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Interviewyoutube.com· 21 mai 2026 11 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesTravail & emploiSécuritéEurope & international

Carburants, Moyen-Orient, 2027... Nathalie Arthaud est l'invitée politique

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:14OuverteRéponse directe

    Ces nouvelles aides ciblées, vous en pensez quoi ?

  • 1:11OuverteRéponse partielle

    Vous parlez de racket, le gouvernement devrait baisser la TVA ou les accises ?

  • 3:36RelanceRéponse partielle

    La hausse des carburants vient d'une guerre dont la France n'est pas partie prenante.

  • 5:38OuverteRéponse directe

    L'augmentation des salaires est un argument que vous tenez, quelles marges de manœuvre pour le gouvernement ?

  • 7:04RelanceRéponse directe

    Vous n'êtes pas un peu seul à dire ça ?

  • 8:19OuverteRéponse directe

    Pourquoi cette nouvelle candidature présidentielle ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:21Invité politiqueFait
    « Le gouvernement n'a pas annoncé la confiscation des super profits total. »
  • 0:31Invité politiqueFait
    « Les travailleuses, les travailleurs, tous ceux qui n'ont pas d'autre choix que de prendre la voiture vont continuer de payer. »
  • 0:51Invité politiqueFait
    « Quand on passe à la pompe, on laisse de plus en plus, une plus grande part de notre salaire. »
  • 2:39Invité politiqueChiffre
    « Les 710 millions d'aide qui ont été annoncées, ça va être pris sur les hôpitaux, ça va être pris sur l'éducation, etc. »
  • 3:01Invité politiquePromesse
    « Il faudrait mettre en place pour protéger véritablement le monde du travail, c'est l'augmentation du SMIC. »
  • 3:06Invité politiqueChiffre
    « Le SMIC a 2 000 euros nets par mois. »
  • 6:42Invité politiqueChiffre
    « À la fin de l'année, on va se retrouver avec un groupe comme Total. Il aura quoi ? 25, 30 milliards de profits. »
  • 8:01Invité politiquePromesse
    « Une des premières choses, ça serait de confisquer tous ces bénéfices qui sont liés, justement, à ces profits de crise et à ces profiteurs de guerre. »

Temps de parole

  • Nathalie Arthaud67 %
  • Présentateur32 %

1,8 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Présentateur

Bonjour Nathalie Arthaud. Alors on va parler de votre candidature tout à l'heure. Mais l'actualité d'hier et de ce matin, ce sont les nouvelles annonces du gouvernement concernant, je dirais, les conséquences de la guerre au Moyen-Orient et la hausse du prix des carburants. Alors déjà, d'une manière assez simple, ces nouvelles aides ciblées, vous en pensez quoi ? Et on reviendra après sur le détail de certaines d'entre elles.

0:21
Nathalie Arthaud

Il n'y a quand même pas de surprise. Le gouvernement n'a pas annoncé la confiscation des super profits total. Il n'a pas non plus annoncé une augmentation générale des salaires. Donc concrètement, cela veut dire que les travailleuses, les travailleurs, tous ceux qui n'ont pas d'autre choix que de prendre la voiture vont continuer de payer. Et moi, je sais que si on n'exprime pas une colère, si justement on ne se fait pas craindre, eh bien on continuera de payer. Voilà, c'est la réalité. Et aujourd'hui, finalement, on peut être racketté. Racketté, comme ça, c'est du racket légal. Vous savez, quand on passe à la pompe, on laisse de plus en plus, une plus grande part de notre salaire.

Et ça va directement, évidemment, dans les coffres-forts des grandes compagnies pétrolières.

1:11
Présentateur

Au-delà des compagnies pétrolières, et on pourra y revenir, vous seriez, alors vous parlez de racket, mais est-ce que vous voulez dire par là que le gouvernement devrait, dans un premier temps, par exemple, baisser la TVA, éventuellement baisser les accises ? Alors la TVA, c'est sur les prix, et les accises, c'est sur le volume. Mais aujourd'hui, on voit aussi que la consommation des Français a baissé. C'est-à-dire que les Français ont trouvé leur solution à eux, c'est de ne plus consommer comme avant. Mais est-ce que vous pensez que la baisse de la TVA, par exemple, aurait été une bonne solution ?

