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Interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 19 novembre 2020 25 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesSécuritéSantéImmigration & asile

Confinement, fermeture des commerces, immigration... le "8h30 franceinfo" de Christian Jacob

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 25 %Attaque 55 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:16OuverteRéponse partielle

    Qu'allez-vous lui dire ?

  • 0:30RelanceRéponse directe

    C'est-à-dire qu'on ne vous écoute pas ?

  • 3:13OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il faut rouvrir les commerces le 27 novembre, à partir du 27 novembre ou à temps le 1er ?

  • 4:43OuverteRéponse directe

    Est-ce que ce que vous dites, Christian Jacob, est valable également pour les bars et les restaurants qui, eux, n'ont toujours pas d'horizon ?

  • 5:41RelanceRéponse directe

    avec une vision de deux mois, de trois mois ?

  • 9:08OuverteRéponse directe

    Est-ce que c'est une initiative louable pour vous ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:20Invité politiqueFait
    « J'ose espérer que ce ne sera pas comme la dernière fois, puisque la dernière réunion que nous avons eue de ce type n'a servi absolument à rien. »
  • 0:31Invité politiqueFait
    « On ne les écoute pas. Il n'y a pas de concertation. C'est le principe d'une concertation. »
  • 0:59Invité politiqueFait
    « Là, le Premier ministre, la dernière fois, nous avait réunis en étant incapables de mettre une proposition sur la table. »
  • 1:14Invité politiqueFait
    « « Mettez-nous deux ou trois scénarios sur la table et puis on vous dira ce qu'on en pense et puis ensuite, le Président décidera ». »
  • 1:25Invité politiqueFait
    « Donc, c'est quand même assez inquiétant comme mode de fonctionnement. »
  • 2:25Invité politiqueFait
    « Moi, je pense que le gouvernement a fait une faute grave, majeure, sur le petit commerce. »
  • 2:30Invité politiqueFait
    « C'est n'importe quoi ce qui a été fait. »
  • 2:45Invité politiqueFait
    « Comment aller expliquer aux gens qu'il y a plus de risques aujourd'hui de transmission du virus en allant dans un commerce avec des limitations en fonction de la taille de surface de devant, de X mètre carré ? »
  • 3:00Invité politiqueFait
    « On autorise de prendre le bus. On autorise de prendre le métro. »
  • 3:20Invité politiqueFait
    « On est en train de mettre toute l'économie à plat, tout simplement parce que le gouvernement s'est complètement planté. »
  • 6:01Invité politiqueFait
    « on n'a pas construit un seul lit supplémentaire de réanimation. »
  • 6:10Invité politiqueFait
    « M. Ferrand nous expliquait qu'il fallait passer de 5000 lits à 14500 lits. »
  • 7:03Invité politiqueFait
    « Mais enfin, c'est peut-être aussi parce qu'on n'a pas plus de lits. »
  • 11:47Invité politiqueChiffre
    « Vous avez 85% de ce qu'on appelle les OQTF, c'est-à-dire les obligations de quitter le territoire qui ne sont pas réalisées. »
  • 12:02Invité politiqueFait
    « Le président de la République, il y a un an, au mois d'octobre, l'année dernière, publiquement, chez un de vos confrères, annonçait que 100% seraient exécutés. »
  • 12:05Invité politiqueChiffre
    « La réalité, 85% aujourd'hui ne sont pas exécutés. »
  • 12:10Invité politiqueChiffre
    « Vous avez 4111 personnes, plus de 4000 individus qui sont fichés ou fichiers contre la radicalisation en matière de lutte contre le terrorisme. »
  • 12:34Invité politiqueFait
    « Aucuns ne sont expulsés. »
  • 12:42Invité politiqueChiffre
    « Depuis le mois de juillet, vous savez combien il y en a eu ? 48. »
  • 13:46Invité politiqueChiffre
    « 130 000 demandes de droits d'asile, c'est-à-dire que depuis trois ans, ça a augmenté de 43%. »
  • 14:01Invité politiqueChiffre
    « 275 000 titres de séjour. »
  • 15:50Invité politiqueChiffre
    « On est passé de 1 000, 1 100 mineurs accueillis dans les derniers quinquennats de Nicolas Sarkozy. »
  • 15:59Invité politiqueChiffre
    « Aujourd'hui, on est à 40 000. »

Temps de parole

  • Christian Jacob68 %
  • Présentateur12 %
  • Invité8 %
  • Locuteur non identifié8 %
  • Locuteur non identifié 23 %

1,6 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Présentateur

Bonjour Christian Jacob. Bonjour. Le chef de l'État Emmanuel Macron va s'exprimer la semaine prochaine pour donner le ton de la sortie du confinement. En attendant, vous serez reçu demain, comme l'ensemble des chefs de parti à Matignon par le Premier ministre Jean Castex. Qu'allez-vous lui dire ?

