2027 : Le budget de tous les dangers
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Chapitres
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:30Dimitri PavlenkoChiffre
« la surtaxe d'impôt sur les sociétés pour les 300 entreprises qui la payent he qui font plus de 1,5 milliards d'euros de chiffre d'affaires sera reconduite en 2027 un coût de plus de 7 milliards d'euros pour les entreprises »
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« le gouvernement vient d'ailleurs de se réengager à la stabilité fiscale, hein, ce qui supposerait de rester en 2027 à 43,9 % de taux de prélèvement obligatoire comme en 2026 »
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« l'objectif de déficit par rapport à la richesse nationale est fixé à 4,9 %, soit une amélioration autour de 30 milliards d'euros par rapport au tendentiel de hausse de la dépense »
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« environ la moitié de l'effort, soit autour de 12 milliards, pèsera de nouveau sur nos entreprises »
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7h 9h Europe 1 matin. [musique] Il est 7h20 sur Europe 1, l'heure de l'édito cho. Dimitri Pavlenko.
Bonjour Agnès Verdier Moligier. Bonjour Dimitri. Bonjour à tous.
Agnè avec l'ouverture hier de l'université du MEDEF, on voit bien que les entrepreneurs du pays sont inquiets. On l'entendait avec Virginie Calmelt à l'instant. À la fois sur les programmes économiques des candidats et du budget 2027.
Oui, [grognement] ça va de soi. La bataille présidentielle va intervenir dans un cadre budgétaire ultra dégradé qui laisse craindre aux entreprises qu'elles vont devoir encore payer l'addition avec de la fiscalité en plus. Il est maintenant clair par exemple que la surtaxe d'impôt sur les sociétés pour les 300 entreprises qui la payent he qui font plus de 1,5 milliards d'euros de chiffre d'affaires sera reconduite en 2027 un coût de plus de 7 milliards d'euros pour les entreprises dont les effets ne touchent pas que les grandes entreprises he mais aussi leurs sous-traitants notamment les PME par Ricoché.
Par ailleurs, le gouvernement rogne aussi régulièrement sur les allègements de charge et là encore là encore ce sont les entreprises qui payent. Ouais. Mais alors, on a quand même ce verou politique un peu indépassable hein, parce que sans majorité, c'est difficile de passer par autre chose que des hausses d'impôts pour faire baisser les déficit, hein.
Et c'est l'éternel problème, hein. Euh le gouvernement vient d'ailleurs de se réengager à la stabilité fiscale, hein, ce qui supposerait de rester en 2027 à 43,9 % de taux de prélèvement obligatoire comme en 2026 et donc de ne pas créer de nouveaux impôts, de ne pas augmenter les taux des impôts existants. Dans le peu d'informations que nous avons déjà sur le budget de l'État et de la SQ pour l'année prochaine, l'objectif de déficit par rapport à la richesse nationale est fixé à 4,9 %, soit une amélioration autour de 30 milliards d'euros par rapport au tendentiel de hausse de la dépense.
A priori, environ la moitié de l'effort, soit autour de 12 milliards, pèsera de nouveau sur nos entreprises. Très peu d'économies sont prévues et on constate déjà des renoncements. par exemple, on en avait parlé he le doublement des franchises médicales ou alors la désindexation des prestations sociales.
Quant à la question de la désindexation des retraites, on n' pas fini d'en parler. Bon, alors pour pas augmenter les impôts, il y aurait une formule he serait de partir sur une année blanche, c'est-à-dire en fait un gel des barês fiscaux, des prestations sociales, gel des dépenses aussi. Vous nous l'avez d'ailleurs souvent dit sur Europe, Agnèse.
Oui. Oui. Et c'est une piste mais ce n'est pas du tout ce qui semble être dans les tuyaux malheureusement.
Le premier ministre a écrit en fin de semaine dernière aux parlementaires pour leur mettre la pression pour qu'un budget 2027 soit adopté avec vraisemblablement pour objectif encore un mauvais deal de non censure comme pour 2026. Et de son côté, l'inspection générale des finances a été mandaté à Berliquer par A + B dans un rapport que la loi spéciale suite à une absence de vote du budget ferait prendre à la France de des risques majeurs et engendrerait une explosion du déficit. Le gouvernement est faible, n'assume pas un budget en mode année blanche et n'assumerait pas non plus d'activer tous les leviers réglementaires possibles sur le blocage des dépenses sociales si on se retrouvait de nouveau avec une loi spéciale.
Il n'y a plus d'ambition budgétaires pour 2027. À la veille des élections présidentielles, ce budget 2027, c'est vraiment celui de tous les dangers. Signature europe 1 Agnè Verdier Molig.
Merci beaucoup Agnès.