JEAN-PHILIPPE TANGUY est l'invité de SONIA MABROUK sur BFM !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 37 %Attaque 50 %Défensif 13 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 84 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:12RelanceRéponse directe
Vous dites que le gouvernement joue le pourrissement. Quel intérêt aurait-il à laisser faire ?
- 2:20RelanceRéponse partielle
Pourquoi le gouvernement ne met-il pas en place des interdictions de manifester préventives ?
- 3:34OuverteRéponse directe
Vous pensez que le mouvement a échappé aux élus ?
- 4:14OuverteRéponse directe
Qui siffle la fin de la partie ? Quelle est l'issue politique ?
- 4:48FerméeRéponse partielle
Si vous étiez au pouvoir, vous n'auriez pas une baguette magique pour que les violences s'arrêtent ?
- 5:11RelanceÉludée
Vous criminalisez la prévention en agissant avant même qu'il y ait un acte ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:23Invité politiqueFait
« Malheureusement, c'est l'ensemble des mouvements sociaux dans notre pays, qui sont souvent pourris par les mêmes bandes de casseurs. »
- 8:42Invité politiqueFait
« Dans le cas Traoré, la police française a été innocentée de ce qui était reproché. »
- 21:38Invité politiquePromesse
« Le plus important, c'est évidemment la revalorisation des professeurs. »
- 22:34Invité politiqueFait
« L'autorité c'est vertical. »
- 25:49Invité politiqueFait
« l'apprentissage a été revalorisé, c'est faux »
- 31:28Invité politiqueChiffre
« ils recrutent 8000 nouveaux fonctionnaires »
- 34:10Invité politiqueFait
« tout président de la république peut être de Gaulle en fait »
Temps de parole
- Jean-Philippe Tanguy65 %
- Présentateur26 %
- ?7 %
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Merci d'être avec nous. La suite de votre émission, et c'est notre invité politique à présent pour le grand entretien. Bonsoir Jean-Philippe Tanguy. Bonsoir Madame Mabrouk. Merci de
votre invitation.
Merci d'être notre invité, député du Rassemblement National de la Somme. Vous êtes l'un des responsables politiques du parti, souvent appelé le monsieur Budget du RN. On va en parler, mais tout d'abord, ces images. J'insiste sur ces premières images, parce que lors de cette cinquième journée de mobilisation lycéenne, ça s'est bien passé quand même dans plusieurs villes de France. Nous n'en parlons pas suffisamment, je le dis à moi-même. Mais dans plusieurs villes, il y
a
eu des rassemblements et des cortèges fournis, moindres, il est vrai, que lors des précédentes mobilisations, mais il y en a eu. Et puis,
il
y a eu, voilà, c'est ce qu'on a vu aujourd'hui tout au long de la journée, dans plusieurs villes, en province, avec les syndicats qui étaient là, des parents qui entrent encadrés sans heurts, sans violences. Et puis malheureusement, des cortèges à Paris, émaillés de tensions et de violences dans la capitale, les manifestations finissent toujours mal. des groupes de casseurs, de destructeurs, des groupes d'ailleurs très mobiles, qui s'en prennent aux forces de l'ordre, des vitrines brisées, des commerces attaqués, des scènes de violences urbaines, comme le dit souvent le ministre de l'Intérieur. Il est clair que pour ces groupes, la police est une bande rivale.
Je vous ai entendu dire, Jean-Philippe Tanguy, que le gouvernement jouait le pourrissement. Quand on voit ces images, quel pourrait être l'intérêt d'un gouvernement de laisser faire
?
Malheureusement, c'est l'ensemble des mouvements sociaux dans notre pays, qui sont souvent pourris par les mêmes bandes de casseurs, qui souvent n'ont pas forcément d'ailleurs de lien direct avec le mouvement social, que ce soit les syndicats, c'était le cas des Gilets jaunes avant,
c
'est le cas de cet nombre de mouvements lycéens aujourd'hui. On a des personnels éducatifs qui ont témoigné, qui voyaient des jeunes qui n'étaient pas leurs élèves, qui n'étaient même pas forcément des étudiants du coin. On a eu des informations quand on pouvait avoir des groupes différents en France qui bougeaient, qui venaient à Paris notamment pour casser. Et moi, nous avons toujours pensé au Rassemblement National, qu'il y
avait
des moyens de les identifier, de les arrêter préventivement, pour empêcher qu
'ils
viennent pourrir le mouvement. Mais là, vous avez raison. Préventivement ?
En amont d'un rassemblement,
d'une manifestation ? Vous avez des gens qui
sont, vous avez des spécialistes de la casse, des spécialistes... Des
interdictions de manifester, en réalité, de se
rassembler. Oui,
absolument,
les fameux Black Bloc ou d'autres mouvements qui peuvent leur ressembler. Parfois, d'ailleurs, dans différents pays européens, ils peuvent se donner malheureusement rendez-vous à Paris ou ailleurs pour...
Mais pourquoi le gouvernement
ne le fait pas ? S'il
y
a une possibilité juridique, politique de le faire, pourquoi ne le fait-il pas
?
C'est une très bonne question. Je crois que c
'est
d'ailleurs ce qu'avait indiqué un certain nombre d'anciens dirigeants de droite qui l'ont fait aussi quand c'était Nicolas Sarkozy ou Jacques Chirac. C'est une vieille méthode
des
gouvernements pour discréditer un mouvement plutôt que de parler du fonds. Parce
que
vous avez bien fait, Mme Mabrouk, de parler aussi de ces cortèges pacifiques. Bon, on ne partage pas forcément toutes leurs revendications. On peut avoir des désaccords. Mais nous, au Rassemblement National, avec Marine Le Pen et Jordan Bardella, on est prêts au débat de fonds. On est prêts au débat de
fonds sur comment
on améliore le quotidien des lycéens, comment on améliore la rémunération des enseignants, comment on améliore les programmes. Est-ce qu'il faudrait organiser notre millefeuille
territoriale
pour que les lycées soient
gérés par
des institutions
?
Il faudrait qu'il n'y ait plus ces images.