0:17
Christian Jacob

Écoutez, je ne sais pas d'abord comment cette réunion va se dérouler. J'ose espérer que ce ne sera pas comme la dernière fois, puisque la dernière réunion que nous avons eue de ce type n'a servi absolument à rien.

0:30
Présentateur

C'est-à-dire qu'on ne vous écoute pas ?

0:31
Christian Jacob

On ne les écoute pas. Il n'y a pas de concertation. C'est le principe d'une concertation. Moi, j'ai été pendant des années responsable syndical. J'ai occupé plusieurs fonctions ministérielles. C'est-à-dire que vous posez deux ou trois propositions sur la table et puis vous demandez aux uns et aux autres de réagir dessus, de commenter, dire on est d'accord avec cela, on n'est pas d'accord avec telle ou telle chose. Et puis ensuite, l'exécutif décide. Là, le Premier ministre, la dernière fois, nous avait réunis en étant incapables de mettre une proposition sur la table.

À un moment, on l'a poussé dans ses derniers retranchements en lui disant, mais écoutez, le Président de la République va s'exprimer dans quelques jours. « Mettez-nous deux ou trois scénarios sur la table et puis on vous dira ce qu'on en pense et puis ensuite, le Président décidera ». Et il avait fini par nous dire « Mais je ne sais pas ce que le Président va dire ». Donc, c'est quand même assez inquiétant comme mode de fonctionnement. Donc, j'espère au moins que depuis, ça s'est amélioré. Vous savez, ce manque de concertation, de transparence, bien sûr avec les partis politiques, mais au-delà, avec les responsables professionnels. On voit ce qui se passe en ce moment avec le commerce.

On va en parler, évidemment. C'est invraisemblable, le manque de concertation.

1:51
Invité

Christian Jacob, cette fois-ci, on en sait un peu plus sur ce qui va se passer. Les précisions de Gabriel Attal, le porte-parole du gouvernement, c'était hier à l'issue du Conseil des ministres.

1:59
Locuteur non identifié

Nous ne sommes pas du tout au déconfinement. On en est même loin. On parle d'une adaptation éventuelle du confinement à partir du 1er décembre, si la situation sanitaire nous le permet. Nous sommes encore très loin d'avoir gagné la guerre face au virus.

2:16
Invité

Il parle d'une adaptation éventuelle du confinement à partir du 1er décembre. C'est tabou, le mot déconfinement.

2:25
Christian Jacob

Moi, je pense que le gouvernement a fait une faute grave, majeure, sur le petit commerce. C'est n'importe quoi ce qui a été fait. J'ai eu l'occasion de m'exprimer sur le sujet. Comment aller expliquer aux gens qu'il y a plus de risques aujourd'hui de transmission du virus en allant dans un commerce avec des limitations en fonction de la taille de surface de devant, de X mètre carré ? On autorise une, deux ou trois personnes à entrer dans ce commerce.

2:57
Locuteur non identifié

Mais plus largement, c'était pour limiter les brassages.

2:59
Christian Jacob

Oui. Enfin, on autorise de prendre le bus. On autorise de prendre le métro. Est-ce qu'il y a plus de risques, sérieusement, en prenant le métro que là ? Qu'est-ce qu'il faut faire, là ?

3:13
Invité

Est-ce qu'il faut rouvrir les commerces le 27 novembre, à partir du 27 novembre ou à temps le 1er ?

3:18
Christian Jacob

Il faut sortir de cette mascarade. On est en train de mettre toute l'économie à plat, tout simplement parce que le gouvernement s'est complètement planté. C'est ça la réalité sur cette opération. Ils ne savent pas comment s'en sortir. Donc, il y a des protocoles très stricts à mettre en place. Et les fédérations professionnelles, ils sont prêtes. C'est-à-dire de dire, voilà, tant de personnes dans le commerce, en fonction du nombre de mètres carrés qui sont disponibles, avec les masques obligatoires, avec du gel hydroalcoolique à l'entrée et à la sortie du magasin. Et à partir de là, on peut refaire fonctionner.

