"Bruno Retailleau a montré qu'il était crédible en menant son bras de fer face à l'Algérie"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
8h46 sur Sud Radio et le débat avec nos éditorialistes ce matin et vous bien sûr amis auditeurs. Au 0826 300300 concerne un des candidats à l'élection présidentielle chef du parti LR, j'ai nommé un certain Bruno Rotaillot. Est-il l'homme providentiel pour faire gagner la droite ?
On va en discuter avec vous Lucas Planav, journaliste JDD. Bonjour. Bonjour Maxime.
Bonjour à tous. Et bien sûr le JDD qu'on retrouve demain en kiosque et dès à présent sur le site internet du JDD. Et bonjour Carole Guillerme.
Bonjour. Merci beaucoup d'être avec nous ce matin. Vous êtes député modem des Hauts scènes.
C'est peut-être vers vous que je vais d'abord me tourner. Tous les on va dire les les les chapeaux à plume, toute la garde rapprochée de Bruno Rotaillot l'assure. Oui, bien sûr, c'est le candidat, ça peut-être le candidat de la droite et du centre parce que ce meeting, ça prouve qu'il n'est pas que la droite que certains a qualifié parfois d'un peu rindical, d'un peu étriqué.
Ça va être le meeting qui prouve son élargissement. Écoutez, pour le moment, on attend évidemment d'avoir ces ces annonces, ces propositions. On voit une pluralité de de candidats se dégager pour l'élection l'élection présidentielle de 2027 et singulièrement sur le flanc droite et et centre.
Il y en a d'autres que Bruno Rotaillot. Ensuite, on laissera évidemment les uns et les autres faire œuvre de proposition. Et pour ce qui concerne ma famille politique, le modèle, vous le rappel vous le rappeliez, euh la décision sera prise en temps utile.
Nous ferons œuvre de proposition avant toute chose. Mais Car Guillaume comme quand on on qualifie quand même Bruno Rotaillo de potentiel rassembleur sans sans dire bien sûr que vous avez envie de courir, vous ralliez derrière lui, j'imagine qu'il y aura quelques degrés de nuance d'ici là. Est-ce que quand même vous croyez à cette capacité du chef du parti LR vraiment de d'être un chef et d'aller chercher aussi bien peut-être les électeurs du modem que des électeurs un peu plus à droite mais d'être un rassembleur pour le moment en tout cas les sondages ne le traduisent pas complètement puisque euh le candidat Bruno Rotaillot est dans un étillage de 9 10 % donc on verra la campagne est encore très très longue.
Très longue je vous confirme. Très longue [rires] ça c'est sûr. Lucas Planavergne, comment vous regardez Bruno Rota le chef qui peut rassembler, qui peut faire gagner la droite ?
Alors Bruno Rota c'est quand même un candidat de droite sérieux, c'est-à-dire qu'il il l'a prouvé euh par son passage au ministère de l'intérieur où il a eu un un gros bras de fer notamment sur la question algérienne qui a beaucoup fait parler où il a essayé de tenir malgré des des avis pas toujours raccord avec ceux du président Macron. Euh maintenant Bruno Rotaillot, il à mon avis il souffre d'une chose qui est euh les droite des LR depuis des années aujourd'hui. Euh c'est-à-dire c'est-à-dire que c'est une droite euh qu'on ne reconnaît plus qui a qui peine à s'assumer comme un parti de comme le parti de droite.
Euh aujourd'hui, on a tout de même le numéro 2 si on peut le dire comme ça hein, mais Laurent Voquier qui s'affiche ostensiblement avec Édouard Philippe. Donc on voit déjà qu'au sein même du c'est pas non plus un homme de gauche Édard Philippe, on pourrait se dire qu'il œuvre à ce que on a on entend partout le fameux rassemblement des uns et des autres. Bien sûr, mais il y a une inclinaison plutôt vers le centre quand on se dirige vers Edor Philippe.
La Vquener ne s'est pas rendu à un meeting d'une personnalité plus à droite, ce qui indique tout de même une tendance. Ce qui montre qu'au sein des républicains tout le monde n'est pas raccord quand bien même Bruno Raillot a été désigné par le parti. Donc c'est quand même un des rares candidats sérieusement désigne un plus de 70 % des voix rare candidat qui a d'ailleurs l'avent de de ces de de ces militants quand d'autres notamment à gauche s'écharpent à est-ce qu'il faut faire une primaire une double primaire une triple primaire pas de primaire bon maintenant voilà Bruno Reto va devoir clarifier sa ligne qu'il qu'il tente hein encore une fois moi je je je rends à Bruno Retaillot ce ce ce son caractère de droite mais il va devoir vraiment vous il y a un manque de clarté encore sur la ligne sur la volonté.
Est-ce que vous en tant que que député Carol Guillaume, c'est ce que vous ressentez aussi quand vous écoutez, quand vous lisez Bruno Rota quand vous l'observez politiquement, c'est un manque de clarté que vous voyez aussi ? Non, pas nécessairement un manque de clarté. [raclement de gorge] On a vu pendant l'exercice de ses fonctions ministérielles, quand il était ministre de l'intérieur, il a assumé euh une forme euh de droite euh bonapartiste d'une certaine manière, légitimiste dans tous les cas selon la distinction que l'on que l'on en fait.
