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interviewSénat (sur YouTube)· 18 septembre 2024 64 min

Outre-mer : rapport coopération régionale Océan indien

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

c'est bon mesdames messieurs bonjour et merci d'avoir répondu à notre invitation de primabord je vous adresse mes excuses parce que je ne pourrais pas rester jusqu'au bout de cette conférence de presse puisque je suis attendue à la Conférence des Présidents mais je vous laisserai en compagnie de nos trois excellents rapporteurs que je vais vous présenter donc Monsieur Christian coman président euh de la commission ex-président de la commission des Affaires euh étrangères du du Sénat et qui est le rapporteur euh général coordonnateur de ces ces rapports dont je vous détaillerai dans quelques instants euh l'organisation monsieur euh George patient et Stéphane deilly qui sont les rapporteurs pour ce premier Vollet il est vrai que ce nous avons décidé la la délégation a décidé de lancer une étude sur la coopération et l'intégration régionale des Ares mèes par bassin océanique donc nous avons débuté par le bassin de l'océan Indien dont le rapport vient d'être adopté à l'unanimité par les membres de la délégation nous allons débuter le 2e volet dès la reprise au mois de au mois de novembre euh sur le bassin océan Atlantique et dont je peux d'ors et déjà vous annoncer les les rapporteurs ce sera monsieur tevarou frit sénateur de Polynésie et Madame Jacqueline Eustache brigau qui seront les rapporteurs toujours sous la haulette de notre président Christian coman donc il est vrai que ce nous avons voulu euh travailler dresser une un bilan euh de la stratégie de la coopération de nos territoires au sein de leur bassin bassin océanique et nous nous rendons compte que nous que le constat est quand même assez mitigé en effet nos départements notamment Mayotte la Réunion et les TER austral et Antarctique français sont moyennement intégrés font l'objet d'une d'une intégration vraiment insuffisante dans l'océan Indien qui de plus est on parle souvent de la stratégie indopacifique et il fallait aussi voir quel impact pourra avoir nos territoires ultramarins dans dans ces bassins nous en sommes venus à la conclusion qu'il fallait changer radicalement d'approche pour surmonter les inerties et vraiment réancrer ces territoires dans leur environnement proche donc je laisserai les rapporteurs vous détailler le sujet mais le message fort que je je souhaiterais faire passer dans un contexte économique assez particulier dans des problématiques de vie chè que connaissent nos territoires nous sommes tous les ultramarins confrontés à ces problématiques de vie très chè qui qui souvent crée de la tenenstion et moi je reste convaincu que l'insertion régional de nos territoires pourront trouver apporter des réponses prometteuses de manière à permettre à nos concitoyens ultramarins de vivre dans des conditions un peu plus décentes de se de mieux se nourrir et parce que c'est vraiment un sujet le sujet de préoccupation majeur euh actuellement voilà donc sans plus tarder je vais laisser la parole à Stéphane Lille qui va qui va débuter et puis à mes autres corapporteurs madame la Présidente Monsieur monsieur le Président chers collègues georgees Mesdames et Messieurs les les journalistes rien de secret sans les hommes et rien n'est durable sans les institution vous connaissez peut-être cette phrase de jean- Monet qui est un des quatre pères fondateurs de de l'Union européenne avec le chancelier adener le chef du gouvernement italien de Gasperi et naturellement le français Robert Schuman et quand on parle de relation international cette citation si bien à l'évolution de l'organisation formelle ou informelle régissant la coopération régionale dans le bassin de l'océan Indien cette architecture pour orchestrer les relations dans ce bassin situé à près de 10000 km de chez nous de Paris s'est construite et solidifiée au fil du temps il y a eu la nomination de conseiller diplomatique auprès des préfets de la réunion de Mayotte et la création en 2019 de la plateforme de coopération de la France et de l'océan Indien cette structure étant animée vous le savez par un ambassadeur spécifiquement délégué à cette mission c'est Jean-Claude Brunet qui a sur cette responsabilité il est d'ailleurs venu au Sénat en février dernier pour répondre à nos questions le sium le comité interministériel des outoutr-emèes ayant rappelé en juillet 2023 l'importance de cette nouvelle impulsion notamment par sa mesure 54 visant à la signature d'un accord entre Mayotte et le ministère des Affaires étrangères permettant au 101e départ de je cite monter en compétence pour ces initiatives extérieures la FDE a d'ailleurs parfaitement intégré cette volonté de dimension régionale concomitamment les collectivités déjà très impliqué dans la gestion des programmes interrèg prennent également des initiatives en ce sens je ne prendrai que comme exemple le récent déplacement du président du conseil départemental de la Réunion en namiie les financements eux aussi prennent en compte cette dimension rional je pense au programme interg océan Indien et Canal du Mozambique géré par la Réunion et Mayotte 73 millions d'euros pour la période de 6 ans en cours ou encore au crédit de l'Union européenne au titre du FED du Fond Européen de Développement dorénavant appelé ndici comprenait les instruments de voisinage de développement et de coopération internationale j'évoqué au début de mon propos l'évolution organisationnelle des structures à ce sujet on peut dire que la COI la Commission de l'Océan Indien a pris une nouvelle dimension depuis quelques années des projets importants sont portés par cette organisation régionale qui réunit vous le savez les cinq territoires francophones de la Région Réunion Maurice Madagascar séchel et Comor entre 2018 et 2022 194 millions d'euros de projets ont été financés et d'ici à 2027 ce montant avoisinera ou avoisinerait les 500 millions je rappelle que la COI est la seule organisation régionale africaine dont la France est membre et cela renforce la légitimité de notre présence dans l'océan Indien exemple concrets et opérationnel portés par la COI la sécurité maritime la lutte contre la pêche illégale ou encore la sécurité sanitaire autre piste de la coopération régionale qui s'intensifie au gré des volontés locales le bilatéral notamment avec Maurice la Tanzanie et même les Comores malgré le contentieux territorial que vous connaissez tous et que je n'ai pas besoin de rappeler donc vous le constatez ça bouge doucement mais ça bouge un des cailloux dans la chaussure de cette volonté de partenariat régional reste les moyens de transport pour l'aérien les liaisons sont faibles et elles sont fragiles par exemple il n'y a plus de vol direct entre la Réunion et l'Inde une situation en contraste avec Maurice qui bénéficie de 20 compagnies aériennes là où il y en a se à la Réunion et 4 à Mayot Mayotte ayant là aussi vous le savez un problème infrastructurel avec son propre aéroport quant au transport maritime de marchandise si la situation est moins défavorable on rencontre des dysfonctionnements qui handicapent son développement je pense notamment là aussi au port de Maillotte voilà pour les éléments de forme sur le fond sur le fond nous sentons bien dans nos échanges qu'une frustration est particulièrement latente concernant l'insuffisante association des collectivités concernées à la définition de la politique