Tout le monde est bien conscient qu'on ne peut pas faire n'importe quoi et qu'on ne va pas se retrouver dans la même situation qu'il y a un an, avant qu'on parle de l'arrivée de ce virus. Mais toutes les fédérations professionnelles sont prêtes à avancer là-dessus. Et tout simplement parce qu'une mauvaise décision a été prise, encore une fois, par manque total de concertation, maintenant ils ne savent plus comment s'en sortir.

4:12
Invité

Est-ce que c'est vraiment une mauvaise décision quand on voit que la situation épidémique s'améliore ?

4:16
Christian Jacob

Moi, je pense que sur les commerces de centre-ville, mais au-delà des commerces, je pense, il y a les salles de sport, il y a un certain nombre d'autres endroits où on peut, avec des protocoles très stricts... Les salles de sport, c'est un peu plus compliqué parce qu'a priori, pendant qu'on fait du sport, on n'est pas masqué, alors que dans un commerce, on peut garder une masque. Vous pouvez, sur certaines conditions, mettre des distanciations sociales, bien entendu. Et elles ne fonctionneront pas normalement. Tout le monde est d'accord là-dessus.

4:43
Présentateur

Est-ce que ce que vous dites, Christian Jacob, est valable également pour les bars et les restaurants qui, eux, n'ont toujours pas d'horizon ? France Info a révélé cette semaine qu'il n'y avait aucune réouverture envisageable avant le début au milieu de l'année prochaine, l'année 2021. Est-ce que vous souhaiteriez également que les bars et les restaurants, où l'on mange par définition sans masque, rouvrent également ?

5:00
Christian Jacob

C'est beaucoup plus compliqué. Je l'accorde volontiers. Alors, on a aussi des moyens avec les applications qu'on a sur les smartphones de géolocalisation. Il faut peut-être réfléchir à un protocole qui est objectivement plus compliqué, et je le conçois bien. En revanche, ce qui est très inquiétant pour ce secteur d'activité, c'est qu'on ne leur laisse aucune perspective de rien. Vous êtes fermés jusqu'au nouvel ordre. Moi, ce que j'ose espérer du président de la République, c'est qu'il va être capable de développer une vision et de dire, voilà, bon, à deux mois ou à trois mois, voilà comment on organise, voilà comment les perspectives s'organisent.

Je ne pensais pas que c'est impossible aujourd'hui de piloter cette crise

5:41
Présentateur

avec une vision de deux mois, de trois mois ? On ne sait pas, dans deux mois... On voit même les prévisions sur lesquelles s'était appuyé Emmanuel Macron pour nous dire, attention, on aura 9000 personnes en réanimation mi-novembre. On n'a pas du tout été à 9000 personnes. On a atteint un pic à 4800. C'était pourtant les prévisions de l'Institut Pasteur, qui est quelque chose de sérieux.

5:59
Christian Jacob

Oui, alors, en même temps, on n'a pas construit un seul lit supplémentaire de réanimation. C'est aussi la réalité. Je vous rappelle quand même, à l'époque, au mois de mars dernier, M. Ferrand nous expliquait qu'il fallait passer de 5000 lits à 14500 lits. La réalité, c'est qu'on n'a pas de lit supplémentaire. Et donc, effectivement, de toute façon, il y a un moment où on évite la saturation sur notre nombre de lits. Puisqu'on a 5000 lits, donc, dire qu'il y en aura 9000 ou 10 000, oui, on les met où ? Les lits n'existent pas. Rien n'a été fait. Il n'y a pas eu de...

6:33
Invité

Mais là, on n'en est pas à 9000, justement. On n'en est pas à 9000, justement. On en est à 4900.

