Sécheresse : avez-vous peur de manquer d’eau ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 10 %Défensif 60 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:19OuverteRéponse directe
Est-ce que vous avez peur de manquer d'eau ?
- 0:48OuverteRéponse directe
Dans votre commune, l'eau est impropre à la consommation ?
- 1:17OuverteRéponse partielle
Vous savez pourquoi il y a trop de chlorates ? Parce qu'il n'y a plus assez d'eau ?
- 1:57OuverteRéponse directe
En été, combien d'habitants votre commune compte-t-elle ?
- 2:55OuverteRéponse directe
Jean-Pierre, vous appelez pour témoigner de votre consommation d'eau ?
- 3:29OuverteRéponse directe
Vous arrivez à vous tenir à 100 litres par an ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:03PrésentateurFait
« La sécheresse touche désormais la quasi-totalité du pays. »
- 0:07PrésentateurChiffre
« Plus de 40 000 personnes subissent déjà des coupures d'eau au robinet. »
- 0:11PrésentateurChiffre
« 550 000 habitants vivent dans des zones où l'approvisionnement est sous tension. »
- 0:14PrésentateurChiffre
« Près de 3 millions de personnes sont placées en vigilance. »
- 10:59PrésentateurChiffre
« Les ménages utilisent en moyenne 150 litres d'eau potable par personne et par jour. »
- 12:44PrésentateurChiffre
« Il y a 1373 cours d'eau qui sont asséchés. »
- 13:35InvitéFait
« Personne n'est contre l'irrigation, personne n'est contre le stockage de l'eau. »
- 13:42InvitéFait
« Les stockages tels qu'ils sont réalisés ne permettent pas les promesses qui sont derrière ces stockages. »
Temps de parole
- Présentateur39 %
- Invité16 %
- Invité 213 %
- Invité 311 %
- Invité 410 %
- Invité 53 %
- Invité 63 %
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La sécheresse touche désormais la quasi-totalité du pays. Plus de 40 000 personnes subissent déjà des coupures d'eau au robinet. 550 000 habitants vivent dans des zones où l'approvisionnement est sous tension et près de 3 millions de personnes sont placées en vigilance. Avec les canicules à répétition et le manque de pluie, la priorité est claire. Préserver l'eau potable et éviter les pénuries. Mais du coup, pour vous, et d'ailleurs chez vous, comment ça se passe, vous n'hésitez pas à nous appeler au 0826 300 300 pour témoigner, nous dire si vous avez assez d'eau ou pas et comment vous faites d'ailleurs avec l'eau en général. Du coup, on vous pose cette question sur YouTube.
Est-ce que vous avez peur de manquer d'eau ? C'est une vraie question, vous pouvez nous appeler, je vous l'ai dit, 0826 300 300. On part à Merues, en Lausère, avec le maire David Herard. Bonsoir David.
Oui, bonsoir. Bonsoir aux auditeurs.
Bienvenue. Bonsoir. Bonsoir à vous. Et du coup, dans votre commune, monsieur le maire, l'eau est impropre à la consommation ?
Oui, tout à fait. Ça fait depuis 5 juillet, d'après un contrôle de l'ARS, parce que quand même, on est un village très touristique. Donc, on a beaucoup de contrôles. Donc, le contrôle s'est avéré. Bon, maintenant, on contrôle les chlorates, on contrôle les chlorates. Il y a quelques années, on ne les contrôlait pas. Maintenant, on se contrôle.
D'accord. Et vous savez pourquoi, du coup, il y en a trop, et c'est parce qu'il n'y a plus assez d'eau, c'est ça ?
Alors, personnellement, on ne peut pas trop savoir, parce que ça, c'est la Comcom qui a la légitimité de parler en termes, puisque c'est l'exploitation. Mais, en fait, nous, c'est comme pas l'eau des rivières.
Parce que la ministre de la Transition écologique, Monique Barbu, elle a demandé au préfet une gestion plus rigoureuse des restrictions. On imagine que c'est aussi suite à cette demande, en fait, que vous avez eu cette année-té.
Je pense, oui. Je pense que oui, parce que là, nous, maintenant, on est avec des packs d'eau. Donc, imaginez une population de 884 habitants l'hiver. L'hiver, c'est l'année, mais l'hiver.
