Nicolas Dupont-Aignan invité de Bourdin Direct
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:19OuverteRéponse directe
Est-ce que vous appelez les Gilets jaunes à manifester demain dans toutes les grandes villes de France ?
- 0:45RelanceRéponse partielle
Rétablir l'ordre, ça vous consterne ?
- 2:38FerméeRéponse partielle
Est-ce qu'il faut interdire les lanceurs de balles de défense utilisés par la police ?
- 3:18RelanceRéponse directe
Alors comment défendre l'ordre public ?
- 3:54RelanceÉludée
Donc, vous ne parlez pas de police politique ?
- 5:48OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il n'y a pas manipulation, et de sa part, et du gouvernement dans cette affaire ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:12Invité politiqueFait
« N'oubliez pas que la désindexation des pensions de retraite sur l'inflation, elle demeure. »
- 6:05Invité politiquePromesse
« Réindexation des pensions de retraite. »
- 6:12Invité politiquePromesse
« Défense de l'épargne populaire. »
- 6:16Invité politiquePromesse
« Aider les artisans en mettant fin au scandale des travailleurs détachés qui ne payent pas leurs charges sociales. »
- 6:18Invité politiquePromesse
« Baisser les charges. »
- 6:20Invité politiquePromesse
« Augmenter le salaire net des Français. »
- 12:50Invité politiqueChiffre
« Près de 2 millions de cartes vitales, de fausses cartes vitales, qui coûteraient, d'après un magistrat spécialisé, sérieux, 14 milliards d'euros. »
- 14:54Invité politiqueChiffre
« 80% des Français y sont favorables, ce sera une plaisanterie. »
- 15:25Invité politiqueFait
« La réforme des retraites, est-ce qu'Emmanuel Macron s'engage, là, demain matin, à la faire voter par référendum ? »
- 17:47Invité politiqueFait
« Est-ce que le Président veut relégitimer son mandat ? »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan66 %
- Présentateur20 %
- ?14 %
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Nicolas
Dupont-Aignan, bonjour. Bonjour. Bonjour.
Bonne année d'abord Jean-Jacques Gourda. Bonne année, tous mes voeux.
Et aux auditeurs, évidemment. Et aux auditrices. Est-ce que vous appelez les Gilets jaunes à manifester demain dans toutes les grandes villes de France
?
Je les appelle
à garder la pression forte. Parce que j'ai entendu, comme tous les Français, le président le soir des voeux. Et j'ai été consterné, inquiet,
de
voir qu'il n'avait rien compris, rien appris. Et pire, qu'il était dans la provocation, le passage en force, l'inconscience.
Rétablir l'ordre, ça vous consterne ? Non.
Écoutez, je suis un homme d
'ordre. C
'est pour
ça, vous êtes un homme d'ordre.
Mais je vais vous dire, quand je vois
que dans ma circonscription, les petits trafiquants de drogue ne sont jamais inquiétés par la police et la justice. Et que la police ne fait pas son travail ? Si, elle fait son travail, mais on lui dit de ne pas le faire.
Et
qu'en même temps, ceux qui protestent
pour
avoir une vie digne, pour que les retraités ne soient pas spoliés comme ils le sont toujours malgré les mesures. N'oubliez pas que la désindexation des pensions de retraite sur l'inflation, elle demeure. Les épargnants sont spoliés
par
le livret A, qui n'est pas réévalué à mesure de
l
'inflation. Les familles sont spoliées parce que les prestations familiales ne sont pas indexées sur l'inflation. Bref, rien n'a changé.
Et
le président croit qu'en faisant arrêter les gens dans la rue, comme ça, alors que la racaille est dans la rue, il va arrêter les choses. Vous savez, il y en a un qui a dit les choses très bien.
Et
pourtant, il n
'est
pas de mon bord.
C
'est François Bayrou.
Il
a dit au président avant les fêtes, on ne gouverne pas contre un peuple tout entier.
