49-3, Nicolas Sarkozy et fin de vie au Sénat - 24H Sénat (16/06/2015)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 63 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 10:01OuverteRéponse directe
Pourquoi êtes-vous hostile à ce texte sur la fin de vie ?
- 12:00RelanceRéponse partielle
La loi Leonetti de 2005 n'est-elle pas suffisante ?
- 14:00OuverteRéponse directe
Pourquoi une nouvelle loi alors que la précédente n'est pas appliquée ?
- 16:00FerméeÉludée
La sédation profonde et continue est-elle une forme d'euthanasie ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Chiffre
« plus de 2000 amendements ont été adoptés »
- 3:30Chiffre
« 437 heures de débat depuis 6 mois »
- 5:00Fait
« il n'y a plus de majorité gouvernementale »
- 13:00Chiffre
« 50 % des chimiothérapies sont faites dans les 15 derniers jours de la vie »
- 13:30Chiffre
« 0,8 % d'euthanasie en France »
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
bonsoir et bienvenue dans cette nouvelle édition de 24h Sénat voici les titres la proposition de loi sur la fin de vie arrive au Sénat elle prévoit une sédation profonde et continue faut-il revenir sur la loi Leonetti de 2005 ce texte répondt-il à la promesse de campagne de François Hollande de terminer sa vie dans la dignité débat à suivre dans un instant le 493 nouvelle arme fatale du Premier ministre pour faire adopter la loi Macron boycotté par la droite manuel Vals a engagé la responsabilité du gouvernement au nom de l'efficacité sur un texte qui continue de diviser à gauche décryptage dans ce journal Vers une adoption définitive du projet de loi sur le renseignement après l'accord entre députés et sénateurs sur un texte qui a suscité de nombreuses inquiétudes quant à une possible surveillance de masse justifié par le gouvernement au nom de la lutte contre le terrorisme le gouvernement veut aller vite et faire adopter la loi Macron avant le 14 juillet et pour cela manuel Vals a de nouveau dégainé le fameux article 493 pour la deuxè fois il engage la responsabilité du gouvernement on écoute le Premier ministre ce texte mesdames et messieurs les députés a été profondément enrichi par les travaux parlementaires plus de 2000 amendements ont été adoptés les deux chambres ont pu pleinement examiner au fond le texte en première lecture c'est un travail très important qui a été accompli tout au long de ces 437 heures de débat depuis 6 mois il faut avancer dans l'intérêt des Français c'est un impératif et croyez bien que la détermination de mon gouvernement à réformé est intact c'est donc un choix d'efficacité que je vous propose Michel zames nous a rejoint sur ce plateau bonsoir Michel alors est-ce qu'il s'agit d'un nouveau coup de force ou finalement un AB un aveu de faiblesse du gouvernement un petit peu des deux mais surtout un aveu de faiblesse car on va faire le constat la majorité le gouvernement n'a pas de majorité pour ce texte c'est une démonstration aussi d'énergie de la part de Manuel Vals qui reprend un petit peu la main face au Parlement en somme il dit allez 6 mois maintenant ça suffit on est passé de 100 articles il y a 6 mois àprès de 400 aujourd'hui on pourra encore y passer des semaines il y avait un petit côté théâtral quand même aujourd'hui he chacun a joué son rôle la droite et le Front de gauche ont joué la politique de la chaise vide ils ont quitté l'émicycles pendant le discours du premier ministre les frondeurs et bien ils ont frondé Emmanuel Vals et bien je vais pas vous surprendre mais il a fait du manuel Vals c'est presque de la routine simplement il y en a un pour qui ce calendrier est très très important c'est pour François Hollande c'est un ministre du gouvernement qui l'explique son expression il faut purger alors je vais vous expliquer en clair ça veut dire passer à autre chose avant d'exposer pourquoi pas le 14 juillet lors de son interview face à la presse une changement de politique ou en tout cas une réorientation impossible tant que l'on est dans la séquence dite loi Macron au Parlement donc le soix du Président c'est qu'on en finisse avant la fête nationale c'est sans compter bien évidemment sonans les règles parlementaire il y a encore un passage au Sénat un passage à l'Assemblée avec certainement le 493 s presque de la routine j'allais vous dire merci beaucoup