Mais en été, vous montez à combien ?
On multiplie par 4 ou 5, quoi. Oui, quand même. Donc, faites le calcul, ça va vite. Donc, les campings sont pleins, pleins, pleins. Les hôtels sont pleins. Donc, on va livrer des palettes. Donc, nous, par contre, la mairie, on fait bien. Parce que, en fait, je suis aussi vice-président de la Comcombe, en relation avec l'eau. Parce que, je crois ici que l'eau deviendrait une denrée très, très rare. Il ferait pas mal de travail à faire à l'issue.
Eh bien, vous avez bien raison. Allez-y, M. le maire, je vous ai coupé la parole. Vous avez encore un truc à dire ? Non, non, non.
Je veux dire que, écoutez, nous, par contre, de ne pas dramatiser, c'est que, personnellement, avec l'aide de M. le préfet, de la Comcombe, on arrive à gérer tout le monde, tout le monde qui vient dans son pack d'eau, à ses réserves, au cas où. La population est bien équipée, quoi. Oui, tout à fait, tout à fait.
Allez, on part dans l'eau de 0826 300 300. On accueille, pardon, Jean-Pierre, qui nous appelle de l'E4. Bonsoir, Jean-Pierre.
Bonjour. Alors, je suis allé au frais, en Bretagne. Oui. Il fait moins chaud qu'à l'E4. Vous avez bien raison. Je suis à Kerloan, je ne sais pas si vous le situez, pas très loin de Roscoff.
On attend la Bretagne.
Oui, ben, disons que là, il fait 20, 22. C'est mieux. Oui, c'est tout à fait, c'est pas simple.
Alors, Jean-Pierre, vous vous appelez parce que vous faites une consommation d'eau. Alors, vous arrivez à vous tenir à 100 litres par an, ce qui n'est pas grand-chose, effectivement, sans compter, évidemment, les bouteilles d'eau dont vous servez pour vous hydrater. Oui, absolument. Mais vous avez déjà conscience de ça et vous vous restreignez, voilà, vous comptez tout ce que vous utilisez, quoi.
Alors, il faut déjà préciser que je peux bien voir ma consommation d'eau, puisque je vis dans mon camping-car depuis deux ans et demi. D'accord. Et que je fais mon réservoir d'eau faisant 100 litres, je fais un plein par an, je dis bien 100 litres par an. Bravo. Or, mon litre et demi par jour de boisson. D'accord. Donc, je suis, j'ai plein, j'ai un nombre de stratégies. Bois de l'eau minérale aussi. Ah oui, d'accord.
Il fallait expliquer, Bruno Pobar. Oui, j'avais pas tout carté. C'est la blondeur qui remonte. On vous écoute, pardon. Allez-y, Jean-Pierre.
Je vous en prie. Oui, donc, j'ai quelques stratégies. Par exemple, je ne fais pas de vaisselle.
Ah.
J'ai adopté un pulvérisateur. Je ne sais pas, il y a un écho, j'espère qu'il ne vous gêne pas.
Non, non, allez-y, allez-y.
Il y a, donc, j'utilise un pulvérisateur qui consomme très peu d'eau pour nettoyer ma gamelle. Pas d'assiette. Et j'ai une tasse par ailleurs. Et...
Vous vivez comme un asset, en fait, Jean-Pierre.
Comment vous dites ?
Vous vivez comme un asset, ouais.
Oui, un peu, un peu. Il y a quelques points.
C'est un état d'esprit chez vous, quoi. Tout le monde ne peut pas faire comme ça, en fait. Oui, c'est ça. C'est ça le problème, Jean-Pierre. On vous entend.
C'est très ergonomique et on gagne également beaucoup de temps à ne pas faire la vaisselle. Ah, ben, je suis bien d'accord.
Mais sinon, il y a un truc qui s'appelle le lave-vaisselle.
Pardon.
Et qu'on adore. Dans un camping-car, je ne l'ai pas encore. Ah, vous êtes parfait. Je continue à vous expliquer. Allez-y. Donc, j'utilise, pour les toilettes, j'utilise des sacs. Et j'urine dans des bouteilles. Des toilettes sèches, vous avez ? Je n'ai même pas les vidangers, etc.
