Comprendre ce qu’il se passe à Gaza - Conférence de Jean-Luc Mélenchon
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 57 %Défensif 13 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Locuteur 1Fait
« C'est une guerre totale. C'est une guerre d'extermination. C'est une guerre qui ne connaîtra pas d'autres limites que celle que nous aurons été capables d'y introduire par la résistance à la guerre. »
- 4:00Locuteur 1Fait
« Quand on entend le président de la première puissance du monde dire qu'il n'y a pas de ligne rouge mise par la première puissance du monde à la forme de la guerre, tout le monde comprend que tout est permis. »
- 12:00Locuteur 1Fait
« Les États-Unis d'Amérique doivent se soumettre aux droits international et ils doivent cesser de mettre leur embargot qui assassine lentement Cuba et ainsi de suite pour chaque État, pour chaque pays, pour chaque nation le droit. »
- 17:00Locuteur 1Chiffre
« 28 % d'entre elles ont un conflit armé entre deux pays. »
- 0:15Locuteur 1Fait
« Nous n'avons pas besoin d'un monde multipolaire. Nous avons besoin d'un monde ordonné et où la loi s'impose par la force quand il le faut. »
- 0:45Locuteur 1Fait
« L'ONU a un commandement militaire unifié. Nous n'avons pas besoin de l'OTAN pour faire ce que nous avons à faire. »
- 8:00Locuteur 1Promesse
« Nous devons demander au niveau européen des sanctions contre le gouvernement d'Israël. »
- 9:00Locuteur 1Promesse
« La France s'honorerait si à son tour elle saisissait le tribunal pénal international. »
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[applaudissements] [applaudissements] [acclamation] [applaudissements] Merci. [applaudissements] Ça marche là. Vous m'entendez toutes et tous ?
Merci pour votre accueil. Croyez bien que il me va droit au cœur car l'ambiance du moment et certaines journées particulièrement lourdes à porter et pour mieux dire à supporter. Les circonstances sont que l'idée que je m'étais fait d'abord d'une mise en retrait sage et intellectuel ne sont plus réunis.
J'ai dû par la force des choses me trouver de nouveau souvent jeté en première ligne. Mais mon réconfort est que doré avant je n'y suis plus seul. Une brillante équipe a émergé dans le mouvement insoumis et elle a fait la démonstration de sa parfaite capacité à conduire les événements et à y faire face.
Alors du coup, mon sage travail intellectuel s'est trouvé en quelque sorte pris à revers par des événements qui ont bousculé tous les calendriers. C'est réglé ou pas là les camarades ? C'est assez pénible.
Les événements au Prochrient viennent après d'autres formes de tension. Évidemment, ils apparaissent à présent sous une forme parochistique qui est la guerre. et une guerre qui a des caractéristiques que je vais décrire maintenant en essayant d'éclairer ces motifs non pas spécifiquement lié à la situation au proche orient. je n'en suis pas assez connaisseur pour pouvoir me risquer à dans cet exercice, mais d'une manière générale dans notre temps.
Mais c'est une guerre [raclement de gorge] qui concentre tous les traits de la période politique que nous vivons. Évidemment, les traits les plus abominables. C'est une guerre totale.
C'est une guerre d'extermination. C'est une guerre qui ne connaîtra pas d'autres limites que celle que nous aurons été capables d'y introduire par la résistance à la guerre. Sinon, elle ne s'arrêtera pas, elle ne connaîtra pas de pause, elle ne connaîtra pas de limite.
Personne ne peut compter sur la sagesse des nations pour limiter la tuerie qui est en route et l'exemple tragique qu'elle donne au monde qu'après tout, c'est une méthode comme une autre de faire la guerre. Alors même que précisément cette méthode se répand et trouve une forme organisée méthodique paroxistique à cette occasion. Quand on entend le président de la première puissance du monde dire qu'il n'y a pas de ligne rouge mise par la première puissance du monde à la forme de la guerre, tout le monde comprend que tout est permis.
Et c'est d'ailleurs bien le message qui a été reçu sur place. Quand la présidente de la Commission européenne prétendue organisation internationale vouée à la paix et au bien-être se rend sur place pour encourager la tuerie. Quand la présidente de l'Assemblée nationale française, suivie de peu du président de la République, s'en va encourager et reconnaître à un droit de légitime défense étendu à des actes de vengeance sans fin et à un meurtre de masse.
On comprend qu'on ne peut pas compter sur autre chose que sur l'action politique, la détermination à faire des choix, à les tenir et attacher de les imposer. La vie est politique. Tout est politique.
Tout dépend de la volonté et de l'activité humaine. Si vous laissez faire la guerre, elle n'aura pas de limite. Si vous empêcher la guerre, vous l'empêcherez.
Dès lors, quoi qu'il advienne, nous n'avons comme individu singulier et comme groupe et comme nation et comme peuple d'autre choix que d'agir. Cela vaut pour chacun d'entre nous et pour nous tous en général. Alors moi mon bouquin, mon travail, je ne me voyais pas faire une tournée à partir du 7 octobre comme celle que j'avais commencé auparavant qui était plus académique, portant plus sur des contes rus sociologiques, ethnographiques et cetera et cetera.
Je m'insère dans le contexte dans lequel je me trouve et cela me conduit à vous dire deux choses. La première c'est que la théorie est indispensable à l'action. sans la théorie, sans la compréhension claire des facteurs qui sont à l'œuvre dans l'histoire, on ne peut pas agir d'une manière efficace.
On va agir d'une manière passionnelle. Des fois, on ne va pas se tromper. On va agir d'une manière construite sur des réactions, sur des sentiments, mais on ne saura pas où on va.
Comment y aller et la nature de ce qui se passe. Il n'y a pas de plus grand bonheur pour une conscience humaine que de comprendre ce qui se passe pour y trouver sa place. Je vous cite là une formule de Léon Trotski qui m'avait beaucoup impressionné dans mon jeune âge quand j'étais étudiant.
Comprendre est un bonheur, comprendre est une nécessité. Comprendre est une condition pour agir. La théorie donc de l'air du peuple et de la révolution citoyenne est mise à l'épreuve des circonstances.
J'estime que par ce qu'elle a mis à jour, elle a elle répond à l'observation des faits que nous avons sous les yeux. Elle va nous permettre donc de mieux comprendre comment agir contre la cause unique des ébranlements du monde qui est le fonctionnement du capitalisme de notre époque. Car bien sûr, aucun d'entre nous n'aura bêtise de penser que le conflit du Proche-Orient, même s'il en a toutes les formes, même si la culture répandue même, si la propagande veut que ce soit ainsi, soit un conflit religieux.
La guerre du proche-rient est une guerre de territoire, est une guerre qui oppose un état colonisateur à des peuples colonisés. Et l'enjeu est la possession de territoire, activité multimillénaire en quelque sorte, mais qui bien sûr prend une forme nouvelle suivant les époques, les circonstances. La nôtre renouvelle à la fois la vision de la guerre et la vision de la géopolitique.
Si on y regarde de près dans la théorie de l'air du peuple, on met en rapport l'évolution de données permanentes de l'histoire humaine. Par exemple le nombre de la population, par exemple le fait d'avoir créé des villes depuis moins 6000 - 7000 ans avant notre ère de connecter les êtres humains entre eux, d'abord par des réseaux élémentaires, des routes, des gays, des ponts, dorénavant par des moyens numériques qui unissent 5 milliards d'êtres humains sur 8 par les connexions des réseaux que l'on appelle réseaux sociaux et puis l'émergence d'une donnée absolument nouvelle qui est l'existence d'immenses réseaux au collectif pour satisfaire les besoins élémentaires de la population. Nombreux sont ceux pour qui tout ça va de soi et qui ayant le nez dans le guidon ou bien étant tout simplement pas né depuis si longtemps que ça contrairement à moi, n'ont donc jamais eu que ça sous les yeux et qui ne se rendent pas compte par exemple du fait nouveau que représente la ville, l'existence de ville depuis 2008.
Il y a plus de monde qui vit en ville qu'à la campagne. Bon et alors ? Et alors, c'est nouveau.
Avant c'était le contraire. Et dès lors, la guerre avant prenait d'autres formes. Si l'essentiel de l'humanité vivait à la campagne, c'est-à-dire dans une très faible densité de population, les guerres se concentraient sur l'appropriation des points de passage pour accéder au territoire et ensuite pour contrôler les populations.
Avant, on annexait les populations, c'était très courant. Et dans la Bible d'ailleurs, on trouve à intervalle régulier des conseils sur ce qu'il faut faire avec la population. Le prophète Samuel reproche au roi sol de ne pas avoir massacré tout le monde, je ne sais plus où, et lui en fait le lourd reproche.
C'était exceptionnel parce qu'on s'appropriait les populations, notamment les femmes et les enfants. On tuait les hommes, on les envoyait en esclavage pendant une période et ainsi de suite. C'est vraiment de manière très circonstantielle et souvent improvisé qu'on massacrait tout le monde.
C'est en fait nouveau que comme tout le monde vit en ville ou de plus en plus de monde vit en ville comme la population y est concentrée, alors le territoire est incontrôlable. Vous ne pouvez pas occuper une ville contre ou un ensemble urbain contre sa population. C'est tout simplement impossible.
Alors, on ne l'a pas appris juste là. On ne l'a pas découvert juste là. Tout ce que je raconte, ce sont des tendances qui se concrétisent, qui s'affinent.
L'urbanisation du monde, ça a pris euh euh beaucoup de temps, plusieurs dizaines de milliers de millénaires. Et l'émergence d'une population extrêmement nombreuse, c'est en fait tout récent. Ceux d'entre nous qui ont 20 ans et moins n'ont pas idée de ce qu'était le monde vide.
Autrefois, on appelait l'Afrique, le continent vide. Il y avait personne dedans ou tellement peu de monde que comparé à l'étendue du territoire, ça n'existait pas. C'était le cas dans les années 50.
C'était le continent vide. Et puis le premier milliard d'êtres humains est apparu en 1820, le deuxè milliard un siècle seulement après et depuis tous les 10 12 ans, il y a un milliard d'habitants de plus. Donc cette population immense est regroupée en ville et elle est incontrôlable quand elle est rassemblée car c'est sa concentration qui fait sa force toujours dans toutes les circonstances y compris dans la lutte politique.
C'est le nombre qui fait la force. Dès lors que ces populations sont incontrôlables quand elles sont en ville, l'envahisseur se donne pour objectif non pas d'annexer la ville, mais soit de la détruire, soit de tuer tout le monde. Que la ville soit incontrôlable Dorenavé depuis Stalingrad, c'était pendant la deuxième guerre mondiale.
Une armée entière s'est fracassée sur une ville qui résistait et à partir de là, tout le cours de la guerre a été renversé et l'armée rouge a pu prendre son élan et libérer plus de la moitié de l'Europe des nazis sur cet échec des nazis face à une ville. Aujourd'hui donc les guerres sont des guerres premièrement totales, premier adjectif important depuis Guerre Nica, on le sait, depuis la première guerre mondiale, une guerre totale, c'est une guerre où on rassemble tous les éléments dont on dispose pour frapper au même endroit. frapper, frapper, frapper et frapper encore.
La guerre totale a commencé dans ses premières formes à la Première Guerre mondiale. Elle s'est épanouie dans la deuxième et doré avant, elle est la forme permanente de la guerre. À Grosni, les Russes ont rasé la ville.
Alep a été rasé à moitié. Je prends ces exemples, je [grognement] pourrais les multiplier. La guerre totale conduit à l'arrasement des villes et nous sommes à Gaza devant un concentré de ces éléments.
