Florian Philippot - Discours de Conquereuil - 19.12.21
Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.
Merci à vous, merci à Éric Richermoz pour cette présentation fort chaleureuse et cette animation. Merci, bravo aux organisateurs de cette journée qui est, votre présence nombreuse en témoigne, une grande réussite. Bravo à vous d'être là, bravo à Paul Leblay qui nous reçoit, bravo à un vélo référent départemental de Loire-Atlantique et je dois le dire, l'un des piliers des Patriotes, s'il en est, qu'on peut applaudir, tous les référents et référentes également présents dans cette salle avec les militants et vous tous, adhérents ou pas, vous êtes évidemment les bienvenus.
Je me dis en arrivant et en vous voyant ici dans une salle pleine à craquer, à vrai dire on avait prévu de mettre uniquement des chaises. Bon, mais je suis désolé pour ceux qui sont debout et bravo à vous qui tenez debout depuis quelques dizaines de minutes. Quatre chemins parcourus, Alain tu te souviens, par rapport aux premières visites en Loire-Atlantique, il y avait, c'était fort sympathique, mais il y avait un peu moins de monde, il faut le dire.
Donc on a parcouru un chemin intéressant. Je vous félicite pour votre présence très nombreuse parce que, et d'abord, et c'est très sincère du fond du cœur, votre présence, chacune, chacun témoigne de votre goût pour la politique, mais avec un P majuscule, au sens noble du terme, ce sens que la politique n'aurait jamais dû perdre, c'est-à-dire une volonté d'avenir, une volonté de beau, de vrai, de juste, de grand. C'est ça, la politique.
Et ça, ça doit être réhabilité. Évidemment, ça ne se confond pas avec le marigot politicien très dégoûtant, il me dégoûte tout autant que vous, qui s'étale sous nos yeux depuis des années et même des décennies, malheureusement. Votre volonté, c'est une volonté, je le sais, de liberté.
C'est une volonté de souveraineté. A vrai dire, c'est aussi une volonté de vérité. Car nous croulons sous les mensonges.
Et au final, c'est une volonté de France. Je sais que vous êtes là parce que vous aimez la France et nous aimons la France plus que...
Alors moi, je suis, je dois vous le dire, effaré et je pèse mes mots par le niveau de ce début de campagne présidentielle qui commence. Campagne, déjà, réfléchissons à ce terme de campagne électorale. Ce terme de campagne est déjà problématique.
Normalement, on dit campagne publicitaire, campagne marketing. Et donc, c'est quoi ? De l'insincérité, de la manipulation, de la tromperie ?
Questionnons les termes parce qu'ils ne sont jamais neutres. Moi, je ne connais que nos campagnes, nos belles campagnes de France. Et nous y sommes.
Et je les chéris. Et je les aime. Et j'aime nos paysages.
Et je préfère effectivement quand nos paysages sont sans éoliennes. D'ailleurs, nous sortirons les éoliennes de France. C'est dans le projet que nous portons.
Mais surtout, la seule campagne que je veux vraiment mener et que je mène avec vous, c'est la campagne de France. Ce n'est pas une campagne électorale. Parce que moi, ce que je dis maintenant, je disais exactement la même chose avant.
Je ne sors pas des propositions choc, marketing de mon chapeau pour faire beau. Le temps d'une campagne que j'oublierai juste après. Non, je dis la même chose avant, pendant, après.
Parce que je ne vous prends pas pour des imbéciles et parce que j'ai envie qu'on se dise la vérité et qu'on sorte notre pays de cette misère noire dans laquelle il est. France pour libérer de la France, libérer la France du mensonge et de la fatalité. La libérer de cette oligarchie qui lui fait tant de mal.
Et la rendre, notre France, au seul souverain. C'est même écrit dans notre Constitution. Le seul souverain, je le rappelle, c'est vous, c'est nous, le peuple de France.
Je parlais de campagne électorale effarante, effrayante, malade. Un pays malade d'ailleurs. Regardez les deux heures à la télévision de publicité que s'est offert Emmanuel Macron l'autre jour sur TF1.
Regardez, mais j'ai dû regarder en rediffusion, je ne voulais pas lui faire d'audience, donc j'ai regardé plus tard. Mais j'étais obligé de regarder parce qu'il fallait quand même que je commente et que je réagisse un petit peu, savoir ce qu'il avait dit. Mais quand même, rien que ça, si vous voulez, le fait qu'on mette en face deux paillassons qui ne servent à rien, si ce n'est à dérouler la communication, c'est digne, cette propagande ne paye pas.
