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Podcast / conversationFrance Culture (sur YouTube)· 18 mars 2019 28 minComplaisantActualité / polémiqueSolidarités & familleTravail & emploiÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

#GrandDébatDesIdées, 5e partie : les salaires, les inégalités de genre, la fonction présidentielle

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 20 %Défensif 50 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Quels sont les mécanismes d'innovation technologique qui aggravent les inégalités dans le travail ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Comment expliquer le mal français selon vous ?

  • 20:00OuverteRéponse directe

    L'État est-il trop présent ou trop absent en France ?

  • 25:00OuverteRéponse directe

    La fonction présidentielle concentre-t-elle trop de pouvoirs ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00Fait
    « nous avons à plusieurs reprises en France pris des décision avec une quinzaine d'années de retard »
  • 18:00Fait
    « la France est un pays très inégalitaire pas en terme de revenu non en terme de statut »
  • 22:00Fait
    « l'Europe a été pensé comme un projet de paix de prospérité de liberté mais où il y avait l'idée d'une convergence »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

après euh charge sociale et prélèvement à la source euh donc je ne vais pas vous parler de de depuis un endroit euh inquiétant mais mon inquiètement le pays se trouve juste derrière arange euh agondange et euh etonoui il s'agit du Luxembourg et depuis ce lieu d'observation de la lotarinjie du Nord et de nos difficultés françaises je bénéficie d'un contraste observationnel assez assez inquiétant sur les sur ce que nous avons vu au cours des mois récents c'est-à-dire une intensification des frustrations collectives à un point qui qui qui qui me semble avoir été sous-estimé au cours des années récentes je ve dire par là que l'ensemble des propos que nous avons tenus sont inquiétants mais je crains simplement que la puissance publique s'est trouvé assez souvent en situation de de se lancer dans un biais d'optimisme pour tenter de mieux maîtriser une situation qui se disloque progressivement tout à l'heure j'ai kepppel parlait des vibrations du sol et les vibrations du sol français du point de vue des dynamiques sociales relève de de questions extrêmement d'une nature extrêmement inquiétante et je voulais surtout insister sur le fait que au cours des années récentes nous avons trop souvent ignoré le caractère de monté par capillarité des difficultés sociales en France à l'instant nous parlions des difficultés sociales de nos jeunes doctorants ce ne sont malheureusement pas les seules difficultés que l'on mesure dans ce pays ce sont malheureusement des difficultés qui remontent progressivement voilà 31 ans on inventait le le le revenu au minimum d'insertion nous avons à plusieurs reprises en France pris des décision avec une quinzaine d'années de retard et je voudrais juste insister sur le fait que par un manque peut-être de précision dans les diagnostics sociaux que nous faisons aujourd'hui nous risquons encore une fois d'avoir 15 ans de retard sur les urgences sociales juste pour pour pour insister sur sur ce point en fait quand quand nous parlons aujourd'hui des des gilets jaunes nous parlons nous avons tendance à parler d'une minorité en situation de de de rébellion sociale j'insiste simplement sur le fait que tout un ensemble de enfin nos concitoyens pas simplement en Lorine mais eu même à l'intérieur de de de de Paris intramuros constate depuis 40 ans la stagnation du salaire médian nous constatons depuis longtemps une dévalorisation un déclassement social des titres scolaires la licence ne correspond plus à une entrée certaine dans le monde des cadres nous sommes dans une situation où le déclassement social par rapport au logement et n'est pas simplement partagé par les doctorants qui reviennent de de l'étranger il est simplement le fait que en 1984 un salaire médian dans Paris permettait d'acheter 9 m²r aujourd'hui un salaire médian dans Paris ne permet plus d'acheter que 3 m²r il existe un déclassement social généralisé systémique à l'instant vous avez parlé d'une situation de popérisation