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AutreJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 13 septembre 2015 47 minAutoproduitMixte

Débat plan B - Intervention de Jean-Luc Mélenchon

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Présentateur

Il a été une des figures extrêmement importantes tribuniciennes de la bataille pour le non en 2005 du traité constitutionnel européen. C'est également le candidat des 4 millions de voix de la présidentielle de 2012. C'est le député européen grâce à qui la tribune que je citais tout à l'heure a pu être possible et grâce à qui ce meeting a pu être possible. J'invite maintenant Jean-Luc Mélenchon.

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Jean-Luc Mélenchon

C'est la surprise, hein ? Merci. Bravo à vous autres dehors qui avez la patience de suivre le meeting sous vos parapluies. Un grand salut à vous. Mes amis, je ne commencerai pas ce que j'ai à vous dire après ceux qui m'ont précédé à cette tribune. Je sens d'abord en votre nom à tous saluer avec émotion Mme Simen Mohamed, co-présidente du Rojava et de Kobané, capitale de la lutte contre les fascistes du Daesh. Et saluer Mme Leila Boran, représentante des femmes yézidistes martyrisées par le Daesh.

Une fois de plus, mes chers amis et camarades, cette fête de l'humanité à qui je veux adresser les remerciements les plus chaleureux et les plus profonds aura été un moment important de notre histoire collective. C'est ici que nous avons posé les premières pierres de notre front de gauche. C'est ici que nous avons vécu ensemble tous les épisodes de notre construction politique.

Ce qui n'est pas seulement à vocation nationale, et j'espère qu'aujourd'hui, davantage que jamais, vous aurez réalisé à quel point vous n'êtes pas seulement les protagonistes de je ne sais quelle élection locale, mais les protagonistes de la grande histoire avec un H majuscule, celles que font les femmes et les hommes qui se sentent une responsabilité vis-à-vis de l'intérêt général humain. Vous êtes des Européens, vous êtes des citoyens du monde. Le monde est à la bascule et il dépend de ceux que vous allez faire, qu'ils tournent d'un côté ou qu'ils tournent de l'autre.

Souvenez-vous que chacun d'entre vous est personnellement responsable de l'issue que nous allons donner aux événements, selon que nous nous engagerons avec force ou courage, ou bien que nous nous réfugierons dans les pleurnicheries et les bisbilles politiciennes. Quel étrange jour que celui-ci et vous autres, les rouges, toujours le cœur plein d'allégresse, plein d'enthousiasme, prêt à pardonner toutes les fautes du passé. Je vous ai vu, vous avez applaudi en secrétaire général de Travaïs, voilà qui est nouveau. Mais vous avez raison, car à chaque fois que passe une hirondelle, il faut, pour continuer le combat, croire qu'elle annonce le printemps.

C'est du Laibourg parti, qui est parti la pourriture du blairisme, qui a ravagé tout le mouvement progressiste européen. C'est les papiers Blair-Schreuder, pour humilier les travailleurs allemands, citadelle de la classe ouvrière européenne la plus organisée du vieux continent. C'est Blair faisant son papiers avec Schreuder et ensuite avec papa Andréou et tous ces capitulards qui ont humilié tous les travailleurs d'Europe et fait que dix ans après leur passage, la situation de la classe ouvrière du vieux continent est pire qu'après la guerre. Voilà leur responsabilité devant l'histoire. Voilà ce que nous n'avons pas voulu accepter. J'étais heureux que vous applaudissiez.

Oscar Lafontaine, tout à l'heure, qui est reparti à son train. Mes amis, voilà de quelle trempe nous avons besoin. Cet homme a refusé de suivre Schreuder. Il a démissionné de son poste et créé D-Link. D'où est partie l'impulsion qui nous a permis ensuite de créer le front de gauche ? Nous sommes à chacune des étapes les héritiers et les enfants d'une histoire bien plus large que celle que nous avons accumulée dans notre pays. Vous avez entendu ces hommes vous parler tout à l'heure. Ce sont des ministres des finances de leur pays. Alors je demande qu'on fasse le bilan. Raison contre raison, programme contre programme.

Pourquoi faudrait-il croire ceux qui ont mis en œuvre un programme qui a partout échoué, créé la misère et la déchéance morale et sociale de tant de millions de personnes, plutôt que ces hommes-là qui ont fait la proposition d'un autre chemin ? La raison est de notre côté. La raison, pas l'idéologie. La raison, nous ne présentons pas un plan pour notre pays. Nous ne présentons pas un plan pour la gauche. Nous présentons un plan conforme à l'intérêt général des 450 millions de personnes qui habitent à l'intérieur de l'Union européenne. Il faut avoir la tête dans les étoiles pour être capable de marcher dans la boue. Voilà la tâche politique.

