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Conférence de presseLCI (sur YouTube)· 2 juillet 2025 57 minContradictoireActualité / polémiqueDéfenseEurope & internationalNumériqueInstitutions & élections

Le Grand Dossier - Nucléaire iranien, Ukraine : Poutine dicte le jeu ?|LCI

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi Donald Trump a-t-il suspendu la livraison de toutes ses armes à l'Ukraine ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Quels sont les impacts précis de la suspension des missiles patriotes pour l'Ukraine ?

  • 10:00RelanceRéponse partielle

    Est-ce que l'appel Macron-Poutine était indispensable selon vous ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    L'Iran peut-il fabriquer une bombe atomique en quelques mois malgré les frappes ?

  • 21:00OuverteRéponse directe

    La suspension de la coopération avec l'AIEA signifie-t-elle l'absence totale de vérification ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:30Fait
    « Trump vient de décider d'arrêter de fournir toute une série d'armes à Kief. Regardez, suspension de livraison des précieux missiles patriotes utilisés par Kief pour se défendre. »
  • 3:30Fait
    « L'armée russe ne cesse de progresser et vient de conquérir, dit-elle, l'ensemble de l'Oblast de Louanx. Une première depuis le début de la guerre en Ukraine. »
  • 27:00Chiffre
    « La Corée du Nord s'apprête à tripler le nombre de ces troupes combattant pour la Russie sur les lignes de front avec l'Ukraine en envoyant 25000 à 30000 soldats supplémentaires. »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] Il est 16h50, c'est l'heure du grand dossier. Soyez les bienvenus en direct sur LCI Canal 15. Ces dernières heures ont prouvé à ceux qui voulaient en faire un paria qu'il est non seulement impossible de faire sans lui mais que c'est lui le maître du jeu.

Quel est le point commun entre le nucléaire iranien, la guerre en Ukraine à Gaza et la Chine ? Et bien c'est Vladimir Poutine, c'est l'homme qui tient les cartes. Emmanuel Macron qui n'avait pas eu de mots assez dur envers le président russe, s'est résolu hier un échange de plus de 2 heures au téléphone après 3 ans de silence car il y a urgence empêcher Terran d'avoir l'arme nucléaire.

Le régime des Molas a suspendu aujourd'hui sa coopération avec l'Agence de l'énergie atomique. Le monde n'aura donc plus les moyens de vérifier l'état des stocks d'uranium enrichi en Iran. À l'heure où le patron de l'agence justement de l'AE estime que Terran n'a besoin que de quelques mois malgré les dégâts causés par les frappes américaines pour fabriquer une bombe atomique.

Où en est l'Iran ? C'est ce que nous verrons. Carte d'appui avec le colonel Goya.

Le Kremelin jubile car il vient d'avoir indirectement un coup de pouce inattendu sur le front de la guerre en Ukraine. Trump vient de décider d'arrêter de fournir toute une série d'armes à Kief. Regardez, suspension de livraison des précieux missiles patriotes utilisés par Kief pour se défendre. des obus d'artilles ou encore des missiles lancés depuis les F16.

Le président américain veut protéger ses stocks. Une annonce qui ne pouvait pas plus mal tomber tandis que le monde regarde d'ailleurs. L'armée russe ne cesse de progresser et vient de conquérir, dit-elle, l'ensemble de l'Oblast de Louanx.

Une première depuis le début de la guerre en Ukraine. Nucléaire iranien, Ukraine, Poutine dicte le jeu. C'est la question du grand dossier ce soir.

Écoutons ensemble le porte-parole du Kremelin qui explique pourquoi Moscou et Paris ont décidé d'échanger. Compte tenu de ce que Macron a dit au cours de ces trois dernières années, de ces décisions prises des armes qu'il a fourni, pourquoi la Russie pense-t-elle qu'il est nécessaire de répondre à son appel ? Bien, vous savez que Poutine a confirmé à plusieurs reprises sa volonté de poursuivre le dialogue.

Il est toujours nécessaire et opportunue même avec ceux avec lesquels les désaccords sont très forts. C'est dans notre intérêt. Allons plus loin dans le grand dossier.

J'ai le plaisir d'accueillir ce soir le colonel Michel Goya. Bonsoir. Sans qui cette émission n'aurait aucun sens, on est d'accord.

Il est indispensable pour nous éclairer, consultant militaire pour LCI. La pression la pression. Magalie Bartz, tout aussi indispensable, notre éditorialiste international pour LCI.

Merci d'être là. Et accueillons avec plaisir Jean-François Boutor. Bonsoir.

Grand spécialiste de la Russie et séiste. Vous êtes l'auteur de ce livre Poutine, la logique de la force aux éditions de l'aube. Il va s'afficher dans quelques instants.

Regardez, c'est un risque pris dans ce bras de fer entamé avec Poutine depuis le début de la guerre en Ukraine. Emmanuel Macron qui n'avait pas eu de mots assez durs envers le président russe s'est résolu hier à un échange de plus de 2 heures au téléphone après 3 ans de silence face au danger que représente le nucléaire iranien. Le président de la République et le président russe se sont entretenus pendant plus de 2 heures au téléphone pour parler du programme nucléaire iranien et de l'Ukraine.

Le président a souligné le soutien indéfectible de la France à la souveraineté et à l'intégrité territoriale de l'Ukraine. Voilà ce que dit le communiqué de l'Élysée. Et voilà ce qu'on a retenu le Kremelin.

Vladimir Poutine et Emmanuel Macron ont discuté de la situation au Proche Orient dans le contexte du conflit Iran Israël et des frappes américaines sur les installations iraniennes. Le conflit ukrainien est une conséquence directe de la politique des États occidentaux qui pendant de nombreuses années ont ignoré les intérêts de la sécurité de la Russie, ont créé une tête de pont antirusse en Ukraine alimentant le régime de Kief avec diverses armes modernes. Et voilà la leçon tirée par les propagandistes russes à la télévision.

L'un des principaux sujets était la perspective d'un règlement pacifique en Ukraine. Les dirigeants ont confirmé leur approche fondé sur des principes en ce qui concerne d'éventuels accords. Mais je voudrais noter qu'en examinant la situation en Ukraine, Vladimir Poutine a rappelé que le conflit ukrainien était une conséquence directe de la politique des États occidentaux qui pendant de nombreuses années ont ignoré les intérêts de sécurité de la Russie et créé un tremplin antirusse en Ukraine.

Qu'est-ce que nous dit cette séquence à double tranchant Magali ? que qu'Emmanuel Macron après a vraiment pris un risque diplomatique, c'estàd pendant 3 ans, c'est le silence. Il disait encore il y a quelques mois tout le mal qu'il pensait de la Russie, puissance impérialiste, puissance révisionniste.

Mais en même temps, la donne change quand même parce qu'il y a des négociations qui commencent avec les les Ukrainiens. On les on les a vu à Istanbul he les Ukrainiens rencontrent les délégations russes. Il y a Donald Trump qui téléphone à Vladimir Poutine quand même assez régulièrement.

Donc du côté de l'Europe, il y a quand même une volonté de faire entendre sa voix, de ne pas laisser à Donald Trump le monopole du dialogue avec Vladimir Poutine. On sent qu'Emmanuel Macron y pensait he depuis un certain temps. Il l'avait notamment évoqué la semaine dernière lors de ses séquences diplomatiques au temps et Conseil européen.

Donc il prend ce risque de de demander hein ce coup de téléphone. Donc ça peut être évidemment et ça l' interprété comme un signe de faiblesse par la Russie. Après la France explique bien en débriefing de ce coup de téléphone que c'est vraiment sur le nucléaire iranien que la discussion portée d'abord et avant tout parce qu'il y a une véritable inquiétude de la sortie du traité de non prolifération et du fait que les inspecteurs de la IA n'aient plus de droit de cité en en Iran et ne puissent pas aller vérifier.