de l'intégralité du système c'est effectivement ce à quoi nous nous assistons récemment et euh il existe aujourd'hui une déprise progressive des classes moyennes salarié par rapport à leurs conditions d'existence si maintenant même les retraités qui ne sont très loin d'être la population le plus à risque de pre de pauvreté aujourd'hui se rebelle il me semble effectivement qu'il y a urgence à prendre vraiment conscience de l'intensité des frustrations sociales qui existe aujourd'hui et à répondre àes ces frustrations extrêmes merci vous ref l'idé vous Modz l'idée à l'instant de relance économique il s'agit de la nécessité d'une relance civilisationnelle et d'un retour à une question centrale qui a été portée par Victor Hugo le travail fier mais dur mais surtout le travail dont le salaire net rapporte nous sommes dans une situation où de nombreux jeunes aujourd'hui constate l'existence de l'invention du travail gratuit dans de grand nombre dans un grand nombre de secteurs de l'activité humaine ces jeunes affamés les jeunes générations que nous voyons poindre au sein des classes moyennes supérieur classe moyenne supérieure du point de vue du diplôme classe paupérisée du point de vue du revenu nous amène aujourd'hui en France à nous interroger sur le réinvestissement dans l'ordre publici et sécurité publique comme grande urgence je pense surtout qu'il est important de Ré investir dans une forme de de refondation nationale je pense à soniasen nous avons ici dans ce pays un besoin urgent de réorientation notamment économique mais aussi de valeur de façon à ce que le travail jeune d'aujourd'hui soit de nouveau possible dans ce pays merci beaucoup Louis Chauvel Christine Erel vous dirigez le Centre d'études de l'emploi et du travail au knnam peut-être un une remarque là-dessus merci monsieur le Président pour votre invitation et donc moi je souhaiterais revenir sur la question des inégalités dans l'emploi et au travail puisque comme cela a déjà été souligné dans cette soirée les gilets jaunes sont pour un grand nombre d'entre eux des gens qui sont en emploi et donc je pense qu'il est important de se poser ces questions sur les inégalités qu'ils vivent dans leur situation de travail et d'emploi alors ceci dans un double contexte je pense que le contexte actuel est marqué d'une part par des mécanismes d'innovation technologique qui ont tendance à être biaisés en faveur des plus qualifiés donc les plus touchés par les destructions d'emploi par les transformations des emplois sont les moins qualifiés aujourd'hui et puis le contexte français marqué aussi par un niveau de chômage élevé qui met la pression sur ceux qui sont en emploi et qui rend difficile pour eux souvent la capacité de négocier de discuter de leurs conditions de travail et d'emploi alors dans ce contexte là je voudrais donc souligner trois types de problèmes en matière d'égalité d'inégalité dans le travail et l'emploi un premier type de problème concerne les enjeux de qualité de l'emploi alors en France pour avoir une note positive on a réussi à contenir jusqu'à présent la croissance des inégalités de salaire que l'on observe dans de nombreux pays occidentaux et ce sans doute grâce au salaire minimum grâce aussi au mécanismees de négociation collective qui ont joué très fortement sur ces évolutions euh donc ça c'est un point positif parmi les points plus négatifs on a observé malgré tout en France une croissance de formes d'emploi qui sont des formes précaires en particulier donc au sein des contrats à durée déterminée on a noté ces dernières années une croissance des contrats de durée très courte qui ne permettent pas donc aux gens d'avoir une projection dans l'avenir et euh donc d'avoir une vision positive sécurisante de leur travail euh de la même manière on constate aussi un usage des nouvelles technologies dans certains cas dans certaines entreprises ça n'est pas toujours le cas un usage des nouvelles technologies qui va vers un nouveau terorisme qui a tendance à décomposer à fragmenter les tâches à surveiller à contrôler et ça ce sont des choses qui sont effectivement très mal perçues par les salariés dans leur emploi en fait c'est un peu comme s'il devenait des robots au service de la machine avant même d'être peut-être un