Vous avez vu, il a fait un bide d'audience, c'est monumental. Et les sondages post-émission étaient catastrophiques, il a perdu des points, tant mieux. Mais enfin, Emmanuel Macron n'est pas le seul à passer à côté des sujets.
Il est aujourd'hui le plus responsable, car c'est lui qui est au pouvoir et qui manifestement va se représenter, mais il n'est pas le seul. Car, dire la vérité, c'est commencer par ne pas faire semblant qu'il n'y a pas un gros problème en ce moment en France depuis quasiment deux ans, qui s'appelle la tyrannie sanitaire, qui est d'ailleurs de moins en moins sanitaire et de plus en plus politique. Moi, désolé, je ne peux pas faire semblant et faire une campagne comme ça, ronronnante, une espèce de... oui, de campagne qui tournerait sur elle-même en 2019 avant tout ça.
Ben non, non, le pass sanitaire, la réagation est à part. Dans les couloirs des ministères et des autorités du médicament pour y chasser tous les lobbies de l'industrie pharmaceutique qui poussent à une vaccination massive des enfants. Ils sont en train de tester, je fais des 6 mois, 5 ans.
À New York, faites attention, ne croyez évidemment, vous ne croyez plus aux promesses des ministres, parce que les promesses durent généralement deux semaines. À New York, ils viennent de mettre en place depuis cette semaine un pass vaccinal pour les enfants de plus de 5 ans. Est-ce qu'on veut de ce monde ?
Non, on prend comme...
On dirait le pays de la crise de nerfs et de cette politique infâme d'instrumentalisation permanente de la peur. Je rappelle l'étymologie du mot ministre, ça veut dire serviteur. Évidemment, ils ne sont plus là depuis pour se servir, sur notre dos.
Et pour cela, ils utilisent la peur, la terreur et la panique pour surveiller, contrôler et pire que tout, pour diviser. Et même au sein des familles, ce qui est le plus terrible. Qu'un soit monté l'un contre l'autre, il doit être le surveillant de l'autre.
Ça, c'est la définition même, à travers les âges, d'une société totalitaire. Exactement l'inverse. D'abord, on commencera par sortir de cette crise de nerfs, redonner des moyens à l'hôpital et à la recherche.
Arrêter de fermer des lits, plutôt en rouvrir et réintégrer, notamment, tous les personnels honteusement suspendus depuis le 15 septembre. En santé, nous avons beaucoup parlé d'Union Européenne après, j'en parlerai avant et j'en parlerai également après, bien sûr. L'Union Européenne a une lourde, très lourde responsabilité.
Je rappelle qu'un eurodéputé avait fait le calcul ces dix dernières années, à 63 reprises, la Commission Européenne a demandé aux États membres, dont la France, de baisser leurs dépenses de santé. Et de fermer des lits à l'hôpital. Et nous redonnerons aux médecins la liberté de prescrire.
Il y a la prévention. Sache que nous avons, de nature, quelque chose qui s'appelle un système immunitaire. Au pays, le confinement définitivement anticonstitutionnel.
Évidemment, je l'ai dit, nous chasserons les lobbies. Ça veut dire quoi concrètement ? Il faut être très concret.
Ça veut dire qu'on fera la chasse au conflit d'intérêt et à la corruption. Ça veut dire qu'on peut citer plein de médecins de plateau de télévision. Mais moi, je remarque qu'à eux, on remet la Légion d'honneur.
Et c'est Raoult qu'on traîne devant le Conseil de l'Ordre. C'est pour ça qu'on en a pas besoin. Au contre-pouvoir, Conseil d'État complètement paillasson lui aussi depuis le début.
Il va falloir procéder à une énorme rupture. Mais là aussi, on va nettoyer les écuries. Conseil constitutionnel, on va tout changer.
Parce que là, à voir les copains, il y a Fabius, il y a Juppé, il y a tout le monde. Non. Il ne sert à rien ce Conseil constitutionnel, si ce n'est à valider le gouvernement systématiquement.
On le remplacera par un aéropage de citoyens français tirés au sort. Constitution. Et surtout, on est plus libre et on est souvent beaucoup plus intègre.
Nous interdirons la société de surveillance. Ah non, Macron l'appelle la société de vigilance. Ce sont des choses très concrètes.
C'est déjà tout ce que je vous ai dit sur le Covid. Mais c'est en plus, par exemple, pas de système de reconnaissance faciale en population générale. Interdiction totale.
Ça veut dire préserver l'argent liquide. C'est en francs et pas en euros, évidemment. Alors, quant aux toutes dernières annonces de casse-texte légalisées.
D'abord, ça n'a aucun sens. Et ça, il ne faut jamais le laisser passer. Nous sommes sous passe sanitaire depuis quoi ?
