🔴 Laurent Delahousse et le rédacteur en chef des 13h15 et 20h30 le week-end sur France 2
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 35 %Attaque 33 %Défensif 32 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 55 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 20:00OuverteRéponse directe
Pourquoi rester dans l'audiovisuel public après 19 ans ?
- 30:00RelanceRéponse partielle
Comment expliquer l'écart d'audience avec TF1 malgré un budget supérieur ?
- 40:00RelanceRéponse partielle
Pourquoi l'instabilité chronique à la tête de l'information chez France Télévision ?
- 50:00OuverteRéponse directe
Quels critères objectifs pour la sélection des invités dans les magazines ?
- 1:00:00RelanceRéponse partielle
Pourquoi le JT de France 2 intéresse proportionnellement plus les électeurs socialistes que RN ?
- 1:10:00RelanceRéponse partielle
Comment interpréter la sociologie des téléspectateurs du JT de France 2 ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 25:00Fait
« « Je suis membre du conseil d'administration de France médiamonde depuis le mois d'octobre 2024 » »
- 55:00Chiffre
« « TF1 consacre environ 140 millions d'euros à l'information par an » »
- 1:15:00Fait
« « Le journal de TF1 est un très bon journal. C'est un journal rigoureux qui a ses exigences » »
- 1:25:00Chiffre
« « 4 millions de téléspectateurs encore hier soir, 4 millions de téléspectateurs » »
- 1:45:00Chiffre
« « 80 % des Français nous regardent toutes les semaines » »
- 2:05:00Chiffre
« « 15 % des employés de France Télévision gagnent plus de 80000 € par an » »
- 2:15:00Chiffre
« « 30 directeurs gagnent plus que le président de la République » »
- 1:00SPEAKER_UNKNOWNFait
« Tous ceux qui vous ont précédé ont refusé de nous communiquer leur salaire alors que ce sont des personnes qui sont payées par l'argent public. »
- 3:00SPEAKER_UNKNOWNFait
« France Télévision m'a également accordé la possibilité de développer des documentaires, des récits, des séries historiques, des portraits de personnalité. »
- 5:00SPEAKER_UNKNOWNFait
« L'ensemble de ma rémunération depuis toujours est soumise à un contrôle régulier du contrôleur d'État. »
- 7:00SPEAKER_UNKNOWNFait
« Je dispose d'un contrat de travail à temps partiel. Je perçois dans le cadre de mon contrat de travail une rémunération qui englobe à la fois la rédaction au chef du journal, la présentation du journal ainsi que le 13h15 et les 20h30. »
- 9:00SPEAKER_UNKNOWNFait
« Il n'y a donc aucun cumul de rémunération pour un même programme. Il y a deux activités qui sont en conformité avec le droit du travail. »
- 11:00SPEAKER_UNKNOWNFait
« France Télévision est probablement l'espace le plus important, le plus vaste, le plus large pour le développement de la création, pour le développement des sociétés de production indépendantes. »
- 13:00SPEAKER_UNKNOWNFait
« Les prix sont encadrés bien évidemment et il est donc de plus en plus difficile parfois pour ces sociétés d'avoir, on va dire, un espace de vie simple. »
- 19:00SPEAKER_UNKNOWNFait
« Le digital est devenu pour nous essentiel et important et que cette révolution est en cours. »
- 21:00SPEAKER_UNKNOWNFait
« Le circuit de validation d'un documentaire de France Télévision est l'un des plus rigoureux d'Europe. »
- 23:00SPEAKER_UNKNOWNFait
« Je revendique parfois une forme d'équilibre et de pondération qui s'applique au journalisme. »
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Messieurs les journalistes, mesdames et messieurs qui vous qui suivez nos travaux depuis ce matin ou depuis cet après-midi. Nous reprenons nos auditions de la journée avec l'audition de Laurent de Laous et de Jean-Michel Carpentier, rédacteur en chef des 13h15 et 20h30 le weekend sur France 2. Laurent de la hausse comme votre conseur Léa Salamé que nous recevions ce matin, vous êtes on peut dire un des visages les plus connus de France 2 et même de France Télévision depuis près de 20 ans. 19 ans exactement le 7 mars prochain, vous accompagnez la vie des Français le samedi et le dimanche.
Ce n'est sans doute pas un hasard si un sondage paru début décembre dans la tribune dimanche estimait que vous étiez la personnalité qui représentait le mieux le service public audiovisuel devant Stéphane Bern et Élise Luiez d'être footballeur professionnel puis avocat pénaliste, mais finalement c'est au journalisme et à l'information des Français que vous décidez de consacrer votre vie. Après des débuts au sein de RTL où vous êtes stagiaire au service politique puis à LCI, vous entrez à M6 où vous présentez notamment l'émission Secret d'actualité. Vous quittez néanmoins le groupe pour France 2 où vous remplacez à partir du mois d'octobre 2006 David Pujadas pour présenter le journal de 20h en semaine.
Et puis en 2007, vous ne présentez plus que les journaux du de weekend, mais vous créez dans le même temps des magazines bien connus aujourd'hui 13h15 le samedi et 13h15 le dimanche qui traitent de sujets liés à l'actualité, des sujets de société. On se souvient du portrait tout en finesse par exemple d'Astrid qui était cadre et qui avait choisi de se reconvertir en éleveuse porcine diffusé en octobre dernier. Vous y consacrez aussi des sujets à l'actualité politique ou internationale.
Vous avez également créé et présenté l'émission Un jour un destin consacré à de grandes personnalités de François Mitéran à Bernard Blier, de Grèce Kelly à Françoise Girou. Plus récemment avec Jean-Michel Carpentier ici présent. Vous avez créé 20h30 le samedi et 20h30 le dimanche.
Deux magazines d'actualité qui font suite aux journaux de 20h et dans lesquels vous recevez des artistes, des philosophes, des médecins, des personnalités de la société civile. Présentateur, animateur, créateur. Vous êtes également producteur après avoir créé une première société de production Magnetopress en 2008, société qui a été mise en liquidation judiciaire au printemps 2024 ce qui montre bien que la production audiovisuelle n'est pas un métier sans risque et une rente éternelle comme Serdrin voudrait le laisser croire.
Vous avez créé une nouvelle société de production native production qui produit notamment la série documentaire intitulée Ainsi va le monde diffusé sur France 5 depuis le 31 août 2025. Jean-Michel Carpentier, vous avez été longtemps journaliste politique sur France 2 avant de devenir en 2001 rédacteur en chef adjoint du 20h de France 2. Par la suite, vous avez été en quelque sorte de toutes les aventures de Laurent de Laousse occupant les fonctions de rédacteur en chef de 13h15 le samedi, de 13h15 le dimanche, de 20h30 le samedi et de 20h30 le dimanche.
Avant de vous donner la parole, comme vous le savez, comme nous l'impose les textes, je vous remercie tout d'abord de déclarer tout autre intérêt public ou privé de nature a influencé vos déclarations. Et je vous rappelle que l'article 6 de l'ordonnance du 17 novembre 1958 relatif au fonctionnement des assemblées parlementaires impose aux personnes auditionnées par une commission d'enquête de prêter serment, de dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité. Je vais donc vous inviter chacun à lever la main droite et à dire je le jure.
Merci. Je vous remercie et je vous précise pour ma part que je suis membre du conseil d'administration de France médiamonde depuis le mois d'octobre 2024 et que j'ai été coprapporteur de la proposition de loi relative à la réforme de l'audiovisuel public au nom de la commission des affaires culturelles et de l'éducation. Je vous laisse la parole pour un propeliminaire de 10 minutes.
Monsieur le président, monsieur le rapporteur, mesdames, messieurs les députés, je vous remercie d'abord de prendre le temps de m'écouter car vous m'avez demandé de me présenter dans ce proposiminaire, d'évoquer mon travail, mon expérience au sein de France Télévision en tant que journaliste, réalisateur de documentaires de rédacteur en chef du journal de 20h et de présenter qui est une fonction, vous le savez assez singulière. J'ai pris l'habitude durant des années de m'exprimer assez rarement publiquement car cette dernière fonction la plus visible est encore aujourd'hui un totem selon moi, un pôle de stabilité pour les Français au cœur de notre profession et m'oblige depuis plusieurs années à une forme de devoir de réserve d'équilibre dans ma prise de parole afin de respecter les Français dans leur ensemble. J'ai de la chance, beaucoup de chance d'exercer cette fonction passionnante qui n'est pas un long fleuve tranquille et qui nécessite de ne jamais oublier qu'elle est aussi une source de responsabilité, de rigueur et d'exigence.
Porter à l'antenne d'un journal de 20h nécessite des choix, des débats, des vérifications permanentes. De ne pas se laisser aspirer par l'émotion de l'instant, savoir face à son clavier trouver les mots justes, chercher la mise en perspective des faits. Fabriquer un journal débute le matin au gré de la conférence de rédaction avec les équipes, les services et ne s'achève pas au générique de fin.
L'information reste en vous. Elle se nourrit dans les heures qui suivent et cela jusqu'au lendemain et le lendemain encore et encore. S'asseoir à 20h dans ce fauteuil n'est donc que les pilogues d'un long travail, un travail collectif.
Cet exercice aura réglé mon agenda et m'aura fait gagner en ponctualité depuis plus de 18 ans comme vous le soulignez. Je sais et je serai à chaque fois à 20h le vendredi, le samedi et le dimanche à l'heure. J'ai depuis une trentaine d'années maintenant choisi d'observer, d'écouter, de raconter les autres, de tenter de donner des clés pour comprendre, analyser l'évolution de la France et du monde.
Tout comme celui-ci, notre profession a changé. Le contexte concurrentiel est différent avec l'arrivée de nouveaux médias et le mode de consommation de l'information a également connu une véritable révolution. Le journalisme a toujours été critiqué et c'est ce qu'il a construit. façonné, renforcé.
La dérive serait qu'il devienne une cible permanente, un bouqu émissaire. Devenir journaliste a été un choix, d'abord un rêve né dès l'enfance chez moi grâce à la curiosité, l'ouverture sur le monde, la bienveillance de mes proches et de mes parents. J'ai exercé depuis toutes ces années presque tout ce que le métier de journaliste peut offrir comme moyen d'expression différent.
J'ai commencé ma carrière, vous l'avez souligné, à la radio, au service politique d' RTL, rue Bayard à Paris. Une rédaction historique entourée d'Olivier Mazerrol et d'une figure tutellaire qu'il est difficile d'oublier Philippe Labro. J'ai ensuite retrouvé ce même média quelques années plus tard à quelques centaines de mètres de là.
C'était rue François 1er à Europes riche de ces signatures. C'est notamment l'oreille collée à Montransistor à écouter Stéphane Paoli ou encore le générique de cette fameuse émission qui était le club de la presse et ses intervenants que j'ai appris à suivre la vie politique qui me passionne toujours autant. J'y présenterai une tranche le soir intitulé Génération Europ.
J'ai eu la chance d'avoir participé à la création de la première chaîne d'information LCI, laboratoire de talent multiple assez incroyable où nous étions des couteaux suisses impatients de partir, de travailler, d'apprendre chaque jour. J'y ai donc appris beaucoup auprès de talents multiples Étienne Moujotte, Jérôme Bélé, Pierreel Séillon, Philippe Bess ou encore Guillaume Duran et bien d'autres. J'y ai été reporter, chroniqueur d'un rendez-vous consacré aux photos reporter.
J'ai ensuite accepté la proposition de présenter une tranche d'information dans l'ombre de plusieurs personnalités et notamment David Pujadas que je retrouverai avec plaisir plus tard notamment pour de nombreuses soirées électorales sur France Télévision. Ensuite, je me suis confronté au magazine la narration documentaire c'était sur M6 avec ce magazine du dimanche qui était secret d'actualité. Je garde également en mémoire un homme avec qui j'ai eu la chance d'échanger régulièrement.
Il dirigeait cette chaîne, il s'appelait Jean Drucker. Nous parlions de la télévision, du cinéma, mais aussi beaucoup de la vie, de la distance à garder vis-à-vis de la notoriété, de son caractère fragile. Il finira par me dire un jour que j'allais partir, ne pas rester à M6 car mon chemin était ailleurs.
Il fut le premier à me dire qui que selon lui, je présenterai un jour le journal de 20h. Quelques mois plus tard, nous étions en 2006, Patrick de Carolis, Patrice Duamel mais également Arlette Chabau me proposit de rejoindre France 2 afin d'y présenter les journaux en tant que joker puis en tant que titulaire à partir de 2007 des éditions du weekend. Dès nos premiers échanges, ils me demandèrent de réfléchir à faire évoluer le journal, son format, ses rubriques.
Ils me proposèrent également de développer de nouvelles écritures, de nouveaux formats de magazine, de proposer les documentaires en ligne de mon précédent rendez-vous qui était secret d'actualité à l'époque sur M6. C'est ce à quoi je me suis attaché en développant une collection de récits de portraits intitulé Un jour un destin. Vous l'avez souligné, de Jacques Chirac à François Mitteran, de Claude Sauté à Patrick De Romy Schneder à Brigitte Bardau.
Cette collection a rencontré un succès populaire ce sur les antennes de France Télévision et est devenue une marque du service public. La création, la réalisation de documentaire, ce sont des heures et des heures de montage jour comme de jour comme de nuit. une transmission de savoir, un travail d'équipe, une façon de mettre en lumière notre patrimoine et une manière de démontrer que lorsque l'on se concentre sur la vie de ces grandes personnalités, au-delà de leurs talents, ce que l'on retient, c'est le miroir qu'elle nous tende.
On y retrouve nos propres failles et nos blessures. Viendra ensuite une autre série, un jour une histoire portrait récit du monde entre autres d'Al-Qaïda Ades sur les traces de Klaus Barbie, portrait de Vladimir Poutine, des relations de la France et de l'Iran ou encore du Mossade. J'ai également réalisé un film documentaire Monsieur pour le cinéma portrait et confession de l'écrivain Jordon que j'ai suivi durant de longs mois et qui fait partie des rencontres et des échanges qui marquent une vie au sein de France Télévision. très vite, j'ai eu la chance de trouver un équipier, un journaliste, un partenaire et plus encore en la personne de Jean-Michel Carpentier qui m'accompagne aujourd'hui.
Et donc depuis près de 20 ans avec lui, nous avons créé une équipe et j'oserais dire une famille de journalistes, de réalisateurs, de cadreurs, de monteurs qui ont traversé avec nous toutes ces années. Sans eux, sans ces rencontres, cette équipe, mon itinéraire n'aurait eu aucun sens. Cette liberté, cette volonté d'inventer, de créer en permanence sont probablement les raisons qui m'ont poussé à ne pas accepter les différentes propositions que j'ai reçu d'autres médias tout au long de ces années.
Nous avons avec Jean-Michel Carpentier installé deux premiers rendez-vous 13h15 le samedi, 13h15 le dimanche, d'abord en direct avec des rencontres entre responsables politiques et personnalités de la société civile. Je pourrais vous citer des dizaines de rencontres, mais je garde en mémoire juste un échange peut-être en illustrant tout cela qui résume peut-être l'esprit de notre travail. Une rencontre étonnante et riche d'échange entre Carole Bouquet et Harlette Laguillet.
