Nicolas Dupont-Aignan sur LCI : 'Je demande à Macron de publier sa liste de donateurs"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 43 %Attaque 47 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:42FerméeRéponse directe
Est-ce que vous avez vos signatures ?
- 0:59OuverteRéponse partielle
On va revenir sur l'affaire Fillon parce que tout semble bouger ce soir.
- 2:23RelanceÉludée
Parlez d'une crise profonde qui affecte le système politique français.
- 4:00OuverteRéponse directe
Est-ce que vous pensez que François Fillon peut continuer à être le candidat de la droite ?
- 4:33OuverteRéponse directe
Est-ce que par exemple, est-ce que l'affaire Fillon vous choque personnellement ?
- 5:53OuverteRéponse directe
Est-ce que vous pensez que l'affaire Fillon a accéléré des mouvements ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:34Invité politiqueFait
« La classe politique y est complètement décrédibilisée. »
- 1:59Invité politiqueFait
« Cette crise est une nouvelle crise que tous ceux qui ont gouverné et qui ont laissé le pays dans un triste état sont dégagés, comme disait Mélenchon, par les Français les uns après les autres. »
- 5:16Invité politiqueFait
« J'ai quitté ce mouvement il y a dix ans. J'ai pris mes responsabilités et je l'ai quitté sur une affaire fondamentale qui est la question européenne, la question de la souveraineté. »
- 7:17Invité politiqueChiffre
« Debout la France, le parti que j'ai créé, a fait autant de voix que M. Mélenchon le Front de Gauche ou que les Verts au Régional. »
- 9:43Invité politiqueFait
« Je suis l'exemple même d'un homme politique qui travaille avec son épouse depuis 20 ans, elle fait un travail exceptionnel, elle est reconnue de tous. »
- 10:45Invité politiquePromesse
« Je propose des mesures radicales : suppression des privilèges des anciens présidents, réduction du nombre de parlementaires, fin des privilèges des députés, fiscaux aussi. »
- 12:42Invité politiqueFait
« Il a signé tous les accords internationaux qu'ont mis la France dans la panade. Il a fait partie de tous les gouvernements, comme d'ailleurs Fillon, comme Sarkozy et les autres, qui ont ruiné le pays, augmenté la dette, créé le chômage. »
- 13:29Invité politiqueFait
« Travailleurs détachés, il l'a accepté. Il propose l'augmentation de la CSG. Il a vendu l'aéroport de Toulouse aux Chinois. Il a vendu Alstom aux Américains. »
- 14:01Invité politiqueFait
« Macron est un danger pour la France. »
- 23:03Invité politiqueFait
« Quand il y a 6 millions de chômeurs dans un pays, il est temps d'arrêter les flux migratoires. »
- 23:18Invité politiqueFait
« Je suis le seul à en parler dans cette campagne pour développer l'Afrique qui va doubler de population. »
- 28:21Invité politiqueFait
« Nous ne serons pas plus de 7. »
- 30:46Invité politiquePromesse
« Je vous propose un choc de relance économique de 100 milliards d'euros. »
- 30:56Invité politiqueChiffre
« Un bonus pour les petites retraites de 100 euros par mois pour 6 millions de retraités qui coûtent 8 milliards. »
- 31:03Invité politiqueFait
« Je finance en supprimant le versement à l'Union européenne de l'excédent. »
- 31:22Invité politiqueChiffre
« Je diminue les charges salariales d'un tiers de 30% pour augmenter le salaire net des français de 10%. »
- 31:42Invité politiqueFait
« Chaque titulaire d'une allocation sociale devra donner une journée par semaine à la collectivité. »
- 31:58Invité politiqueFait
« Sur les étrangers qui n'auront plus aucune prestation sociale les 5 premières années de leur arrivée. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan65 %
- ?11 %
- Invité9 %
- Présentateur6 %
- Locuteur 75 %
- Locuteur 62 %
≈ 49,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
La
suite d'LCI Soir Week-end avec cet objectif élisé et ce week-end politique fabuleux que vous avez pu suivre en direct sur LCI avec ses trois meetings lyonnais. Hier, c'était Emmanuel Macron. Cet après-midi, Marine Le Pen ou encore Jean-Luc Mélenchon dédoublé en hologramme à Paris. Et puis ce matin, l'investiture de Benoît Hamon. On parle de tout cela avec vous, Nicolas Dupont
-Aignan. Vous êtes la
présidente de Boula France et vous êtes candidat à l'élection présidentielle.
Et
face à vous, Valérie Nataf, de TF1 et d'LCI et décidément Renaud
Villages. Je n'y arrive pas.
D'abord, est-ce que vous avez vos signatures ?
Bonsoir à vous tous. Tout va bien de ce côté
-là ? Bonsoir.
Eh bien, écoutez, oui, c'est en bonne voie. En bonne voie ? En
bonne voie. C'est
jamais acquis parce que vous savez, les règles ont été très compliquées. Mais c'est en bonne voie. Je remercie les maires.
Il vous en reste combien à obtenir ?
Vous verrez, mais
tout
va bien. Bon. On va revenir sur l'affaire Fillon parce que tout semble bouger ce soir. D'abord, ça ne vous fait pas verser des larmes de Crécodile. Ce qui lui arrive et tous ces déboires, c'est plutôt une opportunité pour vous. L'absence de la droite pendant tout le week-end, pendant tous ces meetings.
