Vaccin AstraZeneca, contrats avec l'Union européenne, campagne de vaccination... Le "8h30 franceinfo" d'Agnès Pannier-Runacher
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Bonjour Agnès Pannier-Runacher. Bonjour Marc Fauvel. C'est vous qui avez négocié pendant des mois, au nom de la France, les contrats entre l'Europe et les laboratoires qui nous fournissent des vaccins. Avant-hier encore, Jean Castex assurait que le vaccin AstraZeneca ne nous posait aucun problème. Pourquoi l'avez-vous suspendu ?
Parce que depuis le début de cette crise, notre ligne directrice, c'est la sécurité et l'efficacité et la transparence. Sécurité et transparence. Il y a des questions qui se posent. On ne peut pas se permettre qu'il y ait un doute sur l'efficacité des vaccins. Donc on suspend le crayon quelques jours. On laisse l'autorité de l'Agence sanitaire européenne prendre l'ensemble des dossiers qui sont remontés, les analyser et nous dire très simplement ce qu'il en est. Est-ce qu'effectivement il y a un lien de cause à effet ou pas ?
Et vous avez raison de souligner, vous l'avez fait depuis le début de cette édition, qu'il y a très peu de cas de thrombose qui sont advenus au moment où les personnes qui les ont eues ont été vaccinées. Très peu, mais est-ce que statistiquement c'est un problème ou pas ? C'est ce que doit nous dire l'Agence du médicament.
On va rentrer dans le détail des soupçons qui entourent ce vaccin. Si l'Allemagne n'avait pas pris cette décision hier après-midi, honnêtement il ne serait pas suspendu non plus en France.
Vous imaginez bien qu'on s'est parlé. On s'est parlé avec l'Italie, on s'est parlé avec l'Espagne, on s'est parlé avec l'Allemagne. Et ce n'est pas un hasard si ces quatre pays, la même journée, annoncent la même décision, qui encore une fois est une décision de suspension de la vaccination.
AstraZeneca, entre les annonces, tout ça était un plan concerté ?
Tout ça était une décision sur laquelle on s'est parlé.
Alors vous dites qu'il y a eu concertation. Aujourd'hui, la moitié des pays européens suspendent le vaccin AstraZeneca, l'autre moitié continue de l'injecter. Elle est où la coordination européenne ? Mais je crois que l'essentiel, c'est de savoir comment nous, nous approchons notre campagne de vaccination. Et encore une fois, transparence et sécurité. Depuis le début, on nous rend que l'Europe agit ensemble. Tous les pays européens agissent ensemble. Dans ce cas précis, ce n'est pas le cas.
Dans ce cas précis, ce sont les pays qui, aujourd'hui, mènent la coordination sur l'approvisionnement des vaccins. Vous savez qu'il y a six pays qui mènent la coordination sur l'approvisionnement des vaccins. Dont la France. Avec la Commission européenne. Dont la France, dont l'Allemagne, dont l'Italie, dont l'Espagne. Tout ça n'est pas complètement un hasard. Et il nous paraît important, parce qu'il ne faut pas qu'il y ait de la défiance dans la population. Si vous voyez des décisions qui sont prises dans d'autres pays, le risque, c'est qu'il y ait de la défiance par rapport au vaccin. Nous, notre intention, c'est d'être parfaitement transparent. C'est de prendre tous les signaux faibles.
Et c'est de montrer que notre dispositif de suivi des signaux faibles, des effets secondaires, est parfaitement en place. Et qu'à chaque fois qu'il y a une alerte, on la traite la plus professionnellement possible. Et on la traite rapidement. L'Agence du médicament européenne donnera ses recommandations jeudi prochain.
Alors, l'Agence européenne du médicament que vous avez citée, Agnès Pannier-Runacher, rappelle depuis vendredi que dans le cas de ce vaccin AstraZeneca, les avantages l'emportent sur les risques. 30 cas de thrombose, c'est-à-dire des caillots dans le sang, signalés sur 5 millions de vaccinés. Ça, ce sont des chiffres européens. Est-ce que vous disposez, vous, d'autres chiffres ?
