MENSONGE D'ÉTAT sur le budget ? Je vous explique ! - Aurélien Le Coq, député LFI
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aélien leco ce que disait Erric cocrel C cité ou insincérité on n pas vu ou on a pas voulu voir ou pas voulu dire non écoutez d'abord je tiens à dire que la situation est particulièrement grave et que historiquement ça marque quand même un tournant puisque ce sera la première fois dans la 5e République que la commission des finances se constitue en commission d'enquête c'est quand même dire le point auquel on en est arrivé si c'est validé la semaine prochaine faut que c'est si c'est validé aujourd'hui puisque ce sera soumis au vote de la commission des finances aujourd'hui et la conférence des présidents l'a déjà validé donc tout porte à croire que cette commission d'enquête aura lieu et qu'on aura la lumière au bout ensuite il y a effectivement que deux solutions pour moi c'est soit Bruno Le Maire est nul n'y connais rien en économie et en finances publiques soit Bruno Le Maire a menti et alors il s'agit comme le disait le rapporteur du budget du Sénat d'un mensonge d'État et moi je vous dis je pense qu'il s'agit plutôt d'un mensonge d'État parce que qu'est-ce qui vous fait dire ça parce que Bruno Le Maire avait l'ensemble des informations à sa disposition et par ailleurs elles étaient à la disposition de tout le monde et nous nous avons alerté qu'est-ce qui se passe il se passe que depuis et ce n'est pas seulement cette année c'était déjà vrai l'année précédente il se passe que le ministre de l'Économie fait des prévisions de croissance qui sont surestimées par rapport à la réalité ça lui permet de faire des budgets qui où il annonce pas trop de coupe budgétaire et puis une fois que la croissance ne s'est pas réalisée qu'il manque des recette parce qu'il a vidé les caisses on vous le rappelle en donnant beaucoup d'argent au plus riches il dit ah bah mince ça se passe pas comme prévu beaucoup d'argent qu' plus riche hein toutes les aides qui ont été faites pour l'ensemble des entreprises et cetera y compris pour tous les Français en terme de Bou tarifairirees et cetera ça existait c'est pas uniquement au plus riche ah bah c'est en très grande partie au plus riche si vous voulez sur les 70 milliards de baisse d'impôt par an qui a organisé la macronie il y en a de l'ordre de au moins 60 milliards qui touchent les plus fortunés de la même manière sur les aides aux grandes entreprises on nous avait dit qu'après le covid ils allaient limiter ça ne fait qu'augmenter aujourd'hui on est après 200 milliards d'euros d'aide aux grandes entreprises pareil pour les exonérations de cotisation sociale qui financ donc vous dit vous vous dites plutôt in sincérité Laurent Dean qu'est-ce que vous dites vous juste une chose il y a eu des alertes ah oui oui il y en a eu beaucoup mais si je viens vous voir Maxime et je je vous dis Maxime cette année il va falloir faire un effort vous allez me dire bah oui d'accord s'il faut faire des efforts moi je suis un type bien je fais des efforts vous allez me dire tu peux me dire pourquoi tu veux que je fasse des efforts bah là c'est exactement la même chose peut imaginer 60 milliards d'euros à trouver 20 milliards de hausse d'impôt 40 milliards de baisse de dépenses publiqu dit le le Premier ministre ok très bien mais la moindre des choses c'est de nous dire pourquoi comment comment on on est arrivé là c'est un peu passé inaperçu mais hier l'Assemblée nationale a rejeté je crois que c'est pour la 3e année consécutive les comptes de la Nation de l'année d'avant ça fait 3 ans de suite que démocratiquement démocratiquement la représentation nationale n'avalise pas les comptes de de la nation pas les comptes prévisionnels les comptes bouclés terminés de l'année d'avant 3 années de suite sur des sur des budgets que l'Assemblée nationale je tiens à le préciser n'avent elle-même pas voté puisque les deux précédents budgets n'ont pas été votés par l'Assemblée nationale ils sont passés en force par 493 493 bon donc ça ça c'est quand même un un vrai souci d'ordre démocratique deuxièmement je me demande si la loi et je mets dans la loi la loi budgétaire le budget de l'État comme la loi de financement de la sécurité sociale je me demande si la loi n'est pas non plus n'est pas devenue non pas un outil pour changer les choses ou les améliorer mais un outil de communication politique c'est en fait on fait une loi non pas pour