Euh il a des convictions qui lui sont assez chevillé au corps, me semble-t-il, après sa difficulté et d'un côté, il doit faire aujourd'hui le rassemblement totalement de sa famille politique. Vous le rappeliez à l'instant, il est encore à peu près contesté par une partie de ses cadres, même si le meeting qu'il tient aujourd'hui démontrera peut-être autre chose. et il est par ailleurs sur d'un point de vue complètement électoral grignoté d'un côté par le Rassemblement national et de l'autre vous le rappelier par Édouard Philippe.
Est-ce que électoralement simplement aussi avant de vous entendre Lucas Bver hier à votre place il y avait François Xévier Béami avec un vote historique au Parlement européen sur le phénomène migratoire exactement l'immigration les non retours et cetera et on lui a reproché d'avoir signé des ce texte avec une partie de l'extrême droite. Je suis posé la question mais est-ce que ça veut dire que en France une forme d'alliance des droits tout moins pour faire passer certains textes c'est inélucutable ? Est-ce que vous Carole Guillerme quand on est une élue mod et qu'on regarde attentivement ce qui dessine pour la présidentielle est-ce que ce potentiel rapprochement dans la famille de Bruno Rotaillot voir par Bruno Rotaillot lui-même avec une certaine forme de droite peut-être beaucoup plus extrême que les républicains, vous inquiètent ?
Alors en tout cas, il devra y avoir une clarification de ce point de vue-là. On voit bien la tentation de la part d'un certain nombre d'élus de droite d'avoir une forme de porosité avec d'un côté les idées d'extrême droite et de l'autre parfois avec les individus également. Donc euh il est évidemment attendu de la part de Bruno Rotaillot comme l'ont fait euh certains cadres hein à commencer par Gérard Larch Valérie PC euh d'avoir une clarification sur le projet d'un côté qu'ils peuvent porter pour la France et euh de l'autre évidemment les alliances qu'ils entendent avoir aujourd'hui à l'heure actuelle vous avez un gouvernement qui est composé pour partie d'élus des DLR Lucas Planverne.
En fait ce qui est tragique avec Brunoillot c'est que tous jouent toujours jouent à peu. C'est-à-dire que en fait quand son départ du gouvernement qui est quand même un move politique qu'on peut questionner change tout parce que en réalité s'il y avait pas eu ce move là Bruno Rillot à mon avis serait bien plus haut dans les sondages. Il a quand même beaucoup pâti de de de tout cette séquence et aujourd'hui il a baissé.
Maintenant moi je suis un peu je vais parler comme un un un citoyen de de droite un peu naïf. Bbette euh il y a quelque chose moi que je ne peux plus entendre comme un citoyen de droite, c'est la droite et le centre. Cette expression que j'entends depuis que je suis né la J'entends la coalition gouvernementale actuelle.
Ouis mais c'est tout mon problème. C'est-à-dire que on verra vers qui va se tourner Bruno Raillot. Est-ce que ce sera la droite et le centre ou est-ce que ce sera la droite ?
Donc en fait d'un côté ce qui ce qui est amusant quand on vous entend les deux c'est qu'il y a un appel à la clarification mais peut-être pas du même centre de l'échec qui est politique. Est-ce qu'on en fait un véritable parti de droite ou est-ce qu'on en fait ce qui a toujours été la droite au pouvoir et je le fais avec des guillemets, c'est-à-dire les deux bouts de l'omelette, je crois que c'est l'expression adéquate, c'est-à-dire un peu de gauche, un peu droite, ce qui forme une sorte de gros centre qu'on appelle le centre droit et on essaie de gouverner. Vous parliez de la démission, on va dire contestable, discutable de Bruno Rota.
Ça tombe bien à quelqu'un qui est avec nous au standard qui veut en parler au 0826 300. Bonjour Éric. Bonjour madames et bonjour messieurs.
Merci beaucoup d'être avec nous mon cher Éric. J'imagine chaudement on essaie de vous rafraîchir avec quelques arguments qui peuvent être parfois glacial dans ce débat. Vous comment vous regardez Bruno Rota le candidat suffisamment crédible, suffisamment fort, suffisamment puissant pour faire gagner son camp à droite Éric.
Bah moi j'y ai cru quand il était ministre de l'intérieur, il a commencé à faire des belles choses et puis bah tout s'est effrité doucement. Je sais pas s'il a fricoté avec Macron ou quoi. Il y a une partie des LR qui sont partis chez l'autre monsieur que je peux pas encadrer là, monsieur Philippe là. et puis une autre partie qui sont partie chez monsieur voilà voilà Édouard Philippe et une autre partie qui sont partis chez monsieur Soti et puis voilà et je comprends pas trop sa politique les LR c'est plus ce que c'était voilà c'est dommage c'est dommage mais donc quand vous dites vous comprenez pas sa politique quand pourtant Bruno Rota prend régulièrement la parole là sur la nécessité par exemple de de casser un peu les codes de la justice de faire rentrer des citoyens sur des sur des décisions concernant les magistrats quand on entend Bruno Rotaillot contre l'Algérie, quand on attend Bruno Rotaillo sur la fiscalité vous les lecteurs visiblement de droite, vous ne vous y retrouvez pas.