Bien sûr. Il est sûr qu'on ne peut pas céder à la violence, que ce soit le gouvernement, que ce soit les partis d'opposition. Moi, je ne comprends pas que des partis politiques tolèrent ou font semblant de ne pas voir la violence quand ils ne l'ont pas allumée. Écoutez, moi, je suis contre la politique du pire. J'ai l'impression que, notamment, les Insoumis essaient de ne plus mettre trop d'huile sur le feu. Avec eux, on n
'est
jamais à l'abri qu'ils repartent. Mais là,
j
'ai l'impression qu'ils ont pris conscience que ces lycées étaient partis en flamme, que ces 800 policiers blessés, que ces 100 personnels de l'éducation nationale qui ont été blessés, tous ces élèves aussi.
Vous pensez que le mouvement a échappé en partie
aux élus qui
étaient sur
le terrain ?
Ah ben, ça, c'est évident. Vous savez, déjà, moi, je pense qu'il ne
faut
pas avoir d'arrogance, il ne
faut
pas avoir de vanité. Les jeunes, ils ne
sont
pas manipulables. Vous pouvez inspirer de mauvais sentiments. Puis après, ça peut partir dans tous les sens. Inversement, des jeunes aussi, évidemment, qui n'obéissent pas aux partis politiques. Ils ont bien raison et ils n'obéissent qu'à eux-mêmes ou à des mouvements de coordonnées. Bon, avec les réseaux sociaux, évidemment, je ne
veux
pas enfoncer une porte ouverte. Mais c'est sûr qu'aujourd'hui, les jeunes s'organiseraient différemment de ce qu
'on
s'organisait quand vous et moi, nous étions plus jeunes. Alors, je ne
sais
pas si vous participez à des mouvements sociaux, moi, pas beaucoup. Enfin, on s'organisait un peu, comment j'ai envie de dire, en improvisé. Là, c'est sûr qu'avec les réseaux sociaux,
c'est totalement différent. Alors,
si vous dites que le mouvement a échappé, en tous les cas, à ceux que vous qualifiez il y a quelques semaines d'incendiaire et qu'en même temps, vous estimez que le gouvernement joue le pourrissement, qui a encore la main
?
Je le souhaite, que ce soit les jeunes eux-mêmes. Vous avez parlé de leurs parents, tant mieux. Les syndicats, quand ils existent, même si, bon...
Mais qui siffle la fin
de la partie ?
Quelle est l'issue politique aujourd'hui ?
L'issue politique, c'est d'ouvrir un vrai débat de fond.
On
est dans notre malheur. On a une chance. Si les violences s'arrêtent, et il faut qu'elles s'arrêtent. Moi, je ne suis pas pour qu'on débatte de fond tant que les violences continuent et les
bloquaient. Mais s'étendez-vous au pouvoir, vous
n'auriez pas une baguette magique pour que les violences s'arrêtent
? Mais je pense qu'on aurait... Alors, vous allez me dire, on ne peut pas le prouver, certes. Mais nous, je pense que nous aurions anticipé, à la fois anticipé les violences, parce que, comme l'a signalé mon collègue qui vient souvent sur BFMTV, Mathieu Vallée, ancien commissaire de police et ancien syndicaliste des commissaires de police, il y
a
des dispositions préventives qui n'ont pas été mises en place pour empêcher un certain nombre de violences ou de contaminations.
Vous entendez qu'une
partie de la classe politique va hurler la prévention, c'est-à-dire que vous criminalisez, en tous les cas, vous agissez avant même qu'il y ait un acte
? Alors là, c'était pour protéger le mouvement. Là,
vraiment,
ce qu'on avait conseillé avec le Rassemblement National, des mouvements de prévention de la violence, c'est que si vous empêchez des éléments extérieurs de se mélanger à des lycéens, des casseurs ou des black blocs ou d'autres mouvements violents, de se mélanger à des lycéens, des éléments politiques ou politiciens ou anarchistes... On a vu, par exemple, beaucoup de membres de cette organisation qu'on appelle Révolution Permanente. Bon, j'ai envie de dire, ils annoncent la couleur. Des gens qui revendiquent en permanence la Révolution, qu
'est
-ce que ça a de constructif, qu'est-ce que ça a d'intéressant pour les lycéens ? Rien du tout. Alors,
c
'est intéressant de me permettre aussi, puisque vous parlez notamment de Révolution Permanente, il y
a
eu d'autres militants. Je voudrais vous faire réagir à cette image que vous inspire ou que vous inspirez, la présence de la militante écologiste et activiste du climat, Greta Thunberg, dans les cortèges.
Elle
a appelé les jeunes à se lever devant le lycée Paul-Éluard à Saint-Denis. On l'écoute.
Les jeunes sont toujours exclus des débats. On nous vole notre avenir. Comme nous le voyons ici, les écoles ne reçoivent pas les investissements nécessaires. Cela envoie aux jeunes le message qu'ils ne sont pas une priorité pour la société. Alors, que sommes-nous censés faire ? Baisser les bras ? Bien sûr que non. C'est précisément ce que font les gens ici. Ils affirment qu'ils ne renonceront pas et qu'ils se battront pour cet avenir qu'on nous dérobe sous nos yeux. Je suis donc extrêmement fière des étudiants français.
Est
-elle légitime ou est
-ce une forme d
'instrumentalisation ?
Non,
j
'en ai vu de la récup. Mais alors là, on est au fond du fond de la récup. Pauvre mademoiselle, madame Thunberg, je ne
sais
pas ce qu'elle doit faire. Elle ne parle même pas français. Elle
est suédoise. Oui, c'est une forme
d'ingérence.
Il
vaut mieux qu'elle
reste chez elle. Je ne sais pas si c'est une
ingérence. On peut qualifier d'ingérence avec un peu d'humour et un peu de détachement quand on voit les manipulations qu'il y a sur de fausses ingérences par rapport aux vraies ingérences qui peuvent menacer notre pays et la qualité du débat démocratique.
Elle n'a rien à faire.
C'est de la grosse récup qui tâche. Ce n
'est
quand même pas très intéressant. Qu'est-ce qu'elle connaît de les lycées français ? Rien du tout. Elle n
'est
même pas capable de lire les pancartes en français. Donc, qu'est-ce qu'elle connaît des motivations ? Ceci dit, c'est vrai qu'il existe maintenant une espèce d'international des bobos qui, main dans la main, font le tour des capitales européennes. J'imagine qu'elle est venue en vélo depuis la Suède parce qu'il ne
faut
pas polluer.
Oui, elle ne prend plus de l'avion depuis
quelques années. Elle est venue en catapulte, en vélo, en rame.
