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ChroniqueLCI (sur YouTube)· 23 octobre 2025 21 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Les Partis Pris : "LR ne sait plus où il habite !", “Pétrole, l'arme fatale de Trump contre Pouti...

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 30 %Défensif 60 %

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Il est 19h43, c'est l'heure des parties prix. Ce soir, Routel Crif pour la politique, Pascal Péry pour l'économie et Abnous Chalmani pour l'international. Bonsoir Abnous, ravi de vous retrouver comme tous les soirs.

On commence par la politique avec vous route. La droite à nouveau face au démons de la division qui ne sait plus où elle l'habite. Et ce où elle habite ce qui n'a pas échappé à CAC.

Je ne sais pas si vous avez vu ce dessin en une de l'opinion qui m'a fait beaucoup rire parce qu'elle elle fait la comparaison avec le cambriolage du Louvre. On va la voir un peu plus tard où on voit toutes les figures de la droite qui rentrent pour cambrioler et pour avoir la couronne la couronne des la primaire l'investiture du monde [rires] oui il y a du mond route. Alors on va commencer vous avez raison et c'est vrai qu'on a on s'est dit qu'on on on que le titre de cette chronique serait les républicains.

Le parti aler ne sait plus où il habite. On va commencer d'ailleurs par ces ministres, les ministres, six ministres qui sont au gouvernement et qui ont appris donc hier soir qui seront suspendus et non exclus. Ceux qui sont restés contre l'is président de leur parti, Bruno Rotaillot, ont donc bénéficié d'un surcis.

Vous les voyez, Rachati, Annie Jeunevar, des personnalités fortes de cette famille politique. Alors, on va si on s'arrête déjà sur cette décision, rien que cette décision, elle a fait l'objet d'une grande cacophonie. Dès l'annonce de leur maintien au gouvernement, Bruno Retaillot annonce qu'ils seront exclus mardi matin sur une radio.

Gérard l'arch qui en qui est très proche de de Bruno Rotaillot dit "Ah non, écoutez si dans 2 mois la politique budgétaire ne s'inscrit pas, j'allais dire dans l'essentiel de nos valeurs et alors se posera pour eux la question quitter le gouvernement ou ne plus appartenir à notre mouvement Donc vous bon donc voyez la veille c'était c'était donc il donne un surcil mais attendez c'est pas fini le lendemain dans une intervie au Figaro pour une répète il doit y avoir sanction et il y aura sanction et donc ça finit par ce vote d'hier soir avec une suspension voyez c'est juste un petit exemple où on a entendu toutes les voix possibles et imaginables avec des critiques de de ces par notamment de de ceux des ministres qui sont restés au gouvernement de toutes les de toutes parts. C'est sûr que celui qui ventait pendant un an la participation au gouvernement, c'est sûr que celui-là même on soit devenu le plus sévère contempteur n'aide pas non plus à la compréhension. Et cetrogliot marque bien le retour des divisions et des tempêtes dans ce parti qui pourtant il y a quelques semaines seulement semblait renouer avec la stabilité.

Tout avait commencé. Vous vous en souvenez évidemment le 5 octobre, dimanche soir, par un tweet de démission de Bruno Retaillot de son poste de ministre de l'intérieur. Et depuis, c'est un cauchemar éveillé que vit ce parti parce que Bruno Rota président est incontestablement affaibli et du coup toutes les divisions ressurgissent.

L'autorité de celui qui va retrouver son siège de sénateur est très contestée par les députés dirigés par son rival d'hier Laurent Voquier. Et tous les jours, ben on entend plusieurs musiques différentes sur tous les sujets. Exemple, encore un autre exemple.

