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InterviewTélé Matin - France Télévisions· 7 mai 2026 8 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

Yaël Braun-Pivet tire le bilan des quinquennats d'Emmanuel Macron

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 10 %Défensif 50 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:44OuverteRéponse partielle

    S.Lecornu a dit avant-hier que le gouvernement allait changer d'échelle pour apporter son soutien à l'activité. Qu'en attendez-vous?

  • 1:27RelanceRéponse directe

    Il faut aider davantage les Français? Uniquement ceux qui en ont besoin?

  • 2:08FerméeRéponse directe

    Faut-il taxer la rente de Total?

  • 2:52ComplaisanteRéponse directe

    Ils ont une station Total près de chez eux...

  • 3:35OuverteRéponse directe

    E.Borne a annoncé quitter les instances de Renaissance car elle est en désaccord avec la ligne du parti. Et vous? Vous êtes à l'aise avec la ligne du parti dirigé par G.Attal?

  • 4:19RelanceRéponse directe

    C'est-à-dire? E.Borne a dit que Renaissance était devenu une agence de com, plus un parti politique. Vous êtes d'accord?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:27Y.Braun-PivetFait
    « Quand on arrose le sable, ça coûte des fortunes et ce n'est pas efficace. On n'a pas les moyens avec les finances publiques que nous avons d'arroser le sable. »
  • 2:08Y.Braun-PivetFait
    « Je voulais taxer les super-héritages. »
  • 2:52Y.Braun-PivetFait
    « Chacun doit prendre sa part. Les distributeurs doivent prendre leur part. Il faut que l'ensemble des raffineurs prennent leur part. »
  • 3:35Y.Braun-PivetFait
    « La taxation des superprofits, c'est un effet très dilué pour les Français et c'est lointain. »
  • 5:02Y.Braun-PivetFait
    « On a fait des trucs super, des trucs catastrophiques. »
  • 5:46Y.Braun-PivetFait
    « Je trouve que le pouvoir a été trop vertical, que l'Assemblée nationale n'a pas été assez écoutée, qu'elle n'est pas assez écoutée et qu'on n'a pas réussi à bien faire vivre cette démocratie parlementaire. »
  • 6:26Y.Braun-PivetFait
    « La décision doit être partagée avec les collectivités locales, les Français et le gouvernement que j'ai l'honneur de présider. »
  • 7:10Y.Braun-PivetFait
    « On avait commencé à proposer des nouvelles rédactions sur les règles de déontologie dès 2024. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

- D.Thévenot: Merci. - M.Lauqué: Place aux 4V. G.Bornstein reçoit la présidente de l'Assemblée nationale, Y.Braun-Pivet. Bonjour à tous les 2. - G.Bornstein: Bonjour. Bonne soirée hier soir. Vous avez eu peur jusqu'à la fin? - Y.Braun-Pivet: Oui. Surtout que le but de Munich a été marqué dans les dernières secondes. On a tremblé. La semaine dernière, j'étais au Parc. Là, devant ma télé. J'adore. Il y a un moment de communion, de cohésion, une nation qui fait corps derrière une équipe extraordinaire. On va attendre tranquillement la finale. Ca va être un énorme spectacle. - G.Bornstein: Vous y croyez?

0:44

- Y.Braun-Pivet: Bien sûr. Je suis à fond derrière cette équipe et la France. Je suis sûre qu'on est capables de gagner. On a une équipe formidable. Il faut les supporter. Une équipe de foot a besoin de supporters. - G.Bornstein: S.Lecornu a dit avant-hier que le gouvernement allait changer d'échelle pour apporter son soutien à l'activité. Qu'en attendez-vous? - Y.Braun-Pivet: C'est une prise en compte de cette situation qui est évolutive et qui dure. On aurait pu espérer qu'il y ait une stabilisation et que ça nous permette... - G.Bornstein: Il faut aider davantage les Français? - Y.Braun-Pivet: Oui, car ils en ont besoin. - G.Bornstein: Uniquement ceux qui en ont besoin?

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- Y.Braun-Pivet: Oui. Quand on arrose le sable, ça coûte des fortunes et ce n'est pas efficace. On n'a pas les moyens avec les finances publiques que nous avons d'arroser le sable. Il faut avoir des aides ciblées. C'est ce que fait le gouvernement depuis le début. Il faut continuer. Mais il faut aussi que chacun prenne sa part de cet effort collectif. Ca veut dire les raffineurs, les distributeurs, les entreprises... Je sais qu'il y a eu des propositions de davantage de télétravail quand c'est possible... Chacun doit prendre sa part pour que nous puissions y arriver. - G.Bornstein: Vous aviez surpris en demandant de taxer davantage l'héritage parce que c'était une rente.

2:08

Faut-il taxer la rente de Total? - Y.Braun-Pivet: Je voulais taxer les super-héritages. - G.Bornstein: Et les superprofits? - Y.Braun-Pivet: Il faut être très pragmatiques. On a une entreprise qui fait une limitation de prix. Elle prend sa part comme je demande à ce que ce soit fait. Est-ce qu'il faudra aller plus loin le moment venu? C'est une situation évolutive. A mon sens, ça suffit aujourd'hui parce que ça permet d'avoir une action immédiate sur les prix. Ce qui m'intéresse, c'est les Français. - G.Bornstein: Ils ont une station Total

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près de chez eux... - Y.Braun-Pivet: Chacun doit prendre sa part. Les distributeurs doivent prendre leur part. Il faut que l'ensemble des raffineurs prennent leur part. Chacun doit prendre sa part pour que les Français puissent passer cette vague qui est difficile. On voit que ça a un impact sur les vacances. Je me suis entretenue la semaine dernière avec des gérants d'un camping qui me disaient que les réservations étaient basses parce que les Français se demandent comment ils vont faire pour venir, comment ils vont partir en vacances. C'est la raison pour laquelle il faut avoir des mesures très ajustées qui puissent avoir un effet le plus rapide possible. La taxation des superprofits, c'est un effet très dilué pour les Français et c'est lointain.