Quatre mois, six mois ? Je ne sais pas. Moi, je n'en ai pas.
Moi, j'ai deux doses de retard. Bientôt trois, bientôt quatre. Ce n'est pas rattrapable.
Je suis un paria parmi les parias. Et je resterai par la sanitaire depuis des mois. On voit le résultat.
Explosion de l'épidémie. Ils nous annoncent 4000 lits en réanimation fin décembre, etc. Les Pays-Bas, regardez, pas sanitaire depuis le 25 septembre.
Plus de vaccination qu'en France, aux Pays-Bas. Et ils ont annoncé aujourd'hui un confinement strict. Donc, je veux dire, au bout d'un moment, leur truc est grotesque scientifiquement.
Ils le savent très bien. Ne vous inquiétez pas. Mais Castex a annoncé ça.
Au-delà du problème de l'efficacité et d'une efficacité, le principal problème, il n'est même pas là. Parce que moi, je pense toujours que la faim ne justifie pas les moyens. Et que même si ça marchait, il ne faudrait pas le faire.
Parce que moralement et éthiquement, c'est une crapulerie. C'est une horreur. Je rappelle que tout vacciné est un futur non vacciné.
Tout dépend du nombre de doses auxquelles vous êtes. Attendez, c'est vrai. Le 15 décembre, 400 000 Français de plus de 65 ans sont administrativement retournés dans la situation de non vacciné alors qu'ils avaient deux doses.
Parce qu'ils n'ont pas fait la troisième. Donc, tout vacciné est un futur non vacciné. Donc, ça qu'on est à l'abri.
Il faut bien avoir ça en tête. Ça veut dire qu'on transforme ces millions de Français. Moi, je pensais qu'on avait une déclaration des droits de l'homme et du citoyen même à plusieurs reprises.
Jeter en pâture, de jeter médiatiquement en pâture sa fille de 11 ans, qui est quand même une petite fille qui existe, qui va à l'école, qui a des amis, c'est qu'on est une personne pourrie. Je viens quand même à cette histoire, parce qu'aujourd'hui, il y a un pass sanitaire pour accéder à l'hôpital, donc demain, un pass vaccinal. Ça veut donc dire qu'on va priver de soins à l'hôpital des millions de gens qui n'ont plus du tout à l'hôpital.
Non mais, il faut réfléchir à ça. On accepte ou quoi ? On les laissera crever sur le bord de la route.
C'est ça, la France progressiste. Face au pass vaccinal, la résistance sera totale, et elle doit être totale. Et moi, j'en appelle maintenant très sérieusement, parce que là, il faut passer à la vitesse supérieure, aux fédérations professionnelles, celles qui se sont mobilisées aux Antilles, et qui ont fait la différence.
Elles vont être très concernées maintenant. Et c'est peut-être l'erreur de trop qu'ils font. C'est qu'ils veulent mettre maintenant le pass pour tous les salariés.
Alors, ça va concerner beaucoup de monde. Mais je me tourne simplement vers quelques professions. Les cheminots, qui ont une tradition sociale plus que centenaire, de combat.
Dans leur valeur, normalement, je crois qu'il n'y a pas la ségrégation. Moi, je dis aux cheminots, est-ce que vous allez accepter de laisser sur le bord du quai, physiquement, concrètement, des millions de gens qui n'auront plus le droit de monter dans vos trains parce qu'ils ne sont pas vaccinés, ou qu'ils n'ont pas assez de doses ? Je dis aux soignants et aux médecins, est-ce que vous allez accepter de ne plus soigner des gens parce qu'ils n'ont pas assez de doses et qu'ils ne sont pas vaccinés ?
Est-ce que c'est ça le serment d'Hippocrate ? Je dis aux forains, et je les connais bien, ils ont une belle culture, millénaire. Et c'est une culture de générosité et d'accueil.
Est-ce que vous allez accepter de ne pas divertir, de laisser au bord de vos fêtes foraines des familles entières non vaccinées ? Des gamins et des gamines, et des plus anciens qui ne pourront pas venir parce qu'ils n'ont pas suffisamment de doses ou qu'ils ne sont pas vaccinés ? Et je dis ça aux pompiers.
Et je dis ça aux routiers. Et je dis ça aux taxis. Et je dis ça aux agriculteurs.
Et je dis ça à tout le monde. Il va falloir maintenant que tout le monde se lève et se soulève. Parce qu'effectivement, ces syndicats trahissent les salariés, les travailleurs, l'Union Européenne, sur la mondialisation, bien sûr.