Mais vous devez être vigilant et moins naïf souvent. Si vous voulez bien comprendre, quand bien même vous dites vous et vous l'êtes chacun, chacune, des personnes raisonnables, que vous avez assez vécu les uns et les autres pour savoir que dans l'existence, il faut toujours, à un moment ou à un autre, faire un compromis, pour que le compromis soit viable, il faut d'abord qu'il y ait un rapport de force. Sans rapport de force, on ne signe pas des compromis, on signe des capitulations. Et maintenant, essayez de comprendre, en rembobinant le film de votre propre histoire, ce qui s'est passé. La construction de l'Union européenne telle qu'elle a été rêvée est morte.

L'Union européenne est un cadavre politique pour nous. Pour les puissants et les importants, c'est une camisole de force pour tenir enfermés les peuples et contenir leurs mouvements. Mais nous, nous qui sommes l'histoire, nous qui incarnons la volonté de paix qui a animé nos prédécesseurs, femmes et hommes, dans l'histoire, qui avons voulu l'Europe pour que ce soit la paix, nous qui l'avons voulu depuis la grande révolution de 1789, nous qui l'avons voulu, à la suite de Victor Hugo, qu'il a tant de fois appelé de ses voeux ces États-Unis d'Europe. Pour nous, l'Europe que nous voulions ne peut pas être l'Union européenne que nous avons sous les yeux.

La monnaie unique à laquelle nous pourrions aspirer, ça ne peut pas être l'euro qui est aujourd'hui, purement et simplement, une cage où enfermer et faire mourir tous nos rêves, toutes nos espérances, y compris jusqu'au plus légitime. Regardez le retournement de situation, regardez en face comment on vous perde, on vous trompe, on vous enfume, on vous ment. Aujourd'hui, on vous montre des milliers de réfugiés et l'on appelle à votre bon cœur que vous avez immense et bien connu, car vous, vous êtes du camp de ceux qui tendent toujours la main à celui qui tombe, à celui qui ne sait pas comment avancer plus loin. Mais vous n'êtes pas dupe de cette comédie. Pourquoi ne parle-t-il que d'accueil ?

Pourquoi ne parle-t-il jamais des causes du départ de ces milliers de gens ? Et les causes du départ de ces milliers de gens, c'est l'agressivité de l'Union européenne. Oui, qui est responsable des guerres auxquelles elle participe et qui est responsable d'imposer à tous les pays de l'Afrique subsahélienne des contrats absolument léonins qui ruinent les économies locales et mettent en mouvement des millions de gens. Mais je vous prie, je vous prie de ne pas vous contenter de regarder au loin des réfugiés plus ou moins exotiques. Je voudrais vous rappeler les conséquences sur les Européens eux-mêmes de cette politique.

Car pour l'instant, le plus grand mouvement de population que nous ayons eu à vivre, nous les Européens, ce n'est pas à l'arrivée des Syriens, ce n'est pas à l'arrivée des Érythréens, c'est le départ de 500 000 Grecs de leur pays, partis de force, dont 120 000 en Allemagne, où l'on s'est frotté publiquement les mains de voir arriver de la main-d'œuvre de haut niveau de qualification, comme il se frotte les mains de voir arriver ces Syriens qui parlent tous anglais, puisque vous les voyez à la télévision, vous expliquez leur malheur, ce qui signifie qu'ils appartiennent à la classe moyenne formée et instruite de ces pays qui se trouvent donc privés de leur élite.

500 000 Grecs, 1 million d'Espagnols ont dû quitter leur patrie en moins de 10 ans en raison des politiques de l'austérité. Voilà les plus grandes vagues de migration, tant et si bien que l'Europe et son hypocrisie rejaillit sur le monde entier avec un rire amer de la part de nos amis d'Amérique latine. C'était vos moralesses qui dit « L'Europe ne cesse de nous envoyer des immigrés et de repousser les nôtres, si bien qu'ils passent leur temps à inventer des législations contre les gens qui cherchent du travail tandis que nous passons notre temps à essayer de faire des législations qui leur en donnent ici. » Voilà ce qui se passe. Voilà ce qui conduit inexorablement à la catastrophe.

Car sur cette pente il ne peut y avoir qu'une catastrophe. Vous savez que je n'aime pas peindre le noir sur le noir. Je ne suis pas un orateur qui compte sur le fait que les gens ont tellement peur que ça les motive. C'est tout le contraire. Je voudrais vous dire que chaque défi qui nous est lancé est une opportunité pour inventer et créer et passer à autre chose de plus puissant mes camarades et amis. Eh bien le défi est tellement grand que nous avons devant nous une opportunité géante d'inventer quelque chose de radicalement nouveau et il faut s'y mettre. Mais vous d'abord devez comprendre que la condition numéro un c'est la démocratie.

Si l'on fait l'Europe contre les peuples on a déjà essayé de le faire de nombreuses fois ça échoue. Eh bien là nous avons une série à répétition de coups de force contre la démocratie. Peut-être que vous l'avez présent à l'esprit mais peut-être que d'autres ne l'ont pas. Tout a commencé lorsqu'en 2005 on nous a remis sur la table un projet de constitution qui réunissait tous les anciens textes qui avaient fondé l'Union européenne. Au terme d'un chantage inouï il avait été dit aux Français que s'ils rejetaient le traité constitutionnel ils rejetaient toute la méthode de construction européenne qui avait prévalu. Eh bien les Français ont rejeté le traité constitutionnel.