Alors évidemment au détour de la conversation, ça a duré 2 heures quand même, il ne pouvait pas Emmanuel Macron ne pas parler de l'Ukraine. Et alors, il a dit manifestement à Vladimir Poutine, ça ne sert à rien de reparler des causes profondes de la guerre parce qu'il sait très bien comment ça se passe ces conversations avec Vladimir Poutine et ça n'a pas ça n'a pas loupé comme on le voit dans le communiqué puisque à nouveau évidemment c'est à cause de l'Occident que cette guerre a commencé si l'on en croit le la vision évidemment du Kremelin. Colonel, est-ce que ça veut dire que les occidentaux n'ont pas réussi à faire de Poutine un paria ?

Ah euh comment dire sur le sur le principe de de de parler euh moi je suis pas je suis pas contre même la la guerre c'est de la politique violente mais ça reste de la politique. Donc même les ennemis se se parlent alors par des intermédiaires le plus souvent mais ils peuvent se parler. La France n'est pas ennemi de la Russie.

On n'est pas en guerre avec la Russie. On est en confrontation avec la Russie. C'est un peu différent.

On n pas coupé les relations diplomatiques avec la Russie. Donc et on il se trouve que la France fait partie des membres permanents du conseil de sécurité comme la Russie et que s'intéresse aussi à d'autres sujets malgré tout que l'Ukraine. Donc sur le principe que Emmanuel Macron, comme il l'avait annoncé effectivement au Conseil européen, s'adresse à aux autres pays membres dotés d'ailleurs de l'arme nucléaire et membre du conseil permanence sécurité euh pour traiter du problème de du nucléaire iranien.

En soi, ça me choque pas spécialement. Euh maintenant euh je trouve qu'il était peut-être pas à droit justement d'évoquer le le sujet ukrainien euh parce que d'abord par principe hein, je veux dire je vois pas l'intérêt d'aller percuter un mur euh tout en ayant aucun moyen de fracasser ce mur. Donc on savait très bien que ça ne servait strictement à rien.

Et puis une autre question que je me pose, c'est effectivement il veut parler à tout le monde mais pourquoi s'adresser d'abord à Poutine et pourquoi il a pas commencé par parler aux autres membres du conseil de sécurité ? On se met d'accord entre allié puis après on voit ce que ce qu'on peut faire avec Vladimir Poutine sur un sujet qui effectivement peut faire consensus. Tous les membres du conseil de sécurité sont à peu près d'accord sur le respect du du trait traité de non prolifération sur la la la non prolifération.

Donc il il y a un vrai sujet. Voilà. et puis ensuite parler de l'Ukraine en ce moment alors que je dire les nouvelles sont pas forcément bonnes pour l'Ukraine alors que le Trump annonce concrètement le le la fin de de l'aide militaire américaine que sur le terrain ça va pas forcément très bien non plus.

Euh c'était pas forcément à mon sens c'était pas forcément une bonne idée. Voilà donc pour résumer pourquoi pas parler de l'Ukraine à mon sens c'était une erreur et parler tout seul aussi. Alors je et je termine là-dessus est-ce qu'il en a parlé d'abord aux autres ?

C'est ça. Est-ce qu'ils sont au courant ? Est-ce que Kerm Starmer était au courant ?

Zelenski a été appelé après mais il avait été il avait été prévu du coup de fil euh pour Zemski. Oui, je on a l'impression que oui. C'est les autres.

Je dire moi je serai à la place de Kstammer. Je dis écoute Emmanuel euh c'est bienin mais tu es parti avec le ballon tout seul quoi. Comme d'habitude.

Oui ben je vous répondrai c'est moi j'ai la puissance puissance nucléaire. Ben Starmer aussi. Euh ah oui c'est vrai.

Oui mais je suis toujours dans l'Union européenne. C'est vrai aussi. Avant de retrouver nos envoyés spéciaux en Ukraine, Marianne Cotonov et Éric Jos qui nous attendent.

Justement Jean-Fan Boutor. Est-ce que l'appel était indispensable ? Écoutez l'appel il vient pourquoi ?

Il vient parce que la France et les Européens d'une part, les Russes d'autre part ont été marginalisés sur le dossier iranien. Les deux partit d'autres. C'est une affaire entre Trump désormais et la Yatola Hamene, point final.

Et désespérément euh Emmanuel Macron cherche une voix pour exister et c'est un parmi ces réflexes les plus courants d'une certaine manière, c'est d'aller chercher un partenaire qui va lui permettre de venir en de remonter en scène. Ce qui à mon avis est une erreur, c'est pas de parler comme comme l'a dit Michel. De toute façon, à un moment donné on parle et de toute façon, il y a des par des tas de canaux, on parle.

La question n'est pas là. La question c'est de savoir euh quel objectif on poursuit et quel objectif celui qu'on a en face poursuit. Et là on a offert à Vladimir Poutine un retour au en premier plan juste derrière Trump s en profite pour dire bah il faut qu'il revienne au G au G8 et cetera et cetera. le comment dire Poutine, il il ne peut-être ravi puisque ça leur remet en selle sur la scène sur la scène internationale euh à un moment où euh c'est vrai que les choses sont pas très bonnes pour l'Ukraine, mais elles sont pas non plus très bonnes pour la Russie.

Le mois de juin a été celui des plus grandes avancées russes depuis longtemps. Mais enfin, les plus grandes avancées, c'est 554 ou 556 km² sur une ligne de front qui en fait 1600, c'est-à-dire en gros 350 m en moyenne sur la ligne de front. Ça donne la mesure de la situation.

On donne à Poutine un poids tout à fait considérable. Et encore une fois, moi je trouve c'est pas la question du principe de la de la discussion, c'est méconnaître très très profondément les manière de fonctionner de Poutine. Poutine prend tout ce qu'il peut faire, tout ce qui est bon à prendre, il le retourne à son avantage.

Et on n'a pas tant si on n' pas les moyens de pression pour empêcher ça, ça sert à rien. Tandis que le monde justement regarde ailleurs, l'armée russe ne cesse de progresser et vient de conquérir, dit-elle, l'ensemble de l'Oblast de Louang, une première depuis le début de la guerre. C'est ce que nous verrons avec le colonel Goya.

Carte l'appui dans un instant. Mais d'abord, partons retrouver nos envoyés spéciaux. Euh Marianne Cotonov avec Éric Joset.

Bonsoir Marianne, vous êtes en direct euh de Kief hein. Euh vous avez euh accumulé les missions en Ukraine. Donc vous connaissez le dossier parfaitement. comment les Ukrainiens réagissent face aux dernières avancées russes.

Alors bien sûr que c'est une très mauvaise nouvelle hein. Alors bien sûr c'est il faut quand même relativiser hein. Ça avance mais ça avance très lentement.

Néanmoins, au mois de juin et bien c'était la plus forte avancée 588 km² très exactement depuis novembre dernier où le record était à plus de 700 km². Donc bien sûr que c'est une mauvaise nouvelle et en plus de ça, les planètes sont décidément pas très alignées hein puisque euh euh Washington douche froide annonce et bien euh l'arrêt du moins euh pour certaines armes euh qu'ils seront donc plus fournis euh à l'Ukraine et notamment euh les les armes de de défense antiaérienne. Et ça c'est un coup dur aussi pour la population parce que elle est la défense antiaérienne, il faut pas oublier, c'est ça qui défend les villes comme Kief, comme Nipro, comme Carif qui sont énormément visées.