Bruno Retaillot condamne le nouveau gouvernement mais Laurent Voquier et les députés ne votent pas la censure après le discours des politiques générales. Le président du parti menace de censurer, c'était hier dans le Figaro, sur un budget de gauche qui serait invotable. Laurent Voquier ce matin dit "Mais non, nous ne sommes pas du côté du chaos de ceux qui veulent à LFI au RN faire tomber un gouvernement." Bon alors en fait bah c'est un parti qui est revenu à la case départ avant l'élection triomphale de Bruno Rota à la présidence par 75 % des adhérents.

Il renoue clairement avec ses démons après une petite pause quand même finalement assez assez brève. Les personnalités qui se voi un destin sont repartis à la sol de la présidentielle. Laurent Veoquier, sèchement battu à la présid à la présidence du parti, reste bas dans les sondages.

Mais depuis qu'il a vu son rival fut de son piédestal, il se remet en selle et alors il se présente même comme le négociateur en chef avec le gouvernement. Il plaide pour l'apaisement dans le Figao encore d'aujourd'hui. Xavier Bertrand qui sort un livre, rien n'est jamais écrit, c'est le titre de son livre. lui ne cache pas que son ambition reste intacte.

David Lissard qui voulait carrément euh quitter LR avec son parti Nouvelle Énergie il y a quelques semaines signale sa présence. Coucou, je suis toujours là. Michel Barnier qui prône une candidature commune du bloc central pense à lui-même évidemment.

Et quand même Bruno Retaillot qui était le favori. Il annonce un Tour de France mais cette fois il redevient un candidat parmi les autres. Donc puis attendez, j'ai pas fini.

Il y en aura peut-être d'autres d'ici là hein. Moi je je vous donne une première préliste, hein. C'est pas c'est pas fini du tout.

Ça c'est le débat sur les personnes qui a ressurgé mais il y a le débat sur la ligne sur la ligne politique. Xavier Bertrand par exemple lui rejette toute relation avec le Rassemblement national. Écoutez-le.

Nous devons dire très clairement jamais d'alliance, jamais d'union, pas une voix pour les dirigeants et les candidats du Rassemblement national. ni LFI ni Rassemblement national. Je ne veux pas entendre ni LFI ni LFI seulement.

Et je je dis à celles et ceux qui sont tentés d'aller vers le Rassemblement national et ben qu'il gênent pas, qu'ils y aillent. S'ils viennent dans nos instances au bureau politique en venant dans une instance LR et en parlant et en pensant au Rassemblement national qu'ils y aillent. Vous voyez c'est assez assez fort.

Pourquoi ? Parce que en face, il y a un Laurent Voquier qui prône l'union de Gérald d'Armanin à Sarnafo. Il y a un Bruno Retaillot qui fondre son image sur le discours qu'il a tenu comme ministre de l'intérieur sur l'immigration, sur l'Algérie et qui avait dit aussi pas une voix pour la gauche dans l'élection partiale du Tarnégaron.

Certains en ont conclu qu'il ne verrait pas d'un si mauvais œil un rapprochement avec le Rassemblement national mais même ça c'est pas si clair. Donc enfin quand on dit qu'ils sont ils savent pas où ils habitent, on est pas loin de la réalité. parce queen plus ils sont coincés entre Horizon et Renaissance sur leur gauche et puis par Eric Sioti le reine sur leur droite.

Donc on se demande quel espace ils peuvent occuper alors qu'il renouait avec les succès électoraux aux élections partielles. C'est un malheureux tweet qui a de nouveau libéré le diable de la lampe voyez et qui a réveillé les rancunes qui en fait dormaient que ne dormait que d'un œil. On a retrouvé le dessin de CAC qui fait écho à ce que vous dites route avec la métaphore sur le cambriolage du Louvre.

On a retrouvé le dessin c'est promis he ça va arriver en une de de l'opinion parce que voilà chez les LR le bal des prétendants est ouvert et voyez là ça vient de tous les côtés. Alors la porte, la fenêtre même voilà mais c'est c'est c'est pour pour la désignation mais pour le fond sur le fond aussi ça part dans tous les sens. Je pense que c'est ça, c'est la question à laquelle ils sont encore incapables de répondre, c'est qu'est-ce que la droite républicaine aujourd'hui en France ?

