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Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 18 septembre 2026 24 minComplaisantActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesRetraitesSécuritéSolidarités & famille

Contribution des retraités : "Tout le monde doit participer" (Élisabeth Borne)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 10 %Défensif 50 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse partielle

    Un policier proche de l'ultradroite mis en examen pour terrorisme : ça vous interpelle ?

  • 1:17OuverteRéponse directe

    La menace de l'ultradroite est-elle suffisamment prise au sérieux politiquement ?

  • 1:58OuverteRéponse partielle

    54 milliards d'économies : Sébastien Lecornu en demande trop ?

  • 2:42RelanceÉludée

    Ce budget est-il voué à l'échec avec 10 milliards de plus que prévu ?

  • 3:25FerméeRéponse directe

    Ce budget est-il d'austérité ?

  • 4:09OuverteRéponse directe

    Ce chiffre de 54 milliards est-il lié à la crainte d'une crise financière ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:40Fait
    « les services de renseignement font leur travail et qu'on a eu raison de les renforcer depuis 2017 »
  • 1:58Chiffre
    « il vise un déficit de 5 % et je pense qu'on peut pas faire moins »
  • 3:25Chiffre
    « le budget vise un déficit de 5 %. C'est le niveau qu'on aurait dû avoir cette année »
  • 4:51Fait
    « quand on voit le niveau d'endettement de la France dans un contexte où les taux d'intérêt augmentent partout des États-Unis aux autres pays européens »
  • 6:51Fait
    « il faut sortir peut-être du enfin de l'impression qui a pu être donnée ces dernières semaines qu'on demandait tous les efforts aux retraités »
  • 7:34Fait
    « je pense que c'est important de respecter le contrat qui est quand on a une retraite, on a cotisé et on a une retraite qui est indexée sur l'inflation »
  • 8:16Fait
    « c'est plus logique d'agir par l'impôt que en remettant en cause les règles qui ont été posées »
  • 10:21Fait
    « Michel Barnier s'y est essayé, on a vu comment ça s'est terminé »
  • 11:03Fait
    « depuis la création du RMI par Michel Rocard, on n'accède pas au RMI et désormais au RSA avant 5 ans »
  • 12:29Fait
    « si ses collègues français compte tenu de leur revenus ont besoin des APL, je ne vois pas comment on peut expliquer que la personne qu'on fait venir n'en a pas besoin »
  • 15:24Chiffre
    « aujourd'hui depuis le début de la crise l'ordre de grandeur c'est un surcoût de 150 € »
  • 20:49Fait
    « On est le seul pays qui a ce dispositif au monde »
  • 22:04Fait
    « Édouard Philippe dit clairement qu'il est un homme de droite »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Bonjour Camille, bonjour Benjamin et bonjour Ellisabeth Borne. Bonjour. À l'une de l'actualité ce matin, évidemment, il y a le budget avec les propositions du premier ministre Sébastien Lecnu. C'est 54 milliards d'euros d'économie qu'il veut faire l'an prochain. On va y revenir. Mais tout d'abord, un policier est mis en examen dans les Yvelines soupçonné de préparer un acte de terrorisme. Il a été interpellé à la fin du mois d'août et son profil inquiète particulièrement. il est proche des mouvances d'ultradroite. Euh, un policier qui a donc accès à des armes, qui veut s'en prendre aux intérêts de la France, c'est ce qu'on soupçonne chez ce policier. Est-ce que ça vous interpelle ? Est-ce que vous pensiez que ce soit possible au sein de la police ? Alors, d'abord, je pense que ça montre

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que les services de renseignement font leur travail et qu'on a eu raison de les renforcer depuis 2017. Après, il y a une enquête qui est en cours et évidemment, moi, je vais pas me prononcer alors que l'enquête démarre. Mais tout de même que ça arrive au sein de la police chez un gardien de la pense que je pense sein de la police, il peut y avoir toutes sortes de sensibilités et donc c'est important d'être vigilant. Le parquet national antiterroriste évoque une des menaces les plus préoccupantes en parlant de l'ultradroite qui est surveillée de près. Est-ce que politiquement vous avez le sentiment qu'on prend la mesure de cette menace dans le pays aujourd'hui ? Alors je pense que les services de renseignement suivent l'ultradroite, l'ultra gauche, le terrorisme islamisme,