Il n'y en aura des dizaines d'autres. Jean-Michel Carprentier pourra bien évidemment vous apporter tous les éléments concernant ce travail. Des rencontres et des débats qui n'avaient jamais pour objectif de fracturer, de diviser les Français, mais à l'inverse de tenter d'y révéler ce qui nous différencie bien évidemment, mais aussi ce qui peut aussi nous rassembler.
Ces deux rendez-vous se sont installés à l'antenne, ont rencontré leur public, créé une fidélité et incarne aujourd'hui encore, je l'espère, une vision de ce que peut-être la télévision, l'information mais également bien sûr le service public. À l'aide de nos reportages, de nos documentaires, nous avons tenté expérimenter, nous avons raconté l'actualité, la grande histoire, mais aussi la vie des uns et des autres au quotidien. Nous avons plongé nos caméras au plus près des Français en leur donnant la parole, en les écoutant, queles que soient leurs conditions, leurs origines, leur combat, leurs souffrance, leurs joie mais également leurs espoirs.
Leur combat, leurs souffrance, leurs joie, leurs espoirs. Et cela sur le temps long, les retrouvant parfois bien longtemps après, comme c'est le cas pour plusieurs agriculteurs, entrepreneurs, vous avez souligné d'ailleurs commerçants dont nous suivons le combat depuis des années, combien de sujets au sein de notre territoire les plus reculés et parfois oubliés ? avec succession Cri qui donne la parole à toutes les composantes de la vie politique mais également le feuilleton des Français qui est devenu au fil du temps en quelque sorte une radioscopie un témoignage de l'évolution de notre société avec nos séries historiques 13h15 remplit également une de nos missions, celle de ne jamais oublier qui nous sommes et d'où nous venons, de lutter contre l'oubli et les contrevérités qui demeurent un poison contemporain du champ des partisans au combat des deux gisel et péico de la saga des frères Michelins à la conquête de l'article à 1 heure de grande écoute Nous rassemblons régulièrement plusieurs millions de téléspectateurs en linéaire mais également auprès d'un public plus jeune avec la diffusion de l'ensemble de ces formats sur le digital et sur la plateforme.
Le digital est devenu depuis plusieurs années, vous le savez, une urgence, une priorité compte tenu de la révolution du mode de consommation des écrans par la nouvelle génération. Le digital est devenu donc un axe important de développement pour le service public. Cette révolution est un séisme pour tous les médias et pas seulement pour nous.
À ceux qui voudraient croire que les jeunes ne s'intéressent pas. finalement ne visionnerait aujourd'hui qu'en scrollant des formats courts, zappant d'une image à l'autre. C'est une erreur.
Il se passionne pour les nouvelles écritures, les séries documentaires et pour la politique et également pour la géopolitique qui s'agite comme vous le savez heure après heure autour des éditions du weekend à la manière de la presse écrite, nous avons accentué encore l'offre de la tranche de 20h à 21h. Nous avons accentué cette offre avec trois marques 20h30 le vendredi, le samedi et le dimanche avec en direct des grands entretiens, des rencontres d'écrivains, d'artistes, de créateurs qui sortent de l'exercice de promotion pour raconter notre société. Le dimanche, nous avons réussi à créer ce rendez-vous familial qui rassemble de 4 à 5 millions de téléspectateurs et fait France fait de France Télévision le leader de ce carrefour d'audience le dimanche soir.
Cette notion de rendez-vous et de lien fort avec le public est pour nous essentiel. Depuis 2007, je présente le journal de 20h également le weekend comme vous l'avez souligné. Cela fait donc près de 20 ans.
Je vis avec l'information et son degré potentiel de richesse mais également de toxicité. Mais heureusement aussi avec ces moments de joie, je vais peut-être prendre juste euh un premier exemple. Je garderai longtemps en moi le souvenir de la cérémonie des Jeux Olympiques de Paris sous ses trompes d'eau avec ces moments de communion suspendu, tout cela devant 25 millions de téléspectateurs.
J'ai interviewé des centaines d'invités de Bachar Elassad encore au pouvoir à Mirael Gorbatchov, témoin de l'actualité de son passé. J'ai vécu euh beaucoup avec l'ensemble de la rédaction de ces crises, de ces révolutions, des moments de tension extrême, de conflits, quatre campagnes présidentielles, des soirées électorales, interviewer l'ensemble des présidents de la République à plusieurs reprises, les anciens également, chaque candidat entre les deux tours de la présidentielle à l'occasion du journal de 20h. Nous avons vécu au côté des Français les attentats du 13 novembre, la guerre en Ukraine, le Covid avec une forme intense de solitude sur ce plateau et dans Paris et aussi, il faut le souligner, une lourde responsabilité.
Tant l'incertitude que vivaient les Français était forte, elle l'était pour moi également. Chaque jour du premier confinement, les Français attendaient le journal de 20h, ces moments vécus avec eux, avec nos équipes, s'adresserai à 9 millions de téléspectateurs à cette période sans agiter les standards de la peur en étant responsable. Une question essentielle se pose d'ailleurs de plus en plus pour nous tous aujourd'hui, c'est le temps de la réflexion.
Peut-il encore exister aujourd'hui ? L'urgence de l'instant, l'immédiateté remplace même le présent. Chaqueur dessine presque un nouveau séisme politique géopolitique et les Français sont emportés dans ce tourbillon qui s'ajoute à celui de leur vie intime et personnelle.
Avec toutes les équipes qui m'entourent, nous tentons de répondre à cette exigence de l'information, à ces enjeux, à ne pas se laisser emporter par l'hystérisation, par le mouvement permanent. L'information est une âme sensible, fragile, source d'incompréhension et parfois de fracture. Nous aurons l'occasion bien évidemment d'y revenir.
France Télévision est une maison commune qui tente d'apporter des réponses, des éclairages du sens et nous impose à respecter les téléspectateurs et tous les téléspectateurs. Vous lui trouverez, j'en doute, pas des défauts, bien évidemment des défauts. Je vous rassure, au sein de la rédaction, nous nous interrogons chaque jour sur notre travail en sachant nous remettre en question.
Mais je sais une chose, c'est que les Français sont très attachés au service public qu'ils l'aiment. En regardant sur les écrans du service public, on y trouve et bien une source de connaissance familiale, des films, des séries documentaires, des séries parfois populaires, parfois plus exigeantes, une ouverture sur le monde qui nourrit l'esprit critique tant nécessaire en s'adressant à tous les publics, à toutes les générations des rendez-vous que l'on ne voit pas ailleurs car notre mission est singulière et différente de celle des autres. J'espère avoir participé de manière la plus sincère, la plus créative et la plus juste possible à cette singularité.
J'aime ce métier, je suis fier de notre travail collectif et j'aurai l'occasion de préciser tout cela avec vous. C'est un travail de dizaines et des dizaines de salariés que j'ai la chance d'incarner à l'antenne, ce qui est pour moi un véritable privilège. Je vais tenter de répondre à vos questions, non pas en tant que dirigeant, ce qui n'est pas ma fonction, mais en tant que salarié.
Certes, un salarié un peu plus visible que la moyenne et j'imagine que c'est la raison pour laquelle vous avez souhaité mauditionner. Merci beaucoup pour ce propos liminaire. J'aurai deux questions très rapides avant de passer la parole au rapporteur.
Monsieur Deous, depuis 19 ans, vous venez de nous le dire, vous avez choisi d'informer les Français sur France 2, mais aussi de les raconter, de raconter la France, vous l'avez dit, ses mutations, ses préoccupations, ses fractures, ses forces, ses réussites. Vous avez donné la parole aux français, vous les avez écouté queles que soient les conditions, leurs origines et et au fil des ans, vous l'avez dit, vos journaux sont devenu une sorte de radioscopie de la France, de ces jours heureux et de ces moments de de peine. Vous avez dédié une grande partie de votre vie au service public, à l'audiovisuel public.
Et ma première question et puisque vous l'avez évoqué, vous avez eu des propositions du secteur privé. au-delà des liens personnels, des liens d'affection que vous avez tissé avec monsieur Carpentier, avec vos équipes. Pourquoi avoir euh décider de rester après toutes ces années sur l'audiovisuel public ?
Pourquoi n'avoir pas cédé aux sirènes du privé et au projet qu'on vous proposait par ailleurs ? Qu'est-ce qui fait la singularité, la force peut-être pour vous de ce service public audiovisuel ? Qu'est-ce qui fait qu'après 19 ans, on y est toujours aussi fidèle ?
Vous l'avez dit, 19 ans, c'est une partie importante de ma vie. J'ai souhaité rester sur les services publics parce qu'il correspondait à l'histoire que je me faisais de la télévision, parce qu'il m'a permis d'être libre, de créer, d'inventer et de créer un lien également avec les Français. Je souhaitais cette stabilité, cet équilibre, cette rigueur, ce partage avec cette rédaction à laquelle je suis profondément attaché.
Ce qui m'a permis au gré des années, à chaque fois, à chaque proposition, comme vous le dites extérieur, de me poser cette question : "Où serais-je le plus libre ? Où puis-je m'exprimer de cette manière ?" Je vous l'ai expliquer, je suis à la fois un présentateur du journal du 20h, un rédacteur en chef, ce qui me permet de réfléchir sur le monde et de réagir, de réagir non pas dans l'instantané, dans la précipitation, mais plutôt dans la réflexion avec une rédaction.
J'ai la chance de pouvoir incarner ce que je n'aurais peut-être pas pu faire ailleurs, des magazines et des magazines de documentaires et de reportages qui me permettent d'avoir cette cette réflexion et de ne pas être fixé finalement essentiellement sur le temps et l'instantanéité. Et cette réflexion me paraît essentielle. Le documentaire également, la créativité, la possibilité de narrer l'actualité, l'histoire immédiate ou des personnalités.
C'est pour toute cette richesse et ce partage avec ces équipes, avec cette rédaction que j'ai fait le choix de rester là durant toutes ces années jusqu'à aujourd'hui. Merci beaucoup. Et ma dernière question et je laisse la parole au rapporteur sur le journal de de 20h du weekend est devenu emblématique et il a longtemps connu une forme bien définie qui régentait presque la vie familiale, la vie quotidienne tout entière des Français. une demi-heure de grand messe se terminant par la météo avant que l'on ne commence la grande émission de variété du samedi soir et que l'on regarde le lendemain le tout aussi attendu film du dimanche soir.
Or messieurs, vous avez l'un et l'autre contribué à bousculer ses codes grâce à des magazines d'information ou des interviews qui cassent cette monotonie et qui permettent d'entrer au plus profond des sujets. Et finalement, ma ma première question, pensez-vous qu'il faille toujours dans le cadre de ces journaux télévisés évoquer entre 20 25 sujets différents et comment casser finalement cette mécanique pour intéresser des publics aujourd'hui qui ont fait le choix notamment chez des jeunes de s'informer différemment ? Je laisserai répondre dans un instant Jean-Michel.
Ce que nous avons souhaité, c'est mettre en place une tranche d'information. C'est ce que d'ailleurs avait très vite évoqué avec moi euh Harlet Chabot. Patrick de Carolice et Patrice Duamel qui déjà à l'époque, je vais vous raconter une anecdote, quand je suis arrivé à France Télévision, l'une des premières interview que j'avais réalisé et l'une des premières questions à laquelle j'ai dû répondre était qu'est-ce que cela vous fait monsieur de la housse de prendre en de de rentrer en place à la tête du journal de 20h alors que finalement cette marque va devenir très rapidement obsolète et probablement mourir assez rapidement compte tenu des créations des chaînes d'information et 19 ans plus tard Le journal de 20h reste un totem essentiel, important, je dirais même un pôle de stabilité pour de nombreux Français.
Il suffit de cumuler les audiences entre celles de M6, de TF1, de France de France Télévision pour se rendre compte du nombre de téléspectateurs, d'un nombre de Français qui aujourd'hui encore sont là présents à ce rendez-vous. En revanche, très vite, la question était de se poser de bousculer, de changer, de créer des formats, de changer ce rythme effectivement assez linéaire qui était de d'une succession, comme vous le dites, de sujet. Les formats ont changé.
Nous avons installé des formats qui vont de 6 7 8 minutes parfois dans le journal de 20h. Nous avons créé des rendez-vous différents avec le 13h15 dans la continuité du journal de 13h que je ne présente plus aujourd'hui mais j'ai présenté également pendant des années et dans la dans la continuité du journal de 20h avec le vendredi des portraits français le samedi une histoire française d'hier à aujourd'hui qui réfléchit sur des questions de société et également avec des éléments de pop culture et dans la dernière partie du journal le dimanche soir ce qui d'ailleurs nous différencie de notre principal concurrent de créer un rendez-vous d'une trentaine de minutes ce qui est d'ailleurs équivalent à ce qui se passe dans la semaine puisque vous l'avez bien vu depuis quelques temps, le journal est est est scindé entre guillemets en différents temps. Nous avons voulu avec le 20h30 le dimanche aller à la rencontre de ces personnalités qui font finalement la vie de la société et non pas de les prendre dans leur promotion, il y a assez d'émissions pour cela à la télévision aujourd'hui, mais dans leurs interrogations sur la société.
Quand je reçois hier Christophe André psychiatre sur ces questions qui sont la capacité de nous tous à être parfois résilient, c'est une question qui est abordée devant 4 à 5 millions de téléspectateurs et qui prend le temps de l'aborder. C'est ce qui nous différencie, c'est ce qui fait notre singularité et ce qui ce qui je crois apporte aussi depuis que j'incarne ce journal avec les équipes et avec les réflexions que nous avons mis en place avec les différentes directions de l'information. un changement progressif des journaux.
Je laisse le rapport. Peut-être vous compléterz le rapporteur des questions qui rejoindront les miennes je pense et comme ça vous ferez une réponse globale pour qu'on vous entende aussi. Monsieur Carpentier.
Merci monsieur le président. Merci messieurs. Merci pour votre temps cet après-midi.
On a je pense nombre de questions. Il va falloir faire circuler la parole. Ma première question, monsieur de la housse, concerne à peu près la même question que j'ai posé ce matin à madame Salamé parce qu'elle me semble primordiale.
TF1 consacre environ 140 millions d'euros à l'information par an. Avec ce budget, vous le savez, la chaîne produit les deux journaux télévisés parmi les plus regardés en Europe. Une chaîne d'information en continu dont l'audience est deux fois supérieure à celle de France Info TV ainsi que des magazines et des documentaires.
France Télévision de son côté dispose de moyens largement supérieurs, environ 230 millions d'euros pour l'information nationale, un budget qui est en hausse de 14 % depuis 2017, près de 600 millions d'euros pour France 3 qui sont très largement dédiés à l'information et même près de 50 millions d'euros par an pour France Info TV. Pourtant, c'est objectif de le dire mais les résultats ne suivent pas. En 2025, le venteur de TF1 réunissait en moyenne 5,2 millions de téléspectateurs et celui de France 2 3,8 millions.
La dernière fois que vous étiez devant TF1, je crois en tout cas des articles de presse que j'ai pu avoir à ma connaissance, c'était le 19 septembre 2015. Léa Salamé ce matin a d'ailleurs justifié cet écart entre TF1 France 2 en argant que comme TF1 avait toujours été depuis longtemps devant France 2, il était normal que France 2 soit toujours derrière. Mais je vous avoue qu'on a pas eu tellement plus de d'explications.