Normalement, une telle agression contre le monde du travail qui va créer d'ailleurs en plus des tensions partout, une telle agression contre la dignité du travailleur français, ça mériterait la campagne électorale. Ben non. Moi, la vraie campagne, je vous dis, c'est une campagne de France, c'est prendre les sujets à bras de corps.
En vérité, je l'ai dit. Et c'est pour ça que je suis candidat. La situation est tellement grave.
Et en même temps, j'aime tellement mon pays, je crois tellement en lui, que je ne peux pas rester en bord du chemin et que ces vérités-là, je dois les dire parce que sinon, elles ne seront pas dits. avec l'oligarchie qui détient la France. Nous avons en particulier deux candidats oligarchiques, Emmanuel Macron, j'allais dire mais le Pécresse, qui ont pétré dans le scandale Alstom, mais ça, on en parlera, différents, bien sûr, mais quand même.
Jouis d'elles-mêmes avant de sauver la France et d'aimer la France. Mais ce théâtre d'ombre les dépasse. Agiter des thèmes de campagne, là aussi, le mot est affreux, thèmes de campagne.
On n'est pas dans un parc à thèmes. Reprenez tous les mots. Tous truqués.
Tous piégés. Il faut tous les déminer. Tous.
Donc, thèmes de campagne. Pour le plaisir d'agiter. On parle d'un thème puis la semaine suivante, d'un autre.
Comme si les problèmes en France avaient changé radicalement en une semaine. Et puis surtout, on n'en parlera plus la semaine d'après parce que dans les sondages, on nous dit qu'il ne faut plus en parler. Ça, c'est l'horreur.
Ça, c'est l'horreur totale. Il faut rompre avec ça. Agiter des thèmes pour le plaisir des agités en fonction des sondages du moment.
Au fond des problèmes, ça s'appelle nos 40 dernières années. Avec une fulgurante accélération ces 5 dernières années, c'est affreux, ces petits 2 quinquennats Macron. Si la France veut, et je suis certain qu'elle le veut, changer radicalement de chemin et donc de politique, c'est tout bête, mais ça va mieux en le disant, elle doit commencer par avoir la possibilité de le faire. parce que sinon, nous parlons dans le vide.
C'est ce qu'on appelle la souveraineté nationale et populaire. On parle par exemple beaucoup de pouvoir d'achat. On a bien raison.
Le gros problème, le pouvoir d'achat en France. L'INSEE d'ailleurs vient de sortir une note en disant que le pouvoir d'achat va s'effondrer dans les 6 mois qui viennent. Oui, enfin, l'INSEE, vous savez, il s'est déjà effondré dans les 6 mois précédents et les années d'avant.
Mais là, il va encore plus s'effondrer parce que la hausse des prix s'accélère. Mais enfin, hausse des prix, par exemple, de l'énergie, c'est incroyable. Le fuel, l'électricité, le gaz, l'essence.
Qui a démantelé, enfin, le service public, notre beau service public national de l'énergie ? Qui l'a fait pour aller le mettre sur les marchés financiers et jouer à la roulette avec le gouvernement français de ces dernières décennies via l'Union européenne. Et on reconstituera un service public national de l'énergie.
Pour sortir de l'Union européenne, il faut faire le Frexit. Il n'y a pas d'autre solution. Le public doit être reconstruit.
J'ai vu des reportages à la télé, ils étaient tout joyeux, ils avaient un sourire jusque-là parce que pour la première fois, il y avait une ligne étrangère, je crois, italienne, compagnie italienne qui empruntait une ligne de chemin fer française. C'était moderne, c'était bien. Moi, je ne trouve pas ça terrible.
Voilà. Et le train, la poste, combien de bureaux on a fermé partout ? L'électricité, le gaz, je vous l'ai dit, généralement détruit et démantelé par les politiques de l'Union européenne.
Eh bien, on va devoir reconstruire. Alors évidemment, on est au XXIe siècle, on va le faire de manière très moderne. Beaucoup plus moderne, d'ailleurs, que ce qu'ils font.
Parce qu'on nous avait expliqué que la concurrence, ça allait tout améliorer et baisser les prix. Moi, je n'ai jamais vu les prix autant exploser depuis. Donc, on fera exactement l'inverse.
On assumera les services publics français. C'est la France. Les mêmes.
Les mêmes. En désindustrialisant la France. Ils nous disaient la France sans usine, c'est hyper moderne.
Ils nous disaient mais nous, on aura toujours les meilleurs produits parce que les Chinois, on leur laissera. Ben non, mais les Chinois, ils nous ont attrapés et finalement, ils feront aussi les meilleurs produits. Pire que ça, on a tiers mondisé notre agriculture et notre économie.