Bali Bagayoko, Jean-Philippe Tanguy, a salué sa présence, affirmant que Saint-Denis est la capitale de la résistance et de la convergence des luttes. On va voir sur les réseaux sociaux ce qu'il a écrit. Et le maire de Saint-Denis, qui s'est aussi affiché avec une autre militante, mis à part Greta Thunberg, c'est Assa Traoré. Est-ce que vous y voyez, là encore, une forme de convergence de différentes luttes ?
Ah, mais c'est la convergence des récupérations. Parce que, alors là, qu'est-ce que vient faire Assa Traoré, professionnel de la contestation, qui vit d'un drame depuis des années et des années, on comprend même plus ce qu'elle propose, qu'est-ce qu'elle défend, qui a insulté la police. On remarque que ça fait un point commun. Effectivement, elle a toute sa place, c
'est
les insoumis, puisque M. Mélenchon, malheureusement, et d'autres ont insulté les forces de police en les traitant de racistes, alors que la police dans notre pays, et il faut tous en être fiers, est un lieu d'intégration, d'assimilation de toutes les Françaises et tous les Français,
qu'elles ne peuvent pas leur donner. Vous les soutenez sans réserve ?
Totalement, je soutiens totalement les forces de l'ordre sans réserve. Quand il peut y avoir des problèmes, il peut y avoir des ordres qui sont mal interprétés ou des erreurs individuelles, il y a toujours une enquête, et la police française est très surveillée de l'intérieur.
Et d'ailleurs, je vous rappelle que dans
le cas Traoré, la police française a été innocentée de ce qui était reproché.
Jean
-Philippe Tanguy, ça m'étonne. Vous dénoncez la présence de certains militants, mais pourquoi alors vos élus se tiennent si loin du mouvement ?
On
peut reprocher aux élus LFI, comme vous le faites, une forme d'instrumentalisation au début, mais pourquoi vos élus ? Je pense, le maire Bali Bagayoko était sur place. Le maire Robert Ménard, convenait avec moi que ce n
'est
pas la même tendance, était aussi dans les cortèges. En tous les cas, il a voulu parler ou sermonner un manifestant. Pourquoi vous n'êtes pas sur le terrain ?
Ah
non, mais nous, on a eu des députés qui avaient des lycées concernés qui ont pu aller à la rencontre.
Vous deviez être
très calme parce qu'on n'a pas vu
véritablement. Oui, c'était plutôt
calme.
Et
d'ailleurs, vous faites bien d'avoir montré des images où c'était calme, il y a des endroits. Dans la Somme, par exemple, je sais qu'il
y a
eu un lycée à ville où il y
a
eu un mouvement. Ce n'était pas spécialement agité. Il y a eu un peu de débordement au début. À ma connaissance, ça s'est calmé. Dans ma circonscription, tout a été plutôt calme. Bon, moi, je suis très occupé sur le budget.
Je
ne
vais
pas vous baratiner. Je n
'ai
pas eu le temps d'aller dans les lycées
de la circonscription. Mais il y en
a d'autres qui
sont allées.
Ce n
'est
pas un refus de principe de ne pas se mêler à un certain mouvement ?
Non,
nous, c'est vrai qu'on a un regard parfois un peu distant sur tout ce qu'on appelle les grèves étudiantes ou les grèves lycéennes. Pour nous, quand on est étudiant ou lycéen, on profite d'un service public. Les études, c'est quand même un privilège. Le concept de grève, c'est un concept de travailleur. C'est des gens qui travaillent dans les usines et les mines qui se sont battus pour avoir des droits sociaux. Mais ça n'empêche pas d'avoir des revendications pacifiques. On peut être lycéen, on peut profiter d'un service public et quand même, avec les parents d'élèves et le personnel éducatif, évidemment, avoir...
Et vous me voyez venir. Le
samedi 17 octobre, quand il va y avoir probablement, en tous les cas, dans les mêmes cortèges ou probablement parfois derrière les mêmes pancartes à la fois des lycéens et des travailleurs, est-ce que vous en serez
? Non,
nous,
on
n
'a
jamais, comment dire, on participe très rarement pour ne pas dire jamais aux mouvements sociaux parce qu'on considère que les hommes politiques et les femmes politiques n'ont pas à récupérer des mouvements qui les dépassent, que tout le monde peut vouloir venir manifester sans avoir de parti politique dedans et d'ailleurs, à chaque fois qu'il y
a
de la récup, ça finit mal. Et moi, ce qui m
'a
inquiète un peu, vous l'avez dit avec M.
Bakaï... Ça finit mal
?
Ça risque de finir mal. Oui, les Gilets jaunes,
par exemple, les Gilets jaunes, je me souviens très bien de la géanalogie des Gilets jaunes, c'est un mouvement populaire spontané, une révolte contre les abus de la fiscalité, contre la raquette fiscale, unissant les retraités qui étaient raquettés par Macron, tous ceux qui avaient besoin de leur voiture qui étaient raquettés par Macron, les autres entrepreneurs et les artisans qui étaient raquettés par Macron et tous ces gens... Il
n'y a pas commun
à vous entendre, c'est le président de la République.
En l'occurrence, les Gilets jaunes, il fait
malheureusement pas commun. Là aussi, c'est le président de la République. C'était M.
Macron et à l'époque, n'oublions pas, M. Philippe, qui était le Premier ministre, qui avait voté toutes ces taxes et ces injustices. Et le mouvement avait été récupéré... Enfin, il y avait eu des infiltrations de l'extrême-gauche et à l'époque, ce n'était pas les Insoumis, c'était le Parti de Gauche ou le Front de Gauche, je ne sais plus, qui avait essayé de récupérer le mouvement et malheureusement, ça avait beaucoup changé.
Certains avaient cité l'autre tendance, l'autre bord politique
pour Gilets jaunes.
Ah bah non,
mais
c
'était pas le cas. En tout cas, vous êtes contre toute
forme de
récupération ou d
'alliance sur le terrain.