Et
donc, moi, je suis inquiet de l'attitude du président qui, en fait, ne veut pas changer, qui veut même aller plus loin avec une réforme des retraites absolument inquiétante, et qui même est dans la provocation permanente à des fins politiciennes.
Bien,
je voudrais...
C'est grave ce que
je dis, mais je le pense. Il est dangereux. Emmanuel Macron est un président dangereux pour la France. Et je pense que s'il n'y a pas le réveil du peuple,
le
maintien de la pression des Gilets jaunes, eh bien, les Français vont passer un sale quart d
'heure
en
2019. Bien, alors, nous allons parler du danger représenté à vos yeux par Emmanuel Macron.
Par sa politique et sa personne. Par sa politique
et sa personne. J'ai juste deux, trois questions concrètes d'actualité. Il y a un débat qui s'est instauré sur les lanceurs de balles de défense utilisés par la police. Oui. Est-ce qu'il faut les interdire ? Il faut les utiliser différemment.
Donc
vous n
'êtes pas pour l
'interdiction
? Cela dépend. Je vais vous dire très clairement...
Cela dépend
de quoi ? Cela dépend de l'utilisation qui est faite. J'ai eu des Gilets jaunes au téléphone, des gens très modérés. Oui. Des artisans. Des artisans. Des retraités. Des femmes retraitées. Notamment en Vendée.
Qui
ont assisté à des scènes incroyables. Où ces balles étaient utilisées quasiment à bout portant. De manière inacceptable. Et je sais qu'il
y a
des policiers qui en ont assez du rôle
qu
'on veut leur faire jouer. Voilà. Je suis pour l'ordre. J'ai toujours défendu l'ordre public. Mais il y
a
un moment où il faut cesser...
Alors comment défendre
l
'ordre public ?
Tout simplement, quand il y a une manifestation pacifique... Attendez, Jean-Jacques Bourdin, soyons précis. Oui. Quand il y a une manifestation pacifique où des femmes et des enfants manifestent, il est inacceptable
que
la hiérarchie donne l'instruction d'attaquer les manifestants pour que certains excités... Parce qu'il y a des excités aussi chez les Gilets jaunes. Et je ne suis pas pour les exciter. Que certains excités répondent par des provocations, comme on a vu scandaleuses sur les Champs-Elysées. Donc, vous savez, il y
a
une situation inflammable. Et moi, je crois que le rôle d'un homme d'État,
c
'est de ne
pas
mettre d'huile sur le feu.
C
'est de
répondre aux attendus... Donc, vous ne parlez pas
de police politique ?
Je parle d
'instrumentalisation de la justice. Vous parlez de fascisme, de dictature
ou pas ? Non, non, parce que j'entends cela
dans d'autres... Non,
mais
attendez. Dans la bouche d'autres responsables
de la politique. Eh bien, moi, je ne suis pas comme ça.
Je suis pour la mesure. J'estime
qu
'il y a deux poids,
deux
mesures,
aujourd
'hui en France. Le fameux islamiste qui a été le barbare de Strasbourg, condamné 27 fois, fiché Est, incapable d'être arrêté, alors que parallèlement, les gilets jaunes sont fichés, suivis comme des opposants politiques. Vous savez, si ce n'était pas grave, je penserais au dessin animé Robin Desbois avec le mauvais roi Jean qui taxe, taxe, taxe, et qui veut mettre en prison ceux qui refusent d'être taxés. C'est ça l'enjeu. Est-ce qu'Emmanuel Macron croit qu'il va mettre un policier derrière chaque Français
?
Est-ce que l'issue de la crise... Jean-Jacques
Brouillard, sortons un peu... Mais bien sûr, je
voudrais... Certains politiques, vous évoquez certains de mes collègues qui parlent de fascisme, d'autres qui disent qu'il faut rétablir l'ordre comme si les gilets jaunes étaient des dangereux casseurs, ce qui n
'est
pas vrai. Eh bien, il faut un équilibre. Et l'équilibre, c'est une sortie politique.