Par exemple, le bois. Maintenant, on envoie du bois brut aux Chinois qui le transforment en meubles, en parquets et qui nous le revendent avec la valeur ajoutée. Il y en a pas mal des exemples comme ça.
Même les pommes de terre. On n'est plus capable de faire en France des chips, c'est pareil. Ou de la purée.
On vend. Et on rachète. Mais fin, ça a pleuré quand on entend ça. un pays comme la France.
Une énorme puissance agricole comme la France. Millénaire. Multimillénaire.
Avec des savoir-faire, des métiers, des traditions. Et en même temps, une technologie avancée. On a tout.
Il faut remettre un peu d'ordre dans la maison France. On nous a mis en concurrence avec le monde entier. On a ajouté le travail détaché.
Avec l'Union européenne, l'élargissement à l'Est et maintenant, sous pression du nouveau gouvernement allemand, on va élargir à six pays des Balkans occidentaux, l'Union européenne. Alors dedans, il y a l'Albanie, il y a le Kosovo, il y a la Serbie. C'est-à-dire qu'on aura perdu le Royaume-Uni mais on aura gagné l'Albanie.
Nous aurons une politique de reprise en main de notre outil industriel. Ça s'appelle le patriotisme économique. Ça s'appelle le protectionnisme.
Ça s'appelle réserver les marchés publics, la commande publique aux entreprises françaises. Ça veut dire protéger nos fleurs nationaux, arrêter de les vendre, dire aider nos créateurs, aider, mais on ne doit pas coûter, ça doit rapporter instantanément. Ça veut dire, parce que moi je suis clair, je n'aime pas vous mentir, je ne vous mentirai pas, ça veut dire que moi, je ne sais pas faire avec l'euro.
C'est juste pas possible. Qui tient la monnaie tient l'Etat. On le sait depuis des siècles.
L'euro est une monnaie que nous ne tenons pas. Donc nous ne tenons plus l'Etat. On ne tient plus la France et en plus c'est une monnaie qui n'est pas du tout adaptée, elle est adaptée juste à l'Allemagne.
C'est un grand Deutschmark. Alors on rétablira une nouvelle monnaie nationale avec notre site. On devra financer tout ça parce qu'il y a des banques qui s'engraissent, qui ne jouent pas leur rôle et l'Etat ne les y presse pas, il faut le dire, de financement de l'économie.
Et notamment des plus petits qui en ont besoin. Sans les escroquer. Alors on fera ce qui doit être fait, c'est-à-dire qu'on nationalisera des banques.
Donc on reprendra le contrôle aussi du système bancaire comme de l'outil industriel. Allez avec l'ordre obligarchique. Je suis désolé, on en est à un point aujourd'hui.
On ne peut pas se permettre de saupoudrer du grand n'importe quoi pour vous faire croire tous les 5 ans lors d'une élection présidentielle que par un catalogue de mesurettes on va s'en sortir. D'abord vous avez l'expérience pour savoir que c'est faux. Et ensuite vous savez que la gravité de la situation de notre pays fait qu'elle exige des mesures radicales.
Radicales, ça ne veut pas dire extrémistes. radicales au sens étymologique, ça veut dire aller à la racine des choses. Alors nous allons à la racine des choses.
Bien sûr, sur l'agriculture, j'y reviens, même si les interlocuteurs avant moi en ont parlé bien plus brillamment que moi, mais la France c'est normalement une immense puissance agricole. C'était même le grenier de l'Europe. Aujourd'hui même plus autosuffisante.
On est même moins exportateurs aujourd'hui que les Pays-Bas. ils sont 20 millions aux Pays-Bas. Mais quelle folie.
Alors il faut mettre fin, ça a été dit, c'est tellement vrai, il faut mettre fin aux accords de libre-échange. Ils font qu'on va aller chercher du poulet, chloré brésilien, du bœuf aux hormones américains ou canadiens, de bien meilleure qualité. A produire encore mieux.
Bien sûr, il faut sortir de l'Union Européenne parce qu'on ne maîtrise pas du tout le commerce. Les gouvernements français ne sont même pas informés en temps réel, ce que je vous dis est vrai, des négociations commerciales qui sont directement pilotées par un commissaire européen. Le gouvernement français apprend avec généralement deux à trois semaines de retard les négociations.
Le président de la République y compris. Voilà où on en est. Voilà dans quelle main on laisse le sort de millions d'ouvriers français et de paysans français et d'ingénieurs.
Tout le monde est concerné aujourd'hui. Voilà pourquoi on a deux suicides par jour de paysans dans nos campagnes. ça, je ne le supporte pas.
