Faut-il s'inquiéter pour la ressource en eau cet été au Pays Basque ?
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:07OuverteRéponse directe
Faut-il s'inquiéter pour la ressource en eau pour les mois à venir pour cet été ?
- 0:38OuverteRéponse directe
La situation est conforme au normal de saison en quelque sorte ?
- 1:13OuverteRéponse directe
Les semaines à venir vont être déterminantes pour toute la période estivale ?
- 1:36OuverteRéponse directe
Sur quel indicateur est-ce que vous vous basez pour ce suivi régulier ?
- 2:00FerméeRéponse partielle
Est-ce que vous pouvez nous dire ce matin que l'alimentation en eau potable du Pays Basque est assurée quoi qu'il se passe pour cette période estivale ?
- 3:07OuverteRéponse directe
Un secteur qui pourrait être en difficulté. Vous parliez de 2022, moins 20% de précipitations par rapport à la normale cette année-là.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:43Invité politiqueFait
« 'est-à-dire que le comité s'est réuni le 21 mai dernier. »
- 0:50Invité politiqueFait
« les ressources sont conformes au nombre de saison que ce soit en ce qui concerne les nappes pratiques ou les cours d'eau. »
- 0:58Invité politiqueFait
« Le mois d'avril a été relativement sec quand même, même si cet hiver, il a plu pas mal, ce qui a permis de recharger l'ensemble de nos nappes. »
- 2:40Invité politiqueFait
« depuis la sécheresse de 2022, il y a eu beaucoup d'investissements qui ont été réalisés pour garantir cette alimentation en eau potable. »
- 2:46Invité politiqueFait
« en faisant, c'est-à-dire en augmentant nos capacités de réserve, de réservoir d'eau potable, mais aussi en faisant des interconnexions entre différentes usines d'eau potable. »
- 2:56Invité politiqueFait
« La plus importante étant l'interconnexion entre l'usine de la Nive et celle d'El Barron, 14 km de canalisation, qui nous permettent de secourir les différentes usines. »
- 3:26Invité politiqueFait
« depuis le 2023, c'est un plan sécheresse qui a été mis en place à l'agglomération pour anticiper ces situations de crise. »
- 3:33Invité politiqueChiffre
« qui s'est traduit ces dernières années avec une baisse de 6% de notre consommation d'eau potable. »
- 3:52Invité politiqueChiffre
« Au niveau national, chaque habitant consomme à peu près 150 litres d'eau par jour. Au Pays Basque, on est à 180. »
- 4:04Invité politiqueChiffre
« une minute de douche en moins par jour, c'est l'équivalent de 6% de notre consommation d'eau sur le territoire. »
- 4:14Invité politiqueFait
« Si je la porte en volume, c'est la consommation de la ville de Biarritz. »
- 4:54Invité politiqueFait
« Nous avons la station d'Archidoua qui est en haut de falaise, qui est aujourd'hui obsolète. »
- 5:25Invité politiqueChiffre
« Celle d'Archidoua a été dimensionnée pour 50 000 équivalents habitants. Celle-là passera à 75 000. »
- 5:37Invité politiqueChiffre
« la station actuelle traite 10 000 m3 d'eau usée par jour. La nouvelle traitera à 27 000. »
- 6:09Invité politiqueChiffre
« 45 millions d'euros, très important. »
Temps de parole
- Invité politique68 %
- Invité22 %
- Présentateur8 %
≈ 10,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Pays Basque,
premier
sur l'actu local au Pays Basque,
ici matin. Il est 7h45 sur ICI Pays Basque. Faut-il s'inquiéter pour la ressource en eau pour les mois à venir pour cet été ? A priori non, à en croire les conclusions du comité départemental de la ressource en eau qui s'est tenue en fin de semaine dernière en préfecture. Pour autant, les collectivités territoriales restent vigilantes. Notre invité ce matin, Yves Tussaud, c'est le vice-président de l'Agglo Pays Basque en charge de l'eau potable et de l'assainissement collectif, c'est Eneko Aldana Douat. Bonjour Eneko Aldana Douat. Oui,
bonjour. Vous êtes également, je le précise, le maire de Cibourg. Vigilance, c'est le terme qui ressort du comité départemental de la ressource en eau qui s'est tenue en fin de semaine dernière. La situation est conforme au normal de saison en quelque sorte ? Exactement.