Michel pour votre éclairage et l'ancien Premier ministre et sénateur de la Vienne Jean-Pierre rafarin était l'invité de preuve par 3 à l'émission politique de la rédaction de Public Sénat il a réagi à l'utilisation du 493 on l'écoute au nom du syndicat des anciens premier ministres je ne jette pas la pierre à l'actuel Premier ministre la situation aujourd'hui révèle une évidence il n'y a plus de majorité gouvernementale c'est quand il n'y a plus de majorité gouvernementale que les institutions ont donné au Premier ministre le recours au 493 pour imposer son autorité face à une majorité dispersée preuve par 3 c'est à revoir ce soir sur notre antenne en intégralité à partir de 22h45 députés et sénateurs sont parvenus à se mettre d'accord sur le projet de loi controversé sur le renseignement le texte défendu au nom de la lutte antiterroriste par le gouver gouvernement a fait l'objet de nombreuses critiques sur le risque de surveillance de masse cet accord n'est pas une surprise car les deux chambres n'avaient que peu de divergence la principale portait sur la possibilité offerte à l'administration pénitentiaire de recourir aux techniques de renseignement ce dont ne voulait pas la garde des saau Christiane tobira au final ses dispositions on été retiré du texte Nicolas Sarkozi a rendu visite ce mardi au sénateur les républicains rien n'arrêtera la marche de l'alternance répète l'ancien chef de l'État qui compte sur le soutien de son camp mais son idée d'une abrogation générale des lois de gauche n'emporte pas l'adhésion générale Sandra serkerille et ya goujon c'est bien plus qu'une visite de courtoisie la 5e depuis que Nicolas Sarkozi a pris la présidence du parti cajoler les sénateurs les convaincre du bien fondé de la stratégie du clivage il souhaiterait une proposition de loi commune assemblée Sénat pour abroger toutes les mesures de François Hollande juger néfaste pour les entreprises et frapper ainsi un grand coup contre le gouvernement sauf que les sénateurs ne semblent pas très emballés s'opposer oui mais pas à tout prix le Sénat a toujours a eu l'esprit très indépendant donc ce n'est pas euh un parti enfin ce n'est pas un groupe qui a le petit doigt sur la couture du pantalon et qui dit amène à tout ce que peut demander quelque président de la République que ce soit ou quel que soit le parti politique auquel il appartient l'opposition constructive c'est ce que défend Gérard Larcher il peut avoir des échanges vifs avec Nicolas Sarkozi car pas question pour lui d'abroger toutes les lois votées par le gouvernement socialiste si jamais la droit de gagner la présidentielle de 2017 chez les républicains du Sénat on défend tout au plus l'idée d'être un laboratoire pour préparer le programme de la droite quand on propose une chose nouvelle par exemple sur le code du travail par exemple sur la compétitivité et évidemment on est contraint de rectifier les dispositions toxiques que la gauche a voulu voter le Sénat qui est moins dans l'actualité que l'Assemblée nationale moins sous la pression médiatique je pense que il faut que nous aussi on réfléchisse j'ai lancé une dizaine de groupes de travail pour que on puisse préparer l'alternance déjà dans la préparation de l'alternance l'objectif est bien que le Sénat de droite serve la campagne du futur candidat républicain comme l'a été le Sénat de gauche pour François Hollande en 2012 au Sénat débat préalable au Conseil européen des 25 et 26 juin la question de l'impasse de la Grèce face à ses créanciers a été abordé par les sénateurs et voici la réponse d'arlem désir secrétaire d'État aux Affaires européennes on l'écoute nous ne pouvons plus attendre il est impératif qu'un accord intervienne désormais sans délai l'objectif est donc de trouver une solution qui concilie deux exigences le respect des engagements pris par la la Grèce notamment en matière de réforme et le respect du vote du peuple grec qui a dit son refus de l'austérité perpétuelle après un an d'apre négociation Marine Le Pen a réussi à former un groupe au Parlement européen il sera co-présidé par le néerlandais Marcel de graff ni l'ancien président du FN Jean-Marie Le Pen ni l'eurodéputé Bruno golnich ne siègeront dans ce groupe Sophie normand couturier Marine Le Pen avait le nombre d'élus nécessaires mais il lui manquait