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DébatNathalie Arthaud· 29 septembre 2026 91 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesSolidarités & familleTravail & emploiEnvironnement & énergie

Débat à la fête lyonnaise de Lutte ouvrière

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 53 %Défensif 17 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 87 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 23:04OuverteÉludée

    Pourquoi LO ne fait pas un vrai programme d'extrême gauche concret?

  • 24:30RelanceRéponse partielle

    Qu'est-ce qui te manque dans le programme?

  • 25:58OuverteRéponse directe

    Quelles mesures concrètes pour 2200€ net?

  • 26:47OuverteRéponse directe

    Pourquoi ne pas s'allier avec Mélenchon face au RN?

  • 28:54RelanceRéponse directe

    Pourquoi ne pas crier dès maintenant votre programme?

  • 29:37OuverteRéponse directe

    Pourquoi ne pas agir autrement que par le vote?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 8:56Fait
    « ils veulent retirer les APL aux immigrés qui n'ont pas assez d'années de présence en France »
  • 52:43Fait
    « il faut que les travailleurs comprennent la science de leur malheur pour pas se tromper d'ennemis »
  • 1:06:52Fait
    « C'est leur dette, c'est eux qui l'ont faite. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Bonjour à tous. J'ai pas pu saluer tout le monde mais voilà, je le fais là. Je suis très contente d'animer cette discussion. J'ai envie de vous poser une question. Est-ce que vous êtes en colère?

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Très bien. Voilà. Parce que moi aussi je suis en colère. Je suis en colère parce que bon, on sort quand même d'un été qui a été catastrophique. Voilà. Ah franchement, on a enchaîné les jours et les nuits irrespirables. C'était juste un enfer. Et puis là craque, on arrive et on rebascule dans une super crise avec ce racket-là qu'on subit quand on passe à la pompe. Alors voilà 2,25 € 2,40 € 2,50 € et alors on va aller jusqu'où là? Jusqu'où? 3 €? Ils nous disent peut-être 3 € et alors on va se retrouver tous à prendre notre trottinette

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électrique pour aller au boulot. C'est ça. Mais il y a déjà quand même des centaines de milliers de salariés qui font 10 à 15 km en trottinette électrique dans la nuit etc. C'est déjà le cas aujourd'hui. Alors c'est beaucoup c'est un peu plus pour les jeunes mais il y a des jeunes qui dorment dans leur voiture sur le parking de leur entreprise pour économiser 30 bornes. 40 60 bornes. Ceux qui avaient fait ce calcul mais obligé forcé de s'éloigner des centres-villes où les loyers sont devenus juste inabordables pour ceux qui touchent 1 500 ou 1 600 balles

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et qui du coup habitent un peu plus loin. Ils économisaient un peu sur leur loyer ou sur leur crédit. Là aujourd'hui tout ça c'est récupéré, tout ça c'est repris par l'essence. On va où? On va où comme ça? Et voilà. Moi ce qui me frappe, c'est comment on entend parler de ce racket dans la presse. Alors, il y a eu des choses qui m'ont vraiment fait bondir. Alors, genre « 300 € qui s'envolent en fumée ». Mais non, ça ne s'envole pas en fumée: ça va directement dans les coffres-forts des compagnies pétrolières. Tout ce pognon là, il enrichit comme jamais

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Total énergie, exxon, shell, enfin voilà. Toutes les compagnies pétrolières en fait ils ont inventé leur impôts privés qu'on paye tous en fait. Ce sont des sangsues, des sangsues qui effectivement nous sucent le sang sur tous les travailleurs, tous les salariés mais aussi tous les travailleurs indépendants, les petites entreprises et puis bien sûr aussi les retraités, les jeunes, enfin voilà, tous ceux qui utilisent leur voitures, ils ont inventé leur petit impôt privé parce que quand même on dit beaucoup et je sais qu'il y a beaucoup de gens qui disent "Ouais, mais ça c'est l'État, c'est l'État parce qu'il y a trop de taxes.

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Et moi ce que je pense c'est que il cache les véritables profiteurs et les véritables responsables en disant c'est l'État, c'est l'État, c'est l'État. La réalité c'est que ce sont eux qui se gavent. Aujourd'hui, ils vendent un baril de pétrole brut sur le marché international plus de 100 dollars. Est-ce que vous vous êtes posé la question de combien ça leur coûte de le produire? Forage, exploitation, combien ça leur coûte? Et bien les estimations qui circulent, c'est moins de 10 dollars le baril. Ça fait une belle marge. Vous trouvez pas? 10 dollars en coût de production 100 dollars le prix de vente sur le marché international. Alors ils nous disent "Oui, mais tout ça

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c'est la loi de l'offre et de la demande." Alors c'est bon là, on a plus rien compris. On comprend plus rien là. Ah la loi de l'offre et de la demande. Ah voilà. Voilà là c'est obligé alors. Mais non. Qu'est-ce que c'est cette loi de l'offre et de la demande? Le fait qu'il profite de la rareté créée par la guerre pour vendre à celui qui est prêt à mettre le plus de fric sur la table. C'est ça. Et ils font grimper les prix. C'est ça la loi de l'offre et de la demande. C'est pas une loi de la nature. C'est que les mecs qui vendent, ils font grimper les prix. Vous comprenez? Et là, je vous parle du prix de l'écart de la marge qui est prise sur la qui est prise sur la production. Mais vous rajoutez à ça les marches des raffineurs dont on entend

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de plus en plus qu'elles ont été multipliées par 7, par 8 et par 10. Et vous comprenez qu'il nous font les poches. Ce sont des voleurs. Et qu'est-ce qu'on fait d'habitude avec des voleurs? D'abord on les met en prison et on leur demande de rendre le pognon. Et c'est ça qu'il faudrait faire en fait. Il faudrait leur demander de rendre le pognon. C'est-à-dire, nous nous ne sommes pas pour comment dire réduire leur marge ou je sais pas quoi. D'ailleurs, de toute façon, déjà faudrait les rendre publiques leur marge avant de savoir ce qu'on réduit déjà et d'une Nous, on est pour réquisitionner tous leurs profits et que ce pognon-là il nous revienne.

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Et puis plus largement et puis plus largement parce que on sait que cette flambée des prix du pétrole, elle va se répercuter et qu'elle se répercute déjà sur tous les autres prix et qu'en fait l'inflation, elle va augmenter des prix alimentaires. En plus avec la sécheresse de cette année. Déjà on sait qu'on paye le kilo de tomate à 5 € les courgettes etc. Donc de toute façon, on sait que l'inflation elle va se répandre. Alors nous nous disons qu'il y a une seule les façons de nous protéger, c'est que nos salaires, nos retraites, les allocations avec lesquelles

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vivent les invalides, les handicapés doivent augmenter doivent augmenter et doivent être indexés sur l'inflation. Réel. Je vais essayer de faire court parce que là je lance je pose les éléments du débat et pas tous. Il y en aura bien, il y aura bien d'autres choses que je ne pourrais pas dire, mais je voulais rajouter aussi que ça s'arrête pas là les attaques qu'on a à subir parce que vous avez vu que dans le budget de l'État, lecornu cherche 54 milliards d'euros. Et dans les poches de qui s'il vous plaît? Et bien pas dans les poches des grands actionnaires, pas dans les poches de ces

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milliardaires dont la fortune a quand même été multipliée par de sur les 10 dernières années. Mais c'est pas dans ces coffres-forts là. Qui va chercher les 54 milliards, il va aller chercher dans la poche des travailleurs, dans la poche des malades, dans la poche des locataires, dans la poche des immigrés, dans la poche des retraités. Voilà, c'est-à-dire dans notre poc. C'est ça les 54 milliards dans voilà la fonction publique. Vous avez vu ce qu'il promet? On gèle le point d'indice. Les salaires, ils sont bloqués. Ils sont bloqués. Voilà, c'est ça sa politique. Alors même que la fonction publique, je le dis là, c'est le règne des bas salaires, c'est le règne aussi de la précarité,

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la fonction publique, dans la fonction publique territoriale, les hôpitaux, les camarades, mais raconterons les petits salaires. Il y a eu un article qui m'a mis un chiffre en tête là dernièrement, il y a 8600 salariés de la fonction publique. Vous voyez, on n'est pas loin de 1 million quand même 860000 qui ont un salaire indiciire, c'est-à-dire en fait la la leur grille salariale les met en dessous du SMIC. Et le seul moyen qu'ils aient au bout du compte le SMIC sur leur compte en banque, c'est que l'État mette une indemnité compensatoire. Alors quand je dis que la fonction publique c'est le règne des bas salaires

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et de la précarité, c'est une vérité. Donc on va attaquer les travailleurs de la fonction publique. Ils veulent attaquer les malades, moins de remboursement, les personnes handicapées. Vous avez vu qu'il pourra plus y avoir de cumul entre la location adulte handicapée, la SS, enfin c'est écœurant, écurant sur toute la ligne, les APL, mais c'est dégueulasse. On n'arrive pas à se loger. On arrive plus effectivement à à payer son carburant plus ils veulent quoi? Ils veulent quoi? Et alors quand on entend qu'en plus ils veulent retirer les APL aux immigrés qui n'ont pas assez d'années de présence en France, c'est juste très volant. Ça veut dire quoi? Ces femmes et ces hommes, ils pourront

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les construire les logements, ils pourront charier les sacs de ciment et puis on va leur dire "Mais vous dormez sous les ponts. Qu'est-ce que c'est que cette société-là?" Et puis un petit aussi un petit coup de gueule quand même sur la campagne contre les retraités parce que là franchement quand on entend du matin au soir que la dette en gros c'est ce que nous laisse en héritage les retraités des femmes et des hommes qui ont bossé qui ont bossé dur nous vivons sur ce qu'ils ont construit quand même sur ce qu'ils ont construit et Puis en réalité les retraités qu'on dit inactif,

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ils sont pas si inactifs que ça . D'abord, il y en a pas mal qui sont obligés de reprendre des res de boulot parce que leur salaire, leur pension, elle est tellement basse qu'ils peuvent pas joindre les debouts autrement. Donc déjà un certain nombre rebossent et puis il y a quand même tous ceux qui sont très actifs. Très actifs parce qu'ils s'occupent de la famille, des petits-enfants, parfois des enfants, parce qu'ils s'occupent des clubs, des associations et en fait ce sont des millions de femmes et d'hommes qui ont le souci que la société elle fonctionne, qu'elle tourne bien. Et quand j'entends moi cette campagne contre les retraités et je me dis que c'est vraiment une insulte. C'est pas seulement une insulte au retraités, c'est une insulte contre l'ensemble

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du monde du travail parce que c'est comme ça qu'il nous traite quand ils ne peuvent plus nous exploiter en fait.

