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interviewfranceinfo (sur YouTube)· 17 avril 2025 27 min

Droits de douane : "Il faut utiliser la force de l'Europe et ne pas y aller chacun dans son coin"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] Bonjour Nathalie Loiseau. Bonjour. Bonjour.

Le secrétaire d'État américain Marco Rubio et l'émissaire spécial Steve Witkof arrive à Paris aujourd'hui. Ils seront reçus par Emmanuel Macron avant de discuter avec leurs homologues européens de la fin de la guerre en Ukraine. Est-ce que c'est le signe que face à Poutine, les Américains se rendent compte qu'ils ne peuvent pas y arriver tout seul ?

En tout cas, les Américains redécouvrent l'Europe, il était temps parce que jusqu'à maintenant euh les discussions de Steve WK euh se passait sans l'Ukraine et sans les Européens alors que la guerre d'invasion russe en Ukraine, c'est une guerre euh en Europe et euh il y a pas de solution sans que les Ukrainiens et les Européens soient d'accord. Il faut rappeler d'ailleurs qui est ce Steve Wov qui arrive aujourd'hui à Paris, promoteur immobilier qui euh parle directement à Vladimir Poutine. Ne me faites pas dire de mal du des promoteurs immobiliers, mais je pense qu'il est assez mal préparé pour parler avec des Russes ou des Iraniens puisque euh il est multicartte hein, il s'occupe de Gaza, de l'Iran nucléaire, émissière spécial sur des sujets qu'il ne connaît pas euh et en face de lui, il a des interlocuteurs qui connaissent ces sujets par cœur.

Sauf qu'Emmanuel Macron le reçoit tout à l'heure avec le secrétaire d'État américain Marco Rubio. Est-ce que ce serait trop optimiste de penser que les Américain peuvent changer de pied vis-à-vis de Vladimir Poutine ? Je crois que il y a rien de positif à attendre.

Euh je pense qu'on ne sera d'accord sur rien. Euh si vous regardez tous les jours ce que dit Donald Trump qui est le décisionnaire final à chaque fois euh ce que dit son entourage, il y a une complaisance absolument vertigunuse vis-à-vis de la Russie de Vladimir Poutine. Le sentiment qui est le mien, c'est que Donald Trump n'a qu'une hâte, c'est de se réconcilier avec la Russie et qu'en fait l'Ukraine le dérange.

D'ailleurs, il passe son temps à dire Zelinski pas c'est pas facile. C'est lui qui a provoqué la guerre, il a arrêté un mensonge absolument et honté qui est un mensonge russe. Donc en fait, il voudrait se débarrasser du problème ukrainien n'importe comment, à à n'importe quel prix pour pouvoir faire du business avec la Russie.

Pardon ? Mais alors, ça sert à quoi de discuter aujourd'hui avec les Américains ? Ne pas discuter, c'est pire, mais dire ce que nous savons, ce que nous pensons, nous européens de l'importance de cette guerre, de la nécessité d'y mettre fin bien sûr, mais d'une manière qui soit acceptable, qui soit juste et qui soit durable.

C'est évidemment le rôle des Européens et notamment de la France, membre permanent du Conseil de sécurité et qui est très en pointe sur la question d'Ukraine. Sauf qu'en attendant, la guerre sur le terrain continue malgré les appels au CC le feu de d'Emmanuel Macron et et du premier ministre britannique Kir Starmer. Que peuvent-ils faire de plus à partir du moment où ne sommes plus nous les interlocuteurs de Vladimir Poutine ?

Mais Vladimir Poutine ne veut pas la paix et je crois que si Donald Trump était honnête avec lui-même, il le constaterait. Vladimir Poutine se moque de Donald Trump. Quand vous voyez que Steve Witkoff se rend à Moscou et qu'immédiatement après vous avez un massacre commis par la Russie en Ukraine à soumis, c'est quand même un signe que la Russie n'est pas pressée de d'aller vers la paix.