On se rend courant de tout.
Vous avez des toilettes sèches ?
Il y a Bruno Pommard qui vous demande si vous avez des toilettes sèches, Jean-Pierre.
Alors, je suis mieux que des toilettes sèches. C'est-à-dire que je ne consomme pas de sueur ni de choses pour chat. Mais encore plus économique et encore plus ergonomique. Bon. Merci, Jean-Pierre.
Alors, on va revenir un petit peu à notre sujet, Bruno Pommard. Les quatre niveaux de gravité de la sécheresse en France. Il y a la vigilance au départ. Donc là, c'est pour économiser l'eau. Après, il y a l'alerte. Donc, restrictions, arrosage, irrigation des cultures et tout ça. Ça, c'est la préfecture qui fait tomber ce genre de... Ensuite, il y a l'alerte renforcée. C'est l'interdiction carrément des activités affectant les milieux aquatiques, les piscines, etc.
Et après, il y a la crise.
Et nous, on est en crise. La crise, c'est l'arrêt des usages non prioritaires. L'eau ne peut être prélevée que pour les usages essentiels. Au 1er août, il y a 1373 cours d'eau qui présentaient des ruptures d'écoulement ou des assecs.
Oui, mais écoutez, à un moment donné, il faut savoir... Je ne sais pas si c'est le terme, se serrer la ceinture. Mais bon, il faut être citoyen. Il faut comprendre le problème. Et puis, se mettre tous à la page, je dirais. Et puis, être respectueux. Laissez la priorité de l'utilisation de l'eau pour ceux qui en ont besoin. Je pense toujours à nos agriculteurs. Parce que c'est eux qui nous font bouffer les agriculteurs. Donc, eux, en ont besoin. Il faut qu'ils le fassent avec parcimonie, avec un usage intelligent, encore une fois. Mais voilà, encore une fois, à nous tous de faire attention et puis de réfléchir.
Pas nous directement, les 68 millions d'habitants que nous sommes, mais les spécialistes. Parce qu'il paraît qu'on a plein de spécialistes qui sont capables de régler ces problèmes de flotte. Mais de trouver des réponses et des solutions pour qu'on puisse effectivement arrêter ce marasme total qui représente vraiment un problème pour notre pays. Pour l'agriculture, encore une fois, j'y reviens. Et puis, pour notre vie au quotidien.
Bon, et puis, il y a des gestes basiques à adopter. Celle-là, Itamou. Par exemple, quand on se brosse les dents, on éteint le robinet. Quand on se lave dans la douche, on éteint la douche. On ne prend pas trois bains par jour, etc.
Complètement. Et d'ailleurs, quand, Judith, tout à l'heure, tu as annoncé la vigilance. La vigilance, elle devrait être renforcée dès le départ. Pourquoi ? J'ai découvert, moi, dans des hôtels, par exemple, où il y avait un sort de boîtier qui vous donne, en fait, l'alerte de ce que vous consommez. Là, on a ce monsieur qui consomme 100 litres.
Il y a un camping aussi qui a limité les douches à 7 minutes la douche.
Mais c'est long, 7 minutes. 7 minutes, c'est super long. Moi, je ne suis pas 7 minutes sous la douche. Pourtant, je suis propre. On est d'accord. Ah bon ? Ah bon ?
Je ne sors pas bon sur le plateau.
Non, mais c'est sérieuse. 7 minutes, c'est très, très long pour une douche. Bon, 3 minutes, Maxi. Voilà, on est d'accord. 3, 4, Maxi, quand tu laves les cheveux. Bon, c'est un peu compliqué pour les filles. 40 minutes, mais bon. Donc, il y a des gestes, déjà des dessins. Disons qu'entre le ferai et la douche, ce soir, elle en prend la campagne. Les gestes. La vigilance, elle doit déjà être renforcée en France. Parce que la vigilance, ça nous permet justement d'éviter de passer aux autres alertes. Les gestes du quotidien. On est d'accord. On a des nappes qui sont vides, aujourd'hui. On a pensé que l'eau venait du robinet. En réalité, elle vient du ciel. Donc, à un moment donné, c'est vrai.