C'est un avis extrêmement clair qu'ils ont donné. Et ensuite le président Sarkozy est fraîchement élu a trahi le peuple français qui avait voté non en lui faisant croire qu'il avait voté oui et c'est le traité de Lisbonne. Après quoi le suivant est arrivé et il avait promis que l'on renégocierait le traité budgétaire vous vous en souvenez. Le traité budgétaire c'est la camisole de force dans laquelle nous sommes en train de mourir. Et vous vous souvenez de moi pauvre diable en train d'essayer d'expliquer à Montpellier pendant 20 minutes en quoi consistait le mécanisme européen de stabilité financière et vous me regardiez en disant bon peut-être qu'il va nous parler d'autre chose pour finir.

A l'époque la France entière avait un sujet de débat absolument extraordinaire la viande halal. Voilà de quoi on parlait au lieu de parler de ce qui allait nous toucher directement. Eh bien mes amis souvenez-vous de quelque chose. C'est parce que la démocratie a été violée à deux reprises. parce que François Hollande candidat avait promis de réviser le traité budgétaire. Maintenant changez de casquette un instant. Et imaginez-vous que vous êtes madame Merkel.

Alors elle voit arriver un président français son peuple a voté non et il lui dit ben c'est pas grave on va dire que c'est oui on coupe tout en morceaux on le jette en l'air et comme ça retombe on le colle et ça fait le traité de Lisbonne.

Alors elle le regarde elle se dit mais il est drôlement agité ce type qui nous dit que les français ont dit oui alors qu'ils ont dit non arrive le suivant qui a dit on va renégocier tout il arrive bonjour madame comment ça va ça va alors il lui dit en allemand c'est tout ce que vous avez à me dire oui oui ah si il faut un plan de relance et l'Europe entière d'apprendre que François Hollande a obtenu un plan de relance de 120 milliards dont 60 qui existaient déjà dans le budget européen et 60 autres à trouver par emprunt alors évidemment on lui a dit oui oui oui toute l'Europe se moquait des français ils ont cru que c'était nous qui étions d'accord avec cette comédie et si vous voulez savoir à quel point c'est une comédie vous vous imaginez 120 milliards d'euros le banquier central il a rien demandé à personne et il a décidé de mettre 1000 milliards d'euros sur la table dont aucun d'entre vous a jamais vu la couleur parce que c'est reparti directement des banques la banque centrale aux banques particulières lesquelles ont tout remis immédiatement dans la bulle financière il n'y a pas un seul boulot qui a été fabriqué dans toute l'Europe une seule machine avec cet argent voilà ce qu'est cette Europe une mystification permanente alors vous autres rentrez en vous-même combien de fois vous avez pensé que j'étais exagéré combien m'ont dit oh quand même c'est une violence symbolique ah bon et quand le banquier central a décidé de couper la liquidité à Chypre tout petit pays mon camarade François Delapierre avait traité P.A.C.