C'est une des populations les plus concentrées du monde. Ce n'est pas la seule mais c'est une des plus concentrées du monde. Et la guerre se présente comme une guerre d'extermination totale sous les prétextes les plus divers.
Mais c'est à nous de les disperser pour comprendre ce qui est en train de se passer parce qu'après il va falloir trouver des réponses pour l'humanité toute entière. De ce point de vue, le secrétaire général de l'ONU a raison de dire que nous sommes devant une crise de l'humanité puisque le pire de ce que nous savons faire à part jeter une bombe atomique est en train de se dérouler là-bas à Gaza comme dans un immense laboratoire à ciel ouvert de la guerre totale qui est une guerre par nécessité ethnocidaire. Naturellement, nous en avons eu les prémisses.
Comment faire ? Mettez-vous à la place des dominants. On ne peut pas avoir comme doctrine de guerre d'expliquer comme nous avons tous les droits, nous allons tuer tout le monde.
Il y a donc un cadre intellectuel à l'intérieur duquel se déroule et s'organise la propagande. C'est pourquoi lorsque l'URSS s'est effondré, les théoriciens de la domination du monde par les États-Unis d'Amérique ont immédiatement produit une doctrine. Quelqu'un avait dit "Ah, formidable, on a gagné, c'est la fin de l'histoire.
Il dit comme ça et les autres ont dit pas question pas question d'utiliser un vocabulaire pareil ça va pas la fin de l'histoire et puis quoi encore on va discuter non pendant que vous y êtes. Non c'est pas la fin de l'histoire au contraire c'est le début d'une nouvelle histoire le choc des civilisations. J'espère que les insoumis qui sont là dorénavant ont présent à l'esprit l'importance de cette théorie dans l'organisation de la vision du monde chez nos adversaires.
Il faut bien qu'on la comprenne parce que sinon on ne comprend pas ce qu'ils font, ni comment ils s'organisent, ni pourquoi c'est méthodiquement mis en place. Le choc des civilisation, c'est une invention d'un auteur américain qui s'appelle Samuel Uninton qui l'a écrit pour la première fois en 1996. Nous sommes donc juste pile poil 5 ans après l'écroulement de l'URSS.
Et cet homme avait déjà, je sais pas si on doit dire un actif ou un passif en matière de doctrine parce que dans la décennie précédente, les deux décennies précédentes, il avait écrit un autre livre qui expliquait que pour développer les pays, ce qu'il fallait c'est qu'il y ait des militaires parce que eux seuls étaient capables d'exercer le pouvoir dans les meilleures conditions. Et ça a donné tous les pouches que vous avez connu que les États-Unis d'Amérique ont alimenté. Donc une théorie n'est pas juste un objet intellectuel, c'est une machine à faire de la propagande, à organiser des rapports de force et cetera.
Dans la théorie du choc des civilisations, une tinton prend un exemple dans l'antiquité. C'est des cités grecques. Les pers arrivent.
Alors on dit "Ah, vous êtes contre Athè vous êtes avec nous." Doucement, nous on n pas les mêmes dieux que les pers par conséquentra Athè même si on l'aime pas. Et une Tinton dit vous voyez ça c'est la preuve que toutes les civilisations au fond reposent sur la religion et la religion est indépassable.
Alors nous nous avons réglé nous le peuple français nos ancêtres les biens n'y étaient pas mais j'adopte les vôtres. Nous avons réglé cette question. Nous avons dit la foi, la religion est de l'ordre du privé.
L'État n'a pas intégré les prémises de la religion. Chacun fait ses choix librement. L'État, la loi doit ouvrir des libertés, les protéger.
Chacun d'entre vous fait ses choix de vie en fonction de sa morale qui peut être une morale religieuse et nous n'avons pas l'intention de le discuter. Mais l'État s'en tient à distance. L'État chez lui, les églises chez elle.
Cette formule est au fond celle qui a permis de mettre un terme à trois siècles de guerre civile dans ce pays entre catholiques et protestants et entre tout le monde et la communauté juive. Mais là, c'est le contraire qu'on vous enseigne et il faut bien comprendre l'impact immédiat de ce changement de registre. Si le monde est en proie au choc des civilisations, une tinton au début commence par expliquer pourquoi c'est grave.
Parce qu'après tout, on peut dire bah on verra bien. Non, il dit c'est très grave. Et que fait-il ?
Il donne les chiffres que je viens de vous donner sur l'extension de la population mondiale et il compare les populations de l'Asie, de l'Afrique et cetera et cetera et il les met chacune dans un paquet de civilisation. Alors naturellement ça n'est pas possible. Je vous rassure tout de suite rien de tout ça n'a le moindre début de science.
Alors ça donne des assemblages bizarres. Il met dans l'Occident des occidentaux aussi peu convaincants que les Japonais. il fait des Chinois des amis de l'ennemi absolu qui est l'Islam car l'islam est désigné comme l'ennemi.
Et donc tout s'organise autour d'un conflit entre l'essentiel des gens civilisés et les musulmans. Naturellement tout ça n'a pas de réalité mais ça va permettre de le décliner partout de dire "Ah ben vous voyez chez vous c'est le choc des civilisations. Comment s'y prend-on ? toute contradiction fait de toute contradiction non plus en fait social, non plus en fait de choix politique, non plus en fait de choix humain, mais en choix de religion et de race.
Donc on racise tous les relations entre les individus. On ne voit plus une personne, on voit sa religion supposée qu'on lui attribue d'après la couleur de sa peau ou son vêtement. Et à chaque conflit, on va ressortir le paramètre religieux.
Évidemment, les plus malins utilisent à leur fin cette situation. Si tous ceux qui critiquent la politique du gouvernement de monsieur Netaniaou sont accusés ips d'être de ce seul fait des antisémites, vous voyez bien qu'on ne peut plus critiquer une politique, on ne peut plus critiquer une situation, on ne peut qu'être dans un camp de raciste et tout est racisé et vous ne pouvez pas en sortir. C'est ça qui explique l'importance, la harne à habiller de racisme et d'antisémitisme tous ceux qui ne sont pas d'accord avec le gouvernement de monsieur Netaniaou dans ce qui se passe aujourd'hui au Proche-Orient.
Car vous devez vous poser la question de savoir pourquoi il y a cette campagne sur le soi-disant antisémitisme de la plupart d'entre nous et de notre peuple. [grognement] Il y a une raison, ce n'est pas seulement la détestation personnelle. Après tout, je porte pas ça sur ma figure.
Il y a tout le monde me trouve pas antipathique rien qu'à me voir. Pourquoi faut-il à tout prix qu'il convainque ? Ce n'est pas moi le sujet.
Le sujet c'est ce qu'ils arrivent à organiser. Quiconque s'opposerait à cette politique serait antisémite. Au début, nous-même, on s'est posé des questions.
On a dit est-ce qu'on devrait plutôt dire comme c dire comme ça ? On veut vous pousser pour que vous commenciez toute phrase par une mise à distance de ceci de cela avant de commencer à dire que c'est une honte de massacrer tout le monde comme c'est en train de se passer à Gaza. Mais cette pression là est déjà une victoire puisque en quelque sorte c'est d'entrée de jeu accepter un cadre.
La théorie du choc des civilisations débouge sur le fait que vous ne parlez plus ni des raisons objectives, concrètes, matériel d'un conflit, ni des moyens de le régler. Parce que dans tout conflit, quel qu'il soit, quelle que soit la violence des coûts que les protagonistes se sont portés les uns contre les autres, à la fin, il faut négocier ou tuer tout le monde. Par conséquent, il faut négocier, c'est avec l'ennemi qu'on négocie, pas avec les amis.
Dès lors, à l'entrée même du conflit, les gens raisonnables disent : "Si pour à la fin c'est négocié, autant pas s'entretuer avant." Et dès lors que le conflit éclate, réclamer immédiatement le cesser le feu. À peine la journée du 7 octobre avait-elle commencé à 6h du matin ?
À 10h, les bombardements avaient commencé à Gaza. Dans mon tweet, je ne sais pas si c'est celui-ci qui est le plus condamné ou pas, je commence par dire que nous sommes morés parce que c'est des populations sans défense qui prennent les coups. Je dis ma compassion, on dit que j'en ai manqué.
J'aimerais bien savoir pourquoi. Et surtout immédiatement cesser le feu et immédiatement mettre en avant. Il existe une solution, c'est les deux états.
Je sais que ce point peut-être discuté par l'un ou par l'autre, mais en attendant, moi je m'appuie sur les résolutions des Nations-Unies et j'utilise le vocabulaire du droit international. parler la langue du droit international, on a dit "Ah oui, ben c'est normal, c'est un intellectuel, il coupe les cheveux en qu Alors quand même, comme m'a dit une meute de micro, alors c'est si dur que ça de dire terrorisme ?" Ah mais j'aurais pu dire kleptomane.
Pourquoi pas ? Après tout, c'est une activité de vol du territoire des uns par les autres. Tout ça n'est pas sérieux.
Pourquoi je m'y oppose à ce moment-là ? Bien sûr qu'un acte peut être un acte terroriste, c'est-à-dire un acte qui est destiné à faire tellement peur que vous nous plus bougé. C'est un acte.
Mais un acte, il est d'une responsabilité individuelle. La personne est poursuivie en droit pour son acte. Après, on regarde ses intentions.
Après, on regarde le contexte. La justice est toujours rendue dans ces conditions-là. Sinon, il y a pas besoin de juge.
Vous mettez un chat GPT, une liste de punition et une liste d'actes. Mais c'est exactement ce qu'a voulu faire à un moment donné monsieur Sarkozy quand il imaginait les peines planchées. Il y avait donc des peines qui hors de tout contexte, hors de toute responsabilité personnelle, de toute façon s'appliquait.
Point final. il a plus besoin de juge. Le droit, l'idée même du droit, si on l'aborde en humaniste, quand je dis humaniste, c'est d'à partir de la tradition philosophique de l'humanisme, pas cette horreur qui mélange humaniste et humanitaire, surtout pour dire comme monsieur le cornu qui s'en va là-bas à tel avis voir le général Galant et qui ose dire "Nous partageons des valeurs humanistes." Non, nous ne partageons aucune valeur [raclement de gorge] avec un criminel de guerre.
Aucune valeur. [applaudissements] Mais [applaudissements] surtout l'humanisme dont je vous parle, c'est celui qui a fondé la philosophie des Lumières et qui débouge sur la grande révolution de 1789 et qui débouge sur l'idée de l'État laïque et républicain. C'est lui dont on parle.
Qu'est-ce qu'elle signifie la philosophie de l'humanisme ? Que l'être humain est son propre responsable, qu'il se construit lui-même, qu'il est l'auteur de son histoire. Et c'est pourquoi les premiers textes humanistes en réalité sont les textes des premières féministes comme Christine de Pisan qui disent "Si vous éduquez vos filles comme vos garçons, elles auront les mêmes résultats.
Ne croyez donc pas une différence naturelle qui les séparerait." Si je prends cet exemple, c'est pour appeler le fondamental de tous les fondamentaux pour nous. L'être humain est responsable de lui-même puisqu'il se construit.
Alors, s'ilède dans sa construction personnelle de la loi de Dieu ou d'aucune loi du tout ou de la philosophie, c'est son affaire. Mais le principe restera là. Donc, le droit est fondé sur la responsabilité et le discernement des actes.
Que sont-ils ? En crime ou pas ? Est-ce que c'est volontaire ou est-ce que c'est involontaire et cetera et cetera ?