régler un problème on le fait pour dire qu'on va traiter le problème et ben le budget c'est exactement la même chose ou mais alors je reviens à la question le le pourquoi renaultoré comment vous expliquez vous que ça dérape qu'il y a entre les prévisions qui sont faites à la fin de l'année dernière pour 2025 et ce qui pourrait se passer 100 milliards de différen il est où le problème juste pour expliquer à ceux qui nous regardent ce matin il est où le problème alors il y a je pense qu'il y a trois raisons principales alors la première raison c'est celle qui est plus rappel les esprits au printemps c'est vraiment une grosse erreur de prévision mais alors pas la prévision de croissance prévision de recettees c'està-dire que les recettes n'ont pas du tout été au niveau qui étaaient attend par les impôts qui rentraient n'ont pasté du tout été au niveau de comment c'est possible ça alors là ben justement c'est une un des problèmes qui se pose à ber ils sont en train de réfléchir est-ce que- qu'est-ce qu'on a mal fait est-ce que nos modèles de prévision doivent être revus la direction générale du Trésor alors c'est pour télpectateur Atur c'est un petit peu le la Rolls Rolls de de by donc la l'administration la plus prestigieuse prestigieuse pardon qui est en train de revoir justement ces modèles pour essayer de comprendre ce qui ne marche plus ça c'est la première prre priè mais c'est quand même une grosse raison hein pour 2023 c'est 20 milliards de recettes en moins bah ça fait un trou quand même assez conséquent deuxième raison bah il y a un petit peu la la confusion politique de ces derniers mois faut quand même se rendre compte que sur les 8 à 9 derniers mois donc il y a eu un mois le mois de janvier on éta en plein remanimement et ben pendant un mois il y a pas eu de ministre des comptes publicques donc c'était au moment où il y avait quand même des premières alertes quand on dit quand on dit il y a des alertes c'est-à-dire que les services de berc alertent le ministre son cabinet pour dire attention là ça dérape là ça dérape alors c'était pas des dérapages de l'ampleur qu' qui sont constatés après mais il y avait déjà les premières alertes et pendant ce moslà bah il y avait pas encore de minist des comptes publics et puis après il y a aussi la dissolution qui arrive dissolution et ben ça veut dire qu'au mois de juin ben le processus budgétaire s'arrête net également et pendant 3 2 3 mois il se passe plus rien c'est la dissolution qui nous met dedans entre aut disons que ça ça a participé à à la à la confusion générale et puis troisème raison peut-être la plus importante c'est que c'est vrai que depuis le quoi qu'il en coûte il y a en France de façon générale une allergie un peu à tout ce qui est contrôle de la dépense publique c'est vrai dans les oppositions et c'est vrai surtout au gouvernement puisque depuis 2022 effectivement Emmanuel Macron a refusé un petit peu toutes les mesures de contrôle des dépenses et donc là on est fait on était avec un train lancé euh on aurait dû freiner avant et là il était trop tard pour freiner en 2024 on se prend en fait le mur en pleine face aéen leco non je je suis je suis désolé ils avaient toutes les informations et ils les avaient bien en amont parce que par exemple les différences de croissance et quand il y a une croissance qui n'est qui est mal estimé il y a moins d'argent produit il y a moins de richesse donc à terme il y a moins d'impôts et il y a moins d'argent qui rentrre dans les caisses de l'État ces prévisions de croissance où ils se sont trompés où ils ont choisi de se tromper on les savait depuis longtemps le 15 septembre 2023 avant que le budget 2024 ne soit voté la Banque de France dit qu'il faut plus d'engagement et de crédibilité le 27 septembre 2023 pierre moscoviss pour pour le le le Conseil des conseil des finances publiques dit la croissance elle est supérieure à tous les prévisionnistes on est en 23 l'OFCE dit cela pose la question de la crédibilité de la trajectoire et cetera et cetera et mais attendez attendez juste une chose vous vous dites vous laissez entendre que c'est volontaire vol quel intérêt et ben l'intérêt justement c'est là c'est là que qui est le vol le scandale l'intérêt c'est que ils ne veulent parce qu'ils savent qu'il y a un véritable problème c'est le montant des recettes et que donc ils peuvent pas continuer à faire autant de cadeaux au plus riches et ils savent et ils sont pas prêts