« La convergence des colères » : pourquoi les manifestants étaient dans la rue le 17 octobre ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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- 0:00OuverteRéponse directe
Pourquoi les manifestants étaient dans la rue le 17 octobre ?
- 0:42OuverteRéponse directe
Vous êtes derrière le site 17octobregiletjaune.net. Vous faites quoi dans la vie ?
- 2:05OuverteRéponse directe
Quel est le fond politique ou idéologique de vos demandes ?
- 4:07OuverteRéponse directe
C'est quoi les revendications ?
- 4:45RelanceRéponse partielle
Vous refusez de condamner les violences du 17 octobre. Pourquoi ?
- 6:33RelanceRéponse partielle
Vous saluez la colère mais refusez de condamner les violences. Comment justifiez-vous cette position ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:49Benjamin BallFait
« Emmanuel Macron est un très bon employé des milliardaires, je dirais mercenaire. »
- 3:30Benjamin BallChiffre
« La France est championne du monde de la hausse des fortunes. »
- 5:22Benjamin BallFait
« Notre seul ennemi, c'est la division. »
- 9:44Benjamin BallFait
« On est dans une démocratie autoritaire. »
Temps de parole
- ?100 %
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qu'on parle des manifestations de demain, autant être avec ceux qui sont en coulisse et organisateurs et même ceux qui défilent. C'est le moment d'accueillir notre deuxième invité RMC face aux grandes gueules. [musique] Bonjour Benjamin Baul. Bonjour. Merci d'avoir accepté notre invitation de venir discuter, de venir débattre avec les GG. Je vais vous demander de vous de vous présenter pour ceux qui ne vous connaissent pas. C'est vrai qu'on reçoit souvent des élus ici donc plus besoin de faire leur présentation. Benjamin Ball, vous êtes derrière le site notamment 17octobgiletjaune.net. Euh, vous faites quoi dans la vie ? Euh, vous vivez où ? Enfin, pas vous vivez où ? Dites-nous un peu. Alors, ben écoutez, moi j'ai 42 ans. Euh, j'habite à Argenteuil. Euh je suis
chargé de mobilisation pour une association de sensibilisation euh auprès des enfants sur l'agriculture biologique, le revenu paysan, le commerce équitable. On fait également de l'information, du plaidoyer et un peu de mobilisation. Et dans la vie, moi je suis passionné d'une chose, c'est de créer les conditions pour que les groupes, les collectifs, les organisations, parfois même les institutions que j'accompagne puissent réaliser leurs rêves, leurs causes, leurs objectifs. Et c'est ce qu'on appelle organisateur, organisatrice de communauté. D'accord. Et donc vous vous êtes gilets jaunes un peu historique quoi. C'est ça. Je suis pas gilets jaune historique. Au moment des gilets jaunes de 2018, moi j'étais dans le mouvement climat. Je coordonnais les mobilisations locales et
c'est de de 2018 jusqu'à presque 2022. Et par contre, j'ai été de celles et ceux qui disait il est extrêmement important de créer le la jonction avec les gilets jaunes avec ce slogan fin du monde, fin du mois, même combat. J'ai moi-même participé à l'époque à une dizaine de manifestations et actuellement je suis depuis plus d'un an et demi adhérent adhérente du syndicat des gilets jaunes. D'accord. Et donc là, vous vous étiez derrière ceux qui appelaient à manifester samedi dernier. Exact. et à manifester demain. Tout à fait et le 31 et le 5 si jamais ça ça continue. Pourquoi ? Quel est quel est le fond du mouvement ? Voilà, le fond politique ou idéologique de de de vos demandes du mouvement. Alors, au-delà des lycéens, j'imagine. Oui, bien sûr. Alors, le fond du
mouvement, c'est vraiment la convergence des colères et l'alliance de tout le pays, c'est de créer une unité nationale et nous voulons créer une unité des 99,99 %. Il y a 99,99 % de la population qui travaille, qui paye des impôts, euh qui se déplacent, qui fait tout ce qu'il faut pour faire vivre la société. Et en fait, il y a 0,01 % de la population, c'est-à-dire une infime minorité, on va dire les milliardaires pour simplifier. Et ces 0,01 de la population prennent à tout le monde. Les chefs d'entreprise, les travailleurs, les précaires, les fonctionnaires, tout le monde en fait se fait ponctionner. Et l'outil de ponction euh de ces milliardaires, il s'appelle Emmanuel Macron, que moi j'appelle Robin des milliardaires.