Non, nous ne disposons pas d'autres chiffres que ceux qui ont été communiqués. On a les chiffres du Royaume-Uni aussi. À peu près plus de 10 millions de personnes vaccinées. Un nombre de cas relativement limité. 24 de mémoire de thrombose. Et nous analysons tous ces chiffres. Mais encore une fois, on ne peut pas se permettre d'avoir un doute sur le vaccin. Parce que la vaccination que nous menons, c'est une vaccination sur des millions de personnes. Donc, c'est normal qu'on suspende le crayon.
La proportion de thrombose, j'y connaissais rien. Il y a quelques jours, je suis comme tout le monde. Il y a 67 millions maintenant de vaccinologues en France. Le taux, le nombre de thrombose dans la population non vaccinée est exactement le même qu'au sein de ces 5 millions de personnes qui ont reçu le vaccin AstraZeneca. Si demain matin, on découvre qu'il y a eu 50 crises cardiaques dans les mois qui ont suivi l'injection de ce vaccin et que la proportion est la même dans le reste de la population, on fera la même chose. On arrêtera à chaque fois.
Non, parce que là, l'enjeu, c'est de voir s'il y a une relation de cause à effet. Et donc, c'est d'établir l'absence de lien de causalité ou la réalité d'un lien de causalité entre la vaccination et la survenue de l'événement. Donc, c'est des dossiers qu'on analyse. Effectivement, vous avez raison de dire que statistiquement, il n'y a pas d'élément qui laisse à penser qu'il y a un problème avec ce vaccin. Mais faisons l'analyse puisque pour certains États, dans certaines situations, ils ont fait remonter leurs doutes et c'est normal d'analyser ces doutes. C'est tout le principe de la pharmacovigilance.
La pharmacovigilance, c'est de s'assurer qu'on analyse bien tous les signaux faibles et qu'on ne passe pas à côté d'une difficulté. Vous le dites, madame la ministre. Ce n'est pas à côté d'une difficulté. Mais si l'Agence du médicament européenne dit que c'est bon, on peut y aller, on repartira encore plus fort. Si l'Agence du médicament européenne nous dit qu'il y a une précaution à prendre dans les 24 heures qui suivent, suivez bien comment vous sentez sur tel élément de votre santé, on appliquera la recommandation de l'Agence du médicament européenne.
Madame la ministre, vous le dites, il y a très peu de cas de thrombose par rapport au nombre de vaccinés. Est-ce que c'est le principe de précaution que la France prend ? En fait, ce n'est pas la recherche du risque zéro et on sait que pour un vaccin, ça n'existe pas, en fait. Oui, mais la sécurité que nous devons en français
ne souffre, je dirais, pas d'absence de rigueur. Et donc, nous devons cette sécurité aux Français.
Alors, qu'est-ce que vous dites aux 1,4 million à peu près Français qui ont reçu cette première dose d'AstraZeneca ? Vous leur dites quoi aujourd'hui ? Vous savez, mes parents ont reçu
cette dose d'AstraZeneca. Et je leur dis d'être confortables. Je veux dire, on a 5 millions de personnes vaccinées aujourd'hui qui sont, a priori, en parfaite santé suite à la vaccination. Vos parents, ils vous ont appelé pour vous dire qu'on est inquiets, on ne sait pas ?
Vous ne les avez pas appelés après la suspension.
Ils ne sont pas inquiets, je vous rassure. Simplement, c'est notre travail de vérifier qu'il n'y a pas une relation de cause à effet sur des personnes qui peut-être sont sensibles à la thrombose. Je ne suis pas médecin. Moi, ce que je sais, c'est qu'il faut travailler avec des faits et des données. Vous avez des faits, des thromboses, vous avez des données. Statistiquement, elles sont peu nombreuses. Mais c'est normal de vérifier qu'il n'y ait pas une relation de cause à effet et de pouvoir tout de suite rassurer les gens ou de dire, attention, il y a quelques précautions à prendre et on va les prendre.