Personne ne devrait le supporter. Mais pas de larmes de crocodile, s'il vous plaît. Des actes.
Nous, on prendra les actes qu'il faut. Pareil sur la PAC, mais ça a été dit avant moi. Merci d'avoir effectivement rappelé les chiffres.
La PAC, c'est 9 milliards d'euros par an parmi les 13 qu'on reçoit chaque année et on en donne 24. 24 moins 13, ça fait 11. Donc on pourra donner l'argent nécessaire.
Tout le monde, il n'y a pas de souci. On en donnera plus s'il le faut puisqu'on fera des économies, puisqu'on ne reçoit pas un centime de l'Europe. Pas un centime.
L'arrêt des accords de libre-échange, je le signale au passage, ce sera excellent pour l'environnement. Moi, je ne suis pas là pour vous raconter le petit catéchisme mondialiste de Greta Thunberg. Je suis là pour vous parler de la vraie écologie.
La vraie écologie, c'est de produire au plus proche. Ce n'est pas d'aller faire construire, fabriquer ou élever à des milliers de kilomètres de chez nous pour ensuite mettre sur des océans dans des cargos hyper pollueurs ou dans des avions et ensuite sur les routes dans des camions par milliers. Là-bas, on fait travailler n'importe comment.
Effectivement, des enfants dans les usines, des conditions de travail indignes, aucune norme environnementale pour le coup. Ces fermes, usines, là, on en parle au Canada, au Brésil, aux Etats-Unis, enfin, ces 20 000, 30 000, 40 000 bêtes, ce n'est pas non plus terrible, ça, du point de vue de la condition animale. On n'entend pas vraiment parler les soi-disant écolos de tout ça.
Et d'ailleurs, qui parle de protection animale ? Personne. Mais là, il faut en parler concrètement, vous voyez ?
Ça, c'est ce système-là. Greta Thunberg a voulu parler de ça. Oh la pauvre petite, je ne la câble pas.
Elle est juste la marionnette d'intérêt bien plus puissant qu'elle. Mais quand on lui parle du CETA, je cite, juillet 2019, à l'Assemblée nationale en France, elle a venu faire une conférence l'après-midi même, ses députés macronistes et les autres allaient tous voter comme un seul homme l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Canada, le CETA. Il y a quand même une députée qui lui dit Greta Thunberg, vous pensez quoi du CETA ?
Et elle répond I don't care. Je m'en fous. Normalement, pour une grande écolo, elle ne devrait pas s'en foutre.
Pardonnez-moi de parler comme elle. Mais elle ne devrait pas s'en moquer parce que c'est le sujet central. L'organisation du commerce mondial et de l'économie mondiale.
Donc ça, on remettra de l'ordre et ça suppose de quitter notamment l'Union européenne. Ce raisonnement-là, je peux le faire sur l'immigration massive. Elle ne sert que les intérêts d'une petite oligarchie qui déstabilise les nations, qui fracture les nations avec cette immigration massive et qui s'en sert pour s'enrichir.
Pas la société, pas vous, elle s'enrichit. C'est pour ça que ça continue et que ça va toujours plus belle et plus fort. C'est pour ça qu'ils en parlent tous les 5 ans mais qu'en fait ils ne font jamais rien pour reprendre la maîtrise et le contrôle sur ce sujet migratoire.
Il faut sortir l'Union européenne, il faut sortir Schengen, il faut sortir de la Convention européenne des droits de l'homme. Il n'y a pas d'autre solution. Il faut une solution là aussi radicale.
Prendre le contrôle. Il n'y a pas besoin de jeter les uns contre les autres, de formules chocs, de slogans de campagne tapageurs pour espérer être mieux perçus, entendus par le tympan des gens. Il faut juste dire la vérité là aussi.
Voilà, c'est tout. Il faut juste dire la vérité, reprendre le contrôle et mener une politique de bon sens. Vous êtes en France, vous travaillez, vous êtes intégrés, vous aimez la France et vous apprenez à vos enfants à aimer la France.
Moi, je m'en fiche de votre religion et tout ça. Vous êtes bienvenus en France et vous êtes français. Point barre.
Par contre, vous êtes en France mais vous ne voulez pas vous intégrer, vous crachez sur la France, vous n'aimez pas la France et vous n'inculquez pas de belles valeurs à vos enfants. dehors, c'est tout. Mais si on prend le contrôle à l'école, je ne peux pas ne pas parler d'école devant notre référent à l'école et président de l'association Racine, Alain Avelot et lui-même professeur.
