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Podcast / conversationLCP (sur YouTube)· 18 mai 2020 14 minComplaisantFond programmatiqueÉconomie & entreprisesNumériqueSantéEnvironnement & énergie

Laurence Boone : le coronavirus, préfigurateur des transformations économiques ? |"Le Jour d'après"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 90 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Expliquez-nous votre rôle précisément quand vous travaillez concrètement aujourd'hui à l'OCDE ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'on peut maintenant mesurer l'ampleur de cette crise ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Parlez-nous de cette reprise : l'économie va-t-elle repartir progressivement ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui va se passer sur les prix quand il y a plus d'offre et moins de demande ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Quels sont les grands secteurs les plus pénalisés et les secteurs gagnants ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    L'Europe va-t-elle intervenir pour relancer l'économie ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00Laurence BooneChiffre
    « des milliers même des centaines de milliers de personnes vont se retrouver au chômage »
  • 8:00Laurence BooneFait
    « les activités où le numérique va aider un décollage »
  • 10:00Laurence BooneFait
    « le numérique peut être le lien entre tous est un accélérateur de beaucoup de choses »
  • 12:00Laurence BooneChiffre
    « on est à 115 % du PIB en France »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] on est où là dans mon salon j'ai vu que la présentation des perspectives économiques en mars de mon salon parce que j'étais aucun ennemi non bonjour laurence boone bonjour ni rien vous êtes là chef économiste de l'oscd eux c'est cet organisme qui conseille les dirigeants des des pays développés pendant cette crise sans précédent va en parler bien sûr c'est aussi cet organisme qui a mis en oeuvre le plan marshall après guerre avant de parler de cette crise expliquez-nous votre rôle précisément quand vous travaillez concrètement aujourd'hui alors que le cd vous avez vous avez maison a mis en place le plan marshall et puis a évolué en fait pour faire de conseil en politique économique auprès de ses pays membres qui sont moins qu'ils sont plus de près de 40 aujourd'hui notre rôle mais c'est dû rassembler des données de placement harmonisé de faire d un ami sur ce qu'elle veut dire sur la situation économique sociale mais aussi la santé l'agriculture le commerce ocde c'est très très diverses est un peu comme un gouvernement et ensuite d'extraire en fait les meilleures pratiques les meilleures politiques économiques qui sont mises en place dans chacun des pays pour en faire partager l'ensemble des gouvernements alors on va parler cette crise un le coup porté à l'économie par ce virus il est absolument colossal lui pour cent de récession rien que pour la france et les experts disent que ça sera sans doute beaucoup plus est-ce qu'on peut maintenant mesurer l'ampleur de cette crise est ce qu'on peut dire jusqu'où l'économie va s'effondrer ce qu'on peut mesurer aujourd'hui est à peu près en temps réel bien qu imparfaitement c'est le choc sur l'activité économique qu impose le confinement et donc sur la production et sur la consommation il est très important donc on a deux moyens de faire ça le premier c'est de regarder secteur par secteur de production ce qui marche et ce qui ne marche pas et quand on regarde ses ouailles quand même très important puisque et met à l'arrêt en fait à peu près un quart de l'activité économique de notre hui on peut aussi regarder ça de côté de la consommation ou même moi aujourd'hui on ne peut pas acheter tout ce qu'on achète normalement c'est très bon et quand on regarde de ce côté là c'est + 35 % de notre consommation qui en fait affecté par ça et après pour avoir l'ampleur de ce que ça veut dire sur l'année de croissance par exemple en termes de récession en fait on est obligé de faire des hypothèses sur le temps qu'on va passer en confinement ou certains secteurs vont rester en copinant concrètement ça veut dire que des milliers même des centaines de milliers de personnes vont se retrouver au chômage c'est ça alors il ya quelque chose qui est très frappant elle dans cette crise est qui et qui est encourageant c'est que la plupart des pays ont mis en place tout un système de soutien à la fois aux personnes et aux entreprises pour faire que ce choc qui conte respectifs horaires en fait on puisse y est de traverser sans trop de pertes de revenus pour les ménages et puis en en essayant de s'arranger pour que les entreprises n'est pas un problème de trésorerie de cash flow pendant cette période de confinement donc si on reste dans un choc limité avec deux mois et 82 progressivement reprendre une activité normale je ne dis pas qu'on va revenir au même niveau d'emploi exactement je vous dis pas que certaines entreprises ne vont pas avoir des difficultés et peut-être même faillite mais au moins on aura amorti le choc beaucoup