Ma question est donc simple et peut-être que vous pourrez nous éclairer. Comment est-ce que vous expliquez qu'avec au moins deux fois plus de moyens l'audiovisuel public fasse nettement moins d'audience qu'une chaîne privée commerciale comme TF1 ? Où résiderait le problème ?
Est-ce qu'il est dans la stratégie dans la ligne éditoriale ou alors dans la gouvernance de France Télévision ? Merci monsieur le rapporteur pour cette question. H le journal de TF1 est un très bon journal.
C'est un journal rigoureux qui a ses exigences et qui répond finalement à une ligne éditoriale qui est celle d'un grand journal de télévision. Et d'ailleurs, je soulligne la qualité de ce travail et de mes confrères. Le journal de France Télévision a sa différence et sa singularité.
L'audience n'est peut-être pas la même priorité. et nous n'avons pas les mêmes obligations. Vous dire ici que l'audience n'est pas essentielle.
Moi tous les lendemains, j'observe bien évidemment la structure d'audience, les résultats parce que notre rôle d'outsider par rapport effectivement notre principal concurrent est également important. Il est aussi un moteur. Il n'est pas le moteur essentiel.
Il n'est pas le socle de notre travail. Notre travail est finalement de proposer aux téléspectateurs un journal différent. Je voulais établir et expliquer.
Il est sur une tranche d'information déjà plus longue de 20h à 21h. Il apporte un éclairage sur l'international peut-être plus présent. Il est avec ce qui nous permet d'avoir encore des correspondants à l'étranger euh comme encore on l'a illustré ce weekend et encore dans le journal de 20h d'hier soir tout simplement.
Nous avons une richesse qui est la nôtre, qui est celle d'avoir une ligne éditoriale et de nous adresser au plus grand nombre en s'intéressant à tout le monde et en tentant de réaliser le journal le plus équilibré et le plus rigoureux. Nos résultats sont ceux que je peux vous dire 4 millions de téléspectateurs encore hier soir, 4 millions de téléspectateurs. 4 millions à 20h30 également.
Euh c'est un score régulier que nous installons 4 millions de téléspectateurs, c'est important. C'est beaucoup de monde, beaucoup de monde. Aujourd'hui, notre principal concurrent est devant nous.
Comme vous l'avez souligné, il y a eu des hauts et des bas. Nous faisons tout avec rigueur, responsabilité pour renouveler en permanence le journal. C'est ce que je en tout cas je tente de faire avec mes équipes, avec vous savez le journal euh commence tôt le matin, finit tard le soir, infuse encore un petit peu pendant la nuit et je me réveille encore avec cela dans la tête à chaque fois.
Et c'est la même chose pour les équipes qui m'entourent et pour les équipes qui préparent le journal. Préparer un journal de 20h se fait sur un temps long, se fait sur le temps de la réflexion, du débat et c'est ce que je soulignais dans mon proposiminaire. C'est pas il n'y a aucune improvisation dans ce métier.
Aucune improvisation. Nous travaillons beaucoup. Nous respectons les téléspectateurs.
Nous avons un cahier des charges qui est probablement différent. Pour ce qui est des questions budgétaires que vous soulignez, d'abord, vous l'imaginez bien, vous avez pu interroger les différents responsables de France Télévision, les directeurs de France Télévision sur ces questions. La seule chose que je peux vous dire, c'est qu'effectivement nous avons un budget important et nous sommes extrêmement vigilants dans la gestion de ce budget.
Et une chose que je voudrais préciser depuis plusieurs années pour éviter tout fantasme que que les questions budgétaires d'économie guident l'organisation de notre travail, ce sont des éléments que la direction est et que les salariés ont pris en compte. France Télévision ne vit pas dans un autre monde. Monsieur le rapporteur, de là et bien au contraire, nous proposons toujours aujourd'hui des programmes différents qui répondent aux exigences et à nos missions, mais peut-être effectivement avec des conditions budgétaires qui ne sont plus les mêmes qu'il y a quelques temps.
Merci pour ces précisions monsieur le rapporteur. Oui, c'est un petit tic d'avoir t Merci monsieur le président. Merci monsieur de la housse.
Depuis 2015, la direction de l'information de France Télévision, vous le savez, a connu pas moins de sept directeurs successifs. Thierry Tuier, Pascal Golomer, Michel Field, Yannick Leanchant, Laurent Guimia, Sankara et désormais, on l'a appris il y a quelques jours Philippe Corbet. Pourtant, ce même tiritulier a été remercié par Delphine Arnut à son arrivée en 2015 et il occupe depuis près de 10 ans cette fonction, la même fonction mais chez TF1 sans discontinuité et avec des résultats qu'on peut qualifier d'incontestable.
Et vous vous venez d'ailleurs de saluer les résultats et la qualité de l'information sur le groupe TFA. Comment est-ce que vous expliquez vous cette instabilité chronique à la tête de l'information chez France Télévision ? Je rappelle que vous êtes un journaliste et vous faites partie aussi de cette équipe d'information chez France Télévision.
Comme vous l'avez souligné, j'ai croisé de nombreux directeurs de l'information et de la et de la rédaction. être directeur de l'information et de la rédaction, je suis obligé de vous dire que c'est un sacré job et peut-être particulièrement dans le service public compte tenu des responsabilités, compte tenu de la pression particulière qu'il peut y avoir. Je vous jure que ça fait des bonnes bonnes journées quand on est directeur de l'information dans l'hystérie du monde, dans la pression quotidienne.
Et je soulligne et je tiens ici d'ailleurs à cette occasion à à souligner le travail d'Alexandre Cara. Euh un départ de ce poste est toujours pour lui, je l'imagine, une déchirure. Ça l'est également pour une rédaction parce que nous partageons partageons des des moments extrêmement importants.
Et je prends juste un exemple, il est le responsable de ce choix qui est parfois d'envoyer des reporters à l'autre bout du monde sur des lignes de front. Il s'endort avec cette décision, se réveille avec cette décision et s'en inquiète. il doit trancher, je pense 10 à 15 décisions par heure parfois qui sont multiples.
Et donc effectivement, je tenais à souligner ici ce que pouvait représenter ce travail au sein d'une rédaction. Euh le journaliste n'est pas une somme de petit ou grand débats autour d'un plateau. C'est c'est ce n'est pas non plus avoir un avis sur tout.
Je souhaite la bienvenue à Philippe Corbé qui prendra la suite d'Alexandre Cara. Je sais qu'il a toutes les compétences pour remplir cette fonction et je lui fais totalement confiance pour garantir la stabilité, la créativité et finalement l'indépendance de la rédaction de France Télévision. Vous soulignez le travail de Thierry Tuilier que j'ai connu au sein de la rédaction de France Télévision.
Il effectue, comme vous le dites, un excellent travail à à TF1 comme il le fut effectivement à l'occasion de son travail au sein de France Télévision. Nous avons eu la chance et j'ai eu la chance de travailler au cours de ces années avec les différents noms que vous avez cités. Peut-être peut-être que le travail au sein de la rédaction et la direction de l'information de France Télévision peut conduire, on va dire, à des beaux d'exercices de cette fonction plus court que sur une chaîne privée.
Mais j'ai pas plus de commentaires à vous apporter sur cette question. Merci monsieur Deous pour votre réponse. Une question une question rapide de ma part.
En quoi de manière très concrète le traitement de l'information réalisé par France Télévision au-delà des sujets de la diversité des sujets dont vous avez parlé dans votre propoliminaire ? En quoi ce traitement doit-il peut-il se distinguer de celui d'une chaîne privée ? Comment est-ce que vous appliquez-vous cette exigence d'une mission de service public dans le traitement de l'information, dans la façon d'animer vos journaux, de préparer vos émissions ?
Qu'est-ce qui fait au fond l'ADN du service public de l'information ? C'est d'abord un travail collectif. Je parlerai pas à jeu, c'est plutôt nous.
Nous travaillons tous ensemble à mettre en place le journal le plus équilibré, celui qui s'adresse aux questions que les Français se posent les uns et les autres à mettre en place et un dispositif et comme vous le savez extrêmement encadré où la parole politique est respectée, équilibrée, parfois calculé puisque c'est la règle pour que les uns et les autres aient la capacité de s'exprimer dans un temps qui leur est apparti et que cet équilibre soit soit respecté. Le journal de 20h, il est il a son particularisme sur les services publics dans sa science du décryptage, je vous le dis, dans la variation de ses formats, dans la capacité à réagir sur le plan international et d'alimenter des éditions spéciales. France Télévision a régulièrement cassé son antenne pour effectuer des éditions spéciales dès lors que l'actualité internationale l'exige.
Tous ces éléments additionnés donnent au service public dans son traitement de l'information une valeur ajoutée ou en tout cas une singularité. À cela, on pourrait ajouter, c'est ce que je vous le disais, une tranche d'information plus longue qui donne la parole finalement à des représentants de la société civile dans des interviews interview je ne vois pas chez mon principal concurrent comme vous le le citez en tout cas dans ce format là de cette longueur là. Donc ces spécificités accumulées les unes aux autres font de du journal de 20h de France Télévision un journal euh différent.
Attention, nous travaillons sur la même matrice. Cette matrice, c'est l'information et l'actualité. Donc, je ne revendique pas non plus de faire un journal complètement différent de celui de nos principaux concurrents, mais nous faisons un journal qui a son ADN, son identité depuis des années.
Un journal qui réfléchit, qui apporte des éclairages avec une rédaction à chaque fois mobilisée pour nous apporter et également effectivement, je vous le disais, le prisme des des des services que nous avons encore et des bureaux que nous avons encore à l'étranger nous apportent, je l'espère en tout cas, une valeur ajoutée. Est-ce que monsieur peut-être juste monsieur Carpentier ou je laisse le rapporteur bondir pour vous exprimer à un moment de cette c'est vous avez une question sur le sujet encore monsieur le rapporteur ? On laisse absolument peut-être une une question qui peut vous concerner tous les deux.
Je serais ravi d'avoir vos vos réponses. Une question d'ordre budgétaire puisque dans son dernier rapport nous les avons entendus la cour des comptes décrit une situation chez Franceision de quasi faite avec un déficit cumulé 80 millions d'euros depuis 2017. des capitaux propres qui sont inférieurs à la moitié du capital social qui fait peser un risque de dissolution selon le code de commerce. une trésorerie négative alors qu'elle était abondée à hauteur de plusieurs dizaines de millions d'euros il y a seulement quelques années.
Le président d'ailleurs le premier président de la Cour des comptes Pierre Mouskovici qualifie la situation je le cite d'une situation qui n'est plus soutenable qu'une entreprise normale ne pourrait tolérer. Vous le savez, la question budgétaire est centrale chez France Tévision et chacun s'accorde à dire que cette entreprise parce qu'elle utilise encore plus l'argent des Français doit parfaitement maîtriser son budget et ses dépenses. Alors, au niveau de l'information et dans vos propres missions, quels sont les moyens dont vous disposez ?
Quels sont aussi les leviers d'optimisation budgétaire que vous identifiez sur le domaine de l'information chez France Télévision ? Et de façon peut-être plus pragmatique, lorsque vous choisissez des sujets de reportage, le format du journal des émissions, est-ce que vous intégrez systématiquement la question du coût dans vos décisions éditoriales ? Peut-être, monsieur, une précision, pardon.
Euh euh nous n'avons pas enfin en tout cas à titre personnel et et Jean-Michel euh également même s'il gère un un volume important de magazine de compétences à répondre à ces questions financières, question que vous avez pu également poser à des personnes plus compétentes sur ces questions mais le budget de l'info nationale à France Télévision, je voulais le rappeler quand même, c'est 6 heures d'infos par jour sur nos antennes nationales et une chaîne d'info en continu soit deux fois à trois fois plus de volume horaire quotidien. que TF peut-être monsieur Carpentier, est-ce que c'est la question que tout à l'heure nous avons posé à celles et ceux qui font le JT la semaine donc avant vous sur effectivement est-ce qu'aujourd'hui les les contraintes budgétaires pèsent sur la manière dont vous organisez vos journaux et comme disait le rapporteur sur les choix que vous faites Oui bien évidemment peser le mot le mot est un petit peu fort parce que ça voudrait dire que c'est comment dire un paramètre essentiel et prioritaire, mais c'est effectivement une préoccupation permanente. Nous ne pouvons pas nous permettre de laisser débrider une créativité, une volonté de d'aller un petit peu partout comme le comme pourrait nous l'emmener la l'actualité, mais nous sommes toujours prêts à regarder de très près le coût des décisions éditoriales que nous prenons pour la partie du journal.
Ça cela vous avait été cela vous a été dit ce matin par les responsables du journal de la semaine. Je ne m'occupe plus du journal du weekend, je m'occupe des magazines. Ella Paloto, la rédactrice en chef des journaux du weekend pourrait vous le dire. elle également et son équipe pour euh organiser et et et le travail des des journalistes.
Évidemment que nous avons sans cesse en tête euh la préoccupation financière. Bon, elle ne doit pas non plus nous euh comment dire nous empêcher de euh prendre des décisions qui sont nécessaires lorsqu'il s'agit d'envoyer une équipe euh au bout du monde euh ou euh pendant 15 jours parce que elle va nous ramener un reportage de 90 minutes. Il est certain que nous avons évidemment la priorité de mettre en place cette décision.
Lorsque nous nous prenons une décision éditoriale, il faut savoir qu'elle est validée euh par une quadriple signature de la hiérarchie de l'entreprise. Nous avons une signature de la direction de la production, une signature de la direction des moyens. Pour ce qui nous concerne sur les magazines, une signature de la direction des magazines et celle de la direction de l'information.
Donc il y a un engagement contractuel et financier qui relève de cette décision. S'il y avait une anomalie, un dépassement, un risque budgétaire, il serait très vite repéré. Mais comment vous dire ?
En permanence, nous y pensons. En permanence, nous avons en tête de d'être responsable sur le plan financier, mais pas au point de nous paralyser dans les décisions que nous devons prendre. Merci beaucoup monsieur le rapporteur.
Dans les magazines d'actualité que vous vous présentez 13h15 le samedi, 13h15 le dimanche, 20h30 le samedi, 20h30 le dimanche, vous recevez régulièrement des personnalités qui participent à façonner le paysage politique, médiatique et culturel français. Une question que des millions de Français se posent, j'imagine, mais qui décide de la sélection de ces invités dans ces émissions et quels sont les critères objectifs précis que vous appliquez ? Bah sa discussion euh elle fait l'objet d'une discussion collégiale puisque nous on parlait en en nous en parlant entre nous.
Nous sommes rédacteurs en chef de ces magazine et nous avons une équipe qui euh avec qui nous débattons et avec nous nous décidons effectivement. Qu'est-ce qui motive ? Bah ça peut être l'actualité bien évidemment.
Cela peut être effectivement également euh l'essentialité finalement d'un moment où effectivement nous avons besoin d'un éclairage complémentaire sur une actualité et puis également l'actualité de ses personnalités qu'elles soient culturelles ou autres. Je pourrais je pourrais compléter la la réponse en particulier sur le sur le plan politique puisque nous sommes l'Assemblée nationale. Peut-être expliquer que c'est pas les mêmes règles pour le magazine et les gens télévisés.
Enfin peut-être juste Oui. Là là je vous parle des magazines. La question a été générale je pense.