Tant que vous êtes sur cette ligne, vous avez donc un droit dans votre pays par les lois et un droit international parce que votre nation l'a fixé avec les autres. Si vous décidez qu'on sort du droit parce que vous pensez que alors oui, c'est une situation de rébellion, ça peut être une situation d'insoumission, ça peut être légitime mais je suggère qu'on ne s'amuse pas trop à ça dans la reine internationale parce que quand on arrête avec le droit, il reste plus que la force. Et c'est bien ce que dit le choc des civilisations.
C'est la force qui doit l'emporter. Il n'est plus question d'identifier des droits des uns et des autres parce que si on se réfère au droit alors le gouvernement d'Israël, alors le gouvernement français, alors tous les gouvernements du monde doivent appliquer le droit que eux-mêmes ont voté. Et nous ne devons pas sortir de ce cadre.
Par conséquent, Israël doit se soumettre aux résolutions de l'ONU qui ont prévu une situation parfaitement claire. [applaudissements] Les États-Unis d'Amérique doivent se soumettre aux droits international et ils doivent cesser de mettre leur embargot qui assassine lentement Cuba et ainsi de suite pour chaque État, pour chaque pays, pour chaque nation le droit. Et si le droit ne nous convient pas, et bien nous le changeons.
Bien sûr que l'ONU est imparfaite de 1000 manières. Mais pourquoi elle est-elle ? parce qu'elles vit sous le régime du rapport de force des plus puissants sur les autres et qui ont encore trouvé que c'était insuffisant et ont inventé le G7 qui n'est pas une organisation des Nations- Unies qui est le club des sept pays les plus riches du monde et ensuite le G20 parce qu'il fallait en consoler quelques-uns.
Voilà comment le monde est organisé. Si vous sortez du droit alors vous avez le choc du des civilisations et vous avez la guerre au terrorisme. Alors pour le command des mortels, oui bah ru le terrorisme c'est affreux.
Qui va dire que c'est bien ? personne, pas moi, ni vous. Mais c'est pas le sujet.
Et si vous dites la guerre au terrorisme, expliquez comment vous faites la guerre à un concept. Seul compte le droit, quels sont les actes. Mais si vous faites la guerre au terrorisme, alors vous entrez dans un autre registre, c'est le bien contre le mal.
C'est exactement ce qu'a dit monsieur Netaniaou ici. C'est la lutte du bien contre le mal. Et il a décidé lui qui était le bien et qui est le mal.
La civilisation contre la barbarie et cetera. Ça devient indiscutable. On ne peut plus se parler sur une base pareille.
Qu'est-ce qu'on va bien pouvoir se dire ? Il est donc impossible de négocier. Il est donc impossible de faire des compromis.
Il est donc impossible de tergiverser. Le choc des civilisations n'appelle qu'une réponse la guerre totale. Et c'est à nous les responsables politiques, les militants, les éléments les plus conscients de la société d'en instruire les autres.
C'est compliqué. Ben bien sûr que c'est compliqué. Mais quand ça a été simple ?
Jamais. Ça n'a jamais été simple de porter le point de vue des lumières, de porter le point de vue de l'humanisme, de porter le point de vue de la raison. Jean Joris écrit son dernier article contre la guerre en faisant appel à la raison au moment où il est assassiné.
Ce n'est pas facile. Ça n'a jamais été facile. Mais si nous ne le faisons pas, nous devenons nous-mêmes complices de la barbarie quand elle s'avance.
Et je demande que on y réfléchisse bien à ce qu'on est en train de faire. Alors l'Union européenne approuve tout ça. Alors la France a mis 32 jours à dire qu'il fallait en cesser le feu après avoir imagité des farioles comme une trêve humanitaire qui laissait entendre qu'après on pourrait recommencer.
Aucune des deux parties pourrait dire "Ah bah tiens, comme ça me convient pas, on remet ça." Tout ça n'avait pas de sens, n'avait pas de contenu, ne pouvait pas être acceptable, ne pouvait pas être entendu. Il le savaient.
Ils l'ont donc fait exprès pour que la guerre dure, qu'elle dure assez longtemps pour que les bases d'œuvres qui étaient prévues soient réalisées pour l'essentiel. Et en quoi consiste l'essentiel ? Une guerre de territoire.
Il s'agit de chasser la population palestinienne de Gaza et de la répartir entre l'Égypte et les autres voisins. Voilà, pour occuper tout le territoire. Et dans l'intervalle, ils ont tout cassé et ils vont tout casser et ils continuent.
Voilà comment on se combine l'élément grande population, l'élément ville. Et maintenant le dernier élément qui n'en doutez pas à chaque étape est présent, c'est la question des réseaux et en particulier des réseaux d'approvisionnement énergétique. La guerre qui a eu lieu en Syrie avait pour raison le passage d'un pipeline ou bien d'un côté côté Iran ou bien de l'autre.
La guerre qui a eu lieu en Afghanistan avait pour véritable motif le passage d'un pipeline et jusqu'à ce que cette question qui d'abord avait été tranchée en faveur des compagnies proches des nord-américaines soit revenu à la situation initiale, la guerre a duré 20 ans. Il paraît qu'on s'y trouvait pour libérer les femmes, éduquer la population, faire bénéficier tout le monde de toutes sortes de soins et cetera et cetera. Comme vous le savez, après 20 ans de guerre, c'est un véritable paradis sur place.
Bien sûr que non. Pendant 20 ans, les puissances ont injecté de l'argent qui ont transité par des sociétés et par des associations occidentales et l'argent a fait le tour et est revenu à la case départ. Tant et si bien qu'il y a un rapport de l'Union européenne.
J'étais à ce moment-là députée et je l'ai donc lu qui disait que 85 % de tout cet argent est fait juste en aller-retour. Il y a des guerres de réseau qui continuent et qui à chaque fois correspondent à caractéristiques du moment. puisqu'on ne peut pas contrôler la population, vous ai-je dit, alors on tue tout le monde ou bien on déplace tout le monde.
Toutes les guerres dorénavant sont des guerres où on cherche à déplacer des populations quand on ne peut pas les massacrer à 100 %. Les prototypes, nous les avons eu, ça a été la guerre de Bosnie. Vous vous en souvenez peut-être pour certains d'entre vous, ça s'est terminé par un accord que nous français, on aurait jamais dû accepter qui s'appelle les accords de Dayton et où on a partagé le territoire. en fonction de la religion des gens.
C'était la première fois qu'on faisait ça depuis la libération. Si vous acceptez de partager les gens d'après leur religion, adieu vos vaches cochons, droit et tout ce que vous voulez. Il n'y a plus que des individus qui sont assignés à résidence d'une culture et d'une religion.
Notez bien qu'on leur demande pas leur avis. On suppose qu'ils se sentent bien comme ça. Ce sont les accords de Dayton.
Les déplacements de population, ils ont rarement lieu par hasard. Vous voyez, il y a pas longtemps, on a appris que l'Azerbaïdjan avait envahi le carab sur lequel il y avait des garanties qui avait été donné à la population arménienne qui s'y trouvait. Et on avait dit bah vous ferez un état fédéral, ils ont des droits autonomes, c'est quand même pas la mort.
Il y a des dizaines d'États fédéraux dans le monde. Dans les Amériques, il y en a plein. Commencé par les États-Unis eux-mêmes.
La décision a été prise d'envahir. Que s'est-il passé ? Qu'a-ton fait chasser toute la population ? 120000 Arméniens, sauf ceux qui ne pouvaient pas se déplacer, ont quitté l'enclave du Carabas, direction l'Arménie. et non loin, c'est-à-dire juste à côté passe le pipeline.
La zone est sécurisée maintenant, il y a pas de combat dans ce coin-là. La population a été déplacée et ainsi de suite. Déplacement de population.
La République démocratique du Congo qui a 110 millions d'habitants, un territoire immense, grand comme toute l'Europe d'aujourd'hui, a des richesses extraordinaires dans l'est de ce pays. dans l' de ce pays, c'est un hasard, vous allez me dire il y a une guerre avec le voisin et cette guerre dure depuis 25 ans sans qu'aucune organisation internationale ne fasse rien, abandonnant les Congolais à leur sort et les populations qui se trouvent là au massacre qui s'y répètent. C'est le plus grand mouvement de population depuis la fin de la deuxième guerre mondiale. 6900000 personnes ont été déplacé en 25 ans.
Et l'année dernière 1 million, pas un mot, pas un bruit, rien. Silence, ce sont des africains qui se débrouillent. Je pourrais, j'en ai une liste sur toute une page de conflit de cette nature.
Ne croyez pas que ce soit des choses limitées, que ce soit provisoire et que par conséquent on puisse de temps en temps, quand une situation est tellement extraordinaire accepter qu'il y ait une entorse à la règle générale. Il y a 195 nations enregistrées à l'ONU. 170 d'entre elles 175 ont un différent frontalier.
Vous m'avez entendu ? 75 % des nations du monde ont un conflit frontalier indifférent. Alors ça donne pas toujours un conflit armé.
Nous on avait les Français aussi un conflit. Vous l'avez pas su, il s'est réglé tant mieux pour nous avec le Surinamon du Surinam et de la Guyane. C'est pas parce que c'est le Surinam et la Guyane que ça compte pas hein.
La mort c'est douloureux partout hein. Bon la réglé. On s'est accordé.
Je ne sauraai vous dire c'est un bon ou un mauvais accord. En tout cas c'est un accord. Mais parmi ces 175 nations que je viens d'évoquer un différent frontalier, 28 % d'entre elles ont un conflit armé entre deux pays.
Armés, c'est plusieurs dizaines de pays. Donc la guerre est pas un fait rare et exceptionnelle et il y a plutôt la tendance à ce qu' en est davantage maintenant qu'avant puisque il n'y a plus l'ordre du monde qui s'imposait quand il fallait choisir entre les communistes et les capitalistes et que les rapports de force ont changé d'une manière générale dans le monde et en particulier dans certaines zones. Résultat bah surtout quand on voit comment font les uns et les autres, chacun a la tentation d'en faire autant si c'est lui qui est le mieux armé.
Pourquoi ne pas envahir le Carabar si celui-ci ou celle-là envahit tel ou tel voisin avec succès ? La guerre a donc tendance à se propager et donc la nécessité pour nous d'y faire obstacle par tous les moyens et d'abord par la conscience. Je parlerai de notre pays après, mais déjà que nous-mêmes ayons conscience du fait que la formule de Jorest n'a toujours pas été dépassé, le capitalisme porte la guerre comme la nuée porte leurage parce que l'appropriation privée des ressources, parce que c'est de ça dont on parle à chaque fois, lié au territoire continue et que la logique qui anime le monde, ça n'est pas le partage, ça n'est pas la régulation, ça n'est pas la paix mais le rapport de force. force les réseaux et je dis ceux des pipeline demain vous verrez comment c'est les réseaux du numérique là vous allez moins rigoler parce que la porte d'entrée sur l'Europe c'est nous la France c'est en France qu'arrive les grands câbles qui arrivent de l'autre côté du Pacifique ou qui arrivent de la Méditerranée. 90 % des informations de l'internet circulent dans ces câbles.
Et vous croyez qu'ils vont rester hors guerre ? Ne le croyez pas une seconde. Si vous n'avez pas mis en place les moyens de faire respecter fus par la force la sécurité des réseaux, vous aurez la guerre pour les réseaux.
Y a-t-il le moindre signe qui nous indique le contraire ? Non. Alors la guerre des réseaux 4000 des applications que vous avez dans votre téléphone là 4000 passe par satellite.
Vous avez peut-être pas les 4000 dans votre téléphone, je vous le souhaite pas si vous faudraz une mallette. Mais en tout cas ça se trouve vous êtes à 100 % de choses qui viennent de l'espace. L'espace c'est loin.
