Condamnation avec exécution provisoire : "Les juges avaient décidé de se payer Nicolas Sarkozy"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 80 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00Franz Olivier GisbertFait
« les juges que les magistrats avaient décidé de se payer Nicolas Sarkozy »
- 4:00Franz Olivier GisbertFait
« une démocrature où des militants de gauche et d'extrême gauche ont pris le contrôle de la justice »
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Il est 7h11 sur Europe 1. Dimitri Pavlenko, vous recevez ce matin l'éditorialiste au point Franz Olivier Gisbert. Bonjour Francez, bonjour Dimitri.
Toujours un plaisir. 50 de prison avec mandat de dépôt à effet différé pour Nicolas Sarkozy. La prison donc très vite he probablement pour lui pour un ancien chef de l'État derrière les barreaux Franz.
C'est un événement majeur. Qu'est-ce que ça vous inspire ? Vous avez été surpris hier à l'annonce de ce jugement ?
Bah bien sûr scandalisé. Enfin surpris non parce que je savais comme tout le monde savait que les juges que les magistrats avaient décidé de se payer Nicolas Sarkozy et ça fait c'était une sorte de vengeance après des propos un peu sévères qu'il avait tenu devant la Cour de cassation. Vous savez quand il parlait des petits poids là il s'était amusé un peu sur les petits poids qui se ressemblent tous qui sont sans saveur et bon bah c'est une sorte de oui c'est une vengeance de la justice.
Moi vous saz cette affaire est extrêmement grave. Je suis pas sariste. Oui.
J'ai souvent eu des relations très houleuses avec Nicolas Sarkoz. Oui, vous n'êtes pas un de ses amis, il faut le dire. Sa France, je suis un français indigné par ce qui est en train de devenir la France.
L'espèce d'apathie d'ailleurs qu'il y a après cette condamnation et puis ou les ricanements, les rires qui ont petit quelque chose de de qui rappelle un peu peuvent rappeler la terreur de 1793. Et ce pays, il faut bien voir qu'est-ce qu'il est en train de devenir. C'est-à-dire espèce d'affaissement de dislocation avec un endettement de plus 3500 milliards.
C'est ce qu'on appris hier. Et je dirais ça c'est le syndrome d'un d'un effondrement et notamment d'ailleurs de celui de la justice. La justice qui a plus de règle, qui a plus de valeur hein.
Et comme d'autres pays, ça je sais que je vais choquer beaucoup de gens quand je vais le dire mais c'est la réalité. Faut regarder autour de nous. on est en train de devenir une démocrature où des militants de gauche et d'extrême gauche ont pris le contrôle de la justice parce que c'est de ça qu'il s'agit.
C'estàd les les juges enfin les magistrats sont rendus compte que leur truc ne tenait pas, que le point de départ de l'affaire cette espèce de de de révélation de médiia part je met des guillemets parce que souvent médiia part c'est un faux c'est c'est quand même c'est ce que le verdict on entend ça dans le verdict c'est un faux tout part d'infos et que après toutes les accusations du parquet national financier qui a travaillé pendant des années sur ce dossier qui a remué ciel et terre qui a dû dépenser des millions et des millions. Et ben les accusations ne ça rien ne marche mais c'est quand même un truc de fou. Rien ne marche c'est-à-dire il y a pas de corruption, il y a pas recell de détournement, il y a pas de financement illégal de la campagne de 2007 puisqu'il y a pas de preuve hein là-dessus les magistrats sont très honnêtes.
Mais alors ils ont sorti évidemment un petit truc qui leur permet de d'envoyer Nicolas Sarkozy en prison. C'est le célèbre association de malfaiteurs et qui est quelque chose d'extrêmement flou hein euh qui permet de de punir d'ailleurs. Je cite tout groupement euh formé ou entente établi en vue de la préparation d'un délit.
Donc vous voyez, il y a pas trop besoin de de des des d'éléments euh probant et puis à partir de là évidemment on l'envoie en prison. L'histoire justement justement la prison le mandat de dépôt c'est-à-dire donc la la détention mais avec effet différé. C'est-à-dire que concrètement, on a évité à Nicolas SarkoZil l'humiliation des menottes à la sortie du tribunal, mais avec exécution provisoire, c'est-à-dire avant la décision définitive.