Elle veut gagner du temps et elle continue continue ses crimes de guerre en Ukraine. Ce que nous nous devons faire, nous Européens et beaucoup plus et beaucoup plus vite que ce que nous faisons, c'est renforcer notre aide militaire à l'Ukraine. Il y a un risque majeur qu'à partir de juin, les États-Unis stoppent leur aide militaire.

Si on fait ça, c'est on va nous dire aussi en face vous aussi vous voulez pas la paix puisque vous fournissez que soit la paix en aide militaire. Est-ce qu'il faut laisser une Ukraine désarmée comme le souhaite Vladimir Poutine affaiblie exposé à une de nouvelles attaques ? Jamais Vladimir Poutine n'a dit que il se satisferait d'une paix où il aurait les territoires qu'il a conquis en 3 ans.

Le problème c'est que Vladimir Poutine en 3 ans n'a pas conquis l'Ukraine mais on a l'impression que en 3 mois il a conquis la Maison Blanche. Si on prend le problème dans un autre sens, vous dites le le fil conducteur de Donald Trump c'est le business. On sait que qu'il y a des négociations entre américains et ukrainiens pour sur les fameux minerais, les minerais rares.

Est-ce que si ce cet accord était conclu, ça permettrait de justement de retourner les Américains contre les Russes ? C'est le pari que fait Volodimir Zelenski, mais il sait aussi que les demandes américaines jusqu'à maintenant sont des demandes inacceptables. C'est c'est l'équivalent en 2025 des traités inégaux avec la Chine.

C'est euh "Donnez-nous toutes vos richesses de de votre sous-sol pour rembourser ce que l'Amérique de Joe Biden vous a donné." C'est ce serait la première fois qu'un pays agressé perrait en quelque sorte des dommages de guerre. Vous nous avez dit que les Américains redécouvraient l'Europe, Nathalie Looiseau, Jelly Vens avait stupéfié l'Europe avec son discours de Munique dans lequel vous y étiez. assisté à ce discours dans lequel il accusait les Européens de remettre en cause un certain nombre de libertés en liberté aux États-Unis aujourd'hui.

On peut on peut en parler mais il se trouve que Jy Vens a quelque peu amendé ses propos dans une interview cette semaine dans à un média qui s'appelle Unh. Le vice-président américain se dit en se réclamant du général de Gaulle que c'est pas dans l'intérêt de l'Amérique que l'Europe soit un vasal de la sécurité de sécurité permanente des États-Unis. Il dit plutôt du bien d'ailleurs de la France. qui dit "La France est une exception par rapport à à d'autres pays européens." Voilà.

Est-ce que vous y voyez vous y voyez un bon signe ? Écoutez, j'ai la mémoire longue. Euh j'entends Jidy Vents dire que jamais les États-Unis n'ont pu compter sur les Européens faisant fille de des nombreuses victimes, des nombreux soldats qui sont morts en Afghanistan parce que ils sont allés avec les États-Unis après le 11 septembre.

Je vais vous dire une chose, la réalité c'est qu'on ne peut pas compter sur les États-Unis de Donald Trump et de JD Vents. La réalité c'est qu'il faut qu'on s'organise nous-même quand on sera d'accord avec les États-Unis et ça peut arriver, tant mieux mais arrêtons d'attendre que les États-Unis comprennent, changent. On a un président américain qu'on dit pudiquement transactionnel, moi je dirais cynique et prédateur.

Donc ce qu'il veut, ce n'est pas des alliés, c'est des alignés. Et vous faisiez allusion au discours de JD Vents à Munich. Ce qu'il nous a dit à ce moment-là, c'est que les Européens tels que nous sommes, avec les choix que nous avons fait, nos choix de société, nos choix démocratiques, nous ne lui convenons pas.