Mais c'est un sujet surtout fondamental. Je suis moi-même fils d'instituteur d'ailleurs donc ça me touche à cœur. L'effondrement du niveau me peine beaucoup, beaucoup, beaucoup.
Je pense que c'est une catastrophe pour la nation. Il y a des choses toutes simples à faire. Ça ne sera pas un sujet facile, attention, on ne va pas mentir aux gens.
Mais déjà, attendez, je viens, ne vous inquiétez pas, il y a des impatients dans le public. Tirez les mots de la bouche. D'abord, d'abord, effectivement, il faut remettre le français au centre.
Il faut réapprendre le français. La langue française, une manière simple, l'orthographe, la conjugaison, le vocabulaire, etc., les dictées, il y a des méthodes classiques d'enseignement qu'on fait leur preuve.
Les élèves ne sont pas des cobayes, ni pour ça. Les élèves ne sont pas des cobayes non plus pour le masque. Effectivement, il faudra retirer.
Ça lira ensemble. D'ailleurs, sur le français, on interdira l'écriture inclusive partout en France. Déjà que les gamins ont du mal à apprendre le français si vous leur expliquez qu'il faut dire « y'elle ».
Non, moi, je ne suis pas contre les nouvelles technologies du tout. J'ai tous les instruments qu'il faut. J'essaie d'en prendre le meilleur, mais je ne crois pas non plus à l'école, notamment quand les enfants sont les plus jeunes, qu'il faille du tout numérique, du tout tablette, du tout écran toute la journée.
Il faut aussi écrire normalement, il faut reposer le regard. Les écrans, il y en a déjà beaucoup à la maison. Il y a déjà avant.
à l'école, il y a un sanctuaire. Il faut que l'école soit un sanctuaire sur ça. Il faut que l'école soit un sanctuaire par rapport au lobby.
Il faut que l'école soit un sanctuaire par rapport à tous les intérêts commerciaux, financiers et idéologiques. On chassera tous les lobbies de l'école, ils n'ont rien à y faire. On y reprendra aussi l'histoire de France, mais de manière chronologique, classique, l'histoire.
Voilà, tout simplement, l'histoire de France. Et au passage, on y apprendra l'amour de la France. Les héros de la patrie, il faut les connaître.
Et ce n'est absolument pas incompatible avec l'ouverture sur le monde. Enfin, au contraire. Je crois que quand on connaît bien son pays, sa civilisation, son histoire, sa culture, oui, il y a une culture française, M.
Macron. Eh bien, quand on connaît tous ses repères, on a des fondations et on peut se projeter dans le monde entier et le comprendre. Ni rien, ni langue, ni héros, parce qu'en fait, il doit juste se battre la coupe toute la journée, parce qu'il doit avoir honte de tout ce qui a été fait il y a 1000 ans, il y a 500 ans, il y a 50 ans, etc.
Alors, cet individu-là, il aura du mal à se projeter dans le monde parce qu'il ne saura pas qui il est. Mais ce sont des choses toutes simples. On va les remettre au centre.
Comme, je pense qu'il faut remettre à l'école des cours de morale et qu'on pourra appeler comme tel. Ce qui manque beaucoup, c'est de réapprendre la logique. dans le Covid, on aimerait qu'il y ait un peu plus de gens qui aient de la logique.
Moi, je me bats toute la journée contre, et je l'ai constaté, je suis très sérieux, un effondrement de la logique qui n'est plus apprise, qui n'est plus enseignée. Quand on n'a plus de logique, on est manipulable. Donc, il faut apprendre la logique, il faut réapprendre le livre-arbitre et l'esprit critique.
C'est simple à remettre debout la souveraineté pour qu'on arrête les mensonges perpétuels à base de promesses de les contre-pouvoirs. J'ai parlé du Conseil d'État, du Conseil constitutionnel, mais vous savez, le premier contre-pouvoir, et c'est en même temps le premier pouvoir, c'est ça sa force, c'est le peuple, qui est soit pouvoir, soit contre-pouvoir quand ça ne va plus. Et pour que le peuple puisse être contre-pouvoir quand ça ne va pas, il faut lui donner le RIC.
Le référendum, l'initiative, c'est qu'ailleurs, il faut le mettre dans la Constitution. Parce que quand ça ne va pas, il faut qu'il y ait une clé, il faut qu'on puisse s'échapper, il faut qu'on puisse sortir, il faut qu'on puisse faire autrement et l'imposer. Il faut qu'il y ait des référendums beaucoup plus fréquents dans notre pays.
Par exemple, réviser la Constitution, ça ne doit pouvoir se faire que par référendum. Moi, je retirerai au Parlement le pouvoir de réviser la Constitution parce que quand ils l'ont lui a donné, il a trahi confère le traité de Lisbonne. des libertés, des libertés, une dignité garantie.