évidemment si ça dure plus longtemps et dans certains secteurs comme le tourisme navigation la restauration ça va être un peu plus compliqué donc pour bien comprendre les mesures de soutien à la fois aux entreprises et aux salariés des différents gouvernements et la france en particulier peuvent permettre d'augmenter les chances à toutes ces personnes de garder leur emploi et à toutes ces entreprises au fond de reconnecter avec une activité à peu près normale après la craie absolument ici si on prend le secteur de la construction par exemple non il n'y a pas de raison qu après la crise arrêtez commandes de construction qui sont en général très longs gants s'arrête et comme les employés auront été au chômage partiel ça veut dire toujours dans l'entreprise et que celles ci ont pour eux ont pu bénéficier de reports de taxes de charges de crédit bancaire de garantie d'état en théorie elles sont capables de redémarrer à des doses mais non en pratique quand même on va pas redémarré exactement la même façon comme vous savez on va devoir mettre en place et dans les entreprises parfois ça va être compliqué des règles de distanciation sociales deviennent donc ça ça veut dire des équipes peut-être moins grande ça veut dire un poème pour la cantine de l'entreprise ça veut dire des questions sur elle et le transport en commun donc il ya quand même des chances qu'on repart pas enlever comme on dit souvent mais plutôt en ut très progressivement et puis certains secteurs qui ont été confinés et et ça pour le coup ça peut poser un des vraies questions sur la soul la viabilité de ces secteurs alors parlez nous de cette reprise vous nous dites un hub ça veut dire que en gros après le déconfinement l'économie va pas repartir qu'est ce que vous pouvez nous dire sur les comportements à l'est des consommateurs pour commencer on va pas se remettre à consommer à gogo après non je pense que vous lui avez raison en fait il ya deux il ya toujours ya deux effet on peut observer pour la consommation le premier c'est tout ne va pas rouvrir dans les mêmes conditions qu'avant vous avez par exemple tous les petits magasins de votre quartier toutes les règles de distanciation social ça va j'ai des sujets et puis à l'autre extrémité du spectre les grands centres commerciaux par exemple qu'il ya certains pays où les grands centres commerciaux de plus de 800 mètres carrés ne sont pas autorisés à la réouverture donc vous avez enfin et puis tant qu'on n'aura pas trouvé de traitement ou de vaccins vous et moi on aura peut-être moins lui de prendre à métro bondé traverser paris allait trouver la petite bojic d'oublier certains disent que la consommation ne pourra reprendre qu'à noël et qu'il faut qu'un choc comme noël pour que les gens au fond ait envie de consommer à nouveau et que d'ici là le traumatisme de la crise et du virus va affecter nos comportements alors à mon sens il ya deux il ya des choses effectivement l'anxiété qu'on fait avoir on est triste parce qu'on ne connaît pas très bien inciter les personnes à être resté plus chez elle clairement à prendre un avion pour partir en vacances à être un peu plus compliqué surtout dans des pays où on sait pas nécessairement sida le virus a été maîtrisée ou pas donc il ya tout cet aspect là et et si on pense qu'on va pas revenir à une situation à peu près normale avec un traitement avant 2021 oui il ya des chances que la consommation ne soit pas et les prix alors qu'est ce qui va se passer sur le pré les prix quand ya plus d'offres et qui a plus de demande les prix comment il repartit s'effondre with or not alors les prix c'est c'est peut-être une des questions les plus difficiles à appréhender et je pense que on peut la regarder de façon la première c'est si vous regardez en global en fait avec toutes les mesures de l'état on a à peu près tenu les capacités de production il n'y a pas trop de pertes on va on va supposer ni en entreprise ni en emploi est en revanche on a une consommation qui est moins élevé qu'avant mais si on a moins de consommation et autant de production il n'ya pas y avoir un effet à la baisse sur les prix mais dans certains secteurs par exemple l'agriculture si si on voit qu'il ya des tensions parce qu'il faut des travailleurs saisonniers pour venir récolter les fruits les légumes que ces travailleurs saisonniers sédikh sy de les faire venir tant qu'on a des restrictions sur le voyage voilà les prix peuvent effectivement quels sont les grands secteurs les plus pénalisées quels sont les secteurs gagnants alors les grands secteurs les plus pénalisés c'est tout ce qu'ils vont être affectés par des mesures de confinement et persistante et bien sûr le voyage il ya peu de chances que vous preniez un avion pour les états unis dans les deux mois qui viennent et du coup le tourisme et bien sûr tous qui aboie au tout ce qui nécessite aussi des rassemblements de beaucoup de personnes on a parlé des festivals culturels dans tout ce qui est loisirs ces créations culture sont des secteurs qui vont être a effectivement au filet et à l'autre bout du spectre on va voir tous les activités où le numérique va aider