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Audition parlementairePublic Sénat (sur YouTube)· 16 mai 2025 13 minContradictoireActualité / polémiqueJusticeÉducation & rechercheInstitutions & électionsSolidarités & famille

Audition de Bayrou : « J’aurais aimé que l’on parle plus au fond des victimes » déclare P. Ouzoulias

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Qu'avez-vous pensé de la stratégie d'attaque de François Bairou contre cette commission d'enquête ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que cette commission d'enquête est une arme politique pour la France insoumise ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Quelles leçons tirez-vous de l'affaire Betaram sur le contrôle des établissements ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Quelles mesures pour les victimes et l'Église catholique ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Philippe VigierFait
    « Une commission d'enquête parlementaire, ça n'est pas un tribunal révolutionnaire. »
  • 2:30Philippe VigierChiffre
    « La SIAZ commission indépendante a estimé le nombre de victimes à 140000. »
  • 3:30Philippe VigierFait
    « François Baou est resté 5h devant cette commission, il l'a fait en répondant à toutes les questions. »
  • 6:30Philippe VigierFait
    « Il n'existe pas de pouvoir sans qu'il ait les contrôles. Il n'existe pas de délégation sans qu'il y ait des contrôles. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Tu veux dire moi je suis parlementaire depuis 18 ans. J'ai assisté à la commission d'enquête parlementaires avec Bernard Tapi, j'ai assisté à celle sur la COVID. J'ai regardé les travaux des sénateurs lorsqu'il y avait l'affaire bien là.

Une commission d'enquête parlementaire, ça n'est pas un tribunal révolutionnaire. Comment ça s'est passé ? J'étais là, je suis resté 5h.

D'abord, c'est normal, c'est une prérogative du parlement, que soit le Sénat ou l'Assemblée que d'avoir le contrôle de l'action du gouvernement. Ce n'est bien de l'action du gouvernement. Cette commission d'ailleurs, elle pouvait s'intéresser à ce qu' fait François Beou lorsqu'il était ministre entre 93 et 97.

Je rappelle que les éléments judiciaires apparus dans la presse, il date de 98. Il n'était pas ministre, il était président d'un département, il était président de groupe à l'Assemblée nationale. Deuxième chose, la tonalité, c'est monsieur Bagier mais on connaît les méthodes de la France insoumise.

Lisez la meute écrit par vos cof frères journalistes qui ont été traités de pourri par monsieur Mélenchon lui-même. Monsieur Bagnier, on connaît ses pratiques et directement le 11 février, j'étais aux questions d'actualité au gouvernement. Ça a été redit dans votre reportage.

Il a dit à François Baou, vous avez protégé les pédo criminels. Est-ce que vous imaginez la nature des propos qui ont été tenus en disant cela ? Donc il avait raison de se défendre François problème de raison c'est faut rétablir la vérité.

François Baou est resté 5h devant cette commission, il l'a fait en répondant à toutes les questions et naturellement se remémorer 35 ans 40 ans après précisément de la date de l'heure de tout ce qui a été dit. Pour autant avec force argument, je crois qu'il a démontré clairement ce qu'il savait et ce qu'il ne savait pas et en tout cas jamais par aucune voie fonctionnelle il a pu être informé de ce qui se passait c par vos confrères de la presse. Pierre Rosulia, qu'est-ce que vous avez pensé de de cette stratégie d'attaque de François Bairou contre cette commission d'enquête ?

C'était c'était tout à fait normal. François Baou est un homme politique, il sait très bien comment il faut se comporter dans ce genre dans ce genre d'audition. Et puis monsieur Vanier a a un projet politique enfin qui est qui est évident.

On est au Parlement. Alors il y avait pas que monsieur Vanier qui posait les questions, il y avait aussi la corapporteur, la présidente de la commission. Bien sûr, mais je moi j'ai j'ai été très déçu par l'audition parce que j'aurais aimé qu'on parle plus au fond des victimes des victimes.

La SIAZ commission indépendante a estimé le nombre de victimes à 140000 1400. Moi, j'aurais aimé qu'on commence par ça et dire comment il se peut que dans un pays comme nôtre le nôtre on ait pu laisser faire des sévises pendant aussi longtemps qui touchent 140000. Ça veut dire que la commission d'enquête, vous dites rate son objectif premier.