extérieure de la France et on l'a bien senti tout à l'heure dans la discussion qu'on a eu avec nos collègues parlementaires quand nous avons présenté le rapport par exemple pour la COI la France ou plutôt les autorités métropolitaine ne donneent pas mandat aux autorités réunionnaises pour la représenter un paradoxe mal vécu quand on connaît bien sûr les compétences économiques obligatoires dévolu aux Conseils Régionaux tout cela faisant le jeu de certains pays comme la Chine comme la Russie ou comme l'Azerbaïjan heureux de déstabiliser la position de la France dans la région là aussi les exemples sont plaor une note positive néanmoins cette symbolique mais très importante localement ou vécu comme telle Mayot devrait organiser les Jeux î en 2035 vous le voyez on progresse doucement mais on progresse même si parfois des obstacles juridique freineent ses avancées je pense par exemple au problèmes des normes européennes qui sont peu parfois même pas adapté au RUP là aussi il faut de la volonté secteur par secteur on a avancé pour les matériaux de construction d'autres grands chantiers sont à opérer sur le sujet comme en particulier dans celui de l'agroalimentaire voilà en quelques phrases ce que je souhaitais vous dire sur le sujet je vous remercie de m'avoir écouté je vais donner à à George patiant qui va détailler devant vous donc les propositions que nous avons formulé mesdames et messieurs les journalistes bonsoir sur la base du du bilan qui vient de vous présenté nous avons retenu 20 propositions pour donner une nouvelle impulsion à la politique de coopération régionale dans le bassin indien certaines propositions ne valent que pour le bassin indien la majorité nous semble néanmoins pertinente pour l'ensemble des autres mèes il reviendra à nos collègues chargés des deux autres bassins océanique l'Atlantique et le Pacifique de confirmer ou nuancer not vre appréciation nous avons regroupé ces propositions autour de quatre axes principaux qui guideront mon propos je présenterai simplement les principales mesures le premier axe est celui de l'insertion économique qui doit notre sens être la priorité on vous a parlé la présidente et mon collègue de la vie chè qui qui est un axe fondamental actuellement dans tous les AR dénoncé par tous les ares Mair et l'actualité c'est les projecteurs sur la Martinique qui connaî une grande crise dans dans ce domaine pour impulser un profond changement il importe de clarifier les responsabilités en faisant des territoire les chefs de fil de leur insertion économique certains opérateurs de l'État sont d'ailleurs demandeurs de cette prise en main par les collectivités business France constate encore sur certains territoires une pour poser une stratégie réellement définie sur l'attractivité internationale sur le sujet de la connectivité de la mobilité régionale les réponses uniques n'existent pas en particulier dans le secteur aérien où la fragilité économique de plusieurs compagnies incite à la prudence néanmoins plusieurs mesures paraissent indispensables pour débloquer des opportun des opportunités pardon à Mayot en particulier il est urgent de moderniser les infrastruc ure portuaire et de construire un poste frontalier communautaire ce sont des prérequis sans lesquels un développement du commerce régional sera impossible en matière aérienne la parité doit également aller à la stimulation de la demande pour solvabiliser l'offre de lision cela passe par une révision de la politique des visas avec chaque pays de la région l'exigence de visa pourrait être allégé dans certains cas je pense à à la Tanzanie vers Mayot par ailleurs la stratégie touristique devrait s'efforcer de diversifier les pays de provenance des touristes afin de nourrir la demande sur des liaisons régionales j'ajouterai que quelques secteurs d'activité sont prometteur et de nature à avoir un effet d'entraînement outre le secteur agricole maotte fonde beaucoup d'espoir dans un approvisionnement régional celui du traitement des déchets présente des perspectives intéressante l'objectif serait de mutualiser le traitement de certains déchets à l'échelle régionale pour atteindre une masse critique économiquement viable même chose en matière d'énergie agriculture déchets et énergie devrait très certainement concentrer les efforts et les moyens pour enclencher des dynamiques économiques régionales deuxè AX l'Europe avec deux principales mesures la première serait la création d'une politique européenne de voisinage ultrapériphérique pVu à destination des États voisins des rupes cette pVu serait imaginé par analogie avec la politique européenne de voisinage de l'Union européenne qui bénéficie ce à ce jour aux pays limitrophes du flanc Est de l'Europe et au Pays du portour méditerranéen la pVu ferait prendre pleinement conscience à l'Union européenne que les rubes font partie du territoire de l'Union EUR européenne et que sa politique extérieure dans la région doit être adaptée un autre acte politique majeur serait d'obtenir que le prochain programme de travail de la Commission européenne prévoit l'adoption d'un paquet législatif RUP l'objectif serait de passer en revue les différentes législations européennes qui créent des obstacles réglementaires à l'insertion économique des rupes dans leur environnement ce qui a été fait pour matériaux de construction doit pouvoir être fait rapidement dans toute une série de secteurs sans tarder le sujet normatif est prioritaire pour débloquer l'insertion économique des autres mè et ouvrir le champ des possibles alors 3è axe c'est de bâtir une réelle diplomatie des autres mes malgré quelques problèmes quelques progrès la diplomatie française n'a pas encore achevé sa révolution copernicienne pour décentrer la conception et la conduite de son action extérieure autour et avec nos outremèes au niveau du ministère des Affaires étrangères la dimension ultramarine mériterait d'être encore mieux identifiée la création d'une Direction de la coopération régionale outreem regroupant les trois ambassadeurs délégués à la coopération avec des moyens renforcés y contriburait directement au niveau du bassin indien l'actuelle plateforme de coopération de la France de l'océan indi devrait être conforté pour en faire l'instance de coconstruction de la politique de coopération régionale une présidence tournante avec les collectivités régionales pourrait même être imaginé cette plateforme demeurant structure de travail non décisionnelle du côté des collectivités des initiatives sont aussi nécessaires à titre préalable j'indique que nous ne préconisons pas de modifier le cadre législatif issu de la chimie de 2007 l'enjeu nous paraît plutôt d'être d'aider les collectivités à s'en saisir pleinement la loi demeure sous-utilisé l'outil le plus prometteur est le programme cadre qui fut la principale novation de la loi des chimie l'adoption d'un programme cadre par la Région Réunion le département de La Réunion et le conseil départemental de Mayotte devrait être une priorité en terme politique le programme cadre permet d'afficher une stratégie de long terme concerté avec l'État il renforce à la fois la légitimité interne vis-à-vis de l'État et de la société civile et externe vis-à-vis des États voisins dans des domaines prédéfinis par ailleurs l'État pourrait donner mandat à la Réunion pour la représenté au sein de la COI ce mandat susceptible d'être retiré à tout instant conformément au texte constitutionnel mettrait la collectivité compétente en position de responsabilité