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Bon, alors sur les sujets de colère, je vais aller vite parce que sinon on pourrait y être encore cette nuit. Donc tout ça, bon dans le cadre donc d'une nouvelle campagne pour la présidentielle qui est lancée où tous les candidats défile enfin sauf moi, mais sur défilent pour expliquer que eux ils sauraient faire, que eux ils ont des solutions, des solutions pour ah plus fort. Donc eux eux ils sauraient faire ils sauraient gérer cette crise énergétique. Je le dis au passage d'ailleurs surtout ne suivez pas ce qui vous explique que il suffit de d'enlever les taxes parce que suivez

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pas le Pen et tous les autres qui disent il faut enlever les taxes sur sur l'essence. Là c'est l'escroquerie pure et simple. Les taxes qu'on enlèverait on nous les ferait payer d'une autre façon. Alors après moi s'il me disent "On prend l'argent dans les profits de Total pour compenser les taxes." OK, je suis d'accord. Mais c'est jamais ça qu'ils disent. Ils disent "On baisse les taxes et puis après on fera des dépenses." Mais sur qui? Sur nous. Donc là franchement c'est l'escroquerie pure et simple. Bref, ils circulent tous pour expliquer qu'ils ont un tas d'idées pour que la société elle tourne mieux et pour que bien sûr les travailleurs soient mieux reconnus. Il nous explique que eux ils feraient ils sauraient convaincre pour aller vers plus de paix.

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Et enfin bon voilà, c'est ils prennent tous leur distance évidemment par rapport à Macron, même les bébés Macron même à tal il est pas d'accord voyez. Enfin ça c'est le cirque électoral c'est le cirque électoral et je veux vous dire que c'est du baratin. C'est du baratin intégral. C'est du vide. Et nous pensons que sans s'affronter avec le grand patronat, sans s'affronter avec la classe capitaliste qui tient en vérité en vérité le pouvoir sur nous, sur la société, et bien notre sort d'exploité n'avancera pas. On n'enrayera pas le réchauffement climatique et on n'empêchera pas cette évolution guerrière et on n'empêchera

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pas la montée des idées d'extrême droite. Il faut que l'on s'affronte avec la place capitaliste. Le pouvoir, c'est le pouvoir du fric, c'est le pouvoir de ceux qui tiennent les multinationales. Gère des capitaux mais des 1000 fois plus de capitaux que le budget de l'État. En réalité, c'est eux qui orient toute l'économie et en fait le monde entier dans une certaine direction. On sait même pas où on va. L'IA, ça spécule à tout enfin voilà à tire-larigot, vous avez vu voilà ils y vont, ils mettent des milliards et des milliards et des milliards. Ils savent même pas ce qu'ils veulent faire de l'IA et même ils se font peur. Ils expliquent ou là là qu'est-ce qu'on a fait?

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Il faut qu'on freine mais c'est du délire. Les data centers qui se multiplient, ils ne savent pas s'il va y avoir l'électricité suffisante pour les faire fonctionner. Ils savent pas s'il va y avoir de l'eau pour les refroidir. Mais on y va. La classe capitaliste au pouvoir, c'est l'irresponsabilité au pouvoir et on est en plein dedans en fait. Alors nous si on fait cette campagne et si les camarades m'ont demandé d'être candidate, c'est précisément pour affirmer ça, pour affirmer que il faut que les travailleuses et les travailleurs aient et conscience d'avoir à s'affronter avec les vrais maîtres de la société, la classe capitaliste. Et nous disons et je redirai

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dans cette campagne que les travailleuses et les travailleurs constituent une force une force irrésistible en fait quand ils se battent. Quand ils se battent collectivement, je réaffirmerai que le camp des travailleurs n'a pas besoin de promesse électorale. Il a besoin de se mettre en ordre de bataille. Et nous, le programme que nous allons mettre en avant, ça sera un programme pour qu'il se mette en ordre de bataille. Oui, nous dirons qu'il faut un minimum de 2 200 € net pour vivre pour vivre au niveau des salaires, au niveau des retraites, au niveau des personnes handicapées parce que c'est ça qu'il faut si on veut pas avoir peur tous les jours de comment

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on va s'en sortir demain, après-demain, le mois suivant, l'année d'après. C'est ça qu'il faut. On dira aussi qu'il faut arrêter avec ces suppressions d'emploi, ce chômage de masse, ce il faut répartir le travail entre tous. Et on dira, et ça je pense que ça fait écho vraiment avec ce qui se passe qu'il faut rendre public les comptabilités de tous ceux qui sont en train de se gaver aujourd'hui, qui sont les marchands de mort, les Dassault, safran, les talès et compagnie et puis bien sûr ces compagnies pétrolières. Tout cet argent là, c'est nous qui le produisons collectivement. Vous savez, c'est une grande chaîne et ne croyez pas parce que vous vous bossez dans une petite entreprise ou dans la fonction publique ou même dans une association que vous êtes en dehors de cette chaîne.

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C'est une chaîne dont tous les maillons sont solidaires et ils ont besoin de nous tous en fait pour faire leur fric nous tous. Donc cet argent-là c'est le nôtre. On doit savoir où il passe, à quoi il sert, combien ils se mettent dans les poches. Ça c'est la transparence sur les comptabilités. Voilà. Et encore une fois, il s'agit pas seulement des intérêts des travailleuses et des travailleurs, ça il s'agit de l'avenir de l'humanité. Parce qu'aujourd'hui, cette classe capitaliste, elle nous mène à la guerre. Les guerres, elles sont en train de se généraliser. Les théâtres de guerre ne cessent de s'étendre. La guerre en Ukraine, c'est plus seulement sur le territoire ukrainien. Vous avez vu que cet été,

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maintenant les depuis cet été, les frappes se sont multipliées en Russie. Non, loin de Saint-Pétersbourg, à Moscou, en Sibérie, les morts aussi civiles se comptent en Russie. Alors, évidemment, on a Poutine qui réagit dans une escalade mais sanglante où chaque jour c'est des dizaines de civils qui meurent. C'est une guerre qui est fratricide et qui est voilà qui est horrible. Mais par rapport à tout, peut-être ça fait partie partie de la discussion, mais par rapport à tout ce qu'on entend aujourd'hui et y compris la propagande qui a redoublé depuis que Macron a réuni tous ses homologues, futurs remplaçants, il y a une campagne pour dire "Mais

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de toute façon, c'est Poutine l'agresseur et il faut bien défendre l'Ukraine, c'est-à-dire lui donner de plus en plus d'armes pour qu'elle puisse attaquer de plus en plus en profondeur en Russie." Mais nous tenons à redire qu'il n'aide pas l'Ukraine, l'intention ni des États-Unis qui ont quand même été ceux qui ont activé le conflit. Ni les pays européens ni la France ne sont là pour aider l'Ukraine. Ils en ont rien à faire des travailleurs d'ici de France. Vous croyez qu'ils en ont quelque chose à faire des travailleurs et de la population ukrainienne? Ils en ont rien à faire. S'ils vont là-bas, c'est évidemment pour se positionner positionner leurs intérêts pour que à la fois les marchands

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d'armes, mais aussi les banques, tous les ceux qui travaillent dans le secteur de l'énergie, de la puissent placer leurs intérêts. En fait, l'Ukraine est une proie, elle est devenue une proie entre le camp impérialiste et la Russie. Et c'est ça qui a déclenché cette guerre. Et c'est ça qui fait que cette guerre, elle dure et qu'elle n'en finit pas et qu'il y a de plus en plus de morts. Mais on peut parler aussi de comment s'étend la guerre au Moyen-Orient. Elle a commencé avec Gaza. Mais regardez comment elle a englobé la SJordanie, le Liban, l'Iran, les pays du Golf. Et là, cet été la guerre en Arabie Saoudite que l'Arabie

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Saoudite mène contre les outils. Elle a a repris et c'est d'ailleurs ce qui a rajouté un cran à la crise énergétique parce que il contrôle maintenant le détroit de Babel Mandeb. Et je parle pas de toutes les guerres qui sont sans fin. En Afrique, ce matin, je lisais un article, il explique que la guerre en Éthiopie reprend. Mais depuis la Seconde Guerre mondiale, depuis 1945, il y a pas eu un seul jour sans guerre. Et sur le continent africain, je pense qu'il y a des générations qui n'ont connu que la guerre, que la guerre, que les camps de réfugiés, que les déplacements. Et ça c'est le capitalisme, camarade. Le malheur des peuples d'Afrique,

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c'est que leur sous-sol regorge de richesse. Et le malheur des peuples du Moyen-Orient, c'est que ils sont assis sur des puits de pétrole. C'est ça leur malheur. Et leur malheur, c'est que il y a les rivalités capitalistes qui régulièrement se transforme en guerre et en en affrontement meurtrier. Et ça va perdre avec le capitalisme comme les crises. Les crises, la spéculation, l'exploitation, les guerres, c'est comme une seconde peau du système capitaliste. C'est inséparable. Alors vous voyez, nous nous disons que notre sort, il ne va pas dépendre de celui qui va s'installer dans le fauteuil de l'Élysée. Notre sort, il va dépendre de l'évolution de la crise, de l'évolution des guerres.

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En réalité, il va dépendre de ça et il va dépendre de la capacité que nous, travailleuses et travailleurs nous aurons de nous insurger, de pas accepter ce sort-là. Et évidemment que tous ces problèmes-là, en plus, on peut pas les résoudre à une éShell nationale. Ils nous disent "On va faire un Eldorado de la France, une petite île comme ça paradisiaque dans un monde en guerre, dans un monde de réchauffement climatique. Le réchauffement climatique, il va s'arrêter à l'hexagone." Non mais attendez, c'est une blague. On est face à à des problèmes qui se posent devant toute l'humanité. Comment voulez-vous apporter une solution nationaliste à ça? Alors nous nous disons que le camp des travailleurs et il a justement

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cette supériorité sur tous les autres que d'être lui aussi international. Il est ici international et nous quand on dit le camp des travailleurs, on parle évidemment des travailleuses et des travailleurs quel que soit leur origine, leur couleur de peau, leurs croyances, leur nationalité, mais on parle surtout des travailleurs du monde entier. Nous, notre combat c'est pas seulement pour changer le sort des travailleurs de France et la situation en France, c'est pour changer le monde parce que c'est une nécessité si on veut globaliser à l'étonne libre. Alors voilà, notre candidature, ça sera pour porter cette idée-là, cette idée que les travailleurs

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ils sont une force. Il faut arrêter de se faire tout petit. Il faut arrêer arrêter de voilà de avec cette passivité, avec cet atentisme, il faut qu'on reprenne conscience du camp auquel on appartient, de la puissance de ce camp, du fait que ce camp il fait tout fonctionner et qui doit viser à prendre la direction de la société. On fera entendre cette idée que ce n'est pas au capitalistes de diriger, c'est aux travailleuses et aux travailleurs du monde entier.

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Voilà, voilà ce que je voulais dire en introduction et maintenant on passe à la discussion au débat parce qu'il y a beaucoup de choses que j'ai pas dites et qui doivent aussi vous préoccuper d'autres coups de gueule. Donc je sais qu'on est nombreux mais il faut pas craindre de prendre la parole. Voilà, il y a déjà quelqu'un qui veut prendre la parole ici. Et puis alors ce que je propose, c'est qu'évidemment tout le monde se sente libre de réagir y compris aux questions des autres. Et on essaie de faire circuler la parole. Et mes camarades là aussi, prenez-la quand vous voulez. Voilà. Bonjour déjà, merci beaucoup pour tout ce que vous avez dit. C'était intéressant. C'était c'était juste aussi.

