MÉLENCHON VS BASTIÉ : BIENTÔT UN MATCH RETOUR ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Il y a des lapsus qui ne veulent rien dire, des erreurs purement involontaires, mais il y a des lapsus qui eux ressemblent à des aveux. Vous restez bien évidemment sur France Info. On va revenir dans quelques instants sur ce séisme politique en Hongrie.
Victor Orban reconnaît une défaite douloureuse. Vous restez sur ces news, vous restez sur ces news. Merci Paul, merci Nathan et puis vous retrouvez Soria Celdoun dans quelques instants.
La gêne est visible, le lapsus est embarrassant mais surtout il est révélateur car il dit quelque chose du moment. À force d'installer d'anciennes incarnations de Cateaux du service public, à force de s'inspirer des thématiques des médias boloré, on fini effectivement par s'y perdre. Alors non, France Info n'est pas c du moins pas encore, mais la question se pose tout de même.
Dans un paysage politique qui se droitise à toute vitesse, est-ce que l'audiovisuel public est en train lui aussi de glisser à droite toute ? Est-ce que France Télévision sous la direction de Delphine Arnut ne cherche pas à donner des gages à la droite dure qui l'attaque matin, midi et soir ? C'est ce qu'on va tenter de savoir dans ce nouvel épisode de la VAR politique.
Car vous le savez au football, la VAR VAR, c'est l'assistance vidéo à l'arbitrage et au médias. L'avare, c'est la vérification de la parole des figures politiques et médiatiques. Dans cet épisode, on va regarder ce que raconte un recrutement, un mercato en apparence anecdotique.
L'arrivée annoncée de Génie Bastier dans l'heure de vérité, une émission phare des années 80 ressuscité à la rentrée prochaine sur France 2. Derrière ce recrutement venu du Figaro et de CS, il y a une question très simple. Delphine, défend-elle encore le service public ou commence-t-elle à céder du terrain à l'extrême droite ?
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Eugénie Bastier interviendra donc dans le reboot de l'heure de vérité sur France 2 au côté de Benjamin Duamel et de Marc Olivier Faugiel sous la direction de Caroline Rou. Une émission historique ressuscité pour la campagne présidentielle. Faire du vieux avec du neuf, disent certains, faire du vieux avec des noms bien connus, pourrait-on dire, car Eugénie Bastier n'est pas une inconnue.
Elle vient du Figaro. Elle est une figure installée de C News et son profil est, disons-le clairement, très marqué, très conservateur, très identitaire, bref très droitier. Je suis une femme une femme de droite.
France Télévision et sa patronne Delphine Arnote ne semblent pas rancunière car avant de se retrouver sur France 2, Bastier n'a pas été tendre avec le service public. C'est le moins qu'on puisse dire. Défine Arnot joue un peu avec les mots parce qu'elle dit "On invite tout le monde comme tout le monde parce que c'est l'ARCOM qui nous y oblige." Oui, dans les invités politiques mais il y a les invités hors politique, il y a les chroniqueurs, il y a le la tonalité des chaînes de service public.
Et là, je voudrais quand même rappeler l'enquête de de l'Institut Thomas Mor qui est paru l'an dernier. On avait fait la une du Figaro Magazine dessus qui montre que il y a 50 % ils ont fait une étude sur tous les les services publics, France 5, France 2, France Interre, enfin toutes les radios, les radios publiques. Et ils ont montré que 50 % des intervenants étaient neutres ou inclassables.
Parmi les 50 % qui étaient politisé, il y avait 25 % de gauche socialistes progressistes, 21 % de centre majorité présidentielle et seulement 4 % de libéraux conservateurs dont la droite. C'est quand même une un chiffrage objectif qui montre qu'il y a un déséquilibre sur le service public qui est évident et qui n'est pas niable. Voilà donc Eugénie Bastier citant une étude de l'Institut Thomas Mor censé démontrer le déséquilibre politique de l'audiovisuel public.
L'ennui, c'est que cette étude a été sérieusement mise en cause dans ces méthodes. L'Institut Domasmor a en effet eu recours à l'intelligence artificielle pour classer les contenus de l'audiovisuel public sur une échelle gauche droite. Résultat, les bulletins météo ont été classés à gauche parce qu'il mentionne le réchauffement climatique, ce que l'institut démant.