et l'astrainerait plus qu'aujourd'hui à définir une stratégie globale de coopération régionale de l'autre côté ce mandat obligerait l'État à coconstruire sa diplomatie régionale la collectivité mandatant ne pouvant se borner à un rôle de perouquet j'envens à présent au 4e et dernier axe qui est d'assoir la souveraineté française à Mayotte ainsi que l'influence de la France dans la région la contestation de l'appartenance de Mayotte à la France nuit considérablement la coopération régionale et est utilisé par nos rivaux pour affaiblir notre influence cette situation oblige àer à affirmer clairement comme objectif prioritaire de notre diplomatie la pleine reconnaissance de maotes française face au mur comorien deux stratégies sont possibles soit le bras de fer avec l'Union des Comores c'est-à-dire un durcissement des relations voire des pressions soit une stratégie de petit pas pour acclimater l'ensemble des partenaires régionaux à la participation de Mayot à des projets régionaux deux facteurs poussent plutôt à privilégier la seconde bien qu'elle puisse paraître frustrante et parfois inefficace aux yeux de la plupart des acteurs Maorais le premier est l'iréantisme intrinsèque qui fond de l'Union des cports le second est la version des États de la région à se positionner en défaveur de Mayotte ou à se voir reprocher de s'imisser dans la relation entre les comors et la France cette stratégie est compatible avec l'affirmation claire de l'objectif de pleine reconnaissance de mayotes française elle doit en revanche se traduire par une stratégie globale associant systématiquement les autorités maoraises qui seront les meilleurs promoteurs de leur appartenance incontestable à la citoyenneté française l'ambigué coloniale agité par les Comores ne sera jamais aussi bien combattu que par les maoraais eux-mêmes en particulier vis-à-vis de nos partenaires africains enfin de là dans le cadre de la stratégie hindou-pacifique il est essentiel que la France conforte son rôle de pourvoyeur de sécurité et de stabilité dans la région à cet égard le projet d'académie de la sécurité de l'océan Indien est une priorité voilà les grandes lignes de nos propositions et recommandations mesdames et messieurs d'abord merci d'avoir bien voulu répondre assez nombreux à à cette invitation du Sénat au moment où la France après cette passionnée pour les Jeux Olympiques s'interroge sur l'avenir de son gouvernement et bien le Sénat comme toujours est assez vigilant à à l'ensemble de nos territoires et euh je dois dire que après à la fois les l'exposé de Stéphane deill et de George patient vous pourriez vous interroger légitimement sur le pourquoi de ce rapport à ce à ce moment en vérité à travers les explications et et l'excellent rapport que mes collègues ont rédigé avec l'IDE de nos administrateurs je crois que les les raisons de ce de ce rapport sont tout à fait réeles d'abord parce que euh en vérité quand on auditionne et quand on se rend sur place on comprend que les relations de ces territoire avec leur environnement régional est très faible très faible les relations diplomatiques les relations économiques les relations social et environnemental tout ceci sont réduites à à la plus simple expression et je prendrai un seul un seul chiffre un seul exemple les exportations les importations de la communauté de l'océan Indien ne représente que 0,7 % de ce que ces territoires sont en mesure de fournir ce qui montre si vous voulez que la relation économique alors qu'il y a quand même une proximité géographique évidente et bien cette relation économique n'existe pas et d'autres exemples vous ont été cité sur le plan politique aussi on a le sentiment que tout doit passer par Paris c'est une c'est c'est une habitude c'est une conception j' dire c'est une vision sans doute tout à fait dépassée car il y a sur ces territoires et on le verra au fur à mesure des trois tranches de rapports que le Sénat va réalisé il y a sur place les moyens humains les élites toutes celles et ceux qui sont absolument en mesure d'assumer non seulement le développement économique et social de ces territoires mais aussi la la relation j'allais dire internationale avec avec les avec les voisins par ailleurs ce qui fait l'intérêt j'allais dire qui justifiait que le Sénat se se penche peut-être en tout premier sur les commo et la réunion ce sont des territoires qui sont au au cœur de menaces de déstabilisation cela vient d'être évoqué pour plusieurs raisons d'abord bien sûr parce que il y a peut-être plus dans cette région là que dans d'autres encore que il y a des tentatives d'ingérance on le sait hein ingérance de grande puissance euh il a été cité tout à l'heure devant nos collègues le forum de Bakou hein où l'Azerbaïdjan s'est cru autorisé à réunir une véritable assemblée antifrançaise associant toutes celles et ceux qui contestent la souveraineté de la France sur ces territoires dans des termes particulièrement violents par ailleurs géographiquement il y a des menaces puisque ces territoires sont sur des routes d'outremer qui sont sur le plan économique particulièrement sensibles puisque c'est le trajet qui conduit toute une part des hydrocarbures qui vont vers l'Occident enfin vous connaissez toute cette tout toute cette problématique des grandes voies maritimes qui évidemment peuvent créer des des des risques de déstabilisation sur le leur parcours George patiant vient de souligner dans les propositions qui sont faites et notamment dans le le le dernier point qui les propositions qui sont faites il y a sur ce territoire plus particulier parement cette contestation de la souveraineté de la souveraineté française et ça cela représente un véritable danger souveraineté territoriale hein puisque les îles épartes sont revendiquées par Madagascar Tromelin est revendiqué par Maurice et bien sûr Mayotte par Comor par les Comor euh avec une affirmation de d'un droit qui du reste ne correspond pas toujours aux déclarations que ces mêmes dirigeants font lorsqu'ils viennent en visite à Paris pour chercher des aides et des et des subsides mais c'est une réalité à laquelle bien évidemment il va falloir trouver les moyens de répondre or dans le même temps vous le savez la la France se Targ d'être une puissance de l'océan Indien et de l'Indo-Pacifique et en l'occurrence de l'océan Indien je l'ai expérimenté en tant qu'ancien président de la commission des affaires étrangères et de la défense et maintenant en tant que envoyé spécial du président pour les relations internationales mais on a souvent trop souvent l'impression qu'à la fois dans les problématiques locale le coût de la vie l'approvisionnement en énergie le peu de développement des transports on on on a l'impression que les déclarations et les la ne su ne sont guerre suivis de de réalité et de faits et c'est certainement ce que ce rapport va dénoncer ou en tous les cas montrer du doigt un certain nombre d'incohérence car on ne peut pas s'ériger comme puissance de l'Indo-Pacifique et ne pas y mettre les moyens on aura l'occasion lorsqu'on va vous parler de la nouvelle Calédonie où là il y a véritablement de fortes tensions notamment avec la présence de la Chine on pourrait dire aussi la même chose on le dira sur Tahiti et tout ceci sur le plan de la défense que j'ai bien suivi personnellement et bien on assure la sécurité de ces territoires avec un patrouilleur antédiluvien un puma qui date de 56 ou 58 ans bon c'est pas avec ça qu'on fait une puissance dans l'Indo-Pacifique contenu des des