On s'est dit qu'on ouvrait un robinet, mais l'eau, elle vient d'où ? Elle ne vient pas du robinet, l'eau ? Ben non, elle ne vient pas du robinet. Elle vient du ciel. Ça, ça se coupe, ça.
Donc, il n'y a pas que le ciel. Il y a d'autres endroits.
Oui, mais bon, elle vient quand même du ciel. Donc, on a quand même... Vous avez été bonne élève à l'école, c'est bien celle-là ? On a 5 ans à travailler. On a cru que l'eau, elle était gratuite, parce qu'elle sort du robinet. On va comprendre qu'elle est précieuse, mais on va vraiment le comprendre. Je peux vous dire. On ne se rend pas compte. Mais arrêtez l'eau toute une journée. Faites-le, vous allez voir. C'est hyper dur. Ah oui, bien sûr. Parce que nous, on ouvre le robinet, on ne se rend plus compte. En fait, c'est devenu des habitudes. Mais en réalité, il faut effectivement brosser les dents, faire attention. Lave-vaisselle, c'est vrai. Lave-vaisselle, c'est très bien.
Ça consomme moins d'eau. Mais attention, c'est pareil. Utiliser un lave-vaisselle pour ne pas le remplir. Il y a des gestes comme ça. Surtout, les dernières générations de lave-vaisselle, etc. Ils sont top. Oui, c'est quand même travailler pour éviter...
Donc finalement, c'est mieux de faire le lave-vaisselle que la vaisselle.
Oui, bien sûr. Sauf en faisant ce que faisait notre amie tout à l'heure. Oui, il faut avoir une sacrée discipline. Papa, maman et cinq gosses, ce n'est pas évident. Lave-vaisselle, c'est génial. Déjà, parce que tu as toujours les mains belles et propres. Ça permet aussi d'avoir moins d'humidité sur la peau. Et puis, mine de rien, moi j'apprécie les repas avec le lave-vaisselle. Parce que je mange et je n'ai pas besoin d'aller faire la vaisselle. Elle est 18h14.
Vous restez avec nous dans un instant. C'est le Grand Débat qui continue. Merci. David Errard, qui est maire de Mérieux. Pardon, je ne sais pas si je l'ai bien prononcé en légère. Commune où l'eau est impropre à la consommation. Mais pas parce qu'il n'y a pas de pénurie d'eau par contre. C'est juste que les alertes sont remontées par le préfet. Merci beaucoup. 18h14, vous restez avec nous. Dans un instant, c'est la suite du Grand Débat.
La sécheresse s'étend désormais à presque toute la France.
Plus de 40 000 personnes ont déjà été touchées par des coupures d'eau au robinet. 550 000 habitants vivent dans des zones où l'approvisionnement est sous tension. Et près de 3 millions de personnes sont placées en vigilance. Une situation inquiétante qui amène cette question qu'on vous pose sur Youtube. Avez-vous peur de manquer d'eau ? C'est la suite de votre Grand Débat. Eh bien, nous sommes avec Thibaut Dautry. Bonsoir Thibaut. Bonsoir. Vous êtes éco-hydrologue à l'INRAE. C'est l'Institut National de Recherche pour l'Agriculture, l'Alimentation et l'Environnement.
Quand on sait que 70% du territoire fait l'objet de mesures de restriction des usages en raison de la sécheresse, c'est quand même assez énorme. On a un peu peur de manquer d'eau parce qu'on entend que dans certaines communes, il y a un vrai problème de pénurie d'eau potable.
Tout à fait. C'est déjà le cas dans pas mal de communes. Je pense qu'il y a 40 000 à 40 000 personnes qui sont déjà affectées. Malheureusement, les prévisions actuelles ne sont pas très encourageantes sur les précipitations. Donc, ça va faire que les gardées. On n'est pas encore... On est au 15 août. L'été n'est pas fini.
Quand on sait que les ménages utilisent en moyenne 150 litres d'eau potable par personne et par jour, ce n'est pas du tout ce qu'utilise notre renditeur qu'on a entendu tout à l'heure. Lui, il est à 100 litres par an. Eh bien, au moins. On ne se rend pas compte. 150 litres, ça fait un paquet quand même. 150 par personne, oui. Mais on se dit que quand même, on est un petit peu, pardonnez-moi le terme, à l'ouest. On ne se rend pas compte.