On va parler de ces contrats négociés avec les laboratoires dans un instant, du nombre de doses également qui vont arriver ou pas arriver en France et en Europe dans les semaines et les mois qui viennent. D'abord, le Filinfo à 8h40 avec Olivia Chandiou. De nouvelles décisions dans les jours qui viennent. Emmanuel Macron annonce de possibles restrictions face à la dégradation de la situation sanitaire en France où désormais, il y a plus de patients hospitalisés en réanimation que lors de la deuxième vague de l'épidémie. C'est un coup dur pour la campagne de vaccination en France. Les injections d'AstraZeneca sont suspendues après l'apparition d'effets secondaires.
On ne peut pas se permettre qu'il y ait un doute, explique ce matin sur France Info Agnès Pannier-Runacher, invitée du 8h30 de France Info. Elle promet une parfaite transparence. Les députés unaniment la nuit dernière à l'Assemblée nationale. Ils adoptent en première lecture la proposition de loi visant à renforcer la protection des mineurs face aux violences sexuelles. Mesure phare du texte fixer un seuil de non-consentement à 15 ans. Et puis, elle fera désormais la même taille que votre carte de crédit. La nouvelle carte d'identité est déployée cette semaine. Plus petite donc est aussi plus sûre.
Vos informations seront stockées sur une puce électronique présentée comme impossible à falsifier. France Info Le 8h30 France Info Salia Brakia Marc Fauvel Toujours avec Agnès Pannier-Runacher, la ministre chargée de l'industrie. Que prévoyaient les contrats que vous avez signés avec AstraZeneca en cas d'effets secondaires ?
Alors, les effets secondaires, c'est des effets qui sont courants dans les vaccins. Le fait d'avoir mal au point de piquage, d'avoir la grippe, etc. Je vais préciser ma question en cas d'effets secondaires
imprévus, c'est-à-dire au-delà du mal de crâne.
Alors, si vous parlez de faits dommageables sur la santé, ce qui n'est pas de la même nature. Ce qui est prévu dans les contrats va dans le sens de la loi. Vous savez qu'il y a une directive européenne qui dit que dans tous les cas où on peut faire un lien entre la négligence ou une faute du laboratoire, le laboratoire est responsable. dans les cas où en revanche ou le laboratoire, au moment où il met sur le marché le médicament ou le vaccin, mais c'est valable pour d'autres produits de santé, il n'a pas les éléments scientifiques lui permettant d'anticiper un effet secondaire.
Il peut avoir partage de responsabilités et c'est pour ça que depuis 2002, en France, existe un organisme qui s'appelle l'Oniam et qui permet dans ces situations-là d'indemniser les victimes.
Donc si on ne pouvait pas prévoir certains effets secondaires, les États devront participer à l'indemnisation des victimes. Est-ce que c'est le même contrat avec les deux autres laboratoires ?
Oui, c'est la même application. Mot pour mot, c'est la même application.
Il n'y a pas eu de différence entre le contrat AstraZeneca et les deux autres comme on a pu le lire ?
Pour être très clair, le principe de base, elle est liée à la directive européenne. Donc vous ne pouvez pas écrire un contrat qui dise le contraire de la loi car la clause ne serait pas applicable. Ensuite, dans la manière de rédiger la clause de responsabilité, comment on détecte le problème, au bout de combien de temps il y a une concertation, etc. Chaque contrat a des clauses rédigées de manière un peu différente. Les contrats ne sont pas des copiés-collés puisqu'ils ont été négociés individuellement et que notre responsabilité a consisté à pousser au maximum les curseurs pour protéger les États européens et pour avoir le maximum de solidité
dans nos contrats. Ce qui vaut la suspension de l'AstraZeneca, ce sont ces cas de thrombose dont on a parlé avant le fil info. Est-ce que ça fait partie des cas imprévus ? Est-ce que ça veut dire qu'une personne qui est victime de thrombose après s'être vaccinée peut se retourner contre la France, contre l'Union européenne, contre l'AstraZeneca ? Encore faudrait que ce soit
des dommages qui aient des conséquences dans le cas d'une thrombose. En règle générale, elle est prise en charge médicalement.
Si le lien était avéré.
Et il faut évidemment faire un lien de cause à effet. très très loin de la situation que vous indiquez. Aujourd'hui, on n'a statistiquement aucun problème. On n'a pas de surreprésentation des thromboses. Et par acquis de conscience, parce que nous devons la sécurité, la transparence aux Français et aux Européens, on investigue pendant 72 heures.