C'estàdire que il fonctionne quoi et comment ? Je comprends pas. Parce que là, celui qui fonctionne le plus, c'est l'État. Là aujourd'hui, ouais. L'État fonctionne sur l'ensemble de la population pour pouvoir faire un transfert d'argent vers les milliardaires. Et on le voit avec les hausses immenses de de d'enrichissement et des fortunes. La France est championne du monde de la hausse des fortunes et on on voit que c'est parce que je pense que Emmanuel Macron est un très bon employé des milliardaires je dirais mercenaire. En tout cas, c'est lui qui est le meilleur employé des milliardaires pour l'instant du monde. Il y en a d'autres qui vous voulez plus de justice fiscale. C'est ce que vous dites. Bah, c'est-à-dire que je pense que les gens vous voulez la disparition des milliardaires. Euh
non, je suis je je parce que j'essaie de comprendre par rapport aux manifes de demain aussi. Oui, bien sûr. Moi ce que ce que je crois c'est que il est important de faire en sorte que les gens qui veulent bien sûr consentir à l'impôt parce que ils veulent faire fonctionner la société, c'est tout à fait normal. Euh vous voyez euh moi pour l'instant j'ai pas la chance de payer des impôts parce que je gagne pas assez. Mais le jour où j'en paye de toute façon j'en paye via la TVA et d'autres d'autres systèmes et ben je serais euh très content contente de le faire. Et moi ce que je ce ce que je crois c'est que tout le monde est d'accord pour ça à condition que ça fasse fonctionner, à condition que ça aille pour les écoles, pour les pompiers, pour les petits commerces,
pour pour les l'aide à l'enfance, pour les pour les infirmières, pour le climat aussi. On a vu l'urgence climatique et en fait c'est pour ça qu'il y a cette conjonction. Et donc quand on me dit c'est quoi les revendications ? Bah c'est simple, vous prenez tous les secteurs qui disent que ça va pas, on les met ensemble, on fait des états généraux à l'Élysée ou devant le grand parlement là, le congrès. Il y a eu des conventions citoyennes. Voilà. Mais ces conventions citoyennes, je sais pas si ça vous a échappé, mais ça sert de Calporte dans la bibliothèque de l'Élysée. Et les cahiers de doléance des gilets jaunes, ils servent de rouleau papier toilette à l'Élysée également. Donc franchement, quand on fait des concertations, des choses comme ça et et on est de bonnes compositions,
on en fait beaucoup, et bien toutes ces propositions là, elles sont méprisé, balayé et et ça va même jusqu'au mensonge. C'est-à-dire qu'on nous dit "On passera sans filtre, vous inquiétez pas, du grand débat, il en sortira des grandes mesures et cetera et après on nen voit pas la couleur." Et donc plutôt que de nous diviser entre nous, queles que soient nos différences, nos divergences, nos problèmes que nous avons, bien sûr on n' pas la même perception des choses et c'est normal. En fait, moi ce que j'appelle c'est un appel à l'unité et cette unité, elle doit pas se faire euh juste parce queon a une détestation d'intel ou ce histoire de détestation. Moi, je crois que j'aime tout le monde. Je crois que j'ai jamais détesté personne de ma vie. Franchement,
je je crois que notre seul ennemi, c'est la division. Vous voulez un autre système politique quand même ? Il faut créer un autre système politique. Et pour créer une autre société, il y a quand même une revendication incroyable chez les gilets jaunes qui est celle du référendum d'initiative citoyennes. Mais ce Ric, c'est un Ric en toute chose. C'est-à-dire y compris la capacité de s'autodéterminer pour créer une nouvelle constitution. C'estàdire une constituante où il y aurait un pouvoir du peuple par le peuple pour le peuple. Et pour que ça ça soit possible et bien il faut redéfinir un contrat social. D'accord. Plus de plus d'Assemblée nationale, plus de Sénat. Ça veut pas dire qu'il y aurait plus tout ça. C'est c'est aux gens de décider ensemble qu'est-ce qu'on veut comme société,