Non. Vous pouvez répondre de façon générale alors sur les magazines [rires] pour pour ne parître parce que précisément nous avons créer ces magazines avec à chaque fois un ordre de de euh comment dire ? Nous avons nous avons créé une série de de magazines avec des objets particuliers.
Nous avons notamment créé une série qui s'appelle Succession. Je sais pas si vous la connaissez qui le 26 mars 2023, nous avons diffusé le premier épisode de cette nouvelle série en prévision de l'élection présidentielle de de l'an prochain et nous avons depuis réalisé diffusé 11 épisodes. Cette série se veut novatrice sur la forme et sur le fond.
C'est la seule émission de reportage consacré à la vie parlementaire de tout l'audiovisuel public. Le cadre en est celui de l'Assemblée nationale et ces personnages sont les vrais députés, des hommes et des femmes qui sont intervenus dans les 11 épisodes de succession. Euh nous filmons ces députés dans l'hémicycle, dans les coulisses de l'Assemblée, mais parfois aussi dans leurs circonscription au milieu des Français.
Je ne vais pas vous donner la liste des 226, je dis bien 226 personnalités politiques qui sont intervenues dans les 11 épisode en 3 ans de travail. 226 personnalités qui ont accepté nos caméras sans jamais un refus. Mais pour illustrer mon propos, je vous cite rapidement quelques-uns des principaux personnages que nous suivons au fil de nos épisodes.
Pour les démocrates, monsieur Philippe Vigier pour ensemble pour la République madame Olivier Grégoire pour Horizon, madame Marie Agnè Poussier Vinzbach pour la droite républicaine, monsieur Aurélien Pradier puis monsieur Laurent Voquier pour le rassemblement national madame Laur Lavalette puis monsieur Sébastien Chenu. pour l'UDR madame Christelle d'intorni pour madame Alma Dufour puis monsieur Éric Coqel pour les communistes, monsieur Fabien Roussell puis monsieur Stéphane Pe. Pour les écologistes, madame Sandrine Rousseau.
Pour les socialistes, monsieur Arthur de la Porte et pour l'iot monsieur Charles Decourson. Un mot très court pour vous raconter quelque chose de très significatif. L'une des grandes originalités de cette série, c'est d'avoir proposé obtenu l'accord de tous ces députés pour venir sur le terrain et changer leurs arguments souvent opposé sur place au milieu des Français.
Un seul exemple parmi d'autres sur l'un des points les plus difficiles de l'actualité, l'immigration. Dans l'épisode intitulé succession, frontières et fractures du 12 novembre 2023, nous avons diffusé une rencontre à Vintimi sur la frontière franco-italienne, très surveillée par la police puisque c'est un passage de migrants clandestins. Une rencontre entre le député socialiste Arthur de Laporte et la députée UDR Christelle D'Intorni qui ont bien voulu venir débattre de leurs idées respectives sur l'immigration devant les grilles de la frontière.
Et cela s'est très bien passé, sans concession mais très bien passé. C'est donc possible quand on y met le prix, quand on y met le travail de réaliser un dialogue politique entre des responsables totalement opposés sur le fond. euh un débat débucratique et en l'occurrence ça nous pouvons le faire très librement et de façon responsable dans le service public.
Merci. Donc c'était bien l'émission le magazine succession hein. Voilà monsieur rapporteur, merci pour votre réponse sur le thème de la neutralité.
Ce sera ma dernière question. Vous savez que cette commission d'enquête porte en partie, c'est l'un des trois thèmes que l'on aborde sur la neutralité de l'audiuel public. Vous connaissez aussi l'importance, je crois, du rôle d'arbitre de l' visuel public, notamment à l'approche d'élection et d'échéances électorales importante.
Pour savoir si les thèmes que vous abordez au JT parlent à tous les Français, un bon indicateur est aussi de regarder si vous réussissez à rassembler tous les Français, quelle que soi leur préférence idéologique ou partisane. J'ai donc regardé l'un des derniers sondages qui se prêtait à ce sujet, c'est celui de l'hop du 12 juin 2024 qui a été publié dans le magazine Marianne. Dans ce sondage, on apprend que seul 15 % des téléspecteurs des téléspectateurs du JT de France 2 ont voté RN aux dernières élections européennes, soit deux fois moins que la moyenne des Français.
Au contraire, 26 % des téléspectateurs de votre JT ont voté Raphaël Gulsman, soit cette fois-ci deux fois plus que la moyenne des Français. Si je compare maintenant votre journal télévisé avec celui de TF1, 44 % des téléspectateurs du JT de 20h de TF1 ont voté RN aux européenn seul 7 % ont voté pour monsieur Luxman. Ma question est donc simple.
Pourquoi est-ce que votre JT et je dis vous mais c'est aussi celui en son temps de madame Lapig de monsieur Bugier intéresse-t-il proportionnellement à leur poids électoral quatre fois plus les électeurs socialistes que les électeurs du Rassemblon national ? Merci monsieur le rapporteur pour cette question. Très compliqué d'analyser la sociologie de de de d'un journal avec ses chiffres.
En tout cas la la vocation du service public et du journal de 20h son socle le socle de la rédaction de France Télévision et c'est l'impartialité. Notre taux de confiance auprès des Français est de 73 % soit 17 points de plus que nos concurrents. 80 % des Français nous regardent toutes les semaines.
Aucun courant politique n'est boycotté dans les formats que j'incarne et bien sûr encore moins bien évidemment sur le le plateau du journal. On publie comme on vous l'a dit toutes les listes d'invités. Donc il est voilà, j'entends ce que vous dites mais il m'arrive, je reconnais assez peu d'étudier la sociologie des gens qui regarde le journal de 20h de France 2.
Merci beaucoup. Votre micro, monsieur Deous, pardon, monsieur le rapporteur. Et quelles seraient selon vous les les clés d'interprétation ?
Euh est-ce que ce serait le le choix de la ligne éditoriale ? Est-ce que ce serait peut-être la confiance davantage marqué dans le service public de l'audiovisuel d'un certain type d'électorat ? Comment ?
Et il y a pas de règle, je je suis d'accord avec vous, il y a pas vraiment de science sur le sujet, mais comment est-ce qu'on pourrait interpréter ces chiffres qui moi à titre personnel m'interpelle et j'ai l'impression que c'est aussi votre cœur. Par exemple, une question, je prolonge, mais quand vous consacrez une partie de la semaine dernière de votre magazine, votre émission à Michel Sardou, à Jan Balasco, vous avez le sentiment que ça intéresse plus les gens de gauche que du RN. J'essaie de Pas du tout. et et de toute façon nos magazines ne ne correspondent pas forcément au chiffres que vient de donner monsieur le rapporteur.
Mais pour la partie du journal, peut-être il y a aussi une une explication historique en fait tout simplement, c'est que lorsque il y a eu la privatisation en 1986, TF1 est resté devait rester la la chaîne de service public. une inversion à la dernière minute. Je me rappelle avoir fait des reportages là-dessus à l'époque, j'étais à TFA à l'époque et on s'est retrouvé de façon très inattendue euh privatisé.
Ce devait être l'inverse. Et à partir du moment où il y a eu cette privatisation, euh TF1 a eu à l'époque une liberté éditoriale qui n'existait pas forcément à Antenne 2 à ce moment-là. et de fil en aiguille, si vous voulez, euh TF1 est devenue la chaîne, comment dire un petit peu plus puissante.
Puis c'était la première chaîne. N'oubliez pas qu'une des c'est c'est paraître étonnant de dire ça maintenant, mais une des raisons pour laquelle TF1 a pris le leader sur la deuxième chaîne, c'est que les téléviseurs s'allumaient sur la première chaîne à l'époque. C'est un c'est incroyable mais c'est resté quelque chose d'extrêmement puissant.
Résultat, la deuxième chaîne de télévision Antenne 2 à l'époque est devenue challenger et est resté dans l'esprit des gens parce que ça s'est transmis de nos grands-parents à nos parents et de jusqu'à nous et à nos enfants. Téléphone reste une une télévision entre guillemets installée et France Télévision France 2 une télévision Challenger. Mais nous n'avons pas nous la nécessité de cet esprit de compétition que vous notiez tout à l'heure.
Nous sommes dans le service public. C'est-à-dire que les audiences ne sont pas une finalité pour nous. C'est un paramètre très important pour juger de la qualité et de l'écoute et de la prégance de nos travaux.
Mais ce n'est pas notre référence numéro 1. J'étais à TF1 lorsque Patrick Lolet, grand dirigeant de de de la chaîne, disait qu'il fallait organiser les espaces de cerveau pour la publicité. Et ce n'est pas du tout, il peut parler de Coca-Cola à l'époque et ce n'est pas du tout la finalité que nous avons aujourd'hui.
Nous avons une liberté immédiatement entachée de responsabilité qui fait que lorsque nous avons pour répondre encore à toutes vos questions, lorsque nous avons des choix éditoriaux à faire, effectivement la priorité n'est pas celle de forcément faire la meilleure audience possible, même si évidemment nous cherchons à faire la meilleure audience possible. La preuve, c'est que nos magazines euh sont leaders lorsqu'ils passent. à l'antenne et la confirmation c'est que les journaux de France Télévision pour ceux qui nous écoutent s'adressent à tout le monde.
Merci pour vos réponses. Une autre question qui concerne un un sujet important. On a beaucoup parlé de ce chiffre depuis le lancement de cette commission d'enquête.
C'est le salaire moyen chez France Télévision qui est d'environ 72000 € par an qui place le salarié moyen de France Télévision parmi les 9 % des Français les mieux rémunérés. Dans le même temps, plusieurs organisations syndicales que l'on a reçu, que l'on a entendu, ont alerté sur la situation des journalistes les plus précaires, en particulier les pigistes chez France Télévision. Le syndicat national des journalistes nous a décrit une citation avec, je les cite, un petit nombre de rémunérations très élevés chez France Télévision.
Je rappelle d'ailleurs que près de 30 directeurs gagnent plus que le président de la République. Je crois que 15 % des employés de France Télévision gagnent plus de 80000 € par an et de l'autre une grande majorité de journalistes qui sont maintenus dans la précarité. Est-ce que vous comprenez les mois des représentants syndicaux chez France Télévision ?
Et en ce qui concerne l'information et notamment le journal de 20h et les magazines que vous présentez, quels sont les en tout cas les recommandations que vous pourriez émettre pour homogénéiser davantage le niveau de rémunération chez France Télévision ? Merci monsieur le rapporteur. Je me praiis bien donner des recommandations.
J'en suis salarié également de cette entreprise et il y a des dirigeants. Je ne suis ni ministre de l'économie, ni ministre du budget, ni directeur financier de France Télévision, ni DRH. En revanche, je peux vous dire une chose, ça fait 20 ans que je travaille à France Télévision.
Je suis en contact avec bien évidemment les journalistes, les personnels techniques. L'histoire de France Télévision a été traversée par des conflits sociaux. Euh et j'ai pris toujours l'habitude d'aller au contact des uns et des autres pour discuter avec eux dans des moments de tension pour les écouter.
Je suis donc conscient, conscient des difficultés comme dans toute entreprise. Je suis à leur écoute. Nous échangeons sur cette question mais monsieur le rapporteur, vous imaginez bien que ce n'est pas à moi de définir la politique salariale de France Télévision.
Vous avez eu l'occasion de de de poser ces questions, j'imagine, à des dirigeants plus compétents que moi et nous auditionnerons le DRH et le directeur financier de France Télévision la semaine du 9 février. Alors peut-être pour un un sujet qui vous concerne davantage dans un rapport du cabinet ces datates que l'on a d'ailleurs on a entendu ces ses représentants il y a 2 semaines consacré à France Télévision, un témoignage m'a interpellé, il figure page 108 du rapport et il indique, je le cite que les conférences critiques post JT ont parfois été avec certaines équipes d'édition précédente un lieu propice à l'humiliation, à des crises de colère ou au rabaissement des journalistes. Fin de citation.
Est-ce que vous avez vous-même été témoin de ce type de pratique au sein de France Télévision, notamment lors de ces conférences critiques post JT ? Est-ce que vous avez eu vent de ces témoignages de souffrance au travail ? Merci monsieur le rapporteur.
Je n'ai jamais été témoin de ce type de relation, de ce type de tox toxicité dans les relations que j'ai eu au travail dans les conférences avant, pendant et après le journal. Merci monsieur Carpentier. Pareil, même chose et si vous voulez, ça fait 19 ans que nous travaillons donc dans la partie magazine de de la rédaction.
Nous voyons la rédaction de très près, la rédaction qui qui fabrique les journaux. Il peut y avoir des conflits parfois bien sûr même des conflits interpersonnels qui peuvent donner lieu à des des interprétations un peu plus larges. Mais euh pour ce qui concerne notre périmètre, ça fait euh 19 ans que nous travaillons avec des gens et qui sont pour certains d'entre eux encore avec nous depuis tout ce temps-là.
Et d'ailleurs, je les salue chacune et chacun. Et nous n'avons jamais eu ce ce ce que vous décrivez, c'est-à-dire des humiliation, des des des choses violentes. Franchement, vous savez, ça serait très vite aujourd'hui s'il se passait des choses comme cela.
Effectivement, monsieur le rapporteur, merci pour vos réponses. Une dernière question sur cette partie sur cette dimension budgétaire, question que l'on pose quasiment à chaque audition à des dirigeants, à des à des animateurs notamment de de l'audiovisuel public. C'est celle sur la transparence des rémunérations.
Tous ceux qui vous ont précédé ont refusé de nous communiquer leur salaire alors que ce sont des personnes qui sont payées par l'argent public. Euh certains euh invoquent le secret des affaires qu'on a du mal à comprendre, d'autres invoquent la concurrence des chaînes privées alors que tous nous expliquent que il serait davantage rémunéré sur des chaînes privées commerciales. Ce que l'on veut euh davantage enfin bien volontiers euh croire.
Est-ce que vous pourriez euh dire aux français euh combien vous percevez au titre de votre rôle, sachant que c'est de l'argent public et peut-être que vous pourriez distinguer le contrat passé avec France Télévision en tant que salarié mais aussi celui au titre de votre ou de vos sociétés de production ? Juste pardon monsieur Deous, la pédagogie est en l'art de la répétition. Je précise simplement que les personnes qui sont passées avant vous ont indiqué que la direction de France Télévision leur avait demandé de pas communiquer.
Donc elles n'ont pas refusé. Elles ont indiqué Ah, c'est monsieur Balard qui a appelé pour un journal télévisé. C'était F1 euh plus sérieusement.
Donc elles n'ont pas refusé. En tout cas France et la vision leur a demandé leur a donné une consigne de pas effectivement qu'elle communique là-dessus. Et donc voilà.
Allez-y. Monsieur le reporteur, depuis le premier jour, France Télévision, je vous le disais, a a souhaité et à l'époque de mon recrutement France 2 pour assurer progressivement la présentation des journaux avec le souhait de faire évoluer le format du journal. À la fois sa forme, sa diversité et je vous l'ai dit, sa différenciation avec notre principale concurrent.