Ce
n'est pas la seule question. La question, quand même, c'est l'état du pays et l'état de la politique française. Parce que je pense que c'est tous les Français qui jugent de plus en plus négativement notre vie politique. Je discutais avec des jeunes de notre mouvement et qui me disaient que tous leurs amis sont écoeurés et se disent à quoi bon aller voter. À quoi bon aller voter. Donc je crois qu'il ne faut pas se réjouir à titre individuel pour telle ou telle situation parce que c'est l'ensemble du pays.
La
classe politique y est complètement décrédibilisée. Le
type de pouce
pourri
?
Bien évidemment. Simplement, je pense que cette crise est une nouvelle crise que tous ceux qui ont gouverné
et
qui ont laissé le pays dans un triste état sont dégagés, comme disait Mélenchon, par les Français les uns après les autres. Ça me fait penser au roman d'Agathe et Christy, l'Édipte Inègre. Ça veut dire que les Français ne veulent plus, ne veulent plus au pouvoir cette génération du mensonge.
Et
c'est ça l'enjeu.
Maintenant, c
'est de savoir par quoi on les remplace et comment.
Si
je puis me permettre,
vous
parlez d'une crise profonde qui affecte le système politique français. Vous dites que c'est le tous pourri qui l'emporte. Et pourtant, ce week-end, et Damien vient de le rappeler, on a vu des foules immenses dans plusieurs meetings, quelle que soit la couleur politique, comme si en fait les Français se saisissaient du débat politique, comme si ça les intéressait, comme s'ils n'étaient pas contents de ce tous pourri et qu'ils voulaient eux-mêmes avoir leur voix dans ce débat.
Mais
l'un n'exclut pas l'autre.
Et
je crois justement qu'il va y avoir de grandes surprises, parce que, un peu comme aux États-Unis... Il y a déjà... Oui, mais de grandes surprises politiques, je l'espère, dans le bon sens du terme. C'est-à-dire la volonté de nos concitoyens, et vous avez un rôle fondamental à jouer, pour qu
'il
y
ait
de vrais débats sur les vraies questions. Et la seule chose qui m'inquiète un peu, c'est qu'on est à moins de 80 jours du scrutin.
Et
justement, les Français veulent en savoir plus. Et c'est là où je demande des débats télévisés avec tous les candidats du premier tour, pour qu
'on
puisse comparer les projets. Car je suis absolument convaincu que les Français ne veulent plus ceux qui ont gouverné, je vous l'ai dit.
Mais
ils ne savent pas encore qui ils vont choisir pour réussir une vraie alternative. Et
c'est le
sens, pardonnez-moi, de ma candidature. C'est de proposer une alternative sérieuse, différente.
Pour revenir à la situation de la droite française, on a eu
un
grand meeting de Marine Le Pen,
on
a eu un grand meeting de Jean-Luc Mélenchon, et on a eu un grand meeting d'Emmanuel Macron ce week-end, et la droite, François Fillon, silencieuse. Est-ce que ce soir, comme certains dirigeants politiques aujourd'hui, vous pensez que François Fillon peut continuer à
être...
Alors attendez,
on écoute justement Bérou, le président du Modem, qui était sur notre antenne aujourd'hui dimanche.
Il y a
une
chose que tous les Français savent, c'est qu'il y a eu atteinte à la décence. Et ceci rend,
je
crois, impossible une candidature, une campagne. Les Français pensent, et je pense comme eux,
qu
'il n'a pas d'autre solution que celle-là, pour retrouver un débat qui soit à la hauteur.
Donc ma question est, tout simplement, est-ce que vous pensez que François Fillon peut continuer à être le candidat de la droite, ou est-ce que, comme d'autres dirigeants politiques, vous pensez qu'il doit se retirer
?
Écoutez, moi je l
'ai
déjà dit, je pense qu'il se retirera,
mais
je ne veux pas participer à la chasse à l'homme. Vous le souhaitez ? Je ne sais pas, c'est à eux de voir. La vraie question, c'est comment, pour eux, car je n'adhère pas à ce programme, comment peuvent-ils réclamer des efforts et des sacrifices aux Français
quand
on découvre tout ce qui s'est passé ? Et je pense que la contradiction majeure des Républicains est là. Moi, j'ai quitté ce mouvement il y a dix ans. J'ai pris mes responsabilités et je l'ai quitté sur une affaire fondamentale qui est la question européenne, la question de la souveraineté, c'est-à-dire la capacité des Français à régler leurs propres problèmes. Je suis convaincu qu'au-delà des affaires Fillon, il y a une contradiction majeure chez les Républicains, c'est qu
'ils
ne peuvent pas écrire la France libre, la France debout, j'ai même vu ça, etc., et avoir signé tous les traités qui ont conduit au chômage de masse, à l'immigration massive, aux délocalisations, aux travailleurs détachés,
à
la misère. Et c'est pourquoi ma candidature est beaucoup plus cohérente et que j'appelle, j'ai appelé les électeurs de droite, il y en a beaucoup qui nous rejoignent.
Ce week-end,
j'en ai eu des centaines, on n'a jamais eu autant d'adhésion en quelques jours.
Donc
ça, c'est dû à l'affaire Fillon. Est-ce
que vous pensez que l'affaire
Fillon,
c
'est
que
vous... Mais c'était même avant un peu, je vais vous dire, ça ne se voyait pas. Pourquoi ? Parce que quand les Français ont découvert le programme de François Fillon, c'est-à-dire la hausse d'impôts, hausse de la TVA,
sauf
de l'ISF bien sûr, hausse de la TVA, des mesures extrêmement dures, qui à mon avis sont complètement absurdes économiquement, beaucoup de Français se sont tournés en tout cas vers Debout la France et vers moi en disant, nous, droite populaire,
on ne peut pas...