deux nationalités sur les se obligatoires pour former un groupe parlementaire c'est désormais chose faite c'est la joie de vous annoncer la création du groupe Europe des nations et des libertés deux eurodéputés polonais issus du parti d'extrême droite KNP et une élu britannique exclu de lucp lui permettent aujourd'hui de constituer un groupe au-delà de ses alli historiques que sont le parti pour la liberté néerlandais le Parti de la Liberté autrichien la Ligue du Nord italienne et le Vlams béang flamand grands absents Jean-Marie Le Pen et brunonich Jean-Marie Le Pen ne participe pas au groupe mais il ne participait pas non plus il n'avait pas souhaité déjà être membre du parti politique européen que nous avons constitué ni même de la fondation européenne quant à Bruno goldnich il a souhaité ne pas participer au groupe la constitution de ce groupe leur donnera une plus grande visibilité la possibilité de revendiquer des présidences de commission et l'assurance de recevoir entre 20 et 30 millions d'euros de subvention du Parlement dans les 5 prochaines années 24h Sénat tout de suite le débat et on ouvre le débat de ce 24h Sénat consacré ce soir à la proposition de loi clè Leonetti débattu en séance à la Haute Assemblée aujourd'hui nos invités ce soir sur ce plateau Dominique de leège bonsoir vous êtes sénateur les républicains d'il les villenes et vous êtes opposé à une nouvelle loi Leonetti vous nous direz pourquoi dans un instant face à vous Jean-Luc Romero bon bonsoir vous êtes président de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité vous menez un combat de longue date pour la légalisation de l'euthanasie et du suicide assisté on vous fera réagir aussi aux propositions des sénateurs et justement avant d'entamer ce débat et bien je vous propose ce reportage de TR tranui pour voir quelle est la position du Sénat sur ce texte ils ont sorti les armes en premier ce matin les parlementaires favorable à l'euthanasie sont de toutes les couleurs politiques et ils défendent le droit de choisir sa mort si je reconnais plus personne si je suis dans dans un état totalement coupé des relations de société à ce moment je considère que je vis plus et si je souffre est-ce que c'est utile de me laisser souffrir pour expliquer leur point de vue certains font valoir leur évolution personnelle moi aussi j'ai toujours considéré que la vie était sacrée les temps ont changé et quand on voit toutes ces souffrances et j'en ai vu beaucoup je crois que c'est vraiment une question d'humanité de pouvoir les abréger et d'écouter ceux qui réclam le droit de partir un peu plus tôt pour ces parlementaires la proposition de loi examinée aujourd'hui ne va pas assez loin rendre les directives anticipées contraignantes donné au malades le droit à une séation profonde et continue dans des cas bien précis les principaux apports de ce texte sont volontairement limités l'exécutif ne veut froisser personne au SE même de l'exécutif il y a eu des points de vues différents qui se sont exprimés et la question qui au fond a permis de rassembler c'est de se demander comment aujourd'hui dans la situation dans laquelle se trouve la société française on peut faire progresser le débat répondre à l'exigence de liberté d'autonomie et de dignité sans heurter pour la plupart des sénateurs la légalisation de l'euthanasie n'est pas la solution je ne suis pas favorable au suicide assister je vais dire dans mon discours tout à l'heure que jusqu'à jusqu'au terme de la vie la vie existe et qu'il faut la respecter un point en tout cas fait consensus le manque de soins palliatifs en France les sénateurs lancent un cri d'alarme reste qu'un véritable développement des soins palliatifs coûterait 15 milliards d'euros et que les caisses sont vides et pour mieux comprendre les enjeux de cette proposition de loi Flora sauvage s'est rendu à la maison médicale Jeanne Garnier dans le 15e arrondissement de Paris un établissement pointe en matière de soins palliatif ici on pratique déjà la sédation et le personnel soignant s'interroge sur l'arrivée de cette nouvelle loi reportage 14h l'heure des transmissions à la maison médicale Jeanne Garnier dans cet établissement parisien spécialisé dans les soins palliatifs on fait le point sur le suivi de chaque patient pour la plupart en fin de vie on