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Du coup, j'ai vu que vous avez parlé beaucoup de choses, indexer les aides sur l'inflation, la fonction publique, les effets aussi de ces métiers, le remboursement de toutes les maladies, les droits, que ce soit les appels, les aides handicapées, vous avez parlé de l'IA, vous avez parlé de la sécurité sociale et aussi de la Moi, j'ai juste une seule question. Pourquoi est-ce que LO ne fait pas un vrai programme d'extrême gauche qui s'applique concrètement à la réalité des masses du scénariat généralisé? Je pose juste la question concrète. Est-ce que écrire un programme marxiste avec une vraie théorie peut-être enfin conséquent auprès des masses et surtout est-ce qu'on peut pas aussi écrire un programme ensemble? Vous avez beaucoup de travailleurs, vous avez beaucoup de jeunes qui sont

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prêts à le faire et je sais que j'ai parlé avec beaucoup de gens de chez vous qui sont absolument motivés et on a besoin aussi de cette production théorique pour remettre en question tout ce qui l'économie capitaliste et ce qu'on peut faire pour la pour la détruire, que ce soit remettre en question la valeur et surtout remettre en question cet ordre impérialiste et capitaliste. Merci beaucoup. Merci. Mais non, reste dans parce que je vais renvoyer quand même la question parce que en fait tu as redit ce que j'avais dit, je vois pas où il y a de un désaccord et où il y a question. Donc, j'aimerais que tu m'expliques, ton désaccord et ta question et ton problème. Ma question, c'est simplement est-ce qu'on

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peut pas créer une vraie pensée chez Hello? C'est-à-dire est-ce qu'on peut pas par enfin non mais en gros en gros mon souci simplement que qu'est-ce qui te manque? Qu'est-ce qui te manque? En gros, moi ce qui me manque c'est que la seule chose qu'on arrête pas de raboter ici, c'est le fait qu'il faut que les travailleurs s'unissent etc., mais qu'au final, il y a rien de concret, on se retrouve avec rien. Là les 2000 € net. Non mais concrètement les 2000 € net on sait pas ce qu'on peut en faire. Le les droits des appels, on sait pas ce que vous voulez en faire en fait pour Non mais moi pour moi c'est simplement pour parler aux mass, il faut parler concret et c'est notre objectif en tant que révolutionnaires

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communistes de parler concret. D'accord. Si on parle pas de leur quotidien, on peut pas leur parler. Je t'ai je t'ai mieux compris. Merci. Est-ce que il y a il y en a qui ont envie de rebondir là-dessus ou de Ouais, tu veux rebondir dessus? Oh, super. Vas-y, avant qu'on passe à d'autres d'autres questions. Ah oui. Alors, un complément comme tu disais pour les comment s'appelle le SMIG, enfin tout ça. Concrètement donc je rebondis que quelles seraient les mesures que tu proposerais? Est-ce que je suis clair? Voilà. Concrètement en plus en plus des trois mesures dont j'ai pas oui, voilà c'est ça.

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Par exemple, si et je veux dire pour nous, on nous interroge dire oui par exemple 2 200 € d'accord comment vous allez faire? Est-ce que vous allez contraindre le patronat? Est-ce que vous allez faire appel à d'autres moyens? Et puis par exemple pour les problèmes de l'environnement, est-ce qu'il va y avoir un nouveau un nouvel impôt? Enfin voilà. Donc moi aussi j'aimerais savoir plus concrètement je suis tout à fait d'accord avec toutes les idées que tu as dit mais concrètement qu'est-ce qu'on pourrait répondre à des gens qui nous posent la question de qu'est-ce que vous voulez faire? D'accord. Voilà. Est-ce que c'est bon? OK.

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OK. Et là-dessus, il y a d'autres d'autres camarades qui ont envie de rebondir?

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J'ai oui, apparemment, mais je vois pas. J'ai voté pour vous en 2017 2022, j'ai un peu regretté parce que il y avait Jean-Luc Mélenchon qui était passé au qui a failli passer au second tour. Mais bon, c'est quand même c'est quand même bien et je suis tout à fait conscient que voilà, on se demande des fois pourquoi vous proposez pas de choses concrètes. Et c'est peut-être que aussi que voilà être là pour faire entendre votre voix une voix différente de Mélenchon et surtout des autres candidat. Donc c'est très bien même si même s'il y a pas forcément l'objectif de s'installer à l'Élysée,

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de nommer des ministres à l'éducation, aux armées etc. Enfin bref. OK. Merci. Donc pour vous dire pour vous dire c'est vrai que j'ai pas le temps donc je sais que beaucoup vous disent beaucoup se disent pourquoi vous ne vous alliez pas Mélanchon hier à l'allocution Michel Piot il a dit beaucoup de choses pas très bonnes à propos de Mélanchon bon ce qu'il faut bon c'est normal parce qu'il y a beaucoup de doutes à son propos bon je vais pas faire très long mais si jamais il arrive au pouvoir.

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Il y a de gros c'est qu'on c'est qu'on garde un objectif une ligne et qu'on la fasse tenir que les travailleurs ils disent pas bon Mélenchon il est il est au pouvoir et on se et on s'endort qu'on se dise parce que Mélenchon il peut bien faire comme entre guillemets comme Macron en terme de stratégie. Ça veut dire continuer à gouverner le pays pendant pendant 5 ans et ne pas faire grand-chose, faire plein de reculade et qu'on garde notre ligne quel que soit le quel que soit le président et que c'est-à-dire qu'on s'unisse et qu'on se batte comme ce que j'ai proposé en fait. Oui, c'est ça. C'est quand même un peu dommage que tu es pas envie de le dire

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et de le crier dès maintenant, tu vois. Mais il y a d'autres là-bas. OK. Et puis après toi, c'est ça? Et puis après je prendrai la parole. Bonjour. Moi je voulais poser une question puisque on il y a beaucoup de travail et on est nombreux mais pourquoi on fait tout ce qu'on dit là on le met sur un sur du papier ou un manifeste ou un truc comme ça et dire notre ral bol à tout le monde et on regarde pas qui est le parti ou de gauche de droite et tout ça essayer de de parler d'une seule langue quoi. Dire ce qu'on a à dire,

29:37

c'est-à-dire comme là on est la plupart on est d'accord avec ce que vous venez de dire et et comment on fait? Parce que là l'élection, elle va se faire sans nous malgré tout quand on est content ou pas content, ils vont finir par arriver au pouvoir. Mais pourquoi nous on n'agit pas autrement? Parce que le SMIC à 2000, il y a des gens qui gagnent même pas 1000 € qui vivent moins des retraités qui vivent avec moins de 1000 €. Ouais. Et ils peuvent même pas se loger et on veut lui alors faire les poches. Et quand vous voyez le premier ministre qui promet au patronat la semaine dernière il lui a dit

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je vous promets que on vous touchera pas. Et c'est écrit sur le journal et c'est sur internet aussi. C'est pas une c'est pas un mensonge. Alors nous qu'est-ce qu'on fait? On continue à crier, à hurler et on a rien de concret. Est-ce qu'on sort dans la rue et on manifeste? Mais ça va finir par la bagarre ou des morts ou des machins comme ça? Ça non plus on n'en peut pas. On fait une révolution pacifiste comme Martin Luther King ou Ghandi ou des trucs comme ça.

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C'est entendu. On va on va te répondre. Ouais. Alors juste je sais pas comment tu imagines la vie d'un militant de lutte ouvrière. Par exemple, moi j'arrive à l'usine et puis à 5h45, il y a des collègues qui me disent, ils vont virer les intérimaires. Je leur dis, il faut s'unir. Bon, allez, je me casse parce que j'ai autre chose à faire et puis je vais dans un autre secteur à la pièce de rechange par exemple, ils vont supprimer 14 postes. Les gars, faut qu'on s'unisse et puis je pars en fait. Non, c'est pas la Tu parles de concret, on fait des choses très concrètes. On essaie d'organiser les travailleurs à la base. C'est ça qu'on fait. C'est ça qu'on essaie d'organiser. Et ça, c'est pas du blabla.

31:43

C'est dire "Ah ouais, il vient un intérimaire. Comment on peut faire pour s'organiser dans le secteur pour qu'il reste? Qu'est-ce qu'on sur quoi on peut s'appuyer pour faire pression sur le chef, sur la direction? Ah ouais, il supprime 140 postes. Et faut qu'on se réunisse. Tous ceux qui veulent pas accepter, on se réunit et on fait un cahier de revendication. On essaie de mettre en avant des revendications qui peuvent toucher tous les travailleurs de ce secteur là. C'est des choses très concrètes ça. C'est justement c'est pas du blabla. Nous on n'a pas dans le blabla. On agit malheureusement.

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Malheureusement, ça je vais revenir sur tout le mail que j'ai dit de Jean-Luc Mélenchon apparemment. Malheureusement, si on en est dans la classe ouvrière actuellement à défendre des choses au niveau moléculaire et plus au niveau des grands programmes des idées, c'est grâce à tous les copains de Mélenchon et de tous ces de ces prédécesseurs qui ont démoralisé la classe ouvrière, qui l'ont rendu prisonnier du vote. Il faut voter le idées. C'est pas vote utile, vote utile. Il y a un sauveur qui va venir et qui va nous sauver. La boîte où où je travaille Renault Trucks, anciennement RVI, anciennement Berliet pour vraiment les plus anciens. C'était une boîte, c'était un bastion

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de la gauche du PC, de la CGT. C'était il y avait des militants de partout. Après le gouvernement de Miteran, il y en avait plus. Ils étaient dégoûtés, ils avaient les boules. Il y en a certains qui ont pu passer même à l'extrême dr parce que quoi? Parce que la gauche à l'époque, elle disait faut produire français. Le le Front National, il a plus que à dire avec des travailleurs français. Voilà. Donc, ils ont démoralisé les ouvriers, ils ont démoralisé, ils les ont mis dans des voies de garage sur les élections. Et bien sûr, aujourd'hui, on doit se battre pied à pied pour des discussions. Oui, un intérimaire, c'est un ouvrier comme nous. Oui, le gars qui a pas sa sa carte d'identité, c'est un ouvrier comme nous. On les on a les mêmes intérêts.

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Voilà où on est on est obligé de se battre aujourd'hui dans la classe ouvrière parce que justement tous les militants de gauche, ils ont été démoralisés par la politique de la gauche jusqu'à et je vais te dire bon parce qu'il y a la visite du pape Mélenchon c'est le nouveau sauveur. C'est comme la religion. Sauf que dans la religion il y a que Jésus-Christ il y a depuis 2000 ans, il nous sauve. Il essaye en tout cas. Par contre et tous les 5 ans, tous les 10 ans, il y a un militant de il y a un nouveau sauveur suprême. Là on peut changer le nom, c'est la la le réformisme. La seule différence avec la religion, c'est qu'on change le nom du sauveur tous les 5 10 ans.

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Mais les travailleurs les travailleurs, ils ont pas besoin de sauveur suprême. Ils se sont tous les acquis, ce qu'on appelle les acquis sociaux, tous les droits qu'ils ont, ils l'ont jamais obtenu parce que il y a un politicien qui parler bien, c'est parce qu'ils se sont battus dans les usines, qui sont battus dans les ateliers, qui sont battus dans la rue pour obtenir des choses. Et c'est là leur seule force, la force d'être travailleur, c'est pas que la grève, c'est de s'organiser. Et c'est pas derrière les politiciens qui nous emmènent les dans nos voix terrain.

