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InterviewC à vous (sur YouTube)· 26 juin 2025 13 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsJusticeEurope & internationalSolidarités & famille

Inéligibilité de M. Le Pen, présidentielle 2027 : Sébastien Chenu s’exprime

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • OuverteRéponse directe

    E.Ciotti voulait une journée réservée à ses textes pour faire adopter une proposition de loi interdisant l'exécution immédiate des peines d'inéligibilité.

  • OuverteRéponse directe

    On ne change pas des règles de loi pendant le procès, a expliqué G.Darmanin.

  • RelanceRéponse partielle

    Comme ça existe depuis 30 ans. Vous avez attendu que ça tombe sur M.Le Pen pour vous en soucier.

  • OuverteRéponse directe

    M.Le Pen dit avoir intégré l'hypothèse de ne pas pouvoir être candidate en 2027.

  • OuverteRéponse directe

    J.Bardella a présenté son programme et a parlé d'économie.

  • RelanceRéponse directe

    J.Bardella a un discours très libéral. Ont-ils la même vision du programme économique ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • S.ChenuFait
    « Quand vous avez un juge de première instance qui peut empêcher, sous un prétexte politique... La décision est très politique. Ce n'est pas un prétexte juridique. »
  • S.ChenuFait
    « On considère qu'un juge de première instance ne peut pas empêcher un homme ou une femme politique de se présenter devant les électeurs pour ces raisons. »
  • S.ChenuFait
    « On doit pouvoir avoir le 2e degré, c'est-à-dire l'appel, sans avoir l'exécution provisoire. »
  • S.ChenuFait
    « Il y a une hypocrisie totale là-dessus. Les LR n'étaient pas là. On entend toujours L.Wauquiez et B.Retailleau rouler des mécaniques, mais ils ne viennent jamais rien voter. »
  • S.ChenuFait
    « C'est une atteinte à la présomption d'innocence, qui est quand même un pilier de notre droit. »
  • S.ChenuPromesse
    « Nous, on veut arriver au pouvoir, exercer ce pouvoir et mettre en place une autre politique. On veut que ce soit avec M.Le Pen. »
  • S.ChenuFait
    « Si M.Le Pen ne peut pas les porter, en responsabilité, comme disait souvent les macronistes, c'est J.Bardella qui prendra la relève. »
  • S.ChenuFait
    « Quand J.Bardella dit qu'il faut lutter contre la bureaucratie, c'est ce qu'on entend à tous les étages de la société. »
  • S.ChenuFait
    « On n'est pas des marxistes, évidemment, ni des ultralibéraux. L'UE a ce côté ultralibéral. »
  • S.ChenuFait
    « On veut de la solidarité de la part de ceux qui réussissent sans être de l'autre côté, où ils s'en vont et on ne les a plus comme contribuables. »
  • S.ChenuFait
    « Il y a aussi un degré de sincérité. Je crois à la sincérité de C.Parmentier. »
  • S.ChenuFait
    « Des gens qui tiennent des propos inacceptables, il y en a eu tout au long de notre histoire politique, et pas que dans les rangs de la droite ou du RN. »
  • S.ChenuFait
    « LFI accepte des propos inadmissibles aujourd'hui d'un certain nombre de ses membres, notamment sur l'antisémitisme et les conserve. »
  • S.ChenuFait
    « C'est de la suradministration. »
  • S.ChenuFait
    « Je pense que notre police est républicaine. Est-ce que, dedans, il n'y a pas des moutons noirs... Ca existe dans tous les boulots. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

c'est-à-dire d'aller chercher l'argent dans la poche des Français, sauf sur les sujets que je vous ai cités, alors nous censurerons. On l'a déjà fait. Ce n'est pas une fin en soi, la censure.

La censure, c'est intéressant quand on obtient des choses pour les Français. Avec M.Barnier, on a préservé les retraités et les agriculteurs.

Là, on cherchera à préserver le pouvoir d'achat des Français. - A.-E.Lemoine: E.Ciotti voulait une journée réservée à ses textes pour faire adopter une proposition de loi interdisant l'exécution immédiate des peines d'inéligibilité.

M.Le Pen a été condamnée à une peine immédiate d'inéligibilité de 5 ans et a fait appel. E.Ciotti a fini par retirer son texte. - E.Ciotti: Privée celle qui, aujourd'hui, est donnée favorite dans tous les sondages pour devenir présidente de la République sur un simple principe de forme, c'est une question démocratique fondamentale, essentielle.

C'est dans les régimes où la liberté n'est plus en place qu'on élimine les opposants. Puisque nous prenons acte de ces dérives et de ces propos antidémocratiques, je retire ce texte. - A.-E.Lemoine: "On ne change pas des règles de loi pendant le procès", a expliqué G.Darmanin, ministre de la Justice.

C'est un peu ce que voulait faire E.Ciotti? - S.Chenu: Le texte que porte E.Ciotti met le doigt sur quelque chose de très ténu dans notre justice, c'est-à-dire la présomption d'innocence et ses effets.

Quand vous avez un juge de première instance qui peut empêcher, sous un prétexte politique...