Il peut y avoir des exceptions, mais de manière générale, nous, on n'essaie jamais de faire la récupération. On peut venir saluer à l'occasion un début ou une fin de cortège, on peut soutenir de l'extérieur, mais c'est toujours compliqué de mélanger le mouvement social et le mouvement politique. En tout cas, en France, souvent, c'est de la récupération et c'est dommage. Par contre, moi, je suis très inquiet des faits que vous avez énoncés, c'est-à-dire qu'on a la récup des écolos dingos avec Mme Thunberg, on a la récup des islamo-gauchistes avec M. Bagayoko, on a la récup des anarchistes et des haineux de la police avec Mme Traoré.
On est très loin des revendications de base des lycéens qui consistent à avoir des lieux
d'études.
Vous limitez tous leurs combats à ce que vous venez de dire. Et là, vous
estimez que c'est la convergence des récupérations.
Je ne
suis
pas sûr qu'insulter la police avec Mme Traoré va permettre d'avoir des cantines décentes. Je ne suis pas sûr que jouer à l'islamo-gauchiste avec M. Bagayoko qui ne
veut
pas condamner l'excision dans sa propre commune c'est complètement lunaire va aider les lycéens à avoir de meilleurs emplois du temps. Et je ne
suis
pas sûr que ce soit d'écouter les élucubrations en anglais ou en suédois on ne sait plus très bien de Mme Thunberg qui va aider les lycéens à se construire un avenir. Vous
dites qu'on est très loin
des revendications. Mme Thunberg est évidemment passé
puisque déjà elle a construit un avenir avec Mme Thunberg qui vit en permanence dans la réécriture elle revit en permanence son moment de gloire c'est un peu triste j'ai l'impression que c'est l'éternel tour de chant d'artistes ratés qui finissent comment
dire par ne plus que s'écouter que même dans la salle de bain. Elle a bien fait
de venir si elle vous écoute ce soir.
On
va parler
dans quelques instants. Je ne parle pas français donc je peux le dire en anglais.
On peut vous traduire parfois. On va parler quand même de vos propositions sur l'école. Encore un mot parce que vous dites soutien sans condition aux forces de l'ordre. Mais si vous étiez au pouvoir quelles consignes ? Vous n
'êtes
pas un spécialiste du maintien de l'ordre mais quand même des consignes générales. Est-ce que vous leur dites quand c'est un mouvement de lycéens donc de jeunes donc inflammables vous leur dites fermeté et retenue c'est possible ?
Oui mais c'est le cas.
C'est le cas. Il y
a
eu de la fermeté et de la retenue.
C'est possible les deux ? Non,
pas du tout.
Il
y
a
quand même eu beaucoup de données de gens qui ont été choquées y compris des jeunes d'ailleurs des lycéens évidemment puisque beaucoup de lycéens par exemple sont pompiers bénévoles. Donc quand vous avez un camion de pompiers à Marseille je crois que c'était à Marseille de mémoire qui est saccagé où le matériel est dégradé et on met le feu au camion de pompiers je pense que personne ne peut être d'accord avec ça et on prouve bien qu'on a laissé faire malheureusement quelque chose qu
'on
n'aurait pas dû laisser faire. Donc non, les forces de l'ordre je peux vous dire qu'elles sont dans la retenue tout le monde voit qu'elles sont dans la retenue elles font ce qu'elles peuvent et cet exemple du camion de pompiers il est éloquent Madame Mabrouk comme beaucoup d'autres exemples parce que cet été beaucoup évidemment la France a été sauvée par
nos
pompiers et d'autres et pendant que des pompiers on va dire seniors ou expérimentés étaient sur le feu vous avez beaucoup de pompiers juniors de jeunes impliqués dans les sapeurs-pompiers partout en France qui tenaient le terrain par exemple dans la Somme il y avait quelques picards qui sont partis aider leurs collègues en Géronde ou dans le Sud et puis pendant ce temps dans la Somme pour venir en aide aux personnes en difficulté ou maintenir les autres missions des pompiers c'était beaucoup les jeunes donc on a une belle jeunesse dans notre pays qui est impliquée dans les pompiers dans les associations
qui la remet en cause qui la caillasse
je vais finir ça vous savez qu'aujourd'hui il y a plus de jeunes impliqués dans les associations bénévoles que de retraités et c'est
formidable il faut s'en féliciter mais qui la caillasse qui l'attaque qui la vilipante
qui la violence vous dites qu'il y a deux jeunesses qu'il y a des faux jeunes
aussi il y a deux jeunesses il y
a plusieurs
jeunesses moi j'aime pas vous allez me
dire
je viens de le faire parce que c'était pour remercier ceux qui s'engagent mais la jeunesse c'est une situation c'est des individus chacun est libre de ses inclinations de ses passions
de ses envies de vivre il peut y avoir une
solidarité générationnelle on est des bandes de copains on est des bandes d'amis on
a les mêmes espoirs on a les mêmes espérances
c'est vrai qu
'on peut être inspiré quand on est une génération
hier à votre place Alain Beaumont il dit il y a une génération Naël dit-il qui s'est politisée après la mort Naël et après les émeutes les très violentes émeutes urbaines et que les politiques n'ont pas vu venir et c'est cette génération qui est dans la rue et qui parfois pour certains eh bien crie des slogans anti-police pour certains des slogans anti-RN pour certains des slogans voilà à câble etc. je ne
vais
pas rentrer dans les détails vous croyez qu'il
y a
une génération qui a été biberonnée à ce qui s'est passé
non
je
ne pense pas que
ce soit une génération qu'il y ait des groupes politisés qui étaient sensibles à ce qui est arrivé au drame de Naël parce que même si l'enquête devra estimer les responsabilités et même si moi je pense que la police dans cette affaire n'avait pas été à être critiquée et vilipendée autant qu'elle a été critiquée et vilipendée notamment par Emmanuel Macron n'en reste pas moins que c'est un jeune homme qui a perdu la vie et c'est toujours une tragédie mais moi je me souviens aussi au moment des émeutes qui avaient suivi excusez-moi il y
avait
beaucoup de jeunes entre guillemets mais ce n
'est
pas des jeunes en l'occurrence c
'est
des voyous c'est des casseurs c'est des perturbateurs c'est des gens violents quand ils étaient interrogés souvenez-vous à l'époque par les forces de l'ordre avec un certain nombre de comptes rendus de PV étaient sortis dans la presse ils ne savaient même pas qu'il était Naël parfois et ils n
'en
avaient rien à faire du sort de ce jeune homme qui est décédé dans des conditions qui restent regrettables même si une fois plus visiblement la police n'était pas responsable
sur les factures elles sont affolantes Jean-Philippe Tanguy pour la région Île-de-France c'est jusqu'à 8,5 millions d'euros sur la seule journée d'hier en Île-de-France d'ailleurs c'est 400 000 euros la région Grand-Est par exemple c'est entre 2 et 4 millions d'euros sur le plan national au total c'est environ 30 millions d'euros à qui on présente la facture ?