Il y a une responsabilité collective. Le le Premier ministre en tant que premier ministre aujourd'hui et en tant que ministre de l'éducation par le passé a une part de responsabilité comme beaucoup d'autres. Malheureusement tout le monde savait.

On peut pas dans un pays comme le nôtre faire qu'il y ait 140000 sévises contre des enfants sans que personne ne sache. Ce n'est pas possible. Donc il fallait comprendre les raisons de cette François Baou qui est au je parler d'une responsabilité collective et ce que je regrette c'est que euh aujourd'hui euh il soit très peu question de l'église catholique.

Or c'est l'enseignement catholique qui est qui est à l'origine structurelle he structurelle de ces problèmes. On n pas parlé du tout de l'enseignement catholique et j'ai l'impression que il se cache derrière monsieur Beirou. Je trouve pas ça honnête.

On va on va parler du fond de cette affaire, de toutes les leçons à en tirer notamment sur le contrôle des établissements. Mais d'abord restons quand même sur la dimension politique, la forme qu'a prise cette audition de François Baïou, Philippe Vigier. Vous vous dites que il y a un manque d'objectivité parfois dans les questions de cette commission d'enquête.

J'ai pas dit ça, je même aller plus loin, vous allez voir. Mais sur mais sur le fond, il quand même il est quand même légitime que cette commission d'enquête et bien s'intéresse au rôle de l'État et au contrôle de l'État face à ses violences et aussi à ce que savait François Baou. Mais je vous ai pas dit le contraire, j'ai démarré par quoi ?

C'est le boulot du parlement de contrôler l'action du gouvernement. Nul ne peut remettre cela en cause. Mon collègue a très bien dit depuis 30 ans, qu'est-ce qui n'a pas été fait ?

François Baou a dit quelque chose de très important. C'est exactement ce que vous venez de dire cher collègues. Il y a une responsabilité collective.

Lorsqu'en 98 le procureur général de peau écrit au cabinet de la garde des sauts. Est-ce que derrière il y a des choses qui ont été faites ? Vous avez regardé les courriers qui ont été adressés ?

Vous avez vu les réponses ? les 17 ministres qui sont passés après d'ailleurs, il monsieur Mélenchon au milieu et où il y a une différence c'est qu'il n'y a pas que la sphère privée, il y a la sphère publique. Je m'explique, il y a pas que l'école privée, il y a aussi les écoles publiques dans lequel il y a eu aussi une forme d'omerta où il y a une responsabilité collective.

Il n'y a pas que là les centres de vacances, on sait très bien que chaque année, il y a des sujets donc on peut pas ressortir comme on est rentré dans ce sujet-là. C'est tellement gravissime. Non, les insumis, ils ont loupé la censure.

Ils essayent maintenant de faire tomber Baou alimenté par un seul journal médiap. Vous avez pu voir l'efficacité. Pierre Rosouia, est-ce que cette commission d'enquête pour vous, c'est aussi une norme politique notamment de la France insoumise pour faire tomber François Baou ?

Une commission d'enquête, c'est toujours une arme politique. Mon collègue rappelé l'affaire Benala. Bon, on a on a très bien vu ce qui s'est passé avec l'affaire Benala.

Il y avait une une une réforme constitutionnelle qui était qui était prévue par le président Macron. À la suite de la commission d'enquête, c'était fini. Donc on peut pas reprocher une commission d'enquête de faire de faire de la politique même si par moment Paul Vanet s'est un peu transformé en les avis du procureur.

Quel ce qui m'a gênait en tant que parlementaire et en tant que sénateur ici on a d'autres pratiques. C'est euh le tête à tête entre entre le entre les deux individus. Je pense que les Français se sont pas retrouvés là-dedans parce que c'était extrêmement politicien.

Par ailleurs, ça n'avait rien à faire dans une commission d'enquête. Vous dites c'était Je donne pas le son à mes collègues députés mais je pense que c'est dans une commission d'enquête, c'est important de revenir sur le fond surtout quand il y a le premier ministre. Un mot sur le fond.