La décision est très politique. Ce n'est pas un prétexte juridique. C'est le trouble à l'ordre public démocratique.

Ca n'existe pas dans les codes de nos juridictions. On considère qu'un juge de première instance ne peut pas empêcher un homme ou une femme politique de se présenter devant les électeurs pour ces raisons. On doit pouvoir avoir le 2e degré, c'est-à-dire l'appel, sans avoir l'exécution provisoire. - P.Cohen: Comme ça existe depuis 30 ans.

Vous avez attendu que ça tombe sur M.Le Pen pour vous en soucier. - S.Chenu: Peu de gens ont subi ça. - P.Cohen: Il y en a. - S.Chenu: Oui, mais en 2e juridiction, en appel, ils ont été remis, non pas dans leurs droits, mais dans leurs fonctions. - P.Cohen: Ca n'a pas été le cas d'H.Falco. - S.Chenu: Non, mais de Brigitte Barèges.

Il y a une hypocrisie totale là-dessus. Les LR n'étaient pas là. On entend toujours L.Wauquiez et B.Retailleau rouler des mécaniques, mais ils ne viennent jamais rien voter.

De l'autre côté, la gauche. C'est la gauche qui juge, qui admoneste, qui donne des leçons, qui explique que M.Le Pen est une vilaine, qu'elle a volé...

Il y a une présomption d'innocence. Elle ne vaut jamais pour les adversaires. On considère que la présomption d'innocence doit valoir.

Et ce, pour tout le monde. On est dans un bal de faux-cul. C'est une atteinte à la présomption d'innocence, qui est quand même un pilier de notre droit. - A.-E.Lemoine: M.Le Pen dit avoir intégré l'hypothèse de ne pas pouvoir être candidate en 2027.

Elle a demandé à J.Bardella de se préparer à cette éventualité. Ce discours semble nouveau chez M.Le Pen, d'intégrer cette hypothèse. - S.Chenu: Bah...

Il faut intégrer toutes les choses. Il y a un mercato au mois de juin. Il faut intégrer le fait que vous puissiez aller voir ailleurs. - P.Cohen: Ca n'a pas l'importance d'une élection présidentielle, vous le reconnaissez. - A.-E.Lemoine: Jusque-là, M.Le Pen disait qu'il fallait qu'elle passe sous un camion pour que J.Bardella soit candidat. - S.Chenu: Nous, on veut arriver au pouvoir, exercer ce pouvoir et mettre en place une autre politique.

On veut que ce soit avec M.Le Pen. Ca ne dépend pas totalement de nous, aujourd'hui, puisqu'il y a cette décision de justice...

Si on veut que nos idées soient portées, si M.Le Pen ne peut pas les porter, en responsabilité, comme disait souvent les macronistes, c'est J.Bardella qui prendra la relève.

Il faut se préparer. On est pragmatiques. On veut que nos idées soient au pouvoir.

M.Le Pen et J.Bardella ne sont pas interchangeables, mais ils ont les mêmes idées. - E.Tran Nguyen: J.Bardella a pris la parole mardi soir lors d'une réunion baptisée "le sommet des libertés".

Ca avait pour but de réunir des intellectuels et des politiques de droite libérale. J.Bardella a présenté son programme et a parlé d'économie. - J.Bardella: Nous souhaitons guérir la France de cette maladie bureaucratique.

C'est à ce prix qu'on pourra demain générer de l'argent, des impôts, des cotisations qui nous permettront de réduire la voilure. Il n'y a pas de raison que tous les pays autour de nous, sauf la 7e puissance économique mondiale. - E.Tran Nguyen: J.Bardella a un discours très libéral.

Il y a 15 jours, M.Le Pen dénonçait une UE ultralibérale et marchande. Ont-ils la même vision du programme économique? - S.Chenu: Oui.

C'est toujours pareil. Quand J.Bardella dit qu'il faut lutter contre la bureaucratie, c'est ce qu'on entend à tous les étages de la société.

Chez les chefs d'entreprise en premier, mais dans les services publics, dans les hôpitaux, la police, la justice aussi. "On n'en peut plus de la bureaucratie." C'est un discours pragmatique.

Il dit "générer des impôts", aussi. Ca veut dire prélever une taxe, un impôt sur ceux qui produisent, qui s'enrichissent, et qui créent de la richesse pour le répartir. Je suis d'accord avec ce modèle.

Le problème de notre pays, c'est qu'on prélève beaucoup, on répartit mal. Tous les services publics sont exsangues. On ouvre des guichets, un coup pour payer l'essence, un coup une mesure réparatrice...

Ca ne fait pas une politique économique. Nous, on est pragmatiques. On n'est pas des marxistes, évidemment, ni des ultralibéraux.

L'UE a ce côté ultralibéral. On le voit dans les politiques menées. Je crois qu'on est à la rencontre de ces 2 écoles de pensée.

C'est-à-dire le pragmatisme....

On veut de la solidarité de la part de ceux qui réussissent sans être de l'autre côté, où ils s'en vont et on ne les a plus comme contribuables. On l'avait fait sur les superprofits pendant le covid. Il y avait des entreprises, en particulier les centres commerciaux, qui avaient fait des profits qui n'étaient pas liés à leur modèle économique.