Aux casseurs il est évident qu'il faut présenter
la famille Monsieur et Madame
le casseur cagoulé
Oui oui déjà rien que ça c'est interdit je vous rappelle qu'on n
'a
pas le droit d'être cagoulé
donc déjà rien que ça ça doit donner lieu
à une amende et le cas échéant une peine de prison courte vous savez que nous avec Marine Le Pen et Jordan Bardella nous sommes très favorables aux courtes pernes et que chaque délit ou crime évidemment trouve lieu une réponse pénale y compris des incarcérations pardon de courte durée et si les jeunes en l'occurrence sont mineurs ou en quasi statut de mineurs étudiants leurs familles doivent payer et s
'ils
doivent payer toute leur vie et bien ils paieront toute leur vie même si ça doit être une part évidemment leurs aides sociales j'en parle même pas quand même pas leur verser de l'aide sociale alors qu'ils ont cassé et puis si ça va plus loin c'est-à
-dire
que si c'est des récidivistes il faut aussi les expulser de leur HLM parce que si vous
voulez
on ne
peut
pas bénéficier de la solidarité familiale et s'acclager des biens publics abîmer des biens publics quand on est des parents bien sûr il peut y avoir des exceptions et il doit y avoir un suivi social mais il y a des parents qui sont innocents mais il y
a
aussi beaucoup de parents qui laissent tomber qui ne s'occupent pas de leurs gamins de tous milieux sociaux d'ailleurs c'est pas que les personnes modestes qui ne s'occupent pas de leurs gamins parfois on entend ça c'est pas vrai et dans ce cas-là il faut responsabiliser les parents mais enfin vous savez à Paris là
dans
les casseurs les black blocs souvent quand la police les attrape enlève leurs cagoules noires et qu
'ils
sont interrogés souvent c'est des fils de bonne famille parfois et donc là il
y a de l'argent à récupérer évidemment et
puis il faut peut-être les mettre en prison parce que quand un certain nombre comment dire d'enfants privilégiés comment dire qui pour s'encanailler on pourrait avoir des sensations fortes abîmes les biens de tout le monde et saccagent les liens sociaux et bien peut-être qu'ils y réfléchiront à deux fois
et
lever l'excuse de minorité dans ce cas-là dans la
plupart des
cas il n
'y a
pas d'excuse de minorité quand vous allez mettre le feu à un lycée comme ce qui s
'est
passé à Nantes donc la
rente donc qu'elle devienne l'écription et que la
règle pour vous
non mais nous on a toujours été pour ne pas reconnaître l'exception de minorité pour les délits et les délits violents et les crimes et je vous rappelle que dans ce lycée heureusement et je touche du bois peut-être de Breton il n
'y a
pas eu de victime mais en fait je vous rappelle qu'il y avait des gens qui étaient dans ce hall de lycée Nessa Mandela qui a brûlé et ils ont mis les voyous et les criminels qui ont mis le feu à ce hall de lycée ont mis en danger du personnel éducatif et des élèves heureusement il n
'y a
pas eu de victime il y aurait pu en avoir
et
le ministre de l'Intérieur parle d'un retour de l'ordre républicain rapidement est-ce que vous croyez à ça
? rapidement ça fait
combien de temps ? moi j'ai un peu perdu la notion du temps avec le budget mais ça fait deux semaines au moins
nous sommes d'accord mais est
-ce
que vous croyez à ça d'abord à sa fermeté et à l'application sur le terrain écoutons-le
le problème de la justice ça n'est pas la police et le problème de la police ça n'est pas la justice dans la bouche d'un député socialiste je ne peux pas entendre ce genre de critique ça n'est pas acceptable l'ordre républicain c
'est
quand on interpelle des délinquants et des casseurs voilà monsieur le député c'est rien d'autre et c'est ce que nous faisons tous les jours
ça
vous paraît clair ça vous paraît c'est une détermination affichée portée incarnée
oui non mais moi je ne
suis
pas là pour la politique du pire mais là ce qui est très inquiétant c'est vrai que la dérive du parti socialiste qui a quelques mois des élections est complètement à la remorque des insoumis sur tous les sujets que ce soit le budget ou l'ordre public ou les violences c'est très inquiétant enfin très inquiétant non pas que j'espère quelque chose d'une manière générale du parti socialiste mais ça veut dire que monsieur Mélenchon fait une OPA totale sur tous les partis politiques et ce n
'est
pas monsieur Glucksmann visiblement qui va changer les choses parce qu
'on
m'avait dit dimanche soir j'ai suivi BFM vous avez fait une émission spéciale il paraît que monsieur Glucksmann vient de gagner et le candidat comme j
'ai dit de
sa micro primaire donc le micro candidat d'une micro primaire il n'a aucune autorité sur ses députés visiblement parce que le ton des députés socialistes à l'Assemblée nationale était plus proche de monsieur Mélenchon que de monsieur Glucksmann
donc vous estimez que monsieur Mélenchon va faire
une razia déjà sur en
tout
cas à l'Assemblée nationale la razia elle
est faite alors
comme a dit madame Royal le stagiaire a gagné peut-être qu
'il
va devenir professionnel mais enfin j'ai un doute
oui
mais alors allant plus loin sur ce que vous proposez parce que vous voulez parler des revendications et elles sont légitimes dites vous Jean-Philippe Tanguy des lycéens j'ai regardé en détail votre programme sur l'école vous insistez sur les savoirs fondamentaux absolument
bon j'allais dire c'est un rôle
madame parce que par exemple quand vous avez multiplié on a choisi plein de matières il y
a
une multiplication des matières c'est la multiplication des matières et une multiplication des trous et des agendas donc
vous êtes pour les savoirs fondamentaux vous êtes contre les emplois du temps à trous
oui
mais c'est lié aux savoirs fondamentaux parce que plus il
y
a de matière plus c'est difficile contre Parcoursup vous
souhaitez une
revalorisation salariale des professeurs
oui
je
ne
sais
pas mais si vous
deviez là
ce soir nous donner deux mesures percutantes frappantes qu'on retienne tout de suite que diriez-vous
le
plus important c'est évidemment la revalorisation des
professeurs oui monsieur Roussel il y
a
quelques semaines quelques
jours il dit exactement la même chose monsieur Edouard
Philippe dit la même chose