On parle dans l'urbanité. Oui, c'est complexe comme sujet parce qu'en fait, c'est quand même la base de la ville. Donc, on en a besoin. Il y a certaines inutiles. Voilà, on va aux toilettes dans de l'eau potable. Mais malgré tout, on n'est de loin pas les premiers consommateurs d'eau. Donc, il faut que tout le monde, et pas uniquement les habitants...
Mais ça, c'est une aberration, les toilettes à l'eau potable d'ailleurs, excusez-moi, mais...
C'est une aberration aujourd'hui. Mais voilà, il y a quelques années, quand il y a des gens qui mourraient de maladie parce que l'eau n'était pas plus grave, c'est encore le cas dans pas mal de parties du monde. Donc, ce n'est pas forcément une aberration. Mais aujourd'hui, on se rend compte que toute cette eau-là qui est balancée, ça coûte quand même pas mal pour la retraité. C'est un petit peu dommage quand même, sachant qu'il y a des gens qui n'ont pas l'eau robinette.
C'est ça. Le consommer, s'il ne met pas l'eau du robinet domestique, on parle aussi de l'eau pour l'agriculture, qui est environ à 45% des consommations d'eau contre 21% pour la production d'eau potable. Mais en même temps, c'est 45% pour nos agriculteurs, pour notre agriculture. S'ils n'étaient pas utilisés, on ne pourrait plus manger. Oui.
Alors, c'est tout à fait le cas. En fait, c'est essentiel de pouvoir manger. Après, il y a une partie de l'eau qui est utilisée pour l'agriculture qui n'est pas tout à fait pour nous faire manger directement. Par exemple ? Quand il y a un petit mariaché, il y a du maïf qui part en exportation pour venir à des animaux dans le pays. Donc, il y a aussi des... Tous les usages ont une marge de manœuvre pour pouvoir être plus sobre et plus vertueux sur l'utilisation de la ressource en mode.
Alors, dans 92 départements, les autorités restreignent les usages de l'eau potable pour préserver les nappes et les rivières. Et on sait qu'il y a 1373 cours d'eau qui sont asséchés. Du coup, où est-ce qu'on va aller chercher l'eau ? Il faut attendre qu'il pleuve.
Malheureusement, c'est un peu ça. En fait, cette année-là, qui sera une année dans les normes dans les années 2050, ça a été démontré, ça a été modélisé, y compris par les services de l'État dans le cadre des programmes nationaux. En fait, on sait que dans 30 ans, 2026, ça sera un été normal. Malheureusement. D'accord. Et donc, en fait, il va falloir faire en sorte qu'on transforme notre façon de fonctionner, pas simplement en faisant des petites mesurètes ou de l'odorante, mais un vrai travail à faire pas en période de crise, mais en période de... On est bien d'accord,
il faut arrêter d'éteindre les feux, il faut être un petit peu plus prévoyant, c'est un sujet en boucle, autour de ce planète. Depuis plusieurs jours, exactement. On va écouter, tiens, un petit son de Benoît Biteau, qui est député écologiste sur le stockage.
Personne n'est contre l'irrigation, personne n'est contre le stockage de l'eau, c'est juste qu'il faut créer des conditions pour que ces stockages fonctionnent. En vérité, les stockages tels qu'ils sont réalisés ne permettent pas les promesses qui sont derrière ces stockages, ne permettent pas de restaurer les niveaux d'étiage importants dans les cours d'eau en été, ne permettent pas de satisfaire l'irrigation pour tous les agriculteurs. Et ne permettent pas non plus de préserver la distribution d'eau potable. C'est la raison pour laquelle la justice a condamné ces équipements qui sont sur ma circonscription.
Thibaut Dautry, une réaction ? Bruno Pommard, vite fait.
Il parlait des bassines, là, le monsieur ?
Oui, à priori, oui.
À l'intérieur, les agriculteurs en ont besoin, donc il est gentil, le monsieur.
Mais vous n'êtes pas d'accord avec les écologistes en général, Bruno Pommard ?