Si nous étions tous d'extrême droite, ça pourrait aller. Mais si on vous écoute bien, finalement, vous ne dites pas sur le fond quelque chose de très différent de ce que Jay Vens a dit a dit cette semaine. Encore une fois, je le cite, ce n'est pas dans l'intérêt de l'Europe, ce n'est pas dans l'intérêt de l'Amérique que l'Europe soit un vasal de sécurité permanente des États-Unis.

Je vais pas vous surprendre, ça fait euh des années que la France plaide pour l'autonomie stratégique de l'Europe. Aujourd'hui, on nous dit tiens, l'idée est intéressante. La première fois qu'on l' porté en 2017, on n regardait comme euh comme tout à fait à côté de la plaque.

Simplement, vous allez demander à JD Vens s'il est d'accord que nous progressions, ce que nous sommes en train de faire, faire une préférence européenne sur les achats d'armes. C'est un dossier sur lequel je suis engagé au Parlement européen que je négocie, qui sera voté bientôt. Et là, vous allez avoir des cris d'orretis des Américains qui vont dire "Non, non, débrouillez-vous pour votre sécurité, mais surtout continuez à à acheter des armes aux États-Unis parce que ça nous arrange." Mais les mentalités sont en train de changer.

Là, il va y avoir 800 milliards, un plan de de 800 milliards proposé par un plan de 800 milliards théoriques. C'est de l'argent magique. C'est la possibilité pour ceux qui le peuvent et qui le veulent de dépasser les critères de Mastrich.

Vous savez qu'en France, on les a dépassé hélas et largement pour emprunter davantage en faveur de leur défense. C'est totalement théorique. C'est un effort de relation publique que fait Van Derlon.

Mais il faudrait arrêter de se payer de mots et l'Europe depuis des mois se paye de mots. Oui, mais on a l'impression que vous aussi là maintenant en disant il faut qu'on ait une Europe de la défense mais en fait on a on a pas les moyens, vous le savez. Donc comment on y arrive ?

Où trouver l'argent aider l'Ukraine ? C'est très simple. L'argent, il est dans les caisses européennes s'appelle les avoirs russes gelés.

Et ça et ça le gouvernement français, ça Emmanuel Macron dit c'est juridiquement impossible de le confisquer. Oui. De le prêter à confisquer le droit international mais de le prêter à l'Ukraine, c'est tout à fait possible.

Et Emmanuel Macron le sait et beaucoup d'Européens le savent. La piste est intéressante, moi j'attends qu'on agisse, pas qu'on me dise tiens c'est pas mal cette idée, je veux des actes et vite l'Ukraine en a besoin. Et pourquoi c'est important ?

Parce que notre intérêt c'est que la menace russe qui nous concerne aussi diminue, que la Russie soit affaibli économiquement, militairement. Donc il faut y aller, faut arrêter les beaux discours. Quand on dit que la guerre russe en Ukraine est une menace existentielle pour l'Europe, je le pense profondément.

Mais alors, on agit et l'Europe a perdu l'habitude d'agir vite et massivement. Mais quand même là, vous dites et vous l'avez dit, vous l'avez même écrit dans une tribune dans le point, vous dites que les dirigeants européens ont la trouille. Mais est-ce que quelque part ça ne se comprend pas ?

Parce que quand on devient cobelligérant de cette guerre en Ukraine, bah on est on est susceptible nous aussi de de recevoir des bombes, hein. Mais on a aucune chance d'être cobligérant. C'est l'Ukraine qui tient le front contre la menace russe à notre place.

L'aider, lui fournir des armes, ce que nous faisons depuis 2022. Mais ce que je dis c'est pas assez et pas assez vite. Ça ne fait pas de nous des colbellis gérants, jamais de la vie.

À chaque fois Vladimir Poutine a essayer de nous intimider. Il y a eu des opérations de d'influence, de propagande qui ont trouvé des relais d'ailleurs très complaisants en Europe et notamment en France. Et je leur en veux beaucoup.