Cendre Moscovici de salopards pour avoir accepté ça et moi et moi j'avais dit que Moscovici ne parlait plus la langue française mais la langue de la finance et vous savez qu'ils ont trouvé à me répondre que j'étais devenu antisémite voilà le niveau du débat dans ce pays voilà comment on nous parle quand on pose des vrais problèmes et bien à Chypre on est passé de la violence symbolique à la violence la plus directe et ça mes amis mes camarades dans n'importe quelle autre région du monde couper les liquidités d'un pays l'empêcher d'accéder à sa ressource c'est un acte de guerre et bien c'est un acte de guerre qu'a posé la BCE contre Chypre et c'est un acte de guerre qui a été posé contre la Grèce c'est un coup d'état financier ce n'est pas de la violence symbolique voilà voilà dans quelles conditions Alexis Tsipras a négocié camarades amis moi je ne donne pas de leçons les événements sont tellement frais le 5 juillet nous étions dans la rue et nous chantions des chansons il y en avait une peut-être que vous vous en rappelez le couplet c'était Elondibis Elondibis Elondibis Varoufakis Tralalalair Tralalalair Allez Elondibis Elondibis Elondibis Varoufakis Une semaine après il signe pas lui notre camarade Tsipras nous nous ne donnons pas de leçons nous avons d'abord protesté contre cette décision parce que ce n'est pas une décision libre quand 18 personnes vous retiennent pendant 17 heures pour négocier de manière hostile contre vous et vous arrachent un document dans lequel on fixe jusqu'au prix du lait de la viande et du pain c'est tout simplement une humiliation qui a été faite ce n'est pas un accord libre l'accord de Tsipras est pas plus libre l'accord de Tsipras n'est pas plus libre que n'est l'accord des malheureux camarades qui ont dû accepter de passer de 35 à 39 heures ce n'est pas un accord libre que l'accord qui est gagné avec un revolver sur la tempe cette violence elle est en marche à chaque instant de quel droit l'Eurogroupe décide que la Grèce doit sortir de l'euro il n'y a aucun règlement qui permette ou qui imagine qu'un pays puisse être expulsé de l'euro je tiens à vous le dire et à vous le rappeler de la même manière l'eurogroupe n'a aucune réalité institutionnelle de la même manière et la preuve nous en avons de la part de l'eurogroupe lui-même parce que quand ils ont chassé Yanis Varoufakis de la Réunion Yanis Varoufakis a dit mais pourquoi vous m'expulsez alors que mon pays est membre de la zone euro et on lui a répondu l'eurogroupe n'a pas de statut le président dessine ce qu'il veut et toi tu sors voilà comment ça s'est passé alors alors où sont les beaux joueurs de violon sur l'europe qui nous protège avec son gros revolver sur notre temple l'europe démocratique où l'on tabasse ceux qui ne sont pas en état de se défendre c'est ça leur europe et il faudrait que nous sous la pression intimider nos versions de chaudes larmes de joie dès qu'on nous dit Europe et vous avez l'improbable président de la république française qui déclare qu'il a trouvé une grande idée il va faire un gouvernement économique et aussitôt la nuit vous vous relevez très saillant dans l'égresse un gouvernement économique que n'y avait-on songé jusque là ça fait 20 ans que le parti socialiste répète ça et naturellement immédiatement les allemands ont dit qu'est-ce que c'est que cette histoire nous n'en avons pas du tout l'intention et si jamais vous voulez faire un gouvernement économique ça sera pour appliquer le traité budgétaire européen et de toute façon ce gouvernement il existe déjà ça s'appelle la commission européenne à laquelle chaque nation doit aller présenter son budget avant de le faire passer devant son propre parlement voilà voilà le seul idéal qu'ils ont à nous proposer avec un parlement s'il vous plaît on trouverait une nouvelle assemblée à créer et qui aurait immédiatement le droit d'être d'accord est-ce que ça ne serait pas des votes magiques oui tout le temps d'ailleurs ils ne savent même pas quelle est la question posée comme a dit monsieur Juncker quelle que soit la question la réponse est oui oui oui oui oui eh bien nous sommes nombreux à savoir que des fois dans la vie on commence mieux en disant non en tout cas nous avons eu la formule donnée par monsieur Juncker lui-même il a dit il n'y a pas de décision démocratique contre les traités européens ce jour-là le président de la commission vous a dit noir sur blanc si je peux m'exprimer de cette manière ce que vous n'osiez pas vous dire votre patrie républicaine qui a refusé le droit de veto à Capé se les fait ramener par la fenêtre de la commission européenne qui a un droit de veto sur votre budget et votre patrie n'est plus un pays indépendant mes amis la liberté de dire oui n'a de sens que si l'on peut dire non et pour pouvoir dire oui ou non il faut être maître de sa liberté et c'est ce qu'on appelle l'indépendance je suis un indépendantiste français je suis un indépendantiste pour tous les peuples d'Europe cela signifie que c'est l'autre manière d'appeler la souveraineté la souveraineté ça commence dans le coeur de chacun d'entre vous quand vous décidez par vous-même ce que vous voulez devenir vous-même dans les petites comme dans les grandes choses la souveraineté c'est le premier acte qu'un groupe humain pose pour contrôler ses membres et le territoire sur lequel il vit comme on l'apprend en anthropologie la souveraineté c'est la possibilité que le peuple décide tout entier et c'est parce qu'il a décidé tout entier que ce qu'il a décidé s'applique à tous la légitimité démocratique vient du fait que l'on décide par soi-même et que l'on décide tous or là ne décide que quelques personnes 28 dans une réunion de la commission européenne présidée par monsieur Juncker la condition de la récupération de l'idéal européen est que la France récupère son indépendance j'ai dit la France est-ce que ce serait un projet exclusivement français mes amis parce que j'ai dénoncé le rôle du gouvernement allemand avant tout le monde ce qui me valut des commentaires pas toujours très agréables depuis beaucoup ont réalisé que j'avais raison on voudrait faire de moi un germanophobe quand bien même celui avec qui je marche la main dans la main depuis les origines de mon parti est en allemand Oscar Lafontaine et quand bien même nous sommes unis avec toutes les forces qui combattent l'oligarchie et la direction du gouvernement CDU-CSU en Allemagne c'est-à-dire Die Linke non mais je veux pour mon pays ce que je veux pour les autres et nous avons besoin de faire valoir l'irréductible volonté qui est la nôtre si nous voulons être entendus je vous ai dit qu'il faut créer des rapports de force je suis obligé d'élever la voix mes amis mes camarades parce que j'aspire à gouverner ce pays avec autant que vous et avec vous et je veux que l'on sache au-delà de toutes les frontières que je ne céderai jamais à rien j'ai besoin qu'on le sache j'ai besoin qu'on le sache j'ai besoin que l'on sache que s'il leur est arrivé de pouvoir menacer Alexis Tsipras parce que l'économie de la Grèce c'est 2% de l'économie européenne on ne pourra pas menacer un dirigeant français qui résiste parce qu'il représente 18% de l'économie européenne c'est-à-dire à peu près autant que celle de l'Allemagne et comme l'a dit tout à l'heure Yanis Varoufakis je vous rappelle que si l'on nous cherche trop de poux dans la tête il est toujours possible de dire eh bien nous cessons de payer parce que comme l'a dit Yanis Varoufakis tout à l'heure si le gouvernement grec avait dit écoutez ça fait 5 mois qu'on parle avec vous ça fait 5 mois que vous essayez de nous humilier eh bien maintenant que voulez-vous nous sommes de braves gens mais nous ne pouvons pas payer car il ne nous reste déjà plus que la peau sur les eaux et c'est la peau que vous voulez enlever à ce moment-là je fais le pari qu'ils auraient cédé pourquoi ?