à l'assumer devant les gens donc ils font croire qu'ils ont suffisamment de recettes il faut passer le budget et puis ensuite ils font mine de découvrir et c'est là qui est le mensonge qu'il n'y a pas suffisamment de recettes et alors ils improvisent des coupes dans les dépenses en cours d'année sans repasser par le Parlement cette année c'est ça sera au maximum 26 milliards déjà là en 2024 de coupe dans nos dépenses publiqu et attendez je voudrais juste dire dernière ch ça va ça va se reproduire ça va arriver de nouveau l'année prochaine si ce budget passe ou mais alors attendez parce que j'insiste sur un point Laurent deman Bruno le ma dit la vérité ce sera pour l'assemblée je le dirai quand je serai convoqué Michel Barnier dit hier la vérité il faudra qu' qu' qu'elle se fasse S a une commission d'enquête et ce puisquon parle de vérité est-ce que ça veut dire que quelqu'un a menti alors on revient à la question du début est-ce que c'est du de l'aveuglement ou du mensonge sur la vacance du pouvoir il y a pas eu que la dissolution juste avant il y avait des élections européennes vous savez ce qui se passe en campagne tout est arrêté et d'ailleurs souvenez-vous parceil faut avoir un peu de mémoire mais il y a eu ça il y a eu les Jos tout geléoui mais avant les élections européennes dans mon souvenir je parle sous votre contrôle mais le ministre de l'économie avait demandé déjà l'hypothèse d'une loi rectificative de finance et d'ailleurs il gèle des crédits en disant on va dans le mur ça va pas pourquoi pour expliquer à ceux qui n regardent le rectificatif c'est-à-dire qu'on comprend qu'en réalité le budget ne sera pas tenu et donc il va falloir faire des des coupes supplémentaires et pourquoi on le lui refuse parce qu'il y a des élections parce qu'il y a des élections voilà et comme les élections se passent pas bien pourquoi on le lui refuse c'est qui on Macron vous vous savez quand vous avez un quand vous avez un problème au restaurant avec ce qu'il y a dans l'assiette vous engueulez pas le serveur vous appelez le gérant et le gérant c'est qui c'est le président de la République par destitution d'Emmanuel Macron mais je suis d'accord avec vous alors je n'irai pas jusque là je la j'aime pas trop en général qu'on me fasse dire ce que j'ai pas dit ni même penser mais juste une chose il la vérité quand il dit la vérité apparaîtra plus tard je vais vous donner un autre exemple qui est l'actuel directeur de cabinet de Michel Barnier Jérôme fourquel Fournel le le le directeur de cabinet de Bruno Le Maire à Bercy donc s'il y a une commission d'enquête il va être auditionné il sera auditionné à quel titre en tant que directeur de cabinet de l'actuel Premier ministre ou de l'ex directeur de de cabinet de Bruno Le Maire double double casquette c'est lui qui a préparé le budget c'est d'ailleurs pour ça que les lettres plafond sont pour la plupart appliqué dans le projet de budget donc tout tout tout ça va finir par se savoir en train de faire la même erreur et de réitérer le même mensonge pour l' pronge et ce sera la je prolonge ce que dit Laurent deman quelle est la responsabilité d'Emmanuel Macron làdans bah euh oui elle est forte forcément celle de Bruno l peut pas être exonéré était quand même ministre des des finances pendant 7 ans donc s'il avait eu le sentiment moment avait pas les moyens de mener sa propre politique il lu restait une chose à faire c'était démissionner il l'a pas fait donc sa responsabilité est là mais effectivement le le la responsabilité première celle d'Emmanuel Macron Emmanuel Macron en fait c'est quelqu'un qui qui est pas fondamentalement intéressé par les finances publiques lui son Paris depuis le début c'était de dire nous allons lancer la croissance en France avec des baisses d'impôts et et c'est cette croissance renforcée qui va permettre de de de de consolider les comptes publics c'est une stratégie qui a plutôt marché pendant le premier quinena mais pendant le premier quinena il y avait aussi les contrôles de dépenses et pend second kakena par contre il a complètement lâché la brise sur les dépenses on a eu des des passes cultur des passes réparation et cetera et cetera les dépenses ont été vraiment lâchées et on arrive à la situation qui est celle qu' qu'on est aujourd'hui bon et on verra ce que dit cette fameuse commission d'enquête à l'Assemblée merci à tous les quatre on se retrouve dans un instant Kilian Mbappé n'a rien
Aurélien Le Coq