Et ben non, c'est fini. L'espace c'est tout prêt. Les États-Unis d'Amérique ont décidé que dans l'espace premier arrivé, premier service et bien sûr pour être raisonnable, on nous a fait signer à nous aussi français qui sommes en état d'aller dans l'espace.
On nous a fait signer par un très haut fonctionnaire mais par un ministre et pas une seconde de discussion à l'Assemblée nationale. Un accord dans lequel nous reconnaissons le fait queon puisse installer des bases dans l'espace. Des bases dans l'espace.
Pourquoi faire des bases ? Pour empêcher la guerre. C'est bien connu.
Il y a un vieux truc quand on faisait du latin pour ceux qu'on ont fait c'était il y avait la formule si patchem parabelum. Si tu veux la paix, prépare la guerre. Tu as compris ?
Comme ça, tu es sûr d'avoir la guerre et la paix après. L'espace aussi c'est commencé. Des gens ont fait des tirs.
Vous savez que nous les français, on a un état major de l'espace. Non, vous ne le savez pas. Quelqu'un l'a décidé tout seul.
On en a parlé nulle part. Nous avons déjà fait des manœuvres dans l'espace avec les Allemands, je sais pas ce qu'ils foutent là, avec les Américains et il y a une base du commandement de l'espace de l'OTAN. Elle est à Toulouse.
Ça tombe bien, c'est là qu'on a toutes nos installations de communication avec l'espace, notamment avec la planète Mars. Ça peut vous paraître loin tout ça, mais un jour ils tueront hein. Une fois qu'ils auront trouvé ce qu'on peut y prendre, ils se battront pour le prendre.
Ils se battront entre eux en haut. Oui. Et ici ?
Et ici. Et déjà, on en a eu quelques exemples. C'est machin là qui a mis son réseau Starlink.
Vous voyez lequel c'est ? C'est Elon Musk, c'est ça ? Alors, il l'a mis à la disposition des Ukrainiens contre les Russes.
Formidable. Bon, puis un jour, il a dit "Ah ben non, là ça va trop loin, pas question. Qui on coupe." C'était pour empêcher les Ukrainiens de s'organiser par rapport à leur bataille contre les Russes dans la mer noire.
Je vais quand même pas blâmer ça. La mer noire, ça communique directement avec la Méditerranée et la Méditerranée, c'est juste chez nous. Par conséquent, une guerre qui a lieu là-bas, vous finissez par en payer le prix ici.
Vous savez bien que tout ça est lié. Vous voyez ce que signifie la guerre des réseaux dans laquelle on entre ? Et je vous ai dit, les premiers des réseaux, c'est les réseaux énergétiques qu'a fait le Hamas dans sa première intervention militaire.
Quick, le terminal pétrolier d'Israël qui est sur le sur la mer. Et du coup, les autres ont arrêté l'exploitation du gement de gaz qui se trouve au large et qui est un conflit. Devinez avec qui ?
Les Libanais. Les Libanais que monsieur Netaniaou a grossièrement menacé en disant "Si vous bougez une oreille, les Libanais auront des raisons de le regretter. Pas le gouvernement libanais ou l'armée libanaise ou je ne sais pas quoi.
Les Libanais, c'est-à-dire la population, la menace est directe." Exactement ce que je viens de vous dire. sur le fait que toutes les guerres sont des guerres totales et des guerres qui tapent les populations.
Elles n'ont de militaire que les moyens qui sont utilisés contre les populations. Voilà tout ce qu'il faut savoir pour s'orienter dans cette affaire. En aucun cas, n'accepter la transformation en guerre idéologique, en guerre de religion, quelle qu'en soit la forme, quelle qu'en soit la déclinaison d'un conflit. toujours revenir à la raison, aux raisons objectives parce que celle-là on peut les négocier, on peut les discuter, les autres on ne peut pas.
Et voilà pourquoi il fallait tenir dès la première minute sur des raisons simples, cesser le feu. On ne peut rien faire sous les bombes, rien, ni parler des otages, ni parler de quoi que ce soit. Il faut donc cesser le feu immédiat et après il y a le reste mais on commence par ça.
À chaque fois il faut se mettre en travers d'une logique de guerre par une proposition de paix. Même si elle est provisoire, même si elle n'est pas durable, même si elle est localisée, au moins, on commence. Mais on commence avec quelque chose qui porte un principe fort.
Cesser le feu, ça veut dire cesser le feu. C'est pas une trêve. C'est pas on arrête mais demain peut-être qu'on recommence.
En cesser le feu. J'avais fait la même proposition, vous vous rappelez à propos du conflit en Ukraine. Croyez-vous que l'Ukraine puisse gagner la guerre contre la Russie ?
On va tous faire semblant que oui. Mais on est tous assez instruits pour savoir que c'est pas possible pour plein de raisons. Je vous dis pas qu'ils ont tort, hein, c'est l'inverse.
Ils ont raison ceux qui sont envahis. Mais enfin, c'est pas d'aujourd'hui qu'on découvre comment on peut analyser une guerre, comprendre comment elle fonctionne, quels sont les rapports de force, qu'est-ce que ça met en jeu. Donc, il faudra bien discuter.
Mais pour discuter, faut commencer par arrêter le combat. Croyez-vous qu'il y a une seule personne en Ukraine qui va dire "Ah non, non, non, moi ce que je veux, c'est qu'on continue à bombarder tant qu'on a pas eu le dernier mot". Et mais c'est toi qui est bombardé.
Ah oui, d'accord. Bien sûr, sauf moi, je plaisante. Je sais que ça n'est pas ce qu'il y a de plus approprié à une situation aussi abominable, mais ce que je veux dire, c'est que continuellement les gens raisonnables doivent avoir à l'esprit que c'est avec l'ennemi qu'ils finiront par devoir faire un compromis.
Le rapport de force évidemment permet, quand vous êtes envahi, vous avez le devoir sacré de vous défendre et de libérer votre territoire. Mais en même temps, faut le faire d'une façon qui soit lucide. J'avais donc proposé que lucidement on empêche que les centrales nucléaires et on est toujours sur ce danger à l'heure à laquelle on parle là que les centrales nucléaires ne deviennent un enjeu de la guerre.
Par exemple de gens qui trouveraient qu'on parle pas assez de cette guerre. Si les centrales nucléaires de l'Ukraine sont en enjeu, il y en a pour tout le monde. Tiernobyl, vous savez comme moi que le nuage s'est pas arrêté à la frontière française.
On le sait tous. Mais si il y avait d'autres désastres, toutes les centrales nucléaires de l'Ukraine sont branchées sur des fleuves qui descendre dans la Méditerranée, par conséquent, tout le monde aura droit en plus du nuage. Voilà ce qui pourrait se passer.
Voilà pourquoi la proposition c'était et bien mettons un contingent de casque bleu et puis on discute à quelle distance, sur quelle surface on neutralise le conflit. Bah c'est un début, on arrête au moins de faire la guerre là. et on arrête d'étendre les conséquences possibles de la guerre par les nuisances qu'on provoque par tel ou tel combat.
Vous m'entendrez aussi longtemps que j'ai quelques responsabilités. toujours prenez cette méthode mais c'est pas que je sois spécialement un gentil garçon, c'est que juste j'essaie d'être raisonnable au sens de rationnel et nous espérons tous être rationnel car la guerre a été notre handicap terrible tout au long de notre histoire et notamment dans l'histoire du mouvement ouvrier. Des lieux comme ceci ont été des lieux de rassemblement contre les guerres.
C'est une bourse du travail et j'y viens. Pourquoi dans cette affaire nous montons en ligne ? Je l'ai dit pour le droit international, pour le droit des peuples bien sûr, mais aussi pour notre propre intérêt.
Nous sommes nous les gardiens de l'unité du peuple. Si vous laissez le racisme entrer dans le peuple, quelle que soit la forme de ce racisme, le peuple sera divisé dans des conditions où vous pouvez plus ensuite rembobiner le film. Si les gens apprennent à se haï à cause de leur religion, comment voulez-vous faire cesser un tel conflit ?
Est-ce que nous en avons l'expérience ? 3 siècles de guerre entre catholiques et protestants et je vous passe le reste les périodes plus récentes où il y avait des pogromes d'italiens qui étaient organisés autour de Lyon et les gens qui leur en voulaient disaient "Oui, de toute façon leur catholicisme n'est pas sérieux parce que ils considérait que le leur l'était et ainsi de suite." La religion peut apporter le secours de la foi aux gens qui adhèrent et on ne va pas le discuter.
Et quand elle est utilisée politiquement, voilà ce que ça donne. Si nous laissons aller aussi bien l'antisémitisme mais que la haine des Arabes qui anime sans aucune retenue. Et quand je dis la haine des Arabes, j'y ajoute la haine des musulmans à la religion desquelles on attribue tout le pire continuellement sans que jamais quelqu'un dise ça suffit maintenant.
Taisez-vous. Il y en a assez d'entendre ce qu'on entend à la télévision, à la radio, tout le temps, sans limite. Et vous avez des petits personnages qui sont là et qui décident toi, tu as un antisémite, toi tu en es un autre, il est là avec son rayon paralysant.
J'ai pas peur et je vous invite à pas avoir peur pour relever la tête et dire vous nous ferez jamais avaler d'aucun potage de haine des musulmans, d'islamophobie, d'arabophobie. Vous perdez votre temps avec nous. [applaudissements] Vous avez entendu comme moi, des jours et des jours, des heures et des heures, la nuit, le jour, la nuit, tard dans la nuit parce qu'on rediffuse, parce que c'est économiquement plus rentable de diffuser que de recommencer. des gens insultés, offensés d'une manière indigne les musulmans de notre pays.
Admireer la patience de ceux qui ont subi tous ces outrages et qui ont su avec sans froid garder leur raison, leur calme, ne pas s'en firaer à aller raconter des bêtises comme celles qu'on a entendu de manière indigne dans la bouche de ce monsieur Meer Habib. qui prétend, qui dit la haine du juif et d'Israël est l'aphrodisiaque des masses arabes. Comment cet homme peut se prendre pour un aphrodisiaque ?
Et il dit, "J'ai peur. J'ai peur, dit-il, pour la civil, pour la France et pour la civilisation judéo-chrétienne." Franchement, c'est ça le sujet.
Et personne peut lui dire "Monsieur, mais ça c'est de la propagande raciste ?" Non, lui non. Alors, nous nous avons cette tâche qui est la nôtre. empêcher l'antisémitisme, empêcher l'islamophobie.
Comment faisons-nous en résistant nous-même ? En n'acceptant pas des paroles indignes autour de nous, en acceptant pas les comportements indigne, en enseignant à nos enfants quand ils regardent la télévision, qui leur pourrit le cerveau, qu'on ne parle pas comme ça. Écoutez-moi les gens, je suis pied noir.
Ma mère de toute notre famille était celle qui tenait bon et qui interdisait à son garçon, moi, à sa fille, ma sœur, de répéter les bêtises qu'on entendait et qui nous expliquait pourquoi ce n'était pas acceptable de parler comme ça des autres, pourquoi ils étaient nos frères et nos sœurs. et ça m'a marqué à vie et sans doute aider à franchir des étapes que sans cela je n'aurais pas franchi sans le courage de cette femme en opposition à la mentalité dominante et on comprend pourquoi je ne juge pas les miens, je ne juge pas mes anciens. Je comprends qu'ils ai été comme ça, mais je n'en admire que plus ce qu'a fait cette femme.