3:35

- G.Bornstein: E.Borne a annoncé quitter les instances de Renaissance car elle est en désaccord avec la ligne du parti. Et vous? Vous êtes à l'aise avec la ligne du parti dirigé par G.Attal? - Y.Braun-Pivet: Je suis une marcheuse née. J'ai rejoint E.Macron qui avait créé En marche. G.Attal également. Le parti a évolué, a changé de nom. Il y a des points d'accord. Je me sens toujours très bien dans cette famille politique. Pour autant, il y a également des points de désaccord,

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notamment sur la méthode suivie par les uns et les autres actuellement. - G.Bornstein: C'est-à-dire? E.Borne a dit que Renaissance était devenu une agence de com, plus un parti politique. Vous êtes d'accord? - Y.Braun-Pivet: Je ne dirais pas ça comme ça. Chacun utilise ses propres mots. Je voudrais aujourd'hui que tous les partis politiques du socle commun, que ce soit La Droite républicaine, MoDem, Horizons, Renaissance, puissent parler de fond plutôt que de ne parler que d'ambitions et de personnalités, de chefs de file. - G.Bornstein: Vous ne le dites pas pareil, mais ça veut dire la même chose. - Y.Braun-Pivet: Je ne pense pas exactement pareil. J'ai ma propre autonomie de pensée. Le temps n'est pas venu aux ambitions personnelles. En revanche, le temps est venu de travailler le fond.

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Comme nous l'avons fait depuis 9 ans, il faut analyser ce que nous avons fait. On a fait des trucs super, des trucs catastrophiques. - G.Bornstein: Catastrophiques? - Y.Braun-Pivet: Bien sûr. Il faut avoir l'honnêteté de le reconnaître. - G.Bornstein: Qu'est-ce que vous avez fait de catastrophique? - Y.Braun-Pivet: Je suis présidente de l'Assemblée nationale. Je défends l'Assemblée nationale car nous représentons le peuple. Je trouve que le pouvoir a été trop vertical, que l'Assemblée nationale n'a pas été assez écoutée, qu'elle n'est pas assez écoutée et qu'on n'a pas réussi à bien faire vivre cette démocratie parlementaire. Nous n'avons pas réussi à faire vivre la démocratie sociale, la démocratie avec nos concitoyens. Pas de référendum, pas de consultation...

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C'est très regrettable. Sur le plan de la méthode, nous n'avons pas bien géré les choses. Il faut savoir le reconnaître pour proposer autre chose. - G.Bornstein: C'est vous tous collectivement ou E.Macron? - Y.Braun-Pivet: C'est collectif. Je ne gouverne pas. Je suis du côté parlementaire. Je n'étais pas aux manettes. - G.Bornstein: C'est la faute d'E.Macron. - Y.Braun-Pivet: C'est un ensemble. Il faut arrêter de penser toujours qu'il y a une personne responsable de tout. La présidentielle arrive et on s'occupe déjà de savoir qui va être la prochaine personne qui va s'occuper de tout. Je ne crois pas en ça. Je crois dans du collectif et dans un partage

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de responsabilités et un partage dans la prise de décision. Quand je vous dis qu'on n'a pas assez concerté, ça veut bien dire que la décision ne doit pas reposer sur un seul homme. La décision doit être partagée avec les collectivités locales, les Français et le gouvernement que j'ai l'honneur de présider. - G.Bornstein: La commission sur l'audiovisuel public a rendu son rapport. Son président vous a appelée à revoir les règles de fonctionnement de ces commissions d'enquête. C'est nécessaire de le revoir? - Y.Braun-Pivet: C'est d'autant plus nécessaire que nous y travaillons depuis 2 ans. On avait commencé à proposer des nouvelles rédactions sur les règles de déontologie dès 2024.

7:10

On y travaille avec l'ensemble des groupes politiques. On a eu des réunions il y a plusieurs mois sur le sujet. Ca ne vient pas... Ce n'est pas la conséquence de la commission d'enquête audiovisuelle. C'est des réflexions qu'on a depuis longtemps. L'idée est de donner un meilleur encadrement, notamment une meilleure répartition des pouvoirs entre le rapporteur et le président. Il y a eu beaucoup de frottements durant cette commission d'enquête qui illustrent quelques difficultés. J'aimerais qu'il y ait davantage de sérénité dans ces commissions d'enquête. - G.Bornstein: Interdiction

7:49

de tweeter pendant ces commissions? - Y.Braun-Pivet: C'est le cas dans 95 % des commissions d'enquête. Vous n'en entendez pas parler. Il y en a en ce moment 6 qui fonctionnent en ce moment sur l'Assemblée nationale. Je vous défie de dire de quoi ils parlent. - G.Bornstein: Je ne relève pas le défi. - Y.Braun-Pivet: On n'est pas obligés d'enchaîner les télés et les radios pour mener ce travail d'enquête. On peut le mener plus discrètement et sereinement. C'est ce que font tous les autres. J'aimerais que ce soit généralisé à tous les sujets. Donc renforcer le code déontologique des commissions d'enquête.