Comment vous regardez euh ce choix quand même très particulier qu'on fait les juges de la prison pour Nicolas Sarkozy dans ces conditions-là ? Mais et quand je vous dis qu'on glisse peu à peu vers une démocrature, c'est un un nouveau symptôme. C'est-à-dire que peu à peu la justice et ça d'ailleurs euh les députés sont responsables parce qu'ils ont voté une loi euh qui leur permet de faire ça. et on est en train de supprimer le recours, l'appel puisque là, bon évidemment Nicolas Sarguzi peut faire appel, il va évidemment faire appel mais je dirais d'une certaine manière on peut dire le mal est déjà fait parce qu'il est déjà en prison dans un système normal l'appel bah permet de reporter la prison après l'appel.
Oui, voilà quand même il y a des recours dans ce pays. Il y avait jusqu'à présent la cour d'appel, la cour de cassation, il y aura aussi peut-être la cour européenne des droits de l'homme, mais la cour d'appel, on est en train peu à peu de faire disparaître la cour d'appel puisque il le politique en tout cas avec l'histoire de l'exécution provisoire, il est tout de suite il est tout de suite envoyé en prison. Et c'est c'est un déni.
Oui, mais vous savez aussi ce que disent les Français Franz les ils disent aussi oui mais enfin tous pourri la justice les journalistes, les politiques. Il y a cette idée quand même globalement que tout va travers et que finalement cette affaire Sarkozy c'est un règlement de compte politico-judiciaire. Raison ça, on le sent dans le pays.
Mais je pense que on devrait demander quand même à la justice, enfin c'est la moindre des choses, de juger en droit. Or, il y a une réalité des choses, vous le savez comme moi, il y a une partie de la justice. Je ne parle pas de toute la justice, il y a des magistrats qui font magnifiquement bien leur travail, mais il y a une partie de la justice qui est extrêmement militante.
Le parquet national financier, non mais sérieusement, c'est une blague. C'est un le bras armé de la gauche, il il ne travaille que pour la gauche. On on ne s'occupe pas du tout des gens de de que des des gens justement qui sont à gauche, on ne s'attaque qu'aux gens de droite.
C'est quand même un truc de fou et et tout le monde accepte. Donc c'est si si vous voulez c'est ça le vrai souci parce que et d'ailleurs le cette évidemment cette condamnation va aller dans le sens de euh bah ils sont tous pourris et cetera. Vous le savez vous le savez très bien parce que il y a une partie de la population qui je dis pas qu'ils ont fait des feux de joie mais enfin visiblement ça il y avait beaucoup de sourire quand même hier dans les rues.
C'est et et je veux dire c'est une décision voilà qui fait très mal à la démocratie. Je crois qu'on si on prend un peu de hauteur, c'est ça annonce des temps difficiles. C'est le syndrome de quelque chose qui va très mal dans notre pays.
Alors cette condamnation, quel effet ça va avoir pensez-vous Fran Olivier Gisbert sur l'ura de Nicolas Sarkozy qui reste une voix qui compte. C'est celui que tout le monde va consulter de Sébastien Lecnu en passant par Jordan Bardella. Qu'est-ce quel impact ça va avoir sur sur son aura ?
Écoutez, je suis pas sûr que les juges réussiront à le tuer symboliquement parce que c'est ça leur objectif. Je crois même que ça ça pour eux ça risque d'être le contraire. Bon parce qu' il a évidemment du talent, de la ressource, du charisme et je pense que là bon, il a pris un statut de martyre et c'est clair, il va devenir un martyre et puis il va faire un livre, vous allez bien, il va en profiter de tout ça et vous verrez ce livre, ça va être un grand bestellaire dans 2 3 ans.
Tout le monde va plus lire que ça. Donc je pense que c'est pas fini. Vousz un homme politique de toute façon il est jamais mort.
Je pense que c'est pas la fin de Nicolas Sarkozi, mais c'est la fin de comment dire oui d'une confiance qu'on peut avoir dans la justice de notre pays. C'est-à-dire que la la cette histoire de d'association de malfaiteurs qui sort comme ça au dernier moment parce que tout le reste a sauté. C'est ça qui est dingue.
C'est le point de départ de Méia Part, c'est un faux. Donc toute cette histoire est bidon et les il y a aucune preuve sur la corruption, il y a aucune preuve sur le financement illégal. Il y a il y a aucune preuve sur le Rel de détournement mais ah oui mais ça voilà l'association de malfaiteur c'est bon allez on va l'enfermer c'est ça l'histoire et c'est quand même excusez-moi c'est un c'est un scandale d'état merci beaucoup Franço Olivier Gisbert on lira votre histoire intime de la 5e République parce que c'est une longue histoire et finalement ce qui se passe autour de Nicolas Sarkozy n'en est que le prolongement c'est en trois tomes tragédie française c'est aux éditions Galimar merci beaucoup Franz d'être venu ce matin sur l'antenne d'Europée à Hm.
Nicolas Sarkozy