jour remplacé par ces robots euh donc ça ce sont des des des points effectivement qui sont des points inquiétants sur lesquels les des des solutions existe certainement solutions qui doivent être aménagées dans les entreprises donc la question par rapport à ce sujet c'est de savoir comment accompagner comment aider effectivement les entreprises à entrer dans cette logique de d'accompagnement vers une meilleure qualité de l'emploi et du travail alors certains outils ont été un petit peu évoqués tout à l'heure par exemple la responsabilité sociale des entreprises je pense que c'est c'est effectivement un point central en France elle reste elle reste malheureusement contantonnée aux grandes entreprises il y a très peu d'outils de ce type qui sont utilisés dans les petites et moyennes entreprises alors que par exemple en Allemagne ils le sont davantage donc je pense qu'il une réflexion sur cette question est vraiment très importante j'aurais deux autres points un petit peu plus rapides le second c'est oui en ce qui concerne toujours ces inégalité dans le travail la question des inégalités d'accès à la formation professionnelle les réformes récentes ont mis la formation professionnelle au cœur des politiques de l'emploi comme un outil de progression dans les carrières pour les pour les individus et de ce point de vue on ne peut qu'être d'accord ensuite la question qui va se poser c'est la question de l'accès effectif à ces dispositifs de formation professionnelle puisqu'on sait aujourd'hui que les inégalités sont fortes en terme de niveau de qualification initiale en terme de genre en terme de situation dans la vie familiale et personnelle il y a beaucoup d'obstacles il y a beaucoup de barrières à la formation euh parmi les plus simples par exemple le le fait d'avoir accès à des services de garde d'enfants euh qui peuvent éventuellement avoir des horaires adapté le fait de pouvoir prendre des transports avec un coût suffisamment faible pour pouvoir suivre ces formations donc la question des inégalité d'accès est une question fondamentale et donc il me semble que là aussi des points ça doit être un point de vigilance dans la mise en œuvre de ces politique de formation et un tout dernier point on n'a pas parlé jusqu'à présent ou très peu il me semble des inégalités de genre euh or aujourd'hui est paru dans le cadre du Printemps de l'économie un sondage qui montre que 57 % des Françaises et un peu moins de 50 % des de la totalité des Français interrogés pensent que les inégalités de salaire dans les entreprises ne disparaîtront jamais il me semble que c'est un point là aussi qui soulève des questions puisqu'on a effectivement de très nombreuses politiques qui ont été donc mise en œuvre dans cette direction ce qui est bien sûr une bonne chose mais visiblement pour l'instant elle n'ont pas convaincu or je pense que dans les gilets jaunes comme vous l'aveiez dit tout à l'heure monsieur le Président il y avait effectivement aussi des femmes isolées en situation de famille monoparental et donc ce cette question de l'égalité salariale femme homme est une question fondamentale aujourd'hui justement nous avons une chercheuse qui travaille là-dessus c'est réane Sénac réane Sénac vous avez la parole alors tout d'abord merci pour cette invitation qui est vraiment intéressante puisquelle interroge les liens entre le politique la re cherche et l'économie on le voit bien elle interroge les liens entre le pouvoir et le savoir les spécificités françaises les questions de plus de globalisation le débat d'idée mais aussi le rapport à l'action et on voit bien que ça montre un verersant du du politique qui est plus comme le dit l'historien John Scott la négociation de l'impossible que la gestion du possible hein vous avez parlé monsieur le Président d'une démarche qui dépasse la question des symptômes et qui trava sur la transformation des des causes euh si on veut parler en particulier de la question des inégalité ce qu'il y a de de central et je vais en venir bien sûr à la question de l'égalité femme homme mais plus largement ce qu'il y a de central c'est que l'égalité dans l'ordre lexical républicain pour reprendre John rolls c'est notre principe premier et la manière dont nous sommes interpellés aujourd'hui euh à