étendues de de m à contrôler et bien sûr de la des des des voisins des grands voisins et de de leur puissance donc si vous voulez tout ceci confine enfin nous nous conduit à sonner en quelque sorte l'alerte au moment où on va constituer un gouvernement où il va y avoir sans doute je l'espère un ministre en charge de cette politique mais pour prendre de nouvelles orientations et et ajuster les moyens on peut dire en plus que ce n'est pas sans importance puisque dans cette seule dans ce seul territoire c'est quand même 1 million de 200000 européens enfin 200000 1200000 citoyens français et européens qui sont là c'est certainement l'une des plus grandes dépendances lointaines de de de l'Europe donc ce n'est pas ce n'est pas une discussion de principe ouun discussion de salon c'est véritablement une réalité économique une réalité de souveraineté une réalité de rayonnement de la France que nous devons souligner alors je je vais pas euh en plus je j'ajoute tout de même sur ces sur ce mon2000 personnes que c'est aussi là où nous assistons par exemple aux plus grands écarts de richesse est-ce que vous pensez que la comparaison entre les Comores et Madagascar euh en terme de PIB le rapport est de 1 à 20 et Dieu sait si Madagascar ne fait pas partie des pays les plus riches du monde donc ça vous montre l'écart et donc la justesse aussi bien souvent des revendications des populations locales qui disent on veut bien être français mais à quel prix et donc il y a certainement là des efforts à faire George patient vient de de de développer les les les quatre points essentiels des propositions je les rappelle l'intervention économique la dimension européenne que je viens de citer une diplomatie beaucoup plus proche et beaucoup plus réaliste de l'environnement et puis ces problématiques de souveraineté donc si vous voulez ce que nous cherchons à travers ce premier volet auquel comme la présidente l'a dit il y a un instant vont suivre un volet plus pacifique puis après plus Antille aiguillane bien sûr et bien c'est de de de souligner l'importance que représent ces territoires pour notre pays encore une fois on ne peut pas se perdre dans les déclaration disant que l'outreem est proche de notre cœur que c'est une partie intégrante de du territoire national sans s'en donner les moyens et sans apporter des solutions au au au problèmes qui se posent quand on vous parle de la vie chère il suffit de se rendre de de se rendre sur place et de voir quelles sont les conséquences que cela entraîne et vous avez vu par exemple sur la nouvelle Doni qui n'est pas l'objet de ce rapport mais après les émeutes les grandes difficultés il n'y a plus un seul produit pharmaceutique anticancéreux à l'URE actuelle sur la Nouvelle-Calédonie en tout ça pose de vrais sujets vous voyez et donc je je pense que ce sont des rapports qui doivent à la fois pour le Sénat assembler des territoires permettre de mieux connaître cette réalité d'apporter des solutions de suggérer au gouvernement ce qui est le travail du Sénat en l'occurrence des des perspectives des propositions moi je pense par exemple pour avoir suivi les affaires diplomatiques qu'il faut renforcer le rôle de ces de ces ambassadeurs qui sont auprès de chaque préfet ils sont plein de bonne volonté mais ils ont un malheureux adjoint il faut leur donner plus de moyens pour être présent participer aux instances internationales qui se développent dans cette région et faire en sorte que les intérêts de la France soient mieux représentés c'est une volonté politique en tous les cas vous connaissez l'attachement et de notre président du Sénat et du Sénat tout entier toute sensibilité confondue à l'importance des de de l'outrem mais nous non plus nous ne pouvons pas nous satisfaire de simples déclaration nous devons assortir cela de proposition c'est ce que ce rapport propose et vous verrez que très astucieusement nos administrateurs que je remercie ont mis en couverture la géographie rien que la géographie parle d'elle-même voyez l'environnement de tous ces pays il y en a peu au voisinage qui représente un exemple de stabilité je ne parle même pas de la démocratie mais de la stabilité et bien c'est à cela que ces territoires doivent faire face il faut pour ça les aider et s'en donner les moyens voilà pourquoi on est heureux de vous accueillir alors même que nous ne sommes pas encore en session hein vous nous faites la gentillesse de venir ici et les rapporteurs se tiennent à votre disposition pour toute question que vous voudriez poser mais la lecture c'est comme un roman hein vous allez vous plonger dans ce dans ce rapport et vous allez découvrir d'abord beaucoup de choses comme on l'a fait nous-même à travers les audition plus de 120 auditions ont eu lieu les déplacements et et enfit tout ce qui nous a permis de porter un diagnostic sérieux sur ces problèmes nous vous remercions et je vous remercie au nom de la présidente qui siège à la Conférence des Présidents ce qui est un organisme évidemment particulièrement important dans cette maison surtout aujourd'hui alors si vous avez des questions j'ai une question par rapport à véritable la première une question justement par rapport à au préconisation j'ai pas vu j'ai pas forcément bien V qu'il n'était pas fait mention deot qui demande son intégration auprès de la COI c'est très récent parceeffectivement dans les rapport ne fait pas partie de la CR il y une quantaine d'années c'est pas mentionné c'est volontaire c'est politiquement correctutil l'interpréter alors St ge qui veut George répond allez George je suis un petit peu surpris parce que je suis un petit peu so pr parce dans ce rapport on parle énormément de maot vités d'intégration et des dernières annonces récentes la dernière rencontre entre si je si j'ai B mémoir entre le ministre des Affaires étrangère ou la secrétaire d'État je rappelle pas très bien et ver présent de Mayot notamment le le président du Département du département il a des dispositions av également prises pour que effectivement audà de la fameuse convention signée entre l'État français et leot en 2017 il y ait vraiment des avancées dans ce domaine on a beaucoup parl jeement de de maot de C vité d'intégration et surtout des béléités d'être Français à part entière et d'être reconnu dans tout son environnement comme territtoire français j'entends ce que vous dites effectivement comme vous avez replacé la CEI comme une instance importante des majeur justement dans la dans la coopération d' indien le fait qu'il ce soit pas mentionné noir sur blanc dans les préconisations al que c'est effectivement et on voit bien que le président du Département benusot réclame auprès de l'État et auprès de la de l'Europe Commission Européenne j'ai bien vu qu'il n'a pas réclamé auprès du Sénat mais dans dans la dernière proposition justement on parle de la politique à adopter conc est-ce faut aller en jant et en for les notamment reconnaître Mayot comme territoire français ou la stratégie des petit des petits pas je crois que c'est celleel qui a été adopté par le gouverne français et que nous SuG en disant qu'il y a quand même reconnaissance à travers cette politique de petit pas d'une appartenance de Mayot à la République française vre rapport je terminer là double détente il effectivement destination du futur gouvernement à destination des instances européennes et quelque part vous dressez aussi un bilan qui n'est pas très positif pas très flatteur de la politique alors je ne sais pas jusqu'à quand vous allez