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ils ont islamistes pardon et ils ont raison. Il y a des menaces de toutes sortes et il faut être vigilant sur tous les fronts. Alors, je le disais Ellisabeth Borne à la une de l'actualité ce matin, il y a aussi le budget, c'est 54 milliards d'euros d'économie demandé par le Premier ministre. C'est beaucoup plus que le chiffre qui était évoqué ces dernières semaines. On parlait beaucoup de 30 milliards d'euros d'économie. Est-ce que Sébastien Lecornul, chef du gouvernement, en demande trop aujourd'hui ? Moi, je peux pas commenter les 54 milliards puisqu'on n'a pas aujourd'hui le détail de ce qui est proposé et ce qui sera proposé dans le budget. Je pense qu'il y a un point qui est clair, c'est que il vise un déficit de 5 % et je pense qu'on peut pas faire

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moins. On peut pas présenter un budget qui aurait un déficit supérieur à 5 % alors que la maîtrise de notre dette et donc de notre déficit devient un enjeu urgent comme on peut le voir avec l'augmentation des taux d'intérêt sur notre dette. cette dette son financement qui devient un poste de dépense plus important que le budget de l'éducation nationale. Donc on voit bien qu'il faut absolument maîtriser ce déficit. Ellisabeth Born, pour revenir quand même sur cette somme avancée, hein, ce montant de 54 milliards d'euros, c'est un effort colossal qui est demandé au Français. François Baï, il a dû quitter Matignon, son poste donc de premier ministre parce qu'il demandait un effort de presque 44 milliards d'euros. C'est

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donc là dans la copie annoncée par le Premier ministre Sébastien Lecornu, 10 milliards d'euros de plus. Est-ce que c'est un budget qui est voué à l'échec ? Ben je pense qu'il faut rappeler de quoi on parle. Il s'agit de l'effort qu'on doit faire par rapport à une un tendantiel comme on dit en général et donc c'est pas une baisse des dépenses de pour être bien pédagogique un mélange d'économie qui est demandé au français et puis non des recettes en moins aussi dans les caisses de l'État mais tout de même c'est un montant très important mais je vous dis à la fin au-delà des montants qui méritent ensuite d'être regardés dans le détail ce qui est important c'est que le budget

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vise un déficit de 5 %. C'est le niveau qu'on aurait dû avoir cette année dont on a bien risque de dérapage on a bien compris qu'on l'aurait pas et donc du coup qu'il faille absolument agir sur tous les fronts de la façon la plus équitable possible pour ramener ce déficit à 5 % ça me paraît absolument essentiel. Il dit que c'est pas un budget d'austérité. Sébastien le cornu mot de Brégon. La porte-parole du gouvernement le répète ce matin. Vous partagez ce ce point de vue. Il y a pas d'austérité. Oui. Alors, évidemment, je dire chacun peut crier, dire qu'il y a qu'à taxer les riches. Euh bon ou les immigré pour d'autres. Ce qui ce qui est très clair, c'est que Sébastien Lecnu l'a dit, on préserve par exemple les minimum

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vieillesses, la location àut handicapé. Donc, on n'est pas en train effectivement de de mettre en difficulté les personnes les plus modestes. Ensuite, il faut regarder comment les fonctionnaires vont voir leur rémunération stagner. A priori, il y aura un effort demandé au sera gelé comme il a été quasiment systé. On va regarder en détail, on va débattre avec vous des propositions plus précisément, mais ce chiffre de 54 milliards d'euros, donc est-ce que c'est parce que le premier ministre craint une crise financière et est-ce que c'est aussi vos craintes, vous aujourd'hui vous rappeliez l'importance de limiter la dette à 5 %. Évidemment qu'on doit être très attentif au regard que mais c'est un risque concret aujourd'hui sur la France, une crise financière dire

