardella qui est le premier, Marine Le Pen 35 % qui a perdu 3 points depuis le procès et lui il a 33 % donc juste derrière sur et donc les Français ont encore des attentes assez claires vis-à-vis de lui.
Et quand on regarde son électorat notamment la droite et du centre et qu'on leur qu'on demande dans cette même enquête, est-ce que vous souhaitez qu'il y a une primaire pour désigner un candidat unique de la droite et du centre en 2027 ? réponse est oui pour plus de 70 % d'entre eux et qui vous souhaitez voir participer à cette primaire loin devant Gérald Darmarin Gabriel Atal c'estdouard Philippe qui sort donc moi je ne l'enterrerai pas ah c'est ce que je disais j'essay juste d'évaluer le prix de la trahison vous voyez ce que je veux dire alors peut-être qu'à court terme ça lui a fait perdre quelques points et qu'à long terme ce que vous disiez tout à l'heure il s'est dissocié il s'est dissocié du bilan d'Emmanuel Macron allez on a quasiment fini Anne Charlin Amot et Valérie le mot de la fin moi je pense que ce qu'il faudra mesurer c'est justement de savoir si c'est une bonne idée d'être candidat au municipal juste avant les élections présidentielles parce que beaucoup ne l'ont pas fait Gabriel Atal, Jordan Bardella, Raphaël Gman, enfin toutes les têtes de liste un peu national on le voit bien se réserve un peu en second rideau. Donc ça, je pense que c'est vraiment quelque chose de courageux qu'il faudra peut-être mesurer comme étant au contraire un bénéfice ou un risque.
Oui, avec ce que disait notre téléspectateur, bah j'ai l un maire mais je sais qu'il va potentiellement partir. Mais ce qu'il faut savoir, c'est que le poste de mer pour Édouard Philippe, il est incontournable, il est extrêmement attaché et il pense que c'est extrêmement important. Mais ce qui est amusant, c'est un concours de calendrier, c'est que demain au Cercle d'hiver, demain soir à cette heure-ci au Cercle d'hiver, il y aura et Édouard Philippe et Gabriel Atal l'un à côté de l'autre sur l'estrades à l'occasion d'un meeting en faveur de qui ?
De leur poulin. Alors, ils y vont pas eux-mêmes, mais leur poulin il va qui est Pierre Bournazel. Donc ça c'est assez rigolo parce que Gabriel il s'est pas présenté.
On avait beaucoup parlé de lui pour Paris. Il y a beaucoup de gens qui le poussaient à aller à Paris. Il a pas voulu y aller mais il a quand même soutenu Parchidati parce qu'il s'est fâché avec elle au moment des législatives partielles là parce que elle lui a piqué enfin c'est un LR maintenant c'est Michel Barnier au lieu que ce soit le poulin de Gabriel Atal qui devait passer et du coup enfin c'est une des raisons et du coup et ben il est plus il est plus avec Rashida et ils vont être tous les deux alors qu'ils sont adversaires présidentiel ensemble pour les municipales avec Pierry Bournal.
Merci à tous d'avoir participé à ce débat. Adé Zulfica Passit votre livre réhumaniser la société de l'absence c'est aux édition de l'aube et Jean Garrig les avoats de la République aux éditions Odil Jacob Valérie le câble on vous lit dans le quotidien lejournal.info. info.
À très bientôt sur sur ce plateau et sur l'antenne de de public sénat.
Édouard Philippe