1:41
Nathalie Arthaud

Non, ce que je dis, c'est qu'il y a des responsables dans cette crise. Il y a des responsables.

1:45
Présentateur

Vous, ce sont les pétroliers ?

1:47
Nathalie Arthaud

Bien sûr, parce que ce sont eux qui font monter les prix. Et ça, le gouvernement, il n'a rien à redire à tout ça. Même si total, la faune s'est prise.

1:54
Présentateur

Vous allez dire qu'ils ont les moyens peut-être de le faire, mais c'est une réalité factuelle.

1:58
Nathalie Arthaud

Oui, effectivement, ils pourraient nous étrangler complètement. Et là, ils nous laissent un peu respirer. Oh, on va leur dire merci. Mais écoutez, ils sont responsables de ce qui se passe, de cette augmentation des prix, qui est en train, en plus, de se diffuser à toute l'économie. Parce que le problème des travailleurs, c'est pas seulement le prix des carburants, c'est l'augmentation générale de tous les prix, parce qu'on sait que ça se répercute. Ça se répercute, et d'ailleurs, ils l'ont déjà annoncé. Certains grands groupes ont déjà dit, que ce soit Lactalis, que ce soit les groupes chimiques, qu'ils allaient augmenter leur prix. Et c'est une réalité.

Donc, moi, je sais que la seule façon pour, finalement, qu'on ne soit pas dupé avec toutes ces histoires d'aide, qu'on finit toujours par payer, entre parenthèses, parce qu'au final, les 710 millions d'aide qui ont été annoncées, ça va être pris sur les hôpitaux, ça va être pris sur l'éducation, etc. Donc, on le payera. La seule façon de ne pas être roulé dans la farine, quand on appartient au monde du travail, c'est d'obtenir, d'arracher des augmentations de salaires. Moi, je pense qu'une mesure immédiate qu'il faudrait mettre en place pour protéger véritablement le monde du travail, c'est l'augmentation du SMIC. Le SMIC a 2 000 euros nets par mois.

L'augmentation générale de tous les salaires, et surtout, leur indexation sur l'inflation. C'est-à-dire que nos salaires doivent suivre l'augmentation des prix. Tout le reste, si vous voulez, c'est un marché de dupe.

3:20
Présentateur

Non, mais j'entends. C'est-à-dire que les Français auraient plus de moyens pour affronter une crise qui continue de durer dans le temps. C'est-à-dire que l'augmentation des salaires est un débat, clairement. Mais là, on vous parle de la manière de lutter contre une crise qui, à la base... Mais qui, à la base, vient d'une guerre dont la France n'est pas partie prenante. Donc il y a aussi cette conséquence, je ne dis pas que le gouvernement subit, mais sur la hausse des carburants, elle subit quand même, d'une certaine manière, cette crise au Moyen-Orient. La fermeture du détroit d'Ormouz n'est pas, à ma connaissance, du fait de Sébastien Lecornu.

Donc il y a deux dossiers un petit peu parallèles. Et vous pensez que vous, augmenter les salaires, ce qui n'est pas près d'arriver pour l'instant, pourrait résoudre en partie cette crise ? Ou elle répondrait mieux à la crise pour les Français ?

4:02
Nathalie Arthaud

En tout cas, c'est le seul moyen de protéger, en effet, notre pouvoir d'achat, de ne pas être piétiné, de ne pas sombrer encore davantage dans la misère. Aujourd'hui, vous vous rendez compte que quand on est ouvrier, quand on est facteur, quand on est auxiliaire de vie, on saute parfois des repas. Voilà, on a peur, on a peur du lendemain. On se demande, on sait qu'on ne partira peut-être pas en vacances, mais on a peur de ne pas pouvoir payer les études à ses enfants. Donc il faut qu'on se protège, nous, effectivement, les travailleurs. Moi, j'entends les entreprises dire, en tout cas ceux qui ont la possibilité, nous, on va répercuter la hausse des carburants sur les prix.