Et je me dis que c'est mon devoir, c'est ton devoir, c'est ton devoir. Notre devoir à tous d'être le barrage vivant à la promulgation, à l'extension du racisme, quel qu'il soit, même ça coûte. [applaudissements] [applaudissements] Alors, comme j'ai évoqué les mauvaises nouvelles, je termine la liste.
Il y a les guerres de territoire et toutes les guerres sont des guerres de territoire, toutes sans exception. Ne vous laissez pas raconter des histoires. Alors qu'on aille chercher des textes il y a 2000 3000 ans, on trouve toujours des bonnes raisons quand on c'est pas le sujet. tous se battent pour des territoires.
Le gouvernement de monsieur Netaniaahu a décidé de mettre en place une théorie qui est celle du grand Israël et donc de virer toutes les populations qui gênent ce projet en vue de l'occupation de toutes ces terres et de l'exploitation des richesses qu'elles contiennent. Point. Et c'est la même logique qui s'applique ici là dans le monde.
La France bien sûr aurait pu jouer un tout autre rôle. Pourquoi ? Parce que des liens particuliers nous unissent.
Mais je vais vous le dire. Les liens qui nous unissent au peuple dans le monde ne sont pas les liens militaires. C'est pas parce que les gens se disent "Ah bah les Français ont une bombe atomie, il tuent qui ils veulent." Non, c'est pas ça qu'on dit de nous.
On nous estime vu de loin parce que vu de près. Et maintenant quand il faut expliquer pourquoi il y a une telle proportion de fas chez nous, on a un peu de mal quand on fait des visites. Les gens ce qu'ils aiment c'est ce qu'on est censé porter.
Et comme on est censé le porter, leur manière à eux de le porter, c'est dire bah comme les Français. Alors vous défendez la retraite comme les Français, vous défendez le droit à la laïcité comme des Français. Ça montre que ça existe quelque part.
Ben nous, ça nous aide non ? Quand on dit "Ah bah on voudrait ceci et cela comme des Suédois." Bon, aujourd'h rien comme des Suédois mais à l'époque il y a encore 20 ans ou non mais aujourd'hui il reste plus rien.
Ils sont fait piller comme nous hein. Le néolibéralisme tuen veux ben tu es servi. Eux-mêmes ils ont vécu ce qu'on vit.
Je vous le dis parce que samedi dernier on a vu une réunion des parties du type insoumis plus ou moins parce qu'on est très divers suivant un pays à l'autre et parce qu'on crée une on a créé une coalition 2018 qui est en train de s'étendre qui s'appelle maintenant le peuple. et on faisait le bilan de ce qui nous arrive dans chacun de nos pays. Bon, c'est partout pareil.
Des conquêtes sociales qui paraissaient absolument intouchable tout d'un coup sur remise en cause. Eux, c'est des semaines de congé. Voilà pourquoi je fais le lien avec la Suède hein.
Et la camarade nous dit "Mais nous jamais on aurait imaginé quelqu'un oserait dire qu'on va diminuer les vacances hein. Ça viendra ici aussi en France hein mais pour l'instant ils sont sur les retraites. Après ce sera les vacances après il y a la pause dominicale aussi déjà qui est bien entamé avec le droit de travailler le dimanche mais il reste encore des choses qui les embarrassent comme des coûts supplémentaires pour les heures du dimanche et ainsi de suite.
Donc qui s'applique pas d'ailleurs partout mais ils veulent liquider tout ça. Et puis deuxièmement, la surprise de la Réunion, c'est que tous étaient menacés par des affaires judiciaire qui ont toute une caractéristique commune. C'est qu'au début, on sait pas ce qu'on vous reproche.
Et comment dire le récit se construit en marchant, on appelle ça le la offert ou l'ofer, je sais plus comment il faut prononcer ça, c'est l'utilisation de la justice à des fins politiques tous. Alors que aucun d'entre nous à titre personnel ne peut être mis en cause parce qu'on est des gens honnête quoi. En général tous.
Alors évidemment tout le monde les a à zéro plus le fait qu'il faut payer les procès he les amis. C'est pas donné ça. Et deuxième chose tout le monde est accusé d'antisémitisme.
Tout le monde nous étions 12 parties autour de la table. Les 12 sont accusés leurs leaders d'être antisémite. Et dans tous les pays, vous avez des croquems du genre de monsieur Manuel Vals qui vient prendre son air le plus sûr dans sa tenue cacado [applaudissements] c'est frappant.
Vous trouvez pas ? Ces types qui mettent des imperméables avec des épaulettes de partout et qui prennent tout comme ça. Une mine pas possible.
Là, il y aura une photo qui va être faite, elle va être dans la presse, hein. Que moi les photos je prends cher. Je suis certainement l'homme politique dont les amis sont les mieux connus de tout le pays.
C'est moi. [grognement] Des fois, on voit même plus profond. Et tous donc sont confrontés à des psychopathes de cette nature qui les insultent.
Mais mais vous avez vu comment ça se passe ? Vous êtes jeune, vous avez déjà vu ça. Moi, j'avais jamais vu ça.
Vous allez à la télé, vous assayez, a quelqu'un qui est en face de vous, qui a l'air sympathique, qui est propre et tout, qui sent bon et qui dit "Vous êtes antisémite comme ça." C'est un crime. Je vous signale, le racisme c'est pas une opinion, c'est un crime en France.
Si ces gens croyaient à ce qu'il disait, il fera un procès. Non, il devrait aller porter plainte. Qui l'a fait ?
Personne. Pourquoi ? parce qu'on n'est pas antisémite et ainsi de suite.
Il faut donc qu'on résiste à tout ça en ayant le sang froid de ne pas en rajouter dans l'autre sens. C'est pas toujours facile parce que il y a une légitime colère quand même qui monte. Et donc il va falloir en savoir faire preuve de beaucoup de sang fris parce que je vous ai dit il y a les causes des frontières, il y a les causes des richesses à s'approprier et cetera et cetera mais on est au 21e siècle et le fait absolument nouveau, c'est ce qu'on a appelé le commencement de l'anthropocène d'autres disent d'autres noms.
Bon peu importe. L'entropocène, ça veut dire le moment où l'activité humaine modifie la vie matérielle, minérale, végétale, vivante de la planète. Et là, les amis, c'est plus la même musique parce que les processus qui sont lancés ont une force d'inertie.
Vous ne les arrêtez pas comme en appuyant sur un frein quoi. Vous êtes obligé d'avoir des politiques extrêmement construites et dans la durée qui oblige à des modifications profondes de l'organisation des sociétés humaines parce que il y a des consommations qui doivent reculer. Alors quand on dit ça à des gens qui ont déjà pas beaucoup de consommation, ils se sentent encore plus menacés.
Mais vous avez tous compris de quoi je parle. Il faut sortir du monde du jetable, il faut sortir du monde du gaspillage, il faut sortir de tout ça. Puis ça urge parce que d'ors et déjà, vous avez des conflits dans le monde entier qui sont liés à l'usage des besoins fondamentaux.
Et ça encore, bah vous les réglez pas si vous avez pas de la négociation et une négociation j'aime mieux vous dire qui est en général un peu tendu. Exemple tout à l'heure je vous ai dit 175 pays dans le monde un différent frontalier. Je vous ai dit 28 % de ces gens-là ont un conflit armé.
J'ai pas compté les conflits internes, hein, et je vous fais pas le tour de l'Europe pour que vous compreniez que la question des frontières n'est pas limitée à celle de l'Ukraine. Parce que récemment, vous avez entendu parler de certaines régions qui voulaient leur indépendance et la réponse qu'on leur a fait était pas spécialement amieuse, hein. Ça a été tout de suite si c'est comme ça, dégager tous, ça c'était pour les Catalans et pour les Écossais, ils vont dire quoi ?
Et quand le ShinFine aura gagné dans les deux Irlandes et que le ShinFine va gouverner, qui était une organisation terroriste paraît-il y a 30 ans, qu'est-ce qui va se passer ? Comment on va régler ça ? Ça c'est nos problèmes les plus immédiats.
Et si les flamands continuent à dire qu'ils aimeraient mieux être hollandais que d'être belge, il se passe quoi pour nous français qui sommes à la porte de ce pays qui est notre ami la Belgique et qu'est-ce qu'on dit aux populations ou à l'on et cetera et cetera et cetera. Si vous continuez à confier votre sort à des gens que ça intéresse pas, qui n'y comprennent rien, qui racontent n'importe quoi en fonction de leur humeur, de leur caprice ou de leur état d'agitation, ne vous attendez pas à autre chose. Je ne sais pas vous que je suis en train d'engueuler, que d'avoir des résultats comme ceux qu'on a.
On a réussi à se faire dehors de trois pays en Afrique. Et je vais vous dire une chose, c'est que réellement, il y avait des endroits où on le méritait tellement c'était insupportable la manière de se comporter. On ne veut plus être cette France là. [applaudissements] Il y a moyen d'être un autre pays aux yeux du monde.
Il y a moyen de jouer notre partition complètement différemment. Nous pouvons amener nous la vraie puissance. La puissance, elle n'est pas militaire.
Personne n'arrivera jamais à réunir la puissance militaire qui lui donnera le dernier mot surtout. Ça n'existe pas. Ça fait des milliers d'années que des petites bandes de Saint-Genu s'affrontent avec des armes les plus diverses et personne n'y est jamais arrivé.
Par contre, nous pouvons, nous devons constituer un peuple humain et ça c'est à notre porté et ça on saurait le faire précisément à cause de la menace que je viens d'évoquer sur les questions des conflits de l'anthropocène. Les principaux conflits auxquels nous avons droit, c'est des conflits d'abord d'accès à l'eau. Avec mes camarades et l'organisation qu'on a fait de la campagne présidentielle, on n'est pas arrivé à imposer ce débat.
On pensait y arriver. On a commencé le le un des tout premiers meetings en réalité augmenté. On avait mis tous les gadgets qu'on trouvait là pour se rendre intéressant. rien.
Impossible d'en faire parler qui que ce soit. Évidemment, après le président a réalisé que 100 commune était en état de sécheresse, mais l'élection étaient passée. Donc voilà.
Et d'ailleurs ça tombait bien, comme il avait l'intention de rien faire et qu'il a rien fait, ça a continué et l'été prochain, vous aurez la même situation en pire. Les conflits dont je vous parle, il y a 263 bassins fluviaux et de lacs qui sont entre des frontières. D'accord ?
Quand c'est au milieu de chez vous, tranquille, c'est à vous. Mais quand c'est entre les deux, la discussion commence. Bah sauf que 75 % de ces situations non plus n'ont pas d'accord de règlement frontalier.
C'està-dire vous avez pas un endroit où on se réunit pour discuter. Donc celui qui est le plus malin prend tout et l'autre et ben il vient, il dit ça c'est pas possible que tu prennes tout. Il y a donc déjà 12 conflits d'utilisation de la réserve de l'eau sur les fleuves qui sont des conflits ouverts dont un paxon là où il y a le plus besoin d'eau, c'est-à-dire notamment au proche orient.
Je veux dire, il y en a je sais pas combien sur les 12, il doit y en avoir au moins h à cet endroit-là. Alors, c'est sur le Jourdin, c'est sur le frat, c'est sur le Nil tous les grands fleuves qui organisent et rendre possible la vie dans tous les pays qui leur sont qui leur sont liés, qui sont frontaliers. Ici, on met un barrage et ça range personne.
Là-bas, on a installé des prises d'eau et comme ça, un peu partout dans le monde. Les conflits de l'anthropocène, vous vous avez entendu ce que je viens de vous dire ? Il y a 256 occasions de se disputer pour 195 états.
