Intervention de Nicolas Dupont-Aignan à l'Assemblée Nationale (14 octobre 2020)
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Chapitres
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« Plus 5 milliards d'euros, 80% des recettes de douane, donc 1,8 milliard d'euros, ça fait un total de 26,8 milliards d'euros. »
- 0:14Invité politiqueChiffre
« C'est plus 5 milliards d'euros, c'est l'équivalent du Ségur de la Santé. 73 milliards de dépenses administratives, plus 4% de l'Union Européenne. »
- 0:24Invité politiqueChiffre
« Nous sommes déjà le deuxième contributeur net. Nous sommes passés en 10 ans en moyenne de 5 à 9 milliards. »
- 1:04Invité politiqueFait
« Le Président de la République a très très mal négocié cet accord du plan de relance. »
- 1:24Invité politiqueChiffre
« On nous parle de 45,8 milliards d'euros de reçus. »
- 1:40Invité politiqueChiffre
« Cela veut dire qu'à terme, la France paiera au moins 70 milliards d'euros. »
- 2:02Invité politiqueChiffre
« Pour 2021, on ne recevra que 10 milliards, puisqu'il n'y a que 10 milliards d'inscrits au projet de loi de finances. »
- 2:15Invité politiqueChiffre
« L'Allemagne va recevoir 3,6 milliards d'euros par an. Ça représente près de 20% de sa contribution. »
- 2:18Invité politiqueChiffre
« Les Pays-Bas, 1,9 milliard. Ça représente près de 50% de leur contribution PIB. »
- 2:38Invité politiqueFait
« Trop tard, usine à gaz. »
- 4:29Invité politiqueChiffre
« Si vous faites le calcul, c'est 70 milliards. »
- 5:04Invité politiqueChiffre
« C'est quasiment le budget de la recherche et de l'enseignement supérieur en France. »
Temps de parole
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- ?4 %
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Merci
Monsieur le Président. Alors,
les
chiffres sont extravagants.
Plus
5 milliards d'euros, 80% des recettes de douane, donc 1,8 milliard d'euros, ça fait un total de 26,8 milliards d'euros. C'est plus 5 milliards d'euros, c'est l'équivalent du Ségur de la Santé. 73 milliards de dépenses administratives, plus 4%
de
l'Union Européenne. Nous sommes déjà le deuxième contributeur net. Nous sommes passés en 10 ans en moyenne de 5 à 9 milliards. La contribution nette de la France,
c
'est-à-dire ce qu'elle dépense en plus de ce qu'elle reçoit, va dépasser de très loin les 10 milliards d'euros. Tout cela pour alimenter une Union Européenne qui subventionne les industries polonaises, on a vu l'affaire Bridgestone, qui signe des accords de libre-échange qui augmentent le chômage dans notre pays, qu'on ne maîtrise plus. Donc non seulement on alimente financièrement aux frais du contribuable pour des milliards d'euros, alors qu'on dit aux Français qu'il n
'y a
pas d'argent,
une
institution qui joue contre nous. Mais alors le comble, c'est la négociation du fameux plan de relance. Quand j'entends mon collègue Brindeau nous dire que ça va soulager nos finances publiques, c'est un... Franchement, je ne l'accepte pas, chers collègues. Pourquoi ? Parce que le Président de la République a très très mal négocié cet accord du plan de relance. Et tout le monde le sait.
On
nous parle de 45,8 milliards d'euros de reçus.
Mais
quand on
constate
la part du financement du budget européen par la France, au-delà de 15%, on sait très bien qu'en l'absence de ressources propres qu'il n'a pas pu négocier, et on ne voit pas
comment
il négociera des ressources propres alors qu'il y avait le seul instrument de possibilité d'avoir les ressources propres,
c
'était cette négociation-là. Cela veut dire qu'à terme, la France paiera au moins 70 milliards d'euros. C'est la pire mauvaise affaire, la pire négociation.