la fois les politiques mais aussi les intellectuels et je trouve ça intéressant C cette idée que les intellectuels feraient le lien entre la recherche et les principes c'est sur l'application de ce principe premier on voit bien et iren Terry l'a abordé que sur autour de la question de l'égalité femme homme se joue un enjeu très complexe qui est l'enjeu de pointer quelque chose qui n'est absolument pas confortable qui est le fait de faire le procès de nos principes pour en être à la hauteur comment notre République peut arriver à S icip d'un récit historique et d'une histoire qui a exclu théoriquement juridiquement en particulier les femmes du contrat social du droit de vote d'éligibilité mais aussi de tous les les autres droits pour le porter comme notre présent et une forme de cohérence vis-à-vis de notre passé c'est pas parler de rédemption ni de rapport victimaire avec notre passé mais c'est d'arriver à porter fièrement une république cohérente vous avez parlé de la place des femmes auprès des au sein des des gilets jaunes c'est intéressant parce qu'en effet parmi les travailleurs pauvres une majorité sont des femmes parmi les pauvres les femmes sont sont majoritaires et on voit que l'égalité femme homme est éminemment politique de la même manière que l'égalité entre les orientations sexuelles alors je vais rapidement he c'est politique à plusieurs titres politique parce que ça dit l'importance de ne pas avoir peur du dissensus et de ne pas être à la recherche perpétuelle du consensus on a bien vu autour de l'opposition à l'ouverture de mage civil au couple de personnes du même sexe qu'il n'y a pas consensus sur ce qu'est la République ou ce qu'elle doit être il y avait ceux qui défendaient une conception de la de de de la République comme vectrice de complémentarité et comme un héritage assumé de l'hétéronormativité et puis celle et ceux qui défendaient au contraire le fait que la République c'était la lutte contre les discrimination et l'application de l'égalité à toutes et à tous donc on voit là qui a qu' a une conception d'une d'une d'une république Patrice le deuxième point qui est éminidemment politique dans ces démarches c'est qu'on passe d'une conception individuelle du ressenti des discrimination du sentiment d'injustice on l'a vu aussi autour du mouvement Mitou cette idée que je subis des injustices au nous au nous solidaire et collectif vers l'action et c'est là où on est vraiment en lien entre l'idée et l'action trisème point c'est le rôle du droit on l'a assez peu abordé on l'a abordé pour la protection de l'État de droit la protection de la démocratie libérale mais le rôle du droit me semble essentielle vous parliez d'inégalité salarial en effet les inégalités salariales sont l'injustice qui est la plus considérée comme la plus grave par nos nos concitoyens et ce qu'il y a d'intéressant c'est que pourtant elle est dans notre Code civil à travail égal salaire égal dans notre code du du travail pardon à travail égal salaire égal depuis 1972 il y a eu différentes lois euh et aujourd'hui on peut se féliciter qu'il y ait un index qui intègre cet enjeu et en même temps euh là où je je trouve qu'il y a une limite c'est que cet index il met ensemble des obligations légales l'égalité salariale à travail égal mais aussi le fait d'avoir une augmentation de salaire égale à la moyenne pour les femmes qui revennent de congé maternité et puis d'autres qui ne sont pas de l'obligation légale il donne encore 3 ans de surcis aux entreprises qui ne respectent pas le droit donc je suis d'accord avec vous je finis je suis d'accord avec vous sur l'importance d'impliquer les entreprises avec la responsabilité sociale des entreprises et aussi la responsabilité environnementale mais n'oublions pas que le droit c'est ce qui dit à la fois ce qui est juste la norme mais ce qui se donne la les moyens de l'appliquer par la sanction sinon on est dans un droit hors la loi et souvent en ce qui concerne l'égalité on est dans un droit hors la loi et sur les questions d'égalité femm hommes il faut aussi et vous l'avez dit monsieur le Président ne pas être dans un double standard et ne pas avoir une exigence plus grande pour des communautés qu'on va juger non conforme et alors que nous sommes à nous trouver