Et j'ai proposé des mesures, des mesures concrètes.
Eh bien, nous allons parler de la sortie politique, puisqu'il va y avoir ce grand débat dont on... Ça vous fait sourire, le débat, mais vous allez y participer. J'imagine que... Ça dépend. Ça dépend. Bon, d'accord. On verra
commencer. Je vais y
revenir, je vais y revenir. Mais quelques mots sur...
Entre nous, excusez-moi, Jean-Jacques Brouillard.
Jean-Jacques Brouillard, excusez
-moi avant.
Le grand débat, comme si en démocratie,
on
n'était pas en débat permanent. Non, mais c'est extraordinaire. Cela veut dire qu'Emmanuel Macron estime qu'il faut organiser le débat.
C
'est-à-dire, ça va être des mairies, ça va être quoi ? Mais le débat, il se fait chez vous, il se fait dans l'opinion, et il doit se trancher par le peuple, par le suffrage universel, par le référendum d'initiative citoyenne, que je défends, souvenez-vous, depuis
2012. Oui. Alors, je vais revenir à tout cela. Éric Drouet a interpellé quelques heures. Est-ce qu'il n'y a pas manipulation, et de sa part, et du gouvernement
dans cette
affaire ?
Des deux. Comme si, en fait, Emmanuel Macron voulait se donner une image d'homme ferme, mais les Français ne sont pas dupes de cette gesticulation du pouvoir. Les Français attendent des mesures. Réindexation des pensions de retraite. Nos retraités n'ont pas à être spoliés. Réindexation des pensions familiales. Défense de l'épargne populaire. Aider les artisans en mettant fin au scandale des travailleurs détachés qui ne payent pas leurs charges sociales. Baisser les charges. Augmenter le salaire net des Français. Voilà ce qu'attendent les Français. Ils
n
'attendent pas des polémiques
sur Éric Drouet, M. Mélenchon. Il y a eu
des polémiques sur Éric Drouet, mais vous
y avez
participé.
Vous avez soutenu. Oui, j'ai défendu. Je
n'accepte pas que
des gens... Ça veut dire quoi ? Que des gens... Je n'accepte pas. C'est que vous
défendez un homme. Pardon, mais il faut que les choses soient claires. Est-ce que vous défendez Éric Drouet, qui estime qu'on prépare, qu'il prépare avec d'autres, un soulèvement national ? Est-ce que vous défendez un soulèvement national ? Je défends, soyons très précis, je défends
le droit en France de manifester pour la dignité
de
notre travail, de notre vie, et pour empêcher Emmanuel Macron de mener un programme
qui
est en train de tuer notre pays, de casser la croissance économique, de conduire à la pauvreté des millions de Français. Et je pense qu'en démocratie,
si
Emmanuel Macron était un président digne de notre pays, il aurait entendu le message, il aurait proposé de vraies mesures, il aurait fait un référendum, car il confond,
et
c'est grave ce que je vais vous dire, mais il confond la légalité de son élection, il est légal,
mais
il n'est plus légitime dans le cœur des Français. Et s'il veut finir son mandat,
et
je lui souhaite, il faut retrouver une légitimité. Le général de Gaulle, tous les présidents, quand la légitimité n'est plus là, il faut aller la chercher,
c'est-à-dire qu'il faut passer devant les urnes. Ne vous inquiétez pas, je vais vous parler d'une
dissolution.
Je vais
vous parler
du référendum. Simplement, je termine avec Drouet, parce qu'il a pris beaucoup de place.
Oui, mais trop peut
-être. Mais alors, n'en parlons pas. Alors, non, un mot, quand même. Vous savez pourquoi ? Non, mais parce que sa référence maintenant, c'est la révolution de 2014 en Ukraine. Vous vous souvenez de cette révolution en Ukraine qui a fait 120 morts
?
Mais ça prouve que
j'ai raison. Vous, en
Ukraine, vous souteniez qui en Ukraine ? Mais attendez, je ne
suis
pas ukrainien d'abord. Non, mais d'accord. Non, mais attendez, je
ne suis pas ukrainien.