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qu' une crise financière demain matin. Ce que je vous dis c'est que effectivement quand on voit le niveau d'endettement de la France dans un contexte où les taux d'intérêt augmentent partout des États-Unis aux autres pays européens, évidemment il faut être très vigilant et envoyer des signaux qu'on prend la situation au sérieux et qu'on est déterminé à maîtriser notre dette. Mais comment vous qualifiez vous la copie du budget qui arrive là si vous reprenez pas non plus le terme d' en fait honnêtement je peux je peux pas vous dire ce que veulent dire les 54 milliards. On en a pas le détail. Vous avez vous aussi construit des budgets ? On a les grandes lignes aujourd'hui lesabeth borne. Vous voyez bien que c'est un budget qui est quand même difficile. On peut dire c'est un

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budget qui va être difficile aussi pour les Français. Alors, difficile pour les Français. Voyez, par exemple, sur les dépenses de santé, on a compris qu'il y a une partie qui renvoie à des augmentations des franchises qui ont été décidées l'été dernier, enfin cet été. Il y a aussi sans doute des mesures qui peuvent être prises sur l'efficience des dépenses de santé. On sait qu'on a l'OCDE nous dit, on a 20 à 30 % de d'actes inutiles dans la santé. Bah, attaquons-nous à ces dépenses inutiles. Alors, justement sur les mesures, il y a la question des retraites. C'est une des pistes d'économie sur lequelle le gouvernement sur lesquel le gouvernement est très attendu. Sébastien Lecornu, il a voulu tout d'abord rassurer, hein. Il dit, je le cite, les petites retraites

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seront protégées et en même temps et en même temps, oui, les retraités devront participer à l'effort. Ce sera au Parlement de débattre de la méthode. Vous Élisabeth Borne, vous considérez aujourd'hui que les retraités eux aussi doivent contribuer à cet effort ? Enfin, je pense qu'il faut sortir peut-être du enfin de l'impression qui a pu être donnée ces dernières semaines qu'on demandait tous les efforts aux retraités. Non, pas tous mais eux aussi mais qu' participent enfin quand on est en train de chercher des économies aussi importantes, tout le monde doit participer. Comment alors ? Qu'est-ce que vous vous sur la table, on voit qu'il y a le gel du l'indexation, le gel de par rapport aux retraites. Geler les retraites, c'est-à-dire ne pas les augmenter en

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fonction de l'inflation. Ça c'est une piste. Et puis il y a aussi revenir sur ce qu'on appelle l'abattement fiscal de de 10 % en général présenté comme quelque chose qui concerne plutôt les retraités plutôt aisés parce que ce sont eux qui payent des impôts. Quelle est la piste que vous vous préférez ? Alors on aura naturellement ce débat dans au Parlement. Moi, je pense que c'est important de respecter le contrat qui est quand on a une retraite, on a cotisé et on a une retraite qui est indexée sur l'inflation. Donc on ne gèle pas les retraites et je pense par contre que l'existence d'un abattement pour frais professionnels des retraités est quelque chose qui peut tous nous interpeller alors qui n'a pas de sens en en tout cas qui n'a pas de sens très très concret. Voilà. Donc moi, je

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privilégierai plutôt cette pisteard que ce soit comme ça avait été proposé l'an dernier avec une forfaitisation de cet abattement ou que ce soit éventuellement en allant plus loin. Mais je pense que de toute façon voilà, il y a quelque chose c'est plus logique de s'attaquer ou de d'intervenir sur l'imposition que spécifiquement sur les revenus des retraités. Pourquoi les retraités et pas d'autres ? Sauf qu'elle n'est elle est aussi soulignée comme étant une mesure qui n'est pas tellement autant de justice fiscale parce qu'il y a des retraités aujourd'hui qui ne payent pas d'impôts et qui par cette mesure se retrouveraiit à payer des impôts. Donc il y a une difficulté aussi là encore forcément forcément si on cherche des économies à un moment donné ça concerne

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quelqu'un. Voilà, je dis simplement que c'est plus logique d'agir par l'impôt que en remettant en cause les règles qui ont été posées. Et on voit bien qu'il y a un certain doute sur la pérennité de notre système de retraite et sur la confiance qu'on peut avoir. Donc je pense que c'est important de respecter les règles. Il y a cette contribution que vont devoir faire les retraités à priori, les fonctionnaires aussi, on le disait avec un gel du point d'indice. Pas d'augmentation d'impôts, ça c'est l'autre grande ligne du budget défendu par Sébastien Lecnu. Pas d'augmentation d'impôts non plus pour les entreprises avec la diminution de cette contribution exceptionnelle demandée aux grandes entreprises qui avaient été mis en place il y a 2 ans, son revenu va baisser de 8 milliards d'euros