comment on a envie de s'organiser. En tout cas, une chose est sûre, on n' plus envie d'avoir un monar président. Oui. Oui. Vous sa pas, on sait pas qui. Peut-être que vous êtes minoritaire aujourd'hui. Oui. Peut-être que peut-être que les gens qui pensent comme je pense que vous êtes minoritaire aujourd'hui. Les gens qui pensent comme moi que aujourd'hui Emmanuel Macron se comporte comme un monarque président, euh et bien peut-être que nous sommes minoritaires, peut-être que les Républicains dans ce pays sont minoritaires et les gens qui sont pour la démocratie sont minoritaires. C'est possible. Au quel cas, ça serait très triste. D'accord. Alors, il y a ceux qui nous écoutent et qui se disent "On est dans dans les GG, on va y aller de manière un peu triviale, il est bien gentil Benjamin
Ball, mais moi mon commerce, il s'est fait péter. Donc ces conneries, j'en ai rien à foutre." Mais moi je comprends tout à fait. Je vais vous dire un truc. Moi j'avais un commerce, il a pas coulé pour les mêmes raisons he vous voyez, il a coulé parce qu'il a manqué d'aide pendant le Covid parce que nous venions de nous créer et donc on avait pas d'historique et on était un petit commerce. On a vu qu'il y avait beaucoup d'argent qui est arrivé sur des grandes entreprises avec le quoi qu'il en coûte. Nous, on n' pas vu la couleur. Euh, on s'est fait cambrioler une fois, mais c'est pas non plus ça qui euh nous a fait couler. Je comprends tout à fait qu'en met toutes ses économies, toute son énergie. Moi, je travaillais des 11hur par jour dans mon commerce tous
les jours, tous les jours, tous les jours. Et et c'était un commerce où j'avais une épristererie, un café, un espace de cow-orking. Et donc ça a coulé. Moi, je comprends euh quand il y a des gens qui disent "Mais mais qu'est-ce qu'on a fait ? Pourquoi ces gens ils font ça ? Qu'est-ce qui leur est passé par la tête ?" Et c'est évident c'est évident que tout casser moi c'est pas la solution que je vais trouver. Oui mais c'est contradictoire avec vos prises de position monsieur B parce que justement contradictoire avec ce que je dis manifestement puisque vous avez refusé de condamner les violences du 17 octobre donc et là vous êtes bien gentil pareil hein vous vous venez sur le plateau, vous êtes doux on vous écoute religieusement on a qu'une envie c'est d'abonder dans votre sens par
rapport à vos revendications. Mais mais finalement dans dans 20 minutes, vous dites que ah ben c'est bien de déstabiliser les forces de l'ordre parce qu'il faut multiplier les points de mobilisation. Donc du coup, on se demande si quoi vous êtes là pour finalement privilégier vos revendications ou le désordre. C'est un peu le problème, vous voyez. Alors réponse à fait. Euh c'est vrai que ça peut paraître paradoxal de dire d'un d'un côté on a de l'empathie pour les commerçants, les commerçantes, les personnes qui ont vu ces violences contre ell et de l'autre côté dire que nous saluons toutes les colères et que nous refusons de les condamner. Euh effectivement, on on là, on voit un nœud pour moi, pour résoudre ce nœud, euh il faut dire que euh la structuration, elle est collective.