Peut-être pas que vers vous, il
y a peut-être aussi un peu vers le
Front National
?
Oui,
mais si...
Pardonnez-moi, sur le Front National, ils y auraient été déjà avant.
Vous ne croyez pas que l'affaire
Fillon a accéléré des mouvements ?
Ça a changé, ça va. Oui, mais je pense en fait qu'il y a tout un électorat de droite qui cherche un programme sérieux de redressement national que je peux incarner. Et ces électeurs, on le voit, je le vois, sinon je ne
vous
le dirai pas, viennent vers nous parce que justement, ils ne veulent pas aller au Front National, parce qu'ils estiment que le programme n'est pas assez sérieux, qu
'il
n
'y a
pas vraiment de baisse d'impôts, que ce n'est pas un programme qui permettra de développer les PME. Ils viennent vers moi parce qu'ils voient un programme solide.
Alors, vous, en 2012, vous avez fait 1,79
% des voix.
Mais pourquoi vous ne parlez pas des régionales de 2015 où
j'ai fait 6,5% des voix en
Ile-de-France ?
Ce qui m
'amuse toujours,
c
'est qu'on me rappelle toujours le score de 2012, mais on oublie
que
Debout la France, le parti que j'ai créé, a fait autant de voix que M. Mélenchon le Front de Gauche ou que les Verts au Régional. Et donc, heureusement que je ne pars pas du stade de 2012. Et actuellement,
on va dire que les enquêtes d'opinion vous créditent... Non, non, non, mais attendez, vous créditent de 3, 4%, 4, 5% et... Ça dépend des jours. Ça dépend des jours. C'est très bizarre. Et vous avez augmenté, en tout cas, dans les sondages depuis quelques mois.
Je vais vous dire, les sondages, ils ne comprennent rien. Je dois être particulièrement stupide. Mais je crois que... J'ai envie de dire aux Français, surtout ne les croyez pas, ils se sont toujours trompés. Moi, j'ai eu des sondages au Régional, je
veux dire... On y va
avec des pincettes, nous, les
médias,
maintenant. Oui, de mieux en mieux.
Ça, je reconnais que vous avez fait un gros effort. C'est extraordinaire. Au Régional, je vais vous citer une anecdote. Sondage dans une région où je n'étais pas candidat de Debout la France, 0,5. Trois jours après, la personne fait 5%,
10
fois plus. Au Régional, Ile-de-France, on me donnait 1%. On a fait près de 7% en Ile-de-France. Et je ne parle pas de Trump à 1% qui
a gagné. Le
procès des sondages a été fait.
Non, je vais vous dire, c'est important. Pourquoi
? Parce
qu'il y a beaucoup de nos concitoyens
qui
me le disent et qui me croisent dans la rue et qui me disent, oh, on vous aime beaucoup, on a envie de voter pour vous, mais on a vu un sondage,
est
-ce qu'on va voter pour vous ?
Il
y a encore beaucoup de Français qui sont prisonniers des sondages. Mais ça fait 30 ans
qu
'à chaque élection, ils votent pour les mêmes à cause des sondages. Alors je dis à mes concitoyens, vraiment, libérez-vous des sondages, votez en fonction de vos convictions, de votre amour de la France, de ce que vous voulez pour le pays. Donc
vous
avez l'impression, parlons clair, qu'en ce moment la droite est empêtrée dans l'affaire Fillon. Vous pensez que, si je peux me permettre cette expression, vous avez un coup à jouer dans les prochaines semaines. Juste pour reprendre, on va parler de votre programme, mais sur ces affaires de pratiques politiques. Est-ce que par exemple, est-ce que l'affaire Fillon vous choque personnellement ? Est-ce que vous souhaitez par exemple, comme le proposent certains, qu'on interdise désormais les emplois familiaux à l'Assemblée, qu'on interdise certaines... Votre
femme, les collaborateurs, par exemple. Je ne
l'ai jamais caché. Voilà, certaines pratiques. Est-ce que vous souhaitez qu'on aille, comme certains pays européens, beaucoup plus loin dans la transparence, dans l'éthique ?
Qu'est-ce que vous proposez là
-dessus ? Qu'est
-ce
que vous proposez là-dessus
?
C'est toujours la même problématique en France. Quand il n'y a
pas
de contrôle sur les grands fraudeurs fiscaux, on invente une loi pour taper tous les artisans, les petites entreprises.
Je
pense que malheureusement, mais c'est ainsi, comme il n
'y
a pas eu de contrôle sérieux, comme il y
a
eu des abus,
il
va falloir légiférer. Et pourtant, je suis l'exemple même d'un homme politique qui travaille avec son épouse depuis 20 ans, elle fait un travail exceptionnel, elle est reconnue de tous, je ne
l
'ai jamais caché bien évidemment, puisqu'elle bosse. Comme plus de 100 députés, il faut le dire. Et je trouve dommage que ce soit interdit, parce qu'il y a eu des gens qui ont abusé. Mais,
vu
l'état de l'opinion, à juste titre, la colère légitime
face
à une classe politique qui s'est arrogée des droits sans jamais respecter des devoirs, et c'est ça qui me choque. Je crois qu'il
y a
des légiférés. Je vais vous donner un exemple. J'ai bataillé pendant des années, mais des années, c'est un de mes combats,
pour
qu'il y ait le casier judiciaire vierge pour se présenter aux élections. C
'est ce que propose
Emmanuel Macron,
il l'a dit samedi. Oui, sauf qu'on l'a voté, on l'a voté jeudi, et nous n'étions que 20 dans l'hémicycle.