Mais les travailleurs, ils font comment, eux, pour récupérer toutes les charges qu'ils ont à payer et pour pouvoir survivre dans ce monde de fous, dans ce monde de crise ? Vous me dites, mais ce n'est pas une solution pour arrêter la crise. Mais qui a une solution pour arrêter la crise ? Qui a une solution pour arrêter ces guerres de cette société capitaliste ? Parce que c'est ça aussi que moi, je tiens à dénoncer. C'est qu'on est dans une société qui est organisée de cette façon-là, où il n'y a que le profit qui compte, il n'y a que les rivalités capitalistes. Eh bien, oui, oui, ça dégénère forcément dans toutes ces guerres.

Guerres, d'ailleurs, dont les premières victimes sont quand même aussi les peuples du Moyen-Orient. Parce que les premières victimes, ce sont les centaines de milliers de Palestiniens, de Libanais, d'Iraniens qui sont aujourd'hui quand même au cœur de cette guerre.

5:23
Invité

Oui, quand on parle des victimes économiques, on n'oublie pas les victimes de la guerre. Il faut quand même y penser. Clairement, je ne pensais pas être dans cette caricature-là.

5:30
Nathalie Arthaud

Ils sont eux aussi, justement, les victimes, les premières victimes de ce système capitaliste qui est prédateur et qui est destructeur.

5:38
Présentateur

Mais quand vous parlez d'augmentation des salaires, on entend, c'est un argument qui n'est pas nouveau, que vous tenez et que d'autres portent. Mais quelles sont les marges de manœuvre pour le gouvernement, si on ne parle que de cette augmentation des salaires, pour imposer ces augmentations-là, puisque ce n'est pas du domaine du ressort du gouvernement ? Donc vous, vous pensez qu'il faut une mobilisation pour les réclamer, les demander ? On parle d'une résilience des Français. Vous, ce n'est pas un message que vous entendez, bien évidemment.

6:03
Nathalie Arthaud

Moi, je pense que pour l'instant, il y a beaucoup d'attentisme. Pour l'instant, effectivement, beaucoup. Il y a une résignation, vous pensez ? Je pense que quand on voit tout ce qui se passe dans le monde, quand on voit toutes ces horreurs, on se dit, voilà, on est quand même saisi d'effroi, on est un peu pétrifié, voilà. Mais moi, ce que je pense, c'est qu'en effet, il faut bien réaliser que quand on est travailleur, on a aussi une force. On fait tourner cette société et on est capable d'imposer nos intérêts.

Et il faut, une des priorités, c'est de dire qu'il faut que les salaires, que les emplois, que les conditions de vie de ceux qui sont à la base de la société passent avant les super profits, passent avant les dividendes des actionnaires. Vous vous rendez compte qu'à la fin de l'année, on va se retrouver avec un groupe comme Total. Il aura quoi ? 25, 30 milliards de profits. Mais on marche sur la tête.

6:50
Présentateur

Est-ce que vous avez l'intention que vous n'êtes pas un peu seul à le dire ça ? Il y a un peu la France insoumise, parfois d'autres syndicats qui le disent, comme la CGT ou même parfois la CFDT, mais on a l'impression qu'il y a une résignation par rapport à cette guerre en particulier au Moyen-Orient, parce que nous n'en sommes pas responsables dans le fait de l'avoir provoqué. Est-ce que vous n'avez pas l'impression d'être un peu seul ?

7:09
Nathalie Arthaud

Il y a des responsables, bien sûr, à cette crise. Le responsable, c'est les puissances impérialistes, et notamment le chef suprême de l'impérialisme, Donald Trump, qui veut en effet dominer toute la planète. Bon, ça on l'a compris, mais qu'est-ce que fait le gouvernement français ? Finalement, il est complètement suiviste, il participe finalement.

7:29
Présentateur

Vous pensez que le fait de dire qu'on est sur la défensive ne suffit pas à contrer Donald Trump ?

7:32
Nathalie Arthaud

En réalité, la guerre, elle participe, et elle a choisi son camp, et son camp, c'est celui des États-Unis, et ça, moi, je le dénonce aussi.