6:37
Christian Jacob

Non, mais d'accord. Oui, mais pourquoi on en est à 4900, à votre avis ? Et donc, on a suffisamment de lits. On a 5000 lits. Non, mais écoute, c'est une réalité. Ce n'est pas moi qui l'ai dit. C'est M. Ferrand, ministre de la Santé, qui nous expliquait qu'on allait passer de 5000 lits à 14500 lits. Il n'a été capable de créer aucun lit supplémentaire. Donc, effectivement, on a moins de 5000 personnes en réel. C'est tant mieux. Mais enfin, c'est peut-être aussi parce qu'on n'a pas plus de lits. Vous avez téléchargé l'application Toussantie Covid, personnellement. Elle l'a déjà bipé dans votre poche ? Jamais. Jamais. Jamais, je l'ai là. Oui, c'est... Alors... Si elle bip là, je m'inquiète.

Non, mais écoutez, en tout cas, dans le studio, elle n'a pas bipé. Elle n'a pas bipé ailleurs. Alors, ce qui m'inquiète aussi, c'est... On se demande si ça fonctionne, moi, depuis que je l'ai. Jamais, elle a bipé. Bon, je vois quand même, compte tenu de mon activité, j'ai l'occasion de croiser pas mal de monde. Et non, jusque maintenant, en tout cas, elle n'a pas bipé.

7:37
Présentateur

On va parler de la sécurité et des propositions de votre parti, Christian Jacob, dans un instant. D'abord, le fil Info à 8h40 avec Mélanie Delaunay.

7:45
Locuteur non identifié

Le procès de Jonathan Daval va reprendre ce matin dans 20 minutes devant les assises de Haute-Saône, annonce de l'avocat général. Les médecins ont donné leur accord au lendemain du malaise de l'accusé en plein interrogatoire sur le meurtre de sa femme. Jonathan Daval a formulé des excuses, même si ce n'est pas excusable, a-t-il ajouté. C'est une première étape dans le plan d'économie de Renault. La suppression de 2 500 emplois validés des départs volontaires dans l'ingénierie et le tertiaire. Le constructeur automobile veut supprimer encore 2 100 postes dans les usines françaises. Bientôt, un conseil des imams pour labelliser ce qui officie en France.

Les dirigeants du Conseil français du culte musulman s'y sont engagés auprès d'Emmanuel Macron hier soir. Ils vont aussi rédiger une charte des valeurs républicaines. Il a 19 ans. Il s'appelle Kilian Haynes. Il a été formé à Cholet et il vient d'être recruté en NBA à Détroit. Jamais un français n'avait été sélectionné aussi haut dans le championnat de basket américain. France Info

8:46
Présentateur

Le 8.30 France Info Salia Brakia Marc Fauvel Encore un mot Christian Jacob avant de parler sécurité et avant de parler des propositions des républicains sur ce thème. Bruno Le Maire a demandé hier aux grandes plateformes et à la grande distribution également de décaler les promotions du Black Friday qui doivent débuter vendredi de la semaine prochaine pour ne pas faire de concurrence déloyale aux commerces qui justement sont toujours fermés. Est-ce que c'est une initiative louable pour vous ?

9:11
Christian Jacob

Non. Il faut ouvrir les magasins ou plutôt expliquer qu'on va décaler le Black Friday et autant expliquer qu'on va reporter Noël au 14 juillet. C'est une opération mondiale avec une grosse opération de communication. Il faut que les commerces soient en situation de le faire. Ça veut dire qu'il faut qu'ils rouvrent avant. C'est ça la réalité.

9:31
Invité

Christian Jacob. Mardi, votre parti a dévoilé ses propositions sur la sécurité lors d'une convention consacrée à l'autorité de l'État. Parmi les idées, plus de moyens pour les forces de l'ordre, 5 milliards par an en plus sur 5 ans. Est-ce que c'est un moyen pour vous de corriger le bilan de Nicolas Sarkozy quand il était président ? On le sait, 13 000 postes ont été supprimés dans les effectifs des policiers et des gendarmes.

9:52
Christian Jacob

Le contraire, bon, d'abord, on était dans une situation il y a 8 ans qui était complètement différente de ce qu'elle est aujourd'hui et la réalité, c'est au contraire de conforter ce qui avait été fait, c'est-à-dire davantage de moyens matériels. Là, ce qui se passe dans le budget actuellement, c'est qu'on a baissé sur ce budget de cette année de 6% les équipements. Il ne suffit pas de recruter des policiers. à partir du moment où vous avez des voitures qui tournent, qui ont 150 ou 200 000 km, que vous avez des ordinateurs qui sont hors d'usage, que vous avez des gilets pare-balles qui sont périmés. C'est ça, la réalité.