parce que la banqueroute grecque signifiait la mise en mouvement du mécanisme assurantiel européen c'est-à-dire le mécanisme européen de stabilité financière et quand l'assurance se met en mouvement c'est elle qui paye ce qui voulait dire que si les grecs avaient fait banqueroute il y en avait pour 40 milliards pour la France et 60 milliards pour les allemands figurez-vous que ni les uns ni les autres n'avaient intérêt ni envie de payer une telle somme c'est dire que si ils n'avaient pas signé ils se seraient trouvés en situation de banqueroute et alors vous auriez vu que tous ces gens seraient devenus très réalistes ils auraient dit certes nous reconnaissons que 80% de la dette grecque est dorénavant dans des mains publiques elle est dans les mains de la banque centrale européenne dans les mains du mécanisme européen de stabilité financière c'est-à-dire du papier du papier mes amis et camarades et ils auraient dit et bien voilà cette dette-là nous allons la porter à la banque centrale européenne et la banque centrale européenne aurait regardé c'est très intéressant et l'aurait foutu à la poubelle parce que tous ces milliards ont cessé d'exister depuis longtemps ce sont des jeux d'écriture qui reposent sur des rapports de force politique des rapports de force mes camarades voilà pourquoi je lève la voix il vient de vous le dire ceux qui croient que la monnaie est une institution apolitique qu'elle est en dehors des relations sociales et politiques sont des rêveurs ça n'existe pas c'est seulement fait pour vous berner et vous faire croire à des choses comme par exemple quand vous allez à la banque ballot que vous êtes vous croyez qu'ils vous prêtent de l'argent qu'ils ont parce que vous quand vous vous prêtez à votre voisin c'est bien votre argent mais l'argent qu'ils vous prêtent ils ne l'ont jamais eu ils attendent que vous ayez construit la maison ou acheté la voiture pour que derrière les billets de banque il y ait une contrepartie matérielle bon c'est un peu compliqué mais je crois qu'il va falloir que tout le monde comprenne ça vous devez devenir des savants de la théorie matérialiste de la monnaie vous devez comprendre parce que quand la lutte va commencer pour ce pays ça ne va pas reposer sur une ou deux personnes ça va reposer sur des millions de gens qui doivent être éduqués préparés à la résistance parce que pour résister il faut être fort moralement il faut être instruit il faut être cultivé vous devez apprendre vous devez lire vous devez enseigner à ceux qui ne savent pas et ceux qui ne savent pas doivent poser la question à ceux qui savent jusqu'à ce que vous sachiez tous parce que c'est à ce prix qu'on mène des luttes de masse mes camarades vous avez entendu plan B mais il faudrait pas que ça vous fasse sauter une lettre il y a le plan B et puis il y a le plan A le plan A c'est le plan des gens raisonnables moi et d'autres ici on vient et on dit écoutez faisons le bilan la politique que vous appliquez on va pas faire une critique idéologique on se connaît nous sommes des partageux vous êtes des radins et des égoïstes c'est pas la peine d'en parler regardons les résultats il n'y a rien qui marche c'est le chômage partout le seul sujet de satisfaction que vous avez c'est de dire l'Allemagne exporte des voitures et des machines outils et nous nous devrions nous réjouir d'exporter je ne sais quoi mais on s'en fout figurez-vous ce qu'on veut c'est être ici heureux avec les choses simples que nous demandons de l'éducation de la sécurité sociale s'occuper de nos anciens s'occuper de nos enfants nous avoir des vacances peut-être comme des bêtes à vivre pour travailler voilà des choses simples et on est d'accord pour partager vos milliards puisque nous on les a pas on est d'accord pour partager vos millions puisque vous vous pouvez un jour dire ah ben je touche 16 millions pour m'en aller comme le patron d'Alcatel alors celui-là il a juste ruiné sa boîte il a détruit un bijou de l'industrie française il s'en vend il lui donne 16 millions tout le monde crie il dit bon allez allez c'est bon bon j'en prends que 8 8 mais pourquoi 8 et qu'est-ce que c'est que ce genre de type qui renonce à la moitié de sa paie lequel d'entre vous est prêt à faire ça à personne aucune personne normale qui a gagné son argent honnêtement on renonce à la moitié de son salaire ça n'existe pas alors s'il accepte de le partager en deux ça veut bien dire que c'est lui-même qui ne l'a pas gagné honnêtement la preuve c'est qu'il le donne facilement je reviens à notre affaire le plan A c'est le plan des gens raisonnables faisons votre bilan rien ne marche nous avons une autre proposition et déjà nous les français si nous sommes majoritaires à l'élection nous dirons voilà la France est liée par des traités je vous prie mes chers camarades de faire de la politique sérieusement la France a signé des traités elle honore les traités qu'elle a signés et les autres pays ont traité ont signé des traités avec nous et nous demandons qu'ils les appliquent par conséquent pour nous défaire d'un traité auquel nous avons consenti démocratiquement par nos assemblées il nous faut un mandat du peuple et bien si nous voulons revenir sur les principaux aspects inacceptables du traité budgétaire nous devrons consulter le peuple français exactement comme Tsipras l'a fait sur le mémorandum sauf que moi c'est pas sur un mémorandum que je propose qu'on vote mais sur le fait qu'on sorte d'un certain nombre des dispositifs européens et on fera des remarques de bon sens on va leur dire écoutez avant qu'il y ait l'euro avant qu'il y ait votre magnifique traité budgétaire avant qu'il y ait votre sublime politique économique qu'est-ce qu'on faisait on faisait Airbus et vous nous en parlez