Et puis on a quand même eu là cette petite musique de André Yermarc qui est donc le le chef de cabinet du président Zelenski qui annonce que il faut garder son sang froid. En fait ce qu'il dit c'est pas de panique déjà les douches froides venant de Washington, on en a déjà eu plusieurs. Donc attendons d'avoir des informations officielles.

Il ne faut croire que les informations officielles. Ne pas trop lire les gros titres dans les journaux que l'industrie aussi de l'armement ukrainienne travaille. donc d'essayiser.

Mais justement ce ce cet avertissement, on sent aussi que c'est parce que la panique si on peut dire, c'est pas vraiment une panique mais quand même ce sentiment d'inquiétude qui augmente et bien gagne à la fois la population et les militaires. Les militaires hein qui disaient encore ce matin que si euh effectivement on avait plus l'armement américain et bien la situation allait devenir vraiment très compliquée. Merci beaucoup Marianne pour ces précieuses remontées de terrain avec Éric Jet en direct ce soir de de Kief.

Allons plus loin avec vous colonel Goya. Carte à l'appui où on est précisément l'armée russe sur le terrain aujourd'hui ? Alors regardons ensemble hein.

Moscou euh à cette date dit contrôler 100 % de l'lasque de Louang. He c'est une première depuis le début du conflit. Alors certes euh depuis des mois, on savait que euh la Russie contrôlait euh presque 99 % euh de cette région, mais maintenant c'est 100 %, et c'est la première fois euh que l'armée russe euh le revendique depuis l'invasion en Ukraine en février 2022.

Vous voyez pour les autres blasts 69 % pour Donetsk, 72 % pour le Blast de Zaporidja et de Kerson he qui sont annexés officiellement par le président russe et 100 % pour la Crimée depuis 2014. Au total, ça fait près de 19 % du territoire ukrainien qui a été conquis par l'armée russe. Et on peut voir que ça continue de pousser, si on peut dire hein colonel dans le blasque de euh d'exque et aussi aux abords de Lou.

Euh oui, alors d'abord oui, vous l'avez fait remarquer Lousk 100 % de Lou, il faut pas c'était pas une ruée d'un seul coup, c'est une percée, on est pé de 99 % à 100 %. Voilà, donc c'est c'est tout à fait symbolique en l'espace de de de quelques semaines. Euh mais euh il faut bien comprendre que euh tout ça c'est euh allez en terme de stratégie militaire, on est au niveau zéro quand même de la stratégie militaire. 1915 ont demandé au maréchal Geoffre et pourquoi vous lancez toutes ces attaques là, pourquoi on perd autant de gars pour gagner quelques kilomètres carrés ?

Il disait je les grignote en parlant des Allemands et on disait mais c'est complètement con. Bah là, c'est la même chose et c'est même pire d'ailleurs, ça va encore plus lentement que pendant la Première Guerre mondiale ce qu'on est en train de faire. Donc la Russie voilà multiplie des m des petites petites attaques pour gratter du terrain.

Mais du terrain c'est du vide. Mais je veux dire là il y a pas il y a rien. Il y a pas il y a pas même pas de grande ville.

Il y a pas de ville, il y a pas rien. Colonel c'est un symbole. Non non c'est pas un symbole.

C'est une pression éventuellement que vous pouvez faire. Donc et puis ça se fait tellement lentement. Je sais pas si on va voir les chiffres de de regarder parce que c'est très intéressant de regarder dans le détail. la progression russe depuis septembre dernier.

Et en effet, ces ces ces dernières semaines, ces derniers mois, c'est pas du tout la plus forte progression depuis euh 2024. Regardez, en octobre 2024, euh en novembre 700 km et aujourd'hui euh autour de 500. Donc si on regarde depuis le mois de novembre, c'est en baisse, c'est un recul léger mais un recul quand même.

Euh oui. Alors après oui, il y a eu une baisse effectivement au tournant de l'année essentiellement puis c'est remonté. Mais il faut bien comprendre là aussi un département français c'est 6000 km².

Là on on parle en un mois d'une conquête d'un diè de départements français. Il faut bien se rendre les choses. C'estàd qu'il y a des centaines d'hommes qui sont morts pour conquérir un diè de départements français pour rien quoi.

Euh alors même de point de vue ukrainien euh on pourra dire "Attendez, ben en fait c'est nous qui gagnons, quoi. On gagne du temps et pour à ce rythme là, il leur faudra des années et des années pour simplement conquérir ce qui est à priori annoncé, c'estàd les quatre blast. Donc c'est mission impossible.

On appelle ça une manœuvre de freinage en terme militaire et on gagne du temps, on échange de l'espace contre beaucoup de temps. Bah là c'est exactement ce qui est en train de se passer à cette différence près que gagner du temps, oui mais c'est avec une perspective derrière, c'est éventuellement parce qu'il va y avoir des renforts, parce qu'il y avoir des systèmes de contre-attaque alors que du côté ukrainien et c'est ça le vrai problème, c'est qu'il y a pas vraiment de perspective. On peut donner des coups en Russie, on peut faire des trucs assez spectaculaires mais il y a pas de perspective de contre-attaquer si vous voulez de de pour l'instant.

Et donc c'est pour ça que les les Russes continuent en fait ils exercent une pression, ils vont dans le bon sens. Il y a qu'une dictature qui peut faire ça hein euh d'envoyer des hommes à la mort par centaines et par milliers pour conquérir des kilomètres carrés de vide pendant des mois et des mois et des mois. Euh en espérant peut-être que les Ukrainiens finiront par s'effondrer, craquer quelque part.

Mais c'est même pas c'est même pas forcément enfin un ob enfin c'est un objectif assez vaporu. Juste un dernier point. Euh oui, ça augmente un peu mais quand vous regardez un peu dans le détail, c'est aussi parce que les Ukrainiens par exemple sont ont rétabli de nouvelles lignes de défense derrière, se sont restructurés, donc ils abandonnent un peu de terrain devant qui est mal défendable, qui est pas défendable euh pour se replier souvent sur des lignes qui sont un peu plus euh un peu plus solides euh et donc ce qui explique aussi parfois la progression.

Donc là d'un point de vue militaire, c'est très difficile à interpréter ce que ce qu'on voit là. C'est quelque chose d'assez unique. On se bat pendant 2 ans pour Chassiviar.

C'est une colline. On a jamais vu ça en réalité dans l'histoire de voir des hommes mourir, se faire découper en morceaux pour parité pour pas grand-chose. Mais vous avez raison.

Ce qui compte, ce sont les perspectives et elles ne sont pas bonnes. Quand on regarde ces images de de combat et bien ça nous rappelle à quel point l'Ukraine a besoin de l'aide américaine. Seulement à l'heure où Poutine jubile car il progresse doucement mais il progresse quand même sur le front ukrainien, Trump vient de lui donner un coup de pouce inespéré.

Il vient de décider d'arrêter de fournir toute une série d'armes à l'Ukraine. Est-ce le coup de grâce pour Kief ? C'est ce que nous verrons dans un instant.

Le seul terrain où le président russe est prêt à discuter, c'est le nucléaire iranien que l'on abordé avec Magali à l'instant. Le régime des MOLA suspend sa coopération avec l'Agence de l'énergie atomique. Le monde n'aura donc plus les moyens de vérifier l'état des stocks d'uranium enrichi.

Alors que le patron de laa estime que Teran n'a besoin que de quelques mois malgré les dégâts causés par les frappes américaines pour acquérir la bombe atomique. Le vrai du faux dans un instant dans le grand dossier. À tout de suite.

Vous êtes bien devant le grand dossier consacré à cette question nucléaire iranien. Ukraine. Poutine dicte le jeu.