un décollage une expansion elles vont bénéficier entre guillemets de cette d'ailleurs ce qui peut être vraiment intéressant pour essayer à redémarrer très vite c'est d'équipé en logiciels de livraison simple toutes les petites entreprises tous les petits commerces qu'en fait tu allais pas pensé ou n'ont pas les capacités de faire et aussi toutes les zones rurales pour sexe pour s'assurer justement que ce numérique puisse aider le maximum d'entreprises et de peps on va numériser le monde après la crise alors l'europe l'europe va intervenir aussi pour relancer l'économie une fois que l'économie va repartir une fois qu'on va ressortir de ce confinement on se souvient des grands travaux de roosevelt juste après la crise de 1929 donc quoi il faudrait investir massivement pour relancer et surtout dessiné l'économie d'après alors ccis et c'est toujours la question est la plus difficile mais je pense qu'il ya quand même trois secteurs qui sont très intéressants à l'appoint pour accompagner voire accélérer la reprise et pour dessiner comme vous dites les contours du monde de demain le premier c'est le numérique le numérique peut être le lien entre tous est un accélérateur de beaucoup de choses donc on peut penser à équipées en numérique tous les territoires ruraux pour s'assurer que les personnes ont accès à l'éducation à la santé aussi avec l'été ou consultation pour permettre aux entreprises de dead plus intelligente pour avoir des outils de prévention santé aussi plus malin avec l'intelligence artificielle et surtout surtout pour faire des grilles de distribution d'énergie qui optimise entre la production et la consommation et ça c'est clé pour le déploiement des énergies renouvelables et ça c'est mon deuxième point je pense le deuxième champ très intéressant c'est s'assurer que cette triste quand on va investir dans une infrastructure ça va être des infrastructures vertes et respectueuse de l'environnement pourquoi parce que ces investissements sont lourds il met des années à se mettre en place on les fait tous les cinq dix ou quinze ans donc il faut vraiment content où va effet le dernier point c'est la santé vous pouvez nous dessiner comme ça concrètement en quelques mots cette économie et ce monde de demain d'ici à les deux cinq dix ans on produira plus près on mangera mieux et on bougera - on se déplacera - c'est ça l'idée je suis pas sûr il ya quelque chose qui est important dans ce que vous dites et je pense que plus on va rester dans une période de confinement va être important la pandémie va être toujours quelque part dans le décor donc on fait tant qu'on a maintenant plus la période pour avoir un traitement avec sa longue plus à modifier nos comportements de cessieu parce que c'est votre corps le bien ses mémoires et ça ça nous impacte forcément en revanche si on arrive à un traitement je pense qu'on va repartir assez ri et l'endettement sûr qu'il a pesé cet endettement colossal des états on est à 115% du pib en france sur les générations futures et a31 moyens en fait de gérer cet endettement le premier c'est augmenter les impôts mais ces dépenses auraient franchement augmenter les impôts je pense qu'on est on est on est très élevé il ya une chose sur les impôts qui part importante c'est de s'assurer que il soit ils contribuent à une certaine égalité une certaine justice et le sentiment que tout le monde participe à l'effort de reconstruction ensuite il ya l'inflation on en parlait tout à l'heure à court terme on n'en voit pas beaucoup mais à moyen terme si on voit baisser les capacités de production elle parodie et ça en fait c'est une espèce de taxes qui favorise les emprunteurs dont dépend des prêteurs mais qui est plutôt moins douloureuses on a fait beaucoup dans les années 70 la dernière chose et je pense qu'il faut être assez transparent et clair là dessus c'est une partie de ses dettes va rester sur le bilan des banques centrales et c'est aussi comme ça que sera ce support sap qu'avez vous appris de la gestion de cette crise qui va nous servir qui devra nous servir pour après alors là la chose la plus importante des deux choses répond - qui sont extrêmement importantes la première c'est la façon dont on regarde les risques c'est très très important de les intégrer beaucoup plus dans notre quotidien parce qu'on en aura d'autres y aura d'autres accidents y aura des accidents climatiques y aura d'autres accidents de santé donc pas regarder juste le climat où luce la santé ou juste la finance mais à voir je pense qu'on en manque une organisation qui fait le lien entre tous est capable de faire des scénarios de risque et d'alerté de façon suffisamment ford en impliquant la société en étant redevables devant le parlement c'est super impôts et puis la deuxième chose qu'on a pris presque rien de pourpre en place le contact humain on va là numérique mais franchement l'aspect social et d'ailleurs les négociations c'est ce qu'a fait des grandes religions c'est hyper merci infiniment merci laurence boone d'avoir accepté cet entretien à distance et à bientôt j'espère en face à face en chair et en os le pivot tunisien [Musique]