Vous les avez chez vous ou au ministère ces contrats ?
Bien sûr.
Il n'est pas temps de les publier ?
Alors, nous avons des clauses de confidentialité dans les contrats.
On ne peut pas imaginer qu'on les lève désormais en accord avec les laboratoires.
Juste jusqu'au bout. La France est le pays qui a demandé à la Commission européenne de permettre de publier les contrats ou à tout le moins les éléments importants du contrat. Parce que c'est des contrats qui sont très longs et dont la lecture n'est pas passionnante. Mais par contre, je suis sûr qu'il y a des millions de personnes
qui se passionneraient en ce moment.
Le prix, les quantités, les clauses de livraison, les clauses d'audit, tous ces éléments-là qui sont les éléments charnières du contrat, nous nous avons demandé avec Olivier Véran et avec Clément Beaune qu'on puisse les publier le plus rapidement possible à la fin de la négociation de l'ensemble des contrats et on est vers le point d'y arriver puisque Novavax, le contrat est en cours de rédaction parce que nous pensons qu'il faut de la transparence vis-à-vis de la population européenne et vis-à-vis des députés européens et de chaque nationalité.
Les laboratoires sont prêts à le faire à votre connaissance ?
Les laboratoires ne souhaitent pas qu'il y ait publication des contrats avant la fin des négociations pour des raisons évidentes c'est qu'ils négocient avec d'autres pays et ils estiment que cette information peut leur poser problème. Ceci dit, moi j'ai donné ma position avec Olivier Véran le gouvernement français a donné sa position Et la commission européenne
dit quoi ?
Et la commission européenne indique qu'elle va examiner cette demande mais je crois que c'est essentiel d'avoir cette transparence c'est essentiel et si nous la demandons fortement et de toute façon c'est une règle du jeu je veux dire de rendre compte de ce que nous faisons au niveau public c'est une règle du jeu nous devons des comptes aux citoyens européens nous devons des comptes aux citoyens français donc pour moi la question de savoir si à un moment les labos sont contents ou pas contents ne se pose pas dans ces termes.
Anne Espagne-Runacher AstraZeneca devait fournir 6 millions de doses à la fin du mois 9,2 millions en avril mais des retards de livraison ont été annoncés finalement combien y en aura-t-il ?
Alors AstraZeneca a livré 2,7 millions de doses ils prévoient de nous livrer à peu près 150 000 doses cette semaine et la semaine prochaine et 1,5 millions la semaine suivante Alors pardon
mais là on est un tout petit peu perdu 1,8 millions au total Sur les 6 millions de doses qui devaient être fournies au mois de mars on en aura combien ?
Sur les 6 millions de doses qui devaient être fournies au mois de mars moi je vais vous faire le total depuis le début des livraisons
Oui mais alors là on n'y comprend plus rien
Pardon
Mars, avril 15 millions de doses prévues Combien arrive ?
Ils vont nous livrer 25% des doses qui étaient prévues C'est plus simple
Les autres elles sont où ?