l'a laissé vraiment paisible et com elle commence à avoir les les doigts un peu canosés à être toute froide voilàisible le personnel médical tente d'apaiser les souffrances du à la maladie moi il m'avait dit je veux là je suis trop anxieux il voulait dormir donc je dis attendez on vous a donné un petit un médicamentana ça vous détendre un peu et en ça efficace mais quand les douleurs persistent et qu'aucun traitement ne parvient à soulager le patient un outil existe même s'il est peu utilisé la sédation la sédation c'est faire baisser la vigilance de quelqu'un qui est dans une souffrance qui a résisté à tous les traitement qu'on a pu lui proposer on va lui injecter un produit qui va altérer sa vigilance et qui va agir sur la détresse cette personne va s'endormir pendant 1h 2h 3h va donc on baisse la vigilance et au bout de ce temps de baisse de vigilance elle va réémerger et puis là moi je me rappelle de personnes qui se retrouvent assis dans leur lit assis dans leur fauteuil en train de lire leur journal alors que 2h avant ou 3h avant ils étaient en grande détresse dans la proposition son de loi examiné aujourd'hui au Sénat on crée un droit pour les patients à la sédation profonde et continue en phase terminale je pense qu'il y a le risque aussi que les patients arrivent en nous disant voilà je veux être sédaté et que nous on n plus qu'à exécuter cette demande ce qui n'est pas le rôle d'un soignant si elle n'apparaît pas noir sur blanc dans la loi Leonetti de 2005 la sédation existe déjà mais elle est peu pratiquée car la loi est mal connue par les personnels soignants c'est un petit peu dommage de refaire une loi quand la première loi n'est pas connue hein et on peut se dire ben pourquoi est-ce que on on nentre pas dans une campagne de d'information grand public pour que tout le monde soit au courant de cette loi mais grand public est aussi auprès des professionnels à la maison médicale Jeanne Garnier pourtant en pointe dans les soins palliatifs la sédation représente seulement 5 % des cas un outil qui est utilisé en dernier recours Dominique de leège cette proposition de loi que laisse Leonetti se voulait aller au-delà des clivages partisan et pourtant ici elle rencontre une certaine opposition des sénateurs républicains les républicains pourquoi êtes-vous hostile à ce texte n'est pas forcément hostile au texte à toute évolution ce que nous disons simplement c'est qu'il faut d'abord appliquer la loi avant d'en faire une nouvelle et chacun reconnaît sur tous les bancs que la loi leéonetti n'a pas été appliquée parce qu'on n' pas dégagé les moyens nécessaires pour mettre en soin en place les soins palliatifs c'est ça la question de fond qui est posée et aujourd'hui la nouvelle loi qu'on nous propose ne dit rien sur les soins palliatifs elle les confirme dans le principe mais elle ne dégage aucun moyen et donc nous disons très simplement que le préalable à toute évolution c'est d'abord la mise en place des soins palliatifs puis la deuxième chose que nous disons très clairement c'est que c'est pas tant le droit à mourir dans la dignité qui doit être promu mais c'est le droit à vivre dans la dignité jusqu'au dernier instant et puis votre report évoquit la sédation profonde et continue jusqu'au décès la sédation profonde elle est déjà dans la loi léonéti ce qui nous inquiète c'est que la loi écrive en son article 3 que la sédation est profonde ça ne nous gêne pas elle est continue ça veut dire qu'elle est irréversible et moi il me semble que de ce point de vue il faut laisser à l'équipe soignante à la famille aux malades une base de discussion et d'évolution mais ne pas inscrire dans le marbre de la loi que par définition toutes ces nations est continue c'est-à-dire irréversible on va faire agir Jean-Luc Roméro plusieurs choses ont été dites d'abord sur l'aspect législatif effectivement cette question se pose pourquoi une nouvelle loi alors que le sénateur vient de le rappeler la loi Leonetti de 2005 n'est pas forcément appliquée aujourd'hui je crois qu'il y a quelques années un sénateur avait dit ici une loi qui n'est pas connue et pas appliqué au bout de 5 ans c'est que c'est une mauvaise loi donc il faut la supprimé moi je dis pas que c est pas connu d'ailleurs il y a eu il y a eu un certain nombre de de sondages qui ont été