remonter mais en tous les cas de ces dernières années c'est pas très positif convenezen c'est le rôle du Sénat je dirais qu'il est très réaliste on reconnaît quand même certaines avancées mais on reconnaît quand même qu'on pourrait aller plus loin en associant davantage les collectivités territoriales et et sur le plan diplomatique sur le plan extérieur ça a bien été soulevé du reste par nos collègues tout à l'heure qui demande un peu plus de fermeté dans le langage car le langage que tiennent les dirigeants des Comor sur place et ceux qui tiennent à Paris lorsqu'ils viennent solliciter des aides ce qui est bien naturel notamment de la FD et de bien d'autres il faudrait faire comprendre qu'il doit y avoir un échange et que cet échange tient à la reconnaissance de la souveraineté justement de Mayotte car on ne peut pas à la fois réclamer l'intégration de Mayotte au Comor et puis venir réclamer juste pour les comors les aides de la France qui elle-même est souveraine à à mayott si vous voulez il y a une question de logique et donc nos collègues souhaitent un peu plus de fermeté que par le passé car vous avez raison de dénoncer j'allais dire des parfois un peu de double langage on va dire pour être poli une autre question j'ai pas d'autres question euh première question sur le le calendrier euh j'ai pas c'est c'est allé assez vite madame Jacques en a parlé au début de son enin sa prise de parole vous allez mener des auditions ou bien il ne reste plus qu'à finaliser les rapports et aller voter et puis dans quel ordre et dans quel calendrier précisément pour les les autres territoires comment ça va se passer s'il vous plaît alors ça c'est le premier volet si vous voulez en fait ce sont nous avons la présidente à raisonner à juste titre par bassin si vous voulez parce que comme cela a été dur souligné dans l'échange que nous avons eu avec nos collègues il y a beaucoup de problématiques qui sont communes et puis il y a des problématique plus plus concrète et plus spécifique donc là en l'occurrence c'est j'allais dire la la la la première la première étape avec ce ce ce rapport il vient d'être voté à l'unanimité par la délégation sénatoriale à l'outreem qui était dem fort présente hein beaucoup de nos collègues avaient tenu hors session parlementaire à être présent ce rapport a été voté à l'unanimité et notamment les propositions donc à partir d'un d'un vote ce rapport qui est pour l'instant sous mes yeux à l'état de projet va faire l'objet d'une version définitive qui va être rendue publique et j'imagine édité sur le site du Sénat enfin comme d'habitude si vous avez bien l'habitude et puis après après que le le le bureau de la délégation soit réuni il y a l'organisation du du travail donc il va y avoir euh bah j'allais dire pour être assez logique après avoir vu la partie indienne de l'Indo-Pacifique il y aura la partie pacifique qui complétera et je pense que à la fois euh Nouvelle-Calédonie et et Polynésie vont faire l'objet d'une d'un deuxème rapport un peu selon les mêmes termes avec les auditions un déplacement ce qui est toujours assez compliqué il faut tenir compte aussi de la situation en Nouvelle Calédonie qui est quand même assez incertaine pour l'instant et on n'est pas là ni pour venir mettre de la perturbation il faut que les choses soient un petit peu stabilisées et puis il y aura un un un volet évidemment Atlantique j'allais dire avec les Antilles et la Guyane qui représentent elles aussi chacune dans leur spécificité des problématiques nouvelles encore une fois ce que l'on peut dire de de de de au titre de la délégation des outres mèes c'est que nombre de problèmes sont communs et notamment la vie chère la vie chère qui est une vraiment une revendication qui revient en permanence euh la l'incapacité qu'a eu jusqu'à présent l'État à résoudre un certain nombre de difficultés économiques moi je dois dire qu'une des toutes premières auditions qui concerernit la Guyane quand on apprend que la Guyane se fournit en énergie c'estàdire en pétrole depuis l'Écosse alors que alors que voilà alors que le ENF l'Europe du Nord la mer du Nord alors que le Venezuela produit à quelques encablures en tous les les cas beaucoup plus proche certainement à des coûts beaucoup moins importants on se demande comment se fait-il mais ça démontre bien ce que l'on dit c'estàdire que tout à Paris on doit décider que tout ça c'est comme ça mais puisqu'on est au sein de l'Europe il faut acheter le son énergie là et on on ne donne même pas aux autorités locales la possibilité de dire écoutez-nous laissez-nous faire on a la possibilité d'aller s'approvisionner à moindre coût et à moindre frais or on voit bien que l'énergie participe généralement dans l'esprit des gens à une perception du coûp de la vie hein donc ce sont des ce sont des sujets de ce genre mais qui doivent être étudiés blog par bloc c'est pour ça que on a découpé un petit peu les choses et il y aura j'imagine une synthèse finale qui permettra de dégager en quelque sorte des recommandations communes sur l'ensemble de ces travaux mais vous aurez à chaque fois une étude assez précise assez chiffrés et documenté avec des témoignages qui sont tout à fait importants et intéressants vous aurez j'allais dire une une vision analytique de de de la situation au jour d'aujourd'hui mais ça c'est pas chargé d'aller dans dans les bibliothèques c'est pour que le le gouvernement le ministre le président de la République enfin toutes les autorités qui elles ont les pouvoirs de décision mais aussi les parlements parce qu'il y a peut-être des évolutions législatives à opérer pour faciliter les choses hein essayer d'ouvrir la fenêtre et de laisser un peu ces gens sautoadministrer comme nous-même nous le demandons ici en métropole hein où on demande le droit à l'expérimentation on demande le droit que l'Alsace fasse un peu différemment que le langdog voyez c'est c'est tout ça c'est ça part du même esprit et l'assemblée Sénat le le Sénat et cette assemblée du territoires est dans son rôle me semble-t-il de de porter ces ces analyses et ces diagnostics et aussi encore une fois ces propositions parce qu'on n'est pas là simplement pour faire de de du spectact on est là aussi pour proposer des pistes bonjour merci donc Elan blat pour la FP euh donc on a beaucoup évoqué euh les éléments pour redonner une une autonomie stratégique à ces territoires d'Outre Mer donc d'un point de vue commercial et diplomatique j'aimerais juste revenir sur les partenariats qui vous semblent les plus stratégiques notamment avec quel avec quels états voisins on a évoqué rapidement vous venez d'évoquer le Venezuela euh ça c'est pour le prochain rapport c'est pas le c'est pas le pays le plus proche de des Commores donc on a parlé du du du Mozambique je crois Madagascar Tanzanie Tanzanie par exemple parce qu'on voit bien qu'il y a des ma bien Maurice Madagascar Tanzanie bon on voit bien que par exemple sur les les les flux d'immigration tout le monde enfin dans dans la présentation générale qui en effit souvent on dit que ça vient des comordes mais ça vient plus simplement des comordes et on sait très bien que par exemple de Tanzanie et de toute cette cette Afrique voilà voilà de la corne de toute cette partie de l'Afrique maintenant faut dire que le le le défi j'allais dire le bénéfice de ces populations est réelle puisque ça veut dire entrer dans l'Union européenne euh avec pas tous les avantages mais quand même un certain nombre par rapport à ce que j'ai évoqué tout à l'heure