et
pourquoi ne l'a-t-il pas fait la dégradation du pouvoir d'achat des fonctionnaires et en particulier du personnel éducatif et des professeurs c'est important si vous n'avez pas de bon salaire vous n'attirez pas comment dire les plus performants des étudiants pour devenir professeur et donc le niveau général peut malheureusement s'affaisser ou si le niveau des professeurs est bon il peut y avoir une baisse de motivation moi je pense aussi qu'il
y a
un devoir de vérité qu'on doit faire beaucoup aussi il y
a
beaucoup d'enseignants qui sont manquants dans un certain nombre d'établissements difficiles parce que c'est beaucoup quand vous avez un pas de salaire et que votre cours malheureusement vous devez faire la garderie ou passer plus de temps à maintenir l'ordre que de transmettre votre savoir et votre enseignement vous
êtes démotivés vous ne pouvez
pas changer vous même tout seul si vous arrivez au pouvoir les conditions dans
certains
établissements
difficiles vous pouvez changer les conditions l'environnement le contexte l'autorité c
'est vertical mais nous on assume totalement ça madame Mimbrouk l'autorité c'est vertical Marine Le Pen à l'hélice et Jordan Bardella à Matignon des ministres qu'il faut respecter l'autorité qui disent que maintenant on ne tutoie plus les élèves les élèves ne tutoie plus les professeurs la tenue pourquoi est-ce qu'on veut une tenue uniforme dans les établissements c'est aussi le maintien de l'autorité évidemment ça part de là c'est tout vous savez tout est dans tout tout est dans tout si
vous récupérez le pouvoir dans quelques mois regardez la situation on est là pour étudier le savoir il est
vertical
bien mis
à part le tutoiement c'est très important mais certainement
si
madame si on se tutoyait
ce n'est pas trop la même ambiance
vous
y verrez
bien vous mettez sympathique enfin
si il commence à vous tutoyer vous estimerez que vous manquiez de respect et les
téléspectateurs au delà de
la blague
les
téléspectateurs ne trouveraient
pas ça normal mais nous en
parlions tout à l'heure avec un professeur on a parlé d'un professeur qui était descendu presque de manière physique et morale de l'estrade mais comment vous allez rétablir l'autorité simplement avec le vouvoiement quand vous avez une génération qui est sortie du Covid et qui en partie est très angoissée par son avenir c'est pour ça que je vous pose véritablement la question sur votre programme sur l'école s'il y avait une mesure pour que cette jeunesse reprenne confiance qu'elle serait-elle
?
Non
mais excusez-moi madame justement le point n'est pas mal mais il n
'y a
pas une mesure c'est pas possible non mais ça n'existe pas la crise évidemment des jeunes vous avez raison à démarrer au moment du Covid c'est redonner confiance dans l'avenir de la France redonner confiance dans la croissance économique redonner confiance dans un modèle social qui n
'est
pas voué à s'effondrer et que les jeunes n
'aient
pas la certitude d'avoir un avenir plus sombre que leurs parents que leurs grands-parents que leurs arrières-grands-parents c'est relancer la chaîne du progrès c'est relancer la chaîne de l'espérance c'est pour ça que Marine Le Pen est partie en campagne sur la renaissance mais il n
'y
a pas une formule magique et vous ne nous avez jamais entendu en tout cas pas moi vous expliquer qu'il y avait une formule magique mais le rétablissement de l'autorité c'est évidemment un préalable mais il
faut déjà le
rétablissement de l'intégrité physique même de certains professeurs
on ne touche pas
mais qui propose de sacraliser l'intégrité physique dans le code pénal c'est Marine Le Pen depuis le début de sa carrière politique c'est la seule qui parle de la sacralisation de l'intégrité physique des françaises et des français et en particulier évidemment des enseignants mais le travail est énorme vous avez raison mais nous par exemple les élèves perturbateurs les élèves violents ils seront expulsés
définitivement on ne va
pas les balader pour aller pourrir les classes partout donc vous les sortez du système mais
ils sont
sortis bien sûr et qu'est-ce qu'ils deviennent
? ils seront encadrés dans des établissements spécialisés
vous allez tous
regrouper dans les mêmes établissements
tous les cas entre guillemets sociaux vous
savez un suffit pour mettre le bazar dans un établissement moi je ne
suis
pas si vieux je me souviens très bien de ce qui se passait moi j'étais en banlieue j'étais en banlieue francilienne moi j'étais dans une commune plutôt favorisée et à côté il y
avait
une commune très difficile les Ulysse quand il y avait des problèmes aux Ulysse
qu
'elle est mieux et bien ça pourrissait le collège
donc
là vous
proposez
de
les sortir
totalement du
système
éducatif tout le monde était perdant oui les élèves très perturbateurs et évidemment a fortiori les élèves violents il faut les sortir du système il y
a
aussi des élèves et nous on a toujours assumé madame Ambrou qui sont en souffrance dans le système éducatif tout le monde n
'est
pas fait pour faire des études dites générales il y a aussi des élèves qui peuvent s'ennuyer parce qu'ils ne sont pas dans la bonne filière professionnelle que les filières professionnelles et technologiques je ne
sais
plus comment ça ne doit plus s'appeler comme ça aujourd'hui parce qu'on nous dit beaucoup l'apprentissage a été revalorisé c'est faux c'est faux aujourd'hui dans la hiérarchie de l'éducation nationale les savoirs manuels le génie des mains c'est toujours dévalorisé et vous savez que Marine Le Pen en parle souvent puisqu'elle connaît très bien la filière de
l'apprentissage
puisqu'elle l'a appliqué dans sa propre famille
on
ne touche pas un professeur à lancer le ministre de l'éducation en référence d'abord à ce qui s'est passé à Aubagne mais plus largement a-t-il dit un climat de violence et il y a une pensée aujourd'hui que nous devons avoir puisque nous sommes le 13 octobre 2026 il y a 3 ans le 13 octobre 2023 c'est le professeur Dominique Bernard qui était assassiné par un terroriste islamiste est-ce qu'il y
a
eu un sursaut ? Est-ce qu'il y a eu depuis un moment où on peut dire plus jamais ça en France ?
