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InterviewTélé Matin - France Télévisions· 9 avril 2025 9 minContradictoireActualité / polémiqueEurope & internationalÉconomie & entreprises

Les 4 vérités - Benjamin Haddad

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Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 82 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Ca tangue à la Maison-Blanche? C'est bon signe pour nous?

  • 0:41OuverteRéponse directe

    On est dans la surenchère. Jusqu'où ira l'escalade?

  • 2:09OuverteRéponse directe

    Macron espère que Trump reviendra sur ses décisions. C'est possible?

  • 2:52RelanceRéponse directe

    Vous êtes dans l'optique de faire mal à l'économie américaine?

  • 3:35RelanceRéponse partielle

    Tous les pays européens sont-ils d'accord? Le terreau de la division n'est-il pas en train de gangréner l'UE?

  • 4:20RelanceÉludée

    Vous ne me répondez pas sur G.Meloni.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:41B.HaddadFait
    « Fondamentalement, D.Trump remet en cause le système du commerce national qui a été à l'origine de la prospérité des Etats-Unis, de l'Europe et de ses partenaires depuis la Seconde Guerre mondiale. »
  • 1:25B.HaddadFait
    « Cette escalade n'est dans l'intérêt de personne. La guerre commerciale, les droits de douane et le protectionnisme ne sont pas dans l'intérêt de l'économie et des entreprises américaines. »
  • 2:09B.HaddadFait
    « On voit l'impact économique négatif que ça a en premier lieu sur les Etats-Unis. »
  • 2:52B.HaddadFait
    « Il n'y a pas de contradiction entre la négociation et le rapport de force. »
  • 3:35B.HaddadFait
    « Tous les pays européens sont attaqués d'un bloc avec ces 20 % qui ne reflètent en rien la réalité de la relation économique entre les Etats-Unis et l'Europe. »
  • 4:20B.HaddadFait
    « L'UE a intérêt à rester unie. »
  • 5:04B.HaddadFait
    « Ces outils étaient développés précisément pour ce genre de situation. »
  • 6:23B.HaddadFait
    « Par exemple avec les instruments anti-coercition. »
  • 7:05B.HaddadFait
    « Simplifier nos textes... Ca doit être le moment du Buy European Made. »
  • 8:29B.HaddadFait
    « C'est la meilleure candidate aujourd'hui. C'est une ministre du socle commun. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Merci. C'est l'heure du rendez-vous politique. B.Haddad, ministre délégué chargé de l'Europe, est votre invité, Julien. Bonjour et bienvenue. - J.Arnaud: Merci d'être avec nous par ces temps troublés sur le plan du commerce et des relations internationales. Ca gronde aux Etats-Unis. E.Musk traite de crétin P.Navarro. Ca tangue à la Maison-Blanche? C'est bon signe pour nous? - B.Haddad: Fondamentalement, D.Trump remet en cause le système du commerce national qui a été à l'origine de la prospérité des Etats-Unis, de l'Europe et de ses partenaires

0:41

depuis la Seconde Guerre mondiale. Le système de libre-échange, de non-discrimination, de non-réciprocité, avec la fin des tarifs qu'on a vue dans les années 20 et 30... On va entendre des voix aux Etats-Unis. On voit l'impact sur les marchés, les prévisions de croissance à la baisse. Les chefs d'entreprise et, peut-être, demain, le Congrès, feront passer des messages. - J.Arnaud: On est dans la surenchère. Hier, D.Trump a augmenté les droits de douane imposés à la Chine jusqu'à 104 %. Jusqu'où ira l'escalade? - B.Haddad: Cette escalade n'est dans l'intérêt de personne. La guerre commerciale, les droits de douane et le protectionnisme ne sont pas dans l'intérêt de l'économie

1:25

et des entreprises américaines. Pour se défendre et pouvoir remettre un peu de rationalité et de dialogue avec les Etats-Unis, il faut montrer qu'on est capables de s'unir et de répondre de façon ferme. C'est ce à quoi travaillent les Européens. Ces dernières années, l'Europe, largement sous l'impulsion de la France, est sortie de sa naiveté commerciale, a développé une palette d'instruments pour assumer un rapport de force, défendre ses intérêts dans ce cadre de pressions commerciales injustifiées... Ces droits de douane ne sont pas justifiés. Assumons ce rapport de force, défendons nos intérêts de façon unie. C'est la meilleure façon d'espérer avoir un dialogue et une négociation avec les Etats-Unis.

2:09

- J.Arnaud: Avant d'en arriver jusque-là... E.Macron a dit hier qu'il espérait que D.Trump reviendrait sur ses décisions. C'est possible ou c'est un voeu pieux du président? - B.Haddad: Il a raison de le dire. On voit l'impact économique négatif que ça a en premier lieu sur les Etats-Unis. On entend des voix dans les secteurs économiques et politiques qui s'inquiètent de la spirale à la baisse des marchés boursiers ou de la croissance des Etats-Unis. - J.Arnaud: Ce n'est pas un peu naif de penser qu'il va changer d'avis? - B.Haddad: La question est de montrer que nous sommes capables de réagir et d'infliger des dommages à l'économie américaine. - J.Arnaud: Vous n'êtes pas dans une optique de négociation?