Ce qu'afé l'institut Thomas Mor, j'ai moi-même fait appel à Lia. J'ai demandé à Grock, peut pas être soupçonné d'être une officine marxiste. Je lui ai demandé, l'institut Thomas Mor a produit un rapport sur l'audiovisuel à l'aide du NIA.
Peux-tu me dire s'il y a des biais méthodologiques ? La réponse de Grock. Oui, il existe des biais méthodologiques dans le rapport de l'Institut Tomas Sport et ils sont significatifs.
Ils orientent systématiquement les résultats vers la mise en évidence d'un biais structurel de gauche dans l'audiovisuel public. et de conclure, la masse de données rend les résultats statistiquement solides, mais ce périmètre et ses règles sont orientées. Le rapport reste certes intéressant, mais il ne constitue pas une mesure objective et reproductive du pluralisme.
C'est une mesure orientée qui confirme la thèse de l'institut. Une chronique de Charline Vanoner a obtenu un très bon score de bienveillance envers Raphaël Gluxman alors que la phrase analysé était une blague ironique. C'est vous dire le peu de sérieux de cette étude brandit pourtant comme une référence parier.
Mais ce n'est pas tout car Bastier ne s'est pas contenté de critiquer le service public en général. Elle s'en est pris aussi directement à Delphine Ernaut. Quand vous avez Delphine Arnut, la patronne de France Télévision qui dit il faut qu'il ait moins de mal blanc de plus de 50 ans, c'est quand même une une parole officielle de d'un d'un membre enfin du systémique enfin institutionnel qui cible une couleur de peau.
Enfin dire c'est hallucinant. Donc le le systémique il est du côté du racisme antiblanc puisquil est inscrit dans les institutions. Là c'est plus grave parce que cette citation d'Irnote est très largement sortie de son contexte.
Est-ce que vous allez appliquer dans les programmes, la présentation, l'animation, ce principe de parité ? Alors, je pense qu'il faut impérativement que Francevision soit à l'image, raisonne avec son public et honnêtement en arrivant, mon premier constat, c'est que c'est pas le cas. On a une télévision d'hommes blancs de plus de 50 ans et ça, il va falloir que ça change, c'est-à-dire mettre la couleur, mettre utiliser toutes la richesse de la société française.
Exactement. Sur la mixité, on est passé de 25 % de femmes expertes sur nos plateaux à 50 % qui fait partie de nos obligations de service public de représenter la mixité sur nos antennes. Delphine Arnut parlait en réalité de la place des femmes expertes sur les plateaux de télévision, d'un objectif de parité, pas d'une attaque contre les hommes blancs en général, pas d'un projet de discrimination raciale.
Non. Utiliser cette déclaration pour alimenter un discours sur le racisme antiblanc systémique, c'est une déformation de la réalité pour ne pas dire un mensonge. Et c'est une déformation commise par une journaliste que France Télévision s'apprête à recruter pour interroger des candidats à la présidentielle.
Avouer que c'est tout de même une drôle de façon de candidater à l'heure de vérité. Et à propos de candidature dans le secteur audiovisuel comme ailleurs, on sait que les employeurs scrutent les réseaux sociaux des candidats. Le profil de Bastier aurait coché toutes les cases pour que son dossier soit mis de côté.
Alors, on peut se demander non sans ironie si ce recrutement ne constitue pas justement une forme de discrimination positive ou un effort appuyé comme le revendique Anaut pour la place des femmes sur les antennes. Mais on va le voir, ce n'est pas le seul paradoxe de ce recrutement. Mais avant d'en venir au grand principe revendiqué par Airnote, il faut s'arrêter sur ce que Bastier dit elle-même de son métier.
Car quand la société des journalistes de France Télévision a réagi à son recrutement en la qualifiant de polémiste plutôt que de journaliste, Bastier a dit se sentir touché, meurtri, blessé. J'étais assez blessée, je dois dire, par le fait que la rédaction, enfin société des journalistes de France Télévision me qualifie de polémiste. Ça fait 10 ans que je travaille au Figaro, j'ai écrit des centaines d'articles, j'anime une centaine, j'ai animé une centaine d'émissions avec des des thématiques extrêmement diverses et des points de vue très variés, des gens de tout bord et donc je vois pas au nom de quoi on qualifierait de polémiste et pas de journalistes.