Heureusement, l'opinion publique est beaucoup plus sage et beaucoup plus raisonnable que que ces relais de l'influence russe. Mais nous n'avons jamais nous ne sommes jamais devenus des cobelligérants. Nous travaillons aussi à la paix.

Quand Emmanuel Macron, quand le premier ministre britannique disent "S'il y a un cesser le feu, nous sommes prêts à envoyer des troupes comme garantie de sécurité." C'est pas être cobelligérant, c'est garantir le maintien d'une paix. Euh je reviens sur les 800 milliards pour financer la défense européenne.

Est-ce que cet argent peut servir à acheter des armes américaines ? Le moins possible. Euh alors, est-ce que l'Europe est totalement capable aujourd'hui de se passer d'armes ou de composants militaires américains ?

La réponse est non. Moi, j'ai fait le tour des industriels français européens. La réponse est non.

Mais il faut encourager plus de production, plus de recherche pour aller vers de plus en plus d'indépendance. C'est ce qu'on est en train de faire. On installe une préférence européenne.

Si vous voulez de l'argent du budget européen, du contribuable européen, alors c'est une préférence européenne. Sinon, bah vous faites ce que vous voulez à titre national, mais ne demandez pas à l'Europe de vous aider. Mais pardon, les esprits sont murs aujourd'hui en Europe parce que pendant des années les encore aujourd'hui beaucoup de beaucoup de pays européens se fournissent massivement aux Étatsun et il y a un lobbying américain absolument démentiel à Bruxelles pour nous dire ne faites pas ça simplement où est notre intérêt ?

Notre intérêt, c'est d'avoir des entreprises qui fonctionnent au profit de notre sécurité, des emplois qui ne sont pas délocalisable en Europe pour être capable, le cas échéant, de dissuader un adversaire, un agresseur sans devoir demander la permission à Washington. Il y a beaucoup de pays notamment d'Europe centrale, de pays baltes, de pays scandinaves qui ont vu ce qui se passait en Ukraine. C'est-à-dire que les Ukrainiens quand ils utilisent des matériels américains doivent demander la permission à Washington.

Il y a un système de double clé qui fait que si Donald Trump ou si Elon Musk avec Starling dit "Non, aujourd'hui j'en ai pas l'intention, vous ne pouvez pas vous défendre. Est-ce que c'est acceptable ? Il faut que l'Europe, chaque pays européen passe à l'âge adulte.

On ne peut pas effectivement continuer à se dire "On verra, l'Amérique pourvoira à notre sécurité. Il y a rien de plus souverain que notre sécurité. Ça ne se délègue pas." Nathalie Loiseau, députée européenne Rinou est avec nous jusqu'à 9h sur France info.

Le fil info pour le moment 8h45. Maurine Suignard. Dès 1955, le haut clerger français connaissait la face noire et la dangerosité de l'abierre.

Le Saint-Siège aussi. C'est ce qu'affirment deux journalistes dans un livre enquête. Elles ont réussi à avoir accès à des archives du Vatican.

Laabé Pierre est accusé de nombreuses agressions sexuelles et de viol. Il est mort en 2007. Aucune arrestation pour l'heure après la série d'attaques contre des prisons françaises ces derniers jours.

Le procureur national antiterroriste qui se charge de l'enquête assure sur France info qu'aucune piste n'est privilégiée. Mais le ministre de l'intérieur affirme de son côté ce matin que l'une des pistes les plus crédibles est bien celle des narcotrafiquants. Le groupe français de luxe Hermes va augmenter ses prix aux États-Unis le mois prochain pour compenser les 10 % de droits de douane mis en place par Donald Trump. des taxes qui concernent toute l'Union européenne.