fait qui montrent que les Français la connaissent bien et si vous allez sur Google vous verrez que c'est la loi dont on a le plus parlé depuis 10 ans le problème c'est que les gens s'en emparent pas parce qu'elle leur fait peur et puis aussi parce que le bilan de cette loi est catastrophique vous l'avez dit c'est peut-être le seul point d'accord qu'on pourra avoir sur les soins palliatifs échec total à peine 20 % des gens qui en ont besoin en bénéficier ça c'est d'abord l'échec de la précédente majorité qui pendant 8 ans était au pouvoir et qui n'a pas mis les moyens pour le faire l'acharnement thérapeutique euh je pourrais vous donner nombre d'exemples qui vous donnent que ça échoué 50 % des chimiothérapies sont faites dans les 15 derniers jours de la vie dans les épades on force des gens à se soigner alors qu'ils sont au bout de la vie et puis il y a un certain nombre de cas de personnes comme Vincent Lambert qui ont souhaité ne pas pouvoir vivre dans cette situation et qu'on oblige à vivre échec des directives anticipées on n'a jamais fait de campagne pour les faire connaître à peine 2,5 % des mourants en ont écrit et puis grave dérive avec la loi lonetti il faut quand même savoir c'est Linette qui le dit il y a 0 8 % d'euthanasie en France alors moi je pourrais m'en réjouir me dire mais on entend les gens des médecins prennent des risques mais la réalité des choses m'attendez la réalité des choses c'est que seulement 0,2 % l'ont demandé c'est-à-dire que sur 4500 euthanasies d'après lined qu'il y aurait par an en France seulement 1100 personnes l'ont demander donc moi ce que je dis c'est au parlementaires est-ce qu'on peut continuer dans ce pays à vivre en pleine dérive et pourtant ça a été abordé par Dominique de leè cette nouvelle proposition de loi ne répond pas forcément à ces questions que vous soulevez ben non toute façon elle répond à personne puisque personne n'est content les antieuthanasies sont furieux et l'immense majorité des Français c'estàd 9/10 qui voudrait une loi qui permette de mettre enfin le patient au centre et qui décide sont aussi furieux donc je crois que dans ce domaine on voit que bah l'échec est là alors on a fait un espèce de consensus à l'Assemblée nationale on voit qu'il explose ici même si moi je veux quand même remarquer moi ce matin j'étais avec un C nombre de parlementaires de tout parti politiquep socialiste et comment dire écologistes communistes radicaux qui disent cette fois-ci maintenant sortons des clivages entendons les Français c'est la seule question de société qui fait autant l'unanimité et on a l'impression que les parlementaires sont sourds à ce qui se passe parce que quand on dit juste ce qu'il a dit tout à l'heure vivre jusqu'au bout dans la dignité on est tous pour la dignité mais vivre jusqu'au bout il y a pas un principe qui vous oblige à Vire jusqu'au B est- que les parlementaires sont sours à l'opinion publique qui serait en faveur du suicide assisté de l'ethanasie je trouve monsieur Roméro absolument extraordinaire je crois qu'il a pas assisté il a pas assisté au débat qui se passe actuellement dans l'hémicycle beaucoup de personnes se sont exprimé je m'exprimerai tout à l'heure toutes se sont exprimé avec énormément de modération tout ont dit que effectivement cette loi et ce sujet POS posait chez eux des questions et moi je trouve absolument merveilleux monsieur Roméro que vous puissiez répondre avec autant de certitude je pense que quand on parle de la fin de la vie on aborde ces questions là avec un tout petit peu d'humilité et je ne crois pas qu'il y a une vérité chacun nous avons nos préoccupations autour de la mort quelquefois nos certitudes quelquefois nos incertitudes quelquefois nos doutes et bien je pense que lorsqu'on légifère autour de ces questions là on doit légiférer en se posant des questions et on a le droit de douter on a le droit de douter et lorsqu'on veut imaginer dans la loi écrire toutes les situations possibles je crains que l'on finisse par judiciariser la mort et à la sortie en judiciarisant la mort je crains fort que l'objectif de dignité vous avez employé ce mot comme moi nous l'avons en commun que l'objectif de dignité et bien ne soit pas au rendez-vous et donc abordons cette question en posant les vraie question en ne jetant pas des anathèmes