sans arrêt d'Airbus sauf qu'avec les règlements actuels on ne pourrait pas faire Airbus parce que Airbus a eu reçu des avances sur recettes pendant des années et de la même façon on a fait la fusée Ariane vous êtes là à faire des gargarismes avec la fusée Ariane la fusée européenne parce qu'il y a des décalcomanies de tous les pays collés dessus ah ça vous plaît d'en parler sauf qu'on n'aurait pas fait la fusée Ariane avec le traité budgétaire actuel parce que la société qui est produit Ariane a bénéficié d'avances sur retrait sur recettes et aujourd'hui c'est 50% du marché mondial des satellites vous voyez mes amis mes camarades ce que j'essaye de vous dire c'est que notre approche des problèmes n'est pas une approche purement idéologique même si nous avons des raisons idéologiques d'être en mouvement c'est une approche rationnelle leur machin ne marche pas très bien alors on leur explique ça ça dépend qui va l'expliquer il y a des gens qui sont plus ou moins crédibles quand ils élèvent la voix il y en a qui ont un cœur de mouton et c'est pas fameux parce que ça se voit on les entend bêler de loin et puis d'autres qui sont faits d'une autre tremble à partir de là il y a deux attitudes possibles la France est le deuxième territoire la deuxième population et bientôt la première population du vieux continent ou bien on discute raisonnablement avec la France ou bien on a décidé de l'offenser je sais parfaitement bien qu'il y a dans le gouvernement allemand de madame Merkel de la CDU CSU un parti qui travaille à cette idée très géopolitique qu'en poussant tout le monde à bout et en particulier en poussant la zone euro jusqu'à l'explosion de manière à en éjecter ce qu'ils appellent le Club Med le Club Med c'est les pays de la Méditerranée voyez l'arrogance de ces petits prétentieux d'appeler le Club Med qui est le Club Med je vous prie la France seconde économie du continent l'Italie troisième économie du continent l'Espagne quatrième économie du continent autrement dit les bureaucrates de la CDU CSU de madame Merkel considèrent comme le Club Med leurs principaux concurrents sur le territoire de l'Europe voilà la vérité et ces gens là se sont mis dans la tête que s'ils faisaient exploser la zone euro alors ils reconstitueraient une zone marque peu importe comment elle s'appellerait faites d'un côté des esclaves et des supplétifs qui viendraient des pays de l'Europe de l'Est et en particulier de l'Ukraine où l'on peut payer un travailleur à 100 euros quand un chinois coûte 130 et qu'avec cette masse de main d'oeuvre à bas prix dont on assemble les pièces ensuite en Allemagne cette Allemagne serait encore plus forte pour être une puissance exportatrice et ils le pensent d'autant plus fort et avec d'autant plus de virulence qu'ils sont en train de préparer le grand marché transatlantique l'accord TAFTA qui devrait unir les Etats-Unis d'Amérique à la zone commerciale de l'Europe et que dans cette union naturellement les uns tireraient mieux leur épingle du jeu que les autres les grandes sociétés de la chimie industrielle allemande les producteurs de voitures de machines outils les fermes des mille vaches et toutes les autres horreurs comme la limite qui empoisonne toute l'Europe et ainsi de suite par conséquent je vous demande bien à chacun de comprendre ceci ne limitez pas le débat à la question de l'euro il faut que vous fassiez de la géopolitique que vous preniez tous les aspects du problème en même temps comme on vous l'a dit tout à l'heure ce n'est pas forcément simple vous devez prendre tout ça en même temps pour comprendre que l'euro est en quelque sorte le point d'aboutissement l'endroit où se nouent les petits fils qui mènent au traité budgétaire au mécanisme européen de stabilité budgétaire au à l'OTAN et à l'alliance militaire avec les Etats-Unis d'Amérique à TAFTA tout ça est en tout ce n'est pas l'euro dont il faut sortir c'est de la camisole de force globale dont l'euro est la fermeture éclair et pour ça peut-être peut-être que je vais décevoir quelques-uns d'entre vous ne m'en veuillez pas c'est mon c'est mon travail c'est mon devoir de me dire comment je m'y prendrais si c'était moi qui devais le faire et je ne me vois pas comme un professeur d'université en train de faire ses cours qui est une activité extrêmement importante mais où l'on dit des choses qui peuvent rester abstraites il s'agit de mener un grand peuple de 65 millions de personnes dont l'application politique peut changer l'histoire de l'Europe si nous les français nous décidons d'agir autrement à l'égard de l'Union européenne nous devons le faire en ayant une proposition qui permet à tous les peuples de sortir par le haut parce que notre voix est puissante et nos moyens sont puissants tout à l'heure Yanis a bien parlé il dit il faut faire assez peur pour plus avoir besoin de faire peur nous on est au courant on a un système qui s'appelle la dissuasion nucléaire personne n'a envie d'appuyer sur le bouton je vous le garantis mais il vaut mieux que tout le monde croit qu'on en est capable parce que c'est à ce prix là que personne ne nous agresse et bien nous nous devons avoir ce comportement qui commence par des propositions raisonnables celles que je vous ai faites et qui n'a pas peur si on lui dit non de dire dans ces conditions nous ne serons pas autre chose qu'un peuple libre c'est ça le plan B et sur le plan B vous le savez il y a des thèses différentes maintenant il faut les discuter voilà ce grand moment qu'est cette fête de l'humanité c'est que pour la première fois depuis tant de mois j'ai envie de dire tant d'années alors qu'il existe des structures bien sûr et je veux les féliciter du travail qu'elles font comme le parti de la gauche européenne