Non, pas du tout, parce que la preuve, c'est que la dernière fois, ils ont foutu sur la gueule mes copains gendarmes, donc déjà... Mais non, non, je veux dire, on en a besoin des bassines. Moi, je ne parle qu'aux agriculteurs, aux gens qui sont sur... Je ne parle pas aux gens qui sont à l'Assemblée nationale à nous faire de l'écologie politique toute la journée, non ? Un petit mot là-dessus, Salia. Moi, je suis d'accord aussi, donc bien sûr qu'il a raison, je le rejoins complètement.
Thibaut Dautry, pour terminer, on va vous donner le mot de la fin sur ce que vous venez d'entendre, justement, ces histoires de méga bassines. C'est surtout un dommage
de s'opposer, on a tous besoin d'eau, y compris les agriculteurs, et en fait, il faut arrêter de pour ou contre, il faut être un peu dans la nuance. Mais bien sûr. En fait, le stockage est nécessaire, mais à certaines conditions, et pas par tout.
Merci beaucoup, Thibaut Dautry. Je rappelle que vous êtes éco-hydrologue à l'INRAE, qui est l'Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement. Ce sujet, il nous touche, il nous touche tous, donc vous le savez, chers auditeurs, vous pouvez aller commenter sur ce que vous entendez à l'antenne de Sud Radio
Et oui, Judith, puisqu'on vous pose cette question, avez-vous peur de manquer d'eau ? Et vous répondez non à seulement 52%, c'est assez serré.
Et 48% oui, quand même. Exactement.
Et vous nous laissez aussi beaucoup de commentaires. On a Chantal qui nous dit les restrictions, je les comprends, mais je n'espère pas arriver jusqu'au manque d'eau. On a Christophe qui nous dit si les agriculteurs fonctionnent tout, il est certain qu'on manquera d'eau. Ce à quoi lui répond Norbert, dans mon village de 160 habitants, il y a 47 piscines, ce n'est pas à nous, agriculteurs, de faire l'effort. Ça, c'est vrai, et 47 piscines, c'est beaucoup. Mais le pourcentage est surprenant même. Ça veut dire que les gens n'ont pas peur, mais fait en même temps, s'ils n'ont pas peur, c'est qu'on pourrait considérer qu'ils font quand même attention quant à l'utilisation au quotidien.
C'est comme ça,
Léa disait, ils disent que c'est magique parce qu'on ouvre le robinet. Oui, on ouvre le robinet, ça sort.
Ils boirent l'eau de la piscine,
et puis c'est tout. Non, mais c'est comme quand il y a des incendies, tout d'un coup, on se rend compte qu'on a un réchauffement climatique. C'est pareil, quand il n'y aura plus d'eau qui coule par le robinet, on saura qu'on n'en a plus. Ça serait bien de se réveiller à voir les 18h.
Et vu qu'on est les professionnels d'attendre la fin de la fin pour dire « Ah, ben non, ça, il faut vite faire quelque chose. Bon, ben attendons ! » Allez, 18h23, n'attendez pas,
restez avec nous. On continue avec le coup de fil de l'été.
Les vraies voix Sud Radio.
0 826 300 300. Vous pouvez évidemment nous appeler pour nous raconter un peu votre vie sur Sud Radio parce que demain, c'est le 15 août, c'est le coup de fil de l'été.
Les vraies voix Sud Radio.
Oui, merci pour le jingle. Donc, demain, c'est le 15 août, c'est l'un des grands rendez-vous de l'été. Pour beaucoup, c'est aussi l'occasion de profiter d'un jour férié, de partir, de retrouver la famille ou simplement de lever le pied. Alors, si vous êtes en vacances, on veut tout savoir. Est-ce que vous avez prévu quelque chose ? Vous avez prévu quoi, tiens, pour le 15 août ? On part, tiens, l'Iorac sur Luïr en Dordogne. Bonsoir Stéphane Guiry.
Bonsoir, bonsoir à tous. Bonsoir.
Alors, vous êtes en vacances, ou dans une maison de vacances ?
Effectivement, oui. C'est tout à fait ça.
Et alors, qu'est-ce que vous allez faire demain pour le 15 août ?
Eh bien, demain, ça risque d'être une petite promenade au marché de Bergerac, une ville qui n'est pas très très loin.
On attend, de Bordeaux. C'est trop sympa.