des excuses pour ne pas appliquer encore aujourd'hui ce droit qui est dans notre loi depuis quasiment 50 ans un dernier point il y a le rôle du droit dernier dernier on n'est pas nombreuse alors on tient un peu la parole he le pouvoir et le savoir c'est ça euh juste le dernier point c'est pour pouvoir porter des politiques et être à l'auteur de nos principes et en particulier de ce premier principe qui est le principe d'égalité il faut des moyens et là-dessus vous avez fait de l'égalité femmes hommes la Grande Cause Nationale du quinquena et je trouve que c'est c'est ça c'est c'est quelque chose qui est essentiel mais pour que ça ne soit pas de l'ordre du symbole il faut maintenant se donner les moyens aussi bien dans la lutte contre les violences dans l'application de l'égalité salariale en Espagne il y a eu un Pact pour pour avoir 1 milliard d'euros pour lutter contre les violences fates aux femmes donc soyons la hauteur de nos principes et c'est un engagement qui demande des pr merci beaucoup ré sac on continue sur les inégalités de pauvreté avec Julien Damont alors moi je vais prononcer un seul mot mais il est compliqué à prononcer c'est gilet gonologie je pense que nous faisons un exercice extraordinaire de gilet geonologie oui j'ai inventé le terme néologisme et qui m'épate parce que depuis le début de ce mouvement on a à la télévision et maintenant à l'Élysée l'ensemble des intellectuels qui sont là pour nous dire combien ils ont toujours eu un peu raison et combien leurs propositions peuvent remplir l'ensemble des problèmes de la société française maintenant dans ce que j'ai entendu là au-delà des questions de pauvreté j'ai quand même l'impression que on veut investir dans l'enfance dans la petite enfance très bien on veut investir dans la recherche c'est normal du côté de la recherche et du monde des intellectuels et on veut investir pour le changement climatique tout le monde dit ah il y a plein de mots qu'on a pas prononcé il y a un mot qu'on a pas trop prononcé c'est celui de contraintes économiques et un autre peut-être qui est souvent prononcé lui sur les ronds-points c'est celui du pouvoir d'achat alors mon petit mot personnel au-delà de la J gonologie je vous invite à essayer de le dire c'est compliqué c'est une grande crainte sur la capacité qu'on a à réconcilier justement ces pauvres qui se sont peu mobilisés qu'il s'agisse des pauvres des quartiers des pauvres des bidonvillees des pauvres qui perdu dans les minimas sociaux ne s'en sortent pas et cette classe moyenne qui s'est mobilisée et ce sous une contrainte extraordinaire qui est celle des fonds publics un effort a été fait pour la classe moyenne est-ce qu'il est possible faire un autre en direction des moins favorisés merci Julien Damon lticia strous Bonard votre point de vue en en gilet jaunologie effectivement c'est compliqué monsieur le Président de la République mesdames messieurs je voudrais partager avec vous une hypothèse sur les causes de ce que j'appelle le mal français ce mal qui éclate au grand jour depuis quelques mois mais qui nous le savons ne date pas d'hier j'habite Londres et voici ce que j'entends régulièrement de la part d'expatriés français en France on ne vous don pas votre chance tout est compliqué ici je ne parle pas de trader mais de chauffeur de taxi de caviste d'assistante maternelle qu'est-ce que le mal français d'où vient-il dans les diverses revendications qui se sont exprimées ces derniers mois je retiens une chose les Français veulent plus d'État et moins d'État ils veulent moins d'impôts et plus de services publics c'est une contradiction évidente à cette contradiction s'en ajoute une autre l'État en France est supposé toujours trop peu présent trop peu protecteur alors qu'il est parmi les états les plus présents et étendus du monde occidental je pense que ces contradictions sont révélatrices d'une tension qu'il faut prendre au sérieux car elle est profonde si nous ne savons répondre à l'insatisfaction sociale que par la détastation de l'État doublé de l'appel à l'état c'est bien que quelque chose ne tourne pas rond comme si nous avions été dépossédés de tout autre moyen d'action d'où mon hypothèse parce que l'État en France est omniprésent trop centralisateur trop uniforme il a fini