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Et je prolonge exactement ce qu'il a dit, c'est que y compris les peuples opprimés pour conquérir leur indépendance, qu'est-ce qui a été de plus utile? Qu'ils attendent à un président de gauche arriver au pouvoir. Ah, ils en ont eu ce qui a été le plus utile, ça a été leur révolte, ça a été leur insurrection. Voilà, c'est ça qui a été le plus utile. Et par rapport, je peux vous dire, à la politique impérialiste qui est menée par tous les présidents de la République, et impossible de distinguer les uns des autres. Ils sont tous dans la même le même raisonnement. Il faut la grandeur de la France

35:56

présente sur les cinq continents. La France, elle doit être souveraine. L'IA, il faut que la France, elle soit à la pointe. Et tout le monde nous dit ça. Ça, c'est une perspective. Je sais pas, quand on est un travailleur en Côte d'Ivoire, quand on est un travailleur au Pakistan, quand on est un travailleur que voilà, voyez que chacun qu'on continue avec cette guerre économique, avec ses rivalités. Cette façon là nationaliste de raisonner, c'est une unasse pour nous les travailleurs et les exploités. Ça c'était une première chose. Et ce que je voulais aussi dire, c'est que qu'est-ce qu'il y a pas de concret dans ce que je dis?

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Je dis 2 200 € je dis répartition du travail entre tous. C'est quoi? C'est que il manque une liste de voilà ce qu'on ferait sur l'éducation, voilà ce qu'on ferait sur pour les personnes handicapé, voilà ce qu'on ferait pour contre les violences faites aux femmes. C'est ça. C'est un programme avec décliner des milliers de mesures. Mais ce genre de programme, camarades, ils sont super bien faits, ils sont bien présentés, ils sont du sur du papier glacé, tout ce que vous voulez. Mais il termine à la poubelle aussitôt qu'ils arrivent au pouvoir.

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Vraiment vraiment vraiment même sur la les retraite les retraites là il y a un truc très concret mais même sur les retraites regardez que plus ils arrivent plus ils sont en passe d'arriver au pouvoir plus ils se rapprochent du pouvoir plus c'est vague. Oui plus voilà vous y comprenez plus rien. Alors le pédalist si si si moi c'est toujours 62 ans mais bon il va falloir quand même que le nombre d'actifs augmente voyez. Voilà. Alors bon et puis ce qui va se passer c'est qu'ils vont arriver le prochain président

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de la République va arriver il va dire ou là là c'est encore plus grave que ce que je croyais. La grève elle est encore plus grave que ce que ce que je croyais. La crise elle fait encore plus rage que ce que je croyais. Il y a pas le choix. Il y a pas le choix. Faut qu'on attende là. Voilà, c'est ça qui va se passer. Donc c'est pas de ce concret là dont on a besoin. Ce qu'on a besoin le concret quand on milite, quand on redonne l'idée aux nôtres de leurs forces qui peuvent agir par en bas et qu'en fait c'est ça qu'on a le plus utile à faire de reconstruire effectivement cette volonté de ne pas se laisser faire, de se battre sur toutes les balles, d'y aller. Et nous, c'est vrai que les quelques

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mesures qu'on met en avant, d'abord c'est un programme de lutte parce que effectivement tu as posé une question très importante. C'est les 22 200 € comment on peut les obtenir? Ça fait aussi toute la différence. Alors voyez Mélenchon lui dit 1700 € net. Bon 1700 € net. Est-ce que vous pensez que ça nous sort de la galère pour rester? Non il le sait. Jean-Luc Mélencho le sait pertinemment. Pourquoi il a choisi 1700 à votre avis? Parce qu'il espère que ça sera acceptable par la bourgeoisie et par le patronate.

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Et il espère pouvoir avec ces supers arguments les convaincre que ça va aussi dans leur sens, que c'est aussi très bon pour eux. En fait, ils y avaient pas pensé mais en fait c'est une excellente idée pour eux. Et c'est comme ça que ils lui ont tous rayonné parce que les patrons quand vous lui dites quand il est obligé de vous lâcher une désugmentation de salair mais c'est comme si vous lui arrachiez le cœur en fait. Mais bien sûr, est-ce qu'il y a un d'entre vous là, vous avez peut-être été plus des dizaines à vous retrouver autour du tapis vert là, à discuter, négocier entre, je mets plein de guillemets partenaires sociaux.

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Vous avez essayé de convaincre votre employeur, votre patron d'augmenter les salaires. Vous avez mis des arguments sur la table y compris en essayant de leur dire "Mais si ce serait bien pour vous aussi parce que on consommerait plus et puis comme ça vous auriez plus de clients et puis comme ça vos affaires elles seraient relancées. Tout enfin pas mal de monde a fait cette expérience. Ça marche ça marche pas. Ce qui marche c'est le rapport de force. Le rapport de force. Alors, c'est moins concret, tu vois, mais c'est quand même le bilan qu'on peut tirer de toute l'histoire des mouvements ouvriers. C'est que quand on a obtenu des avancées concrètes, c'est parce qu'on a été des millions dans la rue, dans les grèves et en manifestation en fait.

41:00

Voilà, donc ça, il faut le redire aussi. Et nous, on dit 2 200 € pas pour faire plus radical, mais parce qu'on pense que c'est nécessaire. Pour justement pour pas être dans l'angoisse du lendemain. Et j'ai discuté, c'était la semaine dernière, j'étais à Nant et il y avait le pompier qui fait la qui faisait la sécurité de la salle là qui est venu me voir, il me dit "Mais 2200 suffit pas." Il m'a dit et il avait raison en fait. Et il avait raison. Mais nous on dit c'est voilà c'est ce qu'il nous faut parce que y compris dans les entreprises quand on fait le tour beaucoup de trailleurs disent c'est plus 400 c'est plus 300 € etc.

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Nous, on dit c'est ce qu'il nous faut et on n'a pas à se demander est-ce que ça passera du côté du patronat. On n'a pas à se demander est-ce que ils sont ils le supporteront. On n'a pas à se poser ce genre de question. Nous, on doit dire ce qu'il nous faut. Ce qu'il nous faut. Parce que si on commence à raisonner en se demandant qu'est-ce qu'ils sont prêts à nous à nous accorder, et on en serait si les travailleur avaient fait ça dans le passé, on en serait encore au travail des enfants, voilà, au salaire, aux pièces et aux journées de 14h. C'est précisément parce que les travailleurs, ils sont battus en disant "Nous, on a besoin de ça" et en étant déterminé et en y allant qu'on a qu'on les a arraché. Alors, j'ai je vais pas aller plus loin

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là-dessus, après je vous redonne la parole, mais juste par rapport aussi réchauffement climatique, quoi de concret? Moi, j'ai quand même envie de dire une chose importante que je n'ai pas dit. Alors, d'abord ce que je n'ai pas dit, je m'en suis rendu compte là dans la discussion, c'est que toute cette colère que nous avons, il faut l'exprimer et il faut l'exprimer pas que en votant. Et on peut l'exprimer, j'espère et qu'on sera nombreux à l'exprimer dès mardi. Mardi 29. Où il y a une journée dans la fonction publique, mais en réalité c'est une date dont tous les travailleurs y compris du privé doivent et peuvent s'emparer. Voilà, le 29, peut-être le 17 octobre, peut-être une autre date. La la question c'est pas la date, c'est que il faut qu'on y aille.

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Voilà, j'avais oublié de le dire, je le dis. Et puis sur le réchauffement climatique, quoi de concret? Alors là, je tiens quand même à dire une chose, c'est que tout le monde explique qu'il faut maintenant aller vers la planification. Alors, il y a 10 ans de cela, il y a 20 ans, quand on disait planification, alors là tout le monde hurlait la Russie, les communistes, al maintenant tout le monde parle de planification. Mais attention, quand tout le monde se met à reprendre un terme qui peut être comment dire porteur un peu de radicalité ou vous pouvez il y a il y a de l'enfumage. Voilà, il y a de l'enfumage. Et bien sûr que si on veut freiner le réchauffement climatique,

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il faut qu'on planifie il faut qu'on planifie la production de l'énergie, la production des marchandises, leur circulation. Il faut qu'on planifie en fonction de nos besoins et qu'on arrête avec le gâchi et le gaspillage. Mais cette planification pour nous d'abord c'est un mot qui qui évite de sens si ce mot planification ne va pas avec l'expropriation de la classe capitaliste, c'est-à-dire avec la prise en main des multinationales et des grandes entreprises par nous-mêmes, par nous tous collectivement. Parce que si nous ne tenons pas entre nos mains les multinationales de l'énergie, amazon,

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google etc., si on ne tient pas ces grandes multinational ces grandes multinationales entre nos mains et si elles continuent d'être des chasses gardées de quelques milliardaires, qu'est-ce que nous allons planifier?

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Et on va planifier les subventions qu'on leur filera et qu'ils utiliseront comme ils voudront comme toujours. Et ça continuera et on foncera vers le précipice. Donc nous oui, on est assez concret justement si on parle de planification, ce mot il ne peut avoir qu'un sens doublé de la perspective de l'expropriation des capitalistes et de la collectivisation des grands moyens de production. Moi, je milite pour la CGT et j'ai bien l'intention d'aller à la à la manifestation du 29. Mais alors moi, tout ce que je viens d'entendre, je franchement je vois

45:35

pas la différence avec un syndicat. Alors, j'aimerais bien savoir ce qui vous différencie par exemple d'un syndicat comme la CGT. Moi ma question c'était de savoir pour un pays qui est très très endetté à des troms de milliards, comment on peut faire pour justement financer 2000 € de revenus pour financer les écoles les hôpitaux, tout ça? Parce que en fait on est quelqu'un qui est endetté n'est pas libre que ça soit que ça sera un pouvoir de droite, de gauche, de centre. Donc voilà, c'est ma question. Et deuxième question qui est très importante,

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un pays sa richesse c'est d'abord les énergies. En France, on n'a pas d'énergie. Alors, comment on va traiter ce problème d'énergie? Parce que il y a le problème du gaz, du pétrole. Et si on règle pas ce problème, le problème c'est que les industries elles peuvent pas tourner. Si elle tourne pas, il y a pas de travail, il y a du il y a ça crée du chômage, de l'inflation. Et là, on a un gros problème. La livraison du pétrole et du gaz, elle a été coupée avec la Russie. C'était la Russie qui vendait 30 % moins cher. On s'est tourné vers les Américains qui eux vendent du gaz de chiste qui est

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polluant et qui est 40 % plus cher. Alors, quelle solution vous proposez par rapport à ces ces deux problèmes fondamentaux? Parce que il faut le financement et il faut l'énergie. Si on n'a pas ça, le pays peut pas tourner même avec les plus belles paroles, les plus belles promesses. C'est impossible. Voilà. J'aurais aimé avoir une réponse plus économique. Voilà. Alors, je vais te répondre. Donc, je travaille à l'hôpital sur la CGT. Voilà. En fait, moi je suis donc je travaille à l'hôpital et je suis Ah, on m'entend pas. Ah je vais crier. Non, non, non, tu me rapproches

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juste alors pas comme moi. D'accord. Je suis à la CGT également à l'hôpital aux HCL. Bien sûr le syndicat permet de d'organiser les travailleurs, permet de pas qu'il reste tout seul face aux attaque du patron. Bien sûr, même dans les tracts, des fois ça arrive dans les tractes CGT, il y a le il parle du capitalisme, il parle des guerres etc. Oui, mais rester sur la base du syndicalisme, ça se fit pas. Il faut faire de la politique. Et oui, c'est ça. Parce que là, pour le moment, on nous dit quand on oui, mais non, mais la politique, non, on reste dans le syndicalisme, il faut défendre nos salaires, il faut qu'il y ait plus de monde dans les hôpitaux etc.