C
'est-à-dire que le comité s'est réuni le 21 mai dernier. Donc les ressources sont conformes au nombre de saison que ce soit en ce qui concerne les nappes pratiques ou les cours d'eau. Pour autant, la vigilance est de mise.
Le
mois d'avril a été relativement sec quand même, même si cet hiver, il a plu pas mal, ce qui a permis de recharger l'ensemble de nos nappes. Et la météorologie de ces derniers jours aussi nous invite à la prudence.
Les semaines à venir vont être déterminantes pour toute la période estivale ? On
ne
peut pas anticiper la situation météorologique de cet été. Ce qu'on peut dire,
c
'est qu'aujourd'hui, en instant T, les ressources sont conformes aux normes de saison. Pour autant, il faut rester vigilant.
Il
y
a
un suivi quotidien qui se fait par rapport à notre situation de nos ressources et la tension sur la ressource. Sur quel indicateur est-ce que vous vous basez pour ce suivi régulier ? C'est-à-dire sur le renouvellement de la ressource via les différentes précipitations qu'on pourra avoir cet été et la tension qui se fait par rapport à la consommation d'eau, que ce soit par les habitants, les industriels ou les agriculteurs. C'est tout ce mélange qui fait qu'au final, on peut anticiper notre besoin ou notre manque en ressources.
Est-ce que vous pouvez nous dire ce matin que l'alimentation en eau potable du Pays Basque est assurée quoi qu'il se passe pour cette période estivale ?
Non,
je ne pourrais pas dire que quoi qu'il en... C'est-à-dire qu'aujourd'hui, tout est fait pour assurer au maximum l'alimentation en eau potable du Pays Basque. Pour autant, si on a un été qui est très sec, dans le kelp, c'est-à-dire au mois de juin, juillet-août, avec peu de précipitations, tout ça, aujourd'hui, il faut être sincère. On ne peut pas assurer à 100% qu'il n'y aura pas de restrictions. Ce qu'on peut dire qu'aujourd'hui, il n'y a pas raison de penser qu'il y aura des restrictions. Maintenant, comme je l'ai dit, il y a un suivi qui se fait de manière quotidienne.
Il
y a eu aussi, depuis la sécheresse de 2022,
il
y
a
eu beaucoup d'investissements qui ont été réalisés pour garantir cette alimentation en eau potable, que ce soit en faisant, c'est-à-dire en augmentant nos capacités de réserve, de réservoir d'eau potable, mais aussi en faisant des interconnexions entre différentes usines d'eau potable. La plus importante étant l'interconnexion entre l'usine de la Nive et celle d'El Barron, 14 km de canalisation, qui nous permettent de secourir les différentes usines.
Un secteur qui pourrait être en
difficulté.
Vous parliez de 2022, moins 20% de précipitations par rapport à la normale cette année-là. 100 000 bouteilles d'eau précommandées par l'agglo au Pays Basque. Les communes d'Ossès, Saint-Martin-d'Arossa, qui avaient été ravitaillées par des camions citernes au cœur de l'été. Il y
a
des enseignements qui ont été tirés de cet épisode
de 2022 ? Oui, c'est-à-dire depuis le 2023, c'est un plan sécheresse qui a été mis en place à l'agglomération pour anticiper ces situations de crise, qui s'est traduit ces dernières années avec une baisse de 6% de notre consommation d'eau potable, ce qui n'est pas négligeable, via des investissements très importants sur notre réseau d
'eau
potable. Il y a aussi encore un travail, je dirais, pédagogique à mener en parallèle aux investissements que va apporter l'agglomération, c'est sur la consommation d'eau. Au niveau national, chaque habitant consomme à peu près 150 litres d'eau par jour. Au Pays Basque, on est à 180. Donc on a encore une marge de manœuvre pour pouvoir essayer de baisser notre consommation d'eau potable. Juste pour vous donner un indicateur, une minute de douche en moins par jour, c'est l'équivalent de 6% de notre consommation d'eau sur le territoire. Si je la porte en volume, c'est la consommation de la ville de Biarritz.