Cit une offre complémentaire, ce que nous avons fait via le 20h30 proposant aux téléspectateurs des marqueurs du service public. Euh France Télévision m'a également accordé la possibilité de développer des documentaires, des récits, des séries historiques, des portraits de personnalité. Ce que j'ai fait avec euh un jour une histoire et un jour un destin travaillant notamment le vendredi, le samedi et le dimanche, ce qui est un ajada, vous le savez spécifique.
Je dispose d'un contrat de travail à temps partiel. Je perçois dans le cadre de mon contrat de travail une rémunération qui englobe à la fois la rédaction au chef du journal, la présentation du journal ainsi que le 13h15 et les 20h30. correspond à la grille salariale de manière équivalente à celles et ceux qui exercent la même activité sur le temps non couvert par ce contrat de travail euh effectivement j'ai eu je je je France Télévision m'a accordé la possibilité d'avoir une activité au sein de société de production quel qu'elle soit à partir du moment où elles sont indépendantes bien évidemment dans lequel j'ai pu en tant que salarié en tant que journaliste, en tant que réalisateur effectivement développer des documentaires.
Il n'y a donc aucun cumul de rémunération pour un même programme. Il y a deux activités qui sont en conformité avec le droit du travail. Sachez que, et c'est important de vous le préciser, que l'ensemble de ma rémunération depuis toujours est soumise à un contrôle régulier du contrôleur d'État et c'est bien normal.
L'ensemble de ces projets sont sont normés, contrôlés depuis toujours par les services de France Télévision dans un souci de transparence. Vous disposez comme monsieur le président le disait effectivement de ma rémunération de tous les éléments fournis par France Télévision. Merci monsieur le rapporteur.
Merci monsieur de la vous avez raison effectivement je dispose de ces informations. Après je ne me permettrai pas en tout cas publiquement de les révéler. C'est la raison aussi pour laquelle je me permets de de vous poser la question.
J'ai noté également dans les documents transmis par France Télévision que vous percevez une part variable. Est-ce que vous pourriez peut-être nous préciser les critères d'obtention de cette part variable ? Est-ce que par exemple ils sont conditionnés à une éventuelle audience ou à d'autres critères de performance ?
Non, ils ne sont pas conditionnés à des conditions d'audience. Par variable s'applique à tous les serviers de France des télévision à partir du moment où des objectifs sont fixés. Cela passe par le management des équipes, par les objectifs qu'on se fixe effectivement dans le développement du journal, mais il n'y a aucune clause d'audience dans dans mon contrat de travail.
Peut-être juste la la même question que j'ai posé à Salamé ce matin puisque vous ne précisez pas votre salaire, mais peut-être pour que nous puissions nous réaliser les différences entre le secteur public et le secteur privé. Vous nous avez indiqué que vous avez eu de nombreuses offres du privé tout au long de ces 19 ans dédié au services publics audiovisuel. Sans nous indiquer les montants ni actuels que vous percevez à France Télévision, ni les offres précises qui vous ont été faites dans le privé.
Est-ce que vous pourriez nous indiquer les écarts de rémunération en terme de ratio ? Est-ce qu'on parle de 1 à 3, de 1 à 4, de 1 à 2, de 1 à 10 ? Monsieur le président, euh effectivement je pense que si effectivement j'ai accepté euh euh je n'ai jamais accepté l'une de ces différentes propositions qui auraient effectivement qui m'aurait peut-être permis probablement et même sûrement euh d'avoir une une rémunération plus importante.
J'ai du mal à vous dire comme ça à quelle hauteur elle aurait été effectivement. Mais euh la seule réponse que je peux vous donner, c'est que euh si j'avais accepté ces différentes propositions dans différents médias, que ce soit la radio à la télévision, j'aurais probablement gagné ma vie de manière largement supérieure. Merci pour votre réponse.
J'aimerais désormais vous vous poser une question qui touche à votre conception du service public de de l'audel et sa différence notamment par rapport aux chaînes privées. Entre 2007 et 2024, vous avez été à la fois l'animateur et le coproducteur de l'émission Un jour un destin. Un programme consacré à des portraits de grandes figures issus d'horizons variées politiques, économiques ou artistiques, tels que Bernard Tapi, Brigitte Bardau ou Henry Salvador dans un format qui se veut, je crois, accessible au grand public.
À mes yeux, j'ai eu beaucoup de d'intérêt à suivre ces émissions, mais je crois que ce type de documentaire correspond pleinement aux émissions fondamental du service public audiovisuel. Aujourd'hui, cette émission se fait de plus en plus rare sur ces antennes peut-être et ça s'est terminé et vous nous en donnerez sans doute la raison à la suite d'une décision de de France Télévision de réduire peut-être certains budgets. Dans le même temps, j'ai constaté que France 2 consacrait une part extrêmement importante de sa grille quotidienne à des programmes de jeux jusqu'à neuf cases par jour quand TF1 n'en propose qu'une seule.
Est-ce que vous comprenez cette évolution de la programmation qui tend à privilégier des jeux commerciaux qu'on peut retrouver d'ailleurs sur des chaînes privées commerciales ? J'ai entendu par exemple que France Télévision voudrait réhabiliter une sorte de Star Academy déjà produite sur des chaînes privées commerciales. Est-ce que c'est bien la vocation de l'audiuel public ou est-ce que c'est pas au contraire de braquer le projecteur comme vous avez pu le faire de façon passionnante dans ces émissions comme un jour destin ?
Et est-ce que c'est l'arrêt d'un jour un destin qui a provoqué la la mise en liquidation judiciaire de votre société de production ? Alors monsieur, je je pense que le jeu a toute sa place, enfin m'appartient pas, je ne suis pas directeur de l'antenne de France Télévision, le jeu a toute sa place sur le sur le service public. Moi, j'ai la chance de pouvoir développer des formats documentaires et de donner un espace très large et Jean-Michel pourra vous préciser le volume des choses que nous mettons à l'antenne depuis toutes ces années.
Donc, je peux me me concentrer sur cette partie-à. Je ferai pas plus de commentaires sur les choix d'organisation de la grille des programmes de France Télévision, ce qui m'appartient pas. La seule chose que je sais, c'est que France Télévision est probablement l'espace le plus important, le plus vaste, le plus large pour le développement de la création, pour le développement des sociétés de production indépendantes.
Ce sont des heures et des heures d'antennes euh grâce à France Télévision, ce sont près de 2600 salariés extérieurs au services publics qui travaillent sur la création, sur la fiction, sur le documentaire dans des structures de production qui subissent comme nous tous et comme toute entreprise parfois des réductions budgétaires. Les prix sont encadrés bien évidemment et il est donc de plus en plus difficile parfois pour ces sociétés d'avoir, on va dire, un espace de vie simple et et tout est compté. Voilà ce que je peux vous dire pour les structures de production indépendantes.
L'arrêt d'un jour n'a pas été la la la la source principale de la liquidation de Magnet Presse qui est une structure qui reposait sur différents programmes. Moi, j'étais concentré sur un jour comme vous l'avez souligné sur laquelle je travaillais, sur laquelle j'étais journaliste et rémunéré en tant que tel. D'ailleurs, je ne participais absolument pas aux décisions d'ordre financière stratégique de la structure.
Je sais que cette structure qui me tenait particulièrement à cœur bien évidemment compte tenu du fait que j'ai travaillé dans cette structure pendant de nombreuses années et pu mettre à l'antenne et je vous en remercie d'avoir souligné le caractère beau et fort de ce magazine qui me tient encore à cœur aujourd'hui documentaire. La seule chose que je peux vous dire, c'est que Magnetto reposait sur d'autres activités avec différents documentaires, avec de la fiction pour Canal Plus et donc l'arrêt d'un jour n'a pas été l'élément fondateur de la règle de de Magneto. Merci monsieur le rapporteur.
Dire juste un petit mot sur à propos à propos des jeux. Euh vous dites que les jeunes ne sont pas la vocation du service public, mais euh pendant des années, vous, vos parents et bien des Français ont regardé des chiffres des et des lettres. C'était un jeu emblématique du service public.
Euh donc ça prouve qu'il y a une source quand même légitime du jeu dans le service public. Euh évidemment euh il faut adapter et moderniser les choses. C'est vrai que les jeux d'aujourd'hui sont correspondent davantage à l'évolution de la société et mais les jeux en soi ne sont pas forcément quelque chose de négatif.
Ils peuvent développer la réflexion, attirer des jeunes et puis aussi faire du bien dans une actualité qui n'est pas toujours très bienveillante. Merci monsieur rapporteur. Encore quelques questions ou ?
Merci monsieur le président. dans un rapport récent du député Emeric Caron qui d'ailleurs fait partie de cette commission d'enquête sur le dosel public, il explique euh en parlant de vous, il vous il vous cite euh je le cite dans son rapport France Télévision indique que ce dernier Laurent de Laous est lui aussi bénéficiaire d'un contrat de travail à temps partiel qui couvre la présentation des journaux télévisés de 20h le weekend et sa présentation du journal 13h15 et indique avoir acheté en 2024 pour 1,2 million d'euros de programmes documentaires auprès de sociétés de production dans lesquelles il détient des intérêts, ça fait partie des quelques informations de montant public qui concernent vos sociétés de production. Est-ce que vous confirmez ce montant ?
Est-ce que vous pouvez expliquer aussi de façon peut-être transparente et pédagogue les mécanismes de contractualisation entre France Télévision et vos sociétés de production ? Je tiens à préciser d'abord que Native, puisque dans ce rapport apparemment c'est cette structure de production qui est citée n'est pas ma société. Je ne suis pas actionnaire de native, je suis je travaille pour cette société sur des missions précises qui est l'élaboration de de documentaire.
Donc je ne suis pas actionnaire de native. Je ne participe donc pas à à la moindre décision d'ordre d'investissement de cette société. Je ne suis ni gérant de cette entreprise.
Je n'ai jamais touché de dividend d'une structure de production privée. Euh je ne participe donc pas à ces résultats. Et le montant que qui que que Emeric Caron cite dans ce rapport euh je l'ignore absolument et totalement et je ne connais pas le chiffre d'affaires de cette structure.
Je suis moi rémunéré au titre des formats sur lesquels je travaille en tant que salarié, soit réalisateur, soit journaliste. Voilà les les seules choses que je peux vous préciser et cela selon les règles du marché avec des tarifs encadrés et tous les les sujets qui sont proposés à France Télévision par cette structure et comme par une autre et par toutes les sociétés de production sont soumis à des règles qui sont simples, qui sont éditoriales d'ordre financière et ces discussions, vous l'imaginez bien en tout cas depuis 19 ans, je n'y participe aucunement. Mon métier est d'être journaliste.
Je ne suis pas un animateur producteur. Je suis journaliste, réalisateur ou directeur artistique de collection. Ce sont les seules fonctions que j'ai toujours occupé au sein de ces différentes structures de production.
Je peux apporter aussi une précision également. Euh à aucun moment il n'y a eu de confusion avec les 13h15. Nous avons en 19 ans réalisé 2000 reportages de 13h15 et sur ces 2000 reportages de 13h15, trois seulement l'ont été avec la société Magnetto à l'époque. 0,15 % de la production.
Merci. Peut-être encore une question du rapporteur avant de passer la parole au group politique et puis on reviendra aux questions du rapporteur pour terminer. Une une dernière question sur le sujet, enfin une double question pour être sûr de bien comprendre sur la votre société native production.
Est-ce que vous êtes actionnaire ? Est-ce que vous êtes dirigeant ? Est-ce que vous êtes simple employé de l'entreprise ?
Non, je suis journaliste. Je suis journaliste ou réalisateur de documentaires. Merci.
Alors, c'était une double une double question mais lors de la création de cette société native production, monsieur Sidmont Gomez occupait les fonctions de directeur des antennes et et des programmes de France Télévision depuis peu, vous le savez, mais monsieur Sidmont Gomez a récupéré en plus de la direction des programmes et des antennes aussi la direction de l'information. Donc concrètement, ça signifie que vous êtes à la fois sous la responsabilité hiérarchique même indirecte de monsieur Sidmont Gomez au titre de l'information et que pour certaines sociétés de production pour lesquelles vous êtes aussi employés dont native production et bien il y a une forme d'autorité de monsieur Sidmont Gomelx qui signe ses contrats passés avec ces sociétés de production dont vous dépendez. Est-ce que selon vous y a un risque éventuel de conflit d'intérêt ou de mélange des gens entre à la fois les indications ou les injonctions qu'il peut vous donner au titre de l'information et aussi les contrats qu'il peut signer pour des sociétés de production dont vous êtes pour lesquels en tout cas vous travaillez ?
Je dépends depuis toutes ces années de la direction de l'information et la direction de la rédaction à laquelle je suis rattaché. Monsieur SB Gomez pour des raisons de stratégie aujourd'hui occupe une nouvelle fonction qui ne m'appartient pas. J'ai une totale confiance dans la liberté éditoriale de notre rédaction.
Philippe Corbet sera le le futur ou l'actuel depuis aujourd'hui, je crois, directeur de l'information et de la rédaction de France 2 en qui j'aurais une totale confiance. J'ai aussi une immense confiance dans la liberté de cette rédaction qui s'est toujours exprimée depuis toutes ces années. Donc je ne vois absolument pas en tout cas la la collusion, en tout cas le l'aspect de de de conflit d'intérêt que vous pouvez peut-être même presque évoquer.
Moi, je ne participe à aucune négociation financière ou budgétaire sur les productions dont j'ai la charge. quand j'ai la charge par une société ou une autre de développer un format à laquelle que que je propose parce que je développe des documentaires, je discute avec effectivement mon employeur qui est la société de production, moi je leur propose un contenu éditorial sur le plan et puis je vais vous dire quelque chose. Vous nous en avez parlé et c'est quelque chose qui est important pour moi.
À plusieurs reprises via des structures de production, j'ai proposé des documentaires qui ont été repoussés par France Télévision. Quand un jour un destin s'est arrêté, effectivement, c'est pas la décision la plus agréable que j'avais entendu. Donc ça démontre aussi l'indépendance, la totale liberté des choix éditoriaux de France Télévision.
Ça ne m'appartenait pas. Je l'ai appris d'ailleurs euh euh assez brutalement par la presse à une lors d'une rentrée de septembre. Juste pour prolonger la question du rapporteur qui est une question importante qui est effectivement le le rattachement de cette direction de l'information à la direction des programmes et des antennes.
Dans les groupes privés, la direction de l'information est est indépendante. Euh monsieur Tulier est rattaché directement au directeur général de TF1 et ça a été le cas à France Télévision pendant des décennies. Je crois que quel que soi nos nos bords politiques ici, c'est une question à laquelle on essaie d'avoir d'avoir une réponse.
Quel est l'intérêt ? Quelle est la pertinence de rattacher une direction de l'information ? Vous l'avez dit vous-même, c'est un bien public et on sait aujourd'hui la difficulté, la polarisation, l'histérisation du débat public.
Est-ce qu'on a pas besoin d'une direction de l'information sacralisée qui ne qui ne répond pas hiérarchiquement au directeur des antennes des programmes ? En disant cela, je ne remets pas du tout en cause, on n'est pas sur le même sucorteur. Bon, c'est pas une question de légitimité de la personne en tant que telle, c'est une question de rattachement hiérarchique.