Oui. Et c'est là où c'est cacophonique, c'est est-ce que c'est une droite républicaine libérale ? Je rappelle que les députés LR n'ont pas voté la retraite.

Ils se sont abstenus. Que donc alors et que là il ils gueulent en disant "Mais non, la retraite c'est important, il faut garder cette réforme que nous n'avons pas voté." Donc il y a quand même quelque chose où depuis quand même un bout de temps en fait, j'allais dire depuis manger des pommes de Jacques Chera qui est une forme de socialisation du RPR, on a un peu perdu.

Oui. Droite Nicolas Sarkozi, il a eu tout d'un coup une volonté de renouer à ce qui était la droite mais il a déçu et que finalement que reste-t-il du règne de Nicolas Sarkozy ? a pas grand-chose et on se retrouve avec une si c'est cacophonique c'est parce que ils ne sont incapables de se définir et de répondre à cette question simple.

On est incapable aussi de répondre qu'est-ce qu'aujourd'hui la droite républicaine ? Bien sûr et la question sera sûrement posée à Bruno Rotaillot, patron des LR, qui est l'invité ce soir de Darius Rochin à 20h45. Entretien exclusif, c'est la première fois qu'il prend la parole, qu'il répond à une interview depuis son départ du gouvernement 20h45 ce soir face à Darius Rochbain sur LCI.

On passe à l'économie avec vous Pascal. Est-ce qu'on est-ce qu'on va payer les conséquences des sanctions contre le pétrole russe ? Alors oui, il faut expliquer ce qui se passe hein.

Le le président Poutine refuse d'arrêter cette guerre insensée. Donald Trump qui parle hein contre l'Ukraine. Et bien Caslan tienne.

Les Américains prennent un certain nombre de sanctions qui peuvent, vous avez parfaitement raison, avoir des conséquences sur notre vie quotidienne d'automobiliste pour ceux qui ont une voiture. Mais enfin le pétrole ne sert pas qu'à faire marcher les voitures, hein. On a besoin de pétrole, l'économie, l'industrie et cetera.

Alors, les États-Unis prennent donc des sanctions contre les deux principales compagnies russes, les compagnies pétrolières russes qui financent. Alors, c'est ce que dit Scott Bessen qui qui est le secrétaire d'État chargé du c'est le ministre des finances, il est chargé du trésor. Il dit voilà, elle finance les forts de guerre de la Russie, on va donc les frapper au portefeuille. première salve donc les États-Unis s'emprennent aux deux principales compagnies russes qui représentent plus de 50 % aujourd'hui des exportations de de pétrole russe.

Et sans surprise évidemment aujourd'hui les cours du brut ont augmenté de façon assez significative. Je vais quand même vous rassurer juste après. Le Brent a augmenté de 4,30 %.

On a un baril à 65 dollars, c'est parfaitement raisonnable. et le WTI euh aux États-Unis a augmenté lieu aussi autour de 5 % pour être à 61 dollars. C'est un mouvement à la hausse qui de mon point de vue devrait ne pas durer.

On est sur un petit plateau et vous allez voir que assez rapidement les prix devraient redescendre. Pourquoi ? Parce que on est dans une situation de rapport de force entre l'offre et la demande qui est très favorable à la demande.

Aujourd'hui, on produit plus qu'on ne consomme pour de nombreuses raisons. Je n'ai pas le temps de m'y arrêter. On va retenir par exemple que l'appareil de production chinois euh produit peu aujourd'hui.

La Chine est en difficulté d'abord parce qu'il y a des barrières doinières un peu partout. Il y en a aux États-Unis. On en paye d'ailleurs le prix nous les Européens puisque les Chinois cherchent à déverser leur surplus de production.