Georgia Méloni, la dirigeante italienne, rencontre aujourd'hui le président américain pour tenter de le faire changer d'avis. Arsenal, PSG, voici l'affiche du 29 avril prochain, la demi-finale de la Ligue des Champions de football. Arsenal qui s'est de nouveau imposé hier soir face au Real Madrid 21, pas de titre européen donc pour Kan Mbappé qui en plus est sorti blessé, il s'est tordu la cheville.

France info le 830 France info Jérôme Chapui Salia Braclia et toujours avec Nathalie Loiseau député européenne R on en parlait dans le le fil info à l'instant Georgia Méloni présidente du conseil italien à Washington aujourd'hui pour évoquer les droits de douane suspendu en tout cas en partie pour 90 jours par Donald Trump. Est-ce que l'Italie dans cette affaire risque aujourd'hui de jouer solo ? Georgia Bénoli nous dit "J'ai l'oreille de Donald Trump, je vais lui expliquer.

Si elle porte la position des Européens, on va voir si elle a l'oreille de Donald Trump. Ça se tente euh simplement y aller seul au lieu de d'y aller en européen avec la force que nous représentons, c'est-à-dire 450 millions de consommateurs, un marché attractif pour les les entreprises américaines, notamment les entreprises de services, notamment les entreprises numériques. Il faut utiliser cette force et pas y aller chacun dans son coin en disant "S'il vous plaît, monsieur le bourreau, pas pour moi, plutôt pour mon voisin." Mais c'est ce que cherche d'un alttrim.

Est-ce que l'unité de l'Europe sur cette affaire est menacée ? Je ne suis pas sûr. Je pense que pour le moment l'Europe a plutôt bien joué.

Elle a pas joué la surenchère et l'escalade. Elle a dit "Nous pouvons réagir. Nous avons des mesures qui sont prêtes, qui sont sur la table, qui sont discutées avec tous les Européens.

Mais nous préférons négocier parce que la guerre commerciale, il y a rien de plus stupide." Il se passe quelque chose d'assez fascinant politiquement aujourd'hui. Tous ceux qui vous expliquaient que finalement la solution euh à nos difficultés c'était le protectionnisme.

Vous les entendez plus. Que ce soit à l'extrême droite, que ce soit à l'extrême gauche, même les écologistes qui vous disaient "On a qu'à mettre en place un protectionnisme et puis finalement on s'emportera beaucoup mieux." On voit Donald Trump qui le fait.

Tout le monde comprend que le l'économie mondiale est complètement interconnectée, que la guerre commerciale qu'il a lancé et n'a que des conséquences négatives. C'est assez intéressant de voir que finalement le commerce, le libéralisme économique retrouve un peu de couleur. Oui, mais l'européenne que vous êtes et souvent critique de la ligne de Georgia Mélanie peut être surprise que ce libéralisme et ce nationalisme que porte Georgia Méloni, ça peut aussi se conjuguer en Europe ?

Écoutez, Georgia Meloni, elle a dit beaucoup de choses et leur contraire. Vous vous souvenez qu'elle avait fait campagne en disant que il y aurait plus un seul migrant sur le territoire italien et puis elle a eu malheureusement une arrivée massive de malheureux. Euh et qu'est-ce qu'elle a fait ?

Elle s'est tournée vers l'Europe tout de suite. Donc euh chez Georgia Méloni, il faut faire la distinction entre la posture et le pragmatisme. Il y a un mélange des deux.

Je ne reste je reste euh pas du tout sur la ligne de Georgia Méloni sur qu'elle fait à l'intérieur de son pays qui la rend d'ailleurs très sympathique à à Donald Trump, c'est-à-dire une lutte contre les minorités notamment sexuelles, euh une lutte contre l'indépendance et le pluralisme de la presse. Beaucoup de choses qui sont qui sont caractéristiques des partis autoritaires et dans lequel se retrouvent les États-Unis d'aujourd'hui. Je vous le disais rapidement tout à l'heure.