Moi, je vous dis que quand une démocratie ne fonctionne plus, et qu'on a à la tête de l'État
un
homme
qui
bafoue le peuple,
on va... Oui, mais d'accord, mais vous ne répondez pas. Je vais revenir. Vous êtes extraordinaire, je réponds ce que je veux. Je ne suis pas ukrainien. Je vous pose des questions, et vous devez répondre à mes questions. Je ne suis pas logique, non ? Je vous réponds, mais est-ce qu'on a le droit,
Jean
-Jacques Bourdin,
à une pensée un peu élaborée ? Je vous pose simplement la question de... Parce que vous avez soutenu Éric Drouet, est-ce que vous le soutenez toujours dans ses choix, dans
ses combats ? Non, mais je ne suis pas... Éric
Drouet n'est pas mon représentant. Il y a d'autres gilets jaunes qui expriment une pensée plus
modérée. Je vous dis ça, je vous dis ça parce que... Je dis simplement,
Jean-Jacques Bourdin, je dis simplement pour nos auditeurs... Oui. ...que je ne me laisserai pas, comment dire, instrumentaliser... Par qui ? Par quoi
?
...par une espèce de jeu entre Éric Drouet et Emmanuel Macron pour discréditer un mouvement des gilets jaunes, qui est un mouvement populaire, qui veut que dans notre pays, au XXIe siècle, on puisse vivre de son travail sans être surtaxé. Et je fais des propositions pour
supprimer des gaspillages. Non, mais ça, ça ne vous intéresse pas. Non, non, non, comment ?
Vous avez déjà fait dix propositions, mais je
vais vous... Les Français ont peut-être besoin qu'on sorte de la crise et du jeu de rôle Éric
Drouet, Macron, Mélenchon, entre nous. Bon, on est bien. Mais vous y participez au jeu de rôle, non
? Je donne mon avis. Je suis scandalisé. Oui, je suis scandalisé. On ne revient jamais avec un gilet jaune, d'ailleurs.
Mais je ne
fais pas de démagogie. Bon.
J
'ai porté un gilet jaune quand je vais sur des repas. Vous n'êtes pas comme d'autres, alors, si j'ai
bien compris.
Je suis... Mais qu'importe. Je suis ce que je suis. Je suis un homme... Je crois être un homme d'État. Je veux proposer aux Français une issue à la crise. J'estime que notre pays est mal parti. Je veux
qu'on
puisse vivre de son travail.
Et je fais des propositions. On
est bien d'accord.
Il faut sortir de cette crise.
Mais bien sûr qu'il faut
en
sortir. Alors,
on
est bien d'accord.
Mais pour cela... Est-ce que vous allez
participer à ce
débat national, oui ou non ? J'y ai déjà participé, puisque j'ai déposé avec le sénateur Masson et la sénatrice Kaufmann une proposition de loi de 47 articles, avec des mesures pour relancer le pouvoir d'achat, pour inciter à produire français, pour mettre en œuvre le référendum d'initiative citoyenne. Donc moi, je suis dans la proposition.
Mais je
suis face à
un mur. Ce grand débat, c'est qu'il est
reproductif. Mais tout
dépend si
nous sommes face à un mur, comme l
'est
le président de la République et son gouvernement. Nous sommes face à un mur. Face à un mur, qu
'est
-ce qu'on fait
?
Qu'est-ce qu'on fait
? Heureusement qu'il y a un scrutin au mois de mai.
Il va falloir que les Français, à un moment, se mobilisent dans la rue, car je maintiens que la pression populaire était indispensable. Mais une pression populaire pacifique, calme, déclarée, car j'ai toujours
voulu pour déclarer les manifestations... Mais la pression populaire,
à un moment donné ou à un autre, trouve son issue. À un moment donné ou à un autre, il faut trouver des solutions.