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Mais c'est politique ça. Moi je vais être fr je vais être fran jeu avec toi. Moi je suis ào ao a chaque fois je vais sur un terrain politique les militants de la CGT des HL et je vais cash et ils me mettent une barrière. Ils mettent une barrière parce que c'est politique parce que justement ils nous connaissent. Nous quand on discute avec les camarades à l'hôpital déjà on s'arrête pas qu'au niveau de l'hôpital parce que les problèmes ils sont international c'est le capitalisme. Si on a les problèmes dans les hôpitaux d'après toi, c'est dû à quoi? Parce que c'est l'État. L'État il est pas de l'autre côté. Parce que moi, on me dit moi, on me dit à les collègues à l'hôpital, "Oh, je comprends

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pas l'État il est avec nous normalement." Non, l'État il défend les intérêts des capitalistes. Il défend des capitalistes français parce que ce qui se passe à l'hôpital, le manque de moyens, les économies à faire, les 36 milliards, c'est pour faire la guerre. La guerre contre qui? Contre qui? Parce que en fait la société capitaliste, elle est dit voilà, ils sont en guerre entre eux. Chaque État défend ses propres capitalistes. Là, on nous dit c'est la Russie, la Chine etc. Mais la CGT, elle défend, elle dit "Fabriquons", comme disait mon camarade, "Fabriquons français". Qu'est-ce que ça veut dire? Fabriquons français, qu'est-ce que ça veut dire il faut que les entreprises françaises reviennent ici? Parce que tu crois honnêtement que c'est là,

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c'est les c'est les travailleurs qui ont pour le moment qui ont qui décident. Est-ce que tu penses que c'est les gouvernements peut-être Mélonchon dans 8 mois qui va décider? Il y a des gens qui sont pas élus et qui décident. C'est les patrons, c'est dans les conseils d'administration que ça se passe. C'est eux qui décident de nos travail, de nos salaires et comment on doit com est-ce qu'il faut embaucher ou pas embaucher. Et la la CGT, je suis désolée de te le dire, moi ça m'a emmerdaé l'année dernière quand j'ai entendu binet à Grenoble. Je crois que c'est pas l'année dernière, ça remonte un petit peu. Mais une boîte qui va fermer, c'est vert correct si je me trompe pas. C'est ça.

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Les mecs des centaines de travailleurs, ils vont se retrouver dehors. Et qu'est-ce qu'elle dit? Elle dit "Votre ennemi c'est les Chinois. C'est la c'est les Chinois votre ennemi. Non mais elle nous désarme. Je suis désolé. Elle nous désarme parce que ça veut dire quoi? L'ennemi principal c'est les c'est le capitaliste d'ailleurs, c'est les pays d'ailleurs. C'est pas notre propre capitaliste ici en France. Parce que toi tu crois que moi j'ai la carte d'identité française, tu penses que j'ai les mêmes intérêts que d'assaut qu'il a la même carte d'identité que moi? Non non. Le seul ils sont patriotes pour leur coffre fort et uniquement tu vois Stellentis qui va fermer. Ouais.

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Oui, il va fermer parce que c'est la Chine. Tu sais le moteur c'est une filiale chinoise. D'après toi, je vais te poser une question. Qui est le premier actionnaire de l' moteur? Qui est le premier actionnaire? Et c'est la famille Peugeot avec les Chinois. Donc vous voyez bien que c'est une c'est il nous trompe que combien ils font ils font des affaires avec eux ils nous disent faut fabriquer français, il faut défendre de capitalistes français pendant que ils font des affaires avec des patrons chinois. Et ça moi la la CGT oui elle le défend pas ça. Elle le défend pas. Elle nous des armes, elle nous envoie des elle nous envoie

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des c'est en fait elle oui, elle nous désarme parce qu'elle dit pas les vrais dangers. Elle dit pas qui sont nos propos ennemis. Excuse-moi, j'ai voilà, tu comprends? Après, moi je bien sûr qu'à la CGT, il y a des il y a des militants, il y a qui défendent ces idéesl qui défendent voilà les problèmes de l'hôpital mais il faut pas s'arrêter sur un terrain syndical. Tu vois, moi je suis en train de penser à un militant CGT je Fernand je enfin j'ai oublié le nom, j'avoue. Et Pelouttier et lui il disait il faut que les travailleurs comprennent la science de leur malheur pour pas se tromper d'ennemis.

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C'est-à-dire, c'est-à-dire pas sur qui on compte on droit se battre en fait en fait en gros contre qui sont nos vrais ennemis. Est-ce que c'est le travailleur chinois qui est exploité d'ailleurs par les mêmes entreprises qu'ici ou alors nos ennemis sont ici qui nous exploitent tous les jours? Oui. Oui. Elle le dit. Bien sûr qu'elle le dit. Mais moi, j'ai la rage quand j'entends quand même les bureaucrates. J'ai l'arrache quand j'entends madame Sophie Bénet dire des choses comme ça. Ça veut dire quoi? Qu'on a les mêmes intérêts que les patrons. Et puis si dans 8 mois les l'extrême droite arrive au pouvoir, imaginons ou même Mélenchon par exemple parce que là,

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j'entends la petite sonnette ou là là, il y a l'extrême droite qui arrive. Ouais, c'est Mélonchon. Mélonchon. Les idées d'extrême droite, elles sont déjà là. Elles sont déjà là. Elles sont à la préfecture, elles sont chez les flics. Tu as vu Carcasson, tu as entendu? Non mais c'est du haut niveau quand même. Tu vois? Est-ce que tu penses moi j'ai une collègue, ça fait 3 ans 3 ans qu'elle pose son dossier à la préfecture. Il lui manque toujours un truc parce que c'est le Loir au Taillot. Est-ce que tu penses que Mélenchon il va nous protéger? Et en plus, il lui demande un papier je l'ai c'est ma collègue, on est proche, on discute. Il lui demande un papier que même les autorités algériennes parce qu'elle est donné de sa carte de séjour nation algérienne,

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ils connaissent même pas là-bas le papier en question, ils le connaissent même pas. Même à la préfecture, ils vont c'est ça et c'est les flics. Demain, tu penses que regarde tu crois que c'est si pour le moment là Marine Le Pen, elle dit "Attendez les gars, retenez-vous dans 8 mois, c'est notre tour et si c'est Mélenchon, tu crois que ces ch garde ils vont faire quoi? Ils vont faire comme au Capitol, on nous a volé les élections, ils vont aller taper sur les piquets de grève? C'est ça qui nous attend. Mais est-ce que nous Mélenchon nous protège de ça?" Non, moi je moi je pense à l'ICE aux États-Unis. Tu vois, non mais je c'est sur tu vois là

54:50

c'est aux États-Unis par exemple tu vois et ils se sont organisé eux-mêmes contre la police AS armée et voilà c'est ça que c'est nous qui nous ça nous protège tu vois. Voilà pas parlé. Merci. Oui. Tu veux reprendre la parole? Vas-y reprends la parole. Et puis il y avait il y a Ah là-bas aussi. Oui oui. Ceux qui n'ont pas encore parlé ont la priorité. Donc on la parole. Oui, c'est par rapport aux premières interventions quoi. C'est je veux dire lutte ouvrière c'est pas un parti de gouvernement. Lutte ouvrière c'est un parti révolutionnaire.

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Notre notre programme, il est écrit sur la banderole en face, c'est renverser le capitalisme parce que le c'est le on vit dans une société bon qu'on dit démocratique et tout mais c'est une fausse démocratie. Le nous c'est en fait toute notre vie elle est dirigée par les capitalistes qui nous qui nous imposent leur logique économique, leur logique financière quoi. Qu'il font primer l'argent avant toute chose. Et nous on est contre ce système et on nous on voter lutte ouvrière c'est dire je veux renverser ce système je n'en veux plus.

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Il y a plein d'autres qui veulent prendre la parole là-bas. Oui, ma question est d'ord un peu plus général et je vais être essayer d'être concis. Est-ce que le capitalisme est arrêtable en tant que phénomène autrement que par lui-même? Et ce qui n'empêche pas la lutte, bien au contraire. Mais on en à votre avis, on en est où par rapport à ça? Est-ce qu'il est vers sa fin ou est-ce qu'il a encore un long chemin de développement? Puisque depuis 250 ans, on l'arrête pas. Plus on le contrarie, plus il s'amplifie, plus on met de barrière ou de progression dans les rapports sociaux, plus la réponse est subtile et profondément coercitive. Donc, est-ce qu'on est vers la fin

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du phénomène ou est-ce que pour que le dernier des capitalistes se pendur vendu lui-même, il faudra encore attendre une centaine d'années? Voilà. Merci pour ta ton ressenti, ton pronostic. Alors, bonjour. Moi, je j'avais une question surtout par rapport aux prochaines élections. Moi, ça va être mes premières mon premier vote pour élire un président et alors ça super lutte ouvrière, tout ce qu'ils ont à proposer. Je suis super favorable à tout ce que vous pouvez dire. Maintenant, c'est vrai que concrètement je pense et vous le savez, je pense que c'est

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même pas votre but d'être élu et je enfin vous allez pas être élu du coup. Donc que faire pour limiter les dégâts, on va dire. Moi, j'ai surtout envie de faire barrage à la droite, même à l'extrême droite surtout. Vous me dites que donc Mélenchon LFI, c'est pas forcément un choix bon. Donc que faire? Parce que vous vous allez pas être élu. Donc que qui votait finalement? Je comprends tout à fait, je comprends très bien ta question. Alors déjà, moi je suis d'accord avec tout ce que vous dites Nathalie sur toute la ligne. Moi, j'ai été bercé avec toute ouvrière par ma mère. Je suis contre le capitalisme, je suis contre les riches qui s'engressent

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d'argent, de tune et qui prennent via tous les moyens nos sous possibles. Le Touvrière, c'est avant tout un parti communisme de gauche mais révolutionnaire qui prône l'entraide entre les travailleurs, enfin le bien-être des travailleurs dont la fameuse phrase prolétaire de tous les pays unissons-nous. Moi, j'ai qu'une chose à dire, c'est voter Nathalie pour 2027, vote lu Oouvrière. Faisons barrage contre la [mot censuré] de droite et contre l'extrême droite et vivez et vive l'utrière. Merci. Alors, il y a encore là-bas quelquun qui Ouais.