Vous vous souvenez Did V qui parlait de l'Europe qui devait accepter la liberté. De quelle liberté ? On parle aux États-Unis aujourd'hui quand Harvard ne reçoit plus 2 milliards de d'euros de dollars de de de subvention parce que Harvard ne plaît pas à Donald Trump.

Quand la prochaine menace, c'est que Harvard n'ait plus le droit d'accueillir des étudiants étrangers quand des chercheurs quittent les États-Unis. J'espère d'ailleurs que l'Europe va leur faire un pont d'or parce que ils ne sont plus libres. François Hollande dans une proposition de loi qu'il a déposé cette semaine.

On travaille aussi au niveau européen. Je reviens sur les négociations les droits de douane. Effectivement vous dites George Mileni, elle fait l'erreur d'y aller toute seule en fait et pas en groupe avec des Européens.

Mais si elle porte la position de tous les Européens, on verra. On verra. Effectivement, ça va se passer aujourd'hui.

Mais au niveau des interlocuteurs européens, comment on peut négocier quand Ursula Van deren, la présidente de la Commission européenne, elle est pas la bienvenue à la Maison Blanche ? Le négociateur européen Maros Schlechovic, dont c'est le rôle hein, il est commissaire au commerce, s'est rendu à plusieurs reprises à Washington. Le problème, qu'est-ce qu'il a constaté en y allant ?

C'est que son interlocuteur, le secrétaire d'État, le secrétaire au commerce américain, ne sait pas quoi lui dire parce qu'il ne sait pas ce que va annoncer Donald Trump dans les 2 heures. Il faut admettre que dans les dernières semaines, on a entendu tout et le contraire de tout à quelques heures de différence dans la bouche de Donald Trump. Ce qui a donné lieu d'ailleurs à des scènes au au Parlement américain à la chambre des représentants où un représentant du secrétaire du commerce ne savait même pas ce que même pas ce qui venait d'être décidé.

Donc c'est très difficile de négocier dans ces conditions-là. C'est ça donne aussi un énorme atout à l'Europe par rapport aux États-Unis aujourd'hui pour des investisseurs étrangers. L'Europe c'est stable.

L'Europe c'est lisible. C'est prévisible. Les États-Unis c'est l'inconnu permanent.

Comment voulez-vous attirer des investisseurs qui ne savent pas si euh euh les smartphones sont taxés ou pas taxés ? Mais ça change que Non, mais ce côté imprévisible effectivement peut jouer pour les pour les Européens, mais en face il y a les Chinois. Donc, on doit négocier avec les États-Unis, mais les Chinois en face, eux disent pourquoi on ferait pas franc commun avec les Européens contre les États-Unis ?

Nous, dans ce cas-là, on doit dire quoi ? queon fait franc commun avec nous-même, queon défend les intérêts des Européens vis-à-vis des États-Unis et vis-à-vis de la Chine. Ben la Chine a envie aujourd'hui de déverser ses surplus commerciaux sur l'Europe.

L'Europe a pas envie d'être le déversoir, la poubelle des produits chinois que les Américains ne pas. Donc là, on doit faire du protectionnisme. C'est pas du protectionnisme.

C'est ce qu'on a prévu depuis un moment. vérifier ce qu'on a fait que par exemple les véhicules électriques chinois euh disposaient de subventions. Ouais.

Vous avez pas distorsion de concurrence distorsion de concurrence. On a un secteur automobile en Europe, on va pas l'exposer à une distorsion de concurrence. Il faut simplement que l'Europe s'affirme. 450 millions d'Européens ont fait des choix économiques, démocratiques, sociétaux communs.

Les Chinois vous répondraient sans doute et les industriels de l'automobile vous répondraient que la politique européenne, la politique industrielle de l'Europe ces dernières années a considérablement affaibli l'industrie automobile et c'est ce qui fait aujourd'hui que un éorme problème de compétitivité. C'est vrai et il y a quelque chose qu'on a jamais suffisamment fait, c'est faire en sorte que notre marché intérieur qui est notre force soit un vrai marché intérieur. Moi je travaille sur les questions de défense.