mais tout le monde n'y est pas il en ment et puis nous n'avons pas su nous coordonner je vais vous dire c'est très dur de se coordonner une fois qu'on est au pouvoir vous vous en doutez tous on ne peut plus se téléphoner vous savez pourquoi on ne peut plus se téléphoner parce qu'on est écouté je ne peux pas téléphoner à Varoufakis ministre de l'économie lui dire alors ça y est tu as prévu le grexit tu as prévu la monnaie en bis alors il me répond oui oui t'inquiète pas n'est pas de soucis on a tout prévu il y a tant de millions bien sûr que non on ne peut pas s'envoyer de mail si bien que nous voilà revenus autant des pigeons voyageurs et des porteurs de nouvelles c'est donc d'une autre manière qu'il faut se préparer il faut se préparer psychologiquement à tenir bon à ne pas céder à ne pas avoir peur à être rempli du sentiment de la puissance que nous incarnons du fait de notre nombre et de notre savoir-faire il faut être plein de la force que nous n'avons pas peur de la révolution citoyenne nous n'avons pas peur de déclencher des phénomènes qui traverseront toute l'Europe par notre propre énergie il ne faut pas avoir peur il faut avancer avancer avancer avancer encore c'est ça le plan B on ne s'aide jamais bon cette fois-ci ça y est vous avez tout compris et bien on se retrouve on se parle c'est un moment pour moi important la politique c'est fait de rencontres humaines ne croyez pas ceux qui vous disent comme à l'ancien temps cette politique désincarnée impersonnelle on ne disait jamais je on disait toujours on on ne disait jamais nous on disait le parti et on avait raison on avait le coeur qui augmentait parce qu'on se sentait fort de tout ça mais on sait bien qu'avec des méthodes pareilles à la fin on finit par oublier à qui on parle on ne voit plus que des pions des numéros des nombres il est important de rencontrer des hommes qui ont l'expérience du refus c'est très important que c'est de là et l'autre Oscar Lafontaine quand il a fallu quitter le parti socialiste et fonder le parti de gauche avec des camarades qui d'ailleurs n'y avaient jamais été je suis allé voir de nombreuses reprises Oscar Lafontaine je vais vous dire pas seulement pour parler de politique pour parler entre hommes qu'est-ce qui allait se passer à quoi je devais me préparer qu'est-ce qui allait m'arriver comment je serais traité et je vais vous dire qu'il y avait toujours plusieurs hypothèses dans la bouche d'Oscar et voici ce que j'ai à vous dire ce sont toujours les pires qui se sont réalisés c'est-à-dire que pour les mauvais traitements ils ont fait ce qu'il fallait longtemps mais moi je me suis toujours senti fort et vous sans doute je le pense aussi et maintenant plus fort encore 4 années après depuis que nous avons réuni 4 millions de personnes autour des idées essentielles que nous défendons et nous nous nous sentons fort de la décision du peuple l'autre jour je lis le journal ce qui m'arrive pas si souvent que ça parce que c'est très contrariant je lis les échos pour savoir ce que pensent les capitalistes et les affaires et je lis l'humanité pour être sûr de ne pas rater un seul conflit social dans le pays et participer au débat qu'il y a là les autres ça dépend des jours si je suis de bonne humeur je les lis tous si je me sens un peu patraque je les lis pas parce que l'acide passe sous l'armure et je suis pas très d'accord avec les caricatures que je vois de moi d'abord ils me font plus gros que je suis et souvent ils me font dire des choses qui ne me conviennent pas mais quand même je mets de l'humour avant de vous lire deux lignes je vous ai dit que le problème de départ de cette Europe c'est qu'elle a rompu avec la démocratie et l'expression des peuples tout ce que je vous ai montré ça a consisté à mettre un derrière l'autre la preuve que les décisions se prennent sans et contre le peuple c'est pas pour rien que nous avons inventé le mot d'Europe austéritaire dans austéritaire il y a austérité et totalitaire parce que c'est un régime totalitaire que celui qui rentre dans votre vie privée décide que vous ne mangerez pas ceci que vous ne mangerez pas cela mais que vous passerez par ci ou par là oui la différence entre l'autoritarisme et le totalitarisme c'est cette entrée dans la vie privée des gens le système est entré dans votre vie privée pour vous mortifier bien et bien voilà le président que vous avez voilà ce qu'il déclare dans ce journal à un dîner de la presse il dit les électeurs votent même quand ils ne comprennent pas il faut dire que vraiment vous ne comprenez rien vous dites votez oui et vous votez non les électeurs votent même quand ils ne comprennent pas dit François Hollande et quand ils votent on ne les comprend pas toujours alors vous votez non il a mal compris c'est oui vous votez renégociation des traités budgétaires il a entendu ça boum avec le traité budgétaire ça roule pas d'histoire à partir de là je vais achever en vous citant Zoé Constantopoulou c'est la présidente du parlement ellenique Zoé comme Yanis et tous les camarades ont tous un air très sérieux avec plus ou moins d'ironie mais tous sont traversés par une terrible blessure les voilà au pied d'un mur qu'ils n'avaient pas envie de voir celui où les camarades sont pris à contre-pied celui où l'on a dû signer alors qu'on avait dit qu'on ne le ferait pas celui où l'on sait qu'il ne faut pas donner des leçons et que bien sûr on ne peut pas dire que Syriza a maintenu et la droite c'est la même chose parce que ça n'est pas vrai ce serait stupide de le dire mais qu'en même temps on ne peut pas aller beaucoup plus loin dans cette voie parce que les camarades de l'unité populaire ont commencé une résistance et cette résistance nous nous sentons proches d'elle pourquoi ?