C'est-à-dire que moi, quand je m'adresse euh à euh dans une publication avec les collègues euh que qui ont signé cette publication, nous nous adressons pas à chaque individu. Nous individualisons pas le problème. Nous psychologissons pas le problème. Nous essayons de dire on s'adresse à une société et comment on trouve des choses ensemble. Et c'est pour ça que quand on pose la question plutôt [raclement de gorge] que de dire c'est un tel à telle heure qui a cassé qui est responsable, bien sûr cette personne a une responsabilité individuelle et bien sûr il faut que la justice suive son cours sur cette responsabilité individuelle avec des enquêtes et pas des comparutions immédiates s'il vous plaît. Et et ça c'est hyper important mais vous savez que c'est la comparition immédiate c'est
parce que justement ça ne nécessite pas une enquête plus approfondie. toujours assuré je comprends tout à fait et et donc il s'agit maintenant d'adresser les choses de manière collective et c'est pour ça que nous avons dit dans notre tribune que nous considérons que le fautif de tout ce qui passé première des violences c'est l'état enfin la première des violences ou des causes de violence c'est l'état dis on parle toujours du fleuve qu'emporte tout sur son passage mais qu'en est-il des rives qui l'encrent et moi je pense que Bert BR qui s'est élevé face à la montée du fascisme. Nous devons l'écouter. Je vais pas dire que actuellement l'État est fasciste. Je ne dirai pas ça parce que je pense qu'il faut utiliser les bons mots aux bons endroits. Par contre, ce
que j'utiliserai c'est ce que Edou Plenel a dit. C'est-à-dire qu'on est dans une démocratie autoritaire. On est dans une démocratie qui a une dérive de plus en plus autoritaire. À quel moment on le qualifie ? À quel moment ? À quel escalier est-ce que c'est l'interdiction du droit de vote pour certaines personnes ? Est-ce que c'est la fermeture des réseaux sociaux ? Est-ce que c'est le couvre-feu ? Est-ce que c'est l'état d'urgence ? Est-ce que c'est le fait de mutilier des enfants contre les conventions de la des des droits de l'enfant et des droits humains ? Est-ce que c'est ça qui ou c'est le marqueur où on va se dire est-ce que là j'ai envie d'y aller ? Par contre, on est sûr que c'est un curseur. Et je pose la question à chaque personne qui écoute. Voulez-vous vivre dans un pays
où on accepte ses dérives autoritaires ou voulez-vous vivre dans une République et une démocratie ? Alors, les questions de nos GG Samzira et Oui, moi ben j'ai regardé euh vraiment avec attention euh votre site internet donc 17 octobre gilets jeunes et vous au 326 bien sûr si vous c'est vrai qu'en regardant le site internet elle a raison Sandrine euh c'est complètement différent du discours que vous avez là qui est extrêmement calme où on a envie vraiment de prier avec vous presque. Et sur le site internet, moi je lis voilà. Enfin sur votre site, vous dites saluez la colère, refuser de condamner les violences. Vous dites "Celles et ceux qui pillent nos fins de mois, nos services publics et le vivant depuis 10 ans sièges au gouvernement et dans des conseils
d'administration qu'il rembourse." Vous avez certainement peut-être raison aussi. Vous parlez énormément des violences institutionnelles. Vous avez raison aussi, il faut en parler. Vous dites aussi qu'Emmanuel Macron, vous l'avez dit là il y a quelques instants, il se comporte comme un monarche. Quelle est votre limite de l'acceptation de la colère, vous vu que vous supportez toutes les colères ? Si c'est un monarque, est-ce qu'il faut lui couper la tête ? Vous l'accepteriez ? [raclement de gorge] Euh moi je on l'a vu sur des pancartes. Pour avoir étudié pour avoir étudié la Révolution française, je pense qu'il y a une erreur fondamentale qui a été celle de couper la tête d'urba. Je crois que c'est extrêmement grave d'être sorti du droit que les gens voulaient faire à