Vous croyez qu'il y a un marché unique européen de la défense ? Pas du tout. Il y a des normes différent.

C'est pareil pour plein d'autres secteurs et donc du coup pour réunir tous les Européens là aussi sur les 27 qui ont des visions différentes. C'est compliqué. L'urgence est là, la nécessité est là et c'est ça peut être aussi une chance énorme pour l'Europe.

Donc il faut la saisir mais il faut être audacieux. Il faut arrêter de traîner, de laisser parfois des dossiers pendant des mois ou des années entre les mains de fonctionnaires qui sans impulsion politique gère comme avant, comme quand il y avait pas de guerre en Ukraine, comme quand il y avait pas Donald Trump à la Maison Blanche. Il faut qu'il se réveille, il faut qu'on les réveille.

C'est notre rôle de parlementaire, c'est le rôle des chefs d'état de gouvernement aussi. Nathalie l'oiseau, l'armée israélienne, tout autre sujet, l'armée israélienne a annoncé avoir transformé 30 % de la bande de Gaza en zone tampon. L'ONG médecin sans frontières dit que Gaza est devenu une fausse commune, une fausse commune pour les Palestiniens.

Euh les Européens font quoi ? D'abord euh que fait le gouvernement israélien avec de plus en plus de contestations au sein de la société israélienne, y compris d'anciens militaires, y compris de des services de renseignement israéliens qui sont troublés par le fait que la le pogrome dramatique du 7 octobre a été rendu possible par une espèce de complaisance vis-à-vis du du Hamas pendant des années. Euh ce qui se passe en ce moment en Israël vis-à-vis de la bande de Gaza est inacceptable.

Inacceptable. Euh on veut nier aux Palestiniens le droit à leur territoire. Euh l'aide humanitaire est bloquée depuis 1 mois et demi.

Euh c'est contraire à tout le droit international. Que fait le monde ? Est-ce que les États-Unis font quoi que ce soit ?

Non, ils soutiennent à fond euh Benjamin Netaniaou. Et je vous parle de l'Europe parce que la semaine dernière Benjamin Netanyahou qui est sous le coup d'un mandat d'arrêt de la CPI était sur le sol des 27 en Hongrie. La Hongrie Victor Orban systématiquement s'oppose à toutes les positions de politique étrangère des 26 autres membres de l'Union européenne.

Euh aujourd'hui, on est en train d'apprendre à à vivre et à avancer sans la Hongrie Victor Urbane. Ça ne lui fait pas plaisir. On le fait sur la sur la l'Ukraine.

On devrait le faire beaucoup plus sur la Geéorgie qui est tombé sous la coupe d'un régime prusse répressif et et antiliberté. Mais là, pardon, si même si on met de côté Victor Orman, que disent les Européens sur ce qui se passe à Gaza ? Alors, dire des choses, je ils en disent beaucoup mais comment agir comment agir sur Benjamin Netaniaou ?

Président Macron est allé la semaine dernière en Égypte près de près de Gaza. Il a annoncé qu'il était possible que la France reconnaisse l'État palestinien à des conditions très précises. C'està-dire que le Hamas ne dirige plus Gaza, que les otages soient libérés et qu'il ait des reconnaissances réciproques que davantage de pays arabes reconnaissent aussi l'existence d'Israël et l'État israélien.

C'est une vraie piste. Ceux qui sont favorables à la paix peuvent suivre cette piste. On travaille aussi beaucoup et ça c'est Emmanuel Macron qui le dit.

Pardon, on repose la question pour la troisième fois. L'Union européenne fait quoi ? L'Union européenne, elle est divisée.

Et quand l'Union européenne est divisée en matière de politique étrangère, il y a pas d'action possible. Tout doit être fait en matière de politique étrangère à l'unanimité. Il suffit d'un, et vous l'avez cité, c'est Victor Urban pour qu'on soit paralysé.