Le président russe qui jubile car il vient de recevoir indirectement un coup de pouce inattendu. Trump arrête de fournir toute une série d'armes à l'Ukraine. Est-ce le coup de grâce pour Kief ?

Nous retrouverons nos envoyés spéciaux à Washington dans un instant. Le seul terrain où le président russe est prêt à discuter, c'est sur le nucléaire iranien à l'heure où le régime des molas suspend sa coopération avec l'agence de l'énergie atomique. Ça veut dire que le monde n'aura plus aucun moyen de vérifier l'état des stocks d'uranium enrichi en Iran à l'heure où malgré les dégâts causés par les frappes américaines, l'Iran pourrait fabriquer une bombe atomique en quelques mois seulement ou en été errant.

C'est ce que nous verrons avec le colonel Goya et Bruno Combi, ingénieur en génie nucléaire qui va nous rejoindre dans le grand dossier. Mais d'abord les principaux titres de l'actualité. À la une, le pays est toujours en vigilance canicule.

Quatre départements sont maintenus aujourd'hui en vigilance rouge jusqu'à ce soir 22h. L'aube, le Cher, le Loiret et Lyonne. À partir de demain, la vigilance repasse au niveau orange pour 40 départements.

Donald Trump a appelé hier le Hamas, a accepté une ultime proposition de cesser le feu dans la bande de Gaza qui lui sera bientôt présentée. Le président américain déclare qu'Israël a de son côté accepté les conditions pour finaliser un cesser le feu de 60 jours. Aux États-Unis, cette décision choque.

Le mania de hip hop PIDI a été acquitté aujourd'hui de trafic sexuel et d'association de malfaiteurs. Les accusations les plus importantes portées contre lui. Il a été reconnu coupable en revanche de transport de personnes à des fins de prostitution à l'issue de ce procès hyper médiatisé à New York et relayé dans le monde entier.

Voilà pour l'essentiel de l'actualité à 17h20. Euh vous êtes bien devant le grand dossier consacré à cette question nucléaire iranien. Ukraine, Poutine dicte le jeu avec le colonel Michel Goya, avec Jean-François Boutor, un grand spécialiste de la Russie, Magalie Bartes et Bruno Combi, ingénieur en en génie nucléaire et polytechnicien qui va nous rejoindre dans quelques instants.

Mais parlons d'abord dans cette guerre de ce coup de tonner pour l'Ukraine et ce coup de pouce inattendu pour le Kremelin qui jubile. Les Américains annoncent suspendre la fourniture de toute une série d'armes à l'Ukraine, craignant que leur propre stock et trop diminué. Regardons ce que dit la porte-parole de la Maison Blanche ce soir.

Euh cette décision a été prise pour mettre les intérêts de l'Amérique en premier à la suite d'un passage en revue de l'aide militaire de notre nation à d'autres pays à travers le monde. Partons tout de suite retrouver nos envoyés spéciaux en direct de Washington DC, Hélène Bonet et Arthur Grelet. Bonsoir Hélène.

Pourquoi Donald Trump a-t-il suspendu la livraison de toutes ses armes à l'Ukraine ? [Musique] Alors, c'est une décision qui a été prise par le Pentagone il y a quelques semaines hein et qui est portée à notre connaissance ces dernières heures. Cette décision, elle a été prise parce que l'administration s'inquiète de l'état des stocks d'armes américains.

C'est en tout cas ce qui explique plusieurs sources euh dans la presse américaine. Euh ces stocks qui auraient drastiquement diminué parce que ces dernières années, les États-Unis ont apportaient évidemment leur soutien à l'Ukraine face à l'invasion russe. Mais il y a aussi ces opérations militaires au Yémen face au outil. les opérations au Moyen-Orient de manière générale et donc les États-Unis ont lancé une évaluation de ces stocks pour voir ce qu'il restait.

Cette livraison, elle devrait être suspendue jusqu'à la fin de l'examen, voir au-delà si les États-Unis estiment que ces armes sont nécessaires dans d'autres parties du monde. Et évidemment, la Blanche a a réagi a dit qu'il c'était une décision qui avait été prise dans l'intérêt des Américains, mais c'est une décision qui pénalise l'Ukraine évidemment parce que parmi les armes qui sont retenues, qui ont été mises en pause et bien il y a les fameux systèmes de défense antiaérienne patriote, celle que réclame l'Ukraine pour pouvoir protéger son ciel face aux attaques russes. Merci beaucoup Hélène Bonet qui va bientôt avoir sa green card depuis le temps qu'elle est aux États-Unis et qu'elle suit tous les dossiers concernant l'administration Trump.

Merci beaucoup Hélène Mona en direct de Washington ce soir. De quelles armes parle-t-on précisément ? Regardons ensemble.

Suspect suspension de la livraison des précieux missiles pour système patriotes utilisé par Kief pour se défendre d'au butus d'artillerie de précision ou encore de missile lancé depuis F16. Dans le détail colonel hein quand on regarde par exemple d'abord les obus excalibur on verra les missiles F16 et les missiles patriotes ensuite quel impact pour la perte de chacune de ces armes pour les Ukrainiens ? Euh alors alors très précisément, alors l'Excalibur euh en réalité sera pas forcément très euh très important.

D'autant plus que il avait perdu beaucoup de son efficacité, les Russes arrivent à le brouiller. Euh il en avait pas beaucoup. Euh donc je rappelle hein, ce sont obuses obus extrêmement précis euh très grande précision.

Euh bon c'est euh voilà, ça c'est euh tant pis, je veux dire, c'est pas c'est pas forcément le le plus important. Euh les munitions euh de F16. Alors, c'est des c'est intéressant parce que ce sont des missiles antiaériens qui en a normalement euh euh comment dire pour défendre le ciel.

Euh vous avez toutes les batteries de missile sol hein, on en va reparler. Euh mais vous avez aussi donc maintenant les avions les F16, ils portent leurs propres missiles, ils peuvent abattre euh des missiles, ils peuvent abattre des drones et cetera. Ces missiles euh essentiellement, je pense qu'il s'agit des IM 120, des missiles RR.

Euh bon, c'est dommage aussi. Mais à la limite, je pense que les Européens qui utilisaient l'F16 doivent encore avoir un certain nombre de stocks de de missiles AM 120. Bon, la vraie difficulté, je pense que c'est pour surtout pour les les patriotes.

C'estàd que là, on a un vrai sujet, c'est une vraie difficulté. C'est on est en flux tendu depuis le début. cette défense a antiaérienne euh ukrainienne qui est utilisée au départ des systèmes soviétiques euh efficaces hein mais euh donc tu as la la pluie évidemment plus de de de missiles depuis longtemps.

Elle dépend maintenant des euh des des batteries des systèmes qui ont été fournis par les pays occidentaux et le plus sophistiqué d'entre eux c'est le patriote. C'est ce qui tire le plus loin, le plus haut. C'est ce qui permet d'intercepter les missiles hyper hypervéos par exemple.

Et donc c'est c'est extrêmement important pour eux. et sans les missiles patriotes, bah ça va devenir compliqué. Donc là aussi derrière, il faut se poser la question, est-ce que les Américains vont aussi accepter que des pays européens éventuellement réexportent ou réenvoient en Ukraine des matériels américains ?

Vous savez que tout matériel que vous vendez qui un autre pays, vous avez un droit de je de véu ou de regard sur ce que sur sa réexportation d'une certaine façon. Donc si les Américains euh disent acceptent que les Européens fournissent leurs patriotes, euh bon, ce sera euh ce sera compliqué aussi pour ces pays européens parce que encore c'est c'est des munitions critiques hein, à 2 3 millions pièces, c'est n'a pas beaucoup. Euh mais pour le coup, c'est certainement ce qui va poser le plus de problèmes et il faut bien le dire, je termine là-dessus.