Mais en tout cas, l'industrie chinoise aujourd'hui est plutôt euh à l'arrêt. Donc on a ces deux entreprises euh qui sont euh sanctionnées aujourd'hui. Et il faut rappeler que l'économie russe fonctionne beaucoup, dépendante en tout cas est très dépendante aujourd'hui du prix des hydrocarbures.

Il y a deux choses dont elle dépend, c'est la quantité, la quantité produite. Quand je dis les hydrocarbures, c'est le pétrole et le gaz et le prix. C'est on estimait que en dessous de 65 dollars, l'économie russe ne se finançait pas.

Elle produit assez peu de valeurs ajoutées industrielles qui plus aujourd'hui avec les les sanctions. Alors les Russes eux se déclare immunisé contre ces sanctions. Oui.

Mais euh ça n'est pas certain. Je je vais en dire un petit mot après. Je simplement vous rappeler pour poursuivre ce chiffre qui est que nous consommons dans le monde aujourd'hui chaque jour 100 millions de barils.

Les Russes en produisent autour de 10 %. Mais l'embargo est en train de s'élargir. 1er point.

Deuxème point, la prime de risque sur les cargos, le transport, la logistique, elle aussi explose. Et il y a partout dans le monde, notamment l'OPEP plus dont les capacités des pays dont les capacités sont aujourd'hui peu utilisées, qui peuvent produire plus. Autrement dit, le pétrole russe peut-être substitué.

Alors, il y a deux questions qui se posent. D'abord, est-ce qu'il s'agit d'un coup de bluff ? Moi, je suis pas capable d'y répondre.

Un coup de bluff des Américains. Trump est-il sincère ? Il y a une certitude, c'est que ça lui fait pas plaisir de voir Poutine ignorer ce qu'il lui demande et l'objectif est sans doute de le ramener à la table de négociation.

La Russie n'a pas baissé la garde en Ukraine et ça doit agacer le président américain. 2è question, la Russie peut-elle s'adapter à ces nouvelles sanctions qui pour la première fois sont des sanctions directes contre des entreprises russes ? Je vous dirai oui sans doute parce que les Russes ont des circuits parallèles.

Il y a des intermédiaires, la Turquie, l'Inde, la Chine, mais il me semble que l'exercice d'évitement va devenir de plus en plus périlleux et que les coûts induits vont probablement croître pour l'économie russe. Je vais terminer avec ce chiffre. Le c'est le thermomètre du PIB. la valeur la valeur ajoutée produite.

On dit que la Russie a le PIB de l'Espagne. C'est vrai, sauf que la Russie c'est 150 millions d'habitants, l'Espagne c'est 49 millions. Ouz, tôt ou tard, tôt ou tard, la Russie finira par payer le prix de euh ses conquêtes territoriales.

Merci Pascal. Démonstration implacable. On va passer à vous, Abnous, pour l'international.

C'est un mouvement que l'on n'a pas vu venir partout dans le monde. La génération Z. fait entendre sa voix de l'Amérique latine à l'Asie en passant par la Russie.

Des jeunes réclament un avenir plus juste. Mais oui, c'est l'année 2025 et est en train de devenir l'année de la protestation. C'est ça a commencé l'été 2024, c'est sans précédent.

C'est que des manifestations menées par la génération Z. Donc celle qui est née entre 1996 et 2012. Elle a déferlé sur le monde.

Elle a touché les continents asiatiques, africains et américains. Et en additionnant, c'est là où on se rend compte de l'ampleur de la chose. En additionnant les populations de tous ces pays qui ont connu ces soulèvements majeurs, on arrive à environ 790 millions de personnes, ce qui est quand même une part négligeable de la population mondiale et ce qui fait potentiellement de ces soulèvements la plus grande vague de révolte de l'histoire humaine.

C'est et comme c'est simultané, c'est d'autant plus impressionnant. En réalité, tout a commencé au Sri Lanka. C'était entre mars et juillet 2022 avec le mouvement de l'argalagalaya, la lutte en français.