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Ah oui oui oui vas-y vas-y direct alors. Oui. Je voulais revenir sur une chose c'est que moi je suis de un peu plus au sud à Marseille et à Vitrol le Front National fait campagne le Rassemblement national fait campagne contre le fait que la mairie de Vitrol a donné une subvention à SOS Méditerranée. L'association qui donne de l'argent pour les migrants. Vous savez ceux qui sont en train de mourir dans la mer parce qu'ils sont en train de fuir leur pays par rapport au fait que c'est la guerre et c'est la misère chez eux. Et donc ils ont beaucoup agité de ils ont fait beaucoup de bruit sur le fait que la mairie de Vitrol subventionnait des migrants qui ne sont pas de chez nous alors que les enfants français, les bébés français, les Français

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bien chez nous, bleu, blanc, rouge, il souffrent de pas avoir assez d'argent. Mais en regardant sur la taxe professionnelle qui était la taxe qui était payée par les entreprises en particulier sur la mairie de Vitrol, l'entreprise Airbus où je travaille, c'était 30 millions d'euros quand ils l'ont supprimé en 2010 millions d'euros. Et la taxe, la subvention qui est donnée à SOS Méditerranée, c'est 10000 €. Alors vous voyez, on nous agite sur 30 millions d'euros qui ne sont plus payés par les patrons sur la mairie de Vitrol. Et en premier lieu Airbus, l'entreprise qui aurait les moyens de payer, qui fait des milliards de bénéfices, 30 millions d'euros qu'il ne paye plus à la mairie pour faire fonctionner la municipalité et on nous agite les migrants qui toucheraient 10000 €.

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Alors déjà sur le fait que 10000 € c'est bien qu'il les enfin c'est une subvention que par rapport à des gens qui sont dans la grande souffrance, c'est normal qu'il les touche mais on nous excite pour nous monter les uns contre les autres entre français, étranger, français, migrants. Et c'est ça le Rassemblement national. Et je crois qu'il faut que nous on aille reconquérir nos collègues de travail qui seraient tentés par voter le voter le RN par parce qu'il dit on les a jamais essayé parce que c'est un programme qui en réalité pour les riches, pour les plus grandes fortunes, pour les patrons, c'est 30 millions d'euros que Airbus pourrait payer. Où est-ce qu'ils sont passés? Ça a grossit les bénéfices et en contrepartie Sarkozy quand il a supprimé cette taxe professionnelle,

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il a contacté un emprunt d'état qui a contribué à créer la dette de la France et c'est les banquiers qui font des bénéfices pour que encore ils fassent du pognon sur ça. Donc c'est ça le problème, c'est que Em Lanchon, fabien Rousell, la gauche, ils ne remettent pas en cause ça. Ils ne remettent pas, ils disent, il faudrait une fiscalité plus juste, moins juste, plus c plus là, mais ils ne remettent pas en question le fait que c'est le le pouvoir du capitalisme sur la société, le pouvoir des grandes sociétés. Qui dicte leur loi, qui récupèrent le pognon, les subventions, les aides, les Exxonérations dépôts de charge. Et voilà. Et moi, c'est ça que je voulais dire. Il y a que Nathalie Arto qui pourra dire que on est contre ça. On est contre le fait que l'argent public,

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il subventionne les entreprises privées et à côté de ça, on va nous exciter sur les 10000 € que la mairie de Vitrol va donner aux migrants. C'est juste dégueulasse et nous, il faut qu'on le dénonce. OK. À côté. Vous avez parlé à un moment de l'IA des data center et de l'écologie et on parle pas assez du fait que les data centers représentent à peu près 1 km c de dépenses d'eau sur la planète par rapport à l'élevage attensif qui lui en représente 228 km c. Qu'est-ce qu'on fait de cette question là aussi qui est assez peu abordée et qui touche à la façon dont on consomme, à la façon dont on traite d'autres êtres vivants? Qu'est-ce qu'on peut faire de cette question? Premièrement. Deuxièmement,

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c'est quoi nos moyens organisationnels? Qu'est-ce que vous proposez ? Parce que vous êtes un parti révolutionnaire. C'est quoi nos optiques révolutionnaires? Où sont les moyens d'organisation? Des moyens de à l'époque, il y avait du sabotage, il y avait des greffes générales. Où est passé tout cet élan révolutionnaire qui était présent chez les prolétaires à une époque et qui aujourd'hui paraît inexistant? J'ai travaillé presque toute ma vie dans des milieux ouvriers, dans différentes branches de travail. La présence des syndicats, elle est minime, elle est ridicule. Où est notre élan révolutionnaire? Qu'est-ce qu'on peut faire de ça? Comment va-t-on s'organiser? Parce que c'est pas par les urnes qu'on va prendre le pouvoir. Merci. Merci. Merci beaucoup pour la présentation.

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Du coup, moi c'est la première fois que je viens à Lutouvrière et j'avais une question qui est un peu dans le même sens qu'une question tout à l're sur justement la présidentielle 2027. Moi ce que je comprends pas c'est pourquoi est-ce que vous vous auriez pas à Mélenchon? Parce que oui, effectivement, c'est pas parfait selon vos vos votre point de vue, mais je pense que c'est quand même mieux de lutter pour ses droits sous un gouvernement de gauche que soit un gouvernement d'extrême droite. Et de plus, un des projets de mélanchant, c'est de faire la 6e République avec une assemblée populaire. Et du coup, est-ce que cette assemblée populaire ne permettrait pas de mettre en place vos idées si vous pensez qu'elles sont majoritaires? Et donc ma question c'est pourquoi

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est-ce que vous vous rallliez pas surtout face au danger du RN qui est plus important que des luttes entre la gauche et l'extrême gauc? Et pour moi ça me paraît, je comprends pas le fait que vous ralliez pas alors qu'on est passé au second tour à seulement deux pour à seulement quelques centaines de milliers de voix en 2022. Merci. Alors moi ce que je propose c'est de répondre sur la dette quand même et puis sur cette question là de Mélenchon etc. Et il y a la question qui a été posée par le camarade là-bas et qui rejoint un peu la la question que tu poses, c'est que en fait le capitalisme il est là et il est bien installé et puis que finalement on narrive pas à le dégommer et que même on recule etc. C'est un peu la même question. Je me voilà, je dis si voilà s'il

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y en a un qui veut mais voilà, moi je veux me concentrer quand même, je veux répondre sur la dette parce que quand même la dette, il faut quand même vraiment être conscient que c'est un outil politique pour nous imposer de nouveaux sacrifices et il faut pas accepter ça. Ce que tu as dit, tu as dit il y a de la dette 3500 milliards d'euros. Comment on va faire pour payer plus d'hôpitaux pour payer etc. Etc.? T'as posé comme ça la question. Il y a une Moi, j'ai envie de poser la question. Enfin, est-ce que vous avez une fois entendu quelqu'un dire "Et comment il va faire Bernard Arnaud pour récupérer 3 milliards comme il le fait chaque année? Et comment ils vont faire tous

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les actionnaires pour empocher 80 milliards? Est-ce qu'on se pose un jour la question de où il trouvent l'argent? Pourquoi eux ils continuent de se gaver comme ça? Il y a la dette. Toi, tu dis s'il y a la dette, forcément faut qu'on tousse qu'on participe un peu. C'était un petit peu ça dans ta réponse. Mais eux, eux, vous croyez que eux ils veulent, ils disent "OK, OK, il y a la dette, la France elle est hyper endettée, nous on est prêt à payer plus d'impôts." Vous les entendez dire ça? Oh là, il y a de la dette. Écoutez, nous chaque année, on ramasse 80 milliards de dividendes, rien que les entreprises du cas 40 je vous parle pas de l'ensemble du patronat, je parle des 40.

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C'est 80 milliards qui vont dans la poche de gens qui sont parasites, qui ont qui n'ont rien foutu, qui ont pris qui ont pas pris le risque de se retrouver sous une presse et de se retrouver avec une jambe en moins. Je dis ça parce que il y a eu un accident du travail là à Stellantis la semaine dernière et quand on parle de risque que ces investisseurs ils prennent, il faut leur rire au nez. Les véritables risques, c'est nous qui les prenons au boulot et d'ailleurs, on le paye cher avec les accidents du travail, avec notre santé. Ça c'était une petite parenthèse. Mais donc tous ces ces gens-là qui se gavent, eux, c'est pour eux c'est évident. Eux, il faut que ça tombe chaque année. Quoi qu'il en soit, il y a des guerres, il y a le réchauffement climatique,

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il y a des dettes. Et c'est pas grave. Ils veulent plus que l'année d'avant. Eux, c'est comme ça qu'il raisonnent. Non, mais eux, ils raison. J'insiste, il raisonne comme ça. Et nous, il y a que nous, nous où on nous met dans la tête que il faut voilà il faut être collectif, chacun doit faire un petit effort. Faut être solidaire et on marc. Il faut pas qu'on marche, c'est du chantage. Nous la dette, on a qu'une chose à dire, c'est leur dette. C'est eux qui l'ont faite. Ce pognon, c'est eux qui l'ont encaissé. Nous, on en a pas vu la couleur. Les camarades dans les hôpitaux, elles ont pas vu la couleur de ce pognon. C'est leur dette. Et c'est à eux de rembourser. Moi, je suis pour rembourser la dette. Il y a pas de problème. Avec le pognon de Bernard Arnaud,

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de Boloré, de Bouig, de Voilà. Et on la rembourse la dette. Voilà. Voilà. Donc ça et puis par ailleurs par rapport à Mélenchon, par rapport à Mélenchon, c'est le moins pire etc. Et cetera. Moi, c'est vrai que je ne vois pas les choses comme ça. Pour moi, il y aura pas de moins pire. Il y aura pas de moins pire tant qu'on ne se bat pas, tant qu'on n'inverse pas le rapport de force, tant que on narrête pas la misère de se répandre. Il y aura pas de moins pire en fait parce que la guerre entre les pauvres dont

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parlait le camarade qui est tous les jours tous les jours voilà il y a pas assez d'emplois on te met en concurrence avec un autre et puis alors quand il vient d'un autre pays c'est que forcément il est trop le gars. Pourquoi il est là lui d'abord? Il est pas né ici. Mais voyez dans la c'est en permanence qu'on nous explique que la couverture elle est trop petite et que forcément on est trop nombreux, il y a trop d'immigrés. Ça c'est la guerre entre les pauvres. Et cette guerre entre les pauvres c'est ça qui fait le lit des idées d'extrême droite en fait. Et tant que on s'en prend pas à aux fabricants de misère, tant qu'on s'en prend pas à ceux qui fabriquent le chômage,

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et ces idées là, elles monteront même si Mélenchon est au pouvoir, même s'il est au pouvoir en fait, tu vois. Donc nous on vraiment on est convaincu qu'il y aura les choses elles vont empirer, elles continueront d'empirer tant qu'on laisse les mains libres à cette bande d'exploiteurs de licencieurs et de criminels qui dirigent en fait tant qu'on leur laisse les mains libres et qu'il y a rien de plus important et de plus utile que de défendre cette idée que nous ne sommes pas impuissants. Nous ne sommes pas voués à subir. On n'est pas des une poussière comme ça. On est on va rest on va rester des grains de poussière si justement on ingurgite