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pour l'État à 5 milliards. Est-ce que les entreprises ne devraient pas elles aussi participer un peu plus à cet effort dans ce contexte ? On demande au retrait fonctionnel. Oui. Je pense que tout le monde s'est euh désolé de voir que la croissance était moins forte que ce qu'on espérait. 0,4. Peut-être que de garder une ligne consistant à ne pas dissuader ceux qui investissent, ce qui crée de l'activité et des emplois est une bonne chose. Donc je pense qu'il faut très attentif à ne pas tuer le moteur de la croissance et donc à ne pas taxer exagérément les entreprises. Mais Élisabeth Borne, vous voyez bien le le sujet avec le budget là qui est proposé avancé par Sébastien Lecnu.

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beaucoup d'efforts demandés aux français dans une situation de flambée des prix de l'essence, on va y venir, et d'inflation. Est-ce que vous ne craignez pas que ça attise alimente la colère sociale ? Bah, je pense que ce qui sera important, c'est que chacun puisse vérifier que les efforts sont justement répartis, que chacun y prend sa part et je vous dis en étant attentif au fait que c'est pas en tuant la croissance qu'on va régler les problèmes des Français. Il y a un autre point sur ce budget, c'est de réussir à le faire voter par le Parlement. Vous-même ancienne ministre, vous connaissez cette difficulté et la question qui est sur la table, c'est est-ce qu'il faut négocier ou pas avec Marine Le Pen ? Écoutez, je pense que Michel Barnier s'y est essayé, on a vu comment ça s'est terminé.

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Ça a été un échec. Donc du coup, je ne n'invite pas à essayer de courir après un hypothétique accord avec le Rassemblement national. Pour autant, il y a des mains tendues visiblement dans les pistes qui ont été évoquées par le Premier ministre Sébastien Lecornu comme cette idée d'une carence sur certaines aides accordées au aux étrangers qui semblent vouloir là aller vers le rassemblement national. Oui. Alors, je crois que ce sont les Républicains. Vous savez, moi j'ai dû m'impliquer dans un projet de loi immigration. C'est une mesure auquelle les républicains d'ailleurs avait beaucoup tenu et Odemant elle n'avait pas de lien avec le texte. Donc elle a été rejetée à ce titre par le Conseil constitution. Mais sur cette mesure, est-ce que vous pensez qu'en

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effet il faut réfléchir comme Sébastien le Cornu le dessine ce matin à un délai de de carence qui serait donc appliqué aux étrangers qui arriveraient en France pour toucher certaines aides comme le RSA, le revenu de de saut si on veut si on veut remettre si on veut remettre l'église au milieu du village depuis la création du RMI par Michel Rocard, on n'accède pas au RMI et désormais au RSA avant 5 ans. Donc je pense que c'est quelque chose qui tous ceux qui crient qu'on aurait finalement enfin qu'on partirait sur les terres de l'extrême droite depuis la création du RMI et donc désormais du RSA, il faut 5 ans de présence sur le territoire pour accéder au RS. Mais il y a d'autres aides comme les

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APL. Est-ce que sur le principe ce qu'avance Sébastien Lecornu et qui semble une main tendue au Rassemblement national dans ces dans ces discussions budgétaire, c'est de dire il faut que les étrangers qui arrivent sur le sol français attendent un peu plus avant d'avoir des aides. Est-ce que sur ce principe politique alors puisque vous parlez puisque vous parlez des APL, là aussi c'est un débat qui a été très rude au moment de cette loi immigration. Moi, je considère que quand on fait venir quelqu'un pour travailler en France régulièrement, par exemple un éboueur et à l'époque, j'en avais parlé avec Éric Si qui était le président des Républicains qui vient travailler à Nice, donc un étranger qui vient