vous l'avez dit il y a des gens de chez moi qui vont voter la loi il y a des gens d'autres groupes qui ne vont pas la voter c'est pas dans ces termesl que ça se pose et donc de grâce abordons ces questions de la façon la plus sereine possible en évacuant pas les questions et en cessant d'avoir je dirais des mots d'ordre des slogans c'est un tout petit peu plus Jean-Luc Roméro sur cet aspect de judiciarisation de la mort al noni je vis quand même répondre parce que je vais pas passer pour quelqu'un qui a des certitudes vous savez moi je vi avec la maladie depuis 27 ans j'ai connu beaucoup de maladies et notamment le sida depuis 27 ans donc j'ai justement pas de certitude je ne sais pas comment je vais mourir et je veux justement à la fin pouvoir choisir j'ai vu mourir monsieur le sénateur des gens et des jeunes au début de l'épidémie de sida dans des conditions incroyables vous avez peut-être sûrement vu mourir beaucoup de gens quand j'avais 25 ans quand vous voyez tous vos amis mourir à 23 24 25 ans que vous les voyez supplier qu'on les libère et qu'on les oblige à VI jusqu'au bout du bout quand ils ne veulent pas s'ils le veulent ils doivent être respectés et je suis d'accord avec vous alors me dire que moi j'ai des certitudes je n'en ai aucune je ne sais pas ce que je voudrais à la fin mais je veux avoir le choix et je ne veux plus voir mourir des gens dans ces conditions-l dans notre pays il y a des gens qui ont des douleurs rractaire plus de 5000 personnes par an qui n'en peuvent plus qu'on ne peut pas soulager qu'est-ce que c'est de dire débattons sereinement bien sûr ce débat je suis aussi pour la sérénité mais enfin dedans il y a de la douleur il y a de la souffrance il y a écit aujourd'hui des gens qui n'en peuvent plus et qui ne comprennent pas qu'on les entend pas sur ces questions là vous l'avez dit ça dépasse les clivages mais comment se fait-il que dans ce pays il y a une telle unanimité pour avoir une loi du choix et qu'on continue à faire des lois faites par des médecins pour des médecins et bien oui je n'ai pas plus de certitude que vous je vous dis d'accord que la loi est faite par des médecins pour des médecins je trouve que c'est un raccourci et je trouve que c'est dangereux d'écrire dans une loi des prescriptions médicales je pense que la prescription médicale elle s'applique à un moment donné dans une situation donnée et que vouloir la figer dans le marbre de la loi ce n'est pas une bonne réponse tout ce que dit Monsieur Roméro je le partage je dis simplement quand il dit je dois choisir choisir à cet instant devant une page blanche pour écrire ses dernières volonté et choisir au moment où on est confronté à l'échéance ultime je pense que c'est pas tout à fait pareil et c'est pour ça encore une fois que que dans cette affaire nous devons avancer à tâon et ne pas faire dire à la loi des choses qu'elle ne doit pas dire je n'entends pas monsieur Roméro que on n'écoute pas les gens aujourd'hui je crains simplement que il y ait pas de solution matérielle technique pratique pour les accompagner et ce n'est pas qu'on les écoute pas c'est qu'on n' pas les moyens de les accompagner jusqu'au dernier souffle alors effectivement est-ce que vous connaissez la belique pays est-ce que est-ce que effectivement depuis la loi nonti on va se retrouver là-dessus les structures d'accompagnement n'ont pas été mises en place je souhaite de tout cœur qu'à l'occasion de ce débat au-delà de ce qui sera écrit dans la loi enfin on veut bien mettre en place ces structures Jean-Luc Romero effectivement sur aussi la formation on l'entendu dans le reportage de Flora sauvage sur cette soignante qui disait est-ce que c'est à notre notre rôle aussi comme ça des gens qui souitent être Sédat non mais justement une loi je veux dire nous dans la loi qu'on souhaite jamais aucun médecin ne sera obligé de faire ce que ce qu'il ne veut pas c'est une loi de liberté c'est une loi qui respecte toutes les consciences et quand vous dites monsieur le sénateur qu'il y a pas de solution mais nos amis hollandais depuis 13 ans dans la loi souenir d'avoir dit ça je me suis mal j'ai peut-être mal compris en tout cas nos amis nos amis nos amis hollandais nos amis belges et nos amis luxembourgeois ont des qui ont légalisé l'euthanasie qui permettent l'accès