C'est une vraie paupérisation de la police avec une baisse du budget de l'équipement matériel.

10:40
Invité

Ce que vous proposez, c'est plus de moyens pour le matériel mais pas d'effectifs en plus.

10:44
Christian Jacob

Oui, c'est-à-dire avoir des policiers qui puissent bénéficier, des policiers et des gendarmes, qui puissent bénéficier de matériel d'équipe. Ce qui n'est absolument pas le cas. On est dans une vraie paupérisation. Il suffit d'aller visiter un certain nombre de commissariats pour voir dans quelle situation ils travaillent.

11:02
Présentateur

Depuis l'attentat de Nice, Christian Jacob, on a entendu de nombreuses propositions venant d'érendre votre parti pour lutter contre l'islamisme. On a entendu, par exemple, le maire de Nice, Christian Estrosi, dire peut-être qu'il faut s'affranchir de certains points de l'état de droit parce que notre arsenal juridique n'est pas suffisant. Et puis, on a entendu la proposition d'Éric Ciotti qui en appelle, lui, à la création d'un Guantanamo à la française. Est-ce que c'est une proposition que vous reprenez, vous, président du parti ?

11:29
Christian Jacob

On a débattu de toutes ces... Est-ce que vous pouvez aussi

11:32
Présentateur

nous expliquer

11:32
Christian Jacob

ce que c'est qu'un Guantanamo à la française ? C'est une proposition qui a été faite par Éric Ciotti. Moi, ce que je crois et ce sur quoi nous avons travaillé, c'est tout d'abord sur les expulsions. Aujourd'hui, vous avez 85% de ce qu'on appelle les OQTF, c'est-à-dire les obligations de quitter le territoire qui ne sont pas réalisées. Le président de la République, il y a un an, au mois d'octobre, l'année dernière, publiquement, chez un de vos confrères, annonçait que 100% seraient exécutés. La réalité, 85% aujourd'hui ne sont pas exécutés. Vous avez 4111 personnes, plus de 4000 individus qui sont fichés ou fichiers contre la radicalisation en matière de lutte contre le terrorisme.

Donc, on n'est pas dans les fichés S. On est dans des gens qui sont identifiés comme étant radicalisés et comme étant soupçonnés de pouvoir un jour passer à l'acte. 4000 étrangers sur notre territoire. Aucuns ne sont expulsés. Alors, le ministre de l'Intérieur nous a annoncé qu'il allait en expulser 231 depuis le mois de juillet. C'est ici même la semaine dernière. Depuis le mois de juillet, vous savez combien il y en a eu ? 48. 48. C'est le chiffre qu'il a donné à S. Sur les 4111.

12:49
Invité

La moitié des 231 sont mis hors d'état de nuire.

12:51
Christian Jacob

Oui. Enfin, la réalité, c'est qu'il y en a 4000 sur notre territoire. Mais qu'est-ce qu'ils font encore aujourd'hui sur notre territoire français ? Ce sont des gens qui sont étrangers, qui sont considérés comme dangereux, qui sont identifiés et ils restent sur notre territoire. on ne les expulse pas. C'est invraisemblable. Est-ce que vous souhaitez

13:09
Présentateur

que, comme l'a proposé Nicolas Sarkozy, qu'en attendant de se mettre d'accord sur les chiffres de l'immigration, on fasse un moratoire ? C'est-à-dire, pas d'entrée sur le territoire national pendant un certain temps, pendant une certaine durée, zéro immigration. Est-ce que vous y êtes favorable ?

13:23
Christian Jacob

Oui. Je pense qu'il faut enfin qu'on pose ce sujet à plat. Rien n'était fait. Poser le sujet, ça veut dire immigration, zéro pendant un certain temps. Je vais revenir. Depuis trois ans, on est totalement hors contrôle sur l'immigration. Quand je dis qu'on est totalement hors contrôle, c'est par exemple sur les demandes de droits d'asile. 130 000 demandes de droits d'asile, c'est-à-dire que depuis trois ans, ça a augmenté de 43 %. Dans tous les autres pays de l'Union européenne, ce chiffre baisse. Sur les titres de séjour, 275 000 titres de séjour. Si vous voulez faire la comparaison avec l'époque de Nicolas Sarkozy, c'est 50 % de plus. Ça, ce sont des réalités. Donc aujourd'hui... Comment ?