cette époque-là. Et je pense que ça a contribué et j'auraiis des désaccords avec des historiens sur le sujet, peut-être des spécialistes de la révolution. Mais moi, le désaccord c'est que nous ne pouvons pas accepter cette violence sur les personnes. Nous ne pouvons pas accepter de créer quelque chose qui est de l'ordre de la terreur. Si nous voulons créer quelque chose de commun, nous devons le faire par la discussion. Et c'est pour ça qu'on appelle à créer des assemblées de convergence partout en France avec une assemblée nationale de convergence qui se réunirait bientôt et que enfin il le gouvernement est un interlocuteur ou désinterlocuteur qui se soi constitué autoconstitué ensemble et que ça arrête par exemple d'être moi qui passe dans les plateaux et que ça soit des
interlocuteurs qui soient issus de l'Assemblée nationale de convergence et si on arrive à faire ça et bien on aura de la discussion, on aura du travail. Nous devons pas seulement nous instituer comme la en capacité à répondre au gouvernement et créer une autre société, mais nous devons avoir cette capacité à créer un processus constituant pour pouvoir dire "Nous sommes sérieux et sérieuses" pour pouvoir changer Emmanuel Deiler. Bah écoutez moi les bras m'en tombent, je suis à côté de vous, [raclement de gorge] vous êtes pas antipathique en tout cas de la manière dont vous vous présentez. Je soulligne tout de même que dans votre parcours, au-delà de l'agent d'ambiance ou je ne sais quoi, vous êtes quand même quelqu'un d'extrême gauche. Vous avez milité à Attaque, vous avez milité à
l'UNEF et vous avez été accessoirement peut-être pour adoucir votre profil au mouvement politique des vers. Donc vous n'êtes pas vous n'êtes pas quelqu'un de neutre même si vous vous avez des airs pour vous présenter un peu comme Gandi, un pacifique et cetera. Et puis le fond du mouvement auquel vous faites référence, vous l'avez dit d'emblé parce qu'à un moment donné la la vérité surgit toujours euh au-delà de l'plomatie. Vous avez dit "Je veux sédimenter les mécontentements." Mais sédimenter les mécontentements, le le déboucher, c'est mettre le désordre. Et est-ce est-ce que monsieur jeis être poli avec vous euh quand vous constatez ce qui s'est passé samedi dernier parce que vous êtes quelqu'un d'instruit, d'intelligent, vous considérez que c'est décent de
continuer à faire prendre le risque à la France d'un tel désordre pour des revendications qui sont des trucs d'intellectuels qui n'ont aucune consistance à l'arrivée face à un état qui est surendetté qui de toute façon ne pourra pas donner satisfaction à vos à vos demandes et pour une une approche politique libertaire qui est complètement farfelu, sauf à mettre un bulletin Nathalie Artau peut-être dans l'urne, ce qui est un bon défoulement pour des gens qui pensent comme vous. Vous vous ça n'a aucun sens. Voilà, ça n'a aucun sens. c'est qui nous écoutent, qui ont les pieds sur terre, qui ont les oreilles qui fonctionnent. ce que vous dites et votre démarche n'a aucun sens en tout cas de mon point de vue. Bon ben écoutez euh vous oubliez que la France est le pays
où il y a le plus d'impôts, qu'il y a 20000 familles qui ont quitté la France pour des raisons fiscales, que à demain avec des gens comme vous, si on si on vous donne la parole de plus en plus et si vous prenez de l'importance, même si vous êtes archi minoritaire, c'est tous les Français qui vont réfléchir à à partir les non seulement ceux qui étaient riches mais ceux qui sont pas riches, ils veulent aller en Espagne, au Portugal, ils vont quitter la France parce que vous vous faites vous faites peur avec des impôts supplémentaires avec un non respect du capital privé. Et et ça c'est terrible. Benjamin Ball et bien écoutez moi je suis pas pour soutenir la propriété lucrative, c'est-à-dire celle qui s'enrichit sur le dos des autres. Je suis pour soutenir la propriété d'usage