Ah, pas du tout. Non, pas du tout parce que pour moi c'est encore des promesses. Alors, qu'est-ce qui vous manque ?
Qu'est-ce qui vous manque mon cher Éric ? Là, vous allez peut-être, je sais pas, vous allez regarder au moins peut-être le meeting de Bruno Rotaillo cet après-midi. Éric, si si j'ai le temps, si j'ai le temps parce que je suis pas mal occupé, je m'occupe de ma maman.
Enfin, j'ai pas chose à faire. Je comprends mais vous avez une vie, il y a pas de problème. Moi je comprends qu'on n'est pas bloqué sur agenda pour regarder un meeting.
Eric, il y a pas de problème. C'est le part quand même. [rires] Voilà, je vais je vais essayer de le suivre.
J'ai pas entendu ce qu'à dit le monsieur. Je vais essayer de le suivre mais et puis je je après il y a toujours le on peut tout le regarder plus tard le truc mais j'espère qu'il va faire quelque chose de bien s'il revient comme il était au début vraiment à taper du point sur la table et à faire des promesses comme contre l'Algérie comme certaines d'autres choses. Ouais ça peut être sympa, ça peut être bien.
Je lui souhaite bon courage en tout cas mais il faut qu'ils tiennent leurs paroles. C'est le problème de beaucoup d'hommes politiques. Merci beaucoup Éric pour ce coup de gueule et qu'on a senti mais alors sincère on a senti du parler Vic.
Ça fait bien pour démarrer le weekend. Merci beaucoup. Prenez soin de vous et donc de votre maman.
Je vous souhaite une belle journée au frais si possible et merci de nous avoir passé un coup de fil au 0826 300. On rigole peut-être mais en tant que politique, je me tourne peut-être d'abord vers vous, Carole Guillem, quand on entend Éric qui parle des promesses des politiques, du fait de taper du point sur la table en permanence sans les tenir, est-ce que vous vous trouvez que c'est ce qui on va dire mine un peu le le camp de droite en ce moment ? pas exclusivement le camp de droite.
La la question que l'on peut porter sur la crédibilité de la parole publique, la confiance qui est portée dans sa représentation politique, elle est réelle, elle est partagée par un certain nombre de nos concitoyens. Euh donc évidemment, ce que l'on peut souhaiter collectivement euh c'est d'avoir euh des réponses à des euh enjeux majeurs en matière de pouvoir d'achat, en matière de crise de l'énergie, euh en matière de relation internationales. Ces questions-là, elles méritent des réponses qui soient euh franches et euh ça peu importe le parti politique euh finalement.
H mais c'est c'est vrai que ce que dit Eric, ça doit traverser absolument tous les partis. Là, ça concerné Bron Taillot, mais vous aviez acaissé Lucas en disant "Mais c'est exactement ça qui mine ce camp." Il faut il faut écouter Éc et je parle bien de ERC, notre auditeur, pas d'un autre Eric. surtout qu' a plusieurs du pont avec on savait que je parlais pas de monsieur du pont journalist.
Non [rires] mais en fait le problème encore une fois des républicains et pour pour être plus sérieux et c'est là où je rejoins Éric, le problème des républicains c'est qu'on a un parti où vous l'aviez dit Maxime, on a François Xavier Bami qui pour le coup est un élu de droite qui œuvre à une politique de droite au Parlement européen y compris en faisant alliance avec les autres partis de droite. Puis on a les anciens, on a Jean-François Copé par exemple, Xavier Bertrand qui peut qui se prépare en coulisse, on attend voilà qui ne viennent pas au meeting, c'est peut-être le meilleur service qui le rend à Bruno. Voilà. dit en coulisse. [rires] Voilà.
Donc on attend de voir encore une fois la clarification de Bono et démonstration de force ou pas mais en tout cas tous les regard qui s'intéressent à la politique seront tournés vers le parc floral cet après-midi. Premier meeting de Bruno Rotaillot. Donc plus de 4000 personnes attendues quand même.
Est-ce qu'on aura des images de démonstration de force ? En tout cas on étudiera ça, on débriefera ça dans les prochains jours parce que la campagne vous l'avez dit Carole Guillaume sera longue très longue. Merci beaucoup d'avoir été avec nous député modè des Hauts scènes.
Vous revenez quand vous voulez avec plaisir et merci beaucoup Lucas PL d'avoir été avec nous. Je vous laisse filer au JDD. Il y a un journal à préparer demain, mon cher Lucas, journaliste au JDD, vous aussi, mais vous le savez, vous avez le micro ouvert en permanence sur Sud Radio 8h57.
Bruno Retailleau