Et
on a dû forcer le gouvernement.
C
'est ahurissant, on est dans un pays incroyable, on attend des années, et ce n
'est
pas encore passé. Donc ce que j'aimerais, c'est qu'à l'occasion de cette présidentielle, moi je propose des mesures radicales, suppression des privilèges des anciens présidents, réduction du nombre de parlementaires, fin des privilèges des députés, fiscaux aussi, et pour toutes les catégories sociales françaises.
On va marquer une courte pause, on se retrouve pour l'essentiel de l'info, et on reparle de tout ça juste après.
Et notamment de l'appel de Marine Le Pen à tous les patriotes qui vous concernent au premier chef, Nicolas Dupont-Aignan. Objectif élisé avec Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France, candidat à la présidentielle face à Valérie Nataf et Renaud Pilat. Vous avez vu, le Figaro demain dit que ce sera peut-être le plan B, Juppé, qu'en tout cas on se parle au téléphone, et que si l'opération repêchage Fillon ne marche pas, Juppé irait. Ce serait une bonne solution pour les
Républicains ? Écoutez, posez la question aux Républicains. Moi, ce que je constate, c'est que
je
n
'ai
pas le même projet que M. Juppé, et que d'ailleurs les électeurs de la primaire n'avaient pas tout à fait souhaité le projet de M.
Juppé, sinon il l'aurait élu.
Est-ce que ça ferait vous affaire
?
Écoutez,
je suis certain que je peux être un recours pour les électeurs de droite qui ne veulent pas partir au Front National et qui aspirent à une autre France. Mais pas que les électeurs de droite, je veux le dire.
Il
y a des millions de Français qui refusent
ce
piège permanent. Soit on continue avec les mêmes, même recyclés, parce que Hamon et Macron se font passer pour neuf, mais ils ont quand même été solidaires du mandat Hollande. Hamon est parti parce qu'il a été viré, mais pas parce qu'il est parti de son plein gré. Et de l'autre côté, le Front National. Je suis candidat parce que je sais qu'il
y a
des millions de Français qui ne veulent pas de ce piège. Et
original, j'étais 20 millions.
Si Alain Juppé remplaçait François
Fillon, Alain
Juppé n'a jamais été président de la République. Vous seriez un mauvais président pour la France si
jamais
il était
candidat ? Alain Juppé était Premier ministre il y
a
30 ans. Ministre du budget il y a 30 ans. Ministre du budget il
y
a 30 ans, en 86. Il a signé tous les accords internationaux qu'ont mis la France dans la panade. Il a fait partie de tous les gouvernements, comme d'ailleurs Fillon, comme Sarkozy et les autres, qui ont ruiné le pays, augmenté la dette, créé le chômage. Mais on marche sur la tête.
Mais
moi je dis aux Français, vous n'allez quand même pas en reprendre pour 5 ans avec les mêmes. Alors soit on a Macron qui fait semblant d'être neuf, qui est le candidat vraiment du système oligarchique français financier mondial, soit on
va reprendre Juppé, Fillon et les autres. Juste, on reproche
assez aux politiques français de jamais faire émerger de visage nouveau. On ne
pouvait
pas dire semblant d'être neuf. Emmanuel
Macron,
il y a 2 ans, personne ne le connaissait. Il a 39 ans, c'est quand même
le renouvellement.
Il propose exactement la société mondialiste, low cost, que les Français rejettent depuis 10 ans. Il a été le conseiller et le ministre de Hollande. C'est ahurissant ce qui se passe. Travailleurs détachés, il l'a accepté. Il propose l'augmentation de la CSG. Il a vendu l'aéroport de Toulouse aux Chinois. Il a vendu Alstom aux Américains. C'est un candidat d'abandon national.
C'est le
candidat des élites.
Mais
il y a du succès. Je ne nie pas les gens qui
viennent à ce meeting. 12 000 personnes hier à Lyon. Attendez de voir les résultats.
Il y
a bien 12 000 personnes qui adhèrent à l'Assemblée. Ce n'est pas parce qu'il vous fait plus
peur que d'autres candidats. Je trouve ça très étonnant d'entendre cette belle unanimité anti-Macron, de la droite à la gauche.
Comme si c'était le seul
candidat qui vous faisait
peur.
Je vais vous dire. Non, oui, je pense que Macron est un danger pour la France. Parce qu'en vérité... Il est haut dans les sondages. Oui.
Pourquoi un danger ?
Avec beaucoup plus de soutien médiatique que votre serviteur. Nous, on soutient personne.
Pas de vous. Vous
êtes là et on est ravis. Je
vous en remercie. Les mots sont
forts. Pourquoi un danger pour la France ? Parce que c'est le candidat
de
la normalisation française, du système financier international, pour étouffer
ce
qu'est la France. C'est le candidat qui veut museler le pays. Il est allé d'ailleurs à Berlin, à genoux devant les Allemands, parler en anglais. C'est un symbole
de
ce qu'est Macron.
Et
je dis aux Français, méfiez-vous. Parce
que parler en anglais, c
'est une mauvaise chose.
Je préfère un président de la République qui défend la France, la francophonie, le modèle français, plutôt qu'un président de la République qui
est
l'agent des banques américaines ou de la commission de Bruxelles.