cette différence de richesse entre les pays Riverin enfin les pays voisins et Comor question par rapport justement au flux et au déplacement vous avez parlé des visas justement la facilité de facilitation de de visas entre de pays à pays mais dans le cadre de la tout ce qui s'est passé en fin de l'année dernière sur la loi immigration à Mayotte il y a effectivement une revendication d'une euh d' dururcissement du droit du sol comment vous pouvez effectivement intégrer une revendication entre gu qui peut être légitime à Mayotte par rapport à un rapport qui demande beaucoup de fluidité beaucoup de de coopération de souplesse quand un quand un département demande et bien une un durcissement de son droit de son code de nationalité est-ce que c'est pas antilomique bah vous faites en quelque sorte vous donnez des éléments de réponse à votre question et vous allez dans le sens de ce que dit le Sénat vous savez que sur ce débat sur l'immigration et notamment lorsqu'on est arrivé au chapitre Mayotte il y a beaucoup de déclarations à l'emportepièce de gens qui du reste n ont jamais été n'ont jamais vu la réalité et c'est là où peut-être plus d'autonomie des autorités locales doivent aider nos assemblées et le gouvernement à apporter des solutions c'est c'est effectivement facile de dire droit du sol droit du sang enfin vous connaissez ce débat qui dépasse singulièrement le sujet d'aujourd'hui mais qui est au cœur et qui va être au cœur disons les choses telles qu'elles sont hein des des des politique publique dans les mois qui viennent euh nous d'abord parce que ici il y a des sensibilités différentes hein au sein de la délégation il y a des gens qui sont plutôt pour la situation telle qu'elle existe d'autres qui sont pour une évolution un peu différente donc il faut aussi respecter ses sensibilités mais je pense que le message du Sénat c'est son originalité c'est de dire donner plus de pouvoir aux autorités locales qu'est-ce qu'ell veulent qu'est-ce qu'elles disent qu'est-ce qu'elles pensent et peut-être on a eu du reste au témoignage tout à l'heure de tan Mohamed qui est notre collègue sénateur des Comor il faut les écouter qu'il qu'il s'explique et et et si vous voulez à partir de cette réalité là c'est c'est par c'est que la loi Maillotte que les élus demandent qui pourrait effectivement venir sur le devant de la scène est-ce qu'elle viendrait télescoper contradiction ou elle viendrait appuyer votre rapport parce que là aussi il faut imaginer juste pour répondre à la question question précise sur les visas pour moi qui vient de guyan les clandestines demandent pas de visa voilà par exemple il y a des visas entre Madagascar demande des visas pour les Comoriens vous parlez de coopération entre Madagascar et les Comores le paradoxe c'est que Madagascar demande des visas pour les Comoriens aujourd'hui donc il y a pas par exemple des flux d'étudiants all en Madagascar ce qui est pas le cas entre Madagascar voilà et et l'inverse pour aller au Comor ce sont des politiques de réciprocité qui t du reste l'ensemble des problématiques des relations internationalesin on a ça avec des pays beaucoup plus voisins bon et je je pense effectivement que ça fait partie des problématiques là on est vraiment dans la dans des décisions politiques hein mais ce que nous essayons nous déjà de voir c'est la réalité du terrain comment se posent les sujets qui se posent parfois différemment des uns et des autres à Saint-Pierre miclon on n' pas le même problème que l'on a que l'on a Maillotte vous voyez c'est un peu différent donc c'est aussi notre rôle de de de bien Serrier les sujets et de voir comment comment on peut y répondre après le législateur Assemblée nationale puis Sénat va faire son travail et on n'est pas là pour anticiper la décision de tel ou tel le moment venu le Sénat dira ce qu'il pense mais il faut bien encore une fois voir que ce point là vous évoquez tout à fait le cœur du sujet c'est C politiqu de réciprocité c'est politique de voisinage si j'autorise tel pays à venir sans visage il y a pas de raison que moi je demande des visas enfin voyez c'est assez simple à comprendre mais c'est pas si facile à réaliser ça passera par une grande discussion à mon avis une grande discussion franche et constructive avec les autorités des Comores quandême parce que pour prendre un exemple précis l'année dernière euh je crois qu'il on on a reconduit enfin on a intercepté plus exactement pas forcément reconduit mais on a intercepté 25000 Comoriens en une année dans des quissa quissa qui qui venaient effectivement illégalement sur sur Mayotte quoi et je pense que quoi qu'on fasse quels que soient les systèmes de radar d'organisation qu'on mettra en place si on ne va pas à un moment donné aider le pays Comore pour que les gens restent au Comore et bien les gens continueront à aller vers le soleil vous l'avez rappelé il y a un différentiel de 1 à 20 entre la Réunion Madagascar tant qu'il y a un différentiel économique important il aura queles que soient les décisions politiques ça n'empêchera pas et ça n'a jamais empêché les flux on le sait depuis 2018 même avant quel que soient les différentes lois élaborées depuis depuis 10 ans ça n'a pas empêché les flux migratoires et la Guyane vous êtes bien placé pour le savoir ça ne les a pas empêché Deir de partir du moyen pour l' Guyane ça veut dire qu'il y a toute une organisation ça n'arrête pas les flux migratoires bien sûr qu' il n'y a pas que le le di il y a pas que le dialogue avec les autorités politiques de ces pays il y a aussi toutes les organisations y compris les organisations j'allais dire un peu mafieuses tous les les cas déliés délinquant moi-même quand j'étais au commore et j'ai participé en de nuit à une patrouille de la gendarmerie maritime enfin des autorités maritimes et on a vu des qu qua qui arrivaient avec uniquement des enfants que l'on lâche sur la plage et à ce moment-là on peut plus rien faire puisqu'on est tenu par la Convention des droits de l'enfant de San Francisco et donc vous allez pas démolir une barge dans lequel il n'y a que des enfants et donc il y a bien quelqu'un qui a compris que il y avait une convention internationale qui comme par hasard protéger les enfants et donc il y a un commerce derrière tout ça parce que derrière tout ça il y a de l'argent enfin vous voyez ce qui se passe à Calais enfin on est toujours toujours dans les même situation autour de cette problématique euh oui justement j'ai une question monsieur dei le sénateur de évoqué des chiffres le Sénat est le dernier organisme à avoir fourni des chiffres publics une estimation du nombre de morts entre enjoint et et Mayotte et c'était un chiffre vraiment horrible d'ailleurs je crois c'était 10000 personnes entre l'instauration du visa baladure en 1995 et 2000 sauf erreur de ma part est-ce que vous disposez depuis cette date de chiffres précis sur le nombre de victimes de ce bras de MRE je regarde non a priori non non pas le chiffre ce sont des chiffres dont personne doit se vanter vous imaginez destimations vre assemé é la dernière avir prod des chiffres sur ce sujet é en tout cas le CH 25000 que je viens d'évoquer c'est celui qui est souvent évoqué par les autorités par la presse éalement moi question ma dernière question concernant si les choses si les préconisations sont pas faites par que les constats tout le monde les connaî c'est rapport que N les plus grandes autorités connaissent si rien n'est fait à court terme moyen terme qu'est-ce qui va se passer