La réalité, c'est que le gouvernement français cherche lui aussi à défendre les intérêts des capitalistes français, de Total, justement, de Dassault, tous ces marchands d'armes qui prospèrent aussi aujourd'hui, parce que, moi, c'est ça aussi que j'ai envie de dire, c'est qu'on nous dit, il y a la crise, il n'y a plus d'argent, etc., mais il y a des gagnants, il y a des profiteurs de crise, il y a des profiteurs de guerre, et je reviens sur cette première idée, c'est qu'une des premières choses, ça serait de confisquer tous ces bénéfices qui sont liés, justement, à ces profits de crise et à ces profiteurs de guerre.

8:11
Présentateur

Alors, j'imagine que ces arguments-là, vous allez les développer ce week-end, puisque c'est la fête annuelle de lutte ouvrière dans le Val-d'Oise. Pour vous, c'est une quatrième candidature à la présidentielle. Pourquoi cette nouvelle candidature ? Pour porter toujours ces thèmes-là, sachant que pour vous, les élections ne règlent rien.

8:31
Nathalie Arthaud

Mais moi, il faut dire... Oui, je serai candidate. Je serai candidate pour dire qu'il faut s'affronter avec ce grand patronat qui fait des milliards sur notre dos, qui dresse les peuples les uns contre les autres, qui nous condamne à cette guerre économique infernale, qui dégénère en guerre tout court et qui met aujourd'hui la planète à feu et à sang. Il faut s'affronter. On ne doit pas leur laisser les manettes. Cette loi du profit, cette concurrence, nous condamne, condamne toute l'humanité. Donc oui, je serai candidate pour faire entendre une voix communiste, révolutionnaire et internationaliste.

Parce que moi, je suis convaincue que finalement, on forme une seule et même humanité qui ne s'en sortira qu'ensemble.

9:16
Présentateur

Alors, il y a des sondages, vous le savez. Alors, aucun sondage depuis que les sondages existent n'ont donné la réalité de l'élection sur la présidentielle, surtout un an avant. Pour autant, il y a le fait que le Rassemblement national, quel que soit son candidat, est en position de pouvoir l'emporter. Est-ce que ça ne change pas pour vous la manière dont la campagne à gauche, dans le sens large du terme, je sais que vous avez un regard sur la gauche un peu particulier, est-ce que ça ne doit pas changer un peu la donne dans le fait qu'il y ait autant de candidatures à l'heure où on se parle ? La vôtre, alors peut-être que le NPA ne sera pas candidat, mais beaucoup de candidatures à gauche.

Est-ce qu'il n'y a pas un moment où la gauche, dans son grand ensemble de l'extrême, peut-être voir jusqu'à une partie du Parti Socialiste, doit se rassembler pour tenter de porter un programme ensemble ? Pour vous, ça vous semble complètement impossible ?

10:02
Nathalie Arthaud

Alors, d'abord, moi, je le redis. Oui, je ne suis pas dans la gauche, mais je suis en effet communiste. Je pense qu'il faut changer complètement, il faut renverser ce système capitaliste, il faut viser une organisation collective de la société, dirigée par les travailleurs, parce qu'ils dirigeraient mieux la société. Et je pense que dire qu'il faut se souder derrière la gauche, faire bloc, c'est une erreur totale. Les électeurs qui regardent du côté du Front National, ils votaient pour la gauche il y a encore 10 ans. Et finalement, ils ne font plus confiance dans la gauche.

Et à raison, parce qu'au pouvoir, en réalité, elle s'est inclinée, elle s'est mise à genoux à chaque fois devant le grand patronat. Donc, moi, justement, je m'adresserai à tous les travailleurs qui sont perdus, qui sont désespérés, assez pour regarder du côté d'une millionnaire qui, en réalité, qui roule pour le grand patronat et pour leur dire, maintenant, il y a un combat, il y a une perspective, il faut qu'on change la société, il faut qu'on se fasse respecter en tant qu'ouvriers, en tant que travailleurs, parce qu'encore une fois, on représente une force. On fait quand même tout fonctionner dans la société. On fait tout. En réalité, ils ne peuvent rien faire sans nous.

Ils ne peuvent même pas faire leur guerre si on n'était pas les petites mains à faire le boulot.

11:14
Présentateur

Merci, Nathalie Arthaud. On a compris, vous irez donc au bout de cette quatrième candidature à la présidentielle. Merci d'être passée sur le plateau de France Info. Merci.

11:21
Locuteur

Merci. Merci.