Marine Le Pen avait été choquée aussi par ce
point. Mais tous les Français ont été choqués. Vous savez, Macron, c'est le beau visage de la mauvaise finance, de la sale finance. Et j'attends que M. Macron publie la liste de ses donateurs. C'est M. Hamon qui l'a proposé. Et je trouve que c'est une très bonne initiative. Parce que quand on saura qui finance M. Macron,
on
saura beaucoup de choses. C'est-à-dire ?
Eh
bien, moi, je veux savoir qui finance M.
Macron. Non, mais vous avez des doutes ? Vous avez des
informations ? Écoutez, je ne trouve pas très sain qu'un candidat aille chercher son argent à Londres ou à New York.
Et je préférais qu'il aille chercher son argent. Vous êtes obligé d
'aller voir des banques
européennes ? Peut-être russe.
En tout cas, moi, je n'aime pas quelqu'un qui dissimule ses gros donateurs. Je n'aime pas la manière dont Macron ment aux Français. Et je pense que c'est d'être un candidat d'une régression sociale inouïe derrière un beau visage. Pardon ? Et
je pense que c'est
dangereux.
Dans votre échelle des dangers, donc Macron, on l'a compris, est un danger pour la France. Marine Le Pen ne l'est pas. Benoît Hamon l'est moins.
Oh ben Benoît Hamon...
Quels sont
les
candidats dangereux pour la France selon vous ? Tous les candidats...
Ah,
tous les candidats sont dangereux.
Ok. Si je suis candidat,
je
ne
vais
pas vous dire votez pour les autres. En revanche,
ce que je n'aime pas... Non mais vous n'êtes
pas obligé de dire que ce sont des dangers. En revanche, ce que je n'aime pas et ce que je crois les Français n'aiment plus, c'est la duplicité. C'est le mensonge,
c
'est la dissimulation. Et Macron est le prince de la dissimulation. Et je mets en garde des Français. Point. Après, je trouve extravagant cette façon de mentir aux gens. Après, si je suis candidat, madame, c'est parce que j'estime que j'ai un projet et une idée de la France beaucoup plus solide, par exemple, que celle de M. Hamon ou de Mme
Le Pen. Alors justement, on va essayer
d'avancer un petit peu. Marine Le Pen était en meeting cet après-midi à Lyon et elle a lancé un appel au rassemblement des patriotes. Évidemment, ça vous concerne nos premiers chefs. Écoutez.
Nous engageons tous les patriotes de droite et de gauche à nous rejoindre. Élus ou simples citoyens d'où que vous venez, quel qu
'ait
pu être votre engagement, vous avez votre place à nos côtés. Déclaire
! Quand
on regarde notre programme, il y a quand même beaucoup de similitudes avec le Front National.
Vous lui répondez quoi,
là ? Vous lui répondez
quoi ? Laissez pas répondre,
je peux
pas répondre.
Le contrôle des frontières, supprimer l'espace Schengen, le contrôle des flux migratoires, pourquoi ne pas vous rallier à Marine Le Pen ?
Alors d'abord, cet appel, il n'est pas nouveau. Il y a plusieurs formes de patriotisme en France. Et si tous les patriotes doivent aller au Front National, alors il n
'y
a plus de démocratie. Permettez que je présente en tant que gaulliste social une autre vision de la France.
J
'ai un patriotisme humaniste qui est différent et je suis absolument convaincu qu'il y
a
des millions de Français qui veulent justement ce retour du patriotisme qui aime le drapeau tricolore, qui aime la République, qui veulent le progrès social et qui ne veulent pas la régression de M. Macron ou de M. Fillon quand il était candidat. Il l
'est toujours.
Quand il est candidat et qui aspire justement, je vous l'ai dit il
y a
un instant, à ne
pas
être piégé.
Mais
Nicolas... Et dernier, attendez,
je
prends un exemple. Soyons précis.
Oui, oui.
Une candidature à la présidentielle, c'est pas simplement un programme. Et mon programme est différent. Si vous lisez mes 700 propositions, vous verrez qu'elles sont différentes. Mais il y
a
des points communs, c'est vrai.
Le souverainisme
est un point commun central.
Oui. Comme il y a des points communs avec M. Mélenchon ou M. Chevènement sur la souveraineté, il y a 55% de Français, soyons clairs, qui ont voté non au fameux référendum sur la Constitution européenne.
Si
je suis votre raisonnement, madame, ou celui de Mme Le Pen, cela voudrait dire que tous les Français qui ont voté non devraient rejoindre le Front National. Eh bien, non. Non, c'est pas ce
qu'elle dit
Marine Le Pen aujourd'hui. Juste vous... Non,
non,
non. Si je peux finir mon raisonnement... Elle
propose un gouvernement d
'union nationale avec des mouvements associés. Elle
ne vous demande pas de rejoindre.
Attendons de voir qui sera président de la République. Je suis candidat, car je pense que j'ai un programme patriotique, humaniste, beaucoup plus solide, beaucoup plus sérieux et beaucoup plus rassembleur, avec justement des élus locaux, des gens de terrain qui ont une expérience. Moi-même, je ne suis pas Mme Le Pen.
On
n'élit pas simplement un projet.
On
élit une personne, une personnalité.
Mais si jamais...
Pardonnez-moi. Je suis élu depuis
des années. Pour que les Français comprennent. Je suis
élu à 80% dans une ville de banlieue
à
trois reprises.