Est-ce qu'un
responsable politique qui aspire au pouvoir peut vraiment le dire les yeux dans les yeux je vais dire
? Non aujourd'hui maintenant ce serait mentir d'ailleurs le sursaut n'a pas eu lieu pour malheureusement pour sauver la vie ou préserver la vie de Dominique Bernard puisque Samuel Paty avait perdu lui-même la vie dans des circonstances malheureusement similaires ou en tout cas avec une idéologie similaire à savoir le terrorisme islamique et le fanatique islamisme
et
le sursaut qui avait été promis après l'assassinat par le terrorisme islamiste de Samuel Paty n'a pas eu lieu pour Dominique Bernard malheureusement et aujourd'hui le pas de vague est encore en place vous savez qu'il
y a
ce film qui est sorti sur la tragédie qui a conduit à l'assassinat par un terroriste islamiste de Samuel Paty vous savez que beaucoup d'écoles n'ont pas voulu le projeter la question s'est posée il y
a
eu des problèmes encore donc on voit bien que malheureusement le pas de vague est encore ici et quand vous voyez le programme politique d'une force politique pour ne
pas
la citer à savoir la France Insoumise qui par exemple revendique de remettre la baïa revendique de remettre des vêtements islamistes à l'école c'est qu'en fait là il
n'y
a pas du tout de sursaut il y
a
même eu une fuite en avant de certaines forces politiques d'ailleurs dans les revendications
il faut le dire un lien
entre la baïa et l
'idéologie islamiste ce ne sont pas les mêmes
personnes qui revendiquent la baïa et le voile qui évidemment ont assassiné monsieur Paty et monsieur Bernard mais installer l'idéologie islamiste ne contester les cours de la république contester la laïcité contester certains enseignements la mémoire de la Shoah par exemple des cours d'éducation sexuelle des cours d'éducation civique sur l'égalité des femmes ou l'égalité des homosexuels et c'est cette idéologie qui quand elle n'est pas contente et c'est exactement ce qui s'est passé dans la dérive malheureusement qui a conduit à l'assassinat de monsieur Paty des islamistes violents se
greffent
à cet islamisme d'atmosphère et vous savez très bien ça a
été
très documenté il
y
a eu des commissions d'enquête ce que je dis vous le savez bien la Mabrouk n'est pas du tout une élucubration de ma personne c'est exactement ce qui s'est passé il y a un islamisme d'atmosphère qui conteste les valeurs de la république et ce greffe il y a un emballement fanatique autour et ce greffe là dessus l'islamisme violent mais l'un ouvre la porte de l'autre
nous avons parlé de la crise lycéenne et nous avons parlé aussi de la crise sociale plus largement et peut-être aussi financière puisque la France on l'a appris paye le plus cher ses emprunts de toute la zone euro Jean-Philippe Tanguy devant la Grèce la Belgique ou encore l'Italie qu'est-ce qui nous pend au nez selon vous
?
c'est très compliqué pour un responsable politique aujourd'hui de dire
la
vérité non,
non,
je vais vous dire plein de défauts mais je ne pense pas être un hypocrite non, c'est qu'il peut y avoir des prophéties autoréalisatrices alors aujourd'hui on est au bord de ce qu'on appelle l'effet boule de neige qu'est
-ce
que c'est l'effet boule de neige en finance en particulier en finance d'État c'est quand la charge d'intérêt devient supérieure à ce que l'inflation et la croissance est capable d'absorber or, si tout le monde panique et parle de cela ça peut donner un intérêt à des marchés parce qu'aujourd'hui nous sommes attaqués voilà, moi je le dis aux Françaises aux Français vous voulez la vérité la voilà aujourd'hui il y a un risque d'attaque d'un certain nombre de fonds spéculatifs de fonds de pension qui peuvent miser contre la France
et
donc aujourd'hui effectivement la capacité du gouvernement à présenter un budget qui fait de réelles économies ouvre la voie à ces fonds spéculatifs
Oui mais Jean-Philippe se pose
la question quand on est
à
ce point vulnérable et quand on est attaché à son pays même si on estime que le budget n'est pas suffisant que c'est un mauvais budget etc. est-ce qu'on se dit alors pas de censure
on
serre les reins et on fait en sorte que malgré tout quelles que soient nos oppositions nos convictions politiques la France ne soit pas soumise à tous les prédateurs financiers
justement par responsabilité ce soir nous ne voterons pas la motion de rejet des socialistes ça veut dire que nous accepterons le débat du budget le fait que ça
ne mange pas de pain généralement vous faites
pas tellement Excusez-moi j'ai reçu
beaucoup d'appels de gens qui souhaitaient qu'on a la vote et Marine
Le Pen D'appels
de qui
?
Différents responsables Socialistes ? De gauche effectivement Ah bon ? Ils
vous appellent
directement pour vous dire rejoindre
? Bien
sûr que tout le monde se parle vous savez très bien que tout le monde se parle Vous posez la question
? Oui vous avez raison de poser la question mais
vous savez bien que tout le monde se parle encore heureux d'ailleurs mais on ne la votera pas que les macronistes aussi étaient inquiets qu'on la vote on ne veut pas envoyer ce signal au marché d'irresponsabilité vous savez très bien que Marine Le Pen et Jordan Bardella ont pris une position de responsabilité en savoir il n'y a pas de censure de principe on attend de voir ce que le gouvernement va vraiment proposer mais effectivement Monsieur
Tanguy depuis plusieurs jours tout le monde vous pose la question parce que vous dites que vous laissez la chance au produit mais vous savez très bien ce qu'il
y a
dans le budget vous êtes un spécialiste
de cette
question vous le déplorez vous le dénoncez
mais vous devriez tout se déplorer parce qu'il n'y a même pas d
'économie la question est politique maintenant allez-vous soutenir
mais moi je ne
suis
pas d'accord parce qu'on peut encore faire des économies non je ne suis pas d'accord
vous pensez
que le gouvernement
va changer sa copie on
dit aux françaises et aux français toute la journée à la télé la France dans une situation économique financière difficile est-ce qu
'ils
font des économies ? Non c'est zéro de point de croissance de la dépense est-ce qu'ils font un gel du recrutement des fonctionnaires ou est-ce qu'ils profitent du changement démographique pour ne pas renouveler certains départs à la retraite ils recrutent 8000 nouveaux fonctionnaires comment voulez-vous qu'on affronte les marchés dans
ces conditions-là ? Vous voulez un
contre-budget à 140 milliards d'euros d'économies ça c'est votre proposition
Oui 140
milliards pour 2032 c'est-à-dire qu'il y
aura
140 milliards de dépenses en moins en 2032 par rapport en 2026 Pourquoi la
plupart des
économistes le prennent avec ironie voire avec moquerie
?