2:52

Vous êtes dans l'optique de faire mal à l'économie américaine parce qu'il n'y a que ce langage qu'il comprenne? - B.Haddad: Il n'y a pas de contradiction entre la négociation et le rapport de force. Dans ce type de situation, l'escalade, c'est la faiblesse. Si vous montrez de la faiblesse, vous encouragez l'autre, dans un comportement de prédation comme c'est le cas de l'administration Trump sur le plan économique, à aller plus loin, à vous rouler dessus. La seule façon de se faire respecter est de montrer qu'on a les instruments. Un 1er paquet annoncé par la Commission européenne de réponses, la semaine prochaine... Dans un 2e temps, nous travaillons avec la Commission européenne à des réponses qui peuvent aller plus loin.

3:35

- J.Arnaud: Tous les pays européens sont-ils d'accord? Hier soir, G.Meloni a annoncé qu'elle irait toute seule à Washington, pour négocier, imagine-t-on. Le terreau de la division n'est-il pas en train de gangréner l'UE? - B.Haddad: L'UE a intérêt à rester unie. - J.Arnaud: Vous dites à G.Meloni qu'il ne faut pas y aller? - B.Haddad: Quand on voit les droits de douane imposés par les Etats-Unis, ils ont été imposés uniformément à l'UE. Tous les pays européens sont attaqués d'un bloc avec ces 20 % qui ne reflètent en rien la réalité de la relation économique entre les Etats-Unis et l'Europe. - J.Arnaud: Vous ne me répondez pas sur G.Meloni.

4:20

- B.Haddad: On verra ce qu'elle a à dire. Il y a des dialogues et des échanges... On parle nous-mêmes régulièrement avec l'administration américaine, que ce soit en économie ou sur l'Ukraine, notamment. En revanche, nous avons collectivement intérêt à avoir une réponse unie et ferme plutôt qu'à se diviser et se disperser. Si vous allez en rangs dispersés auprès des Etats-Unis, vous croyez que vous êtes plus forts qu'en y allant à 27? 450 millions d'individus, des instruments anti-coercition qui nous permettraient une palette d'instruments comme l'accès aux marchés publics, la propriété intellectuelle... - J.Arnaud: On connaît la réticence d'U.von der Leyen à utiliser

5:04

ces outils. La Commission va assez loin? - B.Haddad: Ces outils étaient développés précisément pour ce genre de situation. Nous avons développé des outils, mettons-les sur la table. Si on ne le fait pas... On verra ce que fait la Commission. Il y a des réponses fermes sur l'acier et aluminium. Il faudra aller plus loin pour créer les conditions d'une négociation qui nous permettra de défendre les intérêts des Européens. Au-delà de ça, car on parle là de la guerre commerciale, faisons-en une opportunité. - J.Arnaud: Quand les Américains ont haussé, les Chinois ont haussé tout de suite. On se rend coup pour coup. On a l'impression que l'UE attend, consulte, pendant que Trump avance. - B.Haddad: Ne confondons pas précipitation et fermeté. On réfléchit à la meilleure façon de répondre qui protège nos entreprises et nos économies et permette de frapper l'économie américaine, par exemple sur les services numériques.

6:23

- J.Arnaud: Comment on fait ça? - B.Haddad: Par exemple avec les instruments anti-coercition. - J.Arnaud: A partir de quand? Les instruments sont sur la table. A partir de quand on les utilise? - B.Haddad: Vous allez voir. La Commission travaille à une réponse. Une 1re réponse a été annoncée sur l'acier et l'aluminium. On travaillera sur la suite. Au-delà de ça, faisons de ce moment une opportunité pour la compétitivité et l'attractivité de l'UE. Si vous êtes un investisseur, vous avez envie d'aller aux Etats-Unis avec le climat d'incertitude économique, politique et juridique qui y règne? Des PME et des start-up ne demandent qu'à pouvoir

7:05

se développer, dans la tech, dans l'industrie verte... C'est une mission. Simplifier nos textes... Ca doit être le moment du Buy European Made. - J.Arnaud: Vous appelez à la fermeté et, d'un autre côté, vous nous parlez de chefs d'entreprise qui n'auraient pas envie d'investir aux Etats-Unis. Ecoutez le Medef et les patrons qui disent qu'il ne faut pas surenchérir parce que sinon, ils n'auront pas accès au marché européen. - B.Haddad: Ce serait la faiblesse. L'escalade, ce serait envoyer un signal de faiblesse, commencer à faire des concessions unilatérales aux Etats-Unis. Vous êtes sûr d'avoir une escalade en face, dans ce cas. L'objectif, c'est défendre nos intérêts économiques et nos entreprises avec une réaction ferme et proportionnée et en faisant de l'UE une zone de compétitivité. - J.Arnaud: Un autre sujet.

8:29

Vous étiez député de Paris avant d'être ministre. Renaissance, votre parti, se déchire sur le sujet de R.Dati à la Mairie de Paris. Vous la soutenez? - B.Haddad: C'est la meilleure candidate aujourd'hui. C'est une ministre du socle commun. L'objectif est de battre la gauche à Paris, après plus d'une vingtaine d'années où on a vu notre très belle ville être tenue par des idéologues. Je profite de ce moment pour souligner que nous avons un grand moment pour la démocratie à Paris, avec la réforme de la loi Paris-Lyon-Marseille qui est en train d'être votée à l'Assemblée nationale.