Je
suis le maire le mieux élu de France. Je ne
suis
pas sûr que Mme Le Pen aurait été élu
dans ma ville de banlieue
et aurait pu rassembler comme je le fais.
Pour que les Français comprennent, parce que cette élection présidentielle est compliquée,
est-ce que
si Marine Le Pen fait un fort score au premier tour et peut accéder au second tour et donc arriver à l'Élysée, est-ce que vous excluez d'être un jour une force alliée au Front National ?
Je suis candidat pour être au second tour et je suis convaincu
que
je suis beaucoup plus capable de rassembler et de porter à la victoire les patriotes parce qu'il n'y a chez moi personne à cacher. Mais vous ne
l
'excliez pas, vous ne dites pas non. Mais je n'ai pas à répondre à une question qui ne se pose en aucun cas. Je suis candidat et j'appelle les Français à me rejoindre. et je pense que je peux rassembler beaucoup plus de Français patriotes qui soient de gauche, de la droite républicaine ou même du Front National. Il y
a
des élus du Front National qui nous rejoignent. Enfin, vous avez vu les... Je
vais encore vous parler de
sondage
mais vous avez vu qu'elle est à 25 et que vous êtes à Catoussaint. On veut bien que vous soyez au deuxième
tour. Qu'est
-ce
que vous en savez ?
Je vais vous répondre. Le Parti communiste français... C'est une question intéressante de savoir si vous pouvez vous
allier au Front National ou pas. C
'est une vraie question.
Le Parti communiste français à une certaine époque
a
eu des scores beaucoup plus importants
que les socialistes. Vous avez 25
% au long
de la guerre. Et qui est
devenu président de la République ? M. Marché ou M. Mitterrand ? M. Mitterrand. Alors, moi j'ai qu'une ambition. C'est de rassembler les patriotes républicains sociaux de mon pays et permettre que les Français aient le droit de voter
au premier tour sans parler... M. Mitterrand a tué les communistes entre
nous. M.
M. Mitterrand.
Non, après. Sans parler des sondages, laisser les Français choisir. Ils vont comparer mon projet, celui de Marine Le Pen, les autres et on verra.
D'ailleurs, je remarque les
candidats du système
qui
ont
des
points
communs
et qui pourtant sont candidats chacun. M. Mélenchon et M. Hamon ont des points communs. Vous ne leur posez pas la question de savoir s'ils vont se rallier
à l'heure. Si, toute la journée, toute la journée, on leur pose. Est-ce qu'ils vous répondent ? On est fortes à nous répondre gentiment. Gentiment, je
ne vous répondrai pas.
Anecdotique, peut
-être. Parce
que
je
ne pensais rien.
Quand
vous entendez les partisans de Marine Le Pen pendant son meeting crier « On est chez nous »,
est
-ce que c'est quelque chose qui vous plaît, choque, ne vous gêne pas ? Qu'est-ce que vous pensez de cette manifestation patriotique puisque vous êtes vous-même, dites-vous, un patriote ?
Vous savez, le gaullisme, c'est un patriotisme positif
et
qui projette le pays dans l'avenir. Vous savez que la principale différence, j'ai lu le programme de Mme Le Pen et le mien. Le mien, je le connais, je l'ai écrit, mais celui de Mme Le Pen. Et il y a un chapitre qui n'existe pas dans celui de Mme Le Pen et qui existe très fortement dans le mien, c'est la capacité à se projeter en 2050. Qu'est-ce que sera la France demain ? Investissement scientifique, participation dans l'entreprise pour que les salariés soient acteurs de leur avenir. En un mot, qu
'est-ce que je veux faire de la France demain ?
Eh bien, je vous réponds à votre question.
Je
comprends les Français qui n'en peuvent plus de l'immigration,
mais
je leur dis, il faut bloquer les flux migratoires, oui, mais ça ne suffit pas. Il faut projeter la France dans l'avenir et on rassemblera tous les Français, quelle que soit la couleur de leur peau, leur religion, si on a un objectif de développement, Vous avez vu ce
qui se passe aux Etats-Unis ?
Vous avez vu les grands chefs d'entreprise qui réclament au président américain le retour de l'immigration parce que sinon,
leurs
entreprises ne
peuvent
pas fonctionner.
Exploiter la main-d'oeuvre, c'est clair qu'il
y a
des patrons qui adorent ça.
Et Donald Trump
a cédé à
ces chefs d'entreprise
? Parce que moi, je vais vous dire, quand il y a 6 millions de chômeurs dans un pays, il est temps d'arrêter les flux migratoires. Mais
ça
ne se fait pas la seule politique que je propose. D'un côté, on ferme, mais de l'autre, on ouvre vers l'avenir et notamment, je suis le seul à en parler dans cette campagne, pour développer l'Afrique qui va doubler de population.
Non, alors pas tout à fait. Justement, on voulait... Vous n'êtes pas tout à fait le fait. Je n'ai pas
entendu beaucoup de propositions là-dessus. Alors justement... Doubler la population et si on veut éviter l'immigration, il faut développer ce continent africain, c'est vital.
On voulait avoir votre avis sur Donald Trump, mais avant cela,
on
va écouter Marine Le Pen aujourd'hui, qui est le soeur sur cette dynamique de Donald Trump et du Brexit. On regarde et on en parle juste après.
Les
autres peuples ont montré la voie. Les Britanniques qui ont choisi la liberté avec le Brexit et qui chaque jour peuvent se féliciter de la forme insolente de leur croissance. Les Américains qui ont fait le choix de leur intérêt national, ces nations ont montré que le réveil des peuples contre les oligarchies peut devenir une réalité
et
que comme le symbolise notre belle rose bleue, l'impossible devient possible.
