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InterviewAvec Édouard (Horizons)· 9 septembre 2025 6 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesRetraitesSécurité

« On ne redresse pas un pays sans le rassembler ! » — Édouard Philippe sur @TF1INFO.

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Pensez-vous que Sébastien Lecornu a les qualités requises face à cette tempête ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Pensez-vous qu'il pourrait provoquer suffisamment d'ouverture avec la gauche ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Seriez-vous prêt à faire des concessions sur des sujets comme les retraites ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    La dissolution serait-elle inéluctable en cas de blocage ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Le président doit-il changer sa manière de gouverner ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Édouard PhilippeFait
    « Aucun parti n'a la majorité à l'Assemblée. »
  • 5:00Édouard PhilippeFait
    « Entre 2017 et 2020, on a baissé les impôts et on a baissé le déficit. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonsoir Édouard Philippe. Bonsoir Gill Boulot. Ce poste de Premier ministre, vous le connaissez, vous l'avez connu.

Vous connaissez aussi le nouveau premier ministre Sébastien Lecornu. Pensez-vous qu'il a les qualités requises face à cette tempête ? Il va avoir une tâche très difficile.

Je le connais depuis longtemps parce qu'il est élu en Normandie comme moi parce que nous nous connaissons depuis bien avant 2017. En 2017, je l'ai proposé au président de la République pour qu'il rentre dans le gouvernement que je dirigeais. C'est un homme qui a qui est jeune mais qui a pris beaucoup de densité au ministère des armées, je trouve et et qui sait discuter et il va avoir besoin de ce talent de de discussion et d'écoute pour réussir à trouver un accord dans des circonstances dont il faut bien reconnaître qu'elles sont assez compliquées.

Et il va s'en dire que vous n'auriez aucun problème, vous et votre parti Horizon, à travailler avec lui. Aucun problème, au contraire. Oui.

Et vous pensez qu'il pourrait provoquer suffisamment d'ouverture, des négociations pour discuter avec la gauche, avec les socio-démocrates, avec le Parti socialiste ? N'a pas le choix, monsieur Boulot. Aucun parti n'a la majorité à l'Assemblée.

Tous les partis aimeraient faire ce qu'il croi ce qu'il propose aux Français, mais aucun parti n'a la majorité. Aucun. Donc il faut travailler avec d'autres que soi et il faut réussir à s'entendre.

C'est ce que disent tous les Français qui regardent ce spectacle depuis 2024, qu'il le trouvent dans l'ensemble assez concernant. Ils ne comprennent pas pourquoi on est un infich pardon de vous allez lui employer un autre terme. J'ai j'ai ma langue à fourcher.

Infichu de de s'entendre et de vouloir travailler ensemble. Sébastien le Cornu me paraît avoir les qualités pour essayer d'amener à la table des gens qui ne feront pas exactement ce qu'ils souhaitent mais qui pourront s'entendre pour éviter que la France aille plus mal. Et vous-même et votre parti vous seriez prêt à faire des concessions pour que ce nouveau gouvernement soit viable, qu'il agisse des concessions sur des choses qui vous sont chères.

Vous par exemple la retraite c'est 67 ans, vous êtes plutôt hostile à la surtaxation de très très haut revenus. Tout ça pourrait être négocié négociable. Tout le monde sait ce quoi je crois.

Ce que je dis depuis longtemps d'ailleurs. Tout le monde sait ce que j'ai fait entre 2017 et 2020. Je vous rappelle qu'entre 2017 et 2020, on a baissé les impôts et on a baissé le déficit.

On a aussi augmenté un certain nombre de budgets, notamment les budgets de la défense, les budgets de la justice parce qu'on pensait que c'était indispensable de protéger les Français. Euh encore une fois, quand on discute, on est obligé de faire des compromis. Bon euh moi, je suis prêt à faire des compromis avec quelques limites.

C'est quoi les lignes rouges ? Je suis impement convaincu qu'on ne doit pas baisser la garde. Voyez, je suis boxeur.

Je pense qu'aujourd'hui on doit pas baisser la garde. Ça veut dire le budget des armées doit être préservé. Le budget de la police, le budget de la justice aussi sans doute.

Le fait que Sébastien Lecornu connaisse ces enjeux me paraît de bonne augure. Euh par exemple, vous dites, vous souteniez d'ailleurs en cela le président de la République et le premier ministre, il faut vraiment économiser en 2026 44 milliards d'euros. Les socialistes, si d'aventure vous faisiez affaire avec eux, s'ils étaient présents au gouvernement, disent 22 milliards, ce serait déjà formidable si on pouvait les économiser.