Vous savez, moi j'ai regardé beaucoup ce qui s'est passé les réseaux sociaux, où sont les victimes dans tout cela. Je vous dire même une autre chose. Avant que un seul député puisse prendre la parole, il a fallu attendre 3h.

Les deux rapporteurs ont pris à eux de 3h. Non mais attendez, je vais au bout du temps de parle. Deuxième élément, pardonnez-moi, François Beou a souhaité parce qu'il y a, je vous le dis, je l'affirme ce matin, il y a des différences entre les auditions et le script des auditions.

C'est gravissime. Et il a voulu donc diffuser la vidéo de la personne, la fameuse professeur Françoise. G Oui, ça lui a été refusé dans le temple de la démocratie qui est le parlement, on ne fait pas ça.

Mais comment vous expliquez qu'il y a eu Non mais Non mais attendez, pardez-moi, Non mais pardonnez-moi, j'insiste au Parlement où par définition on demande la transparence. Oui. Et bien pourquoi la présidente de la commission et pourquoi la commission a refusé ?

J'étais juste derrière. Mais alors pourquoi mais je sais pas les interroger. Mais alors est-ce que c'est quand même gravissime.

C'est gravissime qu'un script d'audition ne soit pas exactement ce qui comministration de l'assemblée qui l'assion. C'est très important et en fait que quelqu'un puisse à un moment puisse être interrogé, ne puisse pas fournir des arguments, c'est quand même dommage. En plus, moi là où je rejoins collègue sénateur euh j'aurais tant aimé qu'on dise quel est le plan pour les victimes ?

Est-ce qu'on comme en Allemagne ? Vous avez vu ? Regardez.

Oui, mais regardez sa ce qui s'est passé en Allemagne le 4 avril, il y a un texte important qui a été voté avec une commission des victimes. On fait quoi pour elle ? D'ailleurs Alain Esker hier avec une dignité formidable, le président des de tous ceux qui ont été subis qui ont suivi ces violences sexuelles a dit "On attend maintenant, on vit de mesure plus jamais ça." Ah bah justement parlant du fond et des vikim, quelles sont les leçons Pierre Rosouier a tiré de cette affaire Betaram ?

Finalement, est-ce que la plus grande faillite c'est celle du contrôle par les pouvoirs publics, par l'État de ces établissements privés ? Il y a pas de contrôle par l'État. Il y a pas de contrôle par l'État.

C'est réglé. C'est réglé. C'est clair.

Et là, pour une fois, la mission de l'information de monsieur Vanier l'avait montré très clairement. C'està-dire que depuis la loi de Bré, l'État a estimé que il confiait à l'institution catholique le soin d'organiser elle-même comme il souhaitait l'enseignement. enseignement financé à 80 % par l'État, hein.

Je pense que c'est important de le de le rappeler, c'est pas une mission de service public, mais il y a une forme de délégation qui fait que ni les inspections académiques ni les ministres n'intervenaient dans la gestion des établissements. Il y a un point aveugle dans la loi de Bré, c'est celui du caractère propre des établissements. caractère propre que l'institution catholique met en avant pour faire ce qu'elle veut dans les établissements parce que il y a Betaram, il faudra reparler de Stanislas aussi où la commission d'enquête nous a pris des choses qui sont inadmissibles.

Il y a une faillite du contrôle de l'État de ces établissements scolaires et notamment catholiqu ils ont ils ont eu trop de liberté finalement je vous réponds pas que catholique de tous les établissements. Moi je suis passé attendez je suis passé dans le public, je suis passé dans le privé encore ce matin. Voyez euh dans d'autres domaines publics, il me semble-il, il y a des problèmes sur lesquels il y a des enquêtes internes qui sont en train de se conduire.

Vous avez pu voir. Non mais bien sûr François Bayerou lorsqu'il était ministre a déclenché une enquête à la hauteur du recteur parce qu'il voulait une réponse immédiate de savoir ce qui se passait 4 jours plus tard. un rapport a été rendu.