sur un plan géostratégique on sait que la Chine appu très fort actuellement et soutien il y avait une rencontre en Afrique il y a pas très longant quelques semaines justement et et on a vu le poids des Chinois vis-à-vis des Comores vis-à-vis de Madagascar la Chine appuie très fortement Madagascar en par l'argent en fournissant 25 millions de d'ê directes à Madagascar si rien n'est fait dans les 5 ans dans les 10 ans qu'est-ce qui se passe pour le cet espace indien B jeis d'une manière générale ce sera l'influence française qui diminuera on a hélas le triste exemple de ce qui s'est passé en Afrique occidentale ces ces derniers mois et ces dernières années où peut-être la France n'a peut-être pas vu le problème dans son entièreté elle a peut-être vu uniquement sous le plan de la sécurité et pas assez sous celui du développement je rapporte le budget de développement et moi j'ai toujours milité pour que la sécurisation soit immédiatement suivie du du développement en d'autres termes il fallait qu'au normalie dès qu'une région était sécurisée il fallait qu'on rouvre le centre de santé l'école qu'on recrée un petit corps de police et cetera donc c'est une question àprès d'influence si effectivement nous ne prenons pas la voix des des propositions qui sont faites sous tous ces angles économiques vie chè respect de la souveraineté aide de l'Europe qui est quand même concerné directement bah on peut imaginer que des puissances telles que tes que la Chine qui lorgne évidemment sur tout tout espace dont elle pressent qu'il s'affaiblit euh mais d'autres peuvent aussi euh intervenir on voit des puissances maintenant d'importance plus moyenne regardez le rôle de la Turquie en Afrique et cetera on voit bien que toutes ces puissances n'attendent qu'une seule chose c'est que la France tourne tourne les talons hein et donc il y a 1000 manières 1000 manières de déstabiliser de d'affaiblir la la France moi j'ai dit tout à l'heure en séance euh la guyan il y a pas de revendication j'allais dire de souveraineté mais le fait de s'approprier les ressources aurifaires ou bien les ressources aliotiques c'est une manière de prendre une partie de votre souveraineté hein donc vous voyez il faut que que l'ordre soit établi que les règles soient que si possible vos voisins reconnaissent votre souveraineté et que mais que l'on donne les moyens moi ce qui me frappe toujours c'est c'est c'est cette c'est cette disparité qu'il y a entre les déclarations officielles encore une fois France puissance de l'Indo-Pacifique c'est fort ça hein moi j'ai dit en terme de de défense si on avait été jusqu'au bout depuis des années et du temps o on avait des sous il lui fallu qu'il y ait trois ports de guerre en France qui a Brest Toulon et Néa ça ça voulait dire qu'on était puissance de l'Indo-Pacifique pour l'instant c'est pas exactement le cas et même si la loi de la lo de programmation militaire que j'ai eu l'honneur de rapporter dans cette maison apporte des moyens supplémentaires mais ils sont totalement disproportionnés par rapport aux missions que nous avons à faire lutte contre la drogue on n' pas parlé de tous ces sujets on pourrait les ajouter hein parce que tout ça malheureusement vient perturber un peu les économies de tous ces pays et je je je pense effectivement que la conséquence il faut la regarder en face on sera j'allais pas dire on se fera sortir ce serait une expression qui serait un petit peu malencontreuse mais en toutous les cas notre influence diminuera or c'est bien ce à quoi la France est confrontée sur différents fronts du monde hein et l'exemple de l'Afrique parle de lui-même pour tout un tas de raisons dont nous sommes collectivement tous responsable c'est pas tel ou tel qui est à l'origine de ça je pense qu'il fallait assurer la sécurité mais je pense que il faut mieux il faut mieux coordonner le dével le développement et le soutien c'est ce que on préconise aussi ce que tu dis toi-même hein dans dans les moyens euh sont des populations pauvres et elle payent encore plus cher que ce que nous payons nous ici alors il y a quelque part un dysfonctionnement qui n'échappe à personne on a une question en ligne Anne perzo du journal de Mayotte vous pouvez allumer votre micro et poser votre question oui est-ce que vous m'entendez très bien OK donc j'ai bien entendu que vous c'est vraiment super que Mayot représente une si grosse part de votre rapport c'est vraiment c'est une première même on parle de l'ambigué du président cororien lorsqu'il vient chercher des subsides auprès de du président français mais les ressources pétrolières au commor sont aussi un enjeu fort et qui peut expliquer aussi l'ambigué de la France qui ne tranche pas sur la question parce qu'on sait que la Chine justement est derrière et e elle aussi à ces réserves là vous parlez réservve aliotique mais on ça se rejoint et donc du coup jusqu'à jusqu'o c'est un point de non retour puisque l'appartenance de la reconnaissance deot française au sein de la CE est un enjeu majeur sonveloppemental on vous a perdu sur la fin de votre intervention ah désolé est-ce que vous avez compris ma question que on a besoin de cette reconnaissance de l'ambigité de C et en fait l'appartenance de maotte française à la COI est quand même la condition cinequanone du développement et de l'entrcrage régional de Miot si vous m'avez entendu oui enfin je pense qu'effectivement c'est c'est un petit peu le le le le le sens de notre de nos réflexions bon alors cette cette allusion que vous faites effectivement à a des des ressources pétrolières et qui perturbe beaucoup d'une manière générale les relations internationales doit être pris aussi en compte nous ce que nous ce que l'on ce que l'on cherche ce que l'on préconise enfin je pense interpréter ce qu'on écrit les rapporteurs c'est plus de plus de cohérence dans ces dans dans dans notre politique de voisinage en tenant compte de tout cela quand il y a des ressources pétrolière bon je sais pas dans quelle mesure la France y est intéressée mais enfinement total doit regarder ça de près j'imagine et Total a une politique étrangère à lui seul donc on n'est pas là pour euh faire des préconisations mais si vous voulez la le le le rôle d'un gouvernement le rôle d'un pays tel que la France c'est de prendre en compte tous ces éléments et de faire en sorte que les problèmes de souveraineté l'emportent et que soit reconnu vis-à-vis des voisins le fait que la France est souveraine au Comor par une volonté démocratique qui s'est manifesté à plusieurs reprises parce que tout ça ne date pas ça date pas d'hier comme ça c'est pas une lub de tel ou tel responsable d'État à partir du moment où les Comoriens les les les les les mort manifesté leur volonté de rester français bah c'est une volonté démocratique et nous fonctionnons selon les principes de la démocratie alors maintenant qu'il ait des intérêts économiques euh ou toutes sortes nous ce que nous souhaitons par exemple c'est vis-à-vis du responsablebl des des des responsables politiques des Commores que lorsque ils viennent à Paris euh on les entend y compris pour les besoins d'aide car ils ont besoin d'aide aussi bien sûr hein car si on pouvait vivre euh de manière très aisée au com peut-être qu'il y aurait moins euh de flux euh vers Mayotte mais on souhaite qu'il y ait pas de langages et de discours et que euh mais j'applique ce raisonnement à tout le monde quand on voit que la Chine tente de nous déstabiliser ben quand on reçoit le président sijingping à Paris