Parce que ça remet en cause aussi toutes leurs erreurs depuis 50 ans vous
savez les économistes de plateau
Ah non non les économistes de plateau ils ont vendu M. Hollande comme Terra Nova qui nous fait la leçon ce soir ils ont vendu M. Macron comme l'Institut Montaigne ils sont payés beaucoup par les banques la plupart sont payés par moi j'aimerais bien aussi que les économistes qui s'expriment indiquent leur conflit d'intérêt qui les payent par exemple Terra Nova je suis très inquiet parce que Terra Nova qui nous a critiqués donc c'est le machin à penser
des socialistes Vous pensez que vous
ne
pouvez
pas avoir une critique juste constructive et pertinente ?
Vous inquiétez
pas ? Non je ne m'inquiète pas
Non
mais vous savez je pense qu'on peut débattre mais je vais juste finir là-dessus parce que je pense que ça peut vous intéresser Terra Nova ils sont financés à 50% par des subventions publiques et par du mécénat d'entreprises parapubliques ENGIE EDF la Caisse des dépôts donc encore de
l
'argent public ou parapubliques donc pourquoi ils se mettent les élections
?
Ah bon Terra Nova un think tank ne peut pas donner un avis
Avec de l'argent
privé si mais de
l
'argent public il n
'y
a pas un problème là ? Vous estimez donc qu
'il y a une
illégitimité ? Je
vais m'y intéresser parce que quand on touche de l'argent public Vous allez vous y intéresser c'est-à-dire ? Très fortement je vais me renseigner auprès des autorités compétentes la commission nationale des comptes de campagne et le ministre de l'Intérieur sa vie des élections comment un organisme lié au parti socialiste déjà c'est un problème que de
l
'argent public aide le parti socialiste surtout quand on voit le bilan de leur pensée et de leur théorie foireuse mais de l'argent privé aussi qui vient en politique vous savez très bien que c'est interdit complètement interdit Là
c'est votre rôle de député
nous
sommes
d'accord c'est vos prérogatives de député
Ah bah bien sûr mais je ne comprends pas pourquoi ce genre de choses ne fait pas consensus parce
qu'on ne
peut pas utiliser l'argent privé
et l
'argent public pour faire des campagnes électorales
et raconter
n'importe quoi
Dans
votre contre-budget vous proposez 15 milliards d'économies sur l'immigration un thème, un domaine dans lequel vous devez passer par des changements constitutionnels majeurs même s'il y a des mesures pour lesquelles
il n'y a pas besoin de
changements mais je vous pose cette question parce qu'il
y a
une piqûre de rappel qui vous est faite par le président du conseil constitutionnel Richard Ferrand qui a rappelé les règles qui encadrent le référendum dans notre constitution alors que Marine Le Pen on le sait souhaite convoquer un référendum au nom du fameux article 11 de la constitution et ce pour précéder à une révision constitutionnelle afin d'instaurer on sait la priorité nationale ou pour changer ou refonder la politique migratoire lui il vous dit impossible il n
'est
pas de Gaulle qui veut Jordan Bardella dit aujourd'hui qu
'il
se comportait comme un petit militant du parti socialiste mais attention il peut devenir votre premier opposant demain si vous arrivez au pouvoir
Mais
tout président de la république peut être de Gaulle en fait un président de la république c'est un président de la république donc les présidents du général de Gaulle en tant que président de la république ce
sont
les pouvoirs de tous les présidents ce que dit monsieur Ferrand n'a aucun sens il n
'y a
pas un droit constitutionnel pour le général de Gaulle et un droit constitutionnel pour Marine Le Pen sauf qu'on s'appelle monsieur Ferrand donc tout ça n'a aucun sens et au lieu de nous faire la leçon et de se mêler ce qu
'il
ne le regarde pas monsieur Ferrand devrait se mêler ce qu'il regarde et qu'est-ce qu'il regarde
et qu'est-ce qu'il regarde
monsieur Ferrand c'est la neutralité politique il est totalement interdit et ça c'est pas une interprétation c'est écrit mot à mot dans le texte pour un président du conseil constitutionnel ou d'abord d'ailleurs tous les membres du conseil constitutionnel de se mêler du débat politique donc là il s'en mêle directement puisqu'il
cible directement il pourrait
empêcher
d'appliquer un
programme
non mais par contre nous
on pourrait le rappeler à son bon souvenir et à savoir à son devoir de neutralité parce que moi j'en ai assez que des gens qui ont le privilège et l'honneur de présider à de grandes institutions se comportent effectivement comme des militants des petits militants socialistes comme l'a dit Jordan Bardella et il se pourrait que je sois tenté d'écrire au doyen du conseil constitutionnel pour demander peut-être qu'on regarde s'il ne faut pas sanctionner monsieur Ferrand sur le fait qu'il ne respecte pas la neutralité qui s
'y
a à son poste
dernière question parce que vous parlez de ceux qui donnent des leçons ils ne donnent pas de leçons il a donné son avis Eric Zemmour ne croit pas du tout ou pas tellement à
la
sincérité de Jordan Bardella quand ce dernier se défend d'avoir écrit des propos antisémites
je ne suis pas dans les petits papiers de monsieur Zemmour écoutez moi je n
'ai
pas de leçons à recevoir de monsieur Zemmour qui
a
une vision de l'histoire très particulière je n
'ai
pas polémiqué avec lui mais moi j'ai une vision gaullienne de l'histoire je n
'ai
pas la vision de l'épée du bouclier
merci Jean-Philippe Tanguy
d'avoir
été notre invité ce soir merci à vous merci bonne soirée et la soirée se poursuit sur BFM TV c'est une soirée spéciale ce soir Maxime c'est
une soirée Auch
Jean-Philippe Tanguy