Est-ce qu'il faudrait pas aujourd'hui dans un moment d'hystérisation, de polarisation à l'approche des présidentiels avoir une direction de l'information à franc télévision autonome et pas rattachée à la direction des programmes et des antennes. Je voulais juste faire une précision à titre personnel et en plus je suis souserment. Durant toutes ces années, depuis 19 ans, je n'ai jamais jamais reçu la moindre pression de ma direction ou de mes supérieurs hiérarchiques.
Jamais, jamais. Et je suis persuadé qu'avec Stéphane Side Bonusmez, les choses se prolongeront de cette manière-là. Vous parlez de sacralisation, je pense que la direction de l'information et de la rédaction reste et demeure à ce jour sacralisé et que ça sera encore le cas à l'avenir.
Je voudrais ajouter d'abord certifier également qu'à aucun moment 19 ans mais même auparavant nous n'avons été amenés à inviter ou désinviter quiconque sur ordre de quiconque. Accordez-nous le fait que nous ne l'aurions jamais accepté. Et puis pour ce qui concerne la réponse à votre question, monsieur monsieur le le président puis en même temps monsieur le rapporteur, à propos de Stéphane Stéphane Sidmont Gomez euh que vous le vouliez ou non, c'est devenu c'est un grand professionnel de l'audiovisuel.
Donc si vous voulez il y a un moment où il faut voir la réalité en face. ne nous n'avons aucun problème ni aucune difficulté à travailler à ses côtés, à dialoguer avec lui. Et puis je vous dirai une chose, l'autonomie de l'information, l'autonomie des journalistes dépend du professionnalisme des équipes.
Or nous ne sommes pas les seuls dans d'autres rédactions, d'autres télévisions évidemment ou d'autres journaux, c'est le cas également. Nous sommes des professionnels. Je vais laisser le rapporteur bondir.
Je l'indique juste, j'ai pas remis en cause ni les compétences ni le professionnalisme. Je pense qu'une commission d'enquête, termine juste une commission d'enquête sur privé où on aurait appris que le directeur de l'information allait être attaché au directeur des programmes et des magazines aurait suscité les mêmes questions. En tout cas, moi, j'essaie d'être le plus impartial possible dans mes questions et j'aurais posé la même question si j'avais en face de moi euh voilà un rédacteur en chef d'un d'un journal télévisé euh de l'audiovisuel privé parce que je pense que c'est une question à laquelle on doit avoir des explications mais vous y avez répondu et puis on aura l'occasion de reposer la question à nouveau à madame Herné et organisationnel à France Tévision.
Monsieur Merci monsieur le président. Dernière question sur le sujet pour pour clore la pour clore la parenthèse. Question simple.
Est-ce que selon vous on peut être parfaitement légitime en tant que patron de près de 2600 journalistes du premier groupe audiovisuel de France quand soi-même on ne dispose pas d'une carte de presse alors que c'est un fait inédit ? Je crois que tous les grands patrons de l'information de l' duel public ont toujours été des journalistes et en ce sens leur légitimité leur permettait aussi de souffrir d'aucune contestation sur d'éventuelles pressions politiques. Est-ce que pour vous la légitimité aujourd' monsieur Sidmont Gomez est totale alors qu'il ne dispose pas de carte de presse ?
Le directeur de l'information et de la rédaction c'est Philippe Corbé. il a une carte de presse et c'est avec lui que j'aurai au quotidien avec les rédacteurs en chef, avec les services, les chefs de service, la responsabilité de la fabrication du journal. Rien ne changera.
Rien ne changera et je peux vous dire que Stéphane Sidbon Gomez pour vous le confirmer. Je pense qu'il l'a fait devant cette commission. Rien ne changera.
C'est une décision qui appartient à la direction de manière stratégique. Mon directeur c'est Philippe Corbet. Il faut que tout change pour que rien ne change.
Donc on demandera madame Hernode qu'elle nous explique le sens de cette de ce changement organisationnel et stratégique. Monsieur Ballard pour 2 minutes pour le Rassemblement national. Merci président.
Donc je précise comme je dois le faire. J'ai été journaliste pendant près de 40 ans si j'ai pas oublié de le faire cette fois. 6 ans dans le service public et pour être complètement clair et transparent, j'ai travaillé dans la même rédaction que Laurent de Lausse pendant quelques années.
Ça nous rajunit pas. C'est je vais pas préciser la date juste on a auditionné des syndicats de France Télévision et on notamment le SNJ. Alors, j'ai pas amené le tract aujourd'hui mais enfin je l'ai montré à plusieurs reprises.
Donc le président pourra témoigner qu'il existe. Dans ce tracte qui date de avril 2022, il était écrit on doit tout faire pour faire barrage à l'arrivée de Marine Le Pen à l'Élysée et on doit faire barrage à à l'extrême droite. Donc en tant que présentateur mais rédacteur en chef aussi du journal, est-ce que l'on est tout simplement serein quand on confie un reportage, un sujet à des journalistes ?
C'est leur droit le plus strict he d'avoir des opinions politiques ou de distribuer des tractes même mais qui bah l'après-midi peuvent faire un sujet pour le 20h traitant du Rassemblement national et ou de ou de Marine Le Pen. Et puis deuxième question là j'en viens sur la carte de presse qu'il n'a pas de Sid B Gomez. Alors, on a bien compris que c'était Philippe Corbet qui est votre supérieur hiérarchique mais lui un supérieur hiérarchique est donc monsieur Sidbond Gomez qui n'a pas de de carte de presse.
Moi, j'avoue que pour avoir été journaliste pendant 40 ans, savoir que le supérieur du supérieur n'a pas de carte de presse mais qui pourrait me donner des consignes, ça me fait un peu tiquer. Merci. Merci monsieur Ballard, madame Calvest pour 2 minutes.
Merci monsieur le président. Donc, j'ai été membre du conseil d'administration de France Télévision et de Radio France entre 2017 et 2024. Notre commission d'enquête porte notamment sur la neutralité de l'audiovisuel public.
À neutralité, je préfère me référer à la notion d'impartialité spécifique à l'information sur l'audiovisuel public. Quel est votre avis sur la capacité d'audiovisuel public français de garantir cette impartialité dans le paysage médiatique actuel où la culture du clash, le registre de la radicalité et la polarisation sont privilégiés ? Comment expliquez-vous que la couverture impartiale de l'information par l'audiovisuel public soit qualifiée par des médias d'opinion comme biaisé ?
Alors même que c'est sans doute le traitement même de l'actualité par ces médias d'opinion qui est biaisé. Comment aujourd'hui l'impartialité de l'audiovisuel public est alors présentée comme des biais et des mensonges ? Comment y résister ?
Quel rôle doit être celui de l'audiovisuel public alors même qu'il est attaqué ? Merci madame Calvest pour la France soumise. Madame Souet.
Merci monsieur le président. Monsieur de la housse, dans votre propos liminaire, vous avez tenu à dire qu'il était important pour vous en tant que journaliste de faire preuve d'une certaine retenue, d'un certain devoir de réserve, d'un certain équilibre dans vos prises de parole. Et il est vrai que c'est peut-être pour cela que vous avez finalement plutôt la réputation par rapport à des journalistes comme Les Alamé d'être un journaliste plutôt lisse.
Et malgré tout, ça ne vous empêche pas d'être ciblé par Arimed qui vous a en fait qui vous a pointé du doigt en disant que vous étiez complaisant avec un certain nombre de personnalités politiques notamment François Barroin, Marine Le Pen et Emmanuel Macron. Pour pour Marine Le Pen, je voudrais vous donner en fait pour exemple le moment où vous aviez mené son interview lors de sa candidature en 2017. Vous n'aviez posé aucune question sur son projet politique mais uniquement des questions qui étaient centrées sur son ressenti.
Pour vous donner un exemple, depuis le début de cette campagne, quel a été le moment le plus intense ? Le doute ne fait jamais partie de votre logiciel et cetera. Du côté d'Emmanuel Macron, je pense à toutes les interviews présidentielles que vous avez pu mener avec lui à Crimè en 2017, vous avez accusé de faire une interview présidentielle tout en complaisance.
Ce sont leurs termes. Vous avez en quelque sorte récidivé quelques mois plus tard puisque'en le soir du 29 avril 2018, vous aviez donc animé un reportage sur la méthode d'Emmanuel Macron. Et euh là encore à Acrémed vous avez pointé du doigt en parlant de promotion en disant que vous aviez sorti la brosse à reluir et là encore il vous avait attaqué en disant que vous ne vous attardiez pas du tout sur le fond.
Monsieur De Laous, que répondez-vous à ceux qui trouvent votre style d'interview complaisant et qui vous reproche de dépolitiser la politique qui t'a donné le sentiment de promouvoir le pouvoir en place et de normaliser l'extrême droite et de normaliser l'extrême droite ? Voilà. Alors je vous laisserai répondre.
Alors pour les socialistes, madame Aida. Merci monsieur le président. D'abord une remarque qui va dans le sens de ce que vous avez dit monsieur Carpentier.
La LCP qui est une chaîne de service public, la chaîne parlementaire qu'on connaît très bien ici a pris 15 % d'audience en plus juste en bas enf peut-être pas juste mais en basculant sur la 8e. Alors peut-être que une partie de cette de cette augmentation d'audience est dû à un changement de l'idée éditoriale à une meilleure qualité de travail. Très certainement, ils font un travail très sérieux.
Mais même le directeur de la chaîne concédait que le basculement sur la 8 avait augmenté mécaniquement presque le nombre de de téléspectateurs. Et alors avec un peu de malice, je dirais que on pourrait peut-être faire l'essai de vous basculer sur la une pour voir si le journal de 20h, le journal de 13h allait prendre quelques quelque part de de d'audience en plus. Je le dis ça, je dis ça avec un peu de maïs parce que pour moi, comme pour vous, vous l'avez dit tous les deux, je ne pense pas que l'audimat doit être l'alpha et l'oméga de la qualité de la production de l'information.
Et donc ma première question, c'est est-ce que vous pouvez rediller, vous l'avez fait mais peut-être redire de manière plus précise, comment vous jugez avoir atteint votre objectif dans la production de votre information ? Monsieur le rapporteur a cité des sondages par rapport aux catégories socioprofessionnelles ou aux catégories d'électeurs qui regardaient vot vos votre JT. Quels sont les indicateurs que vous donnez pour dire là on a fait du bon travail, là on pourrait s'améliorer ?
Deuxème question et dernière question, vous allez subir à France CV des coups budgétaires. Comment ces couples vont se répercuter dans la production de l'information de votre JT ? Est-ce qu'il va y avoir des licenciements ?
Est-ce qu'il y a il va y avoir des correspondants dans les pays étrangers en moindre nombre ? comment vous allez réorganiser le travail pour faire face à ces réductions budgétaires. Je vous remercie.
Merci chers collègues pour le groupe écologiste et social, madame Sophie Tailler Pouluant. Merci monsieur le président. Euh c'est vrai que cette ce retour en 1986, enfin on était pas si âgé que ça hein, mais nous nous fait aussi nous remémorer à quel point semble-t-il et selon quelques témoignages, monsieur Bi s'est roulé par terre pour avoir la une et pas la deux parce que effectivement au niveau commercial, il y avait là un enjeu majeur d'être vraiment la première chaîne.
Donc c'était une décision de monsieur Chirac. Euh en tout cas euh je crois que c'est bon de le rappeler euh parce que aujourd'hui euh le service public euh n'est que la 2e chaîne mais euh le service public de l'audiovisuel euh remplit euh néanmoins ses missions avec euh avec euh tout l'engagement de de ces personnels et avec euh beaucoup beaucoup de réussite et d'augmentation de de ces de ces audiences et un taux de confiance important. Vous l'avez rappelé.
Ma question, c'est sur les incarnations, c'est-à-dire ce choix qu'a fait le service public, y compris la radio d'ailleurs, euh de concentrer la plupart de ces émissions d'information sur un très petit nombre de personnalités. Donc, monsieur Deousse, vous faites partie, madame Salamé aussi. Euh je m'interroge sur cette orientation, sur le fait finalement d'avoir certes des incarnations très fortes, mais qui peut-être laisse moins avoir la part collective et vous l'avez dit hein, ce sont les équipes globalement, collectivement qui font tout ça et qui peut-être aussi euh laisse moins à à à voir la la diversité possible et les talents très nombreux au sein de France Télévision.
Donc c'est une question qui me semble importante parce que elle pourrait faire une différence avec ce qui se passe dans le privé. On voit d'ailleurs la convergence des ces incarnations dans les grands groupes privés qui se constituent et qui se concentrent et qui finalement utilisent les mêmes personnes radio, télé et cetera et et finalement ça forme c'est le nom de la de la du de l'animateur qui fait la marque quasiment. Et donc je je m'interroge sur ce que je considère être un une dérive du service public là-dessus.
Il me semble que une pluralité d'incarnation serait peut-être ce vers quoi il faudrait s'orienter. En tout cas parce que ça doit être une très lourde responsabilité aussi apporté individuellement. Si j'étais malicieux, je dirais quand allez-vous céder votre place monsieur Deous après 19 ans mais c'était pas tout à fait le sens de la question deêre la partager plus que la céd.
J'ai bien compris monsieur Emmanuel Morel pour la gauche démocrate et républicaine. Merci monsieur le président. Vous avez, monsieur Deous, travaillé dans le privé comme dans le public, mais semble-t-il depuis presque 20 ans, vous avez envie d'être fidèle au service public.
C'est qu'est-ce qui selon vous constitue la fondamentalement la singularité d'une chaîne de service public et qu'est-ce qu'il faudrait préserver au-delà de ce que disait monsieur Carpentier sur la la provocation de monsieur Lelait, le temps de cerveau disponible pour consommer de la publicité et du Coca-Cola. Au-delà de ça, est-ce que vous avez l'impression qu'il y a un modèle spécifique singulier euh qui mérite d'être préservé ? Deuxième question, ça rejoint la la question de ma collègue socialiste sur le les coupes budgétaires.
On a un budget qui est très contraint et ça va pas s'arranger. Quelles sont les conséquences concrètes pour un JT, que ce soit celui de 13h ou de 20h en terme de reportage, en terme d'équipe, en terme de service de documentation ou de réalisation ? Et est-ce que ça vaut aussi pour la partie magazine ?
Moi je je je mesure pas exactement ce que ça coûte la fabrication d'un magazine comme le 13h15 par exemple. Et concrètement en terme de budget, c'est à partir du moment où les budgets sont très contraints et réduits, quels sont les sacrifices que vous êtes amenés à faire ? Fin la 3è question, c'est une question générale mais qui nous intéresse aussi dans un contexte où l'information est de plus en plus consommé en ligne sur des réseaux avec une fiabilité toute relative voir pas voire pas de fiabilité du tout.
C'est quoi la stratégie de de vos rédactions pour apporter au public et notamment les jeunes une information sourcée, fiable tout en restant attractif ? Et pour prolonger la question de savoir si vous adaptez finalement la construction de votre JT au regard du fait qu'il va être consommé en partie sur les réseaux sociaux, est-ce que vous dans la manière dont vous construisez le journal télévisé, vous vous dites puisque en grande partie va être écouté non pas en linéaire mais sur les plateformes, on le travaille, on le construit un peu différemment. Euh une question d'une minute et je vous laisserai répondre globalement de madame Parmentier pour le groupe Rassemblement national.