La réponse se trouve peut-être dans ses propres mots parce qu'en 2016, Eugénie Bastier expliquait très clairement pourquoi elle avait voulu faire du journalisme. On peut avoir des idées et en même temps, on est en contact avec le réel et en fait il y a un équilibre entre le pouvoir et la liberté qui mon avis permet que le journalisme permet. Et c'est pour ça que moi j'ai voulu faire du journalisme.
C'est pas pour juste Non mais c'est pas juste pour informer les gens. Enfin les gens pour informer les gens, je trouve que ça n'a pas d'intérêt. Voilà.
Basti le dit elle-même, informer pour informer, ça n'a pas d'intérêt pour elle. On peut trouver cette vision cohérente avec une certaine tradition du journalisme engagé. On peut même la défendre.
Mais alors, on ne peut pas se plaindre d'être appelé polémiste plutôt que journaliste. Et surtout, on ne peut pas prétendre incarner les obligations d'impartialité du service public. Or, ces obligations, la patronne de France Télé les a très clairement rappelé devant les sénateurs.
L'obligation d'impartialité s'impose à tous sur le service public et ne doit souffrir d'aucune exception. Je considère que ces news est une chaîne d'opinion et nous ne faisons pas le même travail, nous ne faisons pas le même métier et nous avons cette obligation d'impartialité et c'est une règle cardinale à laquelle nous ne dérangerons jamais. C'est important de réaffirmer que France Tévision est la maison commune et que nous ne sommes pas là pour diffuser des opinions.
D'ailleurs, le le la grande le moto de France info, c'est l'information n'est pas une opinion. On ne peut pas mieux dire. Nous ne faisons pas le même métier.
C'est Delphine Ernote qui le dit. C News est une chaîne d'opinion au singulier et Eugénie Bastier en est l'une des figures les plus identifiées. Donc d'un côté, Delphine affirme que le service public a une obligation d'impartialité, que ces news ne fait pas le même métier que France Télé et de l'autre Airnote recrute Bastier qui assume publiquement que l'information pure et stricte sans intention derrière ça ne l'intéresse pas.
Sauf à se moquer du monde. Ces deux positions-là totalement opposées ne peuvent définitivement pas cohabiter sur un même plateau. Car soit les déclarations d'Arnaut engagent France Télévision, soit elles ne valent rien.
Regardons maintenant ce que cela donne concrètement quand Bastier se retrouve face à une personnalité politique car c'est précisément ce qu'elle devrait être amené à faire dans l'heure de vérité. Début 2020 sur BFM, Eugénie Bastier intervie Jean-Luc Mélenchon. Si certaines questions posées pouvaient être légitimes, l'entretien était pour le moins répétitif pour ne pas dire obsessionnel.
Pas aimer l'islam, critique de l'islam. l'ensemble des musulmans, les musulmans les musulmans musulmans akbar une forme d'islamisme des islamistes proches de l'islamisme la gauche nic pas de femme volilé qui interdit le vo arrêtez arrêtez arrêtez c'est pas des procédés acceptables dire qu'on a le droit d'être islamophobe c'est raciste est-ce que pour vous c'est une phrase raciste je comprends rien ce que vous me dites je suis pour qu'on puisse critiquer les religions pas de femme voiler sur les listes françains insoumise par exemple ni de qui pas ni de grosses croix est-ce que vous serez vigilant au municipal pour que la France insommise ne soutienne pas des candidats qui sont proches de l'islamisme bah écoutez je ne sais pas de quoi vous parlez. Vous avez décidé que c'était une manife islamiste.
On on a scandé Allah Akbar pendant cette manifestation. Elle était organisée par le comité contre l'islamophobie en France qui dit que l'État français est structurellement raciste parce qu'il interdit le voile au arrêtez arrêtez. C'est pas des procédés acceptables en train de faire.
Il y a quand même un malaise à l'intérieur de la France insoumise avec lors de l'université d'été de votre mouvement quand le philosophe Henry Penia Ruiz aide a parlé du droit d'être islamophobe et bien il y a eu un tollé au sein de la France insoumise certains se sont indignés et vous-même vous avez pris vos distances avec monsieur Pieruise. Est-ce queil y a pas un problème ? Vous aimeriez qu'il y en ait un parce que la droite française et son journal central, l'organe central de la droite française a décidé d'aller faire la course à l'échalotte avec madame Le Pen pour savoir qui est-ce qui va le plus dire du mal de tous ceux qui de près ou de loin peuvent exprimer de la sympathie, de l'amour pour les compatriotes qui sont pas de la bonne religion.