Par la suite, un petit restaurant avec des crevettes, pas loin, avec aussi un petit ensemble turc. notamment, aller voir la place Cyrano, voir un petit peu les statues.
D'accord.
Et la basilique.
La balade, quoi. La bonne balade qui va avec. Et tiens, Bruno Pommard, faites quoi ? Vous pourrez être 15 août ?
C'est une bonne question. Je suis en train de me poser la question. Vous avez posé la question à notre auditeur. Vous allez réfléchir ? Vous allez répondre ? On va aller manger au resto. Il faut faire travailler nos restaurateurs. On va boire un coup avec modération. Et puis, c'est ça le plus important. C'est se faire plaisir, quoi. Oui, oui. Moi, j'adore aller dans les bistrots et dans les restos. Je trouve que c'est sympa parce qu'on discute avec plein de gens et je trouve ça formidable. Donc, voilà ce que je vais faire le 15 août. Sauf s'il m'accompagne à une autre idée, mais je ne crois pas. Salia Itamou, qu'est-ce que vous faites de votre 15 août ?
Alors, moi, demain, je vais revoir une amie avec qui j'ai bossé aussi. Donc, je suis très contente de la revoir demain. Je l'embrasse. Elle s'appelle Titem. Elle est professeure dans un collège à Épinay-sur-Seine. Je pense qu'elle m'écoute aujourd'hui. En tout cas, elle était là hier. Elle l'écoutait. On lui fait un bisou. On l'embrasse. Je serai avec elle demain et je pense qu'on va sortir les maillots, serviettes. J'ai besoin, moi, de m'allonger. D'accord. En maillot ? Oui, en maillot et de prendre un peu le soleil et d'arrêter mon cerveau. C'est une bonne idée, ça, pour le 15 août.
Sur le bord d'un, c'est un maillot. Peu importe. Je n'ai pas de spot particulier. Stéphane, vous êtes là ? Oui. On parle beaucoup de chaleur et de sécheresse cet été. Est-ce que vous avez l'impression que ça a quand même changé la manière de vivre vos vacances, en fait ?
Oui, bien entendu. On voit que par rapport à il y a 10-15 ans où vraiment, comment dirais-je, on pouvait sortir un peu plus facilement. Maintenant, on fait un petit peu plus de piscine, on essaye d'aller un peu plus à la mer.
Et puis, il y a aussi les feux d'artifice qui sont annulés parce que vous avez un feu d'artifice potentiellement. Vous ne savez pas s'il aura encore lieu parce que vous êtes censé terminer votre journée comme ça demain mais pour des raisons de sécurité, il y a même de grandes chances qu'il n'y ait pas lieu.
Ce serait dommage parce que ça aurait été l'occasion de prendre de belles photos mais bon, comme vous savez... Il faut préserver les forêts, là. Envoyez-nous vos photos de crevettes, c'est de belles photos aussi. Vous avez envie de manger des crevettes, Célia ? C'est ce qui nous aide. Oui, du coup,
ça vous a donné envie. J'adore les crevettes. Bon, ben voilà. Merci beaucoup, en tout cas. Qu'est-ce que vous allez faire ce soir aussi ? Vous allez faire un petit resto aussi ? Stéphane Guéry ?
Petit barbecue Bien près,
proche de la piscine, attention aux étincelles. Donnez-nous votre adresse, on vous rejoint. Oui, on va venir manger un petit bout de viande avec vous en Dordogne. On ramène les extincteurs. On ramène les extincteurs. On va mettre la bouteille de rosée avec modération, bien évidemment, Stéphane Guéry. Vous êtes vacancié à Lurac-sur-Louïre en Dordogne. Merci d'avoir témoigné avec nous ce soir sur Sud Radio.
Merci à vous. Allez, à bientôt.
Merci Stéphane. Vous profitez de vos vacances. On ne sait pas ce que vous faites pour le 15 août, mais soyez ensemble, prenez du bon temps, profitez de ce beau soleil même s'il fait très chaud. L'idée, c'est de se faire plaisir, évidemment. On reste ensemble puisque dans un instant, ça sera l'info en plus avec Quentin Barbasa. Il est 18h27 sur Sud Radio. A tout de suite. Sous-titrage Société Radio-Canada