universel au soins palliatifs et qui fonctionnent très bien et qui répondent à la demande il n'y a dans ce pays-là aucun homme politique sérieux qui demande qu'on revienne sur ces lois tous les gens souhaitent que c'est que ces lois soient préservées et même les chrétiens déémocrates dans ces pays il y a pas tellement longtemps je débattais avec un député luxembourge ou un chrétiendémocrate qui m'a dit moi je je n'aurais pas voté cette loi mais aujourd'hui elle est là et je ne reviendrai jamais sur une loi comme celle-là donc on voit que c'est une loi de progrès en tout cas la chose qu'elle fait c'est qu'elle met la personne au centre et quand vous quand vous choisissez quand vous êtes à bout de vos souffrances et cette réalité elle existe elle est bien là notamment vousz dans notre pays 110000 personnes qui meurentun 150000 personnes qui meurent de cancer certaines dans des conditions incroyables et bien quand vous en pouvez plus vous pouvez mourir entouré des votes Dom est-ce qu'on peut s'inspirer de nos voisins européens alors que la Cour européenne des droits de l'homme justement dans l'affaire Vincent lombert vient de prendre cette décision on a toujours intérêt à s'inspirer de nos voisins de nos partenaires la première chose à faire encore une fois c'est de mettre en place des soins palliatifs et je pense qu'à ce moment-là nous abordons ce débat de façon beaucoup plus serein et le choix qu'évoque monsieur Roméro pourra effectivement s'exercer aujourd'hui je vous rejoins pour dire que hélas faute de structure les personnes meurent dans de mauvaises conditions et bien c'est la fin de ce débat merci à tous les deux d'y avoir participé et avant de terminer cette édition direction le salon du Bourger où se sont rendus des sénateurs de l'Office Parlementaire des choix scientifiques technologique quelques semaines après l'accident de l'avion militaire à 4m qui a fait 4 morts à Séville ils ont souhaité juger sur place de la fiabilité de l'ppareil et refuse de parler malédiction Géraldine Ballo Paul Bouffard au Bourget des objets volant il y en a beaucoup des drones mais surtout le géant désert l'Airbus a 400 m 5 semaines après le crche de Séville qui a fait qu morts l'appareil est sous surveillance il faut vraiment que il y ait des vols ESS à nouveau français bien sûr pour montrer que on a confiance en notre matériel et donc pouvoir si on rembonte pas tout de suite vous savez c'est comme une chute de cheval hein il faut remonter de suite parce que pour Airbus pour la France c'est quand même un challenge et je crois que on ne peut pas nier qu'il y a eu des morts mais on ne peut pas nier que c'est un avion dont nous avons besoin et qu'il faut soutenir l'enquête n'est pas terminée mais des boîtiers électroniques contrôlant les élyés et l'arrivée de carburant serait en cause des not notes d'information ont été envoyé aux différentes armées pour le commandant de bord le problème est contrôlé très rapidement Airbus a sorti une procédure de vérification des paramètres moteurs procédure qui a été appliqué à Orléan sur l'ensemble de la flotte et qui qui a révélé que aucun souci n'était n'avait été détecté sur les moteurs de la 400 donc aujourd'hui l'ensemble de la flotte française vole sur 400m et effectue des missions au soutien de soutien aux forces ça change rien pas de changement pourous un appareil opérationnel avec des capacités souvent occultées par les retards de livraison 4 années des surcout plusieurs milliards mais l'avion reste une avancée dans le domaine militaire ça nous permet de faire Orléan le chat par exemple avec 30 tones à bord un avion capable de transporter plus de matériel mais plus léger et moins gourmand en carburant capable de se projeter sur des terrain plus lointain vous avez ici les plus gros turbo propulseurs qui existent en production la 400m est en service dans l'armée française depuis 2013 depuis l'opération Serval au Mali c'est l'avion de demain parce que il est très moderne très puissant et il permet aux armées françaises de se déployer là où il faut d'ailleurs on le voit au Mali et c'est donc l'avion qu'il fallait un bel appareil qui se vend Airbus se dit en capacité de livrer cette année 13 à 17 avion c'est la fin de cette édition merci à vous de l'avoir suivi à 22h Sonia mabrook bonne soirée à demain