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travailler comme éboueur à Nice. Si ses collègues français compte tenu de leur revenus ont besoin des APL, je ne vois pas comment on peut expliquer que la personne qu'on fait venir n'en a pas besoin. Donc non, je ne pense pas que ce soit logique d'avoir une durée de carence pour les APL. Ellisabeth Borne, ancienne première ministre, député renaissance du Calvados, invité du 830 France Info ce matin. Dans un instant, on va évoquer les prix du carburant qui battent des records encore et des aides annoncés ce matin par le gouvernement. Il est 9h47, tout de suite l'info en une minute, c'est avec Antoine Jeffin. Le gouvernement va mettre en place un dispositif d'aide carburant pour les Français les plus précair à partir du 1er octobre, dit à l'instant la porte-parole du gouvernement. Nouvelle

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aide carburant alors que le dispositif d'aide gros rouleur est prolongé lui au-delà du 30 septembre, annonce le ministre du commerce. Ce matin, ce chèque de 100 € a été touché à ce jour par 1500000 français qui font au moins 15 km pour aller travailler. Sébastien Lecornu demande des efforts aujourd'hui pour éviter des sacrifices demain. Interview du Premier ministre au Figaro qui réclame 57 milliards d'euros d'économie pour le prochain budget de l'État. Il prévoit notamment de geler le point d'indice des fonctionnaires et les plus grosses pensions de retraite. Un policier de 35 ans proche de l'ultradroite mise en examen et placé en détention provisoire depuis la fin août soupçonné d'avoir préparé un attentat chez lui. Dans les Yvelines, les enquêteurs ont retrouvé des armes,

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certaines fabriquées avec une imprimante 3D. Et puis la 4e défaite de suite pour l'Olympique de Marseille battu hier soir par Beschictas pour le début de la Ligue Europa, défaite 4-1 en Turquie. France info le 830 France info Camille Girer Benjamin recouvreur Elizabeth Borne député Renaissance du Calvado et ancienne première ministre vous êtes donc notre invité ce matin du 830 France info. Le prix de l'essence ne cesse d'augmenter hein. Le prix du gazol vient de battre un nouveau record 2,39 € en moyenne. Le ministre du commerce donc Serge Papin vient d'annoncer qu'il y aurait une réunion lundi pour prolonger

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notamment ses aides ciblées à ces français dit gros rouleurs. Olivier Fort, le patron du Parti socialiste, était à votre place hier et il demande au gouvernement d'en faire plus. Les êtres ciblés, on peut effectivement les doubler et je le dis aussi, il faut qu'elles soient attribué mécaniquement, automatiquement parce qu'aujourd'hui, il y a toute une partie des bénéficiaires potentiels qui ne les demandent pas parce qu'ils ne savent même pas qu'ils y ont droit. Est-ce que vous êtes d'accord Ellisabeth Borne ? Il faut doubler cette aide grand rouleur aux Français donc qui font particulièrement des kilomètres avec leur voiture et c'est aussi lié à des conditions de revenu. Alors ce qui est clair et moi vous savez je suis élu d'une circonscription rurale

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où beaucoup de salariés font 20 parfois 30 km aller-retour par jour pour aller travailler. Aujourd'hui depuis le début de la crise l'ordre de grandeur c'est un surcoût de 150 €. Donc on voit effectivement que l'aide de 100 € qui a été euh euh décidée par le gouvernement, il faut sans doute la réévaluer. C'est pas suffisant. Ce matin, Maux de Bréon, euh la porte-parole du gouvernement dit qu'il y aura au 1er octobre un nouveau dispositif. Travaill on a besoin qu'est-ce que ça doit être ce nouveau disper le Je sais pas quel est le dispositif qui sera annoncé lundi ce que je peux enfin un, je pense qu'il faut garder la logique d'être ciblé. On nous a suffisamment reproché, même si je rappelle que ça n'était pas l'intention

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du gouvernement au départ, mais que les Républicains nous avaient demander d'augmenter ce qui était la remise carburant et qui a coûté des milliards, des dizaines de milliards. Oui, parce que c'est vraiment la le principe du gouvernement depuis le début de cette crise, c'est de dire les finances de l'État sont dans l'état qu'on connaît avec ce problème de la dette. Et donc, ce n'est pas possible d'aider tous les Français. Donc vous vous dites il faut continuer à cibler les aides. Ça ne peut pas être pour tous les Français. Cler je pense que ça ne peut pas être pour tous les Français quand on voit effectivement l'état de nos finances publiques et toutes les critiques qui ont été émises sur le fait que on avait arrosé trop large. Donc on arrose moins large, on cible les aides sur les