Mais vous dites qu'il n'est pas question
de demander le départ d'Emmanuel Macron. Mais si...
Attendez,
non, là, je dis très clairement que si Emmanuel Macron ne comprend pas qu'il a un problème de légitimité populaire et qu
'on
ne peut pas gouverner, comme le dit François Bayrou, contre le peuple, s'il ne le comprend pas, il sera conduit au départ. Il doit partir.
Vous dites ce matin qu'il doit partir. Non, je ne le souhaite pas.
Non, ne me faites pas dire ce que je ne dis pas. Non, mais je vous pose la
question.
Je dis à Emmanuel Macron, si vous me permettez de le dire à travers votre antenne, mais observez, changez, ne continuez pas à foncer dans le mur. Écoutez les Français.
Comment
pouvez-vous dire que ce débat n'aboutira à rien
avant
même
qu'il commencez ? Mais il l'a dit
le 31 décembre. Mais attendez, vous l'avez écouté
?
Mais bien sûr. Moi j'étais inquiet. Mais moi je ne défends pas Emmanuel Macron, que les choses soient très claires. Mais je voudrais, Nicolas Dupont-Aignan, il y a des propositions qui sont déjà faites par les Français,
qui
protestent à juste titre. Vous le savez, dans
les mairies, il y a 5000 mairies
qui
ont ouvert des salles. Mais allons-y ! Il faut y aller, pour
faire
avancer les choses. Mais comment voulez-vous lancer un grand débat crédible ? Quand vous venez à la télévision comme président de la République, en disant, réforme des retraites, on sait ce que ça va être, suppression quasiment des pensions de réversion, etc. Allocation chômage. C'est-à-dire qu'Emmanuel Macron déroule un programme, d'ailleurs il a été mis en place par certains intérêts pour ça, par Bruxelles.
Vous êtes contre toutes les réformes
sur l'indemnisation des chômeurs
? Non, il y a certaines réformes qui peuvent être justifiées. Mais je dis
simplement
de bien vérifier qu'il n'y ait pas de fraude à l'allocation chômage. Il faut le faire. Ce qui n'est pas le cas là. Ça, ça
va beaucoup plus
loin. Non, ce décret va beaucoup plus loin. Parce que ce décret sanctionne un chômeur qui refuserait, pour la première fois, un emploi à un salaire totalement différent de ce qu'il avait. Alors qu'avant,
il
y avait une clause salariale. Premier point. Deuxième point. J'aimerais qu
'on
lutte contre les vraies fraudes. La fraude à la carte vitale. Près de 2 millions de cartes vitales, de fausses cartes vitales, qui coûteraient, d'après un magistrat spécialisé, sérieux, 14 milliards d'euros. Là, on ne fait rien. Là, on ne
fait
rien. Et on harcèle les petits artisans, les petits entrepreneurs. Donc, moi je demande à Emmanuel Macron de ne pas, avant le grand débat, dire, on ne
va
pas parler de l'immigration. Tiens, pourquoi on ne parle pas de l'immigration et de ce que ça coûte à la France et aux Français ? Pourquoi ce grand débat, il aurait une utilité si on avait un homme et un gouvernement qui ne nous répètent pas à longueur de journée
?
Circuler, il
n'y
a rien à voir.
Mais le grand débat, ce sont les citoyens qui vont s'en emparer,
alors au
cœur... Je ne suis pas sûr qu'ils s'en emparent, vu la manière dont on les traite.
Mais
il est regrettable
que les citoyens ne s'en emparent
pas, non ? Écoutez... Qu'est-ce que vous en
pensez ?
Il est
regrettable, peut
-être... Je
crois qu'il ne faut pas inverser les choses. Attendez, je veux aller au bout de ma logique. Il ne faut pas inverser les choses. Qui gouverne
? Ce
ne sont pas les citoyens,
c'est un pouvoir. Qui
veut gouverner
? Le peuple, disent certains. Oui, mais le peuple veut gouverner avec des mesures concrètes et on sait ce qu'il faut
faire.