et c'est pour ça que je ne suis pas pour qu'on enlève les biens aux gens. Déjà ça c'est la ça c'est la première chose. Vous dites vous soulignez que j'ai un parcours, on va dire radical radical qui vient de Radix prendre le problème par les racines. Oui effectivement j'ai un parcours radical. Vous auriez pas vous, ça ne vous a pas échappé que je suis un militant à la base de la nonvolence, que moi quand vous me voyez dans des manifestations sur certaines photos, je suis assis assise par terre, les les mains levées, vous dites assis assise parce que je suis non binaire. Euh voilà, mais il y a pas de il y a pas de souci. Vous pouvez pas me mégrer si vous dites masculin ça me va, féminin ça me va, entre les deux c'est OK, il y a aucun souci là-dessus. Non non mais il y
a pas de problème. Vous verrez le portrait dans libération voulez qu'on utilise le pronom y si vous voulez c'est vous qui choisissez. Moi, je je non, je suis à la fois non binaire et gender fluid, donc allez-y, il y a aucun problème. Je je j'ai pas de souci là-dessus et je crois que c'est il faut pas qu'on se moque de vous là-dessus parce que je vois déjà les commentaires, j'imagine déjà des auditrices et des gens soient perturbés. On pas habitué en plateau c'est pour ça j'ai j'ai juste par envie petit disclaim que des personnes n'entendent pas votre discours qu'on soit d'accord ou pas et qu'on essaie de vous décrédibiliser par rapport justement à ce demain vous serez un militant assis pacifique avec vos programmes, vos idées et vous serez pas en noir quelque part dans moi
je l'ai jamais été d'ailleurs la seule fois où je me suis pris un pavé où j'ai eu un pavé sur moi, c'est parce que je me le suis pris dans la tête parce que moi j'étais assis assise par terre et que je crois que c'était l'élection de Nicolas Sarkozi, j'étais sur une ligne de personnes qui étaient assise alors qu'il y avait toute la place qui était en mode desmeut. Donc pour ma part, moi c'est ce que j'embrasse mais je ne veux pas criminaliser les gens qui ont cette colère parce que ce qui a fondé notre République, oui, c'est terrible mais ce qui a fondé notre République c'est aussi ce type de colère. Ce qui a permis les avancées de mes 68 du avec le grand grenel qui s'en s'est suivi, c'est aussi ses colères. Et je veux vous répondre monsieur. Effectivement pour l'instant la pensée
que je porte de cette agrégation de toutes les colères de dire qu'on est 99,1 % contre vir 99 % contre les 0,01 pour l'instant elle est minoritaire cette pensée spécifique. Par contre les 99,99 % ils ne le sont pas c'est-à-dire que si vous demandez à quelqu'un "Est-ce que vous voulez que les écoles fonctionnent ?" Ils vont répondre oui. Et et quand vous dites l'argument de "Il y a pas de sous". Je suis vraiment désolé sur cette question de l'argument, il y a pas de sous, mais quand on prend euh l'aide au aux grandes entreprises, oui, le chiffre est contesté. Est-ce que c'est 211 milliards ? Est-ce que c'est 140 et cetera ? Mais quand on prend l'aide des aux grandes entreprises, voilà, c'estes 200 ces fameux 211 milliards, c'est supérieur à au déficit de l'État, au
déficit de la sécurité sociale, de la retraite, du chômage, de la formation. C'est pas des aides, c'est des allégègements d'impôts. Monsieur et bien exactement. Nous avons décidé de de faire échapper à la contribution pour le collectif. Nous avons décidé de leur faire échapper au dé toutes les entreprises, mais après il va falloir trouver du boulot. He Merci Benjamin B d'être venu vous expliquer dans dans les GG. Donc rendez-vous demain à manifestation.