Évidemment, il faut changer ses règles, mais plutôt que de dire il faut changer ses règles qui nous amène à 20 ans, 30 ans, il faut agter interroger. On entend dans le débat public certains qui disent "Pour les sanctions européennes ont été décidées hyper rapidement de manière très efficace et aujourd'hui elles sont beaucoup plus euh mais aujourd'hui pour Benjamin Netaniaou et le gouvernement israélien zéro sanctions." Mais je le comprends parfaitement.

Je je partage l'impatience. C'est une impatience qui dit qu'il faut plus d'Europe. Ça me va assez bien.

Mais je pense aussi qu'il faut arrêter de se dire en permanence alors les traités prévoit queon travaille à l'unanimité donc comme on a pas l'unanimité on ne fait rien. On voit que sur l'Ukraine on sanctionner le gouvernement israélien aujourd'hui. On est en train de faire une coalition des volontaires sur l'Ukraine.

Il faut apprendre à travailler par exemple avec les Britanniques, les Norvégiens, ceux qui qui ont une volonté d'agir pour dire à Israël ça suffit maintenant on ne peut pas vous suivre. Vous vous ne travaillez même pas à l'intérêt de la sécurité d'Israël avec ce que vous faites. Est-ce qu'il y a de plus en plus de gens à Gaza qui rêvent euh de relation apaisées avec Israël, avec ce qui se passe ?

Bien sûr que non. Euh le gouvernement israélien d'extrême droite est en train de créer des générations de gens qui auront une revanche à prendre. C'est extrêmement dangereux pour Israël, c'est extrêmement dangereux pour la région.

C'est intorérable pour les civils palestiniens dont certains d'ailleurs commencent à se distancer du Hamas et ils ont bien raison. Il faut qu'on les aide. Alors l'aide humanitaire c'est bien quand elle peut arriver.

L'aide politique c'est beaucoup plus important. Il faut travailler avec les pays arabes de la région qui ont un plan de paix et il faut soutenir ce plan de paix. Nathalie l'iseau.

En quelques secondes les relations sont de nouveau très tendues entre la France et l'Algérie. Il faut monter en puissance dit ce matin le ministre de l'intérieur Bruno Rotaillot. utiliser d'autres instruments.

Si Alger refuse toujours de reprendre ses ressortissants expulsés, comment arrête-t-on cette escalade ? Je crois d'abord que c'est la fin d'une certaine naïveté française qui considérait que il suffisait que nous tendions la main pour que le régime algérien et je dis le régime algérien parce que le peuple algérien est en vie d'une relation privilégiée avec la France. ma conviction et j'ai beaucoup travaillé sur cette région du du monde, je suis beaucoup allée en Algérie une époque quand j'étais diplomate, c'est que le régime actuel ne veut pas d'une normalisation avec la France. pense tirer sa légitimité d'une opposition systématique avec la France, d'un regard systématique dans le rétroviseur où on en renvoie en permanence à la guerre d'Algérie.

Moi, je suis désolée, je suis née après la guerre d'Algérie. Euh je regarde l'avenir, je regarde la jeunesse algérienne qui atteint autre chose aussi de son gouvernement que des récriminations permanentes, une espèce de rente mémorielle qui nous est opposée. J'espère que l'ensemble des autorités françaises aujourd'hui sont sans revendication, sans argne mais sans naïveté vis-à-vis du gouvernement algérien.

On doit avoir des relations d'égal à égal. L'Algérie doit respecter le droit quand nous expulsons des citoyens algériens qui ont commis des délits sur le sol français. Il doit être repris par l'Algérie.

Nathalie Liseau était l'invité de France Info ce matin. Merci d'avoir été avec nous. Dans un instant les informés.

Sal Braclia. Renault [Musique] compte ou