Euh moins de défense aérienne, c'est plus de missiles qui tombent sur la ville et c'est plus de gens qui sont tués, hein. Et oui. Alors, une suspension de de livraison d'armes, vous l'imaginez, hein, au grand âmes de de l'Ukraine, euh tout retard ou délai dans le soutien aux capacités de défense de l'Ukraine ne ferait qu'encourager l'agresseur à poursuivre la guerre et la terreur.

Et écouter de son côté ce que dit le porte-parole du Kremelin, Dimitri Peskov. D'après ce que nous comprenons, la raison de cette décision est que les stocks sont vides, qu'il n'y a pas assez d'armes dans les entrepôt. En tout état de cause, moins l'Ukraine recevra d'armes, plus la fin de l'opération militaire spéciale se rapproche.

Mais qu'est-ce que ça veut dire ? Washington veut porter le coup de grâce à l'Ukraine ? Non, mais c'est que il y a il y a d'autres conflits et on a on a vu euh d'ailleurs avec le proche Orient, avec euh la la guerre Israël-Iran que que d'ailleurs euh les États-Unis ont ont détourné certaines armes antidrone qui devaient être livrées à l'Ukraine pour protéger les bases américaines au Moyen-Orient. euh parce que ces ces ces missiles antimissiles, cette défense anti-ariérienne, on voit bien à quel point elle est absolument centrale.

Alors, elle est centrale pour les Américains pour protéger en effet leurs différents intérêts, pour aider à protéger euh Israël, mais elle est aussi essentielle pour évidemment pour l'Ukraine, pour protéger ces villes. Alors qu'on voit bien en plus ces derniers temps à quel point le nombre de drones, le nombre de missiles russes envoyés sur l'Ukraine augmente chaque chaque chaque jour. pratiquement, on a de nouveaux records de de salves de de de projectiles envoyés sur l'Ukraine. pour pour le gouvernement ukrainien, même si on va pas se cacher, hein, c'est pas vraiment une surprise ce désengagement américain, mais reste que aujourd'hui euh manifestement, ils ont accusé le coup, ils ont convoqué euh le c'est pas l'ambassadeur mais le le le premier secrétaire américain à Kiep au ministère des affaires étrangères ukrainien pour avoir des explications.

Il y a eu, ils ont expliqué qu'ils avaient même pas été notifiés de la part du Pentagone de cet arrêt des des livraisons. Donc, ils ont cherché à avoir leurs homologues au Pentagone au téléphone pour pour comprendre ce qui ce qu'il en était. C'est inquiétant pour le gouvernement et puis c'est très inquiétant pour cette population ukrainienne qui est sous le coupt de de ces missiles chaque chaque nuit et qui voit qu'il n'y a pas assez de batterie antipatriote.

L'Ukraine en a H. et l'essentiel c'est pour protéger la capitale, c'est pour protéger Kiev et on voit bien à quel point les Russes aussi s'emploient à viser d'autres villes. Donc il y a un véritable manque de protection du du ciel ukrainien et c'est un véritable problème parce que Poutine met une pression maximale sur la population aussi pour la faire céder pour pour la faire craquer.

Jean-François, moi je voudrais vous proposer une interprétation de la situation si je peux me permettre. C'est-à-dire que les Trump agissent avec les livraisons d'armes d'une certaine manière comme Poutine agissait avec les livraisons de gaz. Il ouvre ou il ferme le robinet pour obtenir des résultats.

Il vous a pas échappé que il a réussi un grand coup euh autour de l'Iran. il annonce euh il y a quelques jours euh un accord de paix euh dans la à l'endroit où il y a la guerre qui la plus meurtrière du monde euh dans le dans le Nord Kivou entre le Rwanda et le le la RDC. On a entendu tout à l'heure, on a appris tout à l'heure que il y aurait peut-être euh un cesser le feu en vue à Gaza.

Et mon interprétation, c'est que Trump a décidé que ça serait l'été de Trump, c'est-à-dire qu'il serait l'homme de la paix. qui imposerait la paix et que il va essayer de tordre le bras à ses aux deux partenaires, si j'ose dire, au deux adversaires de la guerre, à à Zelenski, c'est plus facile avec le avec le robinet de de l'aide militaire et avec et à Poutine parce que selon des sources ukrainiennes, il aurait dit à l'instram, tu peux y aller à la rentrée des sénateurs, vous allez pouvoir mettre le le plan de sanction. sur le et donc il veut faire une pression des deux côtés pour obtenir le cesser le feu qui parce qu'il est en échec quand même et il faut qu'il sorte de cet échec là et je pense que c'est ça je pense qu'on est là à ce à ce pointl réagir ça n'enlève rien ça n'enlève rien aux difficultés très profondes que ça va poser aux Ukrainiens c'est évident on peut le voir aussi différemment c'est-à-dire que on peut se dire que Trump justement ayant des vrais succès diplomatiques sur le front israélo-iranien en plus maintenant peut-être demain espè-il un accord au Proche Orient avec sur Gaza plutôt se dit bon ben pour le coup en Ukraine c'est beaucoup trop compliqué, c'est un problème d'européen et pour le coup je me désengage et je ne vais pas plus loin.

C'est alors vous vous avez la version optimiste, la version pessimiste, c'est pas une version optimiste du tout. Je suis désolé. Non, la version le fond ce qu'il y a derrière c'est que Trump veut un deal avec la Russie puisqu'il veut faire des affaires avec la Russie comme il veut faire des affaires avec l'Iran, il préfère faire des affaires avec les dictateurs parce que c'est beaucoup plus facile de faire des affaires avec les dictateurs.

Il y a pas de problème de faut pas s'encombrer ni de la population, ni des institutions, ni rien. Et il veut un avec la Russie parce qu'il veut faire des affaires. C'est la seule chose qui l'intéresse vraiment.

Et donc c'est pour ça c'est pas du tout c'est pas du tout optimiste, hein. Non non mais aujourd'hui c'est cynique à mon avis. Alors, certainement cynique, mais aujourd'hui ce que l'on voit plutôt, c'est quand même un désengagement américain et une volonté de dire euh finalement cette guerre-là, c'est pas la nôtre, c'est trop compliqué et euh et donc gardons nos armes pour nous défendre nous.

Moi c'est plutôt comme ça que je vois plutôt comme Magalie effectivement. Oui. Mais à quoi sert de faire une pression sur Zelenski ?

Parce qu'ils sont déjà d'accord euh pour négocier. Euh il y a pas besoin de faire pression sur les Ukrainiens, c'est déjà acquis. Alors qu'en même temps, il y a aucune pression qui faite sur les R.

Ils sont d'accord pour négocier mais ils sont pas d'accord sur les résultats de la négociation. Attention, je je précise que dans cette séquence d'accord pour négocier, pas pour capituler non plus hein. Moscou peut compter sur le soutien sans faille de la Corée du Nord et regardez cette séquence censée être très émouvante qui s'est déroulé à Pyong he les larmes du dictateur nord-coréen qui rendait hommage au côté de sa fille à ses soldats morts en Russie hein dans la région de de Coursk.

Hommage rendu au côté de la ministre de la culture russe à l'heure où la Corée du Nord s'apprête à tripler le nombre de ces troupes combattant pour la Russie sur les lignes de front avec l'Ukraine en envoyant 25000 à 30000 soldats supplémentaires pour aider Moscou. C'est ce que disent les renseignements ukrainiens relayés par CNN. Avant de parler du nucléaire et j'accueille Bruno Combi, bonsoir polytechnicien et ingénieur en génie nucléaire colonel Kimong Hun va donc envoyer deux fois plus de soldats nord-coréens.