Étranglé par la crise du Covid-19, une dette colossale, l'île de 22 millions d'habitants a subi pendant des mois des coupes pures d'électricité qui pouvaient aller jusqu'à 12h par jour. euh des pénuries de médicaments, mais vraiment dramatiques. Donc on trouvait absolument pour rien que rien pour se soigner et des heures d'attente devant les stations services et il a fallu 5 mois aux jeunes srilanquais pour éjecter le clan Rajap dirigeait le pays depuis plusieurs décennies.

Et c'est à partir de cet exemple Sri Lankais qu'on est qu'on qu'on tombe sur la July Révolution qui est la révolution de la génération Z du Bangladesh. Et là ça a commencé, c'est là où c'est intéressant, ça a commencé avec une prétation étudiante comme il y en a toujours sporadiquement un peu partout contre un système de quota scandaleux qui réservait 30 % des postes de la fonction publique aux combattants de la guerre d'indépendance de 1971. et c'est parti de là et ils n'ont plus quitté la rue.

Le régime de Sheassina au pouvoir depuis 15 ans mais son père avait déjà été au pouvoir avant a ordonner une répression brutale a ordonné qu'on tire à balle réelle sur la population donc c'est 600 et 1000 étudiants tués à bout portant et près de 2000 arrestations. Mais le mouvement n'a pas affaibli, c'est que ça n'a rien changé. Il a fallu 6 semaines seulement au Bangladé pour chasser à SINA qui a fui vers l'Inde euh en en août 2024 et le 5 août 2025, la Révolution a reçu une reconnaissance constitutionnelle avec l'annonce de la déclaration de juillet et là ce fut la première en fait c'est la première révolution réussie la génération Z puisquelle aboutit sur une constitution qui a été écrite par cette génération et puis ça s'arrête plus le sex du Bangladesh.

C'est ça qui a inspiré le Népal, le Népal qui a inspiré Madagascar et Madagascar qui a inspiré le Maroc. Et je peux encore ajouter l'Indonésie, les Philippines, le Timor oriental, le Kenya, le Togo, le Pérou, les Maldives, la Corée du Sud ou encore la Mongolie et encore d'autres, mais j'ai pris ceux où les mouvements ont vraiment abouti à un changement de de visage. Et malgré la diversité géographique et culturelle, comme vous pouvez le voir, ces mouvements, ils en partagent les causes qui sont remarquablement similaires. les inégalités économiques croissantes et surtout le taux de chômage des jeunes, il est de 20 % au Népal, il peut monter jusqu'à 35 % à Madagascar. la corruption endémique et le népotisme sont devenus insupportables.

C'est là euh le phénomène des népoquides, les enfants du népotisme qui eux vivent des vies complètement en décalage avec le reste de la population et c'est des populations en majorité jeunes. Les infrastructures défaillantes, je parlais de l'absence d'électricité euh au euh au Sri Lanka mais à Madagascar coupeur d'électricité 12h et pénuri de chronique et quand je dis chronique, je devrais dire quotidienne pouvant encore ajouter la surproduction des élites. Une génération éduquée mais frustrée par l'absence de perspective correspondant à ses qualifications.

Le Maroc est l'exemple le plus flagrant. Taux de chômage global de 12,8 %. Chômage des jeunes 35,8 chômage des diplômés universitaires qui dépassent les 19 %.

Ça dit tout et vous retrouvez ça dans d'autres pays. Et bien sûr la génération J partage le même mode opératoire et ça c'est la révolution technique. C'estàd que tout ça passe par les réseaux sociaux et tout on se rend compte de l'importance de ces réseaux sociaux à quel point ça peut être un outil. révolutionnaire et que le problème ce n'est comme d'habitude pas l'outil mais ce que nous nous en faisons.