Est-ce que, selon vous, le référendum est l'une des solutions à la crise ?
Oui, il y
a
deux
solutions. Il y a trois solutions. Très
simple. Oui,
alors allez-y. Relégitimation par le suffrage, soit le référendum. Alors
un référendum
sur quoi ? Sur les mesures qu'Emmanuel Macron veut prendre pour résoudre la crise. Deuxième... Non, non, non. Je finis. Deuxième solution, la dissolution. Troisième solution, le départ et une nouvelle élection présidentielle. Il n
'y
en a que trois solutions. Je privilégie depuis le départ le référendum sur des mesures.
Alors sur quoi ? Mais faut-il encore
qu
'il
y
ait
des mesures ? Sur... Non,
mais je vais les donner. Référendum... Ce que je ferais, du moins, moi, si c'était ma... Non, mais
référendum... Je vous pose une question. Référendum d'initiative citoyenne. Oui. Référendum révocatoire ou pas ? Non,
référendum d'initiative citoyenne sans verrou parlementaire.
D'accord.
500 000 signatures, comme en Suisse, comme en Italie.
Bon, très bien. Première, référendum sur les institutions ? Oui, pourquoi pas, mais là... Diminution du nombre de parlementaires...
C'est pour faire un
référendum sur la diminution du nombre de parlementaires.
Meilleur reconnaissance du vote blanc ou nul, vote obligatoire.
On
sait que
80% des Français y sont favorables, ce sera une plaisanterie. Mais
toute la classe politique
n'est pas favorable, Nicolas Dupont-Aignan. 80% favorables, très bien. Référendum là-dessus, mais ça ne suffira pas. Pas de référendum gadget. Un vrai référendum. Référendum d'initiative citoyenne, modification des institutions, et puis surtout, mesures économiques et sociales.
Référendum, référendum, non. Fin de la Vème République.
Modification, revenir à son essence, qui était le référendum. Le général de Gaulle est parti sur un référendum perdu.
Un
point très important, la réforme des retraites, est-ce qu'Emmanuel Macron s'engage, là, demain matin,
à
la faire voter par référendum
? Chiche.
Vous voyez, il faut arrêter de jouer avec les Français. Ce que je n'aime pas dans son mode de fonctionnement, c'est qu'il joue avec les Français, qu'il les divise, qu'il les oppose.
Un
président de la République est là pour rassembler, pour relever les défis, pour avoir une vision. Donc, référendum, oui, sur la réforme des retraites. Mais vous avez vu que la réforme des retraites, il la décale après les Européennes.
Pour
pas que les Français le sachent. Donc,
il n'est que duplicité. Et
après le débat
national,
auquel vous ne croyez pas.
Mais parce qu'il n'est que duplicité et mensonge. Et les Français l'ont compris. Et il y
a
un moment où il faut qu'il change. Or, il n'a pas compris. Il y
a
eu des morts.
Il
y
a
eu une image de la France détestable.
Il est responsable de ces morts. Il est
responsable. De ces morts. Bien évidemment, mais il est responsable de l'état de blocage de la société française. Et je lui demande, une nouvelle fois, de prendre des vraies responsabilités. Et de cesser de dresser les uns contre les autres.
C
'est grave ce qui se passe. Et je suis inquiet pour mon pays. Je vous le dis solennellement. Solennellement. J'en ai assez de ça. Oui, parce que vous avez vu ce qui se passe. Vous avez vu quand même ce qui est en train de se produire. On va voir de nouvelles manifestations, de nouvelles violences.
Comme
s'il en jouissait.
Eh
bien, je trouve ça odieux. Odieux pour notre pays. Et notre pays affronte une compétition internationale.
Vous
avez vu que la Chine est allée sur
la lune. Donc
la solution pour sortir dans l'immédiat de la crise, c'est un référendum ?
C
'est
un
référendum ou une dissolution
ou son départ. Plus on attendra un
programme de redressement national et de réconciliation des Français. A la fois sur le plan démocratique
et
sur le plan
financier.