Les autres c'est justement le point sur lequel nous voulons avoir une plus grande transparence de la part d'AstraZeneca Il y a plusieurs sites de production Ils ont un site qui est en Belgique qui peine à produire C'est très bien mais ce n'est pas le seul site Et le contrat certes indique qu'une partie des livraisons doivent être livrées depuis le site belge mais n'empêche absolument pas de livrer des doses depuis d'autres sites
Alors justement est-ce que certaines doses qui étaient censées arriver en France ou en Europe d'ailleurs ont été envoyées ailleurs ? Et bien c'est la question que nous posons à AstraZeneca et sur laquelle nous souhaitons avoir
un plus grand niveau de détail que celui que nous avons aujourd'hui parce que nous avons relevé des contradictions dans les indications que nous ont données AstraZeneca Comme vous le savez nous avons envoyé un contrôle une inspection sur l'usine belge et sur les sites qui faisaient le flaconnage après l'usine belge Sur ces usines-là il n'y a pas eu à notre connaissance et d'après les inspections que nous avons faites d'envoi vers des pays tiers En revanche et nous avons bloqué avec l'Italie comme vous le savez une carguaison qui devait partir vers l'Australie en revanche nous avons bloqué certaines carguisons et en revanche nous savons qu'il y a d'autres usines qui produisent pour des pays étrangers et qui pourraient parfaitement fournir le marché de l'Union Européenne Pour résumer l'enjeu on peut très bien comprendre qu'il y a une difficulté de monter en capacité industrielle je le rappelle c'est une prouesse industrielle une prouesse technologique que sont en train de faire ces trois premiers laboratoires qui produisent ça c'est acceptable en revanche 25% d'un contrat 25% d'un contrat sur une clause qui est écrite mot pour mot exactement comme celle du Royaume-Uni ça on ne sait rien
puisqu'ils ne sont pas publiés
si si ça on le sait et vous pouvez vous reporter puisque le contrat AstraZeneca on sait le voir sur internet il est accessible au Royaume-Uni et en Europe c'est mot pour mot la même clause de best effort c'est pas tout à fait la même réussite et vous voyez bien que là il y a une question de responsabilité des dirigeants du laboratoire et des membres de son conseil d'administration
est-ce que des doses de ce vaccin AstraZeneca fabriquées au Royaume-Uni qui étaient censées arriver en Europe sont finalement restées là-bas ?
c'est un point sur lequel on doit avoir une plus grande clarté moi je ne peux pas vous répondre aujourd'hui nettement oui ou non parce que ce n'est pas très clair
que vous dit Boris Johnson quand vous l'interrogez aujourd'hui il est au courant
il nous dit qu'en aucune façon il y a des doses qui ont été échappées et qui auraient bénéficié au Royaume-Uni alors qu'elles devaient bénéficier à l'Union Européenne et AstraZeneca
vous dit la même chose ?
AstraZeneca est plus évanescent dans ses explications
à part faire les gros yeux au laboratoire AstraZeneca qu'est-ce que vous pouvez faire ?
une entreprise a une responsabilité contractuelle ses dirigeants c'est un contrat nous sommes dans un dialogue contractuel donc oui nous avons des leviers de discussion de négociation avec AstraZeneca le commissaire breton est d'ailleurs à la manœuvre aujourd'hui pour faire évoluer et obtenir un plan d'action très clair de la part d'AstraZeneca pour obtenir plus de doses plus de doses qui peuvent venir de différents sites de production d'AstraZeneca ils produisent en Chine ils produisent en Inde ils produisent aux Etats-Unis ils produisent au Royaume-Uni et ils produisent dans plusieurs usines
en France il y avait-il des sanctions prévues dans les contrats que nous n'avons pas pu lire ?
alors ça ne se formule pas comme ça c'est à dire que on n'a pas prévu
de mécanisme de sanctions si les entreprises trichaient par exemple sur l'envoi des doses quand vous trichez
vous ne respectez pas le contrat donc naturellement vous pouvez être devant le juge et avoir des sanctions pour non-application du contrat
mais il parle de pénalité Marc
en revanche vous n'avez pas de pénalité automatique puisque la question de la livraison c'est pour ça que vous avez une clause de best effort vous êtes sur une prouesse industrielle au moment où on signe les contrats je rappelle que c'était on fige le contrat c'est cet été cet été personne n'imagine que l'on va avoir trois producteurs de vaccins qui seront en place au mois de janvier donc on a dit au laboratoire faites du mieux que vous pouvez en fait donc on dit au laboratoire best effort c'est ça c'est une clause juridique c'est pas faites du mieux que vous pouvez et puis si vous cachez des doses sur les côtés il ne se passera rien c'est dans la mesure de ce que vous avez réussi à faire vous nous devez le nombre de doses prévu
et il faut quand même
avoir en tête pardon il faut quand même avoir en tête que vous ne pouvez pas exiger d'une entreprise alors que ça n'a jamais été fait dans le monde je le rappelle cette rapidité pour produire des vaccins cette rapidité pour produire des vaccins dans ces quantités astronomiques n'a jamais été réalisée auparavant dans le monde
s'il était avéré qu'AstraZeneca n'a pas fourni sciemment toutes les doses qu'elle devait fournir à l'Union Européenne que se passerait-il ?