Et si nous aussi ici nous sommes trop paresseux et et qui nous sommes devenus incapable de réfléchir avec ces outils, bah les autres sont capables d'en faire quelque chose. Il y a aussi autre chose que je trouve passionnante, c'est la transformation de symboles culturel populaire en outil de protestation. Et évidemment, le plus en platimatique, c'est le Jolly Roger au chapeau de paille de One Piece.

Ça a commencé en Asie mais ça s'est répandu, on le retrouve même au Maroc mais ça avait commencé en 2014. En 2014, c'était le geste des trois doigts inspirés de la sé de la série Hunger Games pour marquer la protestation contre euh la la l'autocratie. Ça s'est répondu en Thaïlande après le coup d'état, réapparu en Birmanie après le coup d'état de 2021 jusqu'au euh l'ambassadeur de Birmanie qui a fait ce geste devant les autorités chinoises sur les bancs de l'ONU.

C'est énorme. Donc maintenant la grande question c'est le paradoxe de ces mouvements-là. C'estàd que cette génération, elle possède le pouvoir de renverser ses dirigeants, mais est-ce qu'elle est capable d'offrir une suite, de gérer de gérer ?

Et là, la New York Times dans un de ces éditaux, je trouvais ça qui était très intéressant les je cite, "Les jeunes révolutionnaires de la Gen Z possèdent une véritable influence. Cependant, il manque de la capacité de diriger les mouvements qu'ils ont initiés ou de garantir que ces efforts mèneront à des améliorations tangibles de leur vie." Et la grande question, c'est est-ce que les bouleversements qu'ils amènent sont structurels ?

C'est qu'est-ce qu'on va enfin voir la démocratie s'installer ces jeunes pouvoir accéder aux responsabilités une nouvelle génération de politique netre ou est-ce que c'est juste une tête qui change mais fondamentalement structurellement ça reste les mêmes. Et on a deux exemples qui qui disent un peu ce ce paradoxe à Madagascar. Effectivement le régime civil a été remplacé par un régime militaire mais concrètement on ne voit pas de changement réel dans les dans la structure étatique de ce pays-là.

Et on a le Bangladesh et c'est l'économiste et prix Nobel de la paix Mohamed Youunous qui est à la tête d'un gouvernement intermédiaire et ça ça veut dire espoir. Donc c'est ça qui est passionnant je trouve avec ces mouvements-là, c'est que il y a vraiment de tout mais il y a quand même euh une génération connectée qui peut se comparer au reste du monde et qui n'en fait pas n'importe quoi, qui est éduqué, qui a eu accès aux universités et qui peut représenter un avenir. Mais maintenant reste à savoir s'ils ont assez d'outils et assez de patience et de volonté pour remplacer des systèmes qui pourrissent.

Moi, ça me fait penser au printemps arabe ou qui on lever un espoir immense dans ces un certain nombre de pays ou mais regardez le Bangladesh. Non, mais vous avez raison, c'est un très bon exemple. Non non mais je suis d'accord mais et qui enlevé un espoir immense dans un certain nombre de pays et et qui n'a pas abouti pas abouti mais voilà c'est la même chose parce que c'était c'était aussi extrêmement spontané non non les printemps arabes il y avait derrière qui attendait depuis 40 50 ans les islamistes qui n'attendaient qu'une chose et qui étaient les seuls organisés là on se retrouve dans des pays où aucun parti d'opposition n'est aussi organisé et n'attend depuis aussi longtemps les islamistes ça faisait 50 ans qu'ils étaient là en train train d'attendre derrière la barricade, on dira bon le prochain coup on est les seuls à être capable d'avoir les l'inf les les possibilités de faire quelque chose.

Donc c'est ça qui est ça change moi je suis pleine d'espoir. Moi aussi je suis pleine d'espoir. [rires] Finissons le jeudi avec plein d'espoir.

Moi je Merci beaucoup merci route, merci Amnous et merci Pascal. Yeah.