Un accord est possible, une négociation est possible là-dessus. et on vit dans un pays où c'était assez facile en général de trouver une majorité pour faire moins d'économie que ce qui est prévu. Certes, mais serait-ce possible ?

Que ce sera sans doute possible et surtout c'est nécessaire parce que quelle est l'alternative ? L'alternative, je l'ai dit, c'est que si le gouvernement que Sébastien Lecnu propose au président de la République devait être censuré dans les semaines ou les mois qui viennent, si le budget n'était pas adopté, alors je pense que nous rentrerions dans une crise politique. Je pense que la dissolution serait inéluctable.

Euh je l'ai dit, je le pense encore et donc je pense qu'il faut que les responsables politiques acceptent de se parler. C'est ce que les Français demandent. C'est le principe même d'une démocratie.

On n'est pas d'accord sur tout. C'est vrai, mais on va arrêter de se dire que on est les plus forts, qu'on est les meilleurs, qu'on a tout bien fait et que les autres sont forcément dans l'erreur. Il va falloir qu'on imputiss un budget pour les Français.

On vit dans un monde qui est dangereux. On vit dans un monde qui est dangereux. On vit dans un monde où les Français ne vont pas bien.

Je je vous assure que ils ont envie qu'on passe à quelque chose de au minimum stable. Mais bien que vous reconnaissiez les qualités éminentes de Sébastien Lecornu, vous dites encore ce soir et bien euh la dissolution peut-être inéluctable ou vous êtes un un peu plus optimiste ? Mais j'espère qu'il trouvera la voie de passage.

J'espère que tous les responsables politiques se montreront à la hauteur des enjeux et que tous ceux qui ont eu la culture du gouvernement de LR jusque à la gauche social-démocrate euh réussiront à se parler et non pas à tomber d'accord. Ils ne tomberont pas d'accord. Ils ne seront pas d'accord sur les mêmes choses.

Je ne vais pas devenir d'accord avec les socialistes demain. Ça n'est pas vrai. Mais peut-être pour éviter que la France aille plus mal, peut-on s'entendre ?

Pour faire un bout de chemin, chacun sur ses convictions, pour essayer d'avoir une situation à peu près correcte. Encore une fois, c'est c'est l'intérêt de la France. Il y a un moment où il faut qu'on sorte un peu de l'intérêt du parti, un peu de l'intérêt des candidatures pour avancer ensemble.

Est-ce que la situation en l'État est tenable jusqu'en 2027, date théorique de la prochaine élection présidentielle ? Vous disiez il n'y a pas si longtemps, ne rien faire d'ici 2027, c'est s'exposer à la catastrophe. Mais je pense qu'il faut que nous fassions ce que nous pouvons faire, c'est-à-dire éviter que la France aille plus mal.

C'est difficile, mais le nœud de la dette qui est un nœud coulant est en train de serrer très fort sur notre gorge. Parfois, on le sent pas. Ça fait tellement longtemps qu'on parle de la dette.

N'empêche que c'est ce qui est en train de se passer. On voit bien que on vit dans un monde où un certain nombre de responsables politiques ont envie de tout bloquer, parfois de tout casser, parfois d'aller jusqu'à la conflictualisation. Moi, j'entends ce que dit LFI, j'entends ce que dit monsieur Mélenchon.

On voit bien que son objectif c'est de bloquer le pays. Et ben, moi, je crois que le pays, il peut pas se permettre d'être bloqué. Il doit avancer.

Question très importante. Est-ce que le président de la République que vous connaissez bien doit changer sa manière de gouverner, son exercice du pouvoir pour sortir de l'impasse ? Le président de la République n'est pas là pour gouverner.

Le président de la République, il est là pour présider. Il est là pour il est là pour incarner la France. Il est là pour rassembler les Français.

Il est là pour définir un cap. La question du gouvernement revient au Premier ministre et au gouvernement. Tant qu'on n'a pas compris ça, me semble-t-il, on s'expose à des déconvenus sérieuses.

J'en suis assez convaincu. Et j'agite et j'ajoute quelque chose. La la la geste politique aujourd'hui, que ce soit sur les plateaux de télévision, ce qui n'est pas notre cas aujourd'hui, je l'espère, ou à l'Assemblée, est marqué par des invectives permanentes, par des insultes permanentes, par la recherche systématique de tout ce qui oppose.

On ne redresse pas un pays sans le rassembler. On ne redresse pas un pays en désignant des bou émissaires quel qu'il soit. On le redresse en fixant un cap clair, en se retroussant les manches et en acceptant l'idée qu'on va devoir y mettre tous un effort.

Merci Édouard Philippe d'avoir répondu à ces questions. On ne peut plus d'actualité.