On
paiera le double de ce qu
'on
va recevoir. Et encore, on n'est même pas sûr de le recevoir, car on alimente une usine à gaz, et on sait déjà d'ailleurs que pour 2021, on ne recevra que 10 milliards, puisqu'il n'y
a
que 10 milliards d'inscrits au projet de loi de finances. Donc, très mauvaise affaire financière. Deuxième point, les rabais. L'Allemagne va recevoir 3,6 milliards d'euros par an.
Ça
représente près de 20% de sa contribution. C'est absolument colossal. Les Pays-Bas, 1,9 milliard. Ça représente près de 50% de leur contribution PIB. Non seulement on signe un accord
qui
va défavoriser notre pays, et en plus, on va verser de l'argent à ceux qui refusent d'en payer. La France est dans cet accord le dindon de la farce. Pas de ressources propres, je l'ai dit. Trop tard, usine à gaz.
Et
j'ajoute dernier point, que les ultramarins vont payer cher cet accord, et que les investissements à long terme, qui sont, j'allais dire, le seul intérêt de cette Union européenne, d'avoir des vraies coopérations qui nous permettent de nous renforcer face à la Chine et aux Etats-Unis, en matière spatiale et dans d'autres domaines, on les sacrifie. Donc cela veut dire très concrètement qu'on alimente par idéologie, par fait idéal, entre guillemets, fédéraliste, une machine, un trou noir, qui va pomper l'argent des Français. Eh bien, je pense que les votes seront très importants sur cette contribution.
On verra ceux qui acceptent de déclaquer 5 milliards d'euros en plus, sans aucune contrepartie pour notre pays, alors même que les institutions européennes alimentent le chômage de masse dans notre pays. Oui, M. le Président, moi j'ai une question sur la contribution nette.
À
quel montant estimez-vous la contribution nette de la France en prévision en 2021 ?
Vous
savez qu'on a toujours, bien évidemment, deux ans après, en général, le chiffre exact de la contribution nette.
Et
j'aimerais que vous l'estimiez, parce qu'avec la très forte hausse de notre contribution brute, il va de soi que nous aurons une contribution nette en très forte augmentation. Et je veux vous répondre à nouveau, chers collègues, sur l'affaire du plan de relance et du financement.
A
partir du moment où on n'a pas solidifié le principe de ressources propres
au
moment de la crise grave, où il y avait une négociation,
à
partir du moment où on a donné des rabais très importants à des pays dits frugaux, et où les pays du Sud vont profiter principalement du plan de relance, vous voyez bien que la position française de négociation, ce qu'on n'a pas pu obtenir au moment où on pouvait l'obtenir, je ne vois pas comment on va l'obtenir, alors même qu'on s'est mis en position de faiblesse et de contribution nette considérable pour les 5 années à venir. Et en 2026, c'est écrit, il faudra bien, et l'Union Européenne pourra nous demander le paiement. Et comme on sait qu'on contribue à peu près à 15% du budget européen, si vous faites le calcul, c'est 70 milliards.
Vous pouvez tourner dans tous les sens, on a abandonné une position de force dans une négociation pour faire un effet d'annonce, et ce n
'est
pas la première fois, ce n
'est
pas le premier gouvernement ni le premier président, qui, pour se dire européen, c'est tout à ses partenaires. Et moi je remarque que ceux qui contribuent le moins, ce sont ceux qui sont fermes dans les négociations. Et quand la France est faible dans les négociations, elle le paye très cher, et cette fois-ci, ce sont les contribuables qui vont le payer très cher, pour des milliards d'euros. C'est quasiment le budget de la recherche et de l'enseignement supérieur en France. C'est plus que le budget des solidarités. Donc vous allez expliquer aux Français que vous allez payer plus que le budget de la solidarité pour une organisation qui nous fait du mal.
Merci.
Nicolas Dupont-Aignan