14:12
Invité

Là, vous mélangez

14:13
Christian Jacob

toutes les immigrations professionnelles, les étudiants. Mais c'est 275 000 titres de séjour. C'est une réalité. Et donc, pour arriver à poser tout cela à plat, nous nous avions fait une proposition, je l'avais fait au président de la République, qui était de créer une commission type Stasi pour travailler sur la laïcité et sur l'immigration. Bon, c'était une fin de non-recevoir. Et je pense qu'on pourrait très bien dire pendant, écoutez, trois mois ou pendant six mois, peu importe, mais je pense qu'en trois mois, le président de la République prendrait l'initiative de réunir l'ensemble des familles politiques et de dire comment on met en place un véritable ponton.

Vous pensez qu'on est capable

14:55
Présentateur

de mettre d'accord autour de la table un Christian Jacob, une Marine Le Pen, un Olivier Faure, un Stanislas Guérini, que tout le monde peut tomber d'accord à l'issue même peut-être de plusieurs mois de réflexion sur un sujet aussi clivant que l'est l'immigration ?

15:06
Christian Jacob

Écoutez, en tout cas, c'est au président de la République de prendre l'initiative. Non seulement rien n'a été fait, mais depuis trois ans, c'est une catastrophe sur ce sujet. Le président de la République, on le voit d'ailleurs, discours sur la laïcité, trois ans pour sortir un discours. Alors pour avoir un texte mis en place, je ne sais pas combien de temps ça va prendre. Mais le fait de dire écoutez, on bloque tout pendant trois mois de façon à reprendre la main sur ce sujet, les mineurs isolés, ceux qui... Enfin, prétendus mineurs isolés, parce qu'on voit bien qu'un certain nombre, on l'a vu d'ailleurs dans les récents attentats, sont pas plus mineurs que vous et moi.

Nous, nous avons une... On est passé, là aussi, si on prend des comparaisons, la période de Nicolas Sarkozy à aujourd'hui, on est passé de 1 000, 1 100 mineurs accueillis dans les derniers quinquennats de Nicolas Sarkozy. Aujourd'hui, on est à 40 000. On a multiplié par 40. Il y a une technique qui les teste au seuil. Alors, on nous dit oui, mais c'est pas fiable à 100%, etc. Oui, mais enfin, il n'empêche que c'est une technique qui peut être utilisée. Simplement, pour qu'elle soit utilisée, il faut que le mineur soit d'accord. Vous savez, l'individu qui rentre qui n'est pas mineur, bien évidemment, il va pas se prêter au test. Saliha Braclia.

16:22
Invité

Christian Jacob, cette idée du morateur sur l'immigration, c'était aussi une idée de Marine Le Pen en 2017. Aujourd'hui, la droite, votre parti Les Républicains est beaucoup plus en avance. En avance, pardon, c'est le mauvais terme. Et peut-être vous, oui. Occupe le terrain, pardon, occupe le terrain sur le thème de la sécurité et de l'immigration. Là où Marine Le Pen est plus en retrait, est-ce que vous faites la campagne de Marine Le Pen ?

16:46
Christian Jacob

Non, écoutez, vraiment, vous me connaissez bien, mon sujet de préoccupation, c'est vraiment pas Marine Le Pen, ce qu'elle pense, ce qu'elle dit, bon, elle fait ce qu'elle a à faire. Quand Eric Chotty propose à Guantanamo, quand vous propose un morateur sur l'immigration ? Je me contrefiche de ces propositions des propositions de Marine Le Pen. Moi, ce qui me soucie aujourd'hui, c'est qu'on a un vrai sujet sur l'immigration qui est totalement hors de contrôle et il y a un lien aujourd'hui qu'on établit entre une immigration hors de contrôle qui favorise le communautarisme et à partir du communautarisme se nourrit des risques terroristes.

Et aujourd'hui, dire qu'il n'y a pas de lien, c'est faux. Il y a un lien. Il suffit de regarder les derniers attentats. Les trois derniers attentats sont commis par des étrangers. Donc, on ne peut pas dire qu'il n'y a pas de lien.

17:29
Invité

Il y en a eu d'autres où c'était les Français sur le sein français.