j'aimerais que c cet élément soit aussi faire fasse partie des discussions hein et qu'on ne parle pas uniquement des échanges entre nos deux pays mais nos deux pays comprennent aussi l'outreem mer merci de nous avoir suivi depuis depuis Mayot merci alors une dernière question peut-êtrero donc au point 13 du projet vous parlez d'affirmer le rôle des chefs de fil du département de Mayotte j'imagine que ça que aussi aux autres au autres chefs de fil des collectivités concrètement qu'est-ce que vous prévoyez enfin ça ça reste en fait flou comme comme formulation alors le rapporteur stphan oui oui en fait on préconnise effectivement que que Paris ne se mê pas systématiquement des relations bilatérales qui sont enclenchées directement depuis depuis Mayotte j'avais j'avais cité je crois tout à l'heure un un un un exemple j'ai vu passer un un accord entre Mayotte et par exemple Madagascar en tout cas une région de Madagascar pour importer du fourrage et de de l'aliment pour bétail Maoré je je vois pas l'intérêt effectivement de faire un aller-retour systématique par Paris pour pouvoir donc négocier signer ce genre d'accord donc ce que nous disons dans le rapport c'est qu'effectivement il faut qu'il y ait un petit peu plus d'autonomie dans les accords bilatéraux qui soient souhaités qui sont souhaités par les autorités maoraaises sans avoir à attendre entre guillemets une signature et un feu vert parisien gege tu veux rajouter je pense que vous allez retrouver cette préconisation dans l'ensemble des trois rapports parce que partout nous souhaitons plus d'autonomie renforcer les autonomies à donner à la classe politique locale enfin aux élites aux populations d'une manière générale plutôt que ces ces passages par Paris qui ne font que ralentir et qui donnent bien souvent des leviers de de décision à des gens qui n'y ont jamais été ou qui passent de temps à autre une fois tous les ans ou tous les 2 ans or les gens qui vivent là-bas sur place sont certainement allez on va prendre une dernière question là j'ai vu que on vous a fait dit non mais allez je ayant le ayant l'horloge à disposition une dernière question merci beaucoup alors en fait ma question c'étaitah par rapport à à tout ce qui était l'autonomie on constate un vieillissement de la population dans les outresers avec les jeunes qui partent ou la plupart du temps sur Paris pour leurs études est-ce que il y a une place dans votre rapport pour l'insertion au travail de ces jeunes dans leur territoire c'est une des préconisations je crois hein de je je je sais pas mais peut-être pense pas qu'on en parle mais à Mayot c'est pas le cas mais oui en Martinique et en guallou on peut parler deissement de la population mais à Mayot même à la réion on n parle pas du tout pour vous donner dans le rapport on parle pas de ce cas qui relève pas si vous voulez des questions internationales pour vous donner un chiffre mais vous vous savez probablement nous avons été visité la maternité de Mayotte voilà il y a 10000 naissances par an c'est la plus grande maternité de France ouais peut-être d'Europe d'e moi j'avais j'avais en tant qu'ancien MRE j'avais d'ailleurs noté une phrase qui avait été dite c'est chaque jour il y a la création d'une classe de 30 élèves par les naissances voilà donc le problématique du vieillissement n'est pas un problématique problématique maoraaise non mais moi pour pour préciser si vous voulez je pense que votre question elle est dans le dans le droitfil de ce rapport c'est-à-dire moins on donne d'espérance aux jeunes d'une manière générale mais on le verra peut-être aussi dans d'autres dans d'autres outrem moi on donne d'espérances naturellement un jeune qui a devant lui la vie qui n'a pas toujours les moyens mais finit par les trouver bah il va essayer d'aller à il va quitter le territoire il va essayer de rejoindre celui qui l' apprprécie le mieux parce que c'était sa langue et cetera donc il va tenter de venir en France ou à Paris et on peut pas on peut pas s'ériger contre ça mais on préféerait effectivement que des élites de ces pays à tous les niveaux universitair mais aussi enseignement professionnel et cetera puisse rester sur place or pour rester sur place il faut qu'ils ait un espoir un peu d'espérance vous savez regardez les statistiques de tous ces malheureux que l'on que l'on trouve dans les les bateaux de migrants y compris dans la traversée vers la grande montagne et cetera au on on voit parfois des moi j'étis frappé euh lorsquil avait eu ce comment s'appelait ce bateau là qui a aéré pendant des années pendant des mois et des mois en en Méditerranée et que tous les pays se repoussaient et le président de la République euh en réponse à une interpellation dans une visite d'État dont je ne me souviens plus la nature on lui avait dit mais enfin comment se fait-il que vous n'avez pas accueilli et cetera et dit écoutez dans ce bateau dont le nom vous dit quelque chose quand si le souvenir me revient il y avait par exemple un un pourcentage très important de jeunes Algériens bon l'Algérie est un pays quand même qui a des ressources mais parce que c'est ce sont des jeunes qui ne trouvent pas dans leur pays l'espérance pour se développer construire une famille créer une entreprise et cetera et c'est souvent comme ça que les problèmes naissent alors c'est après c'est une un problème d'appréciation mais l'immigration elle est souvent mobilisée bien sûr par la pauvreté par le défaut de de des soins de la formation et cetera moi vous savez je plaide beaucoup en tant que rapporteur de l'aide au développement pour que ces trois priorités que sont la santé l'enseignement la la sécurité puisse être de prime à bord assuré moi je veux bien que l'on fasse d'énormes efforts pour ces pays en fait pour qu'il fassent des efforts en faveur de l'environ mais c'est quand même pas eux qui ont mis la planète dans l'état où elle se trouve à l'heure actuelle donc je pense qu'il faut donner de l'Espérance à ces gens hein pouvoir manger c'estàd développer leur agriculture pouvoir se soigner pouvoir se former et former leurs enfants ben ça je vous assure que si on arrivait les uns et les autres à ça je pense que on arriverait à redonner un peu d'espérance à des gens vous savez c'est pas très très agréable est-ce que nous-même vous nous voyez partir je pose souvent la question à l'envers en disant est-ce que nous-même on accepterait de pas partir au Mali au Burkina et cetera ça doit pas être une joie formidable et ce sont des populations qui partent parce que ell elles ont la nécessité de partir alors ceci étant après ce sont des politiques d'immigration qui doivent être contrôlées bien évidemment mais au départ je pense qu'il vaut mieux répondre comme les propositions que que que l'on fait et et d'autres suivront pour que localement ces gens puissent éviter une vie la vie chè par exemple cette histoire de la vie chère elle est revenue constamment dans les interventions hein les gens se disent écoutez si en plus on est plus pauvre que en métropole et qu'on doit payer plus cher la vie il y a quelque chose qui va pas quoi donc voilà mesdames et messieurs merci infiniment d'avoir de nous avoir donné votre attention et puis le rapport Thomas va sortirf il va il va être il va être en ligneici d'ici demain vous aurez le rapport complet vous pourrez voir la richesse de toutes les propositions et argumenté merci à tous et encore une fois bienvenue au Sénat

Outre-mer : rapport coopération régionale Océan indien — Christian Cambon · Pourquijevote