Un
référendum
que nous organiserions, que le Président de la République organiserait quand ?
Le
plus vite possible. Pour sortir
de cette crise. Avant les Européennes. Oui.
Pour ne pas perdre de temps. Avant les Européennes. Chaque jour qui passe, c'est du temps perdu pour la France. Ce sont des souffrances pour les Français. C'est des drames en devenir. Je ne souhaite pas ça pour mon pays. Donc
avant
les Européennes.
Oui, avant, le plus vite possible.
Avec de multiples questions. Une question sur l'initiative citoyenne, une question sur les retraites, une question sur... Je ne sais pas moi sur les réformes,
la réforme de l'assurance chômage, sur...
Est-ce que le Président veut relégitimer son mandat ? Oui. La question est là. Peut-être, je ne sais pas.
Moi je vous dis que c'est la seule solution.
Mais vous ne pouvez pas gouverner contre un peuple. Non mais... Vous ne pouvez pas mettre un policier derrière chaque manifesteur. D
'accord, mais
moi je...
Ça va durer combien de temps
? Mais quelle question c'est là ? Très simplement, quelles sont les mesures concrètes du Président pour relancer le pouvoir d'achat ? Mais ce n
'est
pas un référonome ça ! Mais quelle question posez-vous aux Français ? Mais est-ce que vous acceptez mon plan
de
redressement national ? Si vous l'acceptez, je continue. Si vous ne l'acceptez pas, je m'en vais.
Ce
qu'avait fait le général de Gaulle. Oui. Ce n
'était
pas tout à fait un plan, le général de
Gaulle.
C'était très clair. C'était un plan de réforme de nos institutions. De
nos institutions. Avec la
suppression du
Sénat et la transformation. Vous dites que les
réformes des institutions,
c
'est mineur, dit-vous. Non,
il y a les deux. Les Français veulent quoi ? Attendez, repartons de la base. Les Français veulent vivre dignement de leur retraite et de leur travail et arrêter l'injustice fiscale. Et les Français voudraient avoir un peu leur mot à dire. Voilà. Et on va batailler dans la rue et avoir des morts parce qu'on n'est pas capable au XXIe siècle de gouverner dans la transparence et dans la concorde ? Enfin, est-ce qu'on ne peut pas revenir sur des choses simples
?
J'ai une dernière question parce que le débat a été ouvert. Est-ce que les Gilets jaunes doivent présenter une liste aux Européens
?
Mais c'est leur choix. C'est leur choix. Vous n'êtes ni contre,
ni pour. Non, mais moi, je n'ai pas peur de la concurrence.
Je crois à la démocratie. Je crois aux Français. Parce que beaucoup d'autres partis ne sont pas d'accord
avec vous, vous le savez. Mais parce qu'ils ont
peur de leurs petits privilèges. Mais moi, je crois à la démocratie. J'ai confiance dans le peuple français. J'ai vu, vous savez pourquoi j'ai soutenu beaucoup de Gilets jaunes ? Parce que j'ai vu des femmes et des hommes d'un courage, d'un dénuement, d'une lucidité émouvante. Et qui n'ont rien à voir avec les casseurs qu'on a voulu manipuler et mettre en valeur. Et on ne peut pas accepter qu'il
y ait
la moitié de la société française, la moitié de la société française qui soit larguée, qui ne puisse plus vivre, qui ne
puisse
plus élever ses enfants. Voilà ce que je demande. C'est un enjeu magnifique.
C
'est de réconcilier les Français. Alors vous voyez la différence, pardonnez-moi, entre l'attitude d'un président qui se sert de ses difficultés pour, je ne
sais
pas, je ne comprends pas d'ailleurs ce qu'il veut. Je ne comprends pas.
Bien, merci Nicolas Dupont-Aignan. Il est 8h53. Vous êtes sur RMC et BFM TV.
Nicolas Dupont-Aignan