Dominique de Villepin réagit aux attaques du Hamas et aux bombardements d'Israël sur Gaza
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 10 %Défensif 50 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:07Invité politiqueFait
« objectif à mener et qui est réaliste, de faire en sorte d'éradiquer les dirigeants du Hamas, de ceux qui ont commis cette horreur-là, et de ne pas confondre les Palestiniens avec le Hamas. »
- 0:17Invité politiqueFait
« Face à l'horreur du 7 octobre, il y a aujourd'hui le sentiment d'une menace existentielle. »
- 0:24Invité politiqueFait
« chaque Israélien, c'est la première fois qu'Israël est attaqué sur son sol. »
- 0:31Invité politiqueFait
« les bombardements que nous voyons sur Gaza ne laissent que peu d'espoir à la plupart des populations civiles de Gaza. »
- 0:40Invité politiqueFait
« face à ce gouffre existentiel, nous sommes aussi devant un gouffre géopolitique. »
- 1:28Invité politiqueFait
« La voie est étroite. Je ne renvoie personne dos à dos. Je prends la mesure de la catastrophe qui s'est passée. »
- 2:07Invité politiqueFait
« Il y a des choses qu'aucune armée au monde ne sait faire. C'est gagner dans un combat asymétrique contre les terroristes. »
- 3:06Invité politiqueFait
« Il n'y a pas d'interlocuteur aujourd'hui, ni du côté israélien, ni du côté palestinien. Il faut faire émerger des interlocuteurs. »
Temps de parole
- Dominique de Villepin93 %
- Locuteur non identifié5 %
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un
objectif à mener et qui est réaliste, de faire en sorte d'éradiquer les dirigeants du Hamas, de ceux qui ont commis cette horreur-là, et de ne pas confondre les Palestiniens avec le Hamas. Nous sommes devant
un gouffre, un gouffre émotionnel, tout
d'abord. Face à l'horreur du 7 octobre, il y a aujourd'hui le sentiment d'une menace existentielle.
Pour
chaque Israélien, c'est la première fois qu'Israël est attaqué sur son sol.
Et
les bombardements que nous voyons sur Gaza ne laissent que peu d'espoir à la plupart des populations civiles de Gaza.
Et
face à ce gouffre existentiel, nous sommes aussi devant un gouffre géopolitique.
Ce
gouffre géopolitique, c'est l'absence de perspective face à une offensive terrestre massive pour Gaza, pas d'autre perspective qu'un bain de sang. Il y a bien sûr le risque d'extension de ce conflit quand on voit la situation dans la région, à la fois les factions islamistes, les milices islamistes qui obéissent à l'Iran, au Liban, en Irak, en Syrie, au Yémen, et les possibilités d'engrenage qui existent dans cette région. Il y un droit de légitime défense d'Israël,
mais
ce droit ne peut pas être une vengeance indiscriminée. Et il ne peut y avoir de responsabilité collective du peuple palestinien pour
les
actions d'une minorité terroriste du Hamas. La voie est étroite. Je ne renvoie personne dos à dos. Je prends la mesure de la catastrophe qui s'est passée. Mais quand vous rentrez dans ce cycle
qui
consiste à rechercher les fautes, la mémoire des uns s'oppose à la mémoire des autres. Et certains opposeront à la mémoire d'Israël, la mémoire de l'Anakba, de la catastrophe de 1948, qui est une catastrophe que les Palestiniens vivent encore tous les jours. Donc, vous ne sortez pas de ces cycles. Et c'est pour ça que je vous dis, et c'est le point de départ de tout,
sortons du cycle de la vengeance. Il y a des
choses qu'aucune armée au monde ne sait faire. C'est gagner dans un combat asymétrique contre les terroristes. La guerre contre le terrorisme n'a jamais été gagnée nulle part. Et elle enclenche au contraire des méfaits, des cycles et des engrenages extrêmement dramatiques. Les Occidentaux doivent ouvrir les yeux sur l'ampleur du drame historique qui se joue devant nous. Il faut une perspective politique. Et là c'est difficile parce que la solution à deux États est sortie du logiciel politique et diplomatique israélien et que, comme vous le dites très bien, dans le contexte d'aujourd'hui, Ça apparaît quelque peu irénique de dire on va essayer diplomatiquement de gérer les choses.
Mais les peuples n'ont jamais oublié que la cause palestinienne et l'injustice qui est faite aux Palestiniens étaient une source de mobilisation considérable. Prenons en compte cette situation et je crois qu'il est essentiel d'aider Israël, d'accompagner. Certains parlent d'imposer, je crois qu vaut mieux convaincre, d'avancer dans cette voie-là. La difficulté c'est qu'il'y a pas d 'interlocuteur aujourd'hui, ni du côté israélien, ni du côté palestinien. Il faut faire émerger des interlocuteurs.
Dominique de Villepin