Oui. Euh sur le terrain. Euh oui oui.

Trois fois plus voire même trois fois plus certainement. Donc ça veut dire que ça c'est un effort qui s'inscrit dans la durée. Je ne sais même pas d'ailleurs pourquoi il y a eu une interruption.

C'est un effort qui non seulement s'inscrit dans la durée mais qui va augmenter qui commence à atteindre d'ailleurs une masse critique avec 30000 hommes supplémentaires. Alors je sais pas très bien à quoi ils serviront. Est-ce qu'ils serviront à défendre simplement la frontière russe par exemple ?

Pour l'instant les soldats nord-coréens n'étaient qu'en Russie hein, ils sont ils n'aient pas sur le sol ukrainien. Est-ce qu'ils vont participer aux opérations qu'on décrivait de grignotage sur le sol ukrainien dans le Donbas ? Euh on ne sait pas.

Mais euh ça commence à devenir important. Euh il faut rappeler il y a 30000 hommes. Mais derrière tout ça, vous avez presque un obus sur de ou sur trois maintenant tiré par l'artillée russe qui vient de Corée du Nord.

Vous avez des missiles balistiques et on en parlait tout à l'heure aussi qui ne seront pas interceptés du coup par les patriotes qui ne seront plus là euh bah qui sont qui viennent de Corée du Nord et cetera. Donc c'est de très loin le premier allié de de la Russie et on peut même se demander si sans la Corée du Nord bah la Russie aurait été capable en réalité simplement de continuer à faire à faire la guerre. Euh et donc voilà, donc je termine euh 30000 hommes, oui, c'est beaucoup et c'est et dans l'absolu, il y a pas de raison qui euh que ça soit même plus, hein.

Euh euh la Corée du Nord, c'est euh c'est le c'est le PIB de du département de l'ISER euh mais c'est une puissance nucléaire, c'est une puissance militaire euh colossale, c'est une des armées les plus importantes du monde. C'est un état caserne, c'est des stocks de de munition de tout d'armes dans tous les domaines. Euh donc c'est ça peut faire basculer le cours de la guerre.

Alors si Poutine n'entend rien lâcher sur le terrain ukrainien, il est prêt à discuter sur le nucléaire iranien. C'est ce que le Kremelin a rappelé. Vladimir Poutine et Emmanuel Macron ont discuté de la situation au proche- Orient dans le contexte du conflit Iran Israël et des frappes américaines sur les installations iraniennes.

Il faut dire qu'il y a urgence. Quasiment personne n'a intérêt à laisser Teran se doter de l'arme nucléaire à l'heure où le régime des Molas a choisi de suspendre officiellement sa coopération avec l'Agence de l'énergie atomique accusé de ne pas avoir protégé les installations nucléaires iraniennes. Regarder ce que dit le chef de la diplomatie en Iran.

Personne ne sait exactement ce qui s'est passé à Fordau. Ce que nous savons jusqu'à présent, c'est que les installations ont été sérieusement et lourdement endommagé. Alors, qu'en est-il en réalité ?

C'est ce que nous allons voir avec le colonel Goya et évidemment Bruno Combi, hein, qui est ingénieur en génie nucléaire. Euh, regardons devant le grand écran ce qui s'est passé sur le site de FDau, hein. Cette image vous la connaissez, c'est le avant et après les frappes américaines du 22 juin.

Et on voit très bien ici les trous qui ont été euh laissés par les mégabombes qui avaient été euh lancées euh par l'armée de l'air américaine. Une semaine après les frappes américaines. Regardez les pteuses, elles sont déjà en marche pour réparer, constater l'ampleur des dégâts.

Et si on prend une photo plus zoomée où on voit les les pelleteuses en action, colonel, qu'est-ce que ça nous dit justement de l'Iran ? Qu'ils veulent tout faire pour avoir accès de nouveau au sites nucléaires iranien ? Oui oui oui bien sûr.

C'estàd que bah ils essaient de voir ce qu'il en est. Est-ce qu'il essayent de voir ce qui est récupérable ? Est-ce que le site peut-être réaménager reconstituer et cetera ? rappeler que c'est quand même ces sites, c'est c'est un effort considérable he ça a coûté une fortune, ça a demandé des années de de de travail, c'est pour eux c'est un de leurs actifs stratégique essentiel donc il est pas complètement surprenant qu'il veuille au moins voir ce qui s'est passé et qu'ils essayent au moins de le réaménager maintenant qu'ils ont il y a un cesser le feu.

Les les frappes israéliennes auraient continué la guerre aurait continué avec Israël ? peut-être pas euh ça aurait pas été ça aurait été peut-être un peu plus compliqué de de se réinstaller mais au moins ça veut dire une chose que euh bah ils n'ont pas renoncé tout simplement à la limite extrême limite en grossant en grossissant un peu le trait si le le guide suprême avait dit "OK allez le programme nucléaire c'était pas une bonne idée on arrête tout ils ont raison ça nous coûte trop cher on laisse tout tomber bah ils auraient rien fait là ils auraient dit ok bah allez on enterre tout et puis on ferme on ferme la boutique bah non non Non non, ils creusent et ils essaient de de voir ce qui se passe et ils essaient de récupérer ce qui est ce qui est récupérable. Et donc ça veut dire au moins c'est un indice en tout cas que bah oui, ça le programme nucléaire continue.

Ah, regardons ensemble les images satellite qui nous montre l'entrée hein des tunnels sur le site. Alors là, on le voit très distinctement sur la photo du 29 juin, c'estàd presque une semaine plus tard. Là on voit qu'il y a une autre route qui a été tracée là pour pouvoir accéder au site au tr voilà les les trous sont beaucoup plus haut donc ils ont ils ont ils ont établi une route donc pour aller amener donc c'est un grand chantier quoi.

Ils ont mettre en place un chantier d'importance pour reconstituer autant que possible en réalité le le site tel qu'il était auparavant. Ce qui en fait ce qui me fait dire que c'est aussi ça en devient à nouveau une cible possible pour ben pour des raides israéliens par exemple ou éventuellement américain. Mais oui donc il travaillent ils travaillent et ils ils investissent beaucoup.

Ce qui me fait penser aussi, c'est que probablement avant les frappes, à partir du moment où ils ont peut-être été surpris par l'attaque israélienne, mais à partir du premier jour de l'attaque israélienne, il me paraît assez évident que ils ont évacué euh tout ce qui était susceptible d'être frappé et qui l'ont mis à l'abri, notamment les euh les les fameux kilos, les centaines de kilos d'uranium déjà enrichis. Euh voilà, peut-être que aussi dans le site de Fordaux, ils ont peut-être mis à l'abri aussi tout ce qui était euh tout ce qui pouvait être bougé et qui pouvit être mis à l'abri. Maintenant, ils essaient de de reprendre peut-être ce qui ce qui peut l'être pour refaire notre site peut-être sur le monde de la pioche pour ou pour remettre en état éventuellement Fordau si c'est possible.

Pour l'instant, c'est certainement en situation de comment dire il faut un état des lieux quoi. Oui, évidemment hein. Et le monde de la pioche c'était ce 4e site ultra secret que on a découvert.

On poursuit ce débat avec vous Bruno Combi. Qu'est-ce que ça nous dit ce que l'on vient de voir sur les ambitions du régime iranien ? Mais on est dans une nouvelle phase.

Il y a eu euh 30 ans de tentative de négociation. Ensuite, on a eu le temps des frappes. Les frappes ont été intenses, elles ont été dures.

Comme c'est reconnu maintenant par tout le monde. C'est quand même un coup sévère qui est porté au nucléaire militaire iranien à l'ensemble du programme dans ces différentes dimensions. Tout le monde le reconnaît.