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leur propagande et si leur propagande elle a rien en face d'elle pour l'arrêter. On restera tous des grains de poussière alors même qu'on peut être un bloc et que on peut nous imposer notre pouvoir, notre pouvoir de produire ou de pas produire, notre pouvoir de faire leur profit, notre pouvoir même de leur faire à bouffer. Ils savent pas se faire à bouffer sans nous. OK. Ça, il faut l'avoir en tête. On a ce pouvoir-là. Leur vie dépend de nous, du fait qu'on est prêt à faire le boulot, qu'on est prêt à trimer sous leurs ordres. Et ça, c'est un pouvoir immense en fait, mais c'est un pouvoir dont le camp des travailleurs a perdu conscience, la conscience politique. Alors, un camarade disait, je me souviens plus où, mais il disait "Mais bon,

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mais c'est un peu toi, mais vous allez, tu vas pas être élu Nathalie." Donc finalement, qu'est-ce qu'on perd? Moi, je pense que il faut savoir pour quelles idées on veut militer. Moi, je pense qu'il faut pas seulement que tu votes pour moi, mais il faut que tu fasses voter pour moi. C'est-à-dire que pour que tu convainques d'autres jeunes, d'autres jeunes que il y aura pas d'autre issue que le fait de repartir au combat en fait et qu'il faut surtout pas se sentir protégé par un bout de papier. Le copain quelqu'un l'a dit tout à l're, c'est vrai que même Mélenchon arrive au pouvoir. Alors, tu vas dire au moins les flics de Carcasson, ils se sentiront pas conforté. Ouais, peut-être mais ils seront encore là. Ils seront encore là quand même. Et peut-être quand même un certain nombre

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auront envie de montrer qu'ils sont encore là. Les flics racistes dans les préfectures, les agents qui vont faire duelles, ils seront encore là. Les propriétaires racistes, les employeurs racistes qui font toutes ces discriminations révoltantes, tu crois qu'ils vont changer? Et donc en fait, nous on sait qu'on les aura en face de nous. Et on a aussi envie de dire aux femmes et aux hommes dans notre camp, ne vous sentez pas démunis face à ça. Face à ça, on peut justement faire jouer la solidarité à condition que justement on a conscience d'être un seul et même camp en fait de femmes et d'hommes qui ont les mêmes intérêts, qui doivent se serrer les coudes. Donc voilà, c'est pas c'est pas qu'une élection,

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c'est pas que le problème de l'élection qu'on pose, c'est le problème de pour quelles idées on milite. Qu'est-ce qu'on a envie de diffuser? Et si on a envie de mettre dans la tête des autres que là au moins avec lui on ça sera le moins pire, que là on sera un petit peu protégé, et je crois que c'est là qu'on se trompe et c'est là que quelque part on se désarme. On se désarme parce que on détourne de de la seule force qui qu'on a nous travailleuses et travailleurs entre les mains. Voilà notre force de faire tout tout tourner dans la société et je veux pas trop aller là-dedans mais enfin parce que sur la question de pourquoi on en est là mais si ça a

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beaucoup reculé le syndicalisme les luttes pourquoi les luttes elles sont pas allées jusqu'au bout parce que le camarade disait le capitalisme il est là depuis 250 ans. Il y a eu beaucoup beaucoup de luttes etc. Pourquoi pourquoi pourquoi on en est là? Et on en est là précisément parce qu'il y a eu des partis politiques de gauche qui nous expliquaient que il y avait une entente possible avec la classe capitaliste et qu'on serait un petit peu fou de se jeter comme ça dans le vide en la renversant et en l'expropriant. À chaque fois ces parties de gauche, ils ont joué le rôle de pompier quand il y avait une possibilité justement d'aller plus loin dans la lutte collective. Je parle de 1936, je parle de 1968. Je parle de la vague révolutionnaire qui a

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eu après la Première Guerre mondiale et qui je tiens à redire que tout le monde l' en tête que la première Guerre mondiale, ça a été une boucherie. Une boucherie qui a été arrêtée par quoi s'il vous plaît? Par la révolution russe, par la révolte des ouvriers et des paysans qui ont refusé de continuer de servir de chair à canon. Et c'est ça qui a arrêté les combats sur le front de l'Est et qui a précipité la paix de la qui qui a forcé les Belligérans à se mettre autour de la table parce qu'ils avaient la trouille que la révolution elle se réponde chez eux. Vous voyez? Donc mais même dans cette vague révolutionnaire qui a suivi la Russie, pourquoi

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elle a pas marché la révolution en Allemagne? Et parce qu'il y avait le Parti socialiste qui a expliqué que maintenant c'était la paix, maintenant il fallait calmer le jeu et que c'était plus le moment de refaire le monde. Déjà, on avait la paix, fallait être content. Donc vous voyez il faut pas croire mais le recul de la conscience de classe, il est aussi lié à ces idées-là de se dire et il y aura une élection dans 3 ans et on a peut-être une chance que ça soit un peu moins pire. C'est lié à ça, au fait que finalement en permanence on nous prêche l'attentisme, on nous prêche la passivité au lieu de prêcher. Bon ok, je revendique ce terme alors parce que aujourd'hui on sent qu'il y a

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pas voilà je revendique ce terme. Ouais. Prêcher l'idée que les le camp des travailleurs ça existe et que il faut qu'on le dise au effort et qu'on proclame sa force, qu'on proclame voilà sa capacité de faire fonctionner la société et de la faire fonctionner autrement. On va tous les jours bosser sous les ordres d'un patron. Demain, on peut aller bosser sous nos propres ordres en prenant les ordres du côté de notre camp. C'est c ce sont ces idées-là qui nous rendront plus fort les camarades qui disent "Ouais, si on prend l'usine au patron, il va délocaliser. Qu'est-ce qu'on peut donner

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nous comme argument?" En fait, merci pour cette question très importante. Oui. Moi je voulais rebondir sur la comparaison entre la le la France insoumise qui arrive au pouvoir et puis l'espérance de l'arrivée d'un Messi. Enfin, je trouve que la la comparaison est assez parlante. Cependant, moi ce que j'aime beaucoup dans lutte ouvrière, c'est sa portée internationaliste et j'ai vraiment l'impression que c'est le seul parti qui défend ça de façon radicale. Toutefois, est-ce que miser sur le fait que dès lors qu'il y aurait une révolution, par exemple en France, une révolution communiste en France, cette révolution se propage suffisamment rapidement à l'entièreté de la planète

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pour que vraiment cet international cet international communiste advienne, est-ce que c'est pas un projet si fou que on se remet pas non plus à une sorte de foi dans le fait que ça arrive? Donc je voulais savoir comment vous vous positionnez par rapport à ça et si vous avez des exemples concrets dans le passé de révolutions qui ont ricoché comme ça l'international et qui permettent de donner aussi des exemples et des arguments aux personnes qu'on essaie de convaincre pour leur dire mais si il y a peut-être que ça va que ça va finalement arriver. Merci. J'ai j'ai attendu un petit peu parce que je sais que quand je commence à parler des conditions de travail sur mon site, j'ai du mal à m'arrêter et j'espère que je vais pas déborder, faire déborder les 10 minutes.

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Donc tu parleras pas 10 minutes. J'ai pris j'ai pris 5 points. Je vais essayer d'être très bref. Par rapport à l'action de terrain récemment là, moi je tra je travaille donc sur une plateforme de tri des colis et donc au mois de juillet on a les salariés en ont eu ral bol ça a été évoqué par toi par rapport à la canicule par rapport aux conditions de travail très difficile lorsqu'on est sur les antennes de production parce que c'est là où on fait passer les colis et c'est en hauteur donc la température qui est de 33 ou 32° en bas elle monte à 34 35° sur les hauteur sous les toits Du coup, il y a eu un ralbol des collègues et ils m'ont demandé de venir les aider pour taper des points sur la table pour pouvoir qu' puissent faire en sorte qu'il s'exprime,

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pour leur laisser l'espace de liberté. Ça revient à ce qui a été dit tout à l're. On est dans une fausse démocratie parce que c'est vrai que si on il y a pas deux ou trois militants CGT qui comme comme moi qui sont venu sur place pour laisser la parole au aux collègues et c'est compliqué de l'obtenir. J'en veux pour preuve que la patronne quand elle a vu un déferlement de 14 salariés sur une équipe de 16 ou 12 sur 14, je sais plus dans les chiffres, à de près, toute l'équipe a débrillé pendant ne serait-ce que pendant 1 re, elle s'est complètement affolée la patronne et elle a demandé aux gens de retourner travailler. Il y a pas de préavis, vous savez, vous avez pas le droit. Je vous considère que vous êtes en infraction. Attention à vos oreilles. Du coup,

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les gens, ils sont pas laissé laissés faire. On a tapé du poid sur la table deux ou trois militants. On a dit de toute façon 59 minutes, ils ont le droit de s'exprimer. Il y a vous c'est pas c'est pas vous qui allez nous en empêcher. Et on est revenu sur les cinq points à savoir que et il y a donc cette histoire de canicule l'histoire que pendant cette période estivale, il y avait beaucoup de colis tout comme pendant la période d'hiver où là il y a une prime qui est pas mirobolante 700 € brute mais qui existe quand même. Et et là au mois de juillet pas de prime la canicule. Les chefs d'équipe qui sont obligés de venir bosser effectuer des tâches d'agent. Donc moi, j'appelle ça du travail dissimulé. Et puis aussi le le zones accidentogène parce qu'il y a beaucoup trop de palettes.

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Voilà, donc ces cinq points, on a réussi à les exprimer en espace d'une re. La patronne a a tout fait pour que ce soit compté en re de grève. Moi je lu ai dit je suis désolé si on était gréviste, on serait sorti ces 59 minutes, on les aurait passé chez nous ou sur le sur le chemin du retour. Et là, on est resté à faire un etc espace temp communication. Et je suis désolé, ça c'est pas c'est pour moi c'est pas de la grève. Donc voilà, tout ça pu être elle m'a elle m'a juste dit "Bon, OK, on verra monsieur Rena on verra. D'habitude, elle était pas comme ça, elle nous envoyait chier et là elle a été contrainte, forcé par le rapport de force de 12 camarades sur 14. C'est et bon et par contre, on est beaucoup plus que ça sur le site, mais déjà rien qu'à 12, on a réussi

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à la faire nous se forcer à nous écouter. Voilà, j'espère que j'ai pas été assez Merci. Ouais, bon, je vais essayer de faire cours. Moi, je suis je suis aussi militant révolutionnaire. Donc voilà, je voulais intervenir pour cette organisation déjà remercier les camarades de lutte ou de nous inviter à la fête et de nous permettre de tenir une table et puis voilà les félicité aussi de la réussite de cette fête parce que dans la période c'est précieux quand même des rassemblements communistes révolutionnaires. Voilà. Moi je voulais bon il y a pas mal de choses qui ont été dites pendant le débat. Moi je voulais réagir à deux trois éléments et notamment sur voilà il y a beaucoup de discussions et de questionnements autour des prochaines élections mais je crois

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qu'il faut quand même qu'on se convainque les camarades que faut pas attendre 2027. Là c'est sûr que c'est en fait c'est aujourd'hui qu'on est dans la merde. C'est aujourd'hui qu'on arrive plus à remplir le cad, qu'on arrive plus à faire les pleins d'essence et cetera. Et donc tous ceux qui nous disent qu'il faudra attendre 2027 de bien voter, d'avoir le sauveur suprême etc., ça c'est de la poudre aux yeux. Nathalie, elle a rappelé que effectivement il y a des dates là qui commencent à circuler dans le paysage le 29 septembre, le 17 octobre. Bon ça je sais pas dans quelle mesure les travailleurs vont s'en saisir mais en tout cas c'est des leviers que nous on a les militants révolutionnaires dans les entreprises pour convaincre des collègues qui ont envie de se bagarrer qui sont