Une
minute en moins d'eau pendant une douche, c'est jouable pour tout le monde, je pense. Ce n'est pas un
grand effort. 8 ans moins 10 sur ici, Pays Basque, nous sommes avec Enneco Aldana Douat. Vous faites partie de l'agglomération Pays Basque. Vous êtes en charge de l'eau potable et de l'assainissement collectif.
Autre sujet d'importance, c'est le traitement des eaux. Il y a un gros chantier qui est en cours à Saint-Jean-de-Luzes avec la construction d'une nouvelle station d'épuration. Quartier à Côtes, près de la voie ferrée, pour remplacer celle d'Archidoua, qui est plus que vieillissante et qui est largement menacée par l'érosion du trait de côte, cette station d'épuration va répondre très réellement en termes de volume et de qualité de traitement aux besoins du moment et des années à venir ?
Tout à fait. Nous avons la station d'Archidoua qui est en haut de falaise, qui est aujourd'hui obsolète, dans laquelle, il faut le dire, on a pris quelques retards sur cette modernisation. Donc aujourd'hui, une relocalisation de cette station d'épuration plus à l'intérieur des terres, parce que, comme vous l'avez dit, cette station, une était obsolète, deux étaient soumises au risque d
'érosion. Un jour ou
l'autre, elle va tomber.
Exactement. Donc les travaux de la nouvelle station d'épuration ont commencé il y a quelques mois avec une capacité de traitement qui sera plus importante. Celle d'Archidoua a été dimensionnée pour 50 000 équivalents habitants. Celle-là passera à 75 000.
Et
avec une capacité de traitement par jour qui va être multipliée par 2,5. Pour vous donner quelques chiffres, la station actuelle traite 10 000 m3 d'eau usée par jour. La nouvelle traitera à 27 000.
Ce qui peut éviter de lâcher de l'eau non traitée
? Ce qui diminuera, c'est-à-dire les versements d'eau non traitée en période de fortes précipitations.
Et
on estime que ces rejets vont diminuer de...
La
baisse sera 10 fois supérieure à ce qu'on a fait jusqu'à maintenant. Oui, montant des travaux, c'est une grosse enveloppe. 45 millions d'euros, très important.
Et juste un mot avant de nous quitter sur la qualité des eaux de baignade. Peut-être plus la question posée au maire de Cibourg. D'ailleurs, c'est une vraie question pour les eaux de la baie de Saint-Jean et de Cibourg. La configuration des lieux fait que vous n'avez pas beaucoup de solutions.
Ce qu'il faut savoir,
c
'est que la configuration des plages
est
très importante par rapport à la qualité des eaux. Une plage qui est ouverte est beaucoup plus à même à avoir
un
brassage de l
'eau
qui fait que la pollution se dilue plus facilement. Une plage qui n'a pas de cours d'eau, la même chose. Ce qu'il faut savoir, sur la baie de Saint-Jean-le-Cibourg, on a deux cours d
'eau,
l'Ontine et la Nivelle, qui se jettent sur une baie qui est pratiquement fermée. Donc c'est vrai que le brassage est moins important. Pour autant, des investissements importants ont été réalisés. La nouvelle station d'épuration de Saint-Jean-le-Cibourg a été inaugurée il y a un an et demi qui nous a permis d'améliorer les qualités des eaux de la Nivelle. Et nous avons aussi, là il faut le dire, un souci sur l'Ontine avec un poste de refoulement qui se trouve à Urugne qui souvent entraîne beaucoup de déversements.
Il
est en train de donner les fermetures sur la plage de Sokwa, Fort et Sokwa-Ontine.
Merci Néko Al-Nadoit d'avoir accepté l'invitation. Bonne journée à vous. Merci beaucoup.