alors là nous pouvons engager la responsabilité des dirigeants et donc ? et donc nous pouvons effectivement obtenir les attaquer ? alors encore une fois on peut les attaquer que disent les contrats sur ce point ? non mais très simplement un contrat non respecté vous l'attaquez devant le juge mais moi je suis pragmatique mon sujet n'est pas qu'AstraZeneca soit cloué au priori dans quelques mois devant un juge mon sujet est d'avoir des doses mon sujet est de vacciner les Européens et de vacciner les Français donc on ne peut pas se fâcher avec eux ?
si on peut se fâcher avec eux mais c'est d'utiliser la pression du non respect du contrat pour qu'ils sentent comme on dit le souffle chaud sur leur croix
vous pensez que le patron d'AstraZeneca tremble en ce moment-là devant l'Europe ?
je pense qu'il est sur la sellette et qu'il le sait parfaitement
il est sur la sellette et il le sait parfaitement ? tout à fait c'est à dire ?
c'est à dire qu'il a une responsabilité vous avez une responsabilité fiduciaire dans une entreprise vous devez rendre des comptes aussi lorsque vous ne respectez pas un contrat vous devez rendre compte de cette responsabilité elle peut effectivement vous poser des problèmes des problèmes individuels de responsabilité
vous restez avec nous Agnès Pannier-Renacher les 8h52 le filinfo Olivia Chandiou les doses de vaccin AstraZeneca consignées au frigo pour le moment la France suspend l'utilisation du vaccin controversé après l'apparition d'effets secondaires les injections sont sur pause en attendant l'avis de l'agence européenne du médicament qui doit être rendu après-demain si l'agence européenne dit c'est bon on peut y aller on repartira encore plus fort assure ce matin sur France Info Agnès Pannier-Renacher ministre chargée de l'industrie un nouveau variant du coronavirus découvert en Bretagne 8 cas dans un cluster au centre hospitalier de Lagnon dans les Côtes d'Armor selon la direction générale de la santé les premières analyses ne permettent pas de savoir si ce variant est plus dangereux 1000 euros de primes pour les bas salaires résultat des négociations entre syndicats patronat et Jean Castex hier lors de la 3ème conférence du dialogue social une prime exonérée de cotisations sociales et d'impôts pour inciter les employeurs à la verser des vigiles postées devant les domiciles des joueurs du PSG décision du club après les cambriolages dimanche soir chez André El Di Maria et chez le père du brésilien Marquinhos une sécurité assurée aux frais du club France Info le 8.30 France Info Salia Braquia Marc Fauvel
toujours avec Agnès Pannier-Renacher ministre chargée de l'industrie les Etats-Unis disposent d'un stock de 30 millions de doses de vaccins AstraZeneca mais qu'ils ne peuvent pas utiliser car le vaccin n'est pas homologué là-bas est-ce qu'on leur demande aux Etats-Unis de nous envoyer toutes ces doses ? On est en discussion
avec les Etats-Unis non seulement sur la possibilité d'avoir accès à ces doses d'AstraZeneca qu'effectivement ils n'utilisent pas aujourd'hui qu'ils pourraient utiliser demain lorsqu'ils valideront l'autorisation de mise sur le marché dans leur propre pays mais nous discutons aussi sur tous les éléments qui peuvent aujourd'hui constituer des goulets d'étranglement pour la production de vaccins exportation exportation et vous savez qu'il faut avoir en tête que nous sommes interdépendants les Etats-Unis ont besoin de l'Europe pour produire des vaccins l'Europe a besoin des Etats-Unis pour produire des vaccins alors que disent les Etats-Unis
on nous envoie des vaccins AstraZeneca prochainement ou pas du tout ?
Aujourd'hui les Etats-Unis sont ouverts à avoir un dialogue constructif c'est le terme utilisé entre l'Europe et les Etats-Unis pour tout ce qui est flacons capsules bouchons filtres qui sont autant d'éléments absolument indispensables pour produire un vaccin et qui vont nous permettre de monter en capacité ils sont plus réticents à livrer des doses de vaccins parce que eux-mêmes souhaitent accélérer la vaccination et nous sommes effectivement dans une discussion pour avoir je dirais un comment dire un accord gagnant-gagnant de part et d'autre de l'Atlantique
Tous les Français qu'ils souhaitent pourront se faire vacciner avant la fin de l'été avait promis Emmanuel Macron ce qui nous amène D'ici la fin de l'été D'ici la fin de l'été ce qui nous amène si le calendrier est bon cette année au 21 septembre c'est-à-dire dans 6 mois exactement est-ce que cette promesse est encore tenable aujourd'hui ?