16:48

personnes qui en ont le plus besoin. Donc je pense que ce principe d'être ciblé est nécessaire. On double la c'est 100 € aujourd'hui. On va jusqu'où écoutez je pense que effectivement je vous dis les 100 € ils ont été consommés si je peux dire par les surcouts depuis le début de la crise. Euh on personne ne peut dire jusqu'où cette crise durera, mais manifestement il faut remettre effectivement réévaluer cette aide. On entend aussi hein les témoignages de ces Français qui euh ne peuvent plus faire leurs pleain, qui se privent pour pouvoir parfois aller travailler, qui se privent parfois de certains soins. Est-ce que euh cette ces aides normalement les soins, ces aides non mais qui peuvent pas forcément aller aller euh à l'hôpital ou se déplacer. Est-ce que euh le

17:26

gouvernement aussi veut éviter euh là l'expression d'une colère sociale très forte ? On entend parler peut-être d'un retour des gilets jaunes ou d'un mouvement type gilets jaunes en septembre début octobre. Est-ce que c'est une que vous partagez aussi ? des mouvements de gilets jaunes dès à présent. Il faut être très attentif. Moi, je vous le dis, je rencontre régulièrement dans mon territoire, dans ma circonscription, des gens qui sont en difficulté. Donc, il faut entendre ces difficultés qui interviennent en plus dans un contexte où tout le monde est épuisé par la canicule qu'on a vécu cet été et où il y a beaucoup d'informations inquiétantes sur ce qui se passe en Ukraine, sur ce qui se passe au Moyen-Orient. Donc il faut être très attentif et il faut accompagner les

18:07

personnes qui doivent prendre leur voiture tous les jours pour aller travailler et qui aujourd'hui sont à la peine avec cette augmentation des carburants. Marine Le Pen le redit euh ce matin euh il faut baisser la TVA de 20 % à 5,5 % sur le prix des carburants. Elle dit il n'y a que ça à faire. Il faut redonner de l'air au français. Oui. Alors, elle a une certaine constance hein, puisque c'est la mesure de pouvoir d'achat qu'elle propose depuis maintenant quelques années. Baisser la TVA, on le sait, c'est plusieurs milliards. Moi, j'ai pas encore compris où Marine Le Pen les prend. Hm. Aujourd'hui, Emmanuel Macron réunit tous les chefs de parti ce matin dans un peu moins de 2 heures pour évoquer le contexte international, les conflits en Iran, en Ukraine et leurs conséquences

18:48

en France, notamment la question des carburants. Vous avez participé à ce genre de réunion Ellisabeth B quand vous étiez premier ministre. Qu'est-ce qu'on peut en attendre ? À quoi ça ça sert dans ce contexte ? Ben écoutez, je pense que c'est important parce queen fait certains prennent des positions. Moi j'ai entendu par exemple Fabien Roussell dire il faut se mobiliser, faut se mobiliser parce qu'on raquette les Français. Donc il faut lui rappeler d'où viennent les hausses des prix des carburants. C'est pas le gouvernement qui a décidé la hausse du prix des carburants. C'est les blocages au Moyen-Orient liés à l'initiative de Donald Trump d'intervenir hors tout cadre de l'ONU pour effectivement sa guerre en Iran. Et donc on est tous en train de vivre ces conséquences. Donc je

19:25

pense que c'est important de donner de la visibilité de quelques explications puisque manifestement sur les voilà je pense que c'est important de se rendre compte de ce qui se passe dans le monde. Ça peut paraître lointain et en même temps ça a des conséquences très concrètes sur la vie de nos concitoyens. Sur cette question du pouvoir d'achat particulièrement sensible en cette rentrée pour les Français dans le débat de la campagne présidentielle. Il y a aussi sur la table la question d'augmenter les salaires. Jean-Luc Mélenchon par exemple veut augmenter le le SMIC à 1700 € net et il avait lancé au patron du MEDEV cette phrase si vous n'augmentez pas les salaires, vous aurez la récession. Est-ce que vous êtes d'accord avec Jean-Luc Mélenchon ? Il y a une nécessité aujourd'hui d'augmenter