Ce soit les Américains, les Israéliens ou les Iraniens eux-mêmes et même confirmé par Raphaël Grossi. Donc le programme est sérieusement atteint, touché. toucher mais pas couler pour autant.

Et c'est là toute la question avec aussi un certain nombre d'incertitudes qu'on a souvent souligné sur ce plateau, à savoir que il y a une partie du programme qui était pas forcément publique et donc on ne sait pas tout surtout et puis il y a les incertitudes sur les dégâts en profondeur notamment sur l'enrichissement à Nathan et à Fordau où on sait pas dans quelle mesure les centrifugeuses sont détruites, pas détruites, intactes, pas intactes, ça reste à préciser. C'est le battle damage assessment comme disent les militaires. et donc qui est encore en cours.

Donc nous on essaie de deviner avec des photos satellites. Les Iraniens eux savent sans doute beaucoup mieux que nous maintenant, mais ils reconnaissent aussi queil y a des dégâts sévères mais que leur programme se poursuit en quelque sorte. Et c'est un peu le signal qui donne aussi en envoyant rapidement les grues pour commencer à reboucher les trous, à reconstruire, réaccéder au site et cetera.

Oui. L'interdiction de laa plus les travaux, c'est de raisonner à l'inverse, il dit "OK, allez, on laisse tout tomber." Bah dirait oui OK là vous pouvez venir et puis on ferme tout quoi.

On ferme la boutique. Donc là c'est l'inverse ce qui ressemble quand même à un peu une sortie de fait du traité de non prolifération quand même. Alors l'Iran a en fait aujourd'hui trois possibilités devant elle.

La première c'est de dire "Bon, on a été vous êtes plus forts que nous les Américains. On capitule, on laisse tomber, on peut plus repartir, on accepte de coopérer." C'est apparemment pas la direction qui est prise pour l'instant.

La deuxième attitude, c'est l'attitude exactement inverse, c'est de dire "Vous avez frappé notre programme nucléaire, nous sommes fiers, c'est notre programme, on continue. Donc on vous défie au maximum, on reprend notre programme, on sort du traité de non prolifération nucléaire. Ça n'est pas non plus tout à fait ce qui est fait.

La troisième possibilité, c'est une possibilité un peu hybride. C'est-à-dire qu' un peu comme il faisait jusqu'à maintenant, ils font semblant de coopérer, il il défit mais pas trop et je continue à jouer avec les limites et à être un petit peu toujours entre deux entre deux eau. Et donc c'est plutôt leur position pour l'instant.

Vous remarquerez que quand ils disent on on arrête le traité de non prolifération nucléaire, ils disent pas on se retire, ils disent on suspend. Et le mot est important, c'est pas du tout pareil. C'est pour se laisser une porte de sortie.

C'est oui, c'est encore ouvert à la négociation. C'est encore ouvert parce que s'il se retirait la procédure de retrait est parfaitement prévue dans le texte du traité lui-même. C'est l'article 10 du traité qui dit que une nation signataire du traité peut se retirer du traité.

Donc il y a une formule de retrait qui est parfaitement prévue. Et pour se retirer, il faut al on n pas le droit de décider comme ça tout seul hein puisqu'on s'est engagé en signant. Il faut qu'il y ait des intérêts des une atteinte aux intérêts suprêmes du pays qui crée un danger euh important euh pour les intérêts nationaux.

Et avec les attaques à sub les rang, ils peuvent invoquer puisqu'ils sont attaqués sur dans leur cœur, sur leur territoire. Donc ils pourraient prendre prétexte de l'attaque qui vient d'avoir lieu pour sortir donc pour se retirer pour prendre l'expression consacrée du traité. Mais ils ne le font pas.

Ils parlent d'une suspension. Ça veut dire que c'est encore un peu ouvert ou peut-être qu'il n'osent pas qu'avec les coûts qu'ils ont déjà pris, ils osent pas défier de front l'Amérique en disant "Nous nous retirons ce qui pourrait entraîner des d'autres frappes de nouveau en retour." Donc il reste un petit peu à cheval entre la deuxème et la 3è solution, c'est-à-dire le défi où la solution hybride où on continue en en disant "Mais pas tout et en coopérant un peu mais pas beaucoup et cetera." On poursuit ce débat dans un instant à l'ô de cette question.

Si l'agence de l'énergie atomique n'a plus accès au site de Fordau, est-ce que ça veut dire que le monde n'aura plus aucun moyen de vérifier l'état des stocks d'uranium enrichi en Iran ? Est-ce que Vladimir Poutine est finalement le seul à pouvoir faire entendre raison au régime des MOLA sur cette question ? C'est ce que nous verrons après la pub.

À tout de suite dans le grand dossier. [Musique] Vous êtes bien sur LCI Canal 15 devant le grand dossier consacré ce soir à cette question nucléaire iranien Ukraine Poutine dicte le jeu. Une urgence partagée par les occidentaux et même Vladimir Poutine empêcher Terran d'avoir l'arme nucléaire alors que le régime des Molas vient de suspendre officiellement sa coopération avec l'Agence de l'énergie atomique.

Regardons la loi de la suspension de la coopération avec l'Agence internationale de l'énergie atomique a été publiée pour être appliqué. Le président PKAN a approuvé la loi en vue de son application. Pour rappel, ce projet de loi a été adopté la semaine dernière par le Parlement et a ensuite été approuvé par le Conseil des gardiens de la révolution.

Magali, on parle de suspension, mais est-ce que ça veut dire que pendant des mois, on ne sait pas combien de temps, le monde n'aura pas le moyen les moyens de vérifier l'état des stocks d'uranium enrichi en Iran ? À cette question, elle va être au cœur d'éventuelles négociations si le régime iranien décide d'entrouvrir cette cette porte. Alors, on voit aujourd'hui qu'il y a une grande fermeté du côté de l'Iran, peut-être lancé dans une espèce de fuite en avant, refusant en effet pour le moment les inspecteurs.

Alors que tout le monde réclame évidemment que la IA puisse aller sur place pour constater et donner des informations fiables justement sur l'ampleur des des des gars. Et là, Pezesch, le président iranien, reprend donc ce que disent les députés qui massivement ont dit "L'A n'a pas condamné les frappes israéliennes, donc n'a plus le droit de venir sur place." Mais encore une fois, on est dans un moment absolument charnière.

C'est ce qui explique d'ailleurs le coup de téléphone aussi d'Emmanuel Macron hier à la Russie, d'ailleurs de convoquer les les cinq du conseil de des cinq membres permanents du conseil de sécurité, ceux qui aussi ont participé au premier accord sur le nucléaire iranien pour essayer de mettre la pression sur l'Iran pour qu'elle accepte une négociation et qu'elle accepte éventuellement le retour des des inspecteurs. On sait que du côté américain aussi, on met beaucoup de pression pour obtenir un un deal, un accord sur le nucléaire iranien. Va falloir voir dans les dans les prochains jours, les les prochaines semaines, comment euh le le régime quelle est la décision que veut prendre le régime.

Pour le moment, extrême fermeté affichée, mais est-ce que c'est pas aussi un moyen de faire monter les enchères ? Je pense à vous tort. Écoutez, moi il me semble que on est en train d'offrir à la minière Poutine une occasion comparable à celle qui est qui l'a rencontrer, si j'ose dire euh avec la l'utilisation des des gaz des gaz en Syrie et et des bombardements des armes chimiques.

Euh c'est l'occasion est très belle pour lui de revenir dans cette dans cette régionl. il a été en gros chassé de Syrie. Il a pas et là on lui on lui on le fait revenir.