Est
-ce que Donald Trump vous inspire aussi
? Je
crois qu
'il
y a deux réflexions fondamentales. La première,
c
'est qu'il monte comme le Brexit et Marine Le Pen a raison de le dire sur ce point
et
je nuancerai après, que quand un chef d'État et quand un peuple veut changer les choses, ils peuvent le faire.
Et
c'est très important parce que ça fait 20 ans que tous ceux qui se sont succédés au pouvoir en France nous disent qu
'on
ne peut pas.
Donc
à quoi ça sert de les élire
? En
revanche,
et
ça rejoint ma différence avec le Front National et ce que je veux incarner pendant cette campagne,
c
'est que je ne voudrais pas qu'on arrive aux extrémités de Trump
pour
que le peuple reprenne en main son destin.
Et
justement, je veux proposer une rupture calme, de bon sens, sérieuse, qui ne soit pas excluante, qui soit une rupture qui rassemble les Français.
Là,
le décret anti-immigration vous a choqué ?
Je
trouve dommage d'en arriver là.
Mais
libre à Donald Trump, président des États-Unis, de faire ce qu'il a promis de faire. En revanche, moi, je veux éviter la trumpisation de la France.
Je
veux que le peuple français reprenne son destin en main, mais qu'on ne soit pas obligé, en reprenant notre destin en main, de partir dans les extrêmes. Pourquoi n'arriverions-nous pas enfin en France
à
nous débarrasser des incapables et corrompus qui nous ont gouvernés pendant 20 ans sans pour autant tomber dans des excès
?
Je propose une rupture, j'allais dire calme. Mais
rendre le pouvoir au peuple,
tout le monde le propose aujourd'hui.
Tout le monde propose de rendre le pouvoir au peuple. Non, madame. Les
référendums, comme le 49-3
citoyen,
tout le monde propose
cela. Non, non. La 6ème République. La 6ème République. Ah bon, tout ça, ils font. Ce sont des menteurs. Et
vous savez pourquoi ? Non,
pas du tout. Mais ils
sont
tous menteurs sous vous, alors. Non,
je vais vous dire très précisément, ils ont signé des accords européens qui ont transféré le budget, la monnaie, les lois, les frontières. Alors, faire des référendums, et en plus, ils les violent après, comme ils ont fait en 2005. Le 49-3, mais le pouvoir est à Bruxelles
pour 60%. Marine Le Pen
et Jean-Luc Mélenchon n'ont pas signé ces accords.
Non,
et ils ont raison. Il y a trois alternatives.
Donc,
ça pourrait permettre des
rapprochements
soit avec Marine Le Pen, soit avec Jean-Luc Mélenchon. Je vois que vous avez l'accent. Nicolas Dupont
-Aignan, Nicolas Dupont-Aignan. Mais moi, je suis candidat pour gagner.
Je
ne
suis pas comme pour me
rapprocher. Bien sûr, mais si vous faites déjà...
Ne
m'enterrez pas si tôt. Mais je ne
vous
enterre pas,
Nicolas Dupont-Aignan. Mais les
coalitions, ça peut marcher.
Mais on n'est pas dans la politique politicienne. On
est sous la 5ème République. Une personnalité, un peuple,
de la 6ème. Non,
elle est toujours... Attendez, je voudrais vous répondre sur un point.
Juste un mot. Vous dites, pas
venir aux exprêmes, vous voulez une rupture apaisée. Vous considérez que Marine Le Pen, si jamais elle arrivait au pouvoir en France, est-ce que ça serait une chance ou ce serait un drame pour la France
? Je suis candidat
pour
que l'on puisse renouer avec la liberté de la France et le rassemblement des Français. C'est ça, le gaullisme. Liberté du pays, rassemblement des Français. Résoudre nos problèmes quotidiens. On a parlé des autres aujourd'hui. J'aurais aimé parler de toutes mes propositions.
On
peut les retrouver sur Internet. NDA-2017.fr Oui, 700 propositions concrètes car
je suis un élu local. parce que Marine
Lampert est dans la 144.
Moi,
je préfère en avoir des très complètes parce que les Français, ils attendent des gens sérieux qui vont régler leurs problèmes.
Elle est toujours d'extrême droite, Marine Le Pen ? Ne me parlez pas.
Invitez Marine Le Pen.
Je n'ai
pas parlé de Marine Le Pen. Je parle de ma candidature. Et les Français, ils connaissent Marine Le Pen. Ils me connaissent moins. Donc, permettez qu
'ils
me découvrent et qu
'ils
sachent qui m'entourent,
qu
'est-ce que je propose et pourquoi je vais permettre à la France de sortir de cette situation de crise sans partir dans le décor. Un référendum
?
Et je sais que les Français attendent ça.
Tout
à l'heure, vous m'avez interrompu, c'est bien normal, c'est le jeu des questions. Au régional, au régional,
il
y a eu 20 millions d'abstentionnistes
et
justement, dans les régions où il y avait le choix Front National, système, qu'est-ce qui s'est passé ? Les gens ont été à la pêche et le Front National n
'a
pas gagné. Donc moi, je dis aux électeurs patriotes, est-ce qu'il n
'est
pas temps de gagner avec quelqu'un de plus raisonnable qui est capable de rassembler ? Mais il n'y aurait-il pas trop de candidats pour cette présidentielle ?