Oui, merci monsieur le président. Les Français se posent beaucoup de questions sur le service public, vous le savez, qui leur coûte 4 milliards d'euros par an. Euh c'est la plus grosse dépense du ministère de la culture et nombre d'entre eux euh estiment que leurs opinions n'y sont pas suffisamment représenté.
Pouvez-vous, monsieur Deous, me citer un exemple précis, récent où vous avez volontairement modifié un choix éditorial, un invité, une question, un angle pour rééquilibrer un traitement dont vous estimiez qu'il manquait au pluralisme ou à l'impartialité et me citez lequel ? Je vous remercie. Merci beaucoup.
Alors, je vous propose d'essayer de répondre en en 15 minutes qui nous laissera ensuite 15 minutes pour que le rapporteur puisse poser dernière question parce qu'à 16h30, nous auditionnons Gill Benstein et au regard de l'annulation de ce matin, je ne devrais pas le faire attendre. Alors, je vais essayer de répondre. Il y a un spectre assez large parce que d'un côté on me dit que je je suis en collision avec Marine Le Pen, un peu avec François Barouin, un petit peu avec Ah oui, exactement.
Merci d'avoir souligné en tout cas que j'ai le même ton euh la même bienveillance parfois que je revendique qui n'est pas de la complicité qui est de l'écoute. Je pense que le ton calme est aussi révélateur de beaucoup de choses dans une interview et cela me permet de souligner deux trois choses. Philippe Ballard, monsieur le député, euh je voulais revenir sur cette question que vous me posiez chaque jour quand on fait le journal et vous en savez quelque chose, on envoie des journalistes sur le terrain.
Euh il y a un rédacteur en chef, un chef de service. Il y a une équipe qui va en salle de montage, qui regarde, qui observe, elle observe un travail, elle a elle observe une activité professionnel. Elle n'observe pas la couleur politique potentielle du journalisme qui aurait fait ce reportage.
On essaie d'être bien évidemment le plus rigoureux possible. Je vous ai donné les éléments de d'enquête d'opinion puisque on est obligé parfois de se ranger d'ailleurs ces enquêtes d'opinion et les enquêtes d'opinion confirme que France Télévision incarne le mieux l'impartialité en France avec des taux qui qui atteignent parfois 73 % dans les enquêtes d'opinion. Bien sûr, tout est toujours fragile.
Bien sûr que parfois des journalistes ont une opinion et vous en savez quelque chose les uns et les autres. Vous le voyez sur les plateaux de télévision, vous avez vu l'évolution des choses, des chaînes d'information. C'est en cela que je vous disais que le journal de 20h est un totem.
C'est en cela, cher Philippe, qu'il faut à un moment donné effectivement être toujours extrêmement vigilant parce que le journal de 20h a une dimension, une résonance très particulière. Euh sur en revanche la question des des des je fais un peu le lien entre les uns et les autres, hein, entre les questions des uns et des autres. Euh sur le ton qui est le mien dans mes interviews, vous avez euh souligné différents différents éléments euh et différentes interviews que j'ai réalisé.
Euh je vous remercie pour cette question parce que c'est quelque chose qui euh euh est lié à moi et et je me suis souvent interrogé sur ces critiques euh est-ce qu'il faut que je change ? Est-ce qu'il faut être plus agressif ? Est-ce qu'il faut avoir un tempérament différent qui n'est pas le mien ?
Ça fait 18 ans que je fais le journal. Ça fait 18 ans que j'ai ce lien avec les Français. Après toutes ces années, souvent un peu comme vous d'ailleurs, parfois dans la rue, les gens me disent "Monsieur de la hous, vous êtes trop de gauche.
Monsieur de la housse, vous êtes trop de droite. Monsieur Deous, vous n'avez pas été sympathique avec monsieur de la vous avez été trop dur avec. Je j'en fais presque mon étendard qu'après toutes ces années.
Alors je vous rassure pour ceux qui s'interroger sur la question et l'idée que potentiellement la diversité qu'il fallait changer. J'ai bien compris que vous ne vouliez pas et vous ne comptiez pas que je quitte le journal demain matin. Mais je vous rassure, je ne le ferai pas encore 18 ans.
J'envisage aucune carrière de dictateur du journal de 20h pour les années à venir encore. Donc effectivement dans les années à venir, peut-être dans les mois à venir, je changerai d'exercice mais mais c'est une petite parenthèse et en tout cas je suis très heureux d'être là au côté de l'équipe et au côté des équipes de la rédaction. Mais je soulligne cette idée que c'est une question bien évidemment que je me suis posé par rapport à d'autres confrères ou consœurs.
J'ai un ton différent, j'ai une manière d'aborder les choses différemment. Je le fais avec rigueur, jamais de complaisance, jamais de concession. Je n'ai eu, et pour revenir encore une fois à une question globale des uns et des autres, jamais de lien privilégié avec aucun responsable politique et en plus et bien évidemment plus précisément avec les présidents de la République successifs.
J'en ai croisé quelques-uns. Je résiste un peu plus effectivement que certains responsables politiques en étant là depuis je crois de Nicolas Sarkozy en passant par François Hollande, Emmanuel Macron et Emmanuel Macron 2. Donc effectivement, j'ai effectivement résisté à ces à ces tempêtes politiques.
C'est peut-être une trace finalement d'équilibre, de justesse, un pôle d'équilibre que les Français retrouvent. Les chaînes d'information, les débats permanents, la fracturation de la société, les débats des uns et des autres. Peut-être que dans le journal de 20h du vendredi, du samedi du dimanche, il trouve quelque chose qui est un pôle d'équilibre.
Mais voilà un petit peu ce que en en concentrait je pouvais vous donner comme comme réponse sur ces questions. Euh et encore une fois, je vous garantis que que je n'envisage pas une carrière trop longue à la tête du journal de 20h. Ah ben moi, j'espère bien que si.
C'est tu avais pas ton micro. Moi j'espère bien que si parce que c'est un plaisir, un honneur et et et un bonheur de travailler au côté de Laurent de la house. Je peux vous le dire.
Et toute l'équipe que je représente le vous le dirai de la même façon. Je voudrais juste apporter une petite précision en réponse à madame Calvest sur l'impartialité. Euh les le service public est biaisé.
Il y a peut-être une explication toute simple en fait, c'est que comme nous sommes financés par les impôts essentiellement, nous sommes au service du public. Une petite un petit glissement s'est probablement fait au fil du temps chez les gens qui nous regardent puisque nous financ entre guillemets chacun pense donc que le service public lui appartient. À partir du moment où il entend dans le service public une opinion qui n'est pas forcément la sienne, il y a évidemment une distorsion.
Nous devenons de fait partisans puisque nous ne correspondons pas à la vie de telle telle telle ou telle personne qui pense être détenteur du service public puisqu'il le finance. Et c'est en ça que c'est biaisé, que c'est difficile parce que à partir du moment où vous travaillez dans une chaîne privée, vous n'avez pas cette J'ai Nous avons travaillé à TF1, ça a été un grand honneur d'ailleurs. Euh c'était privé et puis nous en sommes partis.
Mais à ce moment-là, on ne nous posait pas cette question. On n'était pas redevable de auprès des gens qui nous regardent. Nous le sommes et c'est ça.
Nous sommes à la fois libre et responsables. C'est une grande responsabilité pour nous que de répondre à cette demande. Mais il faut que les Français comprennent que il existe une diversité de propos.
Et là où je rejoins tout ce que vous dites toutes et tous, c'est qu'il faut que cette diversité soit évidemment respectée. C'est certain. Sinon le la règle du jeu là pour le coup serait biaisée.
Mais ce n'est pas le cas. Et euh comme une inquiétude continue à se à se à se faire à propos de de notre directeur Stéphane Sitmont Gomez parce que comme vous le disiez monsieur Ballard euh d'abord je ne sais pas si le supérieur hiérarchique de Tiritulier TF1 une carte de presse. Je ne sais pas c'est pas sûr.
Pas sûr. Voilà. Bon et puis en même temps, vous savez comme journaliste, nous il nous arrive de discuter avec des gens qui n'ont pas de carte de presse et d'avoir une discussion tout à fait euh euh comment dire euh responsable, mature.
C'est exactement le cas avec Stéphane Sid Monomè qui ne nous donne jamais jamais jamais de consignes autoritaire obligatoire. Nous ne sommes pas dans ce dans cet état d'esprit dans l'entreprise. Ça c'est vraiment quelque chose que je tiens à souligner parce que c'est récurrent dans toutes dans toutes ces ces discussions.
Ce n'est pas le cas. Nous sommes libres et nous sommes responsables. Merci.
Allez-y. J'avais de question. Juste un dernier mot, c'était sur le le travail sur le digital, le linéaire.
La différence entre les deux est importante et essentielle. avec une révolution très importante en cours puisque durant ces 20 dernières années de l'importance du digital et du traitement de l'information. Le digital c'est effectivement une un tuyau d'information essentiel pour s'adresser à un jeune public.
Nous voyons tous que le total télévision aujourd'hui en linéaire baisse, le nombre de téléspectateurs baisse et que la consommation aujourd'hui de l'information se fait par le digital. C'est un axe de développement extrêmement important rien que le la plateforme de France Télévision y répond que nous et nos sujets du 20h sont diffusés de manière individuelle dans la continuité du journal. Ce qui inclut bien évidemment un mode de consommation avec des millions de vues.
C'est ce que je voulais dire. Encore une fois, la prise de conscience que le digital est devenu pour nous essentiel et important et que cette révolution est en cours, elle est elle l'est par tout ce que France Télévision tente de mettre en place. Et bien évidemment, c'est un axe de développement extrêmement important.
Et à titre personnel, j'aimerais et je souhaite et ce sur quoi on travaille et on discute depuis quelques temps, avoir la possibilité de m'exprimer de manière plus directe avec un jeune public auprès des réseaux sociaux. Est-ce que vous avez pensé réaliser des podcasts ? On voit que certains présentateurs organisent des des podcasts pour interroger, interviewer des personnalités des responsables politiques dans d'autres formats.
Est-ce que c'est quelque chose sur lequel vous réfléchissez ? On travaille pour la prochaine campagne présidentielle notamment avec Jean-Michel à effectivement un traitement de l'actualité politique différente via des podcasts et via un traitement de la formation différente comme je le fais dans 20h30 où je vais à la rencontre des de mes invités. Parfois l'idée étant effectivement durant la campagne électorale que moi j'aille à la rencontre des Français et que tout ce traitement soit effectivement diffusé largement sur les réseaux sociaux.
Si j'étais journaliste, je dirais que nous venons de tenir un scoop mais on sera heureux de suiv suivre les podcast un début de scoop. En tout cas, on regardera ces podcasts avec attention. J'ai juste deux questions très rapides et je cède la parole ensuite au rapporteur.
La première, vous avez évoqué en euh en parlant en répondant à la question d'AM taille et polluant finalement sur la diversité des incarnations et sur votre avenir. Vous avez dit peut-être dans plusieurs mois. Donc ça veut dire que peut-être qu'aujourd'hui vous réfléchissez à à faire autre chose que présenter le journal télévisé.
Mais ma question, elle est pas de savoir la date à laquelle vous vous allez le quitter. C'est plutôt qu'est-ce qui vous ferait à un moment donné dire que vous avez envie d'autre chose ? Est-ce que ça tient à vos envies propre ?
Est-ce que ça tient une évolution de la société ? Est-ce que ça tient à ce format du journal télévisé des magazines ? Qu'est-ce qui ferait qu'à un moment donné euh vous chois vous choiez autre chose, une autre une autre aventure ?
J'ai la corrolaire à cette question, c'est que quand on regarde le l'affissement du débat public, la polarisation, l'hystérisation de notre société, notamment du monde politique, quand on regarde parfois l'image lamentable que nous donnons ici à l'Assemblée nationale et les petites phrases, les invectives, euh ma question est-ce que vous prenez encore du plaisir à interroger les femmes et les hommes politiques ? Et comment raconter la politique aujourd'hui à un moment où elle se où elle se fracture, où le débat public se polarise et sisterérise ? comment on comment on raconte la politique, comment on informe les Français sur la politique dans dans l'évolution que l'on connaît aujourd'hui pour être le plus nôtre possible dans mon expression.
Alors, comme vous le savez, je n'ai pas de date de fin de mandat, mais effectivement l'idée de passer dans une nouvelle aventure à partir du moment où la passion serait là, elle est là depuis 18 ans à France Télévision et c'est ce qui anime les productions de formats, de faire évoluer le journal, de travailler avec une équipe assez formidable avec laquelle j'ai la la chance de travailler, d'une rédaction que j'aime et et il est important ce mot, j'aime cette rédaction, j'y travaille depuis toutes ces années, le vendredi. le samedi, le dimanche 6 jours sur 7, l'information m'anime et je pense que ça sera encore le cas durant les prochains mois. compte tenu de de de votre autre question sur la relation que je peux avoir avec la politique, je pense qu'il faudrait élargir ce débat durant de 3 heures.
On pourra en parler tous ensemble, mais effectivement, j'ai eu un jour une prise de parole lors d'une soirée électorale qui m'a d'ailleurs été parfois un peu reproché de dire que je commençais à comprendre les Français dans la manière dont ils s'exprimaient ou surtout dans la manière dont il ne s'exprimaient pas. Au début de cette soirée électorale, il était 20h02, l'ensemble des responsables politiques étaient autour de moi s'accorder la victoire alors que plus de 50 % des Français ne s'étaient pas exprimés et je m'étais permis de dire effectivement que je commençais à comprendre pourquoi les Français quand ils voyaient le théâtre de ce que la représentation politique s'accordait à faire et à et à dire sur le plateau à 20h02, je m'étais permis cette phrase euh ce qui est assez rare chez moi de de sortir de mon domaine, on va dire d'équilibre lors de ces soirées. Donc effectivement, la vie politique, elle a changé.
Je pense que vous en êtes tous témoins et c'est pour ça que je revendique parfois une forme d'équilibre et de pondération qui s'applique au journalisme et qui pourrait parfois, j'imagine que vous le savez, monsieur le président, s'accorder dans l'Assemblée nationale et dans l'enceinte même du parlement. Merci. ce que j'essaie de faire très modestement dans cette commission pour essayer que nous ayons des des échanges vigoureux, vif mais respectueux des uns des autres et comme nous respectons au moins le calendrier et les délais que nous avons fixés, il est 16h15 qu'il laisse 15 minutes au rapporteur pour terminer ces dernières pour poser ces dernières questions.
Pardon ? Merci monsieur le président. Quelques questions et quelques minutes supplémentaires suffiront.
Je voudrais simplement un un éclaircissement sur l'une des questions que je vous avais posé par rapport à cette société de de production native production. Vous m'avez expliqué que vous étiez journaliste, mais je vous demandais votre statut. Journaliste n'est pas vraiment un statut.
Est-ce que vous êtes actionnaire ? Est-ce que vous êtes dirigeant ? Est-ce que vous êtes employé de cette société de production ?
Merci pour votre question. Je ne suis euh on parle souvent de producteur, je suis producteur exécutif, je suis des formats en tant que rédacteur en chef, euh journaliste qui sont des formats documentaires qui sont proposés par la structure de production à France Télévision. Et à partir de là, j'ai un suivi qui est effectivement celui d'un rédacteur en chef d'écriture, de direction artistique et également d'incarnation puisque dans les trois documentaires que ces 14 derniers mois euh j'ai proposé via cette structure de production, j'ai donc été rémunéré durant l'activité qui était liée à ces formats.