par confisquer la société civile et l'expression saine de celle-ci ce mal français le fruit de notre histoire nous savons à quel point depuis le temps des rois absolus l'État a politiquement et administrativement centralisé le pays comme nulle part ailleurs écraser les particularités régionales proposer l'ordre en échange de l'uniformité pour qu'on me comprenne bien je ne suis pas libertarienne je pense que l'État a de grandes vertus historiquement l'État fut un moyen exceptionnel pour organiser un monde anarchique l'État soutient les plus démunis l'État soutient la France et l'uniformité d'un pays permet de construire du commun mais il y a un problème dans le cas français c'est comme si chez nous l'État n'était pas seulement le fruit d'une simple délégation de pouvoir mais un léviatant nourricier qui avait confisqué à ses citoyens davantage de liberté que nécessaire voilà très brièvement pour les causes quelle conséquence d'abord chez nous l'État n'est plus considéré comme une entité régalienne mais comme un pourvoilleur de service il nous a d'une certaine façon trop pris pour que nous le tolérions sous sa forme régalienne comme si sa dette en ver nous était inextinguible nous considérons qu'il nous doit perpétuellement des choses et d'une certaine façon c'est vrai je vois d'autres conséquences trois la première est que la France est un pays très inégalitaire pas en terme de revenu non en terme de statut notre état pour acheter la paix sociale à institutionnaliser le corporatisme distribuant validant protégeant les statuts les fonctionnaires les métiers protégés un chômage et une retraite très élevée pour certains misérable pour d'autres la grande école versus l'université le C di versus le CDD sans parler de tous les avantages divers auquels on peut accéder selon le réseau de connaissance dont on dispose il faut ajouter à cela bien sûr les inégalités territoriales les vraies inégalités résident dans ces différences la deuxième conséquence est que la France est un pays politiquement fragile parce qu'il est beaucoup trop centralisé pourquoi parce que la décentralisation permet de faire des erreurs locales qui ne pent pas à conséquence c'est impossible dans un pays centralisé la décentralisation permet aussi de demander des comptes aux élites or ce n'est pas le cas en France en fait le système français n'est pas résilient parce que ceux qui prennent de mauvaises décisions pour le pays l'élite n'est jamais sanctionné pour leurs erreurs et un troième et j'ajouterai une troisème conséquence la France a fabriqué des laisser pour compte du Mérite réussir en France c'est avoir de bonnes notes à l'école exercer une profession exigeant des capacités cognitives l'étatisme a aggravé ce problème au sens où l'État en apposant la le saut de la respectabilité sur les professions qui lui sont liées à dévaloriser toutes les autres autres faire de l'argent travailler avec sa main en France ça n'est pas valorisé à ces trois mots répondent trois conséquences le ressentiment social un fort anti-élitisme un manque de reconnaissance merci je sais ce qu'on me répondra que je veux sacrifier les service public et livra les pauvres français à l'horrible loi du marché mais c'est un contresens je pense qu'il est grand temps que quelque chose se passe que l'État central soit là où on l'attend mais aussi qu'il permettent enfin aux Français d'être maître de leur destin individuel je vous remercie merci laticia strosbonard peut-être une réaction un peu différente un constat Gill Finkelstein vous dirigez la Fondation jean-joress merci Guillaume Herner l'heure tourne donc je vois que la fatigue peut gagner et et l'impatience aussi donc je vais nous compons sur votre esprit synthétique g donc je vais être bref au risque d'être lapidaire je voulais intervenir sur l'Europe puisque au début il y a 4h de cette réunion monsieur le président vous disiez que ce que nous sommes en train de faire c'est redéfinir le projet un projet national et européen donc je voulais parler de l'Europe et je vais d'ailleurs le faire mais puisque vous nous avez invité à ce que ce soit autant que possible une conversation ce qui n'est pas facile non pas parce que nous sommes ici mais parce que nous sommes nombreux je voudrais rebondir sur trois sujets