Il y aura très peu
de candidats à cette présidentielle. Pourquoi ? Parce que le système des parrainages est beaucoup plus difficile. Nous ne serons pas plus de 7. Vous verrez. Vous verrez. Et
vous êtes sûr d'en être
? Oui. Mais vous avez du mal. C'est difficile. J'ai beaucoup travaillé. J'ai la chance d'avoir un mouvement politique où il y a de plus en plus de maires qui nous soutiennent. Si je n'avais pas été candidat en 2012, oui, je n'aurais pas pu cette fois-ci avoir mes parrainages. Mais vous savez, j'ai de plus en plus de maires qui me téléphonent justement parce qu'ils veulent cette alternative différente.
De bon sens. Mais le vrai
souci, Nicolas Dupont-Aignan,
c'est
que la gauche est divisée. La droite a un candidat. On verra lequel dans 15 jours.
La droite,
la droite. Les souverainistes sont divisés entre Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon et vous. Les souverainistes, vous êtes divisés.
Comment y arrivez-vous ? Vous êtes absolument
majoritaires dans le pays. Mais vous êtes divisés. Mais divisés.
Et
apparemment,
c'est ça, on ne voulait pas faire de majorité de
projet. Mais attendez, excusez-moi. Sauf être président de la République. Mais il
n
'y
a
pas
de
faire une élection si ce n
'est
pas pour se présenter devant les Français. Mais ça peut intéresser des électeurs de considérer
que s'ils votent pour vous,
vous ne serez pas tout seul. Vous pouvez vous allier à d'autres gens. Mais il y
a
une élection présidentielle. Vous trompez d'élection. Je reviens
sur... Il faut une majorité après.
L'élégislative.
Il n'y aura pas
577 candidats de boule à France. Attendez.
Pourquoi ? Il y a des
législatives après. Ils sont prêts. Je reviens... Vous ne répondez pas aux
questions.
Je reviens... Je réponds ce que je veux. Encore heureux. Je reviens sur ce que vous disiez.
Trois
alternatives. Oui,
il
n'y a que trois vraies alternatives. Mélenchon, Le Pen et moi. Chez les souverainistes,
oui.
Chez ceux qui veulent un vrai changement. Eh bien, les Français qui ne veulent plus continuer avec les mêmes ont le choix entre Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen, Nicolas Dupont-Aignan pour parler à la troisième personne. Eh bien, je suis convaincu que le vote en ma faveur
est
le plus profitable au pays. Mais vous n'allez pas nous dire le contraire, évidemment.
Eh
bien, et alors, j'ai quand même essayé...
Le
droit...
Alors, quel est l'argument qui fait qu'il faut
voter pour vous plutôt que pour Mélenchon ou Marine Le Pen ? Un seul. Un argument simple pour
les Français qui nous regardent.
Un programme qui permet permet de sortir la France de
la crise. Une mesure concrète.
Une mesure baisse massive des impôts. Mais d'autres le proposent. D'autres le proposent. Vous n'êtes pas différenciant là-dessus. Ah non. Regardez. Le
programme économique. Marine Le Pen.
Vous
êtes très
importants
des
policiers, de gendarmes.
Avec quel argent ? Avec quel financement
? Vous êtes beaucoup à parler de baisse d'impôt. François Fillon parle de baisse d'impôt. Marine Le Pen aussi. Non, excusez-moi.
Regardez les programmes. François Fillon ne parle pas de baisse d'impôt. Non, il augmente la TVA. Personne ne l'a dit. Monsieur Macron, il augmente la CSG. Donc ce sont des mini-baisses d'impôts électoralistes.
Moi,
je vous propose un choc de relance économique de 100 milliards d'euros. Comment vous le financez ? Oui. Par d'abord un bonus pour les petites retraites de 100 euros par mois
pour
6 millions de retraités qui coûtent 8 milliards et que je finance en supprimant le versement à l'Union européenne de l'excédent.
Ce
qu'on donne, les 8 milliards par an d'excédent,
on
donne 21 milliards on reçoit 13
qui
vont nourrir nos concurrents polonaires, humains
qui
créent du chômage en France. Je supprime cette somme et je la donne aux retraités français pour relancer la machine. Deuxièmement, je diminue les charges salariales d'un tiers de 30% pour augmenter le salaire net des français de 10%. 40 milliards que je finance par une lutte
beaucoup
plus ferme contre la grande fraude fiscale internationale. Je taxe les multinationales qui ne payent pas d'impôts dans notre pays et je fais la lutte à la fraude sociale. Chaque titulaire d'une allocation sociale
devra
donner une journée par semaine à la collectivité. Quand vous avez un RSA, vous aurez une journée par semaine de réinsertion. Je peux vous dire qu'on va faire des économies. De même, sur les étrangers qui n'auront plus aucune prestation sociale les 5 premières années de leur arrivée pour contribuer au pays avant de recevoir. mon projet économique va relancer l'activité, baisser les charges sociales sur les entreprises qui relocalisent.
C
'est fondamental et créer à la fois un choc de demandes et d'offres.
Donc vous
avez l'impression qu'il se passe quelque chose autour de la candidature de Nicolas Dupont-Aignan.
Vous le verrez, j'en prends le pari. Si on me permette de m'exprimer devant les français et je vous remercie de votre invitation et
de vos questions même si elles ont beaucoup
porté sur les autres. Président de Debout la France.
On
va se
retrouver
avec
votre programme.
Nicolas Dupont-Aignan