parce que nous sommes fidèles au programme et pas aux personnes parce que nous croyons aux idées et nous ne sommes pas dans le culte des personnes Alexis Tsipras est notre ami mais nous ne sommes pas les clients d'Alexis Tsipras nous sommes les partisans du programme d'Alexis Tsipras celui sur lequel il a été élu et celui sur lequel le peuple grec a voté non contre le mémorandum Zoé et mes camarades a comme les autres dû se décider vous savez Syriza c'était au moins aussi volcanique que le front de gauche un peu plus peut-être parce que nous n'étions que 9 partis dans le front de gauche tandis qu'eux étaient 16 je ne sais pas comment ils faisaient quand je vois à 9 ce que ça donne 16 ils finissent par faire un parti commun et bon c'est la rupture les camarades d'unité populaire partent il y a lui il se dit je comprends ce que vous faites mais il n'a pas envie de prendre parti dans une bataille fratricide il prend parti par rapport à un programme et le voici qui est là avec nous sur le programme du plan B pour en discuter et en parler c'est un noble parti que le parti du plan B et Zoé elle décide qu'elle sera candidate elle avait l'intention d'être là elle va être candidate elle n'est pas membre de l'unité populaire mais elle sera avec eux elle est la présidente du parlement camarades elle est traitée d'une manière abjecte pas seulement parce qu'elle est de gauche mais parce qu'elle est une femme et on en rajoute à nous les hommes on nous présente comme des bêtes la barbe hirsute la bouche ouverte les crochets en avant les yeux injectés de sang comme le grand Jaurès avant moi et comme moi après lui et quelques autres milieux mais quand ce sont les femmes c'est pire parce que ce sont des bêtes elles aussi mais elles sont vises en cause par leur genre par leur sexe Zoé est traitée d'ouran-outan mal baisée dans la presse grecque il y a des rubriques à la télévision il y a des rubriques à la télévision qui s'appellent les délires de Zoé où évidemment on trouvera toujours un instant où elle ouvre la bouche un instant où elle se fâche comme le fait tout être humain au bout de ses forces dans des situations aussi compliquées que celles de la Grèce et bien le message de Zoé ça n'est pas de vous demander de verser des larmes ni d'exprimer une compassion voici le message de Zoé il tient en une phrase et nous nous quitterons sur ces mots écoutez bien vous autres vous tous vous êtes responsables de tenir le serment de Zoé chacun et chacune a le droit et le devoir de résister

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Locuteur 2

n'avait pas la CB un papa qui est en train de se faire et le devoir de la CB et le devoir de la CB