qui ont été évoqués je vais le faire vraiment d'une phrase pour essayer de d'exercer un droit de de suite le premier est sur la démocratie et les institutions et notamment sur la fonction prés présidenti vous avez dit que vous étiez le le dernier à pouvoir vous exprimer sur le sujet c'est possible mais vous êtes aussi le premier à pouvoir agir et donc ma question est pas de savoir sur la durée du mandat ou les pouvoirs mais c'est est-ce que vous avez le sentiment 2 ans après votre élection qu'il y a une excessive concentration des pouvoirs autour du président de la République deuxè question sur la méthode de gouvernement dans un pays qui plus qu'ailleurs alise la loi la même loi pour tous la une loi pour toujours vous avez prené l'expérimentation et l'évaluation et à plusieurs reprises on a pu avoir le sentiment que vous étiez en réalité un peu plus hésitant sur l'expérimentation lorsque ce sujet est évoqué par par Daniel Cohen ou par Agath CAG sur l'expérimentation du reven du revenu de base en invoquant le risque de différenciation qui est lié à l'expérimentation et sur l'évaluation lorsque cette question a été posée pour pour l'ISF à dire que en fonction de l'évaluation et bien des des conséquences pourraient en être tiré donc est-ce que vous croyez toujours à l'expérimentation et à l'évaluation enfin dernier rebond sur la question des inégalités euh et notamment de cette question des droit de succession qui a été évoqué à plusieurs reprises durant la campagne présidentielle vous avez essayé essayer de faire pivoter le débat sur les inégalités en passant de la redistribution à l'émancipation de l'égalité des conditions à l'égalité des chances et dans cette optique là la question des droits de succession aurait pu avoir toute sa place dans votre projet or à plusieurs reprises et ce soir encore vous avez semblé modérer votre enthousiasme là-dessus et donc ma question est d'essayer de comprendre quels sont les les raisons est-ce que c'est une raison philosophique vous avez le le sentiment qu'il faut pouvoir transmettre le fruit de son travail est-ce que c'est une raison technique vous avez considéré que l'équilibre actuel est satisfaisant ou est-ce que c'est fondamentalement une raison politique vous considérz que les conditions ne sont pas réunies merci gilfingelstein nous av il y a une question il y a une question vous l'avez posé on va laisser le président de la République répondre merci beaucoup non beaucoup de sujets ont été abordés je vous remercie d'avoir replacé aussi les sujets de de de justice de travail au cœur au cœur de ce débat et de et et de pauvreté alors je vais répondre évidemment aux questions de kstein je voulais dire quand même d'un mot bon je j'ai j'ai pris j'ai pris votre point et une comparaison je suis pas sûr que la comparaison luxembourgeoise soit la plus signifiante aussi parce que un système de marché intégré en effet favorise le petit acteur mobile mais si vous avez besoin d'aller chercher le travailleur modeste luxembourgeois il habite côté français il existe c'est plus difficile d'être le transfrontalier de la France dans beaucoup d'endroits sur ce secteur là et donc on voit bien les limites en tout cas d'unpe du fonctionnement européen je le prends pour faire écho à la question européenne le le l'Europe telle qu'elle fonctionne aujourd'hui ce qui est pour moi l'un des principaux défis qu'on a aujourd'hui qui peut être quand on quand on fait ces comparaisons véritablement quelque chose qui qui le le le tue progressivement c'est que l'Europe a été pensé comme un projet de paix de prospérité de liberté mais où il y avait l'idée d'une convergence et que les 15 dernières les 15 dernières années ont complètement coupé avec cette idée de convergence et beaucoup de régions transfrontalières ont à vivre cela et ce que vous décrivez dans la comparaison franco-luxembourgeoise on pourrait le le tirer bien plus loin si on prenait ce cœur de l'utaragie productif avec le sud européen et on pourrait voir les divergences qui se sont installées l'absence de solidarité avec laquelle nous avons géré la crise de 2008-20 et les conséquences que ça a eu je dirais à cet égard la France il faut quand même qu'on se qu'on se compare avec honnêteté a beaucoup moins souffert que nom