Au terme de ces formats, je ne suis plus rémunéré. Quand il y a effectivement livraison de ce format, je ne suis plus rémunéré. Mais effectivement, j'ai incarné ces formats.
Donc effectivement, ça fait l'objet d'un contrat que j'ai avec la structure de production et non pas avec France Télévision. J'étais clair ? Je sais pas.
Oui. Pu puis-je préciser que euh en aucun cas, il n'y a de confusion avec les magazines 13h15 et 20h30 de ce point de vue qui sont produits par qui sont produits en interne par télévision la rédaction de France Télévision. Voilà.
Merci pour cette précision. Effectivement, merci monsieur le président. Si je vous pose cette question, c'est parce que dans le rapport de 2016 déjà de la Cour des comptes l'avant-dernier que j'ai pu parcourir, la Cour des comptes soulignait que je le cite je la cite le domaine des achats de programme présente de nombreux facteurs de risque notamment en raison de l'absence de contraintte législative ou réglementaire les règles de la commande publique ne s'appliquant pas aux programmes audiovisuels ainsi que de la difficulté à mettre en place des procédures formalisées transparentes, collégiales et traçables à postériorie.
La cour ajoute, je la cite à nouveau, que les trois thèses du milieu professionnel de l'audiovisuel constituent un facteur potentiellement aggravant. L'étroitess de ce milieu dans la mesure où les interlocuteurs de France Télévision dans certaines sociétés de production peuvent être d'anciens salariés de l'entreprise. Vous voyez que les contours que définit la Cour des comptes peuvent vous ressembler même si vous vous êtes pas un ancien salarié, vous êtes un actuel salarié de France Télévision.
La Cour des comptes relève encore que ces pratiques critiquables, souvent connues à l'intérieur comme à l'extérieur de France Télévision alimentent des rumeurs et des polémique éminemment nuisible à la réputation de l'entreprise. C'est indiqué en page 94. Vous le savez, ça a fait l'objet d'ailleurs d'une d'une sorte de de grande polémique, de grande affaire, celle des animateurs producteurs dans les années 90.
Est-ce que vous pouvez nous dire de votre point de vue parce que c'est une question que j'ai posé aux dirigeants de France Télévision, quelles sont les procédure de mise en concurrence et d'appel d'offre chez France Télévision ? Comment fait-on pour obtenir un contrat quand on est à la tête ou employé d'une société de production que l'on passe avec France Télévision ? Dès lors que j'ai une idée et que je la soumets à une structure de production, elle va la soumettre.
Euh je n'ai pas d'activité de mandataire social, je n'ai pas d'activité de gérant. Je suis journaliste dans une structure de production. Demain, je voudrais travailler ou développer ou participer au développement d'une fiction.
J'irai voir une structure de production de fiction. Je lui proposerai un projet. Ensuite, cette structure de production afin que les choses soient bien étanches et bien claires.
Irait proposer les choses à France Télévision. Et je pense que le circuit de validation d'un documentaire de France Télévision est l'un des plus rigoureux d'Europe. Je pense que il y a des filtres qui sont les uns après les autres finalement successifs et qui permettent à un moment donné d'accorder une validation.
Vous savez le documentaire et le reportage en l'occurrence et Jean-Michel Carpentier pourra vous vous en parler avec le tarif SAT qui est applicable à tous et c'est un tarif qui est effectivement de base. Celui du marché des documentaires à part la durée 52 minutes 90 minutes et peut-être la case de diffusion sont les éléments qui déterminent le le coût d'achat de ce documentaire. Encore une fois, je vous en parle de manière un petit peu distante puisque mon travail à moi est d'avoir des idées, d'être un créatif, d'être un directeur artistique, d'accompagner l'habillage, la création, l'écriture narrative de ce documentaire et de l'incarner également parfois et mais pas toujours.
Euh mais je je pense sincèrement que tout ce système de validation, il est extrêmement rigoureux sur le tarif, sur la ligne éditoriale. Je pense que je peux vous apporter ces ces réponses là, mais encore une fois, je ne participe pas à ces discussions d'ordre financière avec les dirigeants de France Télévision sur ces questions-là et vous le comprenez bien puisque vous avez évoqué les risques de porosité. En tout cas, il n'y en a aucune de mon côté.
Merci beaucoup. Encore deux questions du rapporteur et je suspendrai l'audition. Merci pour ces précisions.
Vous expliquez que ce mode d'attribution des contrats de production et je vous cite l'un des plus rigoureux d'Europe, bon c'est pas vraiment ce que semble indiquer le rapport de la Cour des comptes et à nouveau, je le dis, ça ne vous concerne pas des éléments que vous nous avez apporté, mais je me permets simplement de vous faire rebondir sur le sujet. On a eu connaissance et on a pu interroger Delphine Arn qui le reconnaît d'ailleurs et qui explique que ça doit être au législateur de se saisir de ce sujet. Quand on voit par exemple que madame Nathalie Darig Grand qui a été l'ancienne directrice de France 5, directrice des programmes de France Télévision, contractualise un certain nombre de contrat au nom de France 5 pour une société Toazer Media.
Elle se fait ensuite licencier de France Télévision et prend selon des informations qui ont pu circuler des centaines de milliers d'euros d'indemnités de licenciement et se retrouve directement à la tête de ces mêmes émissions qu'elle a signé pour le compte de France Télévision dans la société de production pour prendre ensuite la tête de cette société de production. On a d'autres cas aussi. Donc c'est le cas de T Gazer Media.
Il y a d'autres cas aussi chez Banig, monsieur Takis Candilis qui a fait lui même des navettes entre France Télévision et Biger faisons faisant probablement augmenter le montant contractuel pour baniger des contrats passés avec France Télévision. vous expliquer que ce mode d'attribution est l'un des plus rigoureux d'Europe. J'imagine que en 20 ans, vous avez dû voir nombre de pratique, de dérives, de dysfonctionnement, vous qui connaissez aussi bien les sociétés de production que le secteur de l' duel public, comment est-ce que nous législateurs, demain, on pourrait mieux encadrer ces pratiques là qui peuvent s'apparenter, je le dis clairement, à de la prise illégale d'intérêt ?
Sachant que peut-être que monsieur J peut revenir pardon sur la question parce que c'est important aussi qu'on parle de vous aviez une sortie de production qui elle a sans doute fait faillite ou en tout cas été mise en liquidation judiciaire. Donc ça veut dire que France Télévision ne vous a pas garanti de manière éternelle des contrats de production sinon j'imagine que votre société de production n'aurait pas été mise en liquidation. J'ai larg aussi la question parce que les exemples que vient de citer rapporteur sont importants et si vous voulez les commenter ou y répondre, mais peut-être aussi de parler de votre propre situation personnelle, votre société de production qui a été placée, vous l'avez rappelé en en redressement judiciaire, je sais pas où on en est mais j'étais actionnaire minoritaire de actionnaire minoritaire.
Je n'étais pas dirigeant, je n'avais aucun mandat mandat social, j'ai jamais touché de dividende. J'ai participé à la création à l'époque où Patrick de Carolise, Patrice Duamel et Harl Chabo m'avait proposé de développer du documentaire et ensuite j'ai assez vite laissé les choses avancer et je me suis concentré sur l'activité éditoriale et durant toutes ces années, voilà, ça soulligne une chose aussi, c'est de la difficulté des producteurs indépendants. Vous parlez de grandes structures, monsieur le rapporteur, hein, de structures de production extrêmement importantes, extrêmement lourdes et qui ont des investissements et des fonds d'investissement qui les soutiennent.
Là, je vous parle d'une structure de production qui n'avait rien à voir avec ces groupes et qui était une petite structure de production qui avait une activité protéiforme. Moi, je m'occupais des documentaires et en l'occurrence des documentaires d'un jour. Et voilà, la Cour des comptes dans son rapport de 2024 qui est plus récent que celui de 2016 je crois.
Effectivement, elle salue au contraire le contrôle éthique etologique renforcé euh dans les programmes. J'entends ce que vous soulignez, tous les éléments que vous apportez. Je pense que c'est pas mon domaine de compétence d'apporter des éléments peu précis sur ces questions-là.
Je crois que vous allez interroger les différents producteurs qui viendront devant cette commission et qui auront le plaisir comme moi et comme Jean-Michel de vous y répondre. Le journaliste nous a pas quitté parce qu'effectivement ils auditionneront la semaine du 16 et du 23 les différents producteurs. Encore une question, j'en aurais une dernière.
Dernière question effectivement. Merci monsieur le président. Vous pouvez effectivement nous faire confiance pour leur poser ces questions qui je pense d'ailleurs sont le sujet le plus important de cette commission d'enquête, les liens entre les sociétés de production, les centaines de millions d'euros que contractualise leuel public et qui externalise d'une certaine façon l'émission deuel public avec ces sociétés privées dont des conditions d'ailleurs parfois flouses.
Et j'ai une toute dernière question à vous poser. vous avez dans votre proposinaire mis en évidence votre devoir de réserve, le peu d'intervention médiatique que vous faites, la distance que vous prenez aussi à l'égard du monde politique. Léa Salamé ce matin l'a rappelé aussi que elle n'a accepté quasiment même elle n'a accepté aucun café avec des politiques alors que pourtant elle est très sollicitée.
J'imagine que vous aussi vous êtes très sollicité par nombre de politiques. Quel est le regard que vous avez pu apporter lorsqu'il y a quelques mois, on a appris que deux figures de l'audiuel public, Patrick Cohen et Thomas Lorrand, se sont retrouvé dans un café avec des cadres du Parti socialiste où l'on a pu apprendre et bien cette phrase malheureuse prononcée par Thomas le Grand, "On fait ce qu'il faut pour Dati." En règle d'un point de vue déontologique.
Quel est votre regard sur ces pratiques ? Est-ce que il faut davantage encadrer et bien cette imperméabilité entre les journalistes de duel public et les personnalités politiques ? Merci monsieur le rapporteur pour cette dernière question.
Déjà le mot encadrement me fait parfois un petit peu peur quand il concerne la liberté de la presse. Vous avez pu entendre Patrick Cohen et Thomas le Grand qui vous ont apporté, je crois, des éléments assez précis et vous les avez entendu longuement et vous les avez questionné longuement. Euh, ils vous ont répondu.
Je n'ai pas plus de commentaires à faire sur cette séquence précisément. C'est c'est une étrange époque malgré tout qui s'ouvre pour moi. Les journalistes doivent être libres de fréquenter qu'ils l'entendent à partir du moment où il respecte bien évidemment les principes déontologiques que l'on connaît.
Euh je fais référence à à un grand sage de la vie politique que vous connaz connaissez tous qui est Alain Duamel qui dit qu'un journaliste politique qui ne fréquente pas les hommes et les femmes politiques n'est pas vraiment un journaliste politique. Je vous ai rappelé dans mon propos liminaire que que j'avais un statut particulier qui m'avait imposé durant toutes ces années une forme de devoir de réserve et d'équilibre. D'où le fait que je n'ai pas très souvent régulièrement euh répondu à un certain nombre de questions dans la presse euh et interview parce que bien évidemment on est tenté et on est euh sollicité de de on est tenté face aux sollicitations de répondre et de s'engager.
Je pense que dans l'époque ce totem qui est le journal de 20h et cette incarnation, je me rattraperai je me rattraperai peut-être plus tard dans une biographie, je raconterai des choses et vous serez peut-être surpris des opinions en tout cas que j'avais sur sur ma profession, sur mon métier, sur la vie politique. Mais en tout cas, je me suis toujours gardé d'avoir une certaine distance avec les hommes et les femmes politiques. Vous me parler de rendez-vous, de rencontrre, j'en ai moi à titre personnel très peu et même dans la préparation d'interview présidentielle, je me souviens de deux trois rendez-vous avec ma consœur ou mon confrère de de TF1 à l'Élysée, avec des conseillers du président.
Jean-Michel a été présent et été présent. nous abordions le conducteur mais pour aussi tordre le coup à certains fantasmes où les gens pensent que lorsqu'on a une interview présidentielle euh les questions sont connues ou toutes connues par le président de la République, il est important de rappeler aux Français que que ce n'est absolument pas le cas. Il y a en revanche bien évidemment et certains responsables politiques et en l'occurrence les les présidents de la République euh anticipe un certain nombre de questions qu'ils connaissent de même compte tenu de l'actualité chaude et même certains d'entre eux l'anticipent parce qu'ils ont des qualités qui pourraient faire de éditorialistes ou des responsables journalistiques très importants.
Une dernière question qui fera sans doute la le lien avec vos propos liminaires. Vous l'aviez dit en introduction, monsieur Deous, vous êtes sans doute le seul français qui sait depuis 19 ans où il sera le vendredi à 20h, le samedi à 20h et le dimanche à 20h. Et peut-être pour conclure cette audition, euh qu'est-ce qui au fond vous donne envie de de continuer à présenter ces journaux télévisés sur le service public ?
Est-ce que c'est euh le lien avec votre équipe ? Vous avez beaucoup parlé de votre équipe, vous êtes venu avec monsieur Carpentier aujourd'hui, est-ce que c'est encore l'information des Français, la manière dont vous racontez la France et les et les et les Français ? Euh voilà, au fond, qu'est-ce qui vous donne envie de continuer encore quelques mois ou quelques années à à informer les Français dans cette dans cette tranche là, tranche d'information là ?
Monsieur le président, je dirais que vous avez fait une question avec pas mal de réponses. Il y a effectivement Il y a effectivement ce lien particulier avec les Français. Il y a ce lien avec la rédaction bien évidemment, cette passion que j'ai pour ce métier, la chance d'exercer un métier et c'est une chance aujourd'hui.
Nombreux Français n'ont pas cette chance d'exercer un métier de passion et et d'exercer un métier finalement qui bouscule beaucoup de codes chaque semaine. Quand je j'arrive à la rédaction, je ne sais absolument pas le journal que nous ferons le soir. Une partie d'entre une partie de ce journal est préparé en amont mais beaucoup est fabriqué bien évidemment le jour même.
C'est une chance. Vous me parler de l'évolution de l'actualité, de l'évolution du monde. Il est elle est extrêmement intense et effectivement enrichissante, ce qui aurait plutôt tendance à me pousser à continuer à exercer ce rôle et à cette place là.
Mais je vous rassure, je réfléchis bien évidemment à à autre chose et qui sera probablement, je l'espère, un métier passionnant, peut-être pas avec la même dose d'adrénaline car depuis 19 ans effectivement je suis nourri à cette adrénaline là. Certains de mes prédécesseurs m'avaient prévenu en commençant puisque j'avais dit que je je pourrais m'arrêter quand je voudrais et certains de ma de mes prédécesseurs m'avaient effectivement confirmé que tu verras, ça sera peut-être beaucoup plus compliqué de dire stop. Et je suis bien obligé de vous confirmer que l'idée de dire stop est peut-être plus compliquée que je ne le croyais à l'époque.
Merci beaucoup pour cette audition approfondie et nourrie. Je vais suspendre la séance et nous retrouvons dans quelques instants pour l'audition de Gill Bstein qui lui n'informe pas les Français le weekend mais tous les matins dans les cas de vérité.