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les salaires en France. Enfin, vous savez, enfin moi je ne suis évidemment pas d'accord avec les propositions de Jean-Luc Mélenchon. Je pense que ce qui est très difficile. Oui, enfin je pense qu'il fa longtemps. Non, ce dont je suis certaine, c'est que c'est très déprimant et très décourageant pour beaucoup de nos concitoyens de démarrer leur vie os et terminer leur vie osmique. Et moi, c'est ça que j'entends. Donc que du coup il faille lever tous les blocages qui empêchent qu'on ait des perspectives de mieux gagner sa vie demain qu'aujourd'hui, ça me semble indispensable. Mais concrètement, on augmente le SMIC ? Non, je enfin je vous dis c'est pour moi le sujet c'est pas tant le SMIC, il est indexé automatiquement. On est le seul

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pays qui a ce dispositif au monde. Il peut même augmenter plusieurs fois par an. Ensuite, ce qui est très décourageant, c'est les salariés qui sont un peu au-dessus du SMIC, qui peuvent avoir 10 ans, 15 ans, 20 ans d'ancienneté et qui finissent par être rattrapés par leurs collègues. Donc il faut qu'on crée des emplois, qu'on crée des emplois de qualité, qu'on réindustrialise et qu'on s'assure que les entreprises proposent des vraies évolutions professionnelles à leurs salariés. Elisabeth Borne, nous sommes désormais à 8 mois de l'élection présidentielle. il y a encore un peu de temps dans la campagne. Votre camp, il est partagé, on peut le dire, entre plusieurs candidats. On a notamment Gabriel Atal et Édouard Philippe qui sont tous les deux déclarés. Entre les deux, est-ce que

21:25

vous avez fait votre choix désormais ? Alors moi, j'ai eu l'occasion de le dire. Je constate que dans cette élection, le centre n'est pas représenté. Gabriel Natal ne le représente pas. Édouard Philippe dit clairement qu'il est un homme de droite. Je crois qu'il s'en est jamais caché, même s'il est conscient qu'il faut raller le centre. et Gabriel Atal rejette le fait d'être au centre et de fait ces propositions s'éloignent pour moi des principes et de la vision du centre. Donc moi, je souhaite que pourquoi il s'éloigne du des valeurs du centre euh enfin lui-même rejette l'idée d'être au centre et moi je je trouve que ces propos sur le droit international sur la remise en cause d'un certain nombre de principes fondamentaux quand il propose de supprimer le code du travail quand il

22:04

propose de rétablir comme le faisait le rassemblement national le certificat d'étude voilà vous voulez dire écoutez enfin je vais le laisser expliquer où il est je je dis simplement que moi je pense important que le centre soit représenté d'abord parce que enfin parce parce que je je suis convaincu que c'est sur cette base qu'on pourra répondre à tous les défis qu'on vient de mentionner. Et en plus, il faut rassembler, faut rassembler pour éviter un deuxième tour RN Lfi, il faut rassembler pour gagner éviter la victoire du RN qui pour incarner ce centre dont vous parlez. Après, moi ce que je dis aujourd'hui, c'est ce qui m'importe, c'est que ces valeurs, ces principes soient portés soit par les candidats déclarés, soit par d'autres. Mais vous voulez donc rajouter une

22:46

candidature ? La vôtre en effet, Benjamin a raison. Non, ce que je dis enfin voyez, je suis pas dans dans cette logique là. Je dis simplement qu'à un moment donné, il y a une force politique, une vision des valeurs, un projet auquel je crois. Je note qu'il n'est pas représenté. Ensuite, on va voir dans les prochaines semaines comment les choses décantent. Ellisabeth Borne, vous pourriez vous porter ce projet dans la campagne ? C'est pas le sujet. Enfin, vous voyez, moi j'ai ça va se poser là, c'est maintenant dans les prochains mon sujet. sujet, c'est qu'on puisse proposer aux Français un projet qui leur montre qu'il y a un chemin, qu'il y a de l'espoir et qui puisse rassembler. Merci beaucoup Ellisabeth Borne, député Renaissance du Calvados, ancienne première ministre d'avoir été l'invité

23:28

du 830 France info ce matin. L'info continue sur France info. Restez avec nous. Mhm.