17:33
Christian Jacob

D'accord, mais quand même, prenons en compte les trois derniers attentats. Je ne les invente pas. C'est une réalité. Donc, dire qu'il n'y a pas de lien, c'est de mentir aux Français. C'est de ne pas dire la vérité. L'immigration doit être contrôlée. Si on veut arriver, on est tous attachés à l'assimilation pour assimiler dans de bonnes conditions, eh bien, il faut accepter qu'il y ait moins d'immigration en France et donc, il faut contrôler davantage ce qui n'est absolument pas fait par ce gouvernement.

17:59
Présentateur

Christian Jacob, président des Républicains, invité de France Info. Il est 8h51. Le fil Info, Mélanie Delaunay.

18:05
Locuteur non identifié

Le nombre de patients en réanimation est en baisse pour le deuxième jour de suite. En France, l'épidémie de Covid a fait plus de 400 morts hier. Le ministre de la Santé fait son point hebdomadaire à 18h. Plusieurs contaminations lors d'un rassemblement religieux fin octobre dans l'Orne. 200 catholiques réunis avant le reconfinement. L'Agence régionale de santé de Normandie fait un point dans la journée. Vu les circonstances, ce n'est pas la bonne date pour le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire. Il demande à la grande distribution et au commerce en ligne de décaler le Black Friday. Ses promotions prévues vendredi 27 novembre.

En fin de semaine prochaine, c'est la date à laquelle les commerces non essentiels souhaitent ouvrir. Les médecins ont donné leur accord. Le procès de Jonathan Daval peut reprendre. Ce matin à Vesoul, en Haute-Saône, il s'est évanoui hier en plein interrogatoire sur le meurtre de sa femme Alexia. Comment sortir du blocage du plan de relance européen par la Hongrie et la Pologne ? C'est l'enjeu aujourd'hui du sommet européen qui se tient par visioconférence. France Info Le 830 France Info Salia Brakia Marc Fauvel Vous avez dit Christian Jacob

19:11
Présentateur

plusieurs fois depuis que vous avez pris les rênes des républicains que vous ne vouliez plus laisser l'écologie uniquement entre les mains de la gauche qu'elle n'était pas une affaire de droite ou de gauche. Je voudrais vous poser une question et une seule sur ce thème. Le premier ministre conservateur britannique Boris Johnson a annoncé avant-hier qu'il allait interdire entièrement la vente de voitures thermiques que ce soit essence ou diesel d'ici 2030 c'est-à-dire dix ans plus tôt que la France. Il a surpris tout le monde dans son pays il a surpris beaucoup de monde aussi en France. Est-ce que si la droite revient au pouvoir vous pourriez prendre une mesure de ce genre ?

19:42
Christian Jacob

Non, moi je ne suis pas à favoris je pense qu'on n'est pas obligé de s'occuper d'écologie ça ne veut pas dire sombrer dans la démagogie. Il faut lutter et c'est une priorité pour nous contre le réchauffement climatique. A partir de là l'enjeu est simple c'est d'avoir une énergie qui soit la plus décarbonée possible et la moins émettrice de gaz à effet de serre. Il y a deux axes sur lesquels il faut travailler il faut travailler sur le transport et il faut travailler sur les bâtiments. Sur le transport il y a des possibilités aujourd'hui d'énergie décarbonée je pense d'abord au biocarburant qui sont un outil qui est pardon un carburant qui est beaucoup moins émetteur de gaz à effet de serre.

Il y a aussi l'électrique sur des petits circuits urbains et puis après il y a des perspectives plus lointaines sur l'hydrogène.

Mais ça il faut le faire là aussi dans la concertation avec les motoristes avec les fabricants de voitures et on part dans cette voie là de la même façon que sur le bâtiment plutôt que d'avoir lancé des parcs éoliennes comme on l'a fait partout dont on voit l'efficacité qui est quand même je ne vais pas dire nulle mais très faible et qui dénature nos paysages on a là aussi avec l'isolation de nos bâtiments et je parle des bâtiments privés le moyen de favoriser de relancer l'industrie du bâtiment de consommer moins d'énergie de travailler avec des pompes à chaleur plutôt que des chaudières à fioul donc il y a beaucoup de choses à faire et nous allons la semaine prochaine mardi prochain les républicains nous présenterons nos mesures de lutte contre le réchauffement climatique qui est encore une fois une priorité