Elisabeth Borne, vous savez qu'en prenant ses fonctions, a lancé ce qu'on appelle des enquêtes générales, des inspections générales, mais une inspection générale, ça met du temps. Et là où je vous retrouve, c'est que l'argent public, ça soit un établissement public, ça soit un établissement privé, il y a l'argent public qui arrive, ça veut dire contrôle. Un parlementaire peut pas dire autre chose.

Il n'existe pas de pouvoir sans qu'il ait les contrôles. Il n'existe pas de délégation sans qu'il y ait des contrôles. Et là, c'est une faillite générale.

Donc, il faut organiser ce contrôle. Et comment ? Mais comment les inspecteurs ?

Il faut et maintenant vous savez que lorsque vous êtes une inspection générale, vous avez mis trois inspecteurs qui viennent font toutes les auditions qu'il faut, les élèves, les parents d'élèves, les les profs, les délégués, enfin bref pour qu'on voit quels sont les dysfonctionnements mais plus largement. Là en l'occurrence sur l'affaire BRAM, on a un peu l'impression que les inspections ont été baclées. Non, faut pas dire cela.

Il y a, je viens de vous expliquer, il y a deux niveaux d'inspection. Il y a une inspection au niveau régional qui est sur l'autorité rectorale pour lequel il y a un compte-rendu qui a été fait et celles-ci elles sont rapides. Évidemment, ça peut paraître trop rapide.

Oui, là je vous retrouve mais vu ce qui s'est passé depuis 30 ou 40 ans dans les établissements comme dans les centres de vacances, moi je le dis, qu'il soit laïque ou qui soit catholique ou d'autres confessions dans les clubs sportifs, mais partout, il faut faire des contrôles parce qu'on sait très bien que malheureusement enfin demi-tour, on le voit dans le domaine de la culture, c'est le festival de Can. Vous avez vu que il y a même quelqu'un qui a été écarté de la cérémonie d'ouverture parce qu'il y a des suspicions. Alors l'enjeu Pierre Ozouia, c'est aussi de libérer la parole de tous ces enfants qui peuvent être victimes parce que c'est difficile aujourd'hui pour eux de de parler.

Ouai. Et et aussi de les écouter encore une fois hein la SIAZ hein, donc organisme indépendant euh qui a été euh qui a été euh commandé par l'Église catholique dit 140000 1400 sais, c'est épouvantable, c'est énorme. Et parmi ces services, il y a des viols en grand nombre. majoritairement sur des garçons d'ailleurs hein, à 80 % ce sont ce sont euh des jeunes hommes.

Donc il faut que la parole se libère et que là où il y a des poursuites pénales qui peuvent aujourd'hui être encore lancées, il faut qu'elle le soit euh par le biais d'un article 40, il y a beaucoup de faits prescrits mais pas partout. Donc il faut que justice soit faite. Et là moi j'attends un engagement fort de la hiérarchie catholique.

C'est son affaire aussi Betara. C'est pas uniquement l'affaire de monsieur Ber ou Betara, c'est aussi l'affaire de l'Église catholique. Philippe Vigetier puis après on passe au désirs médicaux.

Oui, un mot euh pas que l'établissement catholique, c'est qu'une fixation un peu sur l'école privée, école publique, tous les établissements et avec une chose, vous avez Alain Esker, je le recite oui ou non ce qu'on va être capable. Il y a un collègue parlementaire qui est là qui n' plus imprescriptibilité à vie des crimes sexuels sur ça c'est la mesure forte qu'il faut faire. Non mais une des mesures fortes mais pas que ça la commission des victimes comme é en Allemagne c'est pour ça que j'en parlais tout à l'heure qui vient enfin d'être institué il faut le faire puis parez-moi un dernier mot professeur baou sa propre fille a été victime de violence vous imaginez dans sa réaction qui a été forte non seulement on lui dit qu'il a protégé monsieur Vanier dans son accusation dévastatrice des pédophiles criminel sachant que sa propre fille avait été l'objet de violence vous imaginez s'il n'avait pas réagi et ben il a réagi en tant que père en tant qu'homme en tant qu'homme politique mais il a réagi surtout avec ses fibres [Musique]