Ça il y a de la marge en plus hein. Vous pouvez vous disputer plusieurs fois. Bon, vous savez que je suis allé là-bas au Congo là, ils ont neufs.
Nous, on connaît pas ça hein. Neuf voisins, vous imaginez ? Neuf frontières. chaque fois c'est un fleuve, une rivière, quelque chose.
Bon, on discute ou on discute pas avec les voisins. Ces conflits là, il va falloir se dépêcher de trouver une manière de les régler parce que d'ici à 2050, il faudra 40 à 50 % d'eau de plus que celle qu'on consomme. Alors, si nous voulons continuer à être les meilleurs amis des poules chinoises puisque nous consacrons une partie de notre agriculture à cultiver du maïs pour ces charmantes bestioles, il est clair qu'on va finir par avoir nous aussi les Français un problème.
Nous n'exportons pas du maïs, contrairement à ce que vous pouvez croire pour les poules chinoises. Nous exportons de l'eau parce que pour faire ce maïs, faut beaucoup d'eau et l'eau qu'on y consacre, on ne la récupère pas. Vous voyez qu'il faut changer le regard.
Là, j'ai pris que cet exemple, je vous rassure, je vais pas vous saouler ce soir avec une conférence sur l'eau, hein. Mais c'est pour dire que c'est absolument toute la question de l'organisation de la société qui pour reprendre. Toutes les soi-disantes bonnes nouvelles qu'on vous vend, le commerce extérieur de l'agroalimentaire marche, c'est formidable.
Non, c'est pas formidable, c'est une Qatar. En tout cas, quand il s'agit de ça, ah nous allons faire entrer l'Ukraine dans l'Europe, ça va être la paix, la joie et le paradis sur terre. Certainement pas.
Ça va être un chaos encore plus grand qu'avant. Pourquoi ? Parce que le pays est détruit et par conséquent les fonds qui sont affectés par l'Europe aujourd'hui aux zones dites ultra périphérique.
Ça passera là-bas parce que tout est cassé. La politique agricole commune, elle ira là où il y a l'agriculture la plus productive du monde. C'est là-bas qu'elle se trouve pour la raison que la terre est meilleure que n'importe où ailleurs.
Mais nous, ça nous concerne quand même les Français. Nous ne sommes plus un pays autonome sur le plan alimentaire. 80 % de ce qu'on mange, on l'importe.
Vous trouvez ça normal ? Pour quelle raison on en est là ? On est capable de le faire.
Non, mais évidemment, c'est des logiques d'organisation. Vous voyez tout ça ? Et à chaque fois, on revient à l'international.
C'est des accords internationaux. C'est l'Organisation mondiale du commerce. C'est pour ça qu'on fait une réunion ce soir où on parle d'international.
Savez pas à quel point ça me fait plaisir de le faire parce que tout le reste du temps, on peut pas. On peut pas ou ça intéresse pas où on dit "Ah bah c'est loin, attends, il y a plus urgent." Non, il y a pas plus urgent.
Il y a pas plus urgent que d'organiser le monde. Nous ne sommes pas partisans d'un monde multipolaire comme disent les petits bourgeois qui trouve que c'est insupportable le monde polaire où il y a qu'un chef. Parce que le monde où il y a plusieurs chefs, ça finit dans la guerre.
Nous n'avons pas besoin d'un monde multipolaire. Nous avons besoin d'un monde ordonné et où la loi s'impose par la force quand il le faut. Et l'ONU a une organisation militaire.
L'ONU a un commandement militaire unifié. Nous n'avons pas besoin de l'OTAN pour faire ce que nous avons à faire et notamment dans certaines circonstances. Qu'est-ce qu'on va faire si monsieur Netaniaou estime que les Libanais ne se comportent pas comme ça lui convient vu qu'il les a déjà menacés ?
On va regarder, on va prendre 32 jours avant de dire "Écoutez, c'est insupportable." Il les a menacé, il a son ministre de la défense a dit "Ce qu'on est en train de faire à Gaza, on est capable de le faire à Beou." Vous entendez ?
Beouh, c'est la capitale du Liban. Je dis pas que Gaza est la capitale de rien, mais c'est quand même pas rien de menacer le voisin. Imaginez-vous que moi je dise ça.
Ah ben Berlin, vous tenez tranquille parce que sinon on vient. Tout le monde dirait il est temps de changer de boulot et peut-être que une petite passage par la case soit intensif vous ferait du bien hein. Mais lui il peut dire ça.
Vous avez entendu un chef d'état notamment le nôtre. Nous on n'est pas lié aux libanais. On n'est pas comme ça avec eux depuis c'est pas toujours pour se dire des bonnes choses mais on est lié.
Alors, on a rien à dire. Le président de la République française n'a rien à dire. Monsieur le cornu peut aller dire "Nous partageons des valeurs humanistes avec des gens qui menacent les voisins de raser leur capital." Vous voyez pourquoi il y a des raisons de se fâcher et pourquoi des fois c'est dur de dire "Je fais semblant." Mais moi ça me fâche de voir ça.
J'ai lu les livres d'histoire. J'étais à l'école comme vous. Je sais très bien comment les guerres comment ça démarre.
On a assassiné l'archiduc, tu sais pas qui c'est mais bref, on l'a assassiné et c'est parti en avant. Et alors machin est allié à truc et allié à Bidu le résultat tout le monde est en guerre. ça tombe bien, on pouvait pas blairer le voisin, le voisin pouvait pas blairer le voisin et ainsi de suite.
Non, la paix est un la paix n'est pas un état de nature, mes amis, mes camarades. C'est une construction politique et on l'a fait respecter par la politique. On s'est collé une histoire de fou avec la chute de l'URSS où personne a discuté les frontières derrière.
C'est la première fois depuis bien longtemps qu'on voyait un empire s'effondrer sans négociation. Résultat, c'est des dizaines de conflits qui traînent partout à cause de cette situation. Là, vous avez des dizaines de conflits qui sont en train de murir pour des raisons liées à la catastrophe climatique, au climat, à l'eau, à l'accès à des ressources alimentaires.
L'Espagne est menacée d'être pour l'essentiel transformé en un désert. C'est à notre porte l'Espagne. Si nous continuons à laisser les choses aller comme elles vont en Méditerranée, ce sera un égout d'ici peu.
Je vous ai dit il y a quelques instants que le gouvernement d'Israël a stoppé, à mon avis, c'est une bonne idée, l'exploitation de la zone dite de Tamar, je crois, où il y a du gaz qui est en conflit avec le Liban. Mais c'est pas le seul endroit où il y a une installation en mere. La mer méditerranée, il lui faut 100 ans pour renouveler son eau.
Vous avez pas intérêt à déconner hein. C'est pas l'océan immense où vous dites pas vu, pas prêt tout ce qui est à Fukushima touf, on y fout tout à l'heu, on verra bien. Ah ben tiens, on voit rien donc ça tombe bien.
Pas vu, pas pris, débrouille-toi. Pourtant ça va nous revenir dessus. On le sait tous.
C'est pas possible de jeter des milliers des milliers de litres d'eau irradié et queil y ait aucune conséquence sur le vivant à l'endroit où on va balancer ça. Alors qui c'est qui proteste ? Pas la France, les Chinois.
Alors les Chinois ont osé dire que c'était égoïste aussitôt ah les Chinois leur volonté impérialiste, donner des ordres à tout le monde. Bah attendez, si quelqu'un jetait de l'eau irradiée dans la Méditerranée, euh on trouverait normal d'en parler, non ? C'est ce qui s'est passé.
Donc silence dans les rangs. Si vous êtes du bon côté de la civilisation, vous pouvez pas donner raison à quelqu'un qui est du côté du mal et de la barbarie. Voilà aussi à quoi ça aboutit.
Bref, j'ai fait le tour. Là, nous avons la première chose qu'il fallait faire, le 7, c'était tout de suite de pas accepter si dur que ce soit parce que on avait tous compris entre les lignes que l'action qui avait été menée, bah c'est pas une action de tendresse hein. On savait que la violence allait provoquer légitimement de l'indignation et à nouveau de la violence.
Ceux qui ont assez vécu se rappellent pour avoir déjà vécu ça dans d'autres conflits. Il y a bien des gens ici qui se rappellent de la période de la guerre d'Algérie. Ah maintenant tu simple pour tout le monde mais à l'époque ça l'était pas.
Et puis d'autres guerres comme ça. Ce qu'il fallait c'est mettre une ligne d'arrêt et à partir de la ligne d'arrêt de construire une opinion qui résiste et d'aider ceux qui veulent résister à avoir un point d'appui. Il s'en est fallu de peu qui plus rien du tout.
Car l'irresponsabilité qu'il y a dans nos rangs, je veux dire dans la gauche d'avant, la gauche traditionnelle, celle avec laquelle on avait organisé que je continue à penser comme beaucoup un bon accord, un bel accord qui nous permettait de passer de la défensive à l'offensive. Là, vous avez une élection qui s'avance qui va être l'élection européenne. Si on était uni, on dispute la première place au fachaot et au et au macroniste.
Nos partenaires ont décidé que non, il y aurait pas de de liste d'union. Je vais pas parler de ça ce soir, c'est pas le sujet, mais je veux dire le résultat, on le connaît. C'est que au lieu et si nous nous n'arrivons pas à faire assez fort, on aura des fachaots plus dominants après qu'avant.
Plus fort, plus conscient de leur force. Et chez nous ça sera les gens diront "Oh là là encore puis vous savez commencer, ils perdent leur sang froid. Ah vous avez qu'à vous mettre d'accord.
Bah peut-être bien on a fait ce qu'on a pu." Non vous êtes tous les mêmes. Bon ça fait qu'à croître la pagaille, à croître la confusion et la désespérance.
Donc il faut savoir tenir bon. Et là c'était pareil tenir bon. Du coup, toute une opinion a pu se rassembler contre la guerre et contre le racisme.
Et vous voyez chaque semaine beaucoup de gens venir en marche, en manifestation et j'espère que vous y allez. Des fois, c'est pas marrant parce que vraiment comme samedi dernier, il pleuvait et puis de l'eau froide en plus, hein. Alors bon, quand c'est de l'eau chaude, c'est plus sympa.
Il faut tenir bon comme ça. Il faut continuer à donner dans l'action un prolongement à la légitime colère des gens et continuer à résister à tous les racines. Refuser d'entrer dans cette logique si peu que ce soit parce que nos alliés d'hier ont pas brillé par leur subtilité et en particulier la fameuse marche du 12 novembre.
C'est pénible à regarder parce que quand on discute comme ça au départ ça commencé tout dit c'est le contrôle antisémitisme tu es obligé d'y aller tu peux pas pas on réfléchit on pèse on réfléchit on regarde ce qui se passe. Et tout d'un coup vous apprenez que il y a deux organisations d'extrême droite qui disent bon on y sera et personne dit rien. Comment ça vous allez manifester contre l'antisémitisme avec des gens qui sont des antisémites et en plus islamophobes ?
Nous ne pouvons pas nous. Mais mettez-vous je ceux qui doutent encore dans cette salle, vous m'imaginez allant dans un quartier populaire dire "Écoutez, on va manifester avec des gens qui pensent que vous êtes des animaux, qu'on peut massacrer à tel endroit et qu'en plus votre hérotisme dépend de votre haine." Je vous le plaisante d'une manière amicale, marrante pour pour que vous imaginiez la situation.
Comment on va faire une chose pareille ? C'est pas possible. Vous ne pouvez pas faire l'unité du peuple contre une partie du peuple.