Euh il faut pas oublier qu'il a quelques arguments à offrir au Mola. Un un programme de d'armement nucléaire, ça va avec des la nécessité d'avoir des des engins balistiques qui fonctionnent capable. Il a fait ça avec la Corée du Nord.

Ils ont aidé les Nord-Coréens à améliorer sensiblement leur missiles euh alors que c'était là où leur leur programme pêchait. Donc il y a il y a moyen de faire. Il faut pas oublier puisqu'on parle de la je parle de la Corée du Nord que la Corée du Nord c'était ça a toujours été un grand disséminateur et que apporter des éléments technologiques qui seraient décisifs, ils sont en état de le faire et ils sont capables de le faire.

Donc c'est mettre un petit peu le diable dans la boîte, mais est-ce queon peut se passer du diable pour l'instant ? Sachant que euh les Iraniens surtout font preuve d'une d'une grande habilité, mais c'est pas nouveau, c'est des très grands euh très grands négociateurs. Ils savent parfaitement jouer avec le temps.

Euh au fond, c'est le chapersant qui joue avec les souris, si j'ose dire. Euh dans le dans le siège de ce que vous dites, regardons ensemble ce que dit l'exambassadeur américain à Kief. John Herbst qui dit "L'Iran s'est joué de Trump en étant prêt à négocier mais sans faire de concessions sérieuses.

C'est exactement ce que Poutine fait avec lui en Ukraine. Il y a un double jeu de la part de l'Iran, colonel". Mais il y a toujours eu en fait et c'est ça, il faut bien comprendre que le programme nucléaire irrien, il est très particulier.

Euh les autres pays qui ont voulu se doter de l'arme nucléaire, je pense à bah Israël déjà euh enfin Israël TNP n'était pas encore en place mais euh l'Afrique du Sud, l'Inde, le Pakistan, la Corée du Nord euh qui est sortie du traité non de prolifération il y a plus de 20 ans, euh les autres pays n'étaient n'avaient pas signé le traité, c'est-à-dire qu'ils étaient ils avaient fait leur programme hors du traité. L'Iran, c'est le seul qui l'a fait dans le cadre du traité de nonprolifération, c'est-à-dire en acceptant au bout du compte mécaniquement des inspections de la IE et cetera. Donc c'est c'est assez étrange.

Euh donc c'est un programme qui a duré depuis dure plus plus de 20 ans. Pour faire une arme nucléaire, il faut moins de 10 ans normalement. Euh donc là ça dure éternellement et on se demande en réalité quel est que voulent vraiment les iraniens ?

C'est c'est très c'est très très flou, très ambigu. Est-ce qu'il voulait simplement avoir un programme pour évidemment peser sur des négociations, peser une sorte de menace latente. Alors après est-ce que c'est si habile que ça ? parce qu'au bout du compte, ben ils ont fini par se faire bombarder, à créer du stress en se disant voilà euh on a un programme, on y est presque, on n pas loin et cetera.

Bon ok ben d'accord, ben vous on va vous bombarder avant de euh avant que vous soyez vraiment sur sur le seuil. C'est le premier élément. Et deuxième élément, c'est que si en plus il y a plus de il y a plus de contrôle de la euh ben ce sera ça va laisser on va laisser tout ça à l'appréciation des Israéliens en réalité qui vont dire bah attendez ça y est c'est reparti et ben donc nous on frappe.

Au moins quand il y avait des inspections de l'EA ben on avait quelques éléments sur lesquels on pouvait éventuellement s'appuyer. C'est à partir de ça qu'il y a pu avoir l'accord de 2015 par exemple qui a été faut le rappeler mis à par Donald Trump. Et donc sans sans laa et ben oui, on bascule dans le flou et le flou dans un contexte nucléaire c'est jamais très bon quoi.

Donc c'est quand même porteur de de concrètement de nouvelles guerres. Bruno Combi, l'Iran ne dit pas tout et se joue de Trump qui est persuadé d'avoir anéanti, hein, ce sont ces mots hein, qu'il a réitéré sur son réseau True Social. Je ne leur parle même pas hein puisque nous avons complètement anéanti leurs installations nucléaires.

Alors les renjou au chat et à la souris depuis très longtemps dans cette affaire. Pour ce qui concerne la sortie du traité de non prolifération, il y a une procédure pour sortir. Cette procédure, alors ils peuvent faire voter par le Parlement, ratifié par le président comme ils l'ont fait, une suspension ou même en retraite.

C'est pas comme ça que ça se passe. Le TNP, c'est un traité international et la procédure prévoit que pour que les rangs en sorte, ils doivent notifier leur retrait en le justifiant au à tous les membres de ce traité, donc 191 pays, et aux 5 membres permanents du conseil de sécurité de Gonu. Donc pour l'instant, il y a donc 196 courriers à envoyer.

Pour l'instant, aucun de ces 196 courriers n'a été ni envoyé ni reçu, en tout cas à ma connaissance. Donc ils sont pas encore dans la procédure de retrait. Ils parlent d'une suspension.

Ils ont voté une suspension ce qui veut tout dire et rien dire. Mais ils peuvent très bien se retirer sans le dire. Monocambi.

Ils peuvent non puisque pour se retirer, il faut qu'il l'écrivent. Hm. Par la voie diplomatique officielle.

C'est un traité international. C'est pas une procédure interne à l'État, c'est une procédure où les instances gouvernementales de l'ERAN notifient aux 191 pays membres signataires et aux cinq membres du conseil de sécurité de l'ONU que l'IRAN a décidé de se retirer. Ils doivent le justifier en raison de il faut que ce soit une atteinte à leurs intéresses.

Mais ces derniers temps, avec ce qu'ils ont pris sur la tête, ils peuvent trouver des phrases et des manières de justifier leurs intérêts suprêmes. Maintenant, ce que je voudrais préciser, c'est que juste après la frappe américaine, Trump a proposé un deal aux Iraniens. Oui.

Je pense qu'aujourd'hui le président de la République française a raison de reprendre la main et qu'il pourrait le faire d'une manière encore plus forte et plus efficace en surenchérissant considérablement sur le deal américain. Trump a proposé quoi ? Il a dit, "Je vous propose un deal à 30 milliards." Ce deal à 30 milliards consiste quand on réfléchit à quoi correspondent les 30 milliards.

Il a parlé d'un deal nucléaire à 30 milliards. En fait, les Iraniens ont une centrale nucléaire qui fonctionne, qui était de construction et de conception européenne au départ allemande de à l'époque du Chat d'Iran qui a été ensuite terminé avec l'aide des Russes parce qu'entre-temps, il y avait eu la révolution avec Ayatola Comé et donc ils avaient terminé avec les Russes ce chantier. Une deuxième centrale qui était en construction à environ 50 % d'achèvement avait été abandonné et entre-temps, ils ont repris deux constructions de réacteurs avec les Russes.

Et donc, je pense que l'idée de Trump c'était de dire ben on finit les trois réacteurs là, un qui était vaguement commencé et deux avec les Russes. On reprend tout. Une centrale ça vaut 10 milliards, ça fait 30 milliards de dollars.

Et le coût que pourrait jouer Macron, c'est de dire "Nous, on propose beaucoup mieux. On propose un deal à 200 milliards ou 300 milliards à l'Iran pour en faire un grand pays du Moyen-Orient. Ça consiste à partager notre savoir-faire du nucléaire civil.

Donc on vous construit 10 ou 15 PR pour faire le programme que les rangs avaient envisagé autrefois et a laissé tomber à un moment donné. Ce serait un un paris. C'est un paris audacieux mais qui mérite peut-être d'être joué.

Et en échange, nous reviendrons. Pas pas d'enrichissement, pas de nucléaire militaire et peut-être aussi pas de fabrication de combustible. Al encore faut-il que Tan accepte.