Oui elle est tenable parce que le vaccin BioNTech Pfizer est en train de monter fortement en capacité aujourd'hui leurs prévisions de livraison sont supérieures à celles qui avaient été initialement prévues au mois de janvier et donc nous allons rééquilibrer notre portefeuille de vaccins disponibles notamment avec l'apport de ces doses de BioNTech Pfizer
Sachant que c'est le principal vaccin délivré aujourd'hui en France Pfizer
combien de doses supplémentaires
vont pouvoir arriver en France d'ici cet été vous le savez ?
Oui je le sais je regarde mes chiffres si vous permettez pour ne pas vous dire
de bêtises
nous aurons livré à la fin du mois de juin au total 40 millions de doses de vaccins Pfizer
En France ? En France Au lieu de combien prévu jusqu'ici ?
C'est à dire que initialement nous avions prévu d'avoir 300 millions de doses de vaccins Pfizer et nous avons doublé à 600 millions de doses et une partie 15% des doses
sont réservées à la France Voilà
et 15% des doses sont réservées à la France et donc nous avons grosso modo accéléré de 25 à 30% les livraisons de Pfizer prévues au premier semestre
Donc vous pouvez réitérer pardon d'insister sur cette question des millions de Français qui trépinent de pouvoir se faire vacciner
C'est très clairement nous avons la capacité avec le vaccin Pfizer avec le vaccin Moderna qui va également continuer à monter en puissance et avec l'apport probablement en plus petite quantité des vaccins Janssen et des vaccins Novavax et Curvac 30 millions de personnes à la fin du mois de juin et tous les Français volontaires adultes
à la fin de l'été Ça veut dire que la suspension d'AstraZeneca si elle est maintenue n'aura aucune incidence sur la stratégie vaccinale en France Ça veut dire que
la suspension du vaccin AstraZeneca aura une incidence à très court terme puisque nous étions en passe de vacciner mais qu'elle n'aura pas d'impact au mois de juin ou au mois de septembre
Est-ce qu'on sait quand Sanofi va pouvoir commencer à produire les vaccins de ses concurrents ?
Oui, nous le savons Sanofi est en ordre de marche pour produire du vaccin BioNTech à partir de cet été donc ça dépendra en fait de la date de livraison du principe actif par Janssen et par BioNTech pour le moment on a des indications juin, juillet pour les livraisons et donc démarrage des chaînes immédiatement après et nous sommes sur des niveaux de livraison de l'ordre de 27 millions de doses 27 millions de doses par mois
27 millions de doses par mois à partir de quand ? Pardon, on est sous un déluge de chiffres ce matin
On va se perdre peut-être dans tous ces chiffres 27 millions de doses à partir du mois de septembre parce que vous savez qu'il faut valider les lots cliniques et donc être parfaitement sûr qu'ils peuvent être mis sur le marché
Dernière question rapide Agnès Pannier-Runacher si la suspension d'AstraZeneca est actée est-ce que les ministres doivent donner l'exemple et se faire vacciner devant les caméras pour rassurer les français ?
Si la suspension est annulée
Je vous rassure
Olivier Véran s'est déjà fait vacciner avec de l'AstraZeneca donc si la question Moi j'ai pas 50 ans malheureusement je l'aurai dans 3 ans donc je compte pas attendre 3 ans pour me faire vacciner mais dès que la vaccination sera disponible j'ai aucune difficulté et encore une fois j'ai 3 personnes dans ma famille qui sont vaccinées les 3 sont vaccinées à l'AstraZeneca mes 2 parents qui auraient pu prétendre BioNTech et ma fille qui est soignante
Merci Agnès Pannier-Onaché Merci Agnès Pannier-Onaché
Agnès Pannier-Runacher