Ce n'est pas possible. C'est d'ailleurs un très grand problème parce que on me dit il faut vous entendre. Ah mais vous êtes d'accord pour que je revienne vous voir en tenant par la main des gens qui vous disent que bon vous êtes discutable que il y a un problème avec l'antisémitisme.
Je je pense que si je reviens dans ces conditions-là, vous allez tous m'engueuler en disant mais tu es venu avec qui là ? Tu viens tu viens à table, tuamènes des gens qui sont mal polis. Là aussi, je vous le présente d'une manière souriante, mais c'est ce que vous nous avez dit sur le terrain.
Combien de fois on veut plus les revoir ? On veut pas les voir tant qu'ils parlent comme ça. Vous savez de qui je parle en ce moment même.
C'est une difficulté qu'il va falloir aussi surmonter. Mais si nous voulons conserver l'unité populaire, jamais on ne met le doigt dans le début du commencement du renoncement à la lutte antiraciste quelle qu'elle soit. Voilà pourquoi fallait pas aller [applaudissements] fallait pas aller le 12 novembre.
Alors en plus, [applaudissements] mes paroles vont faire chaud au cœur des macronistes parce que la manif, elle était aussi un peu antimacroniste, hein. Ils sont tellement bien débrouillés que l'autre pouvait plus y venir. Dans un régime qui dépend du président de la République, ça fait mauvais genre parce que madame Bron Pivé là, elle est partie dans sa campagne présidentielle fort.
Elle court à tel avive avant que le président de la République y aille. L'autre, il est obligé d'en rajouter quand il y va. quand il revient après avoir dit un maximum de bêtises, il arrive ici, c'est pour se faire dehors d'une manife, il en rajoute et ainsi de suite.
C'est ça qu'on est en train de vivre, une sorte d'épuisement de vide du pouvoir. On attend une parole structurante et structurée et quand elle a lieu, il faut l'appuyer. Quand le président de la République, même si on l'a combattu, comme on l'a combattu et comme on le combattra encore, dit qu'il est pour le cesser le feu, et ben on dit c'est bien, c'est bien, vous avez changé d'avis.
Ça y est, vous avez compris, on est d'accord. Voilà [applaudissements] et le reste. Et quand il dit qu'il rappelle une solution à deux états, vous vous dites "Bah c'est l'évidence." Bah pas du tout.
C'est certainement pas une évidence en ce moment. Donc c'est bien. Il faut qu'à chaque fois, à chaque moment, il faut pas prendre un plaisir morbide à voir se répandre la pagaille et la catastrophe.
Si on veut de l'ordre, il faut aider à l'établir. L'ordre évidemment qui convient pour la suite des événements. Pour nous, c'est important que le président de la République change de discours.
Il s'est d'ailleurs immédiatement fait accuser d'être mélanchonisé. Et ben voyons, on nen meurt pas. Il a l'air, je vous dis pas qu'il a l'air plus ripui.
Et nous maintenant qu'on a bien fait le travail, qu'on a bien résisté, vous avez remarqué que dans le monde entier, la bataille pour la paix a pris une ampleur à laquelle beaucoup ne s'attendaient pas. Pour ceux qui observent tout ça depuis longtemps, ceux qui sont les militants les plus engagés dans la défense de la cause palestinienne, vous avez quand même connu des périodes où c'était maréasse. Bon et vous voyez bien que c'est dans le monde entier et y compris dans le monde entier des communautés juives ont pris position et je pense qu'il faut qu'on salue ça parce que c'est dans le courage extraordinaire y compris en Israël. [applaudissements] Je suis content, [applaudissements] je suis content de voir comment vous applaudissez parce que ça montre que cette salle est vide de quelque forme de racisme que ce soit.
Jamais nous ne jugeons les gens autrement que pour eux-mêmes pour eux-mêmes [acclamation][applaudissements] pour ce qu'ils font. Les braves gens qui n'acceptent pas qu'on bombarde un hôpital, une école, qui se sentent frères et sœurs humains avec ceux qui sont bombardés, nous ne leur demandons pas quelle est leur religion, quelle est la couleur de leur peau. D'ailleurs, eux-mêmes ne nous le demandent pas.
D'ailleurs eux-mêmes savent s'opposer à ce qui est l'opposition la position majoritaire dans leur milieu. Ils sont formidables. Comme est formidable la patience, la tranquillité des populations qui ont été insultées pendant tant de temps.
Mais maintenant, il faut que l'action avance. Fait des malifes. D'accord.
Il y a des pays qui ont pris des positions. Certains ont rompu leur relation diplomatique avec le gouvernement Netaniaou. Il y en a d'autres qui ont rappelé leurs ambassadeurs et il y en a qui ont fait des démarches en tant qu'état à la cour pénale internationale.
À la cour pénale internationale. 9 novembre trois ONG palestiniennes. 9 novembre, un collectif de plusieurs milliers d'avocats internationaux menés par un avocat français a déposé une plainte pour crime de guerre et génocide. crime de guerre ou génocide, [applaudissements] c'est un fait juridique, c'est pas une appréciation politique.
Le 18 novembre, l'Afrique du Sud, le Bangladesh, la Bolivie, les Comor et Djibouti ont annoncé saisir conjointement la Cour pénale internationale. cinq états onti la cour pénale internationale. [applaudissements] Et voyez-vous quand j'étais là en train de préparer mon tweet là dans le train et je me disais il faut que je mette dans ce 140 signes, hein.
Il faut qu'il y ait la leçon que j'ai tiré des événements avant. quand il y a eu l'opération plomb durci en 2009, peut-être que vous vous en souvenez, on a eu une situation pareille de pilonnage de la population de la de la bande de Gaza. Et ça c'est fini et à la fin, il y a eu un rapport de l'ONU et le rapporteur de l'ONU dit "Nous nous concluons à la possibilité de crime de guerre des deux côtés." En tout cas, il a parlé de crime de guerre.
Et qu'est-ce qu'il y a eu après ça ? Rien. Donc quand tu le sais, tu le sais pas, tu fais ce que tu veux.
Tu le sais mais tu sais pas quoi faire, bah c'est ton affaire. Mais tu le sais et tu as la responsabilité de contribuer, comme c'est mon cas, à la direction du premier mouvement de gauche de ce pays. Le plus nombreux, le plus discipliné, le plus organisé, le plus présent partout.
Même quand c'est une 12 pagaille, c'est une pagaille qui va dans le même sens. [applaudissements] Tu peux pas, il faut dire des choses qui ont un sens concret, qui ont un sens qu'on pourrait assumer si nous-même on dirigeait l'État. Alors, c'est c'est le feu et cetera.
Mais moi ce qui m'aé je savais que comme la Rposte aurait lieu et qu'allait être elle allait être salée, je ne vous dis pas que je savais que le projet était de fiche dehors la population côté égyptien. Je ne savais pas. Je suis pas assez connaisseur parce qu'il y a des gens qui m'ont dit "Ah bah tu débarques.
Si c'est écrit depuis longtemps, il y en a qui ont jamais supporté l'existence de la bande de Gaza. Et les partis politiques qui entourent monsieur Nethanahu sont des gens qui sont d'entour dans la revanche par rapport à à à cette situation. En tout cas, on avait il fallait un cadre.
Le cadre c'était rendre possible le fait qu'après il y ait des poursuites devant la CPI, la Cour pénale internationale. C'est ce qui est en train de se passer. Donc par rapport à la précédente bataille, il y a un point qui est marqué.
Moi, ce que je voudrais c'est que notre propre pays intervienne, qui prenne des responsabilités. Il faut le faire dans des conditions qui soient jouables par lui. Déjà, puisque je vous ai parlé de la Cour pénale internationale, faut quand même que je conclue sur le sujet, enfin sur le sujet de la cour elle-même, hein.
Il faut que vous sachiez quelque chose. Les donneurs de leçons ne sont pas toujours ceux, comme vous le savez qui les mettent en application. Comme vous le savez, la règle générale, c'est deux points, deux mesures à l'international et des fois même au local.
Pourquoi je dis local ? Parce que aujourd'hui un malheureux jardinier est agressé par quelqu'un qui lui flanque un coup de cuteur dans l'intention de lui couper la gorge en disant les bou suffit. Alors, il s'en est fallu de peu que il y laisse sa peau un jeune homme de 29 ans du Val de Marme.
Alors, le type qui a flanqué le coup de couteau évidemment est poursuivi, mais l'incrimination de crime raciste n'est pas assumée. On comprend pas. Attendez, hein, on attend avant de faire ou quoi que ce soit.
On attend jusqu'à demain pour voir si c'est bien comme ça parce que moi j'ai eu une demi-douzaine de messages. Je veux bien comprendre. Mais quand il y en a un qui dit à l'autre les boules ça suffit et qui lui coupe la gorge avec un cut, il me semble que l'intention raciste est quand même assez évidente.
Alors qu'est-ce qu'il faut de plus ? Hein ? Bon donc nous verrons mais nous demandons qu' pas de poids de mesure pour le racisme meurtrier comme pour le racisme en général.
Alors là, Ces pays pareil de poids, de mesure. Déjà ceux qui donnent des conseils, ceux qui ont dit "Monsieur Poutine va en Afrique du Sud, l'Afrique du Sud doit arrêter monsieur Poutine pour le remettre à la cour pénale internationale." Qui a dit ça ? les États-Unis d'Amérique.
Ah non, d'un chien. On va voir de quel bois il chauffe. Il y a un problème.
Les États-Unis d'Amérique n'ont pas signé la convention qui crée la Cour pénale internationale. Et vous savez pourquoi ? Parce que sinon, ils auraient la moitié de leur étatmajor des armées qui s'y trouveraient.
Voilà la vérité. Ceux qui ont balancé l'agent orange sur le Vietnam dont continue à mourir des gens encore aujourd'hui. Ceux qui ont balancé la plus grosse bombe de l'histoire de l'humanité sur l'Afghanistan après y avoir fait toutes sortes de sacages et de ravage.
Ceux qui ont détruit la moitié de l'Irak, il serait à la Cour pénale internationale. C'est pour ça qu'ils ont jamais signé. et qui n'y ait pas non plus mais qui réclame que d'autres y aillent Israël, l'Inde et la Chine.
Et ben dis donc 1 2 3 4 Bonjour l'équipe. Voilà la Cour pénale internationale, c'est un principe qui se discute mais il est là et c'est le seul recours que nous avons. Par conséquent, je pense que nos amis, nos députés à l'Union européenne, mais aussi au groupe parlementaires français devrait, comme je suis bien informé, je pense qu'ils ont je sais qu'ils ont déjà fait des trucs avec des amendements au Parlement européen et vous avez vu que Mathilde et les autres ont posé déjà des questions d'actualité.
Moi, je pense que nous devons demander au niveau européen des sanctions contre le gouvernement d'Israël et notamment des sanctions financières parce qu'il y a aucune raison qu'on continue à aider financièrement un pays qui refuse d'entendre raison et refuse de faire cesser le massacre à Gaza. Deuxièmement, [applaudissements] je pense que la France s'honorerait si à son tour elle saisissait le tribunal pénal international. Quit à s'il le fallait un jour ou l'autre retirait la plainte du moment qu'on a entendu raison de l'autre côté et notamment que le massacre cesse.
Rien n'est plus urgent que d'arrêter le massacre. Il faut arrêter le massacre parce que toutes les vies qui se perdent, c'est c'est autant de moins non seulement quelque chose dont nous sommes responsables parce que ça se déroule sous nos yeux mais c'est autant d'opportunités, autant de talent, autant de chance pour ce qui finira inéluctablement par se produire, c'est-à-dire la création d'un état de Palestine sûr dans des frontières stables et reconnues et viables au côté de l'État d'Israël. Voilà comment j'ai fait le lien entre ce que mon livre observe, discerne mais en rapport l'un avec l'autre, la ville, la population, les réseaux.