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révoltés par la situation et il y en a des enfin il y en a plein des raisons de se révolter aujourd'hui. Voilà faut qu'on se saisisse de ces dates pour entraîner des collègues à la bagarre, à la grève à la manifestation parce que c'est ça qui fera qui fera vraiment voilà la différence et au fond le programme aussi justement c'est aussi dans ces dans ces dates là qu'on pourra le mettre en avant. C'est pas un programme électoral qu'il faut discuter, c'est un programme de lutte. Et là, on peut dès le 29 septembre, on peut aller dans les manifestations avec avec nos mots d'ordre à nous. 2 200 € net, 400 € d'augmentation de salaire, interdiction des licenciements, ce qui nous concerne aujourd'hui. Et là il y a quand même un truc intéressant à voir, c'est que la gauche syndicale qui a

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ses relais aussi, voilà, je finis là-dessus. La gauche syndicale, elle a aussi c'est voilà bon de fait la gauche politique, elle a dérôé par les syndicats dans la classe ouvrière. Nous à la SNCF le 29 septembre la Fédération CGT des chemineaux elle est même pas capable d'appeler à la grève le 29 septembre. Elle est même pas capable de déposer un préavis de grève pour diviser alors qu'on aurait besoin de tous ensemble pour y poster contre le patronat. Voilà. Merci. OK. Merci. Dernière intervention et puis je vais conclure. OK. Vous m'entendez à la second? Ouais. Bon déjà merci. Je voulais juste revenir, je vais être bref sur la question des votes de manière très très concrète. Parce que vous avez répondu et alors je suis d'accord avec ce que vous avez dit

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sur la question de la diffusion des idées etc., mais de manière maintenant très concrète, je pense que c'est l'une des questions les plus importantes. Si on est sûr, admettons, que vous vous ne pouvez pas passer, pour qui voter tout simplement? Enfin, je veux dire, il y a quand même un qui enfin de manière très très concrète, j'aimerais bien personnellement avoir une réponse, votre avis là-dessus? Parce que je pense que les deux sont pas incompatibles en fait. On peut diffuser vos idées tout en s'unissant plutôt que de se diluer face à la droite. Voilà, j'aimerais vraiment une réponse concrète par rapport à ça. Merci beaucoup. Merci. Alors, je propose de conclure cette discussion. D'abord peut-être revenir à la question de la camarade. Oui.

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Nous on veut on veut faire payer, on veut prendre sur les profits, on veut réquisitionner les bénéfices et bien sûr qu'on les entend déjà hurler et on les et d'ailleurs, il y a même pas besoin de leur dire ça pour qu'il menace d'ors et déjà de délocaliser. Tu leur touches un cheveux, c'est le chantage, on va partir ailleurs. Et y compris Total énergie. Ce chantage-là, ils en usent et ils en abusent déjà dès aujourd'hui. Alors oui, et c'est là que il faut savoir que quand on démarre un bras de fer et bien en fait en face on a des gens qui vont pas reculer comme ça. Et ce bras de fer, il faut être

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convaincu que qu'on soit capable de le mener jusqu'au bout ce bras de fer. Et si en effet il menace de délocaliser et il faut qu'on qu'on y réponde. Et compris qu'on leur dise et vas-y pars, il y a pas de problème. Mais nous on gèle tes comptes en banque, nous on garde les moyens de production, on garde les usines, nous on t'exproprie. Vas-y sur ton île paradisiaque, ils en ont déjà deux ou trois chacun. Ils ont tout ce qu'il faut pour vivre. Il y aura pas de problème. Ça va bien se passer pour eux. On peut même les mettre tous ensemble. Mais nous on s'occupe du reste. Voilà. Donc, il faut être prêt à ça. Prêt à se dire les travailleurs

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peuvent diriger la société. Une société communiste, c'est possible. Il faut être profondément communiste et internationaliste. Il faut être profondément du côté des travailleurs. Et c'est là que justement tous ceux qui nous expliquent que il faut faire on peut faire tourner un peu mieux le capitalisme, que ça peut être un peu plus égalitaire, que ça peut être un peu plus juste. Il nous trompe. C'est là qu'il nous trompe et c'est là qu'il y a un combat politique fondamental à mener. Voilà. Et oui, il faut être prêt à dire ça, mais on en a pas besoin d'eux. Mais qui partent? Personne ne se rendra compte de leur absence. Voilà. Et je voudrais terminer

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aussi sur l'internationalisme, mais quand même pour reprendre repartir un peu de ta préoccupation, l'extrême droite, je tiens à dire qu'on la partage et que nous aussi on est inquiet et que nous aussi on pense que l'arrivée de Le Pen au pouvoir, ce serait un coût grave pour le monde du travail. Ça serait un très grave coup parce que en effet ça voudrait dire que ils vont s'attaquer à aux travailleurs en fait en s'attaquant aux immigrés d'abord et des façons de les faire de les fragiliser et de leur leur pourrir la vise en plein entre la préférence nationale, l'interdiction du port du voile dans l'espace public, la chasse au sans papier.

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Donc ils pourront pourrir la vie de ces femmes et ces hommes du monde du travail. Les jeunes aussi ils pourriront leur vie alors que leur vie elle est déjà pas mal pourrie. Il faut quand même voilà et c'est d'ailleurs pour ça qu'il y a de plus en plus vous avez vu les blocage aussi dans les lycées il y a des blocages dans la région parisienne et je pense que ça va continuer cette semaine et ça pourra peut-être s'étendre parce qu'au fond il y a vraiment sentiment d'être vraiment comment dire considéré comme des moins que rien relégués en permanence et c'est tout ça qui remonte en fait aujourd'hui. Alors nous nous nous sommes convaincus qu'en effet l'arrivée du RN au pouvoir ça conforterait y compris les racistes l'appareil d'État pour attaquer tous les travailleurs

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parce que quand on fait reculer une partie du monde du travail et on fait reculer tout le monde en fait absolument tout le monde. On fragilise les uns et on tire à la baisse les salaires, les conditions de travail de tous les autres. Donc bien sûr que c'est un combat pour nous et nous nous disons que nous allons arracher des voix à Le Pen dans cette élection et qu'on les arrachera mieux et en plus grand nombre parce que justement on travaille avec un certain nombre d'électeurs de Le Pen et on va bagarrer sec pour leur dire tu te tires une balle dans le pied tu fais n'importe quoi. Ces gens-là, ils roulent pour le patronat et on va leur parler, pas leur parler en disant "sale facho", on va leur parler en disant "Mais tu es un travailleur, tu es un exploité, c'est c'était dur ce matin,

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c'était dur, tu as mal de partout comme moi, comme moi." On est dans le même camp là. Et quand est-ce qu'on se bat contre les véritables exploiteurs, les véritables responsables, ceux qui transforment notre vie en enfer? On leur parlera comme ça, on leur parlera sur le terrain de classe et on va arracher des voix à Le Pen. Nous, ça sera ça, ça sera ça notre combat. D'accord? Et puis vous savez, il y a aussi autre chose quand même que je tiens à dire, c'est que vous savez le nationalisme qu'on nous fout dans le crâne et que Mélenchon contribue à nous [mot censuré] dans le crâne parce que la Nouvelle France, c'est la France quand même. C'est la France quand même et c'est les intérêts de la France etc. Etc. Vous voyez?

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Et ça c'est un problème parce que nous c'est pas les intérêts de la France qu'on veut défendre. On voit aujourd'hui comment le capitalisme est un rouleau compresseur pour les peuples du monde entier et pour nous ce sont nos frères et nos sœurs en fait. Nos sœurs et nos frères d'exploitation, nos sœurs et nos frères de combat et c'est aussi vis-à-vis d'eux qu'on veut s'exprimer et qu'on veut défendre une politique. Donc c'est ça aussi l'internationalisme et de dire que y compris on se place du point de vue des enterrés de ces femmes et de ces hommes. Et c'est aussi pour ça que nous on dira qu'on est pour l'ouverture des frontières la lipe circulation de tous. Ce que ne veut pas dire Mélenchon, il le dira jamais parce que justement lui il est trop responsable n'est-ce pas?

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Pour ça, pour dire ça et nous on le dira, on le dira et on dit que on dira que les intérêts des travailleurs, ils se divisent pas justement et il faut qu'il y ait cette conscience là. C'est comme ça qu'on reformera effectivement un camp des travailleurs. Vous savez, il faut bien se rendre compte aussi de l'autre danger, c'est la guerre. J'en ai parlé tout à l're, il y a une évolution guerrière et tous ceux qui sont nationalistes et qui nous disent "La France, elle doit être leader dans ce domaine, elle doit défendre ses intérêts dans ce domaine." C'est quoi? Des gens qui nous qui vont diriger la guerre économique. Mais cette guerre économique, nous travailleuses et travailleurs, on en est les victimes. On en est déjà la chair à canon

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de cette guerre économique. C'est au nom de la course à la compétitivité, de la concurrence internationale qu'ils nous licencient, qu'ils écrasent les salaires, les conditions de travail etc. Déjà aujourd'hui. Donc déjà c'est cette guerre économique on l'a subi, mais cette guerre économique c'est le début de la guerre tout court. Et moi, je suis convaincu que ceux qui nous expliquent, il faut qu'on mène la guerre économique aujourd'hui, ils nous mèneront à la guerre demain. C'est une continuité et que le nationalisme, même s'il est pas teinté de racisme crasse et c'est du poison. Du poison. Donc, il faut qu'on le dise. Les travailleurs du monde entier sont identiques. Les travailleurs du monde entier, ils sont confrontés à la même classe capitaliste.

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En plus, c'est les mêmes patrons maintenant. Vous avez vu, ils nous ont unifié. C'est les mêmes patrons qu'on a les uns les autres. Et il faut comprendre que oui, il va falloir qu'on se batte ensemble et au nom de ces intérêts là et des révolutions qui ont démarré dans un pays et qui se sont répandues à d'autres. Mais il y a que ça. Il y a que ça. Tu peux prendre toutes les vagues révolutionnaires, même les révolutions bourgeoises liées à la révolution française. Ça a été des vagues de révolutions. Et prenez les dernières le printemps arabe. Qu'est-ce que ça a été? C'est parti de Tunisie, c'est allé jusque en Égypte, c'est allé jusqu'au Soudan. Jusqu'au Soudan. Vous vous rendez compte? Parce qu'à partir du moment où il y a des opprimés, des exploités qui relèvent

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la tête, et bien ça donne de l'énergie. Ça donne de l'espoir, ça donne du courage à tous les autres. Donc nous, nous n'avons aucun doute. Je sais pas si la révolution, elle démarrera de France, peut-être qu'elle démarra de Chine. Et il faudra dire que la révolution si elle démarre de Chine et c'est la nôtre. C'est la nôtre aussi. Et que ce qui est urgent, c'est que justement on leur emboîte le pas. Donc nous, c'est ça notre vision, le camp des travailleurs à l'échelle internationale.