Et là, on a bien vu qu'on n'a pas été protégés du tout. On nous disait pays de liberté, mon oeil. Pays d'esclavage, de tyrannie.
Et là, nous allons devoir mettre les bouchées doubles pour le plus jamais ça. Plus jamais ça. Il y aura des verrous à mettre.
Le RIC sera un très puissant verrou. Mais il y en aura d'autres. Et là, se réaccaparer, sa souveraineté nationale et la souveraineté du peuple, c'est aussi le plus puissant des verrous.
Parce que quand vous êtes vraiment le souverain et pas simplement dans les textes, alors c'est vous qui décidez. Et personne ne peut vous tyranniser et vous mettre en esclavage. Bravo.
C'est de retrouver un projet national. Un projet national aussi bien pour la métropole que pour l'outre-mer. D'ailleurs, chapeau à nos compatriotes d'outre-mer.
Ils se battent comme des millions. Je suis très heureux que nos compatriotes de Nouvelle-Calédonie aient confirmé pour la troisième fois d'affilée le choix de la France. Ça veut dire retrouver foi et confiance dans la France.
Sortir de notre tête ce qui ont mis 40 ans de faux présidents de la République, c'est l'idée que ce serait une petite puissance moyenne, 1% de l'humanité, juste le passé, mais pas l'avenir, etc. Stop. On est un grand pays.
On est une grande puissance. On est un grand peuple. On doit avoir une grande politique étrangère, libre, indépendante, fondée sur une armée française, libre, avec une industrie de défense nationale, libre.
Voilà la réalité d'un peuple souverain. Et puis je crois qu'il faut remettre un peu de transcendance dans notre manière de gérer la vie publique parce qu'on y a mis beaucoup de bassesses. On a tiré les gens vers le bas.
On les a coupés, individualisés, isolés, transformés en simples consommateurs. Non, pour des valeurs supérieures, nobles. Et d'ailleurs, si on ne vit que pour sa jouissance personnelle, généralement, on ne l'atteint même pas parce qu'on n'est pas heureux.
Non, on vit aussi pour les autres, pour sa famille, pour ses parents, dont il faut oublier notre société. Reprendre soin de toutes les générations, des plus vulnérables, les enfants. Réapprendre qu'on vit dans une collectivité nationale.
Réapprendre quand le voisin ne va pas bien de mettre la tête dans le sable et faire semblant qu'on n'a rien vu. Parce que le jour où ça vous arrive à vous, il n'y a plus personne. Mais c'est des choses toutes simples.
Et ça, c'est ce qu'on appelle une transcendance. C'est une idée, c'est un grand projet, c'est un projet présidentiel si vous voulez, oui, parce qu'il y a une élection présidentielle, mais c'est un projet de vie. Tout simplement.
Une transcendance par le beau remis au goût du jour. Y compris le beau classique, éternel. Vous savez, ce qui plaît universellement sans concept.
C'est la définition du beau par contre. Ce qui plaît universellement sans concept. On l'a un peu oublié.
Pourquoi à nos époques ce serait voué simplement à l'utilitaire, voire au lait ? Non, on peut faire beau. On a des métiers, on a des métiers de la pierre, on a des métiers de l'architecture en France, on a des métiers d'art.
Mais il faut les remettre au goût du jour. Il faut remettre au goût du jour le travail manuel et ce travail artistique. Une grande et belle oeuvre.
Et pour ça, il faut s'accrocher. Il ne faut jamais rien lâcher. De toute façon, la France, c'est une oeuvre éternelle qu'on remet tout le temps sur l'atelier.
Parce que la France, ce n'est pas un pays comme les autres. C'est un pays qui est en danger permanent. Mais quand il est là, quand le pays existe, quand il est dans son net, dans son essence, quand la France est la France, alors c'est le plus grand et le plus beau pays du monde. c'est le plus extraordinaire du monde, il est capable de tout.
Il est travaillé par des forces de division et qui est travaillé par une oligarchie et des classes dominantes qui ont toujours trahi à travers l'histoire. Et en même temps, par un peuple qui toujours, parfois au tout dernier moment, et peut-être qu'on en approche de ce tout dernier moment, a su relever la tête et a su assurer sa renaissance et sa résurrection. Je conclurai en vous citant cette phrase de Charles de Gaulle, il l'a prononcée le 14 juillet 1943 dans un discours « Soyons fermes, purs et fidèles, au bout de nos peines, il y a la plus grande gloire du monde, celle des hommes qui n'ont pas cédé. » Merci.
Florian Philippot