Les réseaux mes amis, je vous ai parlé des grands réseaux mais vous avez vu comment ça a commencé. Est-ce que quelqu'un peut vivre sans réseau ? J'ai expliqué sur tous les tons que c'était pas possible.
Bah qu'est-ce qu'ils ont fait Quick ? Ils ont coupé les réseaux à Gaza. Pas de réseau, pas de vie.
Alors, il faut en tirer la leçon pour ici. Pas parce qu'on est menacé de se faire couper les réseaux par un ennemi qui viendrait nous envahir. Non, nous on est menacé de se faire couper les [raclement de gorge] réseaux à titre individuel par les capitalistes qui les possèdent.
C'est pas pareil. Mais le résultat est le même. On ne peut pas vivre sans eau.
On ne peut pas vivre sans électricité. On ne peut pas vivre sans tout ce que les réseaux nous apporte. Et ça, bon, dans le livre, j'explique pourquoi c'est comme ça et pourquoi ça crée une situation sociale totalement nouvelle.
Mais ça développe une vision de l'international. J'en ai présenté par le concret les éléments essentiels, mais je veux plaider pour terminer mon propos encore une fois pour deux choses. Premièrement, refuser l'alignement politique.
L'alignement politique vous oblige à condamner celui qui est condamné par le déminant de votre alliance. Quand les États-Unis d'Amérique condamnent quelqu'un, vous êtes obligé de condamner à votre tour. Vous y êtes contraints de 1000 et une manière.
Et ainsi la France indépendante se retrouve à n'avoir rien à dire sinon qu'elle partage, paraît-il, des valeurs humanistes avec un gouvernement qui a organisé un massacre. Et peu importe qui est ce gouvernement, ce qui compte, c'est qu'il organise un massacre. Et c'est pour ça que nous le condamnons et pour rien d'autre.
Donc le nonalignement est une condition de l'indépendance et l'indépendance c'est la liberté. Vous êtes libre si vous pouvez faire ce que vous voulez évidemment dans le cadre des règles qui existent. Donc il faut des règles et que ces règles soient dominées et maîtrisées par vous.
Il y a un rapport immédiat indépendance, souveraineté du peuple et respect de la loi et donc de la démocratie. Ce sont des concepts qui sont liés les uns aux autres. Vous n'êtes pas en démocratie si certaines décisions vous sont imposées de force sans même que vous sachiez que vous êtes engagé.
C'est la raison pour laquelle c'est seulement en étant non aligné qu'on peut intervenir comme une nation indépendante, c'est-à-dire une nation qui suivant les cas met en œuvre ce qu'elle croit juste pour elle-même, les lois auxquelles elle croit pour elle-même et donc ne pratique pas le de poids de mesure honteux qui suppose que le reste du monde va le supporter encore pendant une ou deux générations alors que les pays du G7 et du G20 n'en ont plus les moyens, ce qui s'est déroulé sous nos yeux pendant la période de la guerre de l'Ukraine, pendant la période de la condamnation de la Russie, c'est que progressivement des masses humaines innombrables dans ce qu'on appelle je ne sais pas pourquoi le sud global n'accepte plus cette loi et qu'ils ont constitué d'ors et déjà une alliance qui va s'élargir en janvier prochain. s'appel les Brick parce que c'était Brésil, Russie, Inde, Afrique du Sud et Chine et que ces gens-là vont recevoir six pays de plus en janvier et que il représente une part de la richesse mondiale supérieure à celle du G7. Alors, vous applaudissez parce que vous n'aimez pas avoir un maître, mais figurez-vous qu'en avoir deux, c'est pas mieux.
La situation va nécessiter beaucoup de doité, beaucoup de savoir-faire pour ne pas être embarqué parce que de toute façon ces deux blocs vont se confronter. On ne sait pas très bien ce qui s'est dit entre Biden, le président des États-Unis et le président de la Chine. Ça a duré 4 heures.
Donc on peut supposer que même avec la traduction ça laisse 2 heures, quoi. Beaucoup de choses ont dû se dire. Nous y sommes directement intéressés.
Qu'en savons-nous, nous autres ? Moi aussi, mais vous rien. Les parlementaires que dalle.
Voilà, c'est comme ça. Mais ce sont des discussions qui engagent l'avenir du monde. Et nous, notre intérêt, nous les Français, on est que 67 millions.
C'est le moment de s'en rappeler. D'accord. Ça fait pas beaucoup.
Donc il faut être habile, il faut savoir s'entourer d'amis, d'alliés et pas simplement compter sur le super chef pour nous faire des amis et des alliés. Ça c'est le meilleur moyen de plus en avoir. On ne peut pas accepter l'idée qu'à un dominion se substitue un autre à l'unique motif qu'il est plus riche ou bien au motif que c'est lui qui a le pétrole ou bien parce qu'on a peur de payer plus cher.
Vous savez que ça vous coûte des sous la guerre à Gaza parce que comme le gaz est plus sorti d'Égypte et qui passe plus vers l'Europe, le prix du gaz a augmenté. Comme c'est 5 % des livraisons, ça compte quand même. Bon, vous aurez à tout moment toutes les raisons.
On vous dira écoutez, soyez raisonnable, baissez dans le ton s'il vous plaît, hein. Voilà comme dit monsieur Netaniaou, j'ai un conseil à vous donner, gardez le silence. Il a dit ça à tous ses voisins.
Vous rendez compte la manière avec laquelle il parle aux gens. Et vous, qu'est-ce que vous croyez que ça les gênerait certains d'en faire autant avec nous ? Non.
Donc il faut à chaque étape maintenir ces principes. Si vous êtes non aligné, personne ne peut dire d'avance les Français vont faire ceci ou cela. Les Français soutiennent ce qui est juste.
Si c'est pas juste, ils s'en foutent de savoir qui c'est qui l'a fait. Ils soutiennent pas. Je simplifie mon propos, mais tout le monde comprend ce que je veux dire.
Le non alignement est la condition de l'indépendance. Primo secondo, le nonalignement est ce qui nous donne les moyens de bien comprendre la situation. Si vous croyez au choc des civilisations et ben vous êtes pas prêt de comprendre ce qui se passe.
Parce qu'allez m'expliquer pourquoi l'Iran qui est chite soutient l'Arménie qui est orthodoxe. Tandis que la Turquie qui est sunite soutient l'Azerbaïdjan qui est chiite. Vas-y, vas-y, sors là.
Ta ta théorie du choc des civilisations. Comment ça marche là au milieu ? Par contre, si vous écoutez ce que disent les insoumis, ils vont vous expliquer.
Le pipeline passe là. Donc ceux qui sont pour que ça passe là se mettent d'accord entre eux et les autres entre eux. Voilà le pipe tout le monde comprend. [applaudissements] J'insiste.
Je suis revenu dessus parce que je veux que tout le monde comprenne bien de quoi on parle d'intérêt matériel et de l'intérêt pour la France de ne pas être aligné pour qu'on ne puisse pas la faire terire. Et si elle parle que ce soit toujours pour proposer quoi ? Pas la puissance militaire. la puissance des coalitions autour des causes communes.
Parlons de l'eau. Parlons du moyen de faire en sorte qu'on puisse produire de l'énergie à propos et à partir de l'énergie de la mer parce que celle-là elle est gratuite. Il y a d'autres formes d'énergie, je le sais.
Mais en tout cas qu'on mette en comment ça qu'on parle avec les pays de comment on peut le faire, comment on peut échanger. Et maintenant, écoutez ça. En plus, c'est nous qui avons besoin des autres.
Ne faisons pas la bêtise de de se croire tellement important que on peut regarder le reste du monde comme ça. C'est nous qui sommes une nation vieillissante. C'est nous qui sommes un peuple vieillissant qui en plus fait la bêtise de jeter dehors les gens qui veulent venir pour donner le coup de main pour faire leur vie avec nous.
C'est une bêtise. C'est une bêtise. C'est une bêtise. [applaudissements] Nous avons besoin des autres. [applaudissements] Cette année, le Canada a décidé de faire entrer cette année, l'année prochaine et l'année suivante 480000 personnes par an parce que ils ne trouvent plus les gens dont ils ont besoin pour faire.
Et quoi ? Vous ne savez pas comment ça se passe. Vous en êtes les témoins tous, vos pères, vos mères, les miens.
Tout ça à la fin. Si on passe pas sa vie à vouloir s'imposer les uns aux autres, pas la cuisine, ça la cuisine, faut tout essayer. Mais je dirais des religion ou autre, on finit par être un seul peuple.
Qu'est-ce que nous sommes là sinon ? Un seul peuple. Un seul peuple uni par quoi ?
Des principes, des intérêts communs, des affections communes. Voilà, il faut faire confiance à l'humanité. Tout à l'heure, j'ai cité les juifs des États-Unis qui se mobilisent contre la politique de monsieur Netaniaou.
J'ai cité la patience de notre peuple. Vous voyez que les peuples sont capables de sagesse, sont capables d'intelligence collective, ils ne sont pas forcément abandonnés au conduite absurde que leur leader leur conseille de tenir. Alors, il faut accepter enfin une dernière chose que dont j'explique l'importance dans le livre, c'est la créolisation entre l'objectif de l'universel.
Qui reste notre objectif ? Quoi qu'il arrive, nous croyons à des valeurs universelles parce que nous croyons à l'universalité de la condition humaine. Nous sommes semblables, pas identique, ça va de soi, mais semblable.
Nos besoins sont les mêmes. Je veux dire, ils sont semblables. Dès lors, il y a bien une universelle humanité.
La preuve, c'est qu'on peut tous faire des enfants. Alors, c'est comme ça qu'on classe les espèces animales. Il faut pouvoir le mettre en œuvre.
Et c'est ce que fait la créolisation. Il faut absolument mener d'arrache-pied la bataille contre ceux qui disent qu'il y a un grand remplacement et toutes ces folies qu'ils entretiennent à longueur d'année pour faire peur avec telle ou telle partie de la population qui n'a pas la religion qui leur convient ou la couleur de peau. C'est pour ça qu'il faut qu'on les batte en juin prochain.
Absolument. Il faut qu'il sache qu'il y a une réplique en face, que nous sommes les plus forts. [applaudissements] Le peuple français dans toute sa diversité. [applaudissements] Voilà ce qu'il faut qu'on fasse.
Alors, on peut y arriver. Déjà, vous m'applaudissez bien, donc ça a l'air de vous plaire. On va le faire, mes amis.
Tenez bon, parce que je sais que chacun d'entre vous le fait. Tout à l'heure, vous m'avez applaudi quand j'ai dit la première barrière au racisme, c'est chacun d'entre nous. Mais la première contamination universaliste et créolisante, c'est encore nous.
Il faut montrer nos petits comme ils sont beaux et quand ils viennent d'un petit peu tous les horizons. Parce que de montant, on avait un grand-père, c'était un français sur 10 qui avait un grand-père étranger, une grand-mère. Maintenant, c'est un sur 4, ça va, on a eu le temps.
Et bien oui, ça sera comme ça à chaque génération. Nos gamins iront pas voir dans le code de la nationalité ce qu'ils ont le droit de se faire s'ils s'aiment. Voilà, ça c'est la leçon numéro 1 de l'humanité.
Alors, plus vous mettez de votre côté des raisons de vous aimer, de vivre ensemble et plus vous êtes sûr que vous faites un peuple. Pour ça le racisme abas l'extrême droite. [applaudissements] [applaudissements]
Jean-Luc Mélenchon