C'était parce que les autres avaient fermé que tout le monde allait chercher de quoi se sustenter dans la grande distribution. On leur dit "on va vous demander un effort". Mais ça va durer sur peut-être des exercices.

Si on le demande beaucoup plus longtemps, ils vont s'en aller. Il faut être pragmatiques, trouver les moyens de faire participer ceux qui réussissent à la solidarité pour permettre au secteur public de fonctionner, mais il ne s'agit pas d'étouffer. - P.Cohen: A propos des idées du RN, je voudrais que vous nous éclairiez sur celle de votre collègue députée C.Parmentier... - S.Chenu: Je m'y attendais.

Vous êtes sans surprise, monsieur Cohen! - A.-E.Lemoine: Je peux vous poser la question, si vous préférez. - S.Chenu: J'attendais cette question.

Cette petite question. - P.Cohen: Ce n'est pas une petite question.

Quand on écrit pendant 30 ans dans un quotidien qui s'appelait "Présent", qui était ouvertement réactionnaire, antisémite, homophobe...

Ce n'est pas un petit dossier. Vous avez dit dans une première réaction "c'est des propos très anciens". Non.

Elle a rejoint le RN début 2019. Ce n'est pas si ancien. Ensuite, vous avez dit à France Inter "elle a changé et on doit être fier du fait qu'elle ait changé." Quand a-t-elle abjuré toutes ses idées? - S.Chenu: Quand elle nous a rejoints.

Elle a rompu avec une forme de pensée politique qui nous combattait et que nous combattons. - P.Cohen: Pas sur tout.

Quand elle s'opposait au mariage homosexuel, c'était la ligne du RN. - S.Chenu: Je viens de l'UMP.

J'ai fait toutes les manifs pour le mariage. Des gens qui s'opposaient au mariage pour tous, il y en avait un paquet, à l'époque. - P.Cohen: Vous vous souvenez de ce qu'a écrit C.Parmentier lors de votre arrivée au RN.

Elle vous a accusé "d'homosexualisme" et vous a qualifié d'ennemi des valeurs. - S.Chenu: Pourtant, je suis arrivé au RN avant elle.

Des propos inacceptables, beaucoup de gens en tiennent. Aujourd'hui, Emmanuel Duplessy a attaqué la maman tétraplégique d'E.Ciotti.

Un propos qu'on n'avait jamais vu à l'Assemblée nationale. Aller chercher dans la vie privée d'un député pour en faire un argument politique...

On ne fait jamais ça. Des propos ignobles, il y en a beaucoup. Les propos de C.Parmentier étaient inacceptables, mais elle n'était pas avec nous.

Elle combattait M.Le Pen. Je viens de gagner un procès contre "Rivarol", ce journal pourri d'extrême droite...

On sait très bien qui nous combattons. "Présent", "Rivarol", tous ces journaux qui n'ont jamais accepté la mue de M.Le Pen. - P.Cohen: Donc on peut blanchir, d'un coup...

Demain, si A.Soral ou Dieudonné toque à la porte du RN, vous dites "on vous accueille"? - S.Chenu: Il y a aussi un degré de sincérité.

Je crois à la sincérité de C.Parmentier. Regardez ce qu'elle produit comme travail en tant que députée.

Son travail est irréprochable. Des gens qui tiennent des propos inacceptables, il y en a eu tout au long de notre histoire politique, et pas que dans les rangs de la droite ou du RN...

A gauche, il y a des choses inacceptables qui ont été écrites par les hommes et les femmes politiques de notre histoire. C'est notre boulot de faire revenir les gens dans le champ républicain. LFI accepte des propos inadmissibles aujourd'hui d'un certain nombre de ses membres, notamment sur l'antisémitisme et les conserve.

On considère que notre boulot, c'est de faire revenir les gens dans le champ républicain. - P.Lescure: Vous avez vu que la CEDH a condamné la France pour un contrôle d'identité qualifié de discriminatoire.

C'est la 1re fois que la France est qualifiée dans un dossier de profilage racial. La Défenseure des droits, C.Hédon, propose la traçabilité des contrôles d'identité pour permettre aux personnes contrôlées d'exercer un recours.

Ca vous semble une bonne proposition? - S.Chenu: C'est de la suradministration. - P.Lescure: Elle est dans son rôle. - S.Chenu: Oui, bah... - P.Lescure: On peut ne pas être d'accord avec elle, mais elle est dans son rôle. - S.Chenu: Je pense que notre police est républicaine.

Est-ce que, dedans, il n'y a pas des moutons noirs...

Ca existe dans tous les boulots. - P.Lescure: D'où l'intérêt d'un contrôle pour la traçabilité. - A.-E.Lemoine: Un droit supplémentaire. - S.Chenu: Ca fait porter une suspicion sur la police.

Les policiers ont plutôt besoin d'être soutenus, encouragés, mieux rémunérés, mieux considérés. Quand on voit les images, sincèrement, je suis derrière