21:27
Invité

Christian Jacob après 8 ans d'instruction dans l'affaire des soupçons du financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007 Ziad Takieddin donc intermédiaire franco-libanais est revenu la semaine dernière sur ses déclarations il n'aurait finalement pas versé d'argent à Nicolas Sarkozy ce revirement de situation a donné lieu cette semaine à une passe d'armes à l'Assemblée nationale entre vous et le ministre de la justice Eric Dupond-Moretti

21:48
Christian Jacob

ce qui a été infligé au président Sarkozy fait clairement partie de ce qui est pour nous inacceptable des magistrats ont-ils été aveuglés par un désir de vengeance voire même par une certaine forme de haine la confusion intolérable des pouvoirs politiques et judiciaires a-t-elle été à l'origine de ce qu'il est qualifié ce que l'on peut qualifier aujourd'hui de machination

22:15
Locuteur non identifié

Le garde des Sceaux vous devriez le savoir monsieur le député ne peut pas commenter et moins encore intervenir dans une affaire en cours et ce quels qu'en soient les protagonistes c'est la même séparation des pouvoirs qui aurait dû monsieur le député vous conduire à ne pas me poser cette question aussi monsieur Jacob je vous rappelle que le garde des Sceaux veille à l'indépendance de la justice si une partie souhaite contester une décision de justice il y a pour cela des voies de recours et ça n'est pas le garde des Sceaux

22:54
Invité

Vous avez fait une erreur c'était une erreur d'en parler à l'Assemblée nationale

22:57
Christian Jacob

Ah non mais attendez la réponse du ministre est invraisemblable alors on connait ce bloc d'orgueil bon ça présente chaque fois que monsieur Dupond-Moretti intervient il prend toujours beaucoup de plaisir il explique qu'il a beaucoup de plaisir à être ministre donc tous les matins il se regarde dans la glace et il est très fier de lui mais la réalité c'est qu'il a des moyens à sa disposition d'abord c'est pas à lui que je m'adressais c'était au premier ministre qui a refusé de répondre et qui a demandé au garde des Sceaux de répondre ensuite il peut déclencher une inspection en général des services quelle est la situation vous avez cet individu ce monsieur Takedine qui porte une accusation contre un ancien chef de l'état immédiatement une enquête est ouverte et après tout on peut dire pourquoi pas c'est normal qu'une enquête soit ouverte le même individu sur la même affaire porte une accusation très lourde contre un magistrat et là circuler il n'y a rien à voir il n'y a pas de sujet mais attendez dans quel pays vit-on ?

23:50
Présentateur

ces propos Asiat Takedine les a tenus devant trois juges d'instruction et pas uniquement celui qu'il critique et celui qu'il accuse aujourd'hui d'avoir déformé ces propos oui

23:56
Christian Jacob

mais vous ne croyez pas que quand il dit que le juge Tournaire parce qu'il le cite c'est pas moi qui le cite c'est monsieur Takedine qui le cite et qu'il explique que ses propos ont été transformés ça mérite au moins un minima que le ministre de la justice le garde des Sceaux au lieu d'être très content de lui déclenche une enquête qui est une enquête d'inspection des services qu'on vérifie effectivement on rappelle juste que sur le fond de l'affaire

24:23
Invité

le parquet national financier dit qu'il ne s'appuie pas pour les mises en examen ne s'appuie pas uniquement sur les déclarations de monsieur Takedine mais sur aussi des indices graves mais au nom de quoi il n'y a pas juste la parole de monsieur Takedine qui fait un compte

24:35
Christian Jacob

non mais au nom de quoi attendez on a une corporation on a là des magistrats qui n'auraient de compte à rendre à personne non pas seulement des comptes à rendre à personne mais c'est circulé il n'y a rien à voir vous n'avez pas le droit de poser la question mais qu'est-ce que ça veut dire monsieur Takedine si c'est un menteur est-ce qu'il ment lorsqu'il porte une accusation contre Nicolas Sarkozy est-ce qu'il ment quand il porte une accusation contre monsieur Tournaire tout ça mérite quand même d'être vérifié et qu'il y ait une inspection qui soit faite ça me semble un minimum et ça si encore une fois notre garde des Sceaux si satisfait de sa personne connaissait parfaitement les moyens qui sont à sa disposition il déclencherait cette enquête merci à vous Christian Jacob président des Républicains invité ce matin de France Info