Questions sur l'islam, questions sur le voile, questions sur l'identité, questions sur l'islam encore et encore. Alors, on ne reprochera pas à une journaliste d'interroger un responsable politique sur des sujets qui lui semblent importants. Mais quand l'obsession identitaire est aussi visible, aussi répétitive, aussi peu diversifiée, on peut se demander si cette interview est au service de l'information ou au service d'une démonstration, au service d'une idéologie.
En tout cas, le match retour sur France 2 pendant la présidentielle entre Bastier et Mélenchon s'annonce de haute volet, pas forcément de haute tenue. D'autant que Bastier ne devrait pas avoir grand-chose à craindre car chez France Télévision, les gardes fous déontologiques semblent assez peu dissuasifs. Regardons ce qui s'est passé en novembre dans l'émission Question politique.
Une journaliste de France Télévision interroge Manuel Bonpard sur l'élection du nouveau maire de New York, Zoran Mamdani. Et dans ces questions, elle avance plusieurs affirmations sur ce maire qui se révèle factuellement inexacte ou trompeuse. Mamdani, il a repris en son temps un slogan, le slogan mondialisait l'intifada.
Il n'a pas utilisé ce slogan. Pourtant, pardon madame de vous le dire. Pardon madame de vous le dire mais je crois que vous êtes ici pour informer les gens et pas les désinformer.
Et là en l'occurrence par votre question vous les désinformez. Donc le 7 octobre enc il a il a évidemment condamné le 7 octobre. Madame s'il vous plaît franchement donner des informations qui sont exactes parce que sinon vraiment Alors une information exact il lève des fonds pour l'UNRA.
C'est une agence onusienne qui est accusée de collusion avec le Hamas. Il y a eu une enquête qui a été faite sur ce sujet sur cette soi-disante collusion avec le Hamas. Quel a été quelles ont été les conclusions de cette enquête madame ? c'est qu'il n'y avait aucune collusion avec le Hamas.
Mais franchement, vous vous rendez compte de la question que vous êtes en train de me poser. L'une race, c'est une agence humanitaire qui ouvre des écoles pour les enfants palestinien. Et vous êtes en train de reprocher à Zoran Mamdani de financer l'unra.
Vous savez que la France finance l'un et vous savez que heureusement que la France finance l'UNRA et qu'aujourd'hui Donald Trump veut plus financer l'UNRA. Mais franchement, je crois que vous êtes vraiment tropé dans votre question. Dès le lendemain, LFI saisit l'Arcob.
Les insoumis dénoncent des affirmations factuellement fausses et des contraventions aux règles élémentaires de déontologie. L'autorité de régulation a finalement mis en demeure France Télévision et Radio France pour les allégations diffusées lors de cette émission et pour des manquements lorsqu'il s'est agit de les corriger. De son côté, le comité d'éthique de France Télévision, une instance censé veiller à l'honnêteté de l'information, n'a jusqu'à présent rendu aucun avis sur cet épisode.
Circuler, il y a rien à voir, rien à dire. Et c'est dans ce contexte qu'on nous annonce l'arrivée d'une polémiste dont la vision du journalisme est, rappelons-le, qu'informer les gens pour informer les gens, ça n'a pas d'intérêt. Il y a tout de même quoi s'inquiéter.
Et puis il y a autre chose, quelque chose que ce recrutement aurait dû en temps normal rendre plus compliqué. Sa proximité avec l'écrivain Renault Camu. Renault Camu, l'inventeur du grand remplacement. cette théorie complotiste et raciste qui voit un remplacement délibéré des populations européennes par des populations issu de l'immigration.
Une théorie qui a inspiré, pas directement, il faut le dire clairement, l'auteur de l'attentat de Christ en Nouvelle-Zélande en 2019 qui a fait 51 morts. L'auteur de la tuerie avait lui-même intitulé son manifeste revendicatif le grand remplacement et a déclaré avoir été influencé par cette théorie lors de ses voyages en Europe. Renault Camu a condamné l'attentat, mais la filiation intellectuelle déclarée par l'auteur de la therie existe et elle est documenté.
Or, selon un livre enquête consacré à Renault Camu, les auteurs révèlent que Eugénie Bastier entretient avec Renault Camu une proximité qui dépasse le simple intérêt intellectuel. Elle lui a rendu visite à plusieurs reprises. Elle a tenté en vain de lui obtenir une grande interview dans les colonnes du Figaro et elle l'a même invité à son mariage.
L'invité à son mariage est une relation qui va bien au-delà de la curiosité intellectuelle. Et pour une journaliste qui va interroger des candidats à la présidentielle sur France 2 au nom de l'impartialité du service public, c'est une information qui mérite d'être posée sur la table. Alors, à quoi joue Delphine Airnote ?
La question doit être posée parce que les signaux qu'elle envoie sont contradictoires. D'un côté, Airnot a pris ses distances avec les conclusions de la commission d'enquête parlementaire. sur l'audiovisuel public mené par le rapporteur Charles à l'oncle, un député allié du Rassemblement national qui visait directement le service public.
La présidente de France Télévision a réagi publiquement avec vigueur pour défendre ses équipes et dénoncer ce qu'elle considère comme une offensive politique contre l'audiovisuel public. De l'autre côté, elle a recruté Eugénie Bastier pour l'émission la plus exposée de la rentrée politique sur France 2. Mais ce n'est pas la première fois.
Il y a 10 ans déjà, sous la présidence d'erut, quand Bastier avait été recruté comme chroniqueuse dans l'émission Actuality sur France 2, son profil très marqué avait fait craindre le pire. Votre bande, vous annoncez Eugénie Bastier, 24 ans, le Figaro.fr.
Gros culot sur les plateaux télé, très joli, capable de réagir à tout et n'importe quoi en 140 caractères sur Twitter et surtout elle incarne une nouvelle vieille France extrêmement réaquent Rier a regretté d'avoir offert à Eric Zemour une telle notoriété médiatique. Alors, c'est vrai que c'était 3 heures, une fois par semaine sur comparé Eugénie Bastier avec Zemour, c'est un raccourci que vous faites que je ne ferai absolument pas. Oh bah les deux se côtoient sans aucun problème au Figaro.
C'est possible. C'est possible. Encore une fois lorsqu'on a fait les pilotes, on a fait les répétitions et quand j'ai discuté avec Eugénie, j'ai pas du tout vu Écout.
Mais cette émission était moins exposée. Le sujet était retombé. 10 ans plus tard, le contexte a changé.
L'émission, elle n'est pas du tout la même. L'heure de vérité sur France 2 pendant la campagne présidentielle, c'est une autre dimension, une autre responsabilité, un autre niveau d'exposition. Alors oui, pourquoi pas recruter des voies conservatrices dans le service public ?
La pluralité est un argument recevable à condition bien sûr d'équilibrer la balance, ce qui n'est pas le cas pour l'instant. Aucune voix de la gauche de rupture n'est annoncée pour le moment. Mais il y a une différence entre recruter quelqu'un qui vient de la droite ultra conservatrice et recruter quelqu'un qui a dit publiquement qu'informer les gens pour informer les gens ça n'a pas d'intérêt. qui a cité une étude aux méthodes plus que contestable pour accuser le service public de déséquilibre politique qui a déformé une déclaration de sa future patronne pour alimenter un discours sur le soi-disant racisme antiblanc et dont la proximité avec l'inventeur du grand remplacement dépasse on l'a vu, le cadre de la simple curiosité intellectuelle.
Face à tout cela, Ernit devant les sénateurs avec une clarté totale que notre vocation n'est pas de diffuser des opinions. L'information n'est pas une opinion. Nous avons une obligation d'impartialité.
C'est une règle cardinale à laquelle nous dérogerons jamais. Et elle avait ajouté : "Je considère que ces news est une chaîne d'opinion. Nous ne faisons pas le même métier.
Alors, soit ces phrases engagent France Télévision, soit elles ne valent rien. Il ne s'agit pas ici d'interdire à Eugénie Bastier d'exercer son métier. Elle peut écrire, chroniquer, débattre partout où elle le souhaite.
La question n'est pas là. La question, c'est celle que pose ce recrutement sur le service public lui-même, sur ce qu'il veut dire, sur ce qu'il veut être, sur ce qu'il est prêt à céder pour se protéger des attaques, sur la différence entre résister à la droitisation du